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Contenu rédigé par orion
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orion (Vinland)
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Water for thirsty dogs
Water for thirsty dogs
Prix : EUR 13,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un digne successeur d'El Pistolero !, 19 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Water for thirsty dogs (CD)
Tracer. Voilà un groupe sur lequel j'avais bien flashé en 2013, à la sortie de son second album, "El Pistolero". Le groupe australien proposait alors un savant mélange post-grunge et Stoner à la sauce Desert Rock américain et on pourrait donc qualifier leur musique de "Desert Rock australien" (après tout, l’Australie est aussi très bien fournie en paysages de déserts arides… et en très bons groupes).
Le trio n’a pas changé depuis ce dernier album : on retrouve Michael Brown au chant et à la guitare, Jett Heysen-Hicks à la basse et Andre Wise à la batterie.

Dès le premier morceau, on retrouve complètement l’ambiance de l’album précédent. On commence doucement, les influences qui viennent en ce début de titre sont marquées par le grunge. Puis la rythmique s’intensifie et s’alourdit, le refrain qui nous est balancé est excellent, rehaussé de gros "Hey Ho Hey Ho" dès sa deuxième apparition.
"We’re Only Animals" est plus agressif, une sorte de croisement réussi Queens of The Stone Age / Soundgarden. Excellent morceau !
On continue dans la rythmique grassouillette avec un Us Against The World qui donne des fourmis dans les jambes. Encore une fois, une très bonne composition. Ce groupe a un grand sens de la mélodie.
On arrive au premier moment de douceur de l’album avec "Lazy". Attention de ne pas trop décoller quand même, le refrain plus appuyé nous réveille. Au passage, on peut apprécier la voix cassée comme il faut de Michael Brown qui, parfois, a des intonations à la Chris Cornell (Soundgarden). Et à propos de Soundgarden, écoutez donc le titre suivant, "Astronaut_Juggernaut", vous y entendrez forcément quelques similitudes entre les deux groupes.
"Halfway To Zero" qui suit est encore doté d’un refrain qui fout la pêche.
Voilà donc une excellente première partie d’album, mais je trouve la seconde un peu moins scotchante. Ca reste tout de même très bon, la preuve avec le très mélodique "Homeward Bound", titre choisi pour illustrer la première vidéo tirée de l’album. Je trouve juste les titres "The Machine" et "Owe You Nothing" un peu moins enthousiasmants que ce qui a précédé. Le second moment de douceur de l'album, "Tremors", est aussi un peu moins intéressant que le premier, de mon point de vue en tout cas.

"Water For Thirsty Dogs" est un bon album même si, vous l’avez compris, je le trouve un peu en dessous de "El Pistolero" à cause d’une fin d’album plus inégale en qualité que le début qui frise la perfection. Mais ce ne sera évidemment pas une raison suffisante pour faire l’impasse, cet album mérite de faire partie de votre CDthèque !
15 / 20
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Repentless LP
Repentless LP
Prix : EUR 21,39

16 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Retour du Slayer que j'aime... enfin !, 12 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Repentless LP (Album vinyle)
Je dois avouer que je n'attendais plus grand-chose de Slayer depuis des années. Depuis les sorties de "Divine Intervention" (1992), "Undisputed Attitude" (1996) et "Diabolus In Musica" (1998), quand j'ai (enfin) compris que l'époque du grand Slayer était maintenant loin derrière lui.
Les albums suivants m'ont conforté dans mon jugement. Même le "Christ Illusion", qui n’a pas fait illusion très longtemps, justement. Certes, on trouvait quelques bons morceaux ici ou là. Mais aucun de ces albums n'a jamais pu rivaliser avec les chefs-d’œuvres que sont les intemporels "Reign In Blood", "Seasons In The Abyss" et "South Of Heaven" ou même avec "Hell Awaits" et "Show No Mercy".
La disparition de Jeff Hannemann en 2013 me paraissait marquer la fin définitive de ce groupe culte. Mais Tom Araya et Kerry King ont décidé qu'il fallait continuer (Jeff l'aurait voulu, disent-ils). Ils ont donc récupéré Paul Bostaph d’une part, suite à la re-défection de Dave Lombardo, puis Gary Holt (Exodus), qui avait remplacé Jeff en live dans un premier temps lors de sa maladie, comme membre permanent finalement (si bien que celui-ci délaisse "son" Exodus, on a pu le constater au Hellfest cette année).

Nous voilà en 2015, soit six ans après la sortie du dernier album et deux ans après la mort de Jeff, et Slayer refait surface avec un nouvel album, un nouveau label et un nouveau producteur (Terry Date). Enorme changement donc, après plus de deux décennies de fidélité au label American Recordings et au producteur Rick Rubin. Nouveau départ ?
Penchons-nous donc sur ce nouvel album du nom de "Repentless", que l’on pourrait traduire par "sans repentance". En gros, "on est fier de ce qu’on est, on continue et on vous emm…" Ca, c’était pour les ligues puritaines qui ont toujours eu Slayer dans le viseur. Pas de changement de ce côté-là en tout cas.
Et pour les fans du groupe alors, quel est le message ? Il n’aura échappé à personne, je pense, que l’on retrouve dans le fond de la pochette la trace de l’ancien logo du groupe, celui des premiers albums. Tiens donc ! Le groupe tenterait-il par là de jouer sur la nostalgie des vieux fans qu’ils ont perdu en route ? Ou alors est-ce que cela signifierait (enfin !) un retour aux sources ? Rien que pour ça, je me devais d’écouter ce nouvel album, bien que le risque d’être déçu une fois de plus me pendait au nez (le dernier album du groupe que je trouve indispensable remonte quand même à 1990 !)

Première surprise : l’album commence par un instrumental de deux minutes, ce qui n’était jamais arrivé avec Slayer (on mettra de côté "Darkness Of Christ" sur "God Hates Us All", que l’on ne peut pas vraiment considérer comme un titre instrumental). Cette petite montée en puissance pour attaquer ce nouvel opus nous met dans de bonnes conditions.
Seconde surprise : eh bien l’album, tout simplement ! Car, si je n’attendais plus grand-chose de ce groupe, je ne m’attendais surtout pas à le retrouver aussi inspiré après autant d’années de vaches maigres. Avec "Repentless", Slayer a retrouvé son Thrash Metal, sans le plomber d’influences Hardcore un peu partout (ce que je n’ai jamais trop apprécié, personnellement).
"Repentless" nous propose son lot de titres rapides évidemment : "Take Control", "Implode" (titre bien vicieux comme Slayer a l’art de nous en pondre parfois), "Piano Wire" (un titre que Jeff Hannemann avait commencé à écrire, issu des sessions de "World Painted Blood"), Atrocity Vendor (super riff en intro), "You Against You"... Mais on croise aussi des riffs inquiétants à la "Dead Skin Mask" ("Cast The First Stone") et des ambiances bien pesantes ("When The Stillness Comes", que tout le monde connaît déjà, "Pride In Prejudice"). Bref, un Slayer varié comme ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé. Varié et intéressant avec des titres qui passeront parfaitement l’épreuve de la scène (Repentless, You Against You, Implode…). Oui, bien sûr, on est encore loin d’égaler des morceaux tels que "Raining Blood", "War Ensemble", "Angel Of Death" ou "Hell Awaits" (au hasard) mais Slayer retrouve ici l’art du riff slayerien… et du coup, me passionne de nouveau ! Bref, du Slayer sans véritable génie mais diablement efficace.
On n'échappe quand même pas à des morceaux moins passionnants comme ce "Chasing Death" que je ne trouve pas hyper convaincant. Mais on reste largement sur un bilan positif.
Quant aux deux nouveaux, Gary Holt et Paul Bostaph ("revenant" serait le terme le plus approprié pour ce dernier), ils sont tout à fait à leur place dans ce groupe qui paraît plus solide que jamais, ce qui est vraiment une bonne chose après la disparition de l'un de ses membres les plus importants et du départ de son batteur emblématique.

Ca reste finalement le meilleur album de Slayer depuis "Seasons In The Abyss", doublé d’une belle surprise car je ne pensais plus Slayer capable d’écrire des morceaux aussi bons. Il paraît que ce sont les "anciens", King et Araya, qui l’ont composé. Ils ont donc bien retrouvé l’inspiration. On peut aussi supposer que l’apport de sang neuf dans le groupe a joué un rôle non négligeable. Cet album est en tout cas une belle façon de rendre un dernier hommage à leur guitariste et ami disparu.
Une chose est certaine : Slayer est une tuerie en live et la sortie de ce nouvel album nous promet une visite très bientôt des Américains dans nos contrées (c'est pour fin octobre !). On s’en régale déjà !
A propos de Slayer live, l'édition limitée de l'album nous propose un DVD (ou Blu-Ray, au choix) live de seize titres, capturés au Wacken en 2014. Petit bonus bien sympa qui fera pencher les indécis vers l’option d’achat… Pour l'arrivée des géants du Thrash Slayer dans son catalogue, Nuclear Blast a fait les choses en grand !
16 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 12, 2015 11:12 PM MEST


Four By Four
Four By Four
Prix : EUR 12,15

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rock and Roll is not dead !, 5 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Four By Four (CD)
Les Backyard Babies sont de retour, après une pause de sept ans et les escapades solo de Dregen (guitare) et Nicke Borg (chant, guitare).
Pour moi qui ne suis pas un fan inconditionnel du groupe, les Backyard Babies, c'est avant tout l'album "Total 13" sorti en 1998, qui est une vraie bombe survitaminée de Hard Rock'n'Roll. Pas que le reste de la discographie soit inintéressant, loin de là, mais les autres albums ne m’ont pas fait l’effet de celui-ci qui était, à mon avis, à lui tout seul, la définition de ce qu’est le Rock n’Roll… le vrai !

Les Suédois, qui ont toujours le même line-up depuis leur formation (1989), à savoir Nicke Borg, Dregen, Peder Carlsson (batterie) et Johan Blomquist (basse), ont donc décidé qu’il était temps de redonner des nouvelles en nous concoctant ce "Four By Four".

Et c’est comme un clin d’œil à "Total 13" que commence cet album avec le titre "Th1rt3en Or Nothing". Intro et riff sympa, accroche mélodique immédiate, refrain qui claque, solo rock and roll… mais rythme en mid-tempo pas hyper affolant, on démarre doucement niveau ambiance de folie. Mais ça le fait. C’est en outre le single de l’album.
Ca se déride avec "I’m On My Way To Save Your Rock And Roll" et "White Light District" ! Là, je retrouve mon Backyard Babies préféré. Deux morceaux qui donnent envie de sauter partout en faisant de l’air guitar. Ca, c’est l’effet rock and roll !
"Bloody Tears" calme le jeu (déjà ? l’album est commencé depuis une dizaine de minutes seulement…) car c’est une ballade d’inspiration "à l’américaine" (avec un peu de piano et une ambiance country). Morceau pas ignoble mais pas transcendant non plus.
On redémarre après cette accalmie sur "Piracy" qui envoie bien. Ce sera le cas aussi de "Never Finish Anything" et "Wasted Years". C’est vraiment ce type de morceaux que je préfère chez Backyard Babies, quand le groupe lâche un peu les chevaux. Au milieu, on a une autre ballade (un peu plus rythmée que la précédente, ceci dit), "Mirrors (Shall Be Broken)".
"Walls", le dernier titre qui s'étale sur sept minutes, est plus surprenant (mais intéressant) car il s’éloigne du registre habituel des Suédois. On a un rythme bien heavy conduit par la basse, ça monte tranquillement en puissance. Le riff apparaît tard, il est très metal et devient carrément inquiétant sur la fin du morceau.

Backyard Babies réussit sans doute son retour. "Four By Four" est un album bien frais, sans fausse note, qui donne envie de bouger.
Par contre, on a l’impression que le groupe nous livre le minimum syndical et qu’il aurait pu se fouler un peu plus. On se focalisera forcément sur la durée de cet album : neuf titres (dont deux ballades) pour trente-quatre petites minutes… pas énorme pour un retour après sept ans de pause, non ? Alors, panne d’inspiration ou juste pas envie de se forcer ? L’avenir le dira.
14 / 20

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Under the Red Cloud
Under the Red Cloud
Prix : EUR 21,69

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Album parfait, encore une fois !, 5 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Under the Red Cloud (CD)
Chouette, un nouvel album d'Amorphis ! Voilà ce que se disent toutes les personnes qui connaissent ce groupe finlandais, encore bien trop méconnu, hélas.
Car les fans le savent : Amorphis n'a jamais sorti un mauvais disque et ce, en vingt-trois ans de carrière. Ca serait très étonnant que ça commence avec ce "Under The Red Cloud", d'autant que le line-up n'a pas bougé depuis treize ans maintenant. On ne change pas une équipe qui gagne.

Toujours en quête de mélodies magnifiques, tantôt à la guitare, tantôt au piano ou aux synthés (écoutez l’intro du premier titre, c’est à pleurer !), Amorphis a encore une fois composé dix titres succulents à se mettre entre les oreilles. Mais attention, même si j’ai sorti le mot qui fait fuir certains, "mélodique", Amorphis ne nous joue pas pour autant un Metal aux ritournelles sucrées en mode easy listening. Oui, Tomi Joutsen nous régale les oreilles de son chant mélodique (le titre éponyme), les refrains sont hyper bien gaulés mais les riffs savent aussi être bien costauds et Tomi peut tout aussi bien nous clouer sur place avec son chant guttural ("The Four Wise Ones"). La force de ce groupe est justement l’art d’alterner des passages bien brutaux avec des ambiances très mélodiques, presque planantes, souvent au sein d'un même morceau ("The Skull", "Dark Path", "Enemy At The Gates"). Les deux faces de la musique d'Amorphis se superposant également parfois, comme avec cette petite flûte qui accompagne les growls death metal sur Death Of A King. Un titre qui compte deux invités de marque : la flûte est jouée par Chrigel Glanzmann (de Eluveitie) - qui intervient aussi sur deux autres morceaux - et les percussions par Martin Lopez, ex-batteur de Opeth et Amon Amarth. Au rayon invités, on aura également le plaisir de découvrir la voix de la chanteuse de Trees Of Eternity, Aleah Stanbridge, qui chante sur les couplets du très beau dernier morceau, "White Night". Le nom de cette chanteuse vous rappellera peut-être quelque chose, elle avait participé au dernier album de Swallow The Sun.
On croise tour à tour des atmosphères orientales ("Death Of A King", "Enemy At The Gates", "White Night") et celtiques ("The Four Wise Ones", "Dark Path", "Tree Of Ages") et le groupe a l'art d'accommoder tout ça à son Dark Metal mélancolique, pour un résultat franchement épatant. Oui, épatant. Car si on a un tant soit peu bon goût, on ne peut pas rester de marbre face à des morceaux tels que… tous, en fait.
Bref, Amorphis a encore frappé fort. Il y a même quelque chose qui me rappelle un peu l'ambiance de "Elegy" et je ne vais pas m'en plaindre dans la mesure où il s'agit toujours de mon album préféré du groupe (si l'on met de côté son prédécesseur, "Tales From The 1000 Lakes", hors concours !). "Dark Path" et "Sacrifice" notamment, ces titres auraient tout à fait pu figurer sur l'album de 1996.
Une fois de plus, rien n’est à jeter sur ce millésime 2015 des Finlandais, décidément toujours aussi excellents en terme de composition et d'interprétation. Encore un album du groupe qui va tourner des années sur ma platine.

Je n'ai pas besoin de convaincre les amateurs d’Amorphis avec cette chronique. Ils savent déjà que cet album, comme les précédents, est à posséder.
A ceux qui persisteraient à ignorer ce groupe, je leur dis juste ceci : vous passez à côté d'un des combos les plus talentueux de la sphère Metal.
19 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 6, 2015 6:57 PM MEST


Bad Magic - Édition Limitée
Bad Magic - Édition Limitée
Proposé par DiscountMediaStoreFR
Prix : EUR 14,96

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Toujours vivant !, 5 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bad Magic - Édition Limitée (CD)
Que peut-on attendre d'un nouvel album de Motörhead, le vingt-deuxième, après quarante ans de carrière ?
Les mauvaises langues vont vous répondre : "rien, ça fait quarante ans qu'ils nous proposent la même chose". Bon, ceux là, on les laisse à leurs certitudes et épluchons ce nouvel album de la bande à Lemmy. Car, oui, même après quarante ans de carrière, même avec un Lemmy bien diminué (on l'a vu sur ses dernières prestations live), Motörhead n'a pas dit son dernier mot.

Car, encore une fois, après un "Aftershock" paru en 2012 qui ne sentait déjà pas les chrysanthèmes pour le trio britannique, Motörhead nous balance avec ce "Bad Magic" treize missiles qui atteignent tous leur cible. Oui, je sais, j’avais déjà parlé de "missiles" pour l’album précédent, je me répète. C’est juste le terme qui me semble le plus approprié quand on parle des compositions de ce calibre. Et le parallèle avec l’album précédent et de toute manière facile à faire puisque "Bad Magic" est tout aussi jouissif.
Comme son aîné, les morceaux sont courts pour la plupart (entre deux minutes vingt et trois minutes trente) bien rapides et toujours aussi efficaces.
Quand les titres sont moins rapides – oui, ça arrive ("Fire Storm Hotel", "The Devil", "Shocking On Your Screams"), il s'y installe un groove qui ferait bouger un paraplégique. Et ce son de basse unique, c'est quand même quelque chose ("Tell Me Who To Kill", "Shocking On Your Screams"). Alors ouais, Lemmy n'arrive peut-être plus à tenir sur scène très longtemps mais il sait toujours faire vibrer ses quatre cordes ! Phil Campbell envoie du solo toujours aussi rock n’roll, quelquefois plus bluesy ("When The Sky Comes Looking For You") alors que Mikkey Dee assure les arrières.
Attention à "Till The End", ballade tueuse comme le bombardier nous en a proposé quelquefois (remember "Dust And Glass" de l’album précédent ou encore "Love Me Forever"…)
Inutile de détailler chaque morceau, si vous aimez Motörhead, vous savez déjà à quoi tout cela ressemble.
L'album se termine sur le morceau le plus long, une reprise des Rolling Stones, le célèbre "Sympathy For The Devil". Le groupe n'en est pas à sa première tentative d'une "motörisation" d'un standard des Stones puisqu'ils avaient déjà repris (et bien repris) "Jumpin' Jack Flash". Comme sa petite sœur, cette reprise est excellente, on a même les "ouh ouh" et la batterie tribale... bref, une belle conclusion pour ce nouvel album.
N'en déplaise aux détracteurs, le bombardier ne sera pas remisé au hangar encore sur ce coup-là !
Bien sûr, "Bad Magic" n'est ni le meilleur album de Motörhead ni le plus surprenant. Motörhead nous propose juste du Motörhead : un pu*** d'album de Rock and Roll, comme lui seul sait le faire. C'est tout ? Oui, c'est tout. Et c'est très bien comme ça !

Rien n'arrêtera Lemmy, à part la mort, c’est lui qui l'a dit. On souhaite que ce soit le plus tard possible car même si ce mec fête cette année ses soixante-dix ans, il a encore une sacrée énergie (au moins sur album), les idées fourmillent toujours et on n'a pas envie que ça s'arrête tout de suite.
Alors long live Lemmy, long live Motörhead !
15 / 20

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Meliora
Meliora
Prix : EUR 6,99

14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 From the Pit to the Pinnacle..., 22 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Meliora (CD)
Le phénomène Ghost revient sur le devant de la scène cette année avec un nouvel album sous le bras. Le troisième. Celui-ci s'appelle "Meliora".
On note déjà un artwork très étudié, avec ce qui semble être une cité industrielle des années 20 (on pense un peu au film "Metropolis" de Fritz Lang) laissant apparaître le faciès de Papa Emeritus.
Comme pour l’album précédent, "Infestissumam", la passation de pouvoir entre les papes a eu lieu et c'est donc Papa Emeritus III qui remplace Papa Emeritus II (en fait, il s’agit bien toujours du même chanteur depuis le début, n’ayez crainte). Les Goules, eux, ont vu leur look évoluer puisqu'ils arborent maintenant des masques art déco et ont abandonné la cape et les masques inspirés du carnaval vénitien.

Alors, ce changement de plumage se traduit-il par un changement de ramage ?
Eh bien oui… et non.
Oui car on note sur cet album une volonté de mettre les riffs en avant. Le propos de "Meliora" est un peu plus "metallique" que sur "Infestissumam" qui mettait la priorité sur les chansons, avec un gros travail sur les lignes de chants et les refrains. Pour un résultat un peu trop "pop" diront certains. Eh bien, que ces certains se rassurent, ce nouvel album met un peu plus l’accent sur les guitares. Et ça, on le sent dès le premier morceau, une fois l’intro synthé aux sonorités inquiétantes passée. Idem avec "From The Pinnacle To The Pit" ou encore "Mummy Dust" et son riff bien dur (le plus heavy de l’album). Non, le groupe ne s’est pas mis à jouer du Thrash Metal mais on sent une vraie volonté de durcir le ton. Le son est aussi plus massif. La batterie claque plus. Ecoutez par exemple "From The Pinnacle To The Pit" avec cette basse énorme qui martèle le rythme.
Mais évidemment (et c’est le non), on reconnaît parfaitement le style unique du groupe avec la voix de Papa Emeritus et la présence de l’orgue pour une ambiance solennelle de recueillement et de prières… nan, je rigole. Quoique… cette ambiance religieuse est exactement ce que le groupe cherche à obtenir et c’est vraiment réussi. Il n’y a qu’à jeter une oreille sur "Cirice", premier single de l’album et première vidéo également, très réussie, qui nous emmène dans une fête d’école ambiance "Carrie" (le film). Le riff inquiétant est adouci par la voix de Papa Emeritus qui donne toujours autant l’impression de réciter un sermon.
"Majesty" sent bon le prochain single extrait de l’album… à moins que ce ne soit le plus cool "He Is" avec son excellent refrain très marqué pop à la Beatles qui montre que le groupe garde tout à fait son cap "easy listening". Les mélodies sont toujours aussi bien travaillées, les refrains orientés pop rock claquent bien (celui de "Deus In Absentia" me fait penser à du Toto, époque "IV"), quelques plans font aussi penser à d'autres groupes de ce genre (la partie solo de "Absolution" ressemble à du Yes).
L’album se conclut sur "Deus In Absentia" et ses choeurs religieux du meilleur effet. Décidément, les Suédois masqués savent y faire pour construire de vraies atmosphères avec leurs morceaux. Un album de Ghost se vit comme la cérémonie occulte d’une secte secrète à laquelle vous seriez invités... et y résister est vain. Vous en sortirez forcément envoûtés.

Huit nouveaux titres et deux petits interludes instrumentaux, voilà le contenu de ce nouvel album, le tout pour une quarantaine de minutes. Ghost privilégie la qualité à la quantité et c’est très bien comme ça. "Meliora" ne décevra en aucun cas les fans du groupe, même s’il apparaît un peu moins immédiat que son prédécesseur. Et même si Ghost a un peu durci le ton, on retrouve ici tout ce qui fait le charme de ce groupe hors normes.
17 / 20

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Songs of Love & Death
Songs of Love & Death
Prix : EUR 21,69

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Beyond The Black, nouvel espoir du Metal Sympho !, 13 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Songs of Love & Death (CD)
Voilà encore un groupe (et un album) que je découvre un peu sur le tard. C'est par l'intermédiaire du concert du Rock Meets Classic donné au Wacken cette année, où la chanteuse de Beyond The Black, Jennifer Haben, était invitée. J’ai tout d’abord été bluffé par sa présence sur scène, ce petit bout de femme pas du tout impressionné par la foule conséquente devant elle… comme si elle avait toujours fait ça. Ensuite, elle a interprété deux titres : "In The Shadows" et "Rage Before a Storm". Je ne sais pas d’où provient le second (un titre inédit en fait, j'en reparle plus bas) mais le premier est tiré de l’album de son groupe et je l’ai trouvé très sympa. Bref, il ne m'en fallait pas plus pour que je me renseigne rapidement sur ce combo.

C’est désormais chose faite. Ils sont allemands, ils sont six (Jennifer au chant mais aussi au piano et à la guitare acoustique, Nils Lesser et Christopher Hummels aux guitares, Michael Hauser aux claviers, Erwin Schmidt à la basse et Tobias Derer à la batterie) et ont formé le groupe l’année dernière. C’est donc tout récent. Et les choses sont allées très vite pour eux puisqu’ils sortent en début d’année leur premier album, "Songs Of Love And Death", produit par Sascha Paeth. Leur créneau : le Metal Symphonique. Houla, je vous entends déjà vous exclamer, encore un groupe de Metal Sympho à chanteuse !... ben oui, encore un. Mais si je prends la peine de vous en parler, c'est que je trouve que celui-ci vaut le détour et possède ce qu’il faut pour lui permettre de s’extirper de la masse.

Alors, qu’est-ce qui fait la différence ? Déjà, l’accroche mélodique. Allez donc écouter ce premier morceau, le fameux "In The Shadows" joué au Wacken (trouvable sur youtube). Belle mélodie, super refrain, petit côté folk sous-jacent, solo de guitare pas dégueu... Ca ne sent pas le truc entraînant que l’on retient dès la première écoute, ça ?
Ensuite, et vous avez pu le constater si vous avez écouté le titre juste au-dessus, Jennifer n’est pas une diva (mais est-il nécessaire d’avoir toujours des clones de Tarja dans le Metal Sympho ?), ce qui ne l’empêche pas d’avoir une belle voix, très agréable à écouter. Il y a des voix comme ça qui filent le frisson, qui transmettent quelque chose… Sur quelques titres, elle est rejointe par des growls ("When Angels Fall", "Hallelujah", "Running To The Edge", "Drowning In Darkness", "Afraid Of The Dark") et aussi par un chant clair masculin sur "Pearl In A World Of Dirt" (c’est celui de Hannes Braun du groupe Kissin' Dynamite). Elle a beau être jeune (tout juste vingt ans), elle a déjà pas mal roulé sa bosse puisqu'elle a fait partie d'un groupe de pop sucrée du nom de Saphir dès l'âge de quatorze ans, groupe qui avait gagné un concours TV style The Voice ou Popstar, j'ai pas trop bien compris (et surtout, ça ne m'intéresse pas)... Bref, elle a déjà acquis une bonne expérience du showbiz et de la scène et cela a dû contribuer à lui donner cette assurance live que l'on a pu constater au Wacken.
Des titres accrocheurs comme ce "In The Shadows", il y en a d’autres. A commencer par le titre éponyme, "When Angels Fall" ou "Running To The Edge". Le groupe a l’art du refrain qui claque. Ca ne manque pas de puissance non plus, ne vous méprenez pas, Beyond The Black sait faire parler la poudre ("When Angels Fall", "Hallelujah").
Ils savent aussi faire de belles ballades ("Unbroken", "Pearl In A World Of Dirt"), où il se passe quelque chose au niveau émotionnel. La belle voix de Jennifer y est pour beaucoup, bien sûr.
Le groupe n’oublie pas d’ajouter le petite touche celtisante, le passage obligé dirait-on dans ce style musical depuis quelques années ("Pearl In A World Of Dirt", "Hallelujah"). On y verra sans doute un peu (ou beaucoup) l’influence de Nightwish par moments ("Songs Of Love And Death", "Running To The Edge") ou même parfois celle de Within Temptation ("Fall Into The Flames") ; mais bon, si on joue du Metal Sympho et que l’on n’a pas ces deux groupes comme référence, c’est bien dommage… Il manque encore à ce groupe, il est vrai, un peu de personnalité mais n’oublions pas qu’il ne s’agit que d’un premier album. Donc, on est bien d’accord que ce n’est pas l’originalité qui fait la force de Beyond The Black. Non, c’est tout simplement le talent d’écriture et l’interprétation.
L’album se termine sur une reprise assez étonnante puisque c’est "Love Me Forever" de Motörhead (de l’album "1916"). Surprenante de par le groupe repris (pour un groupe de Metal Symphonique) et surprenante par la version livrée ici. Certes, ce n’est pas le titre le plus bourrin de Motörhead, loin de là. Mais la version de Beyond The Black lui offre un traitement personnalisé, symphonique (évidemment) pour un rendu bien joli. Je suis sûr que ceux qui, en écoutant ça, ne connaissent pas Motörhead n’ont pas pu deviner que c’était à l’origine un titre du bombardier.

L’album est sorti en février mais j’ai cru comprendre qu’une édition limitée "spécial tour" avec quelques titres en plus (dont le fameux "Rage Before The Storm" qui fut l’hymne du Wacken 2015 – la chanson utilisée par le Wacken pour les trailers, rien que ça) devrait paraître vers la fin de l’année… Bref, faites comme moi, attendez donc encore un peu avant de vous ruer dessus.

Alors, Beyond The Black, la future nouvelle sensation du Metal Symphonique ? Ca fait partie des probabilités, vu la qualité de ce premier album et les excellents retours quant aux prestations live du groupe… Il leur suffit juste de ne pas décevoir avec leur prochain album.
A suivre de (très) près…
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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 7, 2015 5:04 PM MEST


Written in blood
Written in blood
Prix : EUR 13,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A Blackened Resurrection, 7 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Written in blood (CD)
Raise Hell. Voilà un groupe dont on n'avait pas entendu parler depuis un bon moment.
Ces Suédois avaient sorti un premier album très intéressant, "Holy Target" en 1998, où le groupe oeuvrait dans un Black/Thrash furieux. Puis il avait enchaîné avec le très bon "Not Dead Yet" en 2000, encore plus orienté Thrash. Deux ans plus tard, ce fut au tour de "Wicked Is My Game" de venir nous botter les fesses. Ces trois albums, enregistrés avec le même line-up (Jonas Nilsson au chant et à la guitare, Torstein Wickberg à la seconde guitare, Dennis Ekdahl à la batterie et Niklas Sjöström à la basse) et sortis sur le label Nuclear Blast étaient de très bons disques.
Puis le groupe a connu des changements de line-up, un changement de label (ils ont signé chez Black Lodge) et ont sorti en 2006 un "City Of The Damned" nettement moins intéressant. Et depuis, plus rien.

Aujourd'hui, Raise Hell revient et c'est presque un nouveau groupe puisque ne subsiste de l'équipe qui a enregistré les trois premiers albums que le bassiste Niklas Sjöström. L'accompagnent Jimmy Fjällendahl (chant), Jonas von Wowern (guitare) et Sven Vormann (batterie, ex-Destruction). C'est donc un nouveau départ que signe le groupe avec ce "Written In Blood" (toujours chez Black Lodge). Et j'avais envie de voir ce que Raise Hell valait aujourd'hui.

Avec Dr Death, le premier morceau, nous voilà dans un Thrash Metal dévastateur. Ca speede, les guitares sont abrasives, le pont est mélodique comme il faut. Pas de dépaysement, le style du groupe est resté le même sur ce premier morceau. Le chant de Jimmy Fjällendahl est bien agressif, typique du Thrash. Je préférais toutefois les vocaux de Niklas. C’est une bonne entrée en matière en tout cas, que ne dément pas le titre suivant, "Six Feet Under", dont le break, bien lourd et agrémenté d’un solo mélodique, est très sympa.
D’ailleurs, passé le premier morceau, on se rend compte que Raise Hell a finalement un peu changé de style en proposant des compositions plus mélodiques qu’avant dans l’ensemble ("Fallen Domination", "A Blackened Resurrection", "The Bell Of The Reaper" et sa belle intro acoustique ou Final Hour.) Le tempo est moins axé sur la rapidité, les guitares proposent des harmonies bien mélodiques ("Demon Mind", "A Blackened Resurrection", "The Bell Of The Reaper", "Final Hour"), tout en gardant évidemment le côté hargneux du Thrash ("Fallen Domination", "We Arise", "Thank You God", "In Cold Blood"). L'ensemble tient plus que bien la route, les changements de tempo fréquents au sein des morceaux évitent toute sensation de monotonie, chose qui arrive parfois dans le Thrash. Entre efficacité et mélodie, Raise Hell n'a pas choisi... et a bien fait.

Raise Hell revient avec un bon album de Thrash Metal, un peu différent de ce que le groupe nous a proposé par le passé mais toujours très inspiré. C’est le principal. "Written In Blood" est un disque qui satisfera les amateurs de Thrash Metal mélodique, c’est certain.
16 / 20

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Genexus
Genexus
Prix : EUR 21,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 No expiration date for FF !, 7 août 2015
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Fear Factory, le géant américain du Death Indus, est arrivé chez Nuclear Blast pour son neuvième album (je ne compte pas les remixes). Ils ont peut-être trouvé la promo sur l’album précédent un peu "cheap" de la part de leur ancien label… En tout cas, vous noterez qu'il y a de plus en plus de combos américains réputés qui signent avec le label indépendant allemand (Slayer et Fear Factory étant les deux derniers gros noms), preuve du sérieux de son travail avec les groupes.

"The Industrialist", dernier opus du groupe, m'avait fait une forte impression, après quelques albums pas mauvais mais pas non plus à la hauteur de ce à quoi le groupe nous avait habitués par le passé. C'est donc dans l'espoir de retrouver un Fear Factory dans la même forme olympique que je me jette sur l'écoute de ce "Genexus".
Et ça démarre formidablement bien avec "Autonomous Combat System". On y retrouve tout ce que j'aime chez ce groupe : les vocaux qui oscillent entre guttural et mélodies, toujours aussi bien maîtrisés par Burton C. Bell, les riffs mécaniques impitoyables de Dino Cazares, les synthés aux sonorités futuristes de Rhys Fulber et la rythmique hypnotique, travail d’une nouvelle équipe composée de Tony Campos (basse, ex-Static X, ex-Soulfly) et Mike Heller (batterie, Malignancy, Azure Emote). Oui, contrairement à "The Industrialist", c'est bien un vrai batteur qui est à l'oeuvre aujourd'hui. Bon, pour être honnête, on ne peut pas dire qu'on y voit une véritable différence avec le dernier album tant la programmation de la batterie sur celui-ci était parfaite et tant cette batterie a toujours eu un beat hyper mécanique chez Fear Factory, même jouée de façon organique.
On va résumer pour faire simple et pour ne pas verser dans le track by track : si vous avez aimé l’album précédent, vous aimerez forcément celui-ci. On peut passer son temps à râler, à dire que Fear Factory n’est plus comme ceci ou comme cela, que c’était mieux à l’époque de tel ou tel album… vous en connaissez beaucoup, vous, des groupes qui combinent aussi bien le Death et les ambiances futuristes ? Des morceaux tels que ce "Autonomous Combat System", "Protomech" ou "Regenerate" sont de vraies tueries.
Avec "Genexus" (contraction de "Genesis", le début, et "Nexus", qui symbolise une connexion cellulaire), Fear Factory nous livre encore dix morceaux d’excellente facture dans ce combat qui oppose l'homme et la machine ; l’humain devenant petit à petit une machine et la machine devenant de plus en plus humaine. On est atomisé sur place par les rythmiques implacables, on est mitraillé par les riffs de Dino, on est broyé par les vocaux death de Burton, désintégré par les lignes de synthé. Ces synthés qui, je trouve, ont pris ici une place un peu plus importante ("Genexus", "Regenerate", "Expiration Date"…). La machine prend le pouvoir.
OK, cet album n'est sans doute pas exempt de petits défauts, si on veut chercher la petite bête. Il faut bien reconnaître que Burton n’a plus la voix de ses vingt ans et ses lignes vocales mélodiques ne sont plus aussi impressionnantes que sur "Demanufacture" par exemple. Il n’en reste pas moins qu’il assure encore sacrément ("Anodized", "Dielectric", "Regenerate"…), je le trouve même plus à l'aise que sur l'album précédent dans ce registre.
Comme souvent, Fear Factory aime terminer par un morceau plus aérien, plus mélodique. Ici, c'est le très futuriste "Expiration Date", mené par les synthés de Rhys. Le titre est entièrement chanté en voix claire. Une respiration après le tir de barrage auquel on a dû faire face sur les neuf titres précédents. La fin du morceau est d'ailleurs bien planante et de facture très indus. Là encore, je sais que certains n’apprécient pas ce type de morceaux de la part du groupe ; je n’en fais pas partie, trouvant que ça s’intègre parfaitement à l’œuvre et au concept développé.
J’avais adoré "The Industrialist" car le groupe renouait avec les ambiances de ses premiers albums. "Genexus" suit la même logique.

Fear Factory est unique, aucun groupe ne sonne comme lui. Alors quand les Américains nous sortent des albums de la qualité de ce Genexus, on a deux raisons de s'en réjouir. Genexus est un album qui fête dignement les vingt ans de leur chef-d'oeuvre, "Demanufacture" (on pourra noter la connexion, consciente ou non, entre les pochettes respectives des deux albums).
Depuis l'album précédent, les maîtres du Cyber Metal semblent connaître une seconde jeunesse. L'Expiration Date de Fear Factory n'est donc pas pour tout de suite...
17 / 20 et coup de coeur.

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Underworld
Underworld
Prix : EUR 19,00

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La 9ème symphonie de Symphony X., 6 août 2015
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Symphony X. Voilà un groupe qui n'a pas beaucoup de déchets dans sa discographie. Je dirais même que, depuis le fantastique "The Divine Wings Of Tragedy" (1997), il y en a eu aucun. Alors évidemment, quand on annonce que Symphony X sort cet été son neuvième album, ça m'intéresse au plus haut point.

C'est une intro symphonique grandiose qui nous ouvre les portes de ce neuvième album. Puis "Nevermore" nous tombe dessus avec un riffing thrashy. On se dit immédiatement que ce "Underworld" serait bien dans la continuité du précédent album, "Iconoclast" (à savoir, le côté heavy / thrash bien mis en avant et supplantant le côté progressif du groupe - ce que, personnellement, j'approuve).
Car oui, Symphony X est catalogué "progressif". Mais avec les derniers albums, c'est quand même moins évident qu'à l'époque de V notamment. Alors, c'est vrai, ce groupe est composé de musiciens qui forment une véritable équipe de tueurs, avec en tête Michael Romeo, un excellent guitariste doublé d'un excellent compositeur (c'est lui qui signe la majorité des musiques du groupe). Mais n'attendez pas d'eux des démonstrations stériles de leur talent, leur dextérité n'est là qu'au service de la composition. Et n'oublions pas (et quand on l'écoute, ça ne risque pas) Russell Allen qui est sans doute l'un des tout meilleurs chanteurs du genre. Russell qui excelle déjà sur ce premier morceau, tour à tour agressif (les couplets) puis mélodique (le refrain).
Le titre éponyme suit le modèle de ce premier morceau avec un riff bien teigneux et encore un Russell au top. Avec "Without You", Symphony X calme le jeu. Encore un superbe morceau, dans un style plus posé et avec, encore une fois (je me répète) un grand ' que dis-je, énorme - Russell Allen. Le refrain est magnifique.
Et ça continue à blaster généreusement sur "Kiss Of Fire". Une belle utilisation des claviers apporte la touche mélodique qui donne le petit plus. Pas de doute, le groupe est en grande forme. Il leur faut du temps pour composer un album (ici, quatre ans) mais ça en vaut la peine. Toujours pour comparer avec le dernier effort du groupe, je dirai que ce "Underworld" me semble toutefois un peu moins brutal et sombre dans l'ensemble. Ceux qui avaient trouvé que "Iconoclast" manquait un peu de nuances devraient trouver ici leur bonheur.
Je ne vais pas entrer dans le détail des morceaux suivants et laisser à chacun le plaisir de les découvrir. Quelques mots tout de même sur les deux derniers titres qui me semblent faire partie des meilleurs de cet album. Tout d'abord "Swan Song" et son piano à la "The Accolade", encore un magnifique morceau, mélodique et sans doute le plus progressif de cette nouvelle livraison des Américains. Quant à "Legend", le dernier morceau, c'est tout simplement l'apothéose ! Quelle ligne de chant sur le refrain ! Et ce duel synthé / guitare aux petits oignons, un régal ! Quand un disque se termine par deux morceaux pareils, on n'a qu'une seule envie, c'est de réappuyer sur la touche play.
Pour résumer :
- D'excellents musiciens
- Un chanteur exceptionnel (je trouve qu'il n'a jamais mieux chanté que dans ce groupe)
- De superbes compositions, à la fois énergiques, puissantes et mélodiques
- Une production qui met tout ce qui précède en valeur.
Si malgré tout ça, l'écoute de ce Underworld ne vous dit rien'

Une fois de plus, je suis emballé par l'écoute de cet album. Je pense que je le préfère même aux albums précédents, que j'avais déjà trouvé très bons.
"Underworld" est donc la neuvième symphonie de Symphony X. Et on espère que ce ne sera pas la dernière. D'ailleurs, pour la dixième, doit-on s'attendre à quelque chose d'encore plus énorme ? Rendez-vous dans quatre ou cinq ans pour la réponse...
17 / 20 et coup de coeur.

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