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Contenu rédigé par orion
Classement des meilleurs critiques: 145
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Commentaires écrits par
orion (Vinland)
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Laguz
Laguz
Prix : EUR 16,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Histoire belge..., 16 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Laguz (CD)
A l'origine formé en 1988, Ancient Rites a débuté sa carrière en oeuvrant dans le Black Metal sataniste.
Depuis l'excellent "Dim Carcosa" (2001), le groupe belge s'est orienté vers une musique épique, symphonique et même teintée de passages folk par moments. En fait, la dénomination Black Metal ne collait plus vraiment à la musique du groupe, même si la base musicale restait assez extrême. La thématique avait changé aussi, Gunther Theys, le leader du combo et responsable de tous les textes, puisant dorénavant son inspiration dans les livres d'Histoire.
En 2006 est paru "Rubicon", dans la même veine musicale que "Dim Carcosa", un album relatant des combats épiques à travers les âges. Et depuis ce dernier album, plus rien. Dommage pour tous ceux qui, comme moi, attendaient la suite de ces deux albums particulièrement réussis. D'autant que Ancient Rites est un groupe unique, ils sont à ma connaissance les seuls à oeuvrer dans ce style musical bien à eux.

C'est donc avec un réel plaisir que l'on a appris le retour d'Ancient Rites. Et neuf ans (!) après leur dernier opus, rien n'a changé. Déjà au niveau du line-up, on retrouve les mêmes protagonistes que sur "Rubicon" : Gunther Theys (chant), Erik Sprooten (guitare), Domingo Smets (guitare, basse, claviers) et Walter Van Cortenberg (batterie).

Musicalement, pas de surprise sur ce "Laguz", on retrouve le Ancient Rites qui nous a éblouis sur les deux derniers albums en date. Un Ancient Rites qui maîtrise parfaitement un certain mélange des genres. Illustration dès le premier morceau, "Carthago Delenda Est", qui fait suite à une intro piano, guitare sèche et orchestrations aux consonances orientales. Les arrangements symphoniques sont immédiatement aux avant-postes, peut-être même sont-ils encore plus marqués qu’avant. Le rythme est très rapide. Avec la voix de Gunther, agressive, qui récite plus qu’il ne chante, le groupe devrait ravir les amateurs de Metal Extrême autant que ceux qui apprécient les orchestrations et la mélodie.
Car les mélodies sont bien présentes grâce aux orchestrations et aux solos de guitare. Illustration parfaite sur le titre "Van Gott Entfernt", avec ce petit piano jouant des notes virevoltantes avant que les violons ne se pointent, suivis par tout l’orchestre. La partie metal se met en branle, la mélodie est imprimée par l'orchestre. L'atmosphère est épique. Le tempo est une nouvelle fois très rapide. Et le solo, bien que rapide lui aussi, est assez aérien.
Le track by track est inutile, il n’y a pas une seule faute de goût. Les petites touches folk, peut-être plus légères que sur "Dim Carcosa", ne sont toutefois pas oubliées ("Legio V Alaudae", "Frankenland").
Cela nous donne huit morceaux bien denses, entre orchestrations qui occupent bien l'espace et instruments metal qui impriment un tempo bien speed tout au long de l’album sauf sur le dernier titre, "Fatum (III Fate/Noodlot)". Un petit morceau bien teinté folk pour le coup, acoustique et orchestral, un peu comme le morceau "Dim Carcosa" qui concluait l'album du même nom.

Pas l’ombre d’une déception à l’écoute de ce nouvel album des Belges, neuf ans après "Rubicon". L’album loupe les cinq étoiles de peu car je trouve qu’il manque un peu de l’audace que l’on trouvait sur "Dim Carcosa", au niveau des choeurs et des arrangements folk notamment. Ceci étant dit, le groupe n’a rien perdu de son inspiration et on espère juste qu’il ne faudra pas encore attendre une dizaine d’années avant de voir arriver l’album suivant.
16 / 20

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American Dream Died
American Dream Died
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 6,05

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 NYHC... what else ?, 9 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : American Dream Died (CD)
Agnostic Front, ce n’est pas aux fans de Hardcore que je vais l’apprendre, c’est du lourd ! Le groupe a vu le jour à New York en 1982, fondé par Roger Miret (chant) et Vinnie Stigma (guitare), toujours là aujourd'hui. Ces gars sont tout simplement les fondateurs du Punk Hardcore américain (le fameux NYHC). Autant dire qu'un nouvel album de ce groupe est toujours un événement dans le petit monde du Hardcore.

Seize morceaux, vingt-huit minutes. Les forts en maths ont fait un rapide calcul : ça donne une moyenne d’une minute quarante-cinq par morceau. Ca ne va pas rigoler !
L’album est court (très court !) mais propose tout de même une intro de deux minutes à grand renfort de sirènes, de messages radio... on est bien dans du Hardcore revendicatif. Oui, ça ne va pas rigoler !
Colère, rage, revendications… voilà le moteur de ce groupe. En seize chapitres (quinze si on enlève l'intro), les New-Yorkais nous donnent ici une vraie leçon de Punk Hardcore intense. Ca démarre d’ailleurs sur un tempo explosif avec le titre éponyme et le bien agressif "Police Violence" avec son refrain ponctué de gros "FTP!" (je vous laisse chercher la signification). "Police Violence" ou l'art d'être efficace en une minute chrono.
A côté de morceaux hyper vite torchés comme ce "Police Violence" ("Only In America", "Enough Is Enough", "I Can’t Relate", "Reasonable Doubt") on trouve aussi des compos qui prennent un peu leur temps comme "Test Of Time" ou la mélodique "Never Walk Alone" (presque trois minutes, un record !) et ses "Hey! Hey! Hey!" et "Oh! Oh! Oh!" qui vont bien. Ce titre me fait penser à du Bad Religion – pas sûr que les fans de Hardcore apprécient la comparaison. Sur ce morceau, on retrouve des potes de passage : Freddy Cricien de Madball – qui produit aussi l’album -, Lou Koller de Sick Of It All et Toby Morse de H2O.
Le propos est donc varié. On n'oublie pas les refrains bien fédérateurs (Old New York, "Just Like Yesterday"), les riffs qui décalquent ("Social Justice", "Attack!"), du tempo bien lourd ("A Wise Man") ou même du solo bien mélodique ("Just Like Yesterday").
Ce que je n’aime pas généralement avec le Hardcore, c’est l’impression de redite, de morceaux toujours calqués sur le même modèle. Je n’ai pas cette impression avec ce "American Dream Died". Il faut dire qu’en même pas une demi-heure, on n’a pas trop le temps de trouver des répétitions ou des longueurs. C’est l’avantage de l’inconvénient (la durée).

Trente ans après leurs débuts, les parrains tatoués du Hardcore sont toujours debout, en forme et plus remontés que jamais. "The American Dream Died" m’a convaincu, moi qui ne suis pas adepte de Hardcore. J’espère qu’il saura convaincre aussi les spécialistes du style. Mais à vrai dire, je ne suis pas trop inquiet à ce sujet.
16 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 21, 2015 10:44 AM MEST


On Lonely Towers
On Lonely Towers
Proposé par A2Z Entertains
Prix : EUR 11,61

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un nouveau chanteur et un virage plus progressif., 31 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : On Lonely Towers (CD)
Barren Earth, le "super groupe" finlandais, nous revient en cette fin mars avec sa nouvelle offrande.
Petit rappel historique : le groupe s'est formé en 2007 autour de Olli-Pekka Laine (basse - ex-Amorphis) et Marko Tarvonen (batterie - Moonsorrow). Les ont rejoints Sami Yli-Sirnö (guitare - Kreator), Kasper Mårtenson (claviers - ex-Amorphis également), Janne Perttilä (guitare - Rytmihäiriö) et Mikko Kotamäki (chant - Swallow The Sun, Kuolemanlaakso). Après deux albums, ce dernier a laissé sa place à Jón Aldárá au chant. C'est en outre le seul changement dans le line-up du groupe, mais pas le moins important évidemment. Changement aussi au niveau du label, le groupe passe de Peaceville à Century Media.

Le premier morceau est en fait une intro très douce au piano et guitare acoustique, d’une minute trente, qui n’est pas du tout représentative de ce qui suit. "Howl" qui enchaîne directement nous met dans une ambiance early-Amorphis, ce qui ne nous dépayse pas trop puisque les deux premiers albums du groupe côtoyaient par moment cet autre groupe finlandais. On a toutefois droit à un gros ralentissement doom en milieu de titre suivi d’une belle accélération bien death.
On découvre surtout sur ce morceau la voix du nouveau chanteur sur des growls tout d’abord (pas de grande différence à ce niveau-là) puis en voix claire. Et là, rien à voir avec celle de Mikko Kotamäki, elle est plus mélodique, plus aérienne… plus lyrique même. C’est le changement principal sur ce nouvel album.
"Frozen Processions" sonne encore plus Amorphis au niveau des guitares mais la voix de Aldárá amène vraiment quelque chose de très original.
Avec "A Shapeless Derelict", on entre véritablement dans le Doom Metal. C’est d’ailleurs le premier morceau de l’album qui dépasse les sept minutes, les deux précédents étant plus concis. Le titre prend une teinte très mélancolique, du moins sur sa première partie. On note des éléments progressifs sur ce morceau, notamment sur le pont instrumental. Et sur les morceaux qui suivent, tous assez longs (on ne repasse plus sous la barre des sept minutes et deux dépassent même les onze minutes), on retrouve ces influences progressives dans la musique des Finlandais, de manière nettement plus marquée que sur les deux albums précédents. Le groupe déclare avoir réalisé ici son album le plus aventureux, en explorant des territoires bien plus atmosphériques. C’est clairement ça. Un petit piano ouvre "Set Alight", ce titre sonne vraiment progressif. Il faut plusieurs écoutes pour vraiment le cerner. La prestation du chanteur est remarquable, on a là vraiment une nouvelle facette de la musique de Barren Earth. La seconde partie du titre est plus classique, dans le style des Finlandais, avant de terminer comme cela a commencé. Les deux longs morceaux (le titre éponyme et "The Vault") sont évidemment très progressifs aussi dans leur structure, avec de grosses parties instrumentales (solos de guitares, claviers et même basse sur "The Vault".)
Au milieu de cette seconde partie d’album très progressive, on a le morceau "Chaos The Songs Within" qui porte bien son nom et qui est carrément plus rentre-dedans, notamment sur sa partie centrale, où le synthé est très marqué par les sonorités black metal).

Ce troisième disque est donc assez différent des deux premiers, bien plus progressif dans son ensemble même si le début d’album montrait une certaine continuité. On retiendra surtout la prestation du nouveau chanteur, Jón Aldárá, impeccable, qui amène vraiment une nouvelle personnalité à Barren Earth.
16 / 20

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Ungod
Ungod
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 9,63

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 C'est reparti pour un tour !, 31 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ungod (CD)
Dans la série des résurrections inattendues, je demande Morgoth.

Morgoth. Pour les plus jeunes d'entre vous, pas sûr que ça évoque grand-chose. En revanche, pour les Deathsters qui ont peu de bouteille (j’en suis), ça doit leur rappeler des souvenirs. Ce groupe allemand fut à l'origine fondé en 1987 sous le nom tout d’abord de Cadaveric Smell et jouait à cette époque du Grind évidemment (avec un nom pareil, what else ?). Puis ils prirent le nom de Morgoth quand le chanteur - bassiste Mark Grewe les rejoignit. Ils se tournèrent vers le Death Metal (que l’on appelle aujourd’hui old school) et enregistrèrent deux EP devenus cultes ("Resurrection Absurd" en 1989 et "The Eternal Fall" en 1990). Signés par Century Media (les mêmes qui viennent de les récupérer – au moins, on ne peut pas dire qu’ils dénigrent les groupes avec lesquels ils ont travaillé), ils enregistrèrent deux albums, "Cursed" (1991) et "Odium" (1993).
Puis, changement radical en 1996 avec la sortie de "Feel Sorry For The Fanatics". Le groupe se tourne alors vers une musique plus heavy/indus et délaisse le Death Metal. Certains fans ne leur pardonneront pas. C’est en tout cas le dernier méfait du groupe qui splitte deux ans plus tard.
Aujourd'hui, soit presque vingt ans après son dernier album, le groupe effectue son retour discographique.

Au niveau du line-up, il y a eu des changements depuis cette époque. Le guitariste Carsten Otterbach et le batteur Rüdiger Hennecke, deux des membres fondateurs, ne sont pas revenus. C’est l’ancien bassiste Sebastian Swart qui a repris la guitare, l’autre étant toujours entre les mains de Harald Busse. La basse est maintenant tenue par Sotirios Kelekidis. Le nouveau batteur est Marc Reign (ex-Destruction). Mark Grewe a fait partie de la reformation en 2011 mais a quitté le groupe depuis. C’est le chanteur de Disbelief, Karsten Jäger, qui le remplace. Mais autant le dire tout de suite, ça ne fait pas une grande différence tant celui-ci chante dans le même registre vocal que son prédécesseur. Une bonne grosse voix Death bien écorchée, entre Martin Van Drunen (Asphyx) et Chuck Schuldiner (Death).
D’entrée, cet album me rappelle "Odium". Le chant, le son, les rythmiques puissantes, un peu mécaniques parfois, qui créent un mur infranchissable, les solos inspirés. Tout y est. Etant donné que c’est l’album du groupe que je préfère, inutile de vous dire que je suis ravi ! Vlan, un gros flashback de vingt-deux ans dans les gencives ! C’est reparti comme en 14… enfin, 93 pour le coup. L’impasse est donc faite sur le controversé "Feel Sorry"... On pouvait s’y attendre, mais c’est confirmé dès les premières mesures de "House Of Blood". Du coup, ce retour ressemble totalement à celui de Carcass qui lui aussi, avec son "Surgical Steel" paru il y a deux ans, après une vingtaine d’années de silence, a fait l’impasse sur son dernier album sorti ("Swansong" – en 1995) pour retrouver l’essence death metal de son "Heartwork", paru lui aussi en 1993. Marrant, les coïncidences…
Comme pour prouver cette filiation, le titre éponyme est un instrumental (excellent), tout comme "Odium" l’était sur l’album du même nom. Et nous avons même un autre instrumental, tout aussi excellent ("The Dark Sleep"), plus progressif (dans la lignée du titre "Odium", donc), à la fin de l’album, c’est-à-dire à la même place que ce dernier. Si ce n’est pas fait exprès...
Inutile de tourner autour du pot pendant des lignes et des lignes, "Ungod" reprend exactement où "Odium" s’est arrêté. Tout pareil, je vous dis, avec un son plus actuel évidemment. Pas un morceau ne fait office de remplissage tout au long de ces quarante-six minutes. Autrement dit, cet album fera plaisir à ceux qui aimaient ce groupe et il devrait plaire aussi à ceux qui apprécient le Death Metal old school bien exécuté, efficace, inspiré et bien produit.

Le come back de ce groupe sur la scène Metal ne pouvait pas mieux tomber, le Death Metal old school étant plutôt dans l’air du temps en ce moment. On pourra évidemment discuter de l’opportunisme de la démarche, mais quelle importance finalement ? C’est avec un réel plaisir que j’ai écouté cet album, qui m’a ramené bien des années en arrière. Même si Morgoth ne faisait pas vraiment partie des groupes les plus incontournables du Death à l’époque, devancé par les poids lourds américains et scandinaves, il avait réussi à tirer son épingle du jeu en proposant une musique suffisamment originale et attractive.
Bref, le retour de Morgoth est une bonne nouvelle, c’est en tout cas mon avis et je le partage !
16 / 20

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Endless Forms Most Beautiful 2CD Digibook
Endless Forms Most Beautiful 2CD Digibook
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 8,99

11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Très bon album... mais en deçà de Imaginaerum., 30 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Endless Forms Most Beautiful 2CD Digibook (CD)
La raison des 4 étoiles est dans le titre. Oui, ce nouvel album de Nightwish est très bon. Il y a même d'excellents morceaux tels que l'agressif "Weak Fantasy", le très celtique "My Walden" ou encore le très beau "Our Decades In The Sun". J'aime bien aussi le surprenant "The Eyes Of Sharbat Gula" qui est un instrumental très calme. Surprenant car on l'aurait plutôt vu figurer sur l'album solo de Tuomas ("Life And Times Of Scrooge") que sur un disque de Nightwish, c'est tout à fait dans le style.
Côté orchestrations, c'est toujours ENORME ("Shudder Before The Beautiful", "The Greatest Show On Earth").
Floor chante très bien, plus dans le style Anette que Tarja. C'est à dire qu'on ne lui a pas demandé de chanter de façon lyrique. On ne l'entendra faire quelques vocalises lyriques que sur le début du titre fleuve, "The Greatest Show On Earth" (24 minutes !). On remarque qu'on entend beaucoup moins Marco Hietala que sur les deux albums précédents. On a par contre un nouvel intervenant, c'est Troy Donockley qui chante sur le début de "My Walden".
Mais car il y a un mais...
Je trouve que dans l'ensemble, cet album est moins inventif que le précédent. On a déjà du recyclage de riff déjà utilisé chez Nightwish ("Shudder Before The Beautiful", "Your Is An Empty Hope", "Alpenglow"). Ces morceaux sont bons mais on ne peut s'empêcher de se dire qu'on a déjà entendu ça quelque part. Je regrette aussi (mais ça, c'est histoire de goût) que le côté celtique ne soit pas plus prononcé. En effet, avec Troy engagé comme membre permanent, je m'attendais à ce qu'il y ait plus d'utilisation d'instruments celtes. Certes, il y en a ("My Walden", le single "Elan", "Edema Ruh", "Alpenglow") mais pas plus que sur "Imaginaerum", finalement.
Et puis il y a le dernier morceau, "The Greatest Show On Earth" évoqué plus haut, qui aurait peut-être gagné à ne pas durer si longtemps. Déjà, il met prêt de 5 minutes à véritablement démarrer. Ensuite, quand on croit que ça démarre enfin, on a un narrateur qui vient parler... S'il le jouent en concert, je sens qu'ils ne vont garder que la partie centrale (entre 5 minutes 50 et 16 minutes 30) qui, elle, pète bien (le refrain notamment est très classe). La suite du morceau est de nouveau très calme, au piano accompagné de quelques orchestrations et flûte et de nouveau le narrateur intervient (c'est un peu long là aussi), ça s'énerve un peu au niveau des orchestrations et on termine sur le bruit des vagues (et le narrateur, encore...) et des bruits d'animaux (qu'on trouvait aussi dans la partie centrale) Bref, vous l'avez compris, sur ces 24 minutes, je retiens surtout les 11 minutes centrales.

Ce n'est donc pas la claque à laquelle je m'attendais. Petite déception... mais petite. Nightwish reste le maître du Metal Symphonique, aucun doute là dessus. Et cet album passera, comme ces prédécesseurs, très souvent sur ma platine.
16 / 20
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 14, 2015 2:06 PM MEST


Epistemology
Epistemology
Prix : EUR 16,37

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Black cosmique., 19 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Epistemology (CD)
Keep Of Kalessin fait ce qui lui plait.
Ce groupe norvégien, né en 1993, a longtemps officié dans le Black Metal. Mais ce serait très réducteur de qualifier aujourd’hui Keep Of Kalessin de groupe de Black Metal. En fait, depuis un moment (l’album "Armada" de 2006), leurs albums sont assez différents les uns des autres, au point qu’il est difficile de deviner de quoi sera fait le prochain. Avec "Reptilian", le dernier opus en date, on était parti sur du Black mélodique et symphonique avec quelques passages en voix claires et même des choeurs. Que va donc nous réserver ce nouvel album, au superbe artwork ?

Après une intro symphonique qui ne nous donne pas trop d’indice sur la suite dans la mesure où quasiment tout le monde, quel que soit le style pratiqué, en propose une, c’est "The Spiritual Relief" qui donne le ton. Si la musique, très rapide, fait bien penser à du Black Metal, au niveau des voix, ça n'a plus rien à voir. Le morceau est entièrement en voix claires, doublées voire triplées (les pistes de voix sont, à mon avis, nombreuses) pour donner l’impression de choeurs. On pense un peu à leurs compatriotes de Enslaved, quand ils utilisent les voix claires eux aussi. Le refrain est assez grandiose. Le pont du morceau fait carrément prog, avec piano et solos de guitare fluides. La claque ce titre ! Si tout l'album ressemble à ce premier pavé (presque dix minutes), ça sent le chef-d'œuvre !
Le second morceau, "Dark Divinity", voit l'arrivée d'une voix moins mélodique, plus dans l'esprit black. Le tempo est toujours hyper rapide. Le premier pont fait très Thrash Metal puis lorgne vers le prog avec partie parlée / synthé et derrière, Obsidian C. attaque un solo de guitare bien mélodique lui aussi. Un second morceau peut-être moins impressionnant que le premier mais tout de même inspiré et incroyablement touffu en bonnes idées.
"The Grand Design" avec son intro prog surprend car c’est finalement un matraquage bien violent qui suit, le groupe revient d'un coup d'un seul sur les terres Black Metal. La fin du morceau est plus mélodique grâce au retour du chant clair (toujours à plusieurs pistes) mais le tempo reste hyper rapide. Comme sur "Reptilian", le chanteur, qui n'est pourtant plus le même (c'est Obsidian C. qui a repris le micro), utilise un large panel vocal. L'album se place d'ailleurs musicalement dans la continuité de "Reptilian", en plus mélodique je trouve.
"Necropolis" me plait moins. Le titre est bien plus linéaire que tout ce qu’on vient d’écouter jusqu’à présent, alors que sa durée dépasse les sept minutes, comme les trois morceaux précédents. Ca n'en fait pas un mauvais morceau pour autant mais il y a tout simplement moins d’idées sur ce titre… c’est qu’on avait commencé à prendre des habitudes ! Je pense qu’il aurait pu durer deux ou trois minutes de moins.
"Universal Core" est le seul morceau qui ne dépasse pas les quatre minutes (l’intro mise à part) et on se doute que ça va speeder à fond les ballons, dans la grande tradition du groupe. Gagné ! Ca blaste à mort du début à la fin. La voix est black sauf sur le refrain. Un bon titre bien "in your face" à ce stade de l'album, c'est nickel !
"Introspection" (morceau déjà connu puisqu'il a fait l'objet d'un EP et la vidéo du titre tourne depuis 2013 sur youtube) dispose d’un refrain assez dément encore une fois, très mélodique. On est à mille lieues du Black des premiers albums avec ce nouvel opus, c’est certain, même si le rythme reste très souvent hypersonique, comme c’est encore le cas sur ce morceau.
Enfin, le titre éponyme (plus de neuf minutes) nous entraîne encore une fois sur un rythme endiablé qui ne faiblit pas. Du moins, jusqu’à une accalmie avec synthé et guitare où, là encore, on se sent plus proche de Pink Floyd que de Dark Funeral. Le redécollage, plus lourd, est encore l’occasion d’envoyer du solo de guitare à foison. Des chœurs se joignent au reste et vont ainsi accompagner la musique jusqu’à la fin du morceau. Là encore, je m’attendais à mieux sur une durée aussi longue. Le morceau reste sympa mais n’est pas aussi percutant que le tout premier. Il n'en reste pas moins que l'album, dans son ensemble, vaut le déplacement.

Black ? Thrash ? Heavy ? Prog ? Tout ça à la fois sans doute. Mais au final, qu’importent les étiquettes, l'important est que Keep Of Kalessin nous livre là un album vraiment intéressant et réussi, même si la fin d’album n’a pas tout à fait répondu aux promesses du début.
Alors, c’est sûr, il va falloir être un peu ouvert d'esprit pour entrer dans ce "Epistemology". Autrement dit, une nouvelle fois, les fans des premiers albums vont être dégoûtés (et ceux qui n’ont pas aimé "Reptilian" peuvent d’ores et déjà passer leur chemin). Mais les autres, ceux qui aiment la diversité et les prises de risques sauront, je pense, l’apprécier à sa juste valeur.
16 / 20

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Nocturnal Bloodshed
Nocturnal Bloodshed
Proposé par tws-music-eu
Prix : EUR 9,85

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Belle surprise., 16 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nocturnal Bloodshed (CD)
Le Swedeath mélodique a fait de nombreux émules, et pas seulement en Suède. Voici Mistweaver, combo d’origine espagnole, contaminé par la vague Dark Tranquillity / In Flames au milieu des années 90.
Ce groupe n’est toutefois pas nouveau puisqu’il a été fondé en 1997 et sort aujourd’hui son cinquième album, six ans tout de même après leur dernier méfait. C’est par contre le premier pour Suspiria Records, un label un peu plus gros que leur label précédent et qui va, peut-être, réussir à les sortir du relatif anonymat qui est le leur.

C’est une intro assez longue qui nous ouvre les portes de cet album. Des cris d’enfant illustrent le thème ("The Birth") sur une musique qui fait plus penser à du gothique qu’à du Death Metal. Mais une fois "The Biggest Threat" lancé, pas de doute, on est dans le swedeath mélodique assez classique, rapide et, ma foi, bien efficace, avec un chanteur à la voix bien caverneuse. Des nappes de synthé accompagnent judicieusement les guitares tout au long du morceau.
Avec "Pandemonium", le groupe ajoute des choeurs féminins. Le titre apparaît du coup bien plus mélodique que le précédent (ça fait presque penser à du Therion époque "Theli" par moment). J’aime cette approche qui, dès le début de l’album, montre un groupe qui ne s’enferme pas dans un style qui peut devenir bien vite répétitif. Ce sera également le cas avec le morceau "End Of Times", très différent du reste, dont les couplets sont chantés par une voix féminine. Le rythme est plus lent, la mélodie du refrain fait un peu folk. Une réussite qui amène, là encore, de la variété à l’ensemble.
Quand le groupe la joue plus classique, ça nous donne "Hell’s Arrival", "God Is Dead" ou "Perpetual Darkness", qui me font beaucoup penser à Ebony Tears, un groupe suédois de la fin des années 90 qui avait sorti un excellent premier album, "Tortura Insomniae". Le son et le chant principalement m’y font penser. Et comme au niveau de la production, c’est Dan Swanö (Therion, Edge Of Sanity, Nightingale) que l’on retrouve derrière la console, c’est finalement pas surprenant. Si les Espagnols ont cherché par tous les moyens à sonner suédois, c’est mission accomplie. Il n’y a vraiment rien dans cet album qui sonne un peu ibérique. D’ailleurs, ils ont également invité Jennie Tebler (de Lake Of Tears) sur un titre, pour faire encore plus couleur locale.
Mais malgré cela, le groupe arrive à nous tenir en haleine tout au long de cet album, même quand il joue dans un style très balisé. La composition ne manque pas d’idées intéressantes. Le titre éponyme par exemple nous réserve une plage acoustique en milieu et en fin de morceau, et on y entend aussi quelques violons. Un bon moyen d’aérer le titre et le rendre encore plus varié.

Voilà un bon album qui nous ramène fin des années 90, quand le Swedeath mélodique avait encore une bonne marge de manoeuvre. Ce "Nocturnal Bloodshed" serait sorti à ce moment-là, il aurait pu marquer les esprits. Aujourd’hui, j’en suis nettement mois sûr. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un album tout à fait appréciable, bien exécuté et suffisamment varié, qui devrait ravir les amateurs du style.
16 / 20

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Where Evil Dwells
Where Evil Dwells
Prix : EUR 14,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Under The Influence part 2, 16 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Where Evil Dwells (CD)
Il existe plusieurs catégories de groupes.
- Les références : ceux qui ont créé quelque chose d'original et qui servent de modèle aux trois catégories ci-dessous.
- Les bons élèves : ceux qui ont des influences assez marquées mais qui arrivent à faire naître de ces influences une certaine identité.
- Les fans : ceux qui s'inspirent très largement d'autres groupes (très à la mode en ce moment) et ne s'en cachent pas, au point qu’on se demande parfois si ça relève de l'hommage ou du pompage déguisé.
- Les pilleurs : ceux qui recyclent carrément les riffs et les idées des autres groupes et qui pensent que ça ne va pas se voir.

Avec le groupe qui nous intéresse aujourd’hui, les Finlandais de Ranger, j’avoue que j’hésite entre la troisième et la quatrième de ces catégories.

Ces jeunes gens sont fans de Metallica et plus précisément de leurs débuts discographiques. Dire d’eux qu’ils ont écouté l’album "Kill’ Em All" en boucle est un doux euphémisme. Les riffs, le tempo, tout vous y fera penser, notamment sur les premiers morceaux. On trouve même parfois, bien cachés (mais pas de bol, je connais cet album par coeur) des copiés-collés de plans entendus sur "Kill’ Em All" ("Deadly Feast", "Phantom Soldier"). On change le tempo, deux, trois notes ou deux, trois enchaînements et le tour est joué. Ca, c’est pour le côté "pilleurs".

Mais soyons honnêtes, il serait injuste de dire qu’ils n'ont copié que Metallica. Ils ont aussi bien écouté le premier Exodus puisqu’ils nous font le coup des gang vocals sur quelques refrains. Et si on peut emprunter aussi quelques plans à Iron Maiden, pourquoi s’en priver ("Dead Zone") ? A part ça, on a quand même des différences de taille : le chanteur n’arrive pas à la cheville de James Hetfield, même celui de cette époque. Ses cris haut perchés, très typés années 80, sont assez énervants, voire même déplacés parfois. Et puis, leur bassiste n’est pas Cliff Burton (franchement pas). Leur soliste n’est pas Kirk Hammett et leur batteur n’est pas Lars Ulrich. Bref, ça en fait des différences !
La seconde partie de l’album est un peu plus personnelle (disons, moins pompée), ce qui me fait pencher vers la troisième catégorie plutôt que la quatrième. Plus personnelle ne veut toutefois pas dire originale, car vous avez bien compris que chez Ranger, l’originalité n’est pas de mise. Avec "Black Circle" et le (trop ?) long "Where Evil Dwells", les Finlandais nous montrent d’autres influences, pas très bien digérées non plus mais au moins, ce ne sont pas les mêmes durant tout l’album. Quant au dernier titre, "Storm Of Power", il peut vous servir de jeu entre amis : le premier qui trouve toutes les influences de ce groupe.

Vous trouverez cet album intéressant si vous n’avez jamais écouté "Kill’ Em All" (mais est-ce possible, si vous aimez le Thrash ?) ou d’autres albums de speed / thrash sortis à cette époque. Dans le cas contraire, c’est clair que cet album vous épatera beaucoup moins.
Et puis, ils sont tellement nombreux, maintenant, ces groupes à jouer tous dans le même créneau, le Speed Thrash old school (je vous parlais il y a peu de Evil Invaders), que l’on va finir par tous les mélanger ou pire, faire une overdose. Et quand on frise l’indigestion, on fait quoi ? On revient vers ce qu’il y a de meilleur : les références !
11 / 20

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Extinct
Extinct
Prix : EUR 18,00

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour en arrière... tout en avançant !, 9 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extinct (CD)
La dernière livraison des Portugais, "Alpha Noir / Omega White" était un double album (ou en tout cas, pouvait être considéré comme tel) où le groupe avait séparé ses deux facettes musicales sur deux albums distincts. "Alpha Noir" pour le côté dark, "Omega White" pour le côté gothique. Du coup, et c’était un peu le piège d’une telle opération, Moonspell avait créé un album qui est apparu trop dense pour les amateurs du côté gothique et un autre trop soft pour ceux qui apprécient plus le côté agressif du groupe.
A quoi peut-on s’attendre avec ce nouvel album, sachant que le groupe est toujours assez surprenant dans ses choix et qu’il est difficile de deviner à l’avance de quoi sera fait son prochain opus ?

Le premier contact que l’on a avec ce nouvel album, c’est la pochette, une nouvelle fois signée Seth Siro Anton (Septicflesh), avec ce personnage qui fait penser à une version mutilée et décomposée de la femme de la pochette de "Night Eternal" (2008) qu’il avait également réalisé. On pourrait imaginer en jugeant cet artwork que ce nouveau disque sera encore plus sombre que les derniers, d'autant que le thème (l'extinction des différentes formes de vie), lui, l'est. Mais attention aux apparences trompeuses !

"Breathe", le premier morceau, joue avec le chaud et froid. Le côté gothique est bien en avant sur les couplets. Fernando chante de sa voix claire, on se croirait revenu à l’époque de "Sin Pecado". Le refrain est par contre bien plus énervé (en voix dark) sur des guitares plus agressives et la partie centrale du morceau est plus rapide. Il y a un petit côté oriental sur la mélodie amené par des orchestrations. Un très bon premier morceau mais assez déconcertant car on s’attendait à ce que ça claque plus que ça, comme sur les premiers morceaux des trois albums précédents.
Avec les titres suivants, les choses deviennent un peu plus claires.
Sur le titre éponyme, tout en gardant une ligne mélodique assez forte, Moonspell durcit le ton. Les guitares sont en avant, le riff est méchant. Le chant est agressif jusqu’au refrain en voix claire, très entraînant. On trouve encore des orchestrations assez abondantes sur la partie instrumentale (qui est dotée d’un très bon solo) et en fin de titre. Orchestrations que l’on retrouve également sur le morceau suivant, "Medusalem". Les arrangements symphoniques sont omniprésents sur cet album, c’est assez nouveau (en tout cas, à ce point). Ce morceau a de nouveau une forte ambiance moyen-orientale. Pas de voix dark, Fernando parle plus qu’il ne chante sur les couplets. Le refrain est très mélodique. "Domina" est plus doux (pas mal de guitares acoustiques) et encore plus mélodique, surtout sur la fin du titre avec les choeurs en plus et encore une fois un beau solo de guitare.
Arrivé à ce stade, on commence à cerner le cru 2015 de Moonspell. Si l’on pouvait se demander si ce nouvel album serait plus "Alpha Noir" ou "Omega White", il n’est finalement ni l’un ni l’autre. "Extinct" sera différent, tout simplement.
C’est confirmé avec les titres suivants. "The Last Of Us" est de nouveau très gothique, les guitares me font penser à du Paradise Lost, période "One Second". Pas de voix dark encore sur ce morceau et les orchestrations sont toujours présentes, comme sur le titre suivant, "Malignia", qui est lui un peu plus agressif au niveau du chant.
Sur "Funeral Bloom", je retrouve des ambiances de l’album "Irreligious". "The Future Is Dark" un peu plus loin fait de nouveau penser aux morceaux de l’époque "Sin Pecado", par le chant de Fernando et le côté assez posé du titre. Pas de doute maintenant, on dirait bien que Moonspell a décidé de renouer avec sa période gothique de la fin des années 90 sur ce nouveau disque mais, comme les Portugais ne sont pas du genre à se répéter, il y a des choses en plus comme les orchestrations (avec beaucoup de cordes comme sur "Dying Breed", morceau doté du refrain le plus agressif de l’album) et quelques sonorités modernes ici et là ("Extinct", "The Future Is Dark").
Le dernier titre, avec un piano comme instrument principal, est totalement chanté en français. Grande première pour le groupe. On appréciera l'accent de Fernando. L’ambiance est assez décalée, entre cabaret des années 20 et marche funèbre. Un morceau étonnant pour terminer cet album qui ne l’est pas moins.

Même si l’on reconnaît sans aucun problème la patte du groupe, Moonspell risque encore de surprendre tout son monde avec ce nouvel album. Bien moins sombre que "Alpha Noir" (mais du coup, bien plus varié et, de mon point de vue, plus distrayant), "Extinct" montre encore le groupe portugais sous une autre de ses facettes, plus gothique et plus symphonique. Un très bon album de plus dans la discographie de Moonspell !
17 / 20

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 14, 2015 10:56 PM MEST


Pulses of pleasure
Pulses of pleasure
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Under The Influence., 6 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pulses of pleasure (CD)
Et allez, encore un !
Evil Invaders est un titre d'Hypocrisy, tiré de leur album "The Final Chapter". Mais ce n'est pas de là que provient l'origine du nom de ce groupe belge. A mon avis, il provient plutôt du nom du second album de Razor, un groupe canadien de thrash metal, sorti en 1985. C’est plus dans l’esprit.
Parce que, vous l'avez deviné, Evil Invaders nous livre un speed / thrash metal dit old school (comprendre, qui était à la mode il y a trente ans et qui, a priori, a le vent en poupe en ce moment). Encore un vous disais-je car on finit par ne plus les compter, ces groupes qui pratiquent le old school à tout va. Il y en a même tellement que ça devient difficile (voire impossible) de vous parler de tous. D’autant que, dans le tas, il y en a pas mal qui ne valent pas le déplacement.

Allez, aujourd'hui, on jette notre dévolu sur le cas de ces quatre Belges. Quatre garçons dans le vent, donc : Joe (chant, guitare), Sam Lemmens (guitare), Senne Jacobs (batterie) et Max Mayhem (basse), au look resté lui aussi dans les années 80.
Tout est dit dans le premier titre, "Fast, Loud n'Rude" (tiens, amusant, un des titres du premier album de Razor est "Fast And Loud", j’étais donc sur la bonne piste). Ces jeunes gens délivrent un Speed / Thrash Metal de bon aloi comme il se pratiquait au milieu des eighties, avec un chanteur qui pousse des bonnes gueulantes et lâche des cris hystériques de temps en temps. Ca pourrait rappeler de loin Steve Souza (Exodus) dans ses jeunes années ou bien Dan Beehler de Exciter (même époque). C’est spécial, il faut accrocher à ce style de chant qui est vraiment très ancré dans les années 80. Pas sûr que ça plaise à tout le monde.
Passé ce détail, musicalement, rien à dire, c'est bien exécuté et ça ne manque pas d’énergie. Il y a de bons riffs inspirés ("Fast, Loud n'Rude", "Stairway To Insanity", "Shot To Paradise") et des solos fort à propos ("Pulses of Pleasure"). On navigue entre riffing thrash et plans mélodiques à la manière NWOBHM (c’est flagrant sur "Master Of Illusion" où l'on sent une très forte influence d'Iron Maiden). Le groupe prend aussi quelques initiatives comme ce petit break acoustique un plein milieu de "Eclipse Of The Mind" mais qui tombe malheureusement un peu comme un cheveu au milieu de la soupe.
Le son est bien sûr très teinté vintage pour faire "old school". Bref, tout est réuni pour faire un album qui aurait pu sortir dans le milieu des années 80.

Pour un premier album, ils s'en sortent pas mal. Ces gars ont la technique et même suffisamment d’inspiration pour que ce soit intéressant. Après, ça reste évidemment du déjà vu et déjà entendu. Mais on peut dire que, dans le genre et sans rechercher l’originalité, vous l’aurez compris, Evil Invaders fait le boulot et le fait plutôt bien.
14 / 20

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