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orion (Vinland)
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Moonbathers
Moonbathers
Prix : EUR 14,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La suite logique de Human Contradiction !, 26 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moonbathers (CD)
Delain enchaîne les albums, les tournées et les EP à un rythme soutenu. Du coup, le groupe est toujours plus ou moins dans le feu de l'actualité. C'est peut-être aussi ce qui fait que sa popularité ne cesse de croître.
Le dernier album en date, "The Human Contradiction", était vraiment sacrément bien fichu, je dois dire que j'avais un peu hâte de voir ce que les Néerlandais étaient capable de nous offrir cette fois-ci.
Notons que depuis ce dernier album, le groupe est passé à deux guitares avec l’arrivée de Merel Bechtold, mais cela n’a pas eu une grande incidence sur le son du groupe, comme on a pu le constater sur le EP sorti en février, "Lunar Prelude".
Alors, ce nouvel album ? Dans la lignée du EP, assez consensuel, ou plus heavy ?

En tout cas, ce nouveau cru démarre très fort avec "Hands Of Gold", aux orchestrations monstrueuses, qui commence l'album comme le dernier s'est terminé, avec un duo Charlotte / Alissa White-Gluz (Arch Enemy). Et tout comme "The Tragedy Of The Commons" ou le morceau d’ouverture de "The Human Contradiction", "Here Come The Vultures", ce titre est excellent et je constate que Delain devrait tenter plus souvent des morceaux de cette trempe car il les réussit très bien, plutôt que des titres un peu trop simples et téléphonés, flirtant parfois avec la pop, qui sont sympas mais pas aussi géniaux. Le titre est bien heavy, Charlotte se laisse aller à quelques intonations plus agressives qui lui vont bien.
Les grosses orchestrations de plus en plus Nightwishiennes, c'est aussi ce qui caractérise le titre suivant, The Glory And The Scum, dont le refrain est peut-être moins percutant que sur le premier morceau mais dont la rythmique bien puissante le classe aussi dans ce que le groupe fait de plus heavy. On perçoit également l’apport de la seconde guitare, avec rythmique et solo.
Dans ce registre plus heavy, on peut compter également "Fire With Fire" (préparez-vous pour reprendre tous en chœur les "hey hey hey" en concert) et Pendulum avec ses gros "Faster!" bien puissants qui ponctuent le refrain.
Le single "Suckerpunch" que tout le monde connaît sûrement déjà, puisque sorti au mois de février sur le EP et en vidéo, fait le boulot. "Danse Macabre", "The Hurricane" et "Turn The Lights Out" (second titre déjà connu puisque lui aussi sur le EP) entrent également dans ce schéma dont je parlais un peu plus haut, ce sont des morceaux assez simples et, même s’ils ne font pas partie de mes préférés, il faut reconnaître qu’ils fonctionnent au quart de tour. Pour preuve, je me suis laissé prendre. Les compositeurs ont un très bon sens de la mélodie et du refrain qui fait mouche, surtout quand il est appuyé par des "oh oh oh" ("Suckerpunch").

Delain se frotte une nouvelle fois à l'exercice de la reprise (qu'il réussit en général pas mal, cf le EP Interlude) et ne choisit pas la facilité en portant son choix sur du Queen ("Scandal", un morceau tiré de l'album "The Miracle", de 1989). Là encore, le groupe s'en tire plutôt bien, lui conférant une touche symphonique qu’il n’avait évidemment pas à la base et les "Scandal!" assénés en milieu de titre, on les voit bien repris par tout le public lors des prochains concerts de Delain. C’est aussi pour Timo (Somers) et Merel le moment de se faire plaisir, le morceau étant doté de deux solos.

"Chrysalis - The Last Breath" nous propose quelque chose d'un peu neuf pour le groupe, une belle ballade orchestrale avec des choeurs tout en légèreté, sur laquelle Charlotte prend pas mal de risques vocalement et nous prouve de cette façon qu’elle peut changer de registre. Le style de ce morceau me rappelle un peu ceux de l’album solo de Tuomas Holopainen. Une belle respiration au milieu du disque.
Avec "The Monarch", on a de nouveau quelque chose de différent car il s’agit presque plus d’un instrumental. Le texte, assez court, est chanté dans la dernière partie du morceau, sans musique, avec juste plusieurs pistes de chants, pour un rendu très celtique. Avec ces deux morceaux (réussis), on peut dire que le groupe essaye de nouvelles choses et ne se cantonne pas uniquement à reproduire une recette qui, pourtant, fonctionne.

Voilà de nouveau un disque parfaitement maîtrisé de la part des Néerlandais. J’avais mis un coup de coeur à "The Human Contradiction", je ne peux pas faire autrement que d’en mettre un également à "Moonbathers" car je le trouve au moins aussi bon, après déjà plusieurs écoutes.
Delain continue sur sa lancée et devient, album après album, une référence incontournable du Metal Symphonique.
17 / 20

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Dusk & Her.. -Remast-
Dusk & Her.. -Remast-
Prix : EUR 13,99

4.0 étoiles sur 5 Une version plus "raw" mais pas si différente que ça..., 22 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dusk & Her.. -Remast- (CD)
Nous sommes en 1995...
Le groupe de Black Metal anglais Cradle Of Filth, déjà fort d'un album plus que prometteur, "The Principle Of Evil Made Flesh", propose à son label Cacophonous Records, qui a sorti le premier album, un second effort intitulé "Dusk... And Her Embrace". Refus du label qui le trouve trop violent et pas assez vendeur. Le groupe doit revoir sa copie. Cela conduit à une scission au sein du combo anglais : les frères Ryan (guitare et synthé) et Paul Allender (guitare) partent fonder un autre groupe, The Blood Divine, et les membres restant, Dani Filth (chant), Nick Barker (batterie) et Robin Graves (basse) recrutent un nouveau guitariste, Stuart Anstis (assez rapidement rejoint par un second, Gian Pyres) et un synthé, Damien Gregori. A noter que le Jared crédité aux guitares sur le EP "Vempire" n’a apparemment jamais existé.
Le groupe décide de réenregistrer l'album, mais comme les relations avec ledit label n'étaient déjà pas au beau fixe avant l'affaire (le groupe n’ayant touché aucun penny des ventes de son premier album), COF met fin au contrat qui les liait encore à Cacophonous pour un disque en enregistrant vite fait le EP "Vempire Or Dark Faerytales In Phallustein" et se casse sur un nouveau label, Music For Nations, qui sort la nouvelle version réenregistrée de "Dusk... And Her Embrace" l'année suivante. La suite, on la connaît...

Cette première version de "Dusk", c'est ce que vous propose d'écouter aujourd'hui Cacophonous Records (avec la bénédiction du groupe, paraît-il ; comme quoi, avec le temps, on peut tout pardonner...). Il sort au bon moment, pour fêter les vingt ans de cet album phare du groupe (et du Black Metal). Et c’est aussi sans doute, pour le label en question, une façon de se faire (enfin) un peu d’argent avec un album qu’il a refusé à la base... Il n'est apparemment jamais trop tard dans le music business.

Si vous connaissez la version sortie en 1996, vous n’allez pas être totalement dépaysés à l'écoute de celle-ci. Certes, le son des guitares est plus "raw", moins lisse que sur la version Music For Nations mais on y note déjà cette évolution gothique avec pas mal de synthés (dont la sonorité est assez proche de celle du clavecin par moments) et les interventions de la voix féminine de Sarah Jezebel Deva sont déjà là. La musique n'est pas franchement plus agressive, le chant de Dani non plus, quelques arrangements diffèrent (les solos notamment) mais globalement, il n’y a pas une si grande différence que ça, la structure des morceaux n’a pas changé.
Pour les différences, on notera que quelques morceaux n’ont pas tout à fait le même titre que sur la version MFN comme par exemple "The Haunted Shores Of Avalon" qui est devenu juste "Haunted Shores", que l’intro de l’album porte un titre différent mais qu’elle est aussi vraiment différente musicalement, tout comme l’autre instrumental aux synthés, "The Graveyard By Moonlight", qui a gardé le même titre mais n’a plus grand-chose à voir avec l’autre version. On retrouve également ici "Nocturnal Supremacy" qui a terminé sur le EP "Vempire" et non sur "Dusk". Par contre, la superbe "Malice Through The Looking Glass" n’est pas présente, elle a dû être composée après la mise en boîte de cette première version et a remplacé "Nocturnal Supremacy" dans la tracklist. Enfin, l’instrumental "Carmilla’s Masque" ne fut ajouté en bonus que sur la réédition de "Dusk" et donc ne fut pas inclus sur la version sortie en 1996.

Dommage donc pour Cacophonous Records d’avoir laissé passer ça à l’époque quand on connaît la suite. Pour un album soit disant pas vendeur, il y en a qui ont eu le nez fin… C'était juste l'album à ne pas rater, celui qui a sorti le Black Metal de l'underground. Je ne peux pas croire qu'ils ne s'en soient pas bouffé les doigts de rage par la suite. Décision d’autant plus incompréhensible quand on écoute l’album ici présent qui est tout à fait dans la lignée du EP "Vempire" que ce même label a bien voulu sortir, lui…
Ceci étant dit, vu le travail de Cacophonous à l’époque pour la promotion de ses poulains, on peut se demander si COF aurait connu le même succès qu’en ayant signé sur un label bien plus gros. Mais ça, on ne le saura jamais…

Je trouve donc l’intérêt de cet enregistrement assez limité si on possède déjà "Dusk" et "Vempire" (ce qui ne retire rien à la qualité des compositions, d’où la note), sauf peut-être pour les "die-hard fans" du groupe. Pour les autres, ceux qui ne connaissent pas encore cet album, si vous préférez une version plus aboutie et mieux produite, choisissez la version MFN sortie en 1996. Pour une version plus "roots", choisissez celle-ci.
16 / 20


The Last Stand
The Last Stand
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 On garde le cap..., 19 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Last Stand (CD)
Pourquoi Sabaton est-il si populaire ? A-t-il trouvé la recette miracle ? En tout cas, s'il l'a trouvée, il s'y accroche des deux mains... Car cela fait déjà quelques albums de suite que les Suédois nous proposent plus ou moins la même chose, au point parfois de se répéter, voire de s'auto-plagier.
Est-ce que ce "The Last Stand" va être l'album du changement et nous apporter son lot de surprises ? Cela fait déjà beaucoup de questions, je n'aurai pas la prétention de pouvoir répondre aux deux premières mais on peut déjà bien faire le tour de la troisième en écoutant ce nouveau disque.

Comme à son habitude, sur ce nouvel album, Sabaton nous conte la guerre. Guerres modernes, comme les deux conflits mondiaux du vingtième siècle, et même plus récentes ("Hill 3234" relate des événements de la guerre d'Afghanistan, 1988) mais aussi guerres médiévales ("Blood Of Bannockburn") ou même antiques ("Sparta"). Ca, déjà, ça ne change pas…

Et pourtant, on commence par un peu de fraîcheur. Ca démarre comme dans un péplum avec "Sparta", impression donnée par les synthés qui ont des sonorités de cuivres et les gros cris de guerre que l’on croirait scandés par des centaines de combattants. C’est épique, le rythme est bien lourd, plus que d’habitude, et les choeurs sur le refrain sont énormes (ça, c'est une habitude). Ce premier morceau est plutôt une bonne surprise et ne sent pas trop la redite, c’est un bon point. Car, comme on va le voir ensuite, on va vite retomber dans le Sabaton en pilotage automatique.
Restons pour le moment dans les choses les plus intéressantes : "Hill 3234", au tempo bien rapide, plus rentre dedans et agressif que la moyenne et "The Last Battle", qui me fait un peu penser à ce que Battle Beast a tenté avec le titre "Touch In The Night" sur son dernier album, avec un refrain aux allures popisantes stylé années 80 et les synthés qui vont avec. Rassurez-vous, ce n’est pas aussi marqué que sur le morceau de Battle Beast, c'est bien plus "metal", mais il y a quelque chose… Et au moins, on ne pourra pas dire que Sabaton se répète sur ce coup-là.
Mais LA surprise de l'album, la voilà. Surprise tout à fait relative puisque le morceau a été dévoilé il y a déjà plusieurs semaines mais le fait est là, ce "Blood Of Bannockburn" nous amène vraiment quelque chose de différent : solo d’orgue Hammond à la Deep Purple, cornemuses en intro et en fond sur le refrain et surtout le fait qu’il soit joué en mode majeur, qui n’est pas une habitude du groupe, joue sûrement aussi en ce sens. Excellent morceau ! C’est hélas le titre le plus court (moins de trois minutes), avec "Diary Of An Unknown Soldier" qui est en fait juste une intro au morceau qui suit, narrée par Jon Schaffer (Iced Earth).
En revanche, "Last Dying Breath", "The Lost Battalion", "Shiroyama", "Rorke’s Drift", "Winged Hussars" et "The Last Stand" sont des morceaux que l’on a plus ou moins l’impression d’avoir déjà entendus sur les albums précédents (plutôt plus avec "The Lost Battalion" qui ressemble très fortement à "Hearts Of Iron" ou "Winged Hussars" qui rappelle bien "The Art Of War"). Mais évidemment, ça fonctionne, les refrains de "The Last Stand" et de "Shiroyama" (où l'on retrouve encore ces synthés typés années 80) par exemple sont hyper catchy. Le groupe ne s’en cache pas ceci dit, quand il déclare que "The Last Stand va plaire aux fans puisqu’il contient des éléments de Primo Victoria, The Art Of War et Carolus Rex"… Bref, que demande le peuple ? La même chose ? Eh bien il est servi !
L’album est court, comme le précédent, mais devrait être agrémenté de trois titres bonus sur la version limitée (dont deux reprises) et d'un DVD bonus live, le concert donné à Nantes en début d’année.

"The Last Stand" correspond complètement aux attentes des fans, ils ne seront pas déçus. Il s'inscrit totalement dans la continuité des "Heroes", "Carolus Rex" et "Coat Of Arms" qui eux-mêmes étaient dans la continuité des albums précédents : du gros heavy aux énormes refrains à plusieurs voix appuyés par des gros accords de synthés. Je déplore tout de même l'absence presque totale de prise de risques de ce groupe maintenant établi et ce sentiment toujours présent depuis quelques albums de déjà entendu sur plusieurs morceaux. Mais bon, ça a l'air de fonctionner auprès du public. Alors, pourquoi changer ? Ceux qui aiment vont continuer d'aimer, ceux qui détestent vont continuer de détester...
15 / 20

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Generation goodbye
Generation goodbye
Prix : EUR 17,00

4.0 étoiles sur 5 Génération 80's !, 17 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Generation goodbye (CD)
En préambule, je dois faire un mea culpa...
Oui, je dois bien avouer que j'ai été un peu sévère sur la chronique du dernier album de Kissin’ Dynamite, j'aurais dû laisser les choses mûrir un peu. Car, après la publication de la chronique, je me suis aperçu que les défauts que j'y avais trouvé lors de la rédaction s'estompaient au fil des écoutes. Depuis, je l'ai acheté en CD et je l'écoute finalement pas mal...

Je ne vais donc pas réitérer la même erreur et j’ai donc bien pris le temps cette fois-ci d’écouter ce nouvel album des jeunes Allemands avant d’écrire ce qui suit.

Sur ce nouvel album, le groupe n’a pas totalement laissé tomber les bidouillages électro découverts sur l’album précédent, mais il y en a moins. Du coup, ce qui m’avait un peu rebuté aux premières écoutes de "Megalomania" s’avère ici en retrait et c’est donc un très bon point pour les premières écoutes, on rentre encore plus facilement dans l’album. Ceci étant dit, Kissin’ Dynamite veut montrer par là qu’il ne se contente pas de reproduire une recette qui certes marche parfaitement mais qui commence à dater. Les touches de modernité sont les bienvenues pour dynamiser leur Sleaze Metal enjoué et toujours rafraîchissant !
Après, il n’y a pas de surprise à attendre, ce "Generation Goodbye" est dans la droite lignée stylistique des albums précédents. Mais, personnellement, je n’attends rien d’autre de ce groupe car ce qu’il fait, il le fait très bien.
On remarque dès la première écoute que le groupe nous propose pour la seconde fois un duo sur le titre "Masterpiece", le premier depuis celui en compagnie de Udo Dirkschneider sur leur second album, "Addicted To Metal". Ce second duo n’est pas franchement surprenant puisque l’on découvre que c’est Jennifer Haben de Beyond The Black qui vient donner la réplique à Hannes, comme lui l'avait fait sur le premier album du groupe.
Comme je l’avais expliqué dans la chronique du "Lost In Forever" de Beyond The Black, les deux groupes sont étroitement liés car ils sont tous les deux les produits du duo de producteurs allemands, Hartmut Krech et Mark Nissen, qui participent activement à la composition dans les deux groupes. On notera aussi un autre parallèle entre les deux formations puisque leurs vocalistes (Hannes Braun pour Kissin’ Dynamite et Jennifer Haben pour Beyond The Black) sont tous les deux passés par des émissions de la télé réalité allemande, type Popstars ou The Voice.
En tout cas, la force de ces deux groupes est de proposer des compos bien ficelées avec gros refrains bien entraînants Et c’est encore le cas ici. On pourrait citer tous les morceaux mais ceux de "Generation Goodbye", "Hashtag Your Life", "She Came She Saw" et "Larger Than Life" sont diablement efficaces. Refrains sur lesquels on peut aussi glisser quelques "Oh Oh Oh" fédérateurs de temps en temps ("Flying Colours"). Les rythmes donnent envie de bouger, les riffs sont simples mais efficaces, les solos ne sont pas là pour faire du remplissage… Bref, la parfaite définition du Rock And Roll qui ne se prend pas la tête.
En revanche, il va falloir faire attention de ne pas trop se servir des compositions de l’un des groupes pour alimenter l’autre. Je m’explique : sur le dernier Beyond The Black, on retrouvait une reprise de "Against The World", un titre du premier album de Kissin’ Dynamite, en version symphonique. Sur cet album, on trouve "Utopia" dont une partie du refrain est construite à partir de la mélodie du refrain de "Lost In Forever" (avec un rythme différent, certes, mais ce sont bien les mêmes notes !) et la mélodie du refrain de "If Clocks Are Running Backwards" ressemble pas mal à celle du "Beyond The Mirror" (toujours avec un rythme différent pour tromper l’ennemi) du dernier album du groupe de Metal Symphonique. Evidemment, on ne peut s’en rendre compte que si l’on connaît les deux groupes, qui jouent dans un registre assez différent et donc pas sûr que ça saute aux oreilles de grand monde. De plus, ça ne retire rien à la qualité des morceaux, ce sont en l’occurrence deux belles ballades. Mais quand même…

Au final, tout cela nous donne encore un album de Kissin’ Dynamite qui va tourner un moment sur ma platine. Décidément, ce groupe n’en finit plus de me surprendre par la qualité constante de ses sorties. Ce que l’on aurait pu prendre au départ pour un coup marketing (un groupe de gamins épaulés par de gros producteurs qui se lance dans le Hard Rock typé US) s’avère être au final un projet qui tient sacrément la route. Cinq albums, cinq réussites. Tous les groupes actuels ne peuvent pas en dire autant.
16.5 / 20

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The unknown
The unknown
Prix : EUR 21,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Toujours aussi envoûtant !, 13 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The unknown (CD)
Suite au petit hors-d'oeuvre paru en avril, "The Kindred Of The Sunset", un EP quatre titres, voici enfin le nouvel album des maitres du gothic horror metal : The Vision Bleak.

Déjà, on commence par un très bel artwork signé Dan Seagrave, artiste qui s'est fait connaître en illustrant notamment pas mal de pochettes d'albums de groupes de Death Metal au début des années 90 (Entombed, Pestilence, Malevolent Creation, Morbid Angel, Benediction, Nocturnus...). Du coup, on a ici une oeuvre assez différente de l'artwork habituel du groupe, aussi bien dans le thème que dans la palette de couleurs utilisée. Est-ce que tout ceci ne nous prépare pas au saut dans l'inconnu annoncé par le titre de l’album ? On va voir ça de suite.

Et c'est effectivement carrément une petite surprise qui nous attend sur ce début d'album. L'intro et le premier morceau sont assez différents du style habituel du groupe. Le morceau démarre sur un rythme rapide. La voix de Konstanz est moins martiale, plus mélodique sauf sur le refrain où il lâche des growls. Le riff de Schwadorf est, lui, très gothique, notamment sur la partie centrale du morceau, on pense un peu à Paradise Lost à ce moment-là. Voilà qui place déjà cet album sur le thème de la diversité car le morceau suivant, on le connaît déjà. C'est "The Kindred Of The Sunset" qui, lui, entre complètement dans le moule Vision Bleak, comme on avait pu s'en rendre compte il y a deux mois.
Ambiance plombée pour "Into The Unknown", avec riff inquiétant comme Vision Bleak sait les écrire. Une nouvelle fois, la voix de Konstanz est narrative sur les couplets mais pas martiale. Sur le refrain, il se met même à véritablement chanter.
"Ancient Heart", avec sa longue intro ritualiste, nous propose encore une autre ambiance, plus sombre. Excellent titre une nouvelle fois, avec un break central acoustique de toute beauté. Le morceau suivant, "The Whine Of The Cemetery Hound", on le connaît également depuis deux mois puisqu'il était lui aussi sur le EP. Il est nettement plus sombre. Lourdeur du riff, chant mortifère de Konstanz, ambiance cauchemardesque parfaitement rendue, comme d’habitude avec ce groupe. La rythmique au milieu du morceau s’accélère puis on a un final piano / violon encore plus sombre. Excellent titre !
"How Deep Lies Tartaros?" renoue avec le tempo speed du premier morceau, ce qui n’empêche pas quelques belles cassures de rythme et des parties plus posées avec chant moins agressif.
C'est un instrumental reposant qui arrive ensuite. Il rappelle un peu celui qui concluait le EP (guitare acoustique et cordes) mais en un peu moins mélancolique. Enfin, le dernier titre de cet album, "The Fragrancy Of Soil Unearthed", apporte encore son lot de renouvellement. Pas de doute, The Vision Bleak a décidé de donner un coup de neuf à sa musique sans pour autant renier son style assez unique. Au final, nous avons ici sans doute l’album du groupe le plus varié.

C'est donc presque une plongée dans l'inconnu que nous proposent Konstanz et Schwadorf sur ce sixième album de The Vision Bleak. Presque car si le groupe n’a pas totalement changé de créneau (on retrouve bien l’ambiance propre au combo tout au long de l’album), le duo allemand n’a pas hésité à élargir son champ d’action en amenant des éléments nouveaux qui entrent parfaitement dans le concept et l’enrichissent. The Vision Bleak nous l’annoncent haut et fort, ils n'ont pas encore dit leur dernier mot.
17 / 20

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Crimes against reality
Crimes against reality
Prix : EUR 20,00

4.0 étoiles sur 5 Italian Area Thrash !, 4 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crimes against reality (CD)
Le Revival Thrash se porte très bien ! En Europe notamment, avec de jeunes groupes qui entretiennent la flamme de belle manière. Il y a notamment les Finlandais de Lost Society, dont le dernier album est hautement recommandable. Et voici, tout droit venus de l'autre bout du continent, les Italiens de Game Over dont je vous ai déjà dit le plus grand bien et ce, dès leur premier album sorti en 2012.

"Ne cherchez pas plus loin les dignes héritiers de la Bay Area, ils sont italiens et se nomment Game Over". C'était la conclusion de ma chronique de leur album précédent, "Burst Into The Quiet". Inutile de vous dire que cette phrase reste valable pour qualifier ce nouvel album des Thrashers italiens.

Après une intro au démarrage acoustique très mélodique et qui monte doucement en puissance ("What Lies Within"…), on débouche sur un titre 100% Thrash, "33 Park Street". Ca commence fort, ce morceau correspond totalement à ce que j’ai envie d’entendre quand j’écoute un album de Thrash : énergie communicative, riffs inspirés, petit break mélodique, batteur monté sur double pédale. Et on a même une basse bien audible (très bonne production au passage, avec toujours Simone Mularoni de DGM derrière la console). Je trouve en plus que la voix du chanteur colle parfaitement à leur style estampillé Bay Area. Ils s’y entendent aussi pour placer des solos bien foutus.
On continue dans le même esprit avec "Neon Maniacs".
"With All That I Left" s’inspire directement des ballades Thrash à la Metallica (même dans la voix, il y a quelque chose) avec final bien rapide et, encore une fois, les Italiens montrent qu’ils maîtrisent l’exercice. J’irais même jusqu’à dire que si Metallica pouvait encore en écrire des comme celle-là, j’en serais très heureux.
Mais tout ne se résume pas à une bonne interprétation des canons du genre. "Astral Matter" par exemple est doté d’une structure plus moderne et montre que le groupe n’a aucun problème à faire évoluer sa musique tout en restant fidèle à ses racines. Très bon titre, au demeurant… Un de plus.
"Fugue In D Minor" est un joyeux délire de cinquante-sept secondes (surtout les vingt-deux dernières secondes, je vous laisse la surprise de la découverte) et on enchaîne avec de nouveaux brûlots thrash, avec du gang vocals à foison (le groupe est un adepte, il en colle un peu partout).
Le titre éponyme est encore un petit modèle du genre, une leçon de Thrash en sept minutes trente. Tout y est : les guitares aiguisées comme des rasoirs, une basse virevoltante, une batterie qui imprime un rythme de dingue et marque de bonnes cassures, un break instrumental impressionnant, des solos mélodiques, un chant vindicatif et le refrain qui donne envie de gueuler et de sauter dans tous les sens. Un seul mot d'ordre : THRASH !!!

Troisième album et troisième réussite pour nos Thrashers italiens. Les compos sont solides, l’interprétation est sans faille, c’est du bon boulot. Avec cet album, le groupe gagne encore en maturité et en qualité. Il ne vous reste plus qu’à les découvrir au plus vite, si ce n’est pas encore fait.
16.5 / 20

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Where Shadows Forever Reign
Where Shadows Forever Reign
Prix : EUR 20,43

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Sept ans de réflexion..., 3 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Where Shadows Forever Reign (CD)
Revoilà Dark Funeral ! Sept ans après leur dernier album, "Angelus Exuro Pro Eternus". On a failli les oublier !
Et pour leur retour (après sept ans, on peut appeler ça un retour), on remarquera forcément qu’ils ont fait de nouveau appel à Kristian Wahlin alias Necrolord pour illustrer l’artwork de ce nouvel album. Rappelons qu'il avait illustré la pochette du premier album du groupe, "The Secrets Of The Black Arts", qui propulsa Dark Funeral leader de la scène black suédoise, en compagnie de Marduk. Un superbe artwork au passage, égalé ici à mon avis (oui, entre les deux, le groupe ne nous a pas offert que des superbes pochettes), dans les mêmes tons, et tout ceci nous replonge forcément dans les heures les plus glorieuses du groupe. Un hasard ?

En sept ans, il y a eu du changement chez Dark Funeral. L'inamovible et seul membre originel Lord Ahriman (guitares) est aujourd'hui entouré de Chaq Mol à la seconde guitare, Dominator à la batterie (déjà présent sur l’album précédent) et Heljarmadr au chant (dernier arrivé), qui remplace donc Emperor Magus Caligula, le chanteur emblématique du combo.
Sept ans d’absence, c’est long. Le groupe avait toutefois préparé le terrain de son retour en sortant un single vinyle deux titres en fin d'année dernière ("Nail Them To The Cross" – "Temple Of Ahriman"), deux titres que l’on retrouve sur cet album. Deux titres qui nous ont permis de constater une chose que l’on sentait de toute façon venir : les sept ans qui séparent ce "Where Whadows Forever Reigns" du précédent album et tous les changements de line-up du monde n'ont rien changé à la donne, car Dark Funeral fait du Dark Funeral. Vous vouliez autre chose ? Tant pis. Mais de toute façon, les amateurs de ce groupe veulent-ils autre chose que du Black blasté bien direct dans la face, avec des riffs linéaires mais non dénués d’une certaine mélodie ?
Du coup, avec cette nouvelle offrande, personne ne sera blasé et tout le monde trouvera sa dose de Dark Fu, neuf morceaux dans la continuité de l’œuvre du groupe suédois. On a quand même quelques moments de répit comme le titre "As I Ascend" notamment, judicieusement placé en milieu d'album, qui est plus lourd que rapide. Un titre intéressant qui se détache du lot, tout comme le titre éponyme, bien prenant et un peu moins linéaire que d’autres et qui est, selon moi en tout cas, le meilleur titre de ce nouvel album.
La "grosse" différence (et je mets grosse entre guillemets) réside uniquement dans le chant (enfin, chant…) puisque Heljarmadr n’est pas Emperor Magus Caligula. Après, il va falloir être pointilleux pour vraiment déceler une différence entre les deux vocalistes (d’où le "grosse"). Tout ça pour dire que cette nouvelle recrue assure au moins autant que son prédécesseur, pas de souci de ce côté-là.

Même si "Where Shadows Forever Reigns" n’égale pas le culte "The Secrets Of The Black Arts" ou même "Diabolis Interium", il remplit tout à fait son office et devrait satisfaire les fans du groupe, en manque depuis sept ans tout de même !
15 / 20

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Flotsam and jetsam
Flotsam and jetsam
Prix : EUR 19,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pas mal du tout..., 29 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Flotsam and jetsam (CD)
Flotsam And Jetsam... Si j'ai véritablement craqué sur les deux premiers albums du groupe dans les années 80, leur troisième opus, "When The Storm Comes Down" (1990), a été une vraie douche froide pour moi. Peu inspiré, mal produit… une horreur (surtout en comparaison des deux précédents) ! Du coup, j'ai failli passer à côté du très bon "Quatro" qu'un ami avait eu raison d'insister pour me le faire écouter, dans un style différent certes (moins Thrash, plus Heavy : le syndrome "Black Album") mais pas inintéressant. Mais depuis (et c'était quand même en 1992), j'avoue que rien de ce que le groupe a sorti ne m'a vraiment intéressé. J'avais pourtant acheté les deux suivants ("Drift" et "High") qui n'étaient pas de mauvais albums, mais je n'y trouvais rien de véritablement palpitant. Bref, tout ça pour vous dire que ça fait un moment que je ne me suis plus vraiment intéressé aux sorties de ce groupe.
Ca n’a évidemment pas empêché les Américains de continuer à sortir des albums assez régulièrement et nous voici aujourd'hui en présence du douzième album du groupe, treize si l'on compte la réédition (totalement inutile) de leur second album, "No Place For Disgrace".

Le line-up de Flotsam est aujourd’hui constitué de deux des musiciens fondateurs : le chanteur Eric AK Knutson (qui représente quand même l’identité forte du groupe avec sa voix caractéristique, bien mélodique, qui s’éloigne des standards du Thrash) et le guitariste Michael Gilbert. A leurs côtés, on trouve Jason Bittner (ex-Shadows Fall) à la batterie, Steve Conley à la seconde guitare et Michael Spencer à la basse.
Vous me demanderez sûrement, vu l’introduction au-dessus, pourquoi je m'intéresse de nouveau à ce groupe aujourd'hui, au point de vouloir rédiger une chronique ? Non ? Tant pis, je vais vous le dire quand même : les extraits que j'ai pu entendre de ce nouveau disque m'ont donné envie d'approfondir un peu la question. Après tout, on a eu droit à l'excellent retour d'Exodus, un très bon dernier album de Slayer et de Megadeth... Bref, les vétérans du Thrash semblent être en forme en ce moment.

Le groupe nous propose donc cette année un album éponyme, quatre ans après son dernier véritable album, "Ugly Noise". Et évidemment, on ne pourra pas ne pas remarquer que 2016, c’est tout juste les trente ans de leur premier album, l’excellent "Doomsday For The Deceiver". Bref, on peut y aller pour les supputations car tout semble réuni pour nous proposer un bon petit flashback, très en vogue actuellement chez les groupes de Thrash. Vous ne le sentez pas venir, le coup du retour aux sources ?

Mais en fait, pas vraiment.
On pourrait y croire à l’écoute de quelques morceaux comme les bien speed "Life Is A Mess" et "Taser" et surtout du morceau baptisé "L.O.T.D." dont le couplet ressemble à s’y méprendre à celui de "Der Führer" (issu du premier album). Là oui, ça rappelle pas mal ce que le groupe faisait dans les années 80. Mais sur le reste de l’album, Flotsam And Jetsam propose son Thrash aux relents Power qu’il nous offre depuis quelques années déjà. Les Flotsam n’ont pas cédé aux sirènes du revival Thrash façon années 80. Attention, que ce ne soit pas un retour aux sources ne veut pas nécessairement dire que l’album est inintéressant (le contraire aussi d’ailleurs, tous les albums estampillés retour aux sources ne sont pas forcément géniaux). Personnellement, comme déjà expliqué plus haut, j’ai une très nette préférence pour le Flotsam des années 80 et plus de morceaux comme les trois que je viens de citer ne m'aurait pas déplu, mais le groupe ne démérite pas pour autant sur ce nouveau disque. De plus, l’album est, je trouve, plus orienté Thrash que le dernier effort en date ("Ugly Noise" de 2012, que j’ai tout de même réécouté avant de rédiger cette chronique). Ca blaste globalement un peu plus. Eric AK assure toujours autant avec ses lignes de chant mélodiques (il n'a vraiment rien perdu de ses capacités), on a droit à quelques bons échanges de solos ("Seventh Seal", "Forbidden Territories"), le son est excellent, la basse ronronne et elle est particulièrement audible, ce qui très appréciable. A côté des morceaux bien thrash évoqués plus haut, on trouve de bons titres plus mélodiques comme le "Iron Maiden" qui porte ma foi très bien son nom (les galopades de la rythmique et le chorus de guitare sonnent bien Maiden) ou encore "Verge Of Tragedy" et ses guitares aux mélodies orientalisantes. Mais tout n'est pas de qualité équivalente, j'aime par exemple beaucoup moins les morceaux "Creeper" et "Monkey Wrench", un peu trop "passe-partout"...

En résumé, pas vraiment de surprise à attendre de ce nouvel album mais Flotsam And Jetsam nous propose tout de même un album de Thrash tout à fait honnête qui devrait satisfaire ceux qui suivent régulièrement les sorties du groupe et pourquoi pas convaincre les autres, notamment ceux qui, comme moi, ont un peu lâché l’affaire depuis quelques années…
15 / 20

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Dark Masterpiece
Dark Masterpiece
Prix : EUR 20,57

4.0 étoiles sur 5 Retour en activité., 20 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dark Masterpiece (CD)
Ca y est ! Inactive Messiah ne l'est plus... Inactif, je veux dire. Car voici enfin leur nouvel album, après huit ans d'attente. Eh oui, huit ans ! Il y a des groupes comme ça qui portent bien leur nom...

Ceci étant dit, les Grecs ne sont pas vraiment restés inactifs ces huit années puisqu'ils ont sillonné les routes de l'Europe et ont participé à pas mal de festivals. Ils ont aussi composé ce quatrième opus (cinquième si l'on compte celui réalisé sous le nom de Womb Of Maggots), sobrement intitulé "Dark Masterpiece"... Un chef-d'oeuvre, donc. Attention, après huit ans d’absence et un retour avec un titre d’album pareil, les attentes vont être énormes. Les deux albums précédents, "Be My Drug" (2006) et "Sinful Nation" (2008), sortis sur le label Holy Records, avaient été particulièrement bien reçus par la critique. Inactive Messiah apparaissait comme les petits protégés du grand Septicflesh, puisqu’on retrouvait Chris Antoniou à la composition des parties orchestrales et son frère Spiros "Seth Siro" derrière l’artwork. C’est toujours le cas (on reconnaît bien le style de Seth Siro sur la pochette), avec en plus Fotis Benardo à la production (ex-batteur de Septicflesh).

Et si on se fie juste au dossier de presse fourni par le label, ça sent effectivement le chef d'oeuvre : on nous cite Paradise Lost et Sentenced pour les structures des titres, Rammstein et Manson pour le côté indus, The Kovenant ou Samael pour le côté novateur, des guitares inspirées par Septicflesh ou Amorphis (période "Elegy") et une voix rappelant Anathema ou Sisters Of Mercy dans les passages clairs... Stop ! Stop ! On n'en peut plus, on veut écouter ce que ça donne immédiatement !
Oui, bon, ne vous inquiétez pas, j’ai appris à me méfier de ce genre de déclaration…

En huit ans, pas de gros changements au niveau du line-up puisque les trois musiciens du groupe, Xristos (chant), Thanos (guitares, chant) et Michalis (batterie) étaient déjà sur l’album précédent. Les autres (Sotiris et Lefteris) ont par contre disparu, le groupe se retrouvant en trio aujourd’hui. En studio en tout cas, on se doute que s’ils veulent tourner, ils vont devoir recruter.
Par contre, musicalement, il y a eu du changement !

Et comme on pouvait s’en douter, tout ce qui est écrit dans le dossier de presse n’est pas forcément à prendre au pied de la lettre. Je n’ai notamment pas trouvé de trace de Sentenced ou d’Amorphis période "Elegy" (ni autre période d'ailleurs). Par contre, effectivement, le groupe a puisé dans des influences aussi diverses que nombreuses pour composer ce nouvel album. C’est vrai par exemple que le riff de "24 Carat Blood" fait penser à du Rammstein. Sur "Farewell Tonight", c’est du côté de Septicflesh qu’on penche, avec le riff assez typé de l’époque "Ophidian Wheel" et l’alternance voix gutturale / voix claire. Et on ne s’arrête pas aux influences annoncées : "Dark Masterpiece" par exemple me fait penser musicalement à du Deathstars mais avec un chant guttural (il y a juste deux petits passages en voix claire au début). On a un passage très électro / indus au milieu du titre. C’est nouveau pour Inactive Messiah, ce genre de morceau. Comme beaucoup de choses sur cet album. En témoigne encore "Blood Needs Blood", sur lequel on voit l’apparition d’une voix claire sur le refrain (au passage, la ressemblance avec la voix de Vincent Cavanagh ou celle d’Andrew Eldritch n’est pas franchement évidente). Personnellement, je trouve que l’alternance de cette voix avec les growls ne fonctionne pas terriblement sur ce morceau.
"My Funeral" est le morceau le plus surprenant. Le démarrage est acoustique, comme une ballade. Ca se durcit un peu sur la seconde partie mais le titre est construit principalement sur la mélodie de la guitare acoustique. Le chant est majoritairement clair. Voilà encore quelque chose de très éloigné des albums précédents. Mais pas inintéressant pour autant...
Sans tourner complètement le dos aux albums précédents, comme en témoignent les titres "Lord Of Avaris", "Apocalypse" ou "Army Of Darkness" qui restent assez symphoniques et dans l'esprit de ce que Inactive Messiah faisait avant, le groupe a bien élargi son champ d’action.

Alors, chef d'oeuvre du Dark Metal ? Je n’irai pas jusque là mais c’est tout de même un bon album, assez varié, qui brasse pas mal d’influences. En revanche, il est clair que le groupe a bien changé en huit ans. Ceux qui espéraient une oeuvre dans la lignée des superbes "Sinful Nation" et "Be My Drug" risquent d’être un peu déstabilisés. Il vaut mieux le savoir avant pour éviter la déception…
15.5 / 20

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Old routes new waters
Old routes new waters
Prix : EUR 12,50

3.0 étoiles sur 5 Du neuf avec du vieux..., 19 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Old routes new waters (CD)
Visions Of Atlantis n'est pas un groupe que je trouve sensationnel. Je dis ça en préambule car je sais qu’il compte pas mal d’amateurs. Je trouve qu’il y a des groupes bien meilleurs dans ce style et nettement moins reconnus. J'ai toujours trouvé qu'il manquait quelque chose à ce combo autrichien, malgré un premier album assez prometteur paru en 2002 et qui flirtait énormément avec le style Nightwish. Les deux albums suivants, "Cast Away" (2004) et "Trinity" (2007), s'en éloignaient un peu et étaient sympas, sans plus. Quant aux deux derniers, je n'ai pas du tout accroché. Le problème, pour moi en tout cas, venait de plusieurs choses. En premier lieu, des compositions trop inégales, des bons titres côtoyant des titres dispensables sur tous les albums. Ensuite, un chanteur (Mario Plank) apparu sur le second album avec une voix un peu trop souvent nasillarde qui ne me plaisait pas. Ces deux problèmes n’étaient hélas pas compensés par des chanteuses pourtant compétentes, celle m’ayant fait la plus forte impression étant l’américaine Melissa Ferlaak qui officiait sur "Trinity". On aura également une pensée pour la pauvre Nicole Bogner, première chanteuse du groupe, qui est décédée en 2012 à seulement vingt-sept ans des suites d’un cancer…

Aujourd'hui, Visions Of Atlantis prend un nouveau départ. L'équipe au chant a été totalement renouvelée et c'est un certain Siegfried Samer qui a hérité du chant masculin et notre compatriote Clémentine Delaunay (après un séjour chez un autre groupe autrichien, Serenity) qui officie au chant féminin.
Et pour présenter cette nouvelle équipe, quoi de mieux que de sortir un EP cinq titres qui comprend des ré-enregistrements d’anciens morceaux. C’est ce que suggère le titre de ce EP, "Old Routes, New Waters"…
Le groupe n'a pas trop pris de risque en sélectionnant cinq de ses meilleures compositions, issues des trois premiers albums (les meilleurs, donc). Comme quoi, je ne dois pas être le seul à penser qu'ils n’ont pas fait des étincelles depuis...
Au programme, le morceau d’ouverture de leur premier album, "Lovebearing Storm" (sans la petite intro), trois morceaux de "Cast Away", leur second album (et le plus populaire) dont leur hit "Lost" et un dernier titre issu de leur troisième album, "Trinity" : "Seven Seas".
Le groupe n’a pas foncièrement changé l’orchestration de ces morceaux (seule la partie instrumentale de "Lovebearing Storm" a été rallongée et la fin du titre modifiée), la différence étant donc au niveau du chant. Toutefois, même si le chant de Siegfried est différent de celui de Mario et surtout moins pénible à mon goût, la tonalité reste à peu près la même. Par contre, par rapport au tout premier chanteur qui officiait sur le premier album (et donc sur le titre "Lovebearing Storm"), le résultat est bien plus professionnel.
La plus grosse différence, vous l'avez compris, se joue au niveau du chant féminin. Les deux chanteuses qui sont reprises ici, Melissa Ferlaak et Nicole Bogner, avaient leur propre style, Clémentine a le sien. A chacun de dire quelle chanteuse il préfère. Pour situer, le chant de Clémentine est moins lyrique que celui de Melissa, mais plus puissant que celui de Nicole. Après, on n’est pas obligé de comparer. Tout est question de goûts. Ce qui est sûr, c’est que ça reste du travail de qualité et Clémentine n’a pas à rougir des comparaisons.

Visions Of Atlantis, par le biais de cet EP, présente donc son nouveau duo de chanteurs, sur des titres déjà connus de tous. Du coup, ce EP ne me paraît pas foncièrement indispensable. A réserver aux collectionneurs ou pour ceux qui voudraient découvrir le groupe. Les autres attendront sans doute le nouvel album et surtout des nouvelles compositions pour se faire une opinion...
13.5 / 20

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