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Contenu rédigé par ayersrock
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ayersrock
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Mémoire vive
Mémoire vive
par Alain de Benoist
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

5.0 étoiles sur 5 Itinéraire d'un esprit libre, 6 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mémoire vive (Broché)
Cet entretien publié en 2012 permet d'en savoir plus sur la biographie d'un des historien des idées les plus brillants de la seconde moitié du XXème siècle (et ce n'est pas fini). Alain de Benoist n'aime pas se montrer et il le fait savoir, lui qui a toujours été marginalisé à une époque où l'on préfère le manichéisme et le psittacisme à la nuance et à la réflexion critique.
Le livre se divise en gros en deux parties, l'une évoque la vie d'Alain de Benoist en partant de sa généalogie jusqu'à la création de ses revues en passant par son parcours militant "d'extrême droite". Cela permet de voir que dans une vie, et encore plus dans celle d'un intellectuel rien n'est statique mais au contraire tout est dynamique ou presque. La deuxième parte du livre est consacrée au parcours intellectuel et théorique d'Alain de Benoist, de sa sympathie première pour le positivisme jusqu'à sa critique plus récente de l'individualisme, du libéralisme, de la religion du Progrès et des droits de l'homme. De Benoist a toujours refusé de se laisser enfermer dans une pensée systématique et à toujours privilégié la cohérence théorique ce qui lui a valu d'émettre une certain nombre de critique envers la droite, courant politique auquel il appartient pourtant.
Sa biographie aide à comprendre son mépris pour les valeurs bourgeoises centrée sur l'Argent car de Benoist a une double ascendance : aristocratique et populaire. Pas étonnant qu'il soit un fervent défenseur des vertus antiques, du polythéisme des valeurs et de la décence commune chère à Orwell.
Par ailleurs, lire Alain de Benoist permet de se familiariser ou simplement d'apprendre à connaître une constellation de penseurs oubliés et de remonter aux origines des courants d'idées car De Benoist s'est toujours inspiré d'un autre libre penseur du XIXème siècle, Nietzsche, et en a repris sa méthode généalogique. On pourrait aussi définir Alain de Benoist comme un passeur d'idées (il est étrange d'ailleurs qu'il ne soit pas devenu professeur, il en a toutes les qualités) qui ne tombe jamais dans le dogmatisme et qui reste toujours très nuancé dans ce qu'il dit. Pas d'affirmations gratuites chez lui.
L'idée de défense de la diversité contre l'universalisme est resté une constante chez lui et on retrouve cet esprit dans les revues et magazines (Nouvelle école, Eléments, Krisis) qu'il a fondées et dont on ne peut que conseiller la lecture.


La fabrique du crétin : La mort programmée de l'école
La fabrique du crétin : La mort programmée de l'école
par Jean-Paul Brighelli
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Réquisitoire contre la nouvelle pédagogie, 3 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La fabrique du crétin : La mort programmée de l'école (Broché)
Les ministres de l'Education nationale passent et... se ressemblent, pour le pire. Brighelli, dans ce livre analyse la déroute et la faillite totale de notre système éducatif depuis les années 1970. Il reprend ses thèmes favoris sur la baisse du niveau indéniable des élèves, les politiques pédagogiques qui ruinent les savoirs au profit de l'acquisition de "compétences", les consignes données aux correcteurs du Bac pour que les résultats soient toujours plus mirifiques, les ZEP, et le capitalisme qui s'introduit à l'école.

L'école est bel et bien devenue une usine à fabriquer des imbéciles car les savoirs n'y ont plus leur place. La hiérarchie entre prof et élève n'est plus de mise, l'élève co-construit désormais ses compétences avec son professeur. C'est le professeur qui doit se mettre au niveau de ses élèves et il ne doit surtout pas être exigeant avec eux. Le collège ou le lycée n'est alors plus un lieu d'apprentissage des savoirs mais un lieu de vie; la cour de récréation s'invite en classe.
Ne sachant plus rien, cet élève qui ne saura bientôt plus compter, ni lire, ni écrire, ne pourra pas acquérir l'esprit critique qui lui permettrait de devenir un citoyen éclairé qui puisse émettre des jugements critiques et nuancés sur la société dans laquelle il vit. Condorcet est remisé dans le placard !
De plus, l'éducation nationale est la plus inégalitaire qui soit puisque dans les ZEP se situent les élèves venant de quartiers dit défavorisés et de familles pauvres ou d'origine immigrée. Les enfants de bonnes familles, eux, vont dans les écoles privées ou contournent la carte scolaire.
C'est pourquoi les ZEP rebaptisées REP(+) sont devenus de véritables ghettos où les profs sont humiliés à longueur de journée et font de la garderie malgré le gouffre à pognon que sont ces dispositifs d'Education prioritaire.

Le deuxième axe sur lequel insiste Brighelli, c'est la récupération des politiques de l'Education Nationale par le Capital. En effet, le Capital ne craint pas le fait qu'il y ait un enfant sur cinq qui rentre en sixième en étant analphabète. Au contraire c'est de la future main d'oeuvre bon marché qui sera facilement exploitable. L'école à rompu avec la sélection, le mérite, l'élitisme et elle a organisé un nivellement par le bas où tout le monde est perdant, surtout les enfants fils de pauvres. Les niveaux des diplômes et donc leur valeur sur le marché du travail sont dépréciés. Une licence aujourd'hui a le niveau du Bac d'il y a 30 ans.
Les profs ne sont mêmes plus formés dans les ESPE et ils sont envoyés dans les classes devant des élèves sans ne rien connaître de la situation qui les attend. Pas étonnant que les métiers de l'enseignement n'attirent plus, et du coup le niveau des profs (dont beaucoup sont recrutés comme contractuels) s'en ressent.

Remettre le goût de l'effort au centre du système éducatif permettrait de remettre l'école sur les rails, pour cela il va falloir réaliser une véritable fronde contre les vieux pédagos aux idées destructrices. La survie de notre pays en dépend !


Chers djihadistes...
Chers djihadistes...
par Philippe Muray
Edition : Poche
Prix : EUR 13,20

4.0 étoiles sur 5 Chers djihadistes, il est impossible de tuer un mort..., 1 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chers djihadistes... (Poche)
Dans cette centaine de pages, Philippe Muray a décidé d'écrire une lettre ouverte aux djihadistes pour leur expliquer que tout effort de leur part pour essayer de nous détruire, nous l'Occident, est par avance vain. Les djihadistes, en nous envoyant leurs bombes aériennes ou humaines croient pouvoir nous donner le coup de grâce et nous anéantir définitivement. Malheureusement pour eux, cela fait bien longtemps que nous avons entrepris nous même une vaste entreprise de démolition de notre propre civilisation. Ne pouvant plus supporter tout ce que est ancien de près ou de loin, ne pouvant plus nous satisfaire de la moindre allusion à notre passé ou à (j'ose le mot) nos racines spirituelles, nous cherchons toujours un peu plus à faire table rase de notre mémoire. Bref, il n'y a plus rien a détruire chez nous, nous nous en sommes déjà occupés.

Vous, les djihadistes, pensez que vous alliez rencontrer un ennemi encore pugnace en vous en prenant à nous, mais vous ne vous attendiez pas voir ce que vous avez vu en forçant nos portes : qu'il n'y avait plus rien derrière. Nous nous sommes sabordés, bien avant votre arrivée. Nous nous sommes convertis a de nouvelles religions, celle de l'égalité permanente partout, celle de la joie obligatoire pour tous, celle des luttes contre tout ce qui pourrait représenter un discours de différence. Nous nous sommes fait universalistes dans le monde entier et unidimensionnels chez nous. Et nous allons vaincre grâce à cela. A chaque nouvel attentat, à chaque nouvelle attaque vous nous réveillez de notre torpeur pour nous montrer que le monde que nous ne voulons plus voir, celui-là même que nous nous sommes efforcés d'annihiler, existe encore chez vous. Nous sommes le grabataire agonisant sur son lit de mort et lorsque vous nous touchez vous nous donnez encore un peu d'énergie pour sursauter. Si vous voulez notre mort ne nous touchez plus, nous sommes bien meilleurs que vous pour nous auto-détruire.

Mais malheureusement pour vous, notre mort est contagieuse et elle vous a déjà atteinte. Dans le monde arabo-musulman, force est de constater que la musique techno ou le besoin de démocratie et de modernité fait beaucoup plus envie que l'appel du muezzin à la prière. Vos jeunes sont déjà presque des occidentaux en voie de décomposition. Nous avons déjà vaincus "car nous sommes les plus morts".

Voilà en substance le message que Muray fait passer à nos "ennemis planétaires" dans ce livre à la fois lucide sans concession et hilarant.
Le livre est paru en 2002 et les récents attentats de 2015-2016 en Occident n'ont fait que confirmer les analyses ravageuses de Muray.
Nous n'avons plus que des pancartes 'je suis Charlie" des bougies, des câlins et des discours "contre la haine" à diffuser. Notre civilisation se résume bel et bien a aller boire des coups en terrasse pour lutter contre le terrorisme. Pas étonnant qu'il n'y ait plus personne en Occident pour se battre pour ce genre d'idéaux et je ne parle même pas des luttes "sociétales" pittoresques dont nous sommes abreuvés continuellement à la télévision.

Les soubresauts qui sont en train d'advenir en Europe (Brexit, montée des partis "eurosceptiques", faillite de l'Union Européenne et du multiculturalisme) sont-ils les derniers soubresauts d'un monde en train de disparaître ou sont ils les prolégomènes d'une renaissance ? Seule l'Histoire pourra nous le dire.


Jean-Jacques Rousseau : Oeuvres complètes, tome 1 : oeuvres autobiographiques
Jean-Jacques Rousseau : Oeuvres complètes, tome 1 : oeuvres autobiographiques
par Jean-Jacques Rousseau
Edition : Relié
Prix : EUR 20,90

5.0 étoiles sur 5 Oeuvres autobiographiques, 14 juin 2016
Voici le contenu du premier tome des Oeuvres complètes de Rousseau paru dans la collection "L'intégrale" aux éditions du Seuil :

Jean-Jacques Rousseau, par Jean Fabre
Chronologie (histoire de la vie de Rousseau par date)
La vie de J-J Rousseau, par Bernardin de Saint-Pierre

Monuments de l'Histoire de ma vie (collection de notes de Rousseau accumulées et ayant servi à écrire les Confessions)
Les Confessions (intégralité des 12 livres)
Rousseau, juge de Jean-Jacques (Dialogues)
Autour des rêveries (Ébauches destinées aux futures rêveries)
Les rêveries du promeneur solitaire

Le livre fait environ 560 pages, le texte est présenté sur 2 colonnes par pages dans une petite police.


Qu'est-ce-que le bolchévisme ? : Suivi de Les oiseaux de feu et de Les menaces des barbares d'aujourd'hui
Qu'est-ce-que le bolchévisme ? : Suivi de Les oiseaux de feu et de Les menaces des barbares d'aujourd'hui
par Léon Chestov
Edition : Broché
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Démantèlement d'une arnaque anti-communiste : le bolchevisme, 8 juin 2016
Lorsque l'on parle de l'URSS on dénonce souvent les crimes liés au Stalinisme (les purges, les Goulags, l'Holodomor etc...) en disant que le principe de "communisme" en serait la cause. En témoigne les titres des livres de Thierry Wolton ou 'Le livre noir du communisme". On confond alors allègrement 'communisme' et 'bolchevisme'. Il faudrait écrire tout un livre pour expliquer les différences de concept entre ces deux mots.

Tout une partie des militants se revendiquant du bolchevisme aujourd'hui (notamment les trotskistes) voudraient faire oublier que les crimes du bolchevisme commencent non pas avec l'arrivée de Staline au pouvoir mais bel et bien dès 1917-1918 lorsque la clique menée par Trotski et Lénine était au commandement.

Chestov qui fut un temps révolutionnaire fut un des premiers à comprendre et à dénoncer la dangerosité du régime bolchevique et il décida d'en informer ses amis en Occident en écrivant ce texte en 1920.

Il commence son article tambour battant en qualifiant le régime bolchevique de "despotisme ignorant" ne croyant "qu'au bâton et à la force physique brutale". Faut-il rappeler que la Tchéka (police politique ignoble) fut créée par Lénine en Décembre 1917 et que les premiers camps de concentration pour les "ennemis du peuple" rentrèrent en fonctionnement dès 1918; De ce point de vue les bolcheviques sont les dignes successeurs de l'Okhrana tsariste qui utilisait les mêmes méthodes. Il est un deuxième travers que l'auteurs dénonce chez les bolcheviques : leur incapacité totale à innover politiquement et en particulier au niveau des institutions. La seule chose qu'ils ont réussi à faire selon Chestov est le noyautage de la révolution et donc par là même sa destruction. Comme il le dit "Le bolchevisme n'a rien su créer et ne crée rien", c'est pourquoi il peut faire une très juste comparaison entre Lénine et Nicolas Ier (tsar de Russie en 1825) qui avait bureaucratisé la Russie pour soutenir son régime autocratique ultra-centralisé; ce que les bolcheviques reproduiront à partir de 1918. D'ailleurs Lénine n'hésitera pas à passer des accords et des alliances avec les autres pays capitalistes européens tout en détruisant dans son pays les authentiques groupes communistes (on peut songer ici aux marins de Cronstadt). Pour Chestov les bolcheviques sont donc en premier lieu des parasites et des profiteurs qui ont saboté la vraie révolution et "qui se nourrissent des sucs de l'organisme auquel ils se sont attachés". Ils n'ont crée qu'un nouveau régime d'asservissement où tous ceux qui ne pensent pas comme le Parti ou les guides idéologiques officiels doivent être éliminés.
Chestov renchérit, affirmant avec justesse : "Sous les tsars on s'exprimait dans ce qui nous appelions la langue d'Esope, mais on pouvait parler sans risquer la liberté ou même la vie. Quant à se taire, cela n'était défendu à personne. Maintenant, il est défendu même de se taire. Si l'on veut vivre, il faut exprimer sa sympathie pour le gouvernement, il faut le couvrir de fleurs." Les bolcheviques ont travesti le concept de Marx de 'dictature du prolétariat" en le transformant en "dictature sur le prolétariat"; ils sont donc des traîtres de la classe ouvrière et paysanne. Chestov date au 7 novembre 1917 la destruction définitive de la Révolution par les bolcheviques. soit moins d'un mois après Octobre. Il dénonce également le rétablissement du travail forcé et la militarisation du travail dans les usines.

Je ne peux pas résumer tout le livre mais bien qu'il soit court, l'article de Chestov était visionnaire quant à l'avenir de la Russie. Lénine et ses amis avaient posés les bases de ce qui allait se révéler être l'un des pires régimes du XXème siècle. Les Russes ont mis 70 ans à s'en défaire !
Les deux autres articles sont eux aussi intéressants même s'ils sont plus brefs, ils sont en quelques sorte une mises à jour de ce qu'est devenu l'union soviétique 15 ans après "Qu'est ce que le bolchevisme?" : la porte ouverte à la destruction des valeurs et au nihilisme; ce n'est pas pour rien que le deuxième article part du chef d'oeuvre de Dostoievski "Les démons".

Il faut ajouter que le travail d'édition est remarquable. Les notes sont toujours instructives et permettent de s'y retrouver parmi les figures que cite Chestov. Ce qui ne connaissent pas l'histoire de la Russie ne seront pas rebutés par la lecture du texte. La préface et la postface contiennent elles aussi une mine d'information.

On peut aller plus loin en lisant d'autres livres critique envers le bolchevisme (et en se disant qu'une autre révolution était possible) :
- Voline "La Révolution inconnue"
- La revue Kommunist (Moscou 1918) (aux éditions Smolny)
- Les livres de Ida Mett, Ante Ciliga, Boris Souvarine, Emma Goldman, Paul Avrich (sur Cronstadt)
- Jacques Baynac "La terreur sous Lénine


Hitler et la tradition cathare
Hitler et la tradition cathare
par Jean-Michel Angebert
Edition : Relié
Prix : EUR 30,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Un tissu d'âneries et de délire, 12 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hitler et la tradition cathare (Relié)
Je suis absolument stupéfait de voir le crédit accordé à ce livre par les autres commentateurs, certains le qualifiant de travail sérieux. Des livres sur l'ésotérisme nazi ou sur les origines "secrètes" du nazisme il y en a des milliers, en général écrits par des amateurs et très mauvais. Le livre de Michel Bertrand alias Jean-Michel Angebert en fait partie. Vouloir relier le nazisme à la tradition cathare est un exercice assez périlleux mais après tout pourquoi pas. On commence par suivre les traces de Otto Rahn, écrivain nazi passionné par l'occulte et les cathares pour en arriver à la société de Thulé, véritable origine selon l'auteur, du nazisme.

Pourquoi ce livre est infiniment mauvais ?

D'abord parce que l'auteur ne fait absolument pas oeuvre d'historien. D'ailleurs dès l'avant propos il nous fait part de son mépris pour les autres chercheurs qui seraient passés "à côté du sujet". La cause ? "La règle absurde qui consiste à ne pas exploiter les archives pendant les 30 années qui suivent leur rédaction". On se demande bien ou l'auteur est allé pioché cette baliverne. Les historiens utilisent toutes les archives à disposition... Aucun livre d'histoire sur le nazisme n'aurait pu être écrit avant 1975 dans ce cas !
L'auteur, qui ne dispose que de très peu de sources et fort peu fiables ne sait pas citer correctement une source, voire même à de très nombreuses reprises il cite sans indiquer la source. On peut même penser qu'une partie des citations du livre sont carrément inventées par l'auteur lui-même. Exemple p. 57 " Les documents de l'Inquisition confirment que ..." On s'attendait à une note de bas de page quant à ces fameux documents, or il n'en est rien !
Autre exemple P.77 " Les recherches scientifique récentes confirment l'hypothèse, somme toute vraisemblable, de l'existence d'un continent submergé voici plusieurs millénaires". Les dites "recherches scientifiques" ne sont pas citées, on se demande bien pourquoi !
Il fait d'une hypothèse ou d'une pure spéculation, une vérité historique sans aucun recul.

Ou alors p.85 : "Une découverte extrêmement importante vient apporter la preuve de migrations aryennes du Caucase vers Montségur". Des sources pour étayer ces absurdités ? Aucune naturellement.

Pour Angebert le fait qu'un livre ou qu'un auteur ait du succès démontre le sérieux de ses thèses. p.30 " Il faut croire que les recherches d'Otto Rahn étaient appuyées en haut lieu ou que ses sources étaient meilleures que celles de ses prédécesseurs puisque son ouvrage connait un grand retentissement en Allemagne et dans le Midi Languedocien" CQFD ! Que faut-il entendre par "grand retentissement" ?

L'auteur tient un tas de propos complètement délirants (petit florilège) :
p.38 : "Quant aux tables de la Loi, Hitler les enviait au peuple juif, lui, qui pouvait suivre une ligne de conduite unique depuis le fond des âges, c'est pourquoi on imagine facilement sa fureur lorsqu'il évoquait Moïse et le peuple hébreu qui, depuis des siècles et malgré toutes les persécutions gardait intacte sa tradition judaïque". On se demande bien ce que signifie pour un historien "le fond des âges"...?
p.39 : "Pourquoi la crise de 1929 n'a-t-elle pas profité au Parti communiste allemand ? Il faut voir dans le succès personnel de Hitler un signe de reconnaissance par lequel s'établissait une sorte de communication mystique entre le Volk et son Fuhrer au contact des grand mythes germaniques agitant l'inconscient collectif de ce grand peuple". Il faudrait apprendre à Angebert qu'un historien digne de ce nom ne qualifiera jamais tel ou tel peuple de "grand" ou de "petit".

Après cet avant goût je vous donne en mille les plus gros délires soutenus dans le livre de Angebert :
p.62-63 "Donc si nous résumons, le Graal encore appelé écrin ou Table de Salomon, fut emporté par le Roi des Wisigoths Alaric, en l'an 410, de Rome à Carcassonne (cet écrin faisait partie du trésor de Salomon, roi des Hébreux et avait été emporté à Jérusalem par les Romains).[...] Nous croyons du domaine du possible qu'Otto Rahn ait réussi à localiser le Graal dans une des cavernes du Sabarthez.[...] Le faisceau d'événement que nous venons de voir (sic !) semple confirmer que le Graal a bien été découvert et emporté par les S.S agissant sur l'ordre d'Himmler; le Reichsführer étant très bien informé sur la présence probable du Graal à Montségur ou dans la région avoisinante."
Vous avez bien lu : Angebert non seulement croit en l'existence du Graal mais pense aussi que les nazis l'auraient découvert dans les Pyrénées en 1943 !! Je vous passe les détails sur les autres croyances de l'auteur sur l'existence réelle de l'Atlantide sur l'origines "Atlantique" des égyptiens ou sur l'initiation des Indiens d'Amérique à l'ésotérisme par les Vikings.
p.78 : "On peut prétendre que les archipels des Açores et des Canaries seraient le foyer de la race civilisatrice d'Egypte."

J'avoue avoir Arrêté ma lecture p 158 après les inepties racontées sur Nietzsche comme étant l'inspirateur du nazisme :
p.151 : Pour F. Nietzsche c'est ailleurs qu'il faut chercher le salut et ce dernier ne peut plus venir que de l'excès du mal" (On se demande bien où l'auteur à lu ça chez Nietzsche).[...] "C'est à Nietzsche que pensent les combattants des corps francs, véritable avant-garde des troupes nazies quand ils se débattent sur les frontières du Reich. C'est alors une vivante image du combattant furieux que fut Nietzsche, régnant sur le monde en ruines et abîmant l'homme germanique dans la vision de l'éternel retour ou du crépuscule des dieux". Faut-il préciser que Nietzsche avait des tendances pacifistes après sa participation à la guerre de 1870 en tant qu'infirmier et qu'il exécrait la guerre ? Il n'avait donc rien du "combattant furieux" décrit par l'auteur.
Le Paraclet de ce délire intervient p. 153 : "l'initiation nietzschéenne, une école de pensée au but bien précis : le retour aux géants de l'origine par la création du Surhomme ". L'auteur nous fait de Nietzsche (dont il n'a pas dû lire une seule ligne) un philosophe épris d'ésotérisme et voulant ressusciter de vieux mythes oubliés dans un but machiavélique. Alors que c'est l'auteur lui-même qui croit à tous ces mythes !!
Fin de la lecture, il était temps !

Vous l'aurez compris ce livre s'adresse soit à des incultes n'ayant jamais ouvert un livre d'histoire, soit à des gens qui ont envie de se payer une bonne tranche de rire sur une énième thèse conspirationniste particulièrement gratinée. CE LIVRE N'EST EN AUCUN CAS UN LIVRE D'HISTOIRE ! Monsieur Angebert est un imposteur qui se fait de l'argent en manipulant la crédulité de lecteurs peu instruits. Honte aux éditions Robert Lafont d'avoir publié ce torchon en 1971 et honte aux éditions Camion Noir de l'avoir réédité, à moins de le lire comme une oeuvre de fiction.


"Cette mauvaise réputation..."
"Cette mauvaise réputation..."
par Guy Debord
Edition : Poche
Prix : EUR 4,80

3.0 étoiles sur 5 Debord règle ses comptes, définitivement., 7 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : "Cette mauvaise réputation..." (Poche)
Dernier livre écrit par Debord avant son suicide quelques mois plus tard, "Cette mauvaise réputation" est l'ultime estocade portée par Guy Debord contre ses critiques payés par l'industrie du spectacle. Et quelle flamboyance dans l'écriture. Debord ne laisse rien passer, pas le moindre mensonge, pas le moindre début de calomnie. Qu'ils soient autant élogieux qu'hostiles, les commentaires de ses contradicteurs sont passés au crible presque mot-à-mot et personne n'en ressort indemne entre les falsificateurs et les plumitifs analphabètes.

Il nous manque assurément un Guy Debord aujourd'hui pour actualiser ses critiques radicales sur la société du spectacle qui prend de plus en plus une tournure grotesque tant elle se met tous les jours un peu plus à nu. A la place, on nous propose un fatras de pseudos-critiques qui n'ont pas variés depuis 50 ans et qui continuent de critiquer la société du spectacle par un bout pour mieux nous la vanter par un autre. Il est grand temps que la mascarade s'arrête.


Commentaires sur la société du spectacle
Commentaires sur la société du spectacle
par Guy Debord
Edition : Poche
Prix : EUR 4,80

5.0 étoiles sur 5 Anatomie d'un monde caché, 7 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Commentaires sur la société du spectacle (Poche)
Toute la vie et l'oeuvre de Debord ont été centrées sur un même point : lever le voile sur la société du spectacle et ne lui laisser aucun répit. La montrer sous toutes ses facettes et sous toutes les coutures.
Debord, à la suite de Marx, nous fait bien comprendre qu'il ne peut y avoir de compromis entre le monde de l'authenticité véritable (la vie réellement vécue) et le monde du spectacle marchand qui a tout contaminé, tout envahi et tout absorbé y compris ses propres contradicteurs. Mais Debord, lui, est resté fidèle à sa pensée du début à la fin, il ne s'est jamais compromis, il n'a jamais trahi comme tant d'autres.
Les "commentaires sur la société du spectacle" sont en quelque sorte une actualisation des thèses qu'il avait exposé vingt ans plus tôt dans "La société du spectacle". Paradoxalement, on peut conseiller de lire les commentaires avant l'autre livre car la lecture en est plus facile.
De quoi est-il question ici ?
Simplement de reprendre la phrase de Marx selon laquelle "L'Etat ne connait qu'une seule loi inviolable ; la survie de l'Etat !" En d'autres termes l'Etat doit rendre toute critique à son égard impossible pour pouvoir se déployer à perpétuité. Debord nous fait d'une certaine façon un inventaire des méthodes étatiques pour que le Léviathan puisse se maintenir. La thèse principale de Debord est que l'Etat n'a plus besoin, comme c'était le cas dans les sociétés totalitaires ou sous les monarchies (spectacle concentré) d'utiliser des moyens de répression coercitifs et violents. En devenant mondialisé et en ayant tout envahi, le spectacle mondial "intégré" a rendu la possibilité même de contestation de son empire impossible. Personne n'aurait envie aujourd'hui de se mettre à dos une société toute entière. De toute façon personne n'en a même plus l'idée ni le courage.

Pour empêcher toute contestation possible le spectacle marchand a eu besoin (et continue de le faire) de supprimer l'Histoire de sorte que les petits Robinsons modernes aient l'impression de vivre dans un éternel présent inamovible et même temps en révolution marchande perpétuelle. En supprimant l'Histoire on leur coupe l'envie de pouvoir descendre aux archives et de voir que des contestations (parfois même victorieuses) contre ce monde aient été possible. Il ne faudrait pas leur donner des idées de révolution tout de même ! Seules les révolutions approuvées par l'Etat et qui ne le remettent pas en question sont autorisées! Ils n'ont même plus l'idée de savoir que tout ce qui était vrai autrefois est devenu faux aujourd'hui et vice versa. Et lorsqu'on vit dans un monde où tout est faux, on s'imagine alors qu'on vit dans le vrai puisqu'aucune comparaison n'est plus désormais possible.

L'économie ayant de plus terminé sa fusion avec le politique, le citoyen moderne n'a même plus besoin de réfléchir ni de penser ; on le fait à sa place. C'est alors que le monde médiatique et ses cohortes d'experts interviennent et commencent à fredonner leurs paisibles berceuses. L'individu est désormais contraint de penser selon les codes et les chemins déjà tracés pour lui. Toute déviation ou passage sur un chemin de traverse est puni. Tout doit être au service de la marchandise y compris ce qu'on croyait rester dans le domaine du non-marchand à jamais. La science est au service des labos, de Monsanto etc..., l'art contemporain est au service de la finance, et est placé sur un même pied d'égalité que des chefs d'oeuvre classiques par des spécialistes ou des ministres de la "Culture" corrompus. Même l'école est devenu aujourd'hui le haut lieu de l'apprentissage de l'analphabétisme.

Enfin Debord termine en apothéose sur la question de l'Etat en le comparant à la Mafia. "On se trompe chaque fois que l'on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l'Etat : il ne sont jamais en rivalité". En réalité l'Etat et la Mafia sont complémentaires et sont construits sur le même schéma. L'Etat est simplement la forme légalisée de la pègre.

Reste à espérer que l'on soit de plus en plus nombreux à suivre les conseils prodigués par Debord dans ses textes courts mais efficaces et de nous rappeler que tout ce qui n'est pas une critique radicale et sans concession de l'Etat et du Capital sous toutes ses formes ne sert qu'à le renforcer. Il faut se rendre irrécupérable aux yeux du spectacle marchand : dernière forme de résistance.


Du Terrorisme et de l'État : La théorie et la pratique du terrorisme divulguées pour la première fois
Du Terrorisme et de l'État : La théorie et la pratique du terrorisme divulguées pour la première fois
par Gianfranco Sanguinetti
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le terrorisme de masse est toujours d'origine étatique, 5 mars 2016
Sanguinetti a sans doute écrit le livre définitif sur tout ce qu'il faut savoir à propos du terrorisme de grande envergure. Il prend largement pour exemple les attentats de la fin des années 70 en Italie durant les fameuses années de plomb, mais son analyse peut tout aussi bien concerner n'importe quelle action terroriste de masse.
Que s'est il passé en Italie ? D'abord des grèves ouvrières très vivaces que l'Etat et les syndicats aux ordres (pléonasme) avaient du mal à endiguer. Il fallait donc trouver une solution au problème. Quoi de mieux donc d'infiltrer les milieux d'extrême-gauche, de manipuler quelques excités et de leur faire commettre des attentats pour mettre la trouille à toute la population et accuser les grévistes. L'Etat Italien a donc infiltré (ou crée de toutes pièces les fameuses autant que mystérieuses ("fantomatiques" selon l'expression de Sanguinetti) Brigades Rouges et fait assassiner Aldo Moro, un célèbre politicien de l'époque.
Tout au long de son texte Sanguinetti n'a de cesse de rappeler que le véritable ennemi de l'Etat n'est pas les terroristes (c'est lui qui les crée) mais bien le prolétariat en arme qui menace de le renverser (surtout dans les périodes révolutionnaires). Blanqui l'avait déjà très bien exprimé dans son toast de Londres en 1851 : "On se prosterne devant les baïonnettes, on balaye les cohues désarmées. La France hérissée de travailleurs en armes, c'est l'avènement du socialisme. En présence des prolétaires armés, obstacles, résistances, impossibilités, tout disparaîtra. Mais, pour les prolétaires qui se laissent amuser par des promenades ridicules dans les rues, par des plantations d'arbres de la liberté, par des phrases sonores d'avocat, il y aura de l'eau bénite d'abord, des injures ensuite, enfin de la mitraille, de la misère toujours.
Que le peuple choisisse !"
Et Marx l'avait ensuite résumé : "Pour l'Etat il n'existe qu'une seule et inviolable loi : la survie de l'Etat !"

Que les prolétaires ne se trompent donc pas et ne se laissent pas abuser par tous les chiffons rouges agités par les bourgeois ou les différentes sectes rouges (léninistes, trotskistes, staliniens, anti-fascistes...) : l' ennemi du prolétariat, c'est l'Etat et le Capital dans sa totalité ! Pas le fascisme !
C'est pour cette raison que Sanguinetti conclut son texte en rappelant que le terrorisme n'a jamais été et ne sera jamais un moyen de lutte efficace du prolétariat, seul l'Etat et les faux communistes (on peut rappeler ici l'apologie du terrorisme rouge par Trotsky dans son livre "Communisme et terrorisme") utilise ce genre de méthodes, pour dominer par la terreur et faire passer les bourreaux pour les victimes.

Citons maintenant ces quelques lignes qui terminent ce livre si précieux : "Et quant à nous subversifs, qui sommes précisément avec l'opposition ouvrière, et non avec l'Etat, démontrons-le avant tout et en toutes occasions en démasquant toujours tous les actes de terrorisme des services de l'Etat, auquel nous laissons volontiers le monopole de la terreur ; il s'agit de rendre l'infamie plus infâme encore, en la livrant à la publicité : à la publicité qu'elle mérite.[...] Des millions de consciences opprimées se réveillent et se rebellent chaque jour contre l'exploitation : et les ouvriers sauvages savent parfaitement que la révolution sociale ne se fraye pas un chemin en accumulant des cadavres sur son passage - ça, c'est une prérogative de la contre-révolution stalino-bourgeoise, prérogative qu'aucun révolutionnaire ne lui à jamais contestée. Et quant à ceux qui ont rejoint le militantisme aliéné et hiérarchique au moment de sa faillite, il ne deviendront subversifs qu'à la seule condition d'en sortir. [...]Et ceux qui prétendent encore vouloir combattre l'aliénation de manière aliénée, par le militantisme et l'idéologie, se rendront très vite compte qu'ils ont renoncé à tout combat réel. Ce ne sont certainement pas des militants qui feront la révolution sociale, ni les services secrets et la police stalinienne qui l'empêcheront"


LES SYNDICATS CONTRE LA REVOLUTION.
LES SYNDICATS CONTRE LA REVOLUTION.
par PERET BENJAMIN ET MUNIS G.
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Les syndicats : police éternelle du Capital, 8 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : LES SYNDICATS CONTRE LA REVOLUTION. (Broché)
Cette étude du syndicalisme publiée en 1952 pour le première fois par le poète surréaliste Benjamin Péret et son ami G. Munis est une arme décisive pour comprendre le rôle néfaste joué par les syndicats depuis plus d'un siècle maintenant. Péret commence par faire un bref historique de la naissance des premiers syndicats ouvriers en France à la fin du XIXè siècle où ces derniers défendaient légitimement les intérêts de la classe des prolétaires nouvellement formée et qui était en voie d'obtenir une conscience critique radicale contre les exploiteurs en tout genre.
La première trahison des syndicats vint lors de la première guerre mondiale où ils se rangèrent du côté des capitalistes dans l'acceptation de la guerre au lieu de maintenir la position internationaliste de l'alliance de tous les prolétariats du monde contre les bourgeoisies qui avaient à cœur de mener les ouvriers et les paysans à l'abattoir.

Les syndicats se sont donc révélés comme les meilleurs partenaires (aujourd'hui on dit même "partenaires sociaux") de la classe des exploiteurs. Au lieu de revendiquer et d'exiger l'abolition pure et simple du salariat, les syndicats ne font que négocier la longueur de la chaîne qui détruit la vie des travailleurs. De plus, leurs revendications, au lieu d'être plus dures contre la classe capitaliste, n'ont cessé de s'amollir, confinant au ridicule. Pas étonnant qu'aujourd'hui les syndicats soient désertés et que plus aucun travailleurs ne leur fassent confiance. Le syndicalisme n'a jamais été révolutionnaire, mais seulement réformiste. En période de révolution, le syndicat sera toujours un frein à la révolution et une aide précieuse à la classe capitaliste pour diviser au maximum la classe prolétaire.

Je ne résiste pas au plaisir de citer ce passage dans le texte de Munis qui est prémonitoire : "La bureaucratie stalinienne, mieux encore qu'aucune bourgeoisie, sait intensifier l'exploitation en accélérant le rythme du travail et en introduisant dans le prolétariat le plus grand nombre possible de catégories. C'est le moyen traditionnel du capitalisme pour stimuler la production, que de substituer à l'intérêt historique homogène du prolétariat une multiplicité d'intérêts hétérogènes immédiats, qui sont autant d'entraves à l'action révolutionnaire commune."
On pourrait remplacer dans ce paragraphe "bureaucratie stalinienne" par "sociologie universitaire" et l'on aurait une belle mise à jour des stratégies employées par le Capital pour détruire les luttes du prolétariat unifié.

La solution est donc de dénoncer les syndicats comme police du Capital dans les usines et de les remplacer par des conseils ouvriers révolutionnaires dont le mot d'ordre serait : ABOLITION DU SALARIAT !
Voilà ce que nous font comprendre ici ces deux textes de Péret et Munis, d'une importance capitale, proprement révolutionnaire.


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