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Contenu rédigé par Romur
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Romur "Romur" (France)
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Les falsificateurs
Les falsificateurs
par Antoine Bello
Edition : Poche
Prix : EUR 9,70

3.0 étoiles sur 5 A Bello n'a pas le talent qu'il prête à ses héros, 19 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les falsificateurs (Poche)
Antoine Bello, écrivain français résidant aux Etats-Unis vous raconte l’histoire de l’islandais Sliv Darthunguver qui, fraichement diplômé de géographie, rentre dans un cabinet d’études environnementales. Mais après quelques temps (temps un peu trop court pour être réaliste) son patron Gunnar lui révèle qu’il ne s’agit que d’une couverture pour une organisation secrète, le Consortium de Falsification du Réel, dans lequel il lui propose de travailler. Les agents travaillent à mettre au point des scenarii pour modifier la réalité, puis les mettre en oeuvre en allant par touches modifier des documents existants, des lieux, fabriquer des preuves, diffuser des idées... Rien n’est laissé au hasard pour rendre crédible ces nouvelles réalités. Sliv commence son initiation et sa progression dans l’organisation dont les objectifs demeurent obscurs. Le pitch est séduisant !
Malheureusement, Antoine Bello n’a pas les talents de scénariste et de falsificateurs qu’il prête à ses héros quand il s’agit de rendre crédible son récit. Il n’a pas choisi un livre à suspens ou bien un roman d’actions ce qui est son droit (en ce sens on est bien loin d’un Le Carré ou d’un K. Dick contrairement à ce que laisse entendre la 4ème de couverture). Sans doute certaines questions auront-elles leurs réponses dans les tomes suivants (quels sont les buts du CFR, d’où viennent ses moyens phénoménaux, comment une organisation pareille peut-elle exister depuis des dizaines d’années sans avoir été détectée ni dénoncée alors qu’elle recrute par petite annonce...). Mais pourquoi consacre-t-elle des moyens à inventer des écrivains romantiques inconnus, à côté d’objectifs convenus façon socio-écolo-bien pensant ? Les personnages bien qu’un peu caricaturaux sont attachants mais pourquoi le héros censé être super-doué et très prometteur nous donne-t-il l’impression d’être parfois godiche et manipulable ? Pas m’al d’invraisemblances.
Bref, une super idée gâchée par une réalisation moyenne. Mais comme l’écriture est facile (c’est-à-dire le style un peu plat) Les falsificateurs est un bon roman pour se détendre.


La Trilogie de Transylvanie : Tome1, Vos jours sont comptés
La Trilogie de Transylvanie : Tome1, Vos jours sont comptés
par Miklós Banffy
Edition : Poche
Prix : EUR 15,80

4.0 étoiles sur 5 Tolstoï en Transylvanie, 18 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Trilogie de Transylvanie : Tome1, Vos jours sont comptés (Poche)
Vous avez en mémoire vos cours d’histoire sur la première guerre mondiale, la fin de l’empire austro-hongrois, les problèmes des nationalités en Europe centrale.
Miklos Banffy vous propose une plongée dans les années qui ont précédé, à partir de 1904. Ses héros principaux sont transylvains (région aujourd’hui rattachés à la Roumanie), tous membres de la haute société et de la noblesse (même si être transylvains ce n’est pas tout à fait comme être hongrois de Budapest, ce qui n’est pas être autrichien de Vienne).
Et toute cette bonne société se retrouve à date fixe pour la chasse, les courses, les bals, migrant entre la capitale et leurs domaines en province. Il faut marier les filles, les jeunes gens mènent la belle vie, certains dilapident la fortune familiale au jeu, de jeunes femmes souffrent de mariage ratés et se cherchent des amants, des administrateurs sans vergogne s’enrichissent au dépens de leur maître trop confiant. Si vous avez lu Balzac ou Tostoï vous êtes familiers avec cette ambiance.
Si vous ne vous passionnez pour le drame affectif d’Adrienne (un très beau personnage), la carrière politique de Balint ou la déchéance de Laszlo, vous serez peut-être comme moi attentifs aux événements politiques, vous découvrirez la mécanique démocratique de l’Empire, les menées populistes des extrémistes et des indépendantistes hongrois. Et vous vous direz en voyant le jeu des partis, les ambitions carriéristes faisant fi de l’intérêt public, les négociations en coulisse, que rien n’a changé et que le système parlementaire reste affligé des mêmes tares à toutes les époques et dans tous les pays. « S’en tenir à son propre crédo, ne voir qu’un tissu d’erreurs dans celui de la partie adverse, tel est le principe de la vie parlementaire.[…] L’opposition restant toujours l’opposition, n’avait jamais pu acquérir une expérience gouvernementale. Le parti qui avait jusque-là détenu le pouvoir ne pouvait voir dans ses adversaires que des ennemis. » Et ce passage-là « Ainsi donc le programme oppositionnel qui avait accueilli toutes les revendications populaires et dans une bonne partie n’avait été adopté que dans un but électoraliste constituait pour l’opposition […] un obstacle infranchissable. […] Les partisans du compromis de 1867 qui, oubliant leurs propres convictions, n’avaient rejoint le bloc de l’opposition que pour faire tomber Tisza se trouvaient prisonniers du camp des indépendantistes. » Tout ressemblance avec le Brexit...
Dernier intérêt du roman : le style extraordinaire de Miklos Banffy et notamment des descriptions de paysages, de château, de cascade absolument éblouissantes. J’ai marqué certaines pages pour pouvoir les lire et les relire !
Malgré tout, je dois avouer une hésitation à l’idée d’acheter les deux tomes suivant (750 pages chacun) pour poursuivre l’analyse politique de l’Autriche-Hongrie : les intrigues mondaines de ce Tolstoï du XXème siècle ne m’ont pas assez accroché.


Outre-Terre
Outre-Terre
par Jean-paul Kauffmann
Edition : Broché
Prix : EUR 21,90

3.0 étoiles sur 5 Petite leçon d'histoire, 18 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Outre-Terre (Broché)
Voyage en famille, leçon d’histoire, réflexion intérieure.
Outer-terre, c’est un peu tout cela. Une visite dans cette enclave russe (autrefois la Prusse orientale) coincée entre la Lituanie et la Pologne, sur le site de la bataille napoléonienne d’Elnau, aujourd’hui Bagrationovsk.
JP Kauffmann entrelace le récit de ses quelques jours de vacances, ses souvenirs d’un voyage plus ancien, le déroulement de la bataille, l’analyse des tableaux d’époque représentant la scène et des réflexions personnelles.
C’est bien écrit avec de belles descriptions (notamment les paysages d’hiver), documenté, ça se lit bien malgré l’entrelacement volontaire des différents sujets. Pas de quoi se pâmer pour autant.


Wildlife
Wildlife
par Richard Ford
Edition : Broché
Prix : EUR 9,32

4.0 étoiles sur 5 Des mots qui voudraient réparer quelque chose de brisé, 17 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wildlife (Broché)
Joe, 16 ans, vit dans une famille de la classe moyenne américaine, dans une petite ville du Montana (nord des états unis, au pied des rocheuses, l’économie de l’état est dominée par les industries extractives et l’agriculture, l’Amérique profonde).
Ce bref roman décrit la dislocation de la famille en quelques jours après la perte de son emploi par le père, sa quête de légitimité dans la lutte contre l’incendie qui ravage les Rocheuses, l’infidélité conjugale subite de la mère. Narrateur témoin et otage, Joe souffre en silence et s’efforce de maintenir le lien avec des parents qu’il aime malgré tout. Mais la destruction progresse inexorablement, parfois par bonds imprévisibles, comme le brasier poussé par le vent à quelques dizaines de kilomètres de là.
Un livre sur les difficultés de la vie, les faiblesses et la complexité des individus, les espoirs déçus, l’absence d’échappatoire dans nos existences. L’écriture est puissante et pleine de retenue, le livre terriblement humain.


Moby-Dick
Moby-Dick
par Herman Melville
Edition : Poche
Prix : EUR 4,00

4.0 étoiles sur 5 Monumental, 17 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moby-Dick (Poche)
Moby Dick est à la fois célèbre (comme classique de la littérature ayant créé un mythe) et méconnu car assez peu lu.
Il faut dire que le roman n’est pas d’un abord facile, entre une introduction un peu philosophique et un certain nombre de passages décrivant longuement la classification et moeurs des baleines ou bien les techniques de chasse et l’organisation du navire, avec un vocabulaire abscons pour qui n’a jamais étudié la marine à voile.

Une fois lancé, le lecteur peut aborder le livre à plusieurs niveaux (d’où la nécessité de le lire plusieurs fois) :
- épique avec cette poursuite folle de la baleine blanche par un Achab assoiffé de vengeance entrainant avec lui un équipage subjugué : les moments d’attente alternent avec les combats à l’arme blanche contre les géants des mers avant l’affrontement final.
- moral avec la réflexion philosophique et religieuse sur le Mal et la volonté de puissance (l’expression n’avait pas encore été inventée !) où Melville multiplie les symboles et les références bibliques (maîtrisé par son lectorat protestant qui se nourrissait de la Bible mais beaucoup moins accessibles au lecteur moderne) ;
- documentaire sur les pratiques et méthodes de chasse à la baleine, ainsi que son économie.
Le tout est servi par une langue riche, pleine de verve, de force et de poésie, pour planter aussi bien les décors que camper les personnages tous hauts en couleur et quasi-improbables.


Moby Dick
Moby Dick
par Herman Melville
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

4.0 étoiles sur 5 Monumental, 17 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moby Dick (Poche)
Moby Dick est à la fois célèbre (comme classique de la littérature ayant créé un mythe) et méconnu car assez peu lu.
Il faut dire que le roman n’est pas d’un abord facile, entre une introduction un peu philosophique et un certain nombre de passages décrivant longuement la classification et moeurs des baleines ou bien les techniques de chasse et l’organisation du navire, avec un vocabulaire abscons pour qui n’a jamais étudié la marine à voile.

Une fois lancé, le lecteur peut aborder le livre à plusieurs niveaux (d’où la nécessité de le lire plusieurs fois) :
- épique avec cette poursuite folle de la baleine blanche par un Achab assoiffé de vengeance entrainant avec lui un équipage subjugué : les moments d’attente alternent avec les combats à l’arme blanche contre les géants des mers avant l’affrontement final.
- moral avec la réflexion philosophique et religieuse sur le Mal et la volonté de puissance (l’expression n’avait pas encore été inventée !) où Melville multiplie les symboles et les références bibliques (maîtrisé par son lectorat protestant qui se nourrissait de la Bible mais beaucoup moins accessibles au lecteur moderne) ;
- documentaire sur les pratiques et méthodes de chasse à la baleine, ainsi que son économie.
Le tout est servi par une langue riche, pleine de verve, de force et de poésie, pour planter aussi bien les décors que camper les personnages tous hauts en couleur et quasi-improbables.


Chaminadour: Contes, nouvelles et récits
Chaminadour: Contes, nouvelles et récits
par Marcel Jouhandeau
Edition : Broché
Prix : EUR 30,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A découvrir absolument, à plus petite dose, 17 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chaminadour: Contes, nouvelles et récits (Broché)
Jouhandeau est un nom que j’avais entendu dans ma famille. Aussi lorsque je suis tombé dans la revue Commentaires sur une critique élogieuse de la réédition d’une partie de ses œuvres chez Gallimard sous le titre Chaminadour, j’ai immédiatement commandé le livre.

Chaminadour c’est le nom de la petite ville de province où se déroulent tous les contes et récits de ce gros volume (tout un autre pan de ses romans se passe dans Paris). Sous des pseudonymes à peine voilés, il fait revivre les habitants de Guéret et recrée avec humour et méchanceté l’ambiance mesquine, cruelle, médiocre, avare de cette cité « trop petite pour mériter le nom de ville, trop grande pour s'appeler bourg ». Commerçants, rentiers, paysans, prêtre, vieilles filles sont présentés, analysés, mis en scène sans par la plume acérée et faussement naïve de ce moraliste et peintre de mœurs... on comprend que les Guérétois aient développé à l’époque une haine féroce contre lui !

Si bien des passages sont incontestablement jubilatoires et si le retour de certains personnages de roman en roman et de nouvelle en nouvelle permet d’entretenir l’ambiance, il faut être un fan inconditionnel pour arriver au bout des 1540 pages, même en faisant des pauses. Pour découvrir Jouhandeau et savourer son univers, je recommande donc de commencer prudemment d’acheter les récits à l’unité, en commençant par La jeunesse de Théophile (roman de jeunesse largement autobiographique de ce fils de boucher) pour poursuivre avec Prudence Hautechaume ou Chaminadour.


Une saison ardente
Une saison ardente
par Richard Ford
Edition : Poche
Prix : EUR 9,10

4.0 étoiles sur 5 Des mots qui voudraient réparer quelque chose de brisé, 3 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une saison ardente (Poche)
Joe, 16 ans, vit dans une famille de la classe moyenne américaine, dans une petite ville du Montana (nord des états unis, au pied des rocheuses, l’économie de l’état est dominée par les industries extractives et l’agriculture, l’Amérique profonde).
Ce bref roman décrit la dislocation de la famille en quelques jours après la perte de son emploi par le père, sa quête de légitimité dans la lutte contre l’incendie qui ravage les Rocheuses, l’infidélité conjugale subite de la mère. Narrateur témoin et otage, Joe souffre en silence et s’efforce de maintenir le lien avec des parents qu’il aime malgré tout. Mais la destruction progresse inexorablement, parfois par bonds imprévisibles, comme le brasier poussé par le vent à quelques dizaines de kilomètres de là.
Un livre sur les difficultés de la vie, les faiblesses et la complexité des individus, les espoirs déçus, l’absence d’échappatoire dans nos existences. L’écriture est puissante et pleine de retenue, le livre terriblement humain.


La Fayette
La Fayette
par Gonzague Saint Bris
Edition : Poche
Prix : EUR 8,70

3.0 étoiles sur 5 Récent, détaillé mais un peu lourd, 25 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Fayette (Poche)
Gonzague Saint Bris nous livre la biographie la plus récente de La Fayette, fruit d’un travail approfondi de recherche et de bibliographie.
Si nous avons retenu le rôle du tout jeune La Fayette dans la guerre d’indépendance américaine, si parfois son nom apparait furtivement dans les manuels d’histoire pour la révolution française, on ignore en général le rôle qu’il a joué pendant plusieurs dizaines d’années en arrière-plan de la vie politique française, traversant les régimes, les révolutions et les restaurations en restant fidèle à son idéal de liberté et de démocratie.
La biographie de La Fayette est donc aussi une occasion de se replonger dans l’ambiance et les événements de cette période charnière de notre histoire.

Dommage que Gonzague Saint Bris manque parfois un peu d’objectivité dans sa présentation des personnages. On regrette surtout que les mises dans le contexte historique se fassent avec une lourdeur maladroite (l’interminable introduction avec Fragonard !), des effets répétitifs (parler longuement des caractéristiques physiques et actions d’un personnage avant de le nommer). On regrette enfin un style souvent ampoulé et prétentieux auquel il manque l’élégance et la légèreté des grands écrivains.


La supplication : Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse - Prix Nobel de Littérature 2015
La supplication : Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse - Prix Nobel de Littérature 2015
par Svetlana Alexievitch
Edition : Poche
Prix : EUR 5,80

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Jusqu'où ?, 11 juin 2016
Selon sa méthode habituelle, Svetlana Alexievitch recueille et met en forme les témoignages. Ici, Tchernobyl, après que l'apocalypse a empoisonné l'air, la terre, les corps et les esprits.
A lire, par delà la description des souffrances, des vies brisées, comme une formidable exploration de l’âme humaine et d’un système politique.
Un système où la corruption et la bassesse jouent le même rôle que dans n’importe quelle hiérarchie, mais où le règne du mensonge et l’interdiction de critiquer le régime et le parti éliminent tous les freins et tous les garde-fous. Un système qui en effaçant l’individu au détriment du collectif est prêt à sacrifier des vies humaines par milliers mais qui a su communiquer au peuple un extraordinaire amour de la patrie et un sens du sacrifice hors norme. On reste sans voix devant ces soldats qui, par mélange de bravoure et d’inconscience, sont allés à tour de rôle quelques minutes sur le toit du réacteur en feu pour évacuer les débris, là où les robots et les machines ne tenaient pas.
C’est un aspect de La supplication, mais il y a trop de choses dans ces témoignages pour en donner une idée dans une simple critique. Alors lisez pour entendre la voix des épouses qui perdent leur mari, la voix des enfants exilés, la voix des soldats qui suivaient des ordres ubuesques, la voix des médecins à qui on ordonnait de ne pa semer la panique...


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