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Autonome (London United Kingdom)

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Dictionnaire d'anti-citations pour vivre très con et très heureux
Dictionnaire d'anti-citations pour vivre très con et très heureux
par Franz-Olivier GIESBERT
Edition : Broché

1.0 étoiles sur 5 Inepte, 5 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dictionnaire d'anti-citations pour vivre très con et très heureux (Broché)
Un an après nous avoir gratifié de son meilleur livre ("la cuisinière d'Himmler"), Giesbert nous balance son pire, avec ce dictionnaire d'anti-citations aussi médiocre que sentant le recyclage.
On a peine à penser le nombre de pensions alimentaires qu'il a fallu payer pour que FOG se sente acculé à sortir ce bouquet de banalités indignes et insipides - et souvent utilisées à meilleur escient dans ses livres précédents.
Le seul bon moment de ce pensum infâme est l'essai de la fin, sur les libraires, touchant et gracieux. Mais ceux qui ont poursuivi jusque là ne doivent pas être très nombreux. En bref: une catastrophe injustifiable, que personne n'aurait dû avoir la faiblesse de publier...


La cuisinière d'Himmler
La cuisinière d'Himmler
par Franz-Olivier Giesbert
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Merveilleux!, 25 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La cuisinière d'Himmler (Broché)
Quand Giesbert annonce son dernier essai politique en 2012 (dans ses "Derniers carnets") on se dit que le temps va être long: jusque là, FOG avait écrit des biographies et des essais politiques brillants, des récits souvent magnifiques, mais des romans largement oubliables...
J'aurais mieux fait de ne pas me faire de souci: une fois libéré des attentes commerciales du livre politique, Giesbert retrouve une énergie vitale créatrice vibrante, colorée et pittoresque, et il nous pond le roman picaresque "larger than life" qu'il n'avait fait qu'ébaucher dans le consterrnant "Huitième Prophète". "La cuisinière d'Himmler" est un portrait de femme grandiose, azimuté mais aussi merveilleusement structuré qui englobe magnifiquement ce XXème siècle des assassins, que le roman condamne largement par ailleurs.
On ne sait qu'admirer le plus: un récit sans temps mort? une érudition qui ne la ramène pas (trop)? un sens de la narration au féminin qui est fort bienvenu? des personnages mémorables?
Il y a tout cela dans "La cuisinière d'Himmler" et plus encore: un amour de la vie sincère, une volonté de rebondir et de chercher le bonheur à tout prix, des personnages (enfin au moins certains) attachants...et puis il y a aussi la vengeance, et puis la cuisine, et puis Marseille.
En bref, 365 pages de bonheur littéraire absolu. Bien sur, FOG ne peut s'empêcher une dégeulasserie par roman - par bonheur celle de "La cuisinière d'Himmler" arrive assez vite et ne dure pas trop longtemps: il s'agit d'un examen assetz exhasutif et peu ragoûtant du beau métier de castreur de moutons...
Mais bon - on va pas lui enlever une étoile pour ça quand même??!!
Au final, on a ici le meilleur roman de Giesbert, et sans doute aussi son meilleur livre, à placer à cotè de "François Mitterrand, une vie" (1996), "L'Américain (2004)", "L'Immortel" (2007), "La tragédie du Président" (2006) et "Le Vieil homme et la mort" (1995). A moins que ce ne soit juste au dessus...


Les Amants du Spoutnik
Les Amants du Spoutnik
par Haruki Murakami
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

2.0 étoiles sur 5 Bluette murakamienne, 19 juillet 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Amants du Spoutnik (Broché)
Publié en 1999, "Les Amants du Spoutnik" est le premier roman de Murakami depuis le gigantesque et génialissime "Chroniques de l'oiseau à ressorts" (1994-1995). C'est également le premier roman publié par l'auteur depuis son retour d'exil et il s'inscrit dans un contexte très lourd. Entre 1996 et 2000, Murakami a planché sur "Underground", récit magnifique et bouleversant sur l'attentat au gaz sarin perpétré à Tokyo le 20 mars 1995. En 2000, il publie "Après le tremblement de terre", six nouvelles autour d'un autre drame identitaire du Japon de la fin du XXème siècle, le tremblement de terre de Kobé, le 17 janvier 1995.
Entre ces deux drames et les oeuvres qu'ils ont inspirés à Murakami, ces amants du Spoutnik: une pause, une parenthèse, assez courte et légère - malheureusement assez insignifiante.

Pourtant tout commence fort, trop fort: le premier paragraphe de l'oeuvre est l'un des plus forts, les plus flamboyants, et les plus romantiques de toute l'oeuvre d'Haruki Murakami. Les 275 pages qui suivent ne sont malheureusement pas à la hauteur, et "Spoutnik" est, à ce stade de la carrière de Murakami, son ouvrage le plus faible. Pourquoi?
D'abord à cause d'une intrigue qui a l'épaisseur d'un papier à cigarettes: A est amoureux de B qui aime C mais B n'aime pas A en retour. Quand B disparaît, C appelle A pour l'aider à la retrouver.
Ensuite, à cause de la prétention tant stylistique qu'intellectuelle du propos. Murakami gonfle sa narration de descriptions d'îles grecques, de villes italiennes et de vignobles français, sans nul doute des relents de son exil à la fin des années 80, recyclés ici pour la bonne cause.
On retrouve également la thématique du mirroir et du double, superbement détaillée dans les "Chroniques" et dans "1Q84", mais qui ici fait franchement désordre dans un roman d'amour qu'on croit très longtemps réaliste.
Au sein de cette gabegie qui n'aurait dû être qu'une nouvelle, difficile de sauver quoi que ce soit. Au sein des romans d'amour de Murakami, ma préférence va à "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil", livre d'une grande puissance et d'une grande maturité, bien plus réussi que la "Ballade de l'impossible", best seller boutonneux et peine-à-jouir, lui-même à des années-lumière au-dessus de ces tristes amants du Spoutnik...


Derniers carnets : Scènes de la vie politique
Derniers carnets : Scènes de la vie politique
par Franz-Olivier Giesbert
Edition : Broché
Prix : EUR 6,90

3.0 étoiles sur 5 En ma fin est mon commencement, 25 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Derniers carnets : Scènes de la vie politique (Broché)
C'est ici que tout a commencé pour moi avec FOG: à la recherche d'un bouquin facile à lire pour occuper mes vacances plagistes, je me suis perdu avec jubilation dans la campagne présidentielle 2012 vue à travers le prisme giesbertien. Frappé de lubie monomaniaque, j'ai par la suite acheté tous ses bouquins, et me voilà aujourd'hui de retour à relire les derniers carnets du bonhomme, quatre ans après sa parution, et cette fois-ci à les critiquer, avec bien moins d'enthousiasme qu'à l'époque.
En effet, à la relecture, on se rend compte que le bonhomme n'a qu'un seul objectif - farie perdre Nicolas Sarkozy, pour lequel il éprouve une haine aussi tenace que profonde. Tous les hommes politiques de la Vème République d'après De Gaulle y passent, et ne sont évoqués (et parfois invoqués) que pour mettre en avant la médiocrité supposé du candidat-président. Même François Hollande se voit paré de grâces invraisemblables - ce qui est un comble compte tenu de l'acharnement que lui vouera Giesbert dès le début de son élection.
En bref, voilà le troisième médiocre livre consécutif de Giesbert après le haineux "Mr. Le Président" et le nullissime "Dieu, ma mère et moi". Coimme après la lecture de "L'Abatteur", j'ai presqu'envie de m'arrêter là mais au moins ici j'ai la certitude qu'il s'agit du dernier livre politique de l'auteur...
Autre chose? peut-être: Les "Derniers Carnets" sont à l'origine de la passion de Marion van Reterghem, alors journaliste au Monde, pour Franz-Olivier Giesbert: elle allait devenir la biographe autorisée du phénomène..Tout cette collusion est assez dégeulasse en fait...


Underground
Underground
par Haruki MURAKAMI
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

5.0 étoiles sur 5 Transition, 19 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Underground (Broché)
"Underground" est un témoignage, le premier livre de "non fiction" de Haruki Murakami, et un trait d'union essentiel entre les deux périodes créatrices de son auteur. Sa genèse en est compliquée et mérite quelques précisions.
Entre janvier et mars 1995, le Japon contemporain est le cadre de deux terribles tragédies: le séisme de Kobé (6500 morts, 44000 blessés) et l'attentat du métro de Tokyo au gas sarin par la secte Aum (12 morts, 5000 blessés). Ces deux évènements choquent beaucoup Murakami qui va en faire le cadre de deux livres, et qui va surtout le pousser à se réinstaller au Japon après près d'une décennie d'exil.
L'auteur va travailler sur "Underground" (témoignage aussi précis et exhaustif que possible des victimes de l'attaque au gaz sarin) entre janvier et décembre 1996. "Underground" est publié avec l'essai de Murakami "Cauchemar aveugle, où allons-nous, nous Japonais?". Lourdement critiqué à l'époque d'avoir créé un objet unilatéral qui ne laissait aucune place aux membres (anciens et actuels) de la secte Aum, Murakami se décide finalement à interviewer les membres de la secte et le résultat de ses recherches est publié dans le magazine "Bungei Shunju" entre avril et octobre 1997 puis rassemblé en essai sous le titre "Le lieu promis" en 1998.
En 2000, "Underground" est traduit en Anglais, mais sous une forme considérablement simplifiée: une version abrégée de "Underground" (avec 34 interviews au lieu de 62 dans la version originale) complétée par "Le lieu promis" et "cauchemar aveugle". C'est sans doute la version définitive souhaitée par l'auteur puisque le "Underground" qui sort en français en 2013 est une traduction de la version anglaise telle que décrite ci-dessus.

Une fois ces précisions posées, on peut se lancer dans la critique et dire qu"Underground" est un livre d'une puissance épouvantable.
On avait laissé Murakami sur un chef d'oeuvre littéraire ("Chroniques de l'oiseau à ressort") et on le retrouve comme grand maître d'une quête journalistico-littéraire, où les souvenirs de ces hommes et ces femmes ne sont amendés par l'auteur que par le petit paragraphe introductif qui tend à présenter chaque personne, sa profession, ses goûts, et sa conclusion sur l'horreur dont il ou elle a été victime.
Chaque partie est dédiée à un bras du métro (puisque l'attentat a coordonné par plusieurs personnes sur cinq rames différentes) et malgré la similitude des circonstances, le lecteur n'arrive jamais à éprouver la moindre lassitude devant l'horreur ' et c'est là le grand genie de Murakami, démultiplier les points de vue, et arriver à transformer cette tragédie collective en destin individuel.
Il est vrai que la plupart des témoins de l'attaque se sont bien remis. Mais le corps du livre, ses deux poumons en fait sont d'une part l'interview de Shizuko Akashi, jeune femme de 31 ans laissée lourdement handicapée par l'attaque, et d'autre part la famille de Eiji Wada, mort alors que sa femme était enceinte d'une petite fille.
Dans ces moments-là, extrêmement éprouvants, Murakami oublie ses artifices géniaux de conteurs romanesque, et s'ouvre à nous avec candeur et angoisse: est-ce que je vais réussir à rendre compte de cette situation sans misérabilisme? Est-ce que mes talents d'écrivain arriveront à protéger l'intégrité de ces personnes, de ces familles, au destin brisé mais qui doivent malgré tout continuer à vivre?
Dans ces moments-là, Murakami touche la grâce, et démontre que quelque chose peut sortir de la pire épouvante, que la vie est là, et qu'il faut la protéger. Que la vie doit continuer, malgré tout.
Une belle leçon en somme, mais ce sont les témoins qui nous la donnent. Murakami n'en est que le brilliant passeur.


Dieu, ma mère et moi
Dieu, ma mère et moi
par Franz-Olivier Giesbert
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

2.0 étoiles sur 5 Ronflant, 20 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dieu, ma mère et moi (Broché)
Troisième volet de la "trilogie autobiographique" de FOG (après "L'Américain" en 2004 et "Un très grand amour" en 2010), "Dieu, ma mère et moi" est l'essai le plus mauvais de la carrière de Franz-Olivier Giesbert. Après un superbe essai consacré à son père, et un fort beau roman autobiographique sur la misère de l'homme de 50 ans, ce troisième opus devait sans doute être initialement consacré à la mère de l'auteur, "une caricature de sainte mystique qu'un rien exaltait", comme l'auteur le dit lui-même.
Le problème c'est que très vite Giesbert abandonne toute idée directrice pour livrer un fourre-tout abscons et sentencieux sur le panthéisme, sa liste de bouquins préférés, des citations idiotes et un intermède inutile sur le végétarisme - thème qui allait nourrir la prose giesbertienne de façon plus substantielle à partir de 2014.
"Dieu, ma mère et moi" est un livre très court - mais il va tellement dans tous les sens, il est tellement paresseusement édité qu'on a l'impression qu'il est beaucoup plus long qu'il ne l'est en réalité.
En bref: Une occasion manquée et un livre qui s'apparente plus à un brouillon qu'à un projet finalisé...


Chroniques de l'oiseau à ressort
Chroniques de l'oiseau à ressort
par Haruki Murakami
Edition : Broché
Prix : EUR 23,50

5.0 étoiles sur 5 Murakami, deuxième chef d'oeuvre, 30 avril 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chroniques de l'oiseau à ressort (Broché)
Dernier roman d'exil avant le retour au Japon, "Chroniques de l'oiseau à ressort", publié en trois parties dans sa langue originale entre 1994 et 1995, est le second chef d'oeuvre d'Haruki Murakami. Le premier , "La Fin des Temps", critiqué ici (La fin des temps) était déjà un pavé halluciné de 600 pages dont les chutes de tension et le côté un peu trop "genre" ne pouvaient faire oublier un talent brut incontestable.
Les "Chroniques", roman-fleuve de 822 pages, est assurément le second chef d'oeuvre de son auteur, et montre une maitrise bien plus affirmée que son précédent "gros" opus, écrit dix ans plus tôt. Bien sur, entre les deux, Murakami a écrit de bons livres - en particulier "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil", mon préféré de cette période, mais en s'attachant à nouveau à des glissements de terrains entre la conscience et l'inconscient, entre le rêve et la réalité, entre le passé et le présent, il prenait le risque de se comparer à lui-même dans un exercice où il avait été excellent déjà 10 ans auparavant.
Murakami arrive pourtant à faire mieux. Ici, pas de superposition un peu artificielle entre deux mondes, pas d'explication pseudo-scientifique à ce qui est inexplicable, pas d'aller-retour entre différentes réalités..juste l'histoire, au quotidien, d'un homme qui cherche d'abord son chat, puis sa femme, au sein d'une réalité qui s'effrite, d'une continuum historique rempli de coincidences, et d'un espace souvent confin (le puits).
L'ensemble, écrit à la première personne, est une traversée, une épopée inouïe, une sorte de "Château de Barble-Bleue" inversé dans lequel on ne prouve son amour qu'en respectant les secrets de l'autre; où l'on ne peut avancer qu'en ignorant tous les tenants et aboutissants qui motivent nos actes; où Mozart et Rossini cotoient les horreurs commises dans le Mandchouoko en 1945; ou le personnage principal, tel un Alice aux pays des merveilles masculin, doit passer de l'autre côté du miroir par amour, et sans aucune garantie de retour.
Tout cela avec un aplomb réaliste phénoménal, un naturel confondant (tous ces évènements incroyables semblent couler de source) et, toujours, une bienveillance retenue vis-à-vis de la nature humaine, de nos insuffisances d'homme - pour démontrer in fine que nos tentatives pour s'élever au-dessus de ce que nous sommes ne sont jamais vaines...
Un roman exceptionnel.


Monsieur le Président : Scènes de la vie politique (2005-2011)
Monsieur le Président : Scènes de la vie politique (2005-2011)
par Franz-Olivier Giesbert
Edition : Broché
Prix : EUR 20,20

2.0 étoiles sur 5 Petit livre méchant, 24 mars 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Monsieur le Président : Scènes de la vie politique (2005-2011) (Broché)
Soyons transparents: j'ai voté Sarkozy quatre fois, deux fois en 2007, deux fois en 2012. je souhaite ne plus jamais avoir à le faire, ce qui situe le degré de déception que m'a procuré le bonhomme, pour lequel j'ai assez peu de sympathie.
Une fois qu'on a dit cela, à mon avis rien ne peut justifier l'attaque en règle que Giesbert fait subir au President. Crises de colère, ego surdimensionné, invasion embarrassante de la vie privée autour du diptyque Carla/Cecilia, FOG n'épargne rien à Sarkozy.
Alors vous me direz quelle différence entre ce livre-ci et la "Tragédie du President", qui éreintait la mandature Chirac?
Il y en a au moins deux.
D'abord, Giesbert connaissait Chirac à fond - il lui a consacré plusieurs livres, dont une excellente biographie sortie d'abord en 1987 et mise à jour en 2016. FOG n'a nullement cette proximité avec Sarkozy et les scènes racontées ne dépassent jamais le stade de l'anecdote.
Ensuite, dans "La Tragedie du President", Giesbert faisait oeuvre de salut public. En ouvrant ses carnets privés, il se voulait le pourfendeur d'une classe politique lâche, cynique, et sans aucune ambition - qu'elle soit de droite ou de gauche d'ailleurs.
Ici, il ne s'agit que d'une vendetta à ras les paquerettes contre un politique (Sarko) qui a essayé de faire virer Giesbert à de multiples reprises, sans y arriver.
Au lieu de se contenter d'un satisfecit d'autant plus credible qu'il s'était effectué en coulisses, FOG dézingue l'ennemi et le moins qu'on puisse dire c'est que l'auteur ne se grandit pas: en d'autres termes, personne ne mérite d'etre traité de la façon dont FOG traite Sarkozy, d'ailleurs l'auteur se pose lui-même la question du bien-fondé de sa démarche en quatrième de couverture.
J'ai fini l'opus gêné par tant de haine, ne pouvant que deplorer le fait qu'avec ce torchon, Gisbert signe son plus faible livre politique, bien plus médiocre encore que "La fin d'une époque", ensemble de chroniques obsolètes et absconses, qui montraient le manque de vision de leur auteur.
Un livre tout à fait deprimant sur la nature humaine...


L'Immortel
L'Immortel
DVD ~ Jean Reno
Prix : EUR 10,00

4.0 étoiles sur 5 Bon film - mais qui n'a que peu de choses à voir avec le livre, 14 mars 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Immortel (DVD)
Je suis venu à "L'Immortel" par le livre de Franz-Olivier Giesbert, petite merveille d'intrigue policière mâtinée d'un vocabulaire provençal croustillant et d'une atmosphère marseillaise à nulle autre pareille.
Le film (et c'est là son principal défaut) n'a pas d'autre prétention que de raconter un polar à cent à l'heure, nourri par des acteurs, il faut le dire, tous exceptionnels: Reno, Merad, Fois, Darroussin sont tous plus exceptionnels les uns que les autres et c'est un plaisir de les voir se renvoyer la balle.
Malheureusement, rien (ou si peu) du texte de Giesbert n'a été conservé et cette indolence marseillaise, cette roublardise, cette atmosphère en fait disparaît derrière des poursuites de voitures et des scènes trop souvent d'une grande violence.
La Marie Sastre de FOG pleine de tics et d'exczéma a été remplacée par une Marie Goldman, presque trop sérieuse et propre sur elle. Les très nombreux seconds rôles du roman disparaissent entre deux coups de feu et finalement, la première des victimes, c'est Marseille: elle est là bien sur, dans le film, mais elle n'habite pas le film comme elle devrait, elle n'habite pas le film comme elle habitait le livre.
Si ce (là encore) très bon polar, cet excellent film vous encourage à lire le livre de Franz-Olivier Giesbert, alors tant mieux. Si vous allez dans le sens inverse (du livre vers le film) alors peut-être serez-vous un tout petit peu déçu...
Un très bon moment néanmoins et de très bon bonus (les interviews et le "commentaire video" de Richard Berry en particulier).


Un très grand amour
Un très grand amour
par Franz-Olivier Giesbert
Edition : Broché
Prix : EUR 17,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Roman de crise, 12 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Un très grand amour (Broché)
Il y a pas à dire: depuis 2004 et L'Américain (2004), Franz-Olivier Giesbert écrit de meilleurs livres. Il n'écrit pas mieux non - son style a toujours été bon en fait, mais ce qu'il écrit est plus intéressant.
On le sent bien ici où la trame est sans doute nettement autobiographique - et c'est une technique qui sied pas mal à l'auteur comme l'ont montrés L'Américain et les très nombreux livres politiques de l'auteur. En plus la propension de FOG à décrire le tout pourri et l'organique trouve une nouvelle raison d'exister avec le descriptif du cancer de la prostate de son personnage principal.
Le livre dépeint la misère physique, morale et sexuelle de l'homme d'un certain âge, confronté au désir de plaire et au temps qui fout le camp..Dans cette optique, on a du mal à penser qu'"un si grand amour" ne se reflète tout simplement pas à l'auteur lui-même, dans sa description vaine, narcissique...et ô combien exacte..
Un livre passionant en fait: recommandé.


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