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Contenu rédigé par shuffle master
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shuffle master

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Plan de ville Bordeaux
Plan de ville Bordeaux
par IGN
Edition : Carte
Prix : EUR 5,50

5.0 étoiles sur 5 De La Belle endormie à la demi-mondaine., 25 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plan de ville Bordeaux (Carte)
Pendant très longtemps, jusqu’aux années 1990 en gros, Bordeaux est restée La Belle endormie, appellation qui ne lui allait pas mal au teint, qu’elle avait un peu terne et grisâtre, il faut bien le reconnaître. Elle ressemblait cependant encore à une vraie ville, habitée par de vraies gens, avec de vraies activités dans de vrais quartiers. On pouvait se rendre d’un point A à un point B dans des délais raisonnables, et stationner dans ces deux points sans plus de difficultés qu’ailleurs. La quasi-totalité des grands crus n’était pas encore aux mains des Chinois ou des fonds d’investissements anglo-saxons, et la vie intellectuelle pouvait s’enorgueillir de quelques noms parfaitement présentables (comme en droit public), quitte à en cacher d’autres, un peu trop dérangeants pour la bourgeoisie locale (Ellul, ignoré et confiné pendant des années dans son IUT de Talence). Son passé faisait alterner le bon et le moins bon, comme ailleurs, là encore, (l’Ormée, juin 1940). En résumé, on pouvait y vivre normalement.
Tout ça est bien fini depuis que le prince charmant a décidé de la réveiller pour la faire coller aux canons de l’époque. Celle-ci étant ce qu’elle est, ce prince charmant est chauve, énarque et normalien, doté d’un charisme de thanatopracteur sous botox, et repris de justice, cette dernière qualification, qui pourrait lui attirer une certaine sympathie, ne parvenant pas à compenser les points précédents. Sous le prétexte habituel de progrès et de modernisation, on a donc livré La Belle endormie et la CUB aux soudards du BTP et aux reîtres de l’immobilier, toutes professions réputées pour leur intégrité et leur code de déontologie. Sous ce double patronage, elle s’est rapidement transformée en demi-mondaine replète, liftée et fardée destinée à attirer le gogo CSP +++. Le centre de la ville n’est donc plus peuplé que de bobos aux professions improbables et vaines ainsi que de notaires, d’agents immobiliers, de dentistes, de chirurgiens, d’avocats et de négociants en vins qui se disputent les rares échoppes restant encore sur le marché, pendant que les épouses des seconds dévalisent les boutiques de luxe du cours de l’Intendance ou des allées de Tourny et que les pacsés des premiers glissent et font glisser leur progéniture hébétée sur les quais de la Garonne transformés en Disneyland. Tout ce beau monde, vivant et travaillant sur place, n’a pas à se servir de ses véhicules et les Porsche Cayenne, BMW X quelque chose et autres Audi A 6 ne servent que le week-end pour rallier Le Moulleau (pour les traditionalistes) ou le Cap-Ferret (pour les branchés). Et puis les voitures, en ville, ça offense la vue et l’odorat, surtout celles des pauvres. On a donc tout fait pour dissuader le purotin de se rendre à Bordeaux en voiture. De deux manières : en jouant tout d’abord la carte écolo et conviviale avec des parcs de stationnement en périphérie associés au tramway (dont la construction a donné lieu à de rocambolesques péripéties juridico-financières, où comme d’habitude, seuls les lampistes ont trinqué), puis en usant de procédés plus coercitifs et plus efficaces pour réduire les derniers récalcitrants. Les technocrates aménageurs ont pu donner, grandeur nature, la mesure de leurs malfaisantes capacités en multipliant les obstacles à la circulation et en transformant l’automobiliste en gibier d’élevage hyper-stressé guetté par une multitude de prédateurs humains et électroniques : réduction des voies (de leur nombre et de leur largeur), multiplication des sens uniques, des gendarmes couchés, des radars classiques et des radars feux rouges, stationnement impossible ou prohibitif, caractère pléthorique et illisible de la signalisation (feux rouges pour les voitures, pour le tram, pour les vélos, voies non matérialisées qui font souvent se demander si on est sur la route, sur une piste cyclable, sur la voie réservée aux bus ou sur celle affectée au tramway). Lequel tramway se transforme d’ailleurs en bétaillère aux heures de pointe, les Bordelais compensant ce désagrément par une fraude massive.
Pour en revenir aux voitures, si elles ne sont plus en ville, elles n’ont pas disparu pour autant. Sur ce point, la politique de la ville relève d’une méthode moins glorieuse, celle de la poussière cachée sous le tapis. Les boulevards (empruntés par les minables qui rejoignent la banlieue), la rocade et l’autoroute sont saturés du matin au soir, avec les pics de pollution qu’on peut imaginer. Ajoutez une qualité de l’eau qui peut légitimement susciter les plus vives inquiétudes (la question revient à intervalles réguliers), un système de collecte et de gestion des déchets digne du Mexique, des quartiers sordides (derrière La Victoire) laissés à l’abandon, le tout voisinant avec des réalisations « de prestige » (Cité du vin, miroir d’eau aux Quinconces, nouveau pont basculant) et vous aurez une idée de la ville telle que la voit le prince charmant visé plus haut. On ne peut pas dire que ça fasse envie. Du moins pas à la majorité des gens.
Le touriste potentiel sait ce qui l’attend. Ceux qui envisagent de s’y installer aussi.


Sigma compteur BC 5.12
Sigma compteur BC 5.12
Prix : EUR 14,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Le degré zéro du compteur., 24 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sigma Bike Computer BC 5.12 (Sport)
Ma femme a acheté et fait monter ce compteur sur un vélo de ville dont elle se sert pour aller travailler, croyant naïvement que cet appareil allait lui indiquer la distance et le temps respectifs de deux parcours entre lesquels elle hésitait. Faut-il n’avoir jamais eu affaire à ces gadgets électroniques de troisième zone pour penser qu’ils puissent avoir une quelconque utilité pratique et se prêter gracieusement à ce qu’on leur demande. Les cyclistes avertis se gaussent (surtout dans les courbes).
Passons sur la notice de dizaines de milliers de signes (dessins et texte) dont l’unique objectif est d’embrumer l’esprit du malheureux qui décide de la lire et qui ne contient aucune des informations pratiques essentielles dont celles-ci : comment sortir le compteur (pour éviter de se le faire voler) et comment remettre à zéro la distance journalière sans tout effacer ?
Le constructeur, vraisemblablement conscient du caractère incompréhensible de cette notice, renvoie à son site sur lequel figure un tutoriel (que ce mot est laid). Tout entier consacré à l’apologie de la tudesque société Sigma, ledit site nous présente, sur un fond musical parfaitement indigent, une galerie d’individus boboïdes dotés des attributs vestimentaires et des accessoires caractéristiques des esclaves lobotomisés des temps modernes, apparemment très satisfaits de leur sort. Les concepteurs du site ont pris soin de filmer de très loin les individus en question lorsqu’ils manipulent leurs compteurs, ce qui rend impossible de tirer la moindre information de ces vidéos. En revanche, les parcs traversés sont très beaux ainsi que les places et les bâtiments.
Compteur de bas de gamme, le BC 5.12 ne se contente pas de ne pas rendre les maigres services qu’on lui demande. Il offre en plus une fonction « scan » parfaitement inutile dont on se demande dans quel esprit malade elle a germé. Enfin, ce compteur, sous couvert de facilité d’utilisation (dixit le constructeur) ne dispose que d’un seul gros bouton. Sur lequel il faudra appuyer un nombre incalculable de fois pour arriver à faire ce qu’on veut faire. Quand on y arrive.
On se tournera donc avec profit vers d’autres marques (il n’en manque pas) et vers des modèles d’une utilisation plus aisée. J’ai eu une bonne quinzaine de compteurs. Je n’ai jamais vu un produit aussi mal conçu.
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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 25, 2016 1:34 PM MEST


Ponceuse Excentrique MAKITA 310W O150MM - BO6030J
Ponceuse Excentrique MAKITA 310W O150MM - BO6030J
Prix : EUR 234,62

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 MAKITA DIT D'ACHETER ÇA?, 18 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ponceuse Excentrique MAKITA 310W O150MM - BO6030J (Outils et accessoires)
Pris d’un prurit de bricolage, j’ai acheté cette Makita pour poncer un portail et des volets dont la lasure commençait à s’écailler. Après de trop longues heures passées à écumer de désolants forums de bricoleurs (aujourd’hui Gégé du 45 compare en blind test la BOSCH à bandes 1200W et la METABO 750 W, excentrique, orbitale, à bandes, la ponceuse ?, que vaut l’AEG sur du parquet ancien ?), des fiches techniques de constructeurs et des tests de fiabilité, mon choix s’est porté sur le modèle MAKITA 6030J : marque japonaise réputée sérieuse, puissance a priori suffisante.
Verdict après une après-midi d’utilisation. Cette ponceuse, qui tient plus du jouet que de l’outil, est tout juste bonne à assurer la finition, et encore, de petites surfaces de bois brut. Et pas trop dur le bois, si possible. Du balsa, ce serait parfait, merci. Et le constructeur conseille cet appareil pour des travaux intensifs (sic). Sont-ils farce, ces Japonais. Pour des volets ou un portail, il faut une ponceuse à bandes. Du lourd, style char Tigre. L’excentrique, c’est pour les bobos qui veulent poncer leur étagère Ikéa.
Je m’explique : avec un disque de grain 60, il m’a fallu 20 minutes pour poncer une latte de 10 cm de large pour 110 de haut. Pas la peine d’avoir une ponceuse pour ça. N’importe quel réfugié fera l’affaire. J’ai 10 lattes de ce type (plus les autres) pour chaque battant : je n’ose pas faire le calcul. Puisqu’on est dans les calculs, au bout de 20 mn, le disque est quasiment lisse. Donc, en comptant large, deux disques pour trois lattes. En ponçage à plat, il ne se passe rien ou presque. Pour obtenir un semblant de résultat, il faut incliner la ponceuse et travailler avec le bord du disque. Est-ce bien normal, M. Makita ? Il ne risque pas de répondre puisque, comme c’est devenu désormais la règle, les adresses mails des SAV sont impossibles à trouver. Je précise en outre que comme ces lasures sont pleines de produits qui font la joie des cancérologues, il est nécessaire de travailler avec des lunettes et un masque. Ce qui ajoute à l’inefficacité de votre travail le ridicule de votre allure. Mes voisins et les rares passants de ce jour ont eu la délicatesse de tourner pudiquement la tête. Qu’ils en soient remerciés.
Je vais donc continuer à poncer à la main avec des bandes type tissu (très efficaces) les parties écaillées. La différence de teinte après une couche de lasure finira bien par s’estomper. Sinon, tant pis, je ferai une croix sur la visite de Maisons et Jardins. Avec l’expérience, pour ce qui est des boiseries, je procéderais autrement : le moins de traitement possible (on n’est pas sous des climats extrêmes) en privilégiant les produits les moins toxiques (ça existe) et en évitant ceux présentés pourtant comme inévitables, Sikkens, par exemple, efficace, mais à quel prix (pour les finances et la santé), mais qu’on maudit quand il faut poncer/décaper. Pour ce qui est des bandeaux, ce sera du zinc.
J’ai désormais une nouvelle raison de détester le bricolage.
Dernière précision, le J du 6030J signifie que la ponceuse est livrée avec une magnifique caisse bleue type caisse de chantier qui vous fera passer pour un type à la coule niveau bricolage. Sauf auprès des professionnels dont on se doute qu’ils utilisent autre chose.
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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (15) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 21, 2016 3:32 PM MEST


OEuvres romanesques complètes (Tome 2)
OEuvres romanesques complètes (Tome 2)
par Vladimir Nabokov
Edition : Relié
Prix : EUR 76,50

3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Jeux de nains, jeux de vilains., 18 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : OEuvres romanesques complètes (Tome 2) (Relié)
La parution de Lolita le 15 septembre1955, à Paris déclencha des réactions dont la violence aurait pu paraître d'un autre temps il y encore 25 ou 30 ans, mais qui collent parfaitement à notre époque - le début du troisième millénaire, faut-il le rappeler - où les tabous (du moins occidentaux et judéo-chrétiens) retrouvent une vigueur qui fait plaisir à voir.
Refus de quatre éditeurs américains, parution à Paris dans une collection au catalogue « hétéroclite » (ah...les subtilités de la langue française...), livre ordurier pour les uns, une des œuvres majeures du XXe siècle pour les autres, étripage de plumitifs, le tout finissant comme il est de règle en France, non par des chansons, mais par un arrêté d'interdiction du ministère de l'Intérieur en 1956, annulé, puis repris en 1958. L'interdiction sera toutefois levée assez vite, en 1959.
Comme Humbert Humbert, je dois faire une atroce confession (elle sera plus courte que la sienne) : je n'avais pas lu Lolita. Pour aggraver mon cas, je n'avais pu dépasser les premières vingt minutes du film qu'en a tiré Kubrick. D'une sensibilité exacerbée quant au sujet traité, je craignais en effet que lecture ou visionnage ne mette à mal les fragiles digues morales que j'avais jusque-là réussi à édifier contre mes pulsions de nympholepte (amateur de nymphettes dans le lexique nabokovien) en me laissant sans défense contre ce contact physique que je craignais et désirais à la fois : la gifle. Accompagné dans certains fantasmes tors, d'un bon coup de pied dans les fesses. Ami lecteur, n'as-tu jamais toi non plus rêvé de torgnoler à toute volée ces insupportables gamines de 12 ou 13 ans ?
Arrivé au terme de cette lecture (faite dans l'édition de La Pléiade, on y reviendra) ma réaction a été bien plus prosaïque. Elle tient en un seul mot : ouf !
On n'aurait pas trop envie d'y revenir si un reste d''humanité ne m'imposait, par une vigoureuse critique, d'en détourner quelques lecteurs suffisamment occupés par leurs hobbies respectifs, à savoir : l'ingestion compulsive de liquides ambrés et dispendieux, l'organisation de voyages à visée culturelle, la fréquentation douteuse de vendeurs de CD à la sauvette sous des hangars humides et venteux, la pathologique recension d'obscurs groupes de la Bay Area entre octobre 65 et décembre 68.
Alors, Lolita ? Pour ceux qui n'auraient aucune idée de l'histoire, la voici : Humbert Humbert, universitaire européen pédophile, s'entiche de la fille de sa logeuse (qu'il épouse), met à profit la mort accidentelle et bienvenue de celle-ci pour s'enfuir avec la nymphette et sillonner le pays pendant deux ans, avant de se la faire souffler par un concurrent qu'il met trois ans à retrouver, pour le tuer. La rédaction est faite à la première personne sous la forme d'une confession destinée au tribunal qui doit juger H. H, confession tombée entre les mains d'un quidam qui signe l'avant-propos.
Premier point, plutôt flatteur pour Nabokov : on se rend compte très vite, au vu des nombreuses notes (on n'est pas dans la Pléiade pour rien) qu'on perd apparemment beaucoup avec la traduction : jeux de mots, allitérations notamment. Si on avait mauvais esprit (ce qu'à Dieu ne plaise, comme dirait l'autre), on pourrait suspecter Nabokov d'avoir fait par ce biais acte d'allégeance un peu forcée à sa langue d'adoption (il a commencé à écrire en russe, s'est fait la main à l'anglais dans d'autres œuvres et a désormais acquis la virtuosité nécessaire). La biographie de l''auteur, pas plus sympathique que ça, n'interdit pas de le penser.
Deuxième point : une fois le livre fermé, on se demande bien ce qu'on vient de lire. Une road novel ? Un roman policier ? Une étude ethnographique sur les USA des années 50 ? Une nouvelle contribution à la diégétique ? L'exposition d'un cas clinique de névrose pédophile destinée aux psychiatres et criminologues ?
On reprend dans l'ordre. Road novel, oui, mais uniquement dans la seconde partie. Roman policier : H.H./Nabokov pointe assez lourdement cette possibilité vers la fin en suggérant au lecteur qu'il a semé beaucoup d''indices. Lequel lecteur s'en tamponne un peu, pas plus intéressé que ça par l'identité du poursuivant. L'hypothèse du roman policier s'effondre d'elle-même à la fin quand on apprend que le « séducteur » était un partouzard pédophile patenté sûr de son impunité. Dans ces conditions, ayant tout sous la main, pourquoi prendre le risque de filer les deux protagonistes pendant des semaines ?
Photographie de la société américaine des années 50 ? Assez juste et intéressant, mais réduit à des types : la femme américaine entre deux âges, les adolescents, les patrons de motel.
Nouvelle contribution à la diégétique ? Le plus vraisemblable. Nabokov apparaît comme un écrivain d'un orgueil absolu (il est issu d'une famille de ploutocrates russes), vraisemblablement frustré par son manque de reconnaissance, détestant, comme nous l'apprennent les notes, bon nombre d'écrivains (entre autres, Balzac, Sartre, Molière, Racine, Faulkner, excusez du peu) et décidé à frapper un grand coup dans le (petit) monde de la littérature universitaire en proposant une œuvre susceptible d'occuper les critiques et les exégètes pendant des décennies, voire des siècles. Pour mettre toutes les chances de son côté, il l'enveloppe dans un sujet scabreux qui lui assurera au moins un succès de scandale. Le problème de Lolita est là : la ficelle est un peu grosse. Outre le fait que ce genre d''exercice a un côté éminemment scolaire et donc pesant, Nabokov recourt à tous les procédés déjà utilisés par ses confrères : « jeu » avec le lecteur (merci, Diderot), intertextualité, analepses/prolepses, mise à distance, allusions plus ou moins obscures, « impressions » restituées de manière brute. Les Diafoirus de la critique universitaire, les candidats à l'agrégation de lettres modernes y trouvent sûrement leur compte, mais on peut s''interroger sur la vacuité d'une telle entreprise, de surcroît à moitié ratée. Enfin, pendant qu''ils font ça, ils ne s'attaquent pas aux petites filles.
Reste l'exposition d'un cas de pédophilie, et la question qui semble se poser inévitablement : autobiographique ou pas ? Fantasme, fascination morbide ? L'appareil critique indique que Nabokov avait réuni sous forme de fiches une documentation sur les jeunes filles américaines. Les mieux disposés à son égard y verront le travail d''un écrivain consciencieux à la Zola collationnant la matière de son livre, les malintentionnés une ostensible et spécieuse protection contre les accusations futures. Pour dire le vrai, on s'en tamponne un peu aussi, puisqu''on ne sait pas au juste ce qu'on lit.
Dernier mot sur l'appareil critique. On a connu Gallimard plus inspiré dans le choix des responsables d'édition. M. Couturier est bien lourd, lui aussi, et agrémente ses observations de références à la psychanalyse et à Lacan (considéré aujourd'hui par beaucoup comme un charlatan), un comble quand on sait que Nabokov, qui décidément détestait beaucoup de choses, faisait bien peu de cas de ce domaine. Une bonne moitié des notes n'a pas lieu d'être, essayant d'intéresser le lecteur à des détails oiseux (Nabokov a-t-il fait ici allusion de manière anagrammatique à ces vers de Dante, à ce tableau, ou à cette bourgade minière du Dakota du sud ? Passionnant). En revanche, il n'a pas été capable d''identifier la référence assumée à Flaubert au début de la seconde partie. Je cite (p.958) « nous connûmes - pour emprunter une intonation flaubertienne.. ». Suit une liste de lieux. Ce passage fait inévitablement songer au second chapitre de La Légende de saint Julien l''Hospitalier : « Il connut la faim, la soif...' ». Ce n'était pas bien difficile. De plus, les deux personnages fuient.
Je suggère à M. Couturier et à son équipe de relire leurs classiques au lieu de s'embrumer l''esprit avec les pochades lacaniennes.
Je n'évoque pas les autres textes de ce volume, qui se partagent entre l'illisible, le prétentieux et le brouillon (aux deux sens du terme), le tout dans une teinte grisâtre qui fait se poser la question : pourquoi Nabokov dans La Pléiade ? Il y a vraisemblablement d'autres motifs que littéraires.
That's all folks.
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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (49) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 23, 2016 8:21 AM MEST


Live in Concert 1977/1979
Live in Concert 1977/1979
Proposé par DiscountMediaStoreFR
Prix : EUR 15,90

3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Il n'est de mauvaise compagnie qui ne se quitte., 13 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live in Concert 1977/1979 (CD)
On (enfin, quelques centaines de personnes) attendait avec une impatience somme toute relative un live financièrement accessible de Bad Company, le live in Albuquerque ayant disparu depuis gai luron de la circulation pour faire le bonheur des mercantis qui pullulent sur le net.
On aurait pu attendre encore un peu.
En ce qui concerne l'objet (double digipack, copieux livret intérieur), rien à dire, ou presque, n'était la manie de Warner et des autres d'usiner des boitiers nécessitant l'usage de pinces-étaux pour sortir les disques, au risque de les casser. Ma première occupation quand je reçois un CD est désormais de faire sauter deux ou trois pattes plastique.
En ce qui concerne la musique, on se demande quelle mouche a piqué Rhino de sortir ce second concert (à Wembley). Son image en ressort sérieusement écornée. Le son est tassé (on en a très vite tassé), sourd, et le groupe est manifestement au bout du rouleau : approximations de la section rythmique, surtout le batteur, guitariste au minimum syndical, même Paul Rodgers chante mal, voire quasiment faux sur les trois derniers morceaux (comme il force sa voix de manière inhabituelle, on peut charitablement lui faire crédit de problèmes de cordes vocales). Pas de chance, ça a dû lui arriver une dizaine de fois dans toute sa carrière.
À quoi s'ajoute une set list comprenant plusieurs morceaux des dernières productions du groupe, dont la médiocrité saute aux oreilles à l'épreuve de la scène ; Rhythm machine et Oh Atlanta, en particulier. Pour couronner le tout, un malfaisant a cru utile d'ajouter à cette liste la scie Hey Joe, enregistrée à Washington DC la même année. Il n'est pas exagéré d'affirmer que le moindre groupe de bar, un soir de fête de la musique, l'aurait mieux envoyée. C'est tout simplement grotesque. À ce compte-là, tout un chacun peut raisonnablement envisager de devenir une rock star.
Le premier CD aligne impeccablement les classiques du groupe, avec quelques petites variations intéressantes par rapport aux versions en studio. On regrette de ne pouvoir disposer d'une bonne version de Can't get enough (figurant sur le second disque). On se serait en revanche passé du solo de batterie de Kirke qui est loin d'être un virtuose (ce n'est d'ailleurs pas ce qu'on lui demande) et qui aurait pu se dispenser de l'exercice. Heureusement, il est court.
Un achat pas vraiment indispensable.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (18) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 4, 2016 8:32 AM MEST


Evans Peau de résonance de grosse caisse blanche Evans EQ3 sablée, pas d'ouvertures, 22 pouces
Evans Peau de résonance de grosse caisse blanche Evans EQ3 sablée, pas d'ouvertures, 22 pouces

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Pas besoin de se faire trouer la peau., 27 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Achetée pour faire le pendant de sa sœur EQ3 clear en frappe. Qualité Evans, rien à redire. J'avais hésité avec une peau blanche lisse, mais le sablage ne rend pas mal du tout. J'ai acheté cette peau non percée et je ne la percerai pas. Mais pourquoi donc, Shuffle Master, ne perceras-tu pas cette peau, alors que tout le monde le fait? Eh bien, je vais vous le dire.
Parce que ça ne sert à rien et que c'est purement esthétique, si tant est que l'esthétique puisse se résumer à un trou. Je sais qu'il y a des exemples célèbres et qui ont fait scandale en leur temps, mais il n'est pas indispensable de se courber devant l'opinion majoritaire.
L'argument habituel des défenseurs du trou, c'est le micro placé dans la grosse caisse: ça ne tient pas. Quand on joue dans un bar, généralement la batterie n'est pas sonorisée. Quand elle l'est, les sonorisateurs ont suffisamment de ressources techniques pour faire sonner une grosse caisse comme ils l'entendent. ou comme ils veulent qu'on l'entende.
Les arguments contre sont plus solides:
- pour le batteur, la découpe va avoir des conséquences sur l'impact de la batte, et donc sur son jeu. De plus, lors de la découpe, on risque d'endommager la peau.
- enfin et surtout, si on réfléchit deux minutes, on remarque que les peaux des autres fûts ne sont pas percées. Pourquoi la grosse caisse le serait-elle? Pour laisser échapper l'air, il y a les évents, plus les systèmes de fixation des toms pour les caisse percées. C'est largement suffisant.
Tested and approved by Shuffle Master
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (18) | Permalien | Remarque la plus récente : May 5, 2016 11:20 AM MEST


Evans Peau de grosse caisse Evans EQ3 transparente, 22 pouces
Evans Peau de grosse caisse Evans EQ3 transparente, 22 pouces
Prix : EUR 52,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Evans, la musique dans la peau., 27 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Je suis depuis longtemps un inconditionnel des peaux Evans. Qualité de fabrication, résistance, aspect, tout y est. Je me demande comment on peut continuer à acheter du Remo, fragile, laid, qui marque, et dont le sablage part au bout de 3 coups de baguette. Un indice parlant : quasiment toutes les marques, sauf Tama, équipent d'origine leurs modèles de Remo : c'est toujours ça de gagné pour elles. Quant à l'acheteur, la première chose qu'il a à faire, c'est virer ces immondes peaux, des Ambassador, la plupart du temps, pour y mettre autre chose. Je ne suis pas fan non plus des Aquarian, les peaux à la mode, mais usinées au Mexique, avec des standards de fabrication pour le moins assez lâches.
J'ai acheté cette double pli EQ3, avec sa sœur EQ3 résonance sablée, pour remplacer celles d'une Pearl BLX white artic (la même que celle du batteur d'Alannah Myles sur Black velvet) achetée récemment d'occasion, et que j'ai remise à neuf (nettoyage au Mir et à la pierre d'argile, lustrage des fûts intérieur et extérieur à la cire d'abeille, contrôle des chanfreins, démontage de la visserie, nettoyage au WD 40 et remontage à la graisse, chromes nettoyés à la laine d'acier, raccords de peinture, 4 jours de boulot, batteur, c'est un sacerdoce).
Quand on commence la batterie, on ne se préoccupe pas trop du son ni des réglages. Au lieu de s'atteler sérieusement au problème, on commence à mettre n'importe quoi sur les peaux pour étouffer les bruits dysharmonieux qui se dégagent des fûts : scotch, bandes Velpeau (je l'ai vu), bouts de cartons, vielles peaux découpées'etc. Pour la grosse caisse, l'objectif semble être de la transformer en débarras : couvertures, coussins, vieux vêtements, laine de verre'etc. Résultat : un magnifique son de carton humide.
À moins d'avoir une batterie vraiment pourrie et/ou abîmée, l'investissement (c'en est un) dans de bonnes peaux est indispensable. Si c'est réglé à peu près correctement, pas besoin de mater les harmoniques ou de transformer la grosse caisse en vide-grenier.
La EQ3 est donc une double pli avec un anneau atténuateur, particulièrement robuste, qui laisse le fût respirer tout en contrôlant les indésirables. Souhaitant un kit plutôt typé rock, je l'ai associée, pour les fûts (en bouleau) avec des EC2 en frappe et des G1 en résonance. C'est parfait.
Pour ceux qui n'ont jamais changé de peau de grosse caisse, quelques conseils : enlever la vieille peau (qui se transforme illico en une remarquable piscine pour les oiseaux du jardin ou en un non moins remarquable dessous de pots), virer poussières et autres saletés présentes dans le fût (surtout si la peau de résonance est percée), vérifier/nettoyer/graisser la visserie, passer un tout petit coup de papier de verre (le plus fin possible) sur le chanfrein, nettoyer le cercle en métal (parfois un peu rouillé), vérifier le cerclage en bois (notamment au niveau de la fixation de la pédale ' on peut d'ailleurs y fixer une protection type feutrine), monter la nouvelle peau, serrer à la main, puis avec la clé en commençant par enlever tous les plis en face des tirants correspondants, et tendre gentiment, par quart de tour en croix). Attention en fixant la pédale : vérifier que le bout de la batte ne vienne pas frotter, lors du retour, sur la peau.
Amazon n'est pas plus cher que Thomann, parfois mieux placé, et en cas de problème, ça marche bien mieux que chez l'Allemand dont le SAV commence à prendre l'eau de toutes parts.
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Sonor Jojo Mayer Perfect Balance Single Pédale de grosse caisse
Sonor Jojo Mayer Perfect Balance Single Pédale de grosse caisse
Prix : EUR 249,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 On ne s'honore pas d'un tel matériel., 23 mars 2016
SONOR bénéficie auprès de beaucoup de batteurs d'un a priori favorable, principalement pour ses batteries des gammes moyenne et haute (Prolite, SQ2). Le sérieux allemand, les multiples options, les essences sélectionnées'etc. Le mythe, quoi.
Eh bien le mythe vient d'en prendre un sacré coup. Encore un.
Aujourd'hui, test de la pédale Jojo Mayer, modèle perfect balance. J'en vois qui ricanent' Jojo, Jojo, est-ce bien sérieux ? Bon. Ne pas oublier qu'on est en Allemagne. Un autre batteur se prénomme Benny (Greb). Pas d'attaque ad hominem, s'il vous plaît.
La pédale Jojo Mayer, donc, présentée à sa sortie comme révolutionnaire. Bon, même chose, la révolution en Allemagne peut porter à la galéjade. Mais pas d'ostracisme envers nos amis européens.
La pédale Jojo Mayer, disais-je, eh bien la pédale Jojo Mayer, elle est fabriquée en Chine. Premier choc. Et dans des usines où le contrôle qualité semble ne pas exister et où le cahier des charges est rien moins que draconien. Métal terne, coulures, enfoncement, aspect grumeleux, éclats du revêtement. Deuxième choc. Une fois dépliée, il faut se rendre à l'évidence : c'est très très laid et ça fait toc. Troisième choc. Aussitôt après l'avoir installée sur la grosse caisse, on n'a qu'une envie, l'enlever tellement ce gris uniforme et falot agresse l'esthète qui sommeille en tout batteur (chez certains, c'est d'un sommeil de plomb).
Au plan des innovations, le pliage/dépliage n'offre pas grand intérêt pour la majorité des batteurs. Il ne constitue pas en outre un gage de solidité d'autant que la pédale est très légère. Le système d'entraînement par sangle figure déjà, mais en option, sur la majorité des pédales de la concurrence, sans avoir entamé jusqu'à l'heure la suprématie de la double chaîne. Il doit bien y avoir une raison.
C'est quand on veut fixer la pédale sur le cerclage de la grosse caisse qu'on s'aperçoit de la baisse terrible du niveau des ingénieurs allemands. Chez les autres constructeurs, le cerclage (lui-même protégé) repose sur une partie protégée (caoutchouc) de la pédale, le serrage étant effectué par une sorte de patte plus ou moins mobile d'environ 2 cm. Chez Sonor, on n'a rien trouvé de mieux que de faire un reposoir de 9 cm qui déborde largement les protections de toutes les grosses caisses, et une partie qui presse à peine moins large. Vous avez donc un arc de cercle qui va être compressé par un truc de presque 9 cm. On peut facilement imaginer ce qui va se passer quand vous allez serrer la pédale. Vous allez endommager votre cerclage. Pour couronner le tout, la pression n'est pas uniforme, la faute à un usinage à la-va-comme-je-te-pousse des tampons en caoutchouc (trop durs, d'ailleurs).
Le pauvre Jojo Mayer, qu'on ne peut rendre responsable de tout, a l'honnêteté de le dire dans la vidéo suivante, à partir de 2mn23 : [...]
En clair, si vous serrez, vous flinguez votre cerclage. Et il faut qu'une pédale soit suffisamment serrée, sinon elle avance et vous flinguez votre bord de cerclage. La vie des batteurs est un calvaire.
Précautionneux comme je suis (on le serait à moins, vu le prix du matériel), je m'en étais rendu compte avant de découvrir la vidéo et l'expérience s'est arrêtée très vite. Retour de la pédale dans son emballage, direction Thomann. Là aussi, le mythe allemand en prend un coup. Thomann met trois jours pour répondre aux mails, répond à côté, le téléphone, c'est pour votre pomme et vous tombez sur un type qui ne connaît pas la pédale Jojo Mayer. De Sonor. En Allemagne. Chapeau.
Une fois remboursé, je vais tenter la Iron Cobra (ce nom') chez Tama. Et ailleurs.
Tested and not approved (oh, que non) by Shuffle Master.
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La société parano : Théories du complot, menaces et incertitudes
La société parano : Théories du complot, menaces et incertitudes
par Véronique Campion-Vincent
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Remboursez!, 2 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La société parano : Théories du complot, menaces et incertitudes (Poche)
Voilà l'exemple type du livre au titre racoleur qui cumule tous les défauts et qui vaudrait à son auteur le bonnet d'âne ou le supplice du pal, selon les régions et les époques.
De l'auteur, on ne sait pas grand-chose. Les informations disponibles sur internet sont assez floues et laconiques. Une chose est sûre, cette dame ne sait pas écrire. Payot ne s'honore pas à publier de tels cacographes incapables de la moindre formulation claire. Le fond en lui-même étant inexistant, et se limitant à un catalogue, l'exercice ne semblait pourtant pas trop difficile.
Craignant vraisemblablement qu'on ne la prenne pas au sérieux ( dans un éclair de lucidité), Mme Campion a cru bon d'agrémenter sa triste prose de parenthèses, de tirets, de guillemets qui rendent le texte incompréhensible (au bout de deux lignes, on ne sait plus qui parle), même au plus indulgent des lecteurs. Une chance, il n'y a rien à comprendre.
Le plan obéit à on ne sait quels critères. Quant à la conclusion; "accepter la complexité de notre monde", elle sent son truisme de stock B qui semblait pourtant impossible à fourguer.
Les 164 pages de ce livre sont un invraisemblable capharnaüm où X Files voisine avec les Illuminati, où JFK (c'est original...), en galante compagnie (celle de Marie-Madeleine), lit Da Vinci Code et les Manuscrits de la mer Morte, pendant que les allumés des milices patriotiques américaines luttent contre les lémuriens qui dirigent le monde avec la complicité de la CIA. S'y ajoutent quelques lignes sur la Trilatérale et le groupe de Bildelberg qu'on croirait tout droit sorties de l'exposé d'un collégien de 5e.
Une fois le livre fermé, on s'interroge. Pourquoi? Oui, pourquoi ce pensum? Les comploteurs doivent se tordre de rire.
Intrigué par l'inhabituelle vacuité de l'ouvrage, j'ai décidé de le relire à l'envers, et sous mes yeux ébahis, le sens caché m'est apparu. Quand on lit La société parano à l'envers, dans une glace, et qu'on relève un mot tous les 666, en écoutant également à l'envers le 4e album de Led Zeppelin, on se rend compte avec stupeur que... Tiens, on frappe. A cette heure? ...........
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Meinl Byzance Cymbales Ride Jazz Club 22"
Meinl Byzance Cymbales Ride Jazz Club 22"
Prix : EUR 350,45

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Morne to ride., 2 février 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Meinl Byzance Cymbales Ride Jazz Club 22" (Appareils électroniques)
Je n'avais pas de cymbale ride rivetée (modèle plutôt typé jazz ou jazzy). Dans ce domaine, le choix est assez réduit. Chez Zildjian, on trouve la beautiful baby, mais c'est une 19, chez Sabian je crois qu'il n'y a rien, idem chez Paiste. Ou alors il faut passer commande. Quand on connaît la claque qu'ont prise les cymbales ces derniers mois, il est hors de question de percer soi-même. On a aussi la solution des turques (Bosphorus, Istanbul, entre autres) mais un rapide aperçu des ateliers de fabrication turcs sur internet vous immunise à vie. On m'objectera que les Meinl sont fabriquées en Turquie. Certes, mais ce sont les Allemands qui contrôlent quasiment tout. C'était, jusqu'à une période récente, un gage de qualité. Les temps changent comme dirait l'autre.
Quand on prend livraison de la ride jazz club (profitant d'une offre difficile à refuser, parce que 500 euros en moyenne pour cette galette, ça confine à l'enfumage), on se dit qu'il y a un truc qui ne va pas. Le spectre VW se profile. Les cymbales ne polluent pas, quoique, ça dépend qui est à la baguette. Mais elles sont a priori faites d'alliages dont le principal composant est le cuivre. Il y a dû y avoir une révolution chez Meinl, parce que les métaux nobles ont l'air d'avoir été remplacés par des atomes bien plus roturiers.
Le premier coup de baguette laisse perplexe: on se dit que tout à l'excitation, on a mal tapé, on change de baguette, on desserre le feutre. On recommence. Le doute s'instille puis s'installe. Ça sonne à peine comme du milieu de gamme: son très plat, terne, très sec, pas d'harmoniques, aucun moelleux. Un comble pour une cymbale estampillée jazz, censée être très musicale. Quant aux rivets, bon, c'est des rivets, ils font leur boulot, ça grésille. On a exactement le même résultat en plaçant sous le feutre une chaîne de baignoire ou de lavabo (celles avec les petites billes métalliques), quelques euros à peine à Bricoduschmoll, ou, pour les plus fortunés, sa chaîne de baptême en argent.
Cette cymbale a été développée avec un batteur allemand de jazz. L'intitulé aurait dû alerter: allemand et jazz sont deux mots qui ne vont pas très bien ensemble (teasing pour les Macca fans). Le seul batteur allemand vraiment connu c'est Thomas Lang qui ne fait d'ailleurs pas de la batterie, mais du cirque, et vu la manière dont il joue, s’il sort une série à son nom, ce sera en acier trempé ou en granit. J'avais bien aimé le charley Byzance sand, signé d'un autre batteur allemand (ils sont au moins 3), Benny Greb.
Mais il faut bien reconnaître que cette ride est un peu ratée. Deutschland unter alles.
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