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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 590
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Crucible of the Infernum
Crucible of the Infernum
Prix : EUR 3,96

3.0 étoiles sur 5 "From The Crypts Of Bloodlust", 14 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crucible of the Infernum (Téléchargement MP3)
Cette année semble être l’année de réactivation des projets de Gene Palubicki ; car après Perdition Temple, c’est au tour de Blasphemic Cruelty de proposer une sortie, même s’il ne s’agit ici que d’un EP.

Pour mémoire, Blasphemic Cruelty est un trio comprenant, en plus de Palubicki, Alex Blume d’Ares Kingdom au poste de bassiste/vocaliste et la plantureuse Gina Ambrosio aux fûts.
On pourrait assimiler Blasphemic Cruelty à une version plus thrash d’Angelcorpse, permettant à Palubicki d’exprimer toute sa passion pour le thrash teuton des années 80.

Après un premier album sympathique de 2008, Devil’s Mayhem, le trio revient tel quel avec un mini quatre titres qui présente toujours le même black/thrash véloce assorti des solos habituels de Palubicki et de la voix imposante et haineuse de Blume.
Les fans d’Angelcorpse et de l’œuvre de Gene Palubicki y trouveront leur compte, avec ces quelques vingt minutes de musique où le riffing est toujours aussi efficace.

Après, Blasphemic Cruelty n’a pas la même ambition que Perdition Temple, encore moins qu’Angelcorpse. Le format EP convient de ce fait très bien et offre quelques moments sympathiques aux amateurs de noirceur blasphématoire au tempo véloce et aux solos survoltés.

La reprise de Sodom m’a parue un peu décevante par contre, en ce qu’elle ne retranscrit pas du tout la brutalité et la noirceur de l’originale, tirée de ce qui est sans doute l’album le plus extrême de Sodom, Tapping The Vein.


Zjeveni [Ltd.Red/Black Marble]
Zjeveni [Ltd.Red/Black Marble]
Prix : EUR 27,51

4.0 étoiles sur 5 Black Metal hénokéen, 14 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zjeveni [Ltd.Red/Black Marble] (Album vinyle)
Né en 1987, en plein dans la Tchécoslovaquie communiste au gouvernement répressif, Root est un peu l’équivalent local d’un Bathory ou d’un Hellhammer, ayant hérité de ces deux groupes à l’instar de toutes ces formations de l’entre deux vagues black metal. Son leader emblématique, Big Boss, était surnommé par les autorités tchécoslovaques « l’agent de Satan de l’Ouest » et Root a eu énormément de mal à enregistrer et diffuser sa musique dans de bonnes conditions au début de sa carrière. Ce qui explique que ce premier album ne soit sorti qu’en 1990, peu de temps après la Révolution de Velours qui marque la chute du parti communiste tchécoslovaque, précédant la séparation du pays en deux entités distinctes.

Root pratique donc un black metal très frostien dans l’esprit et dans la forme, ouvertement satanique et occulte, avec ce côté théâtral et grand-guignolesque qui fait tout leur charme sur scène.
Le son est évidemment très raw, mais tout est parfaitement audible ; on n’imaginerait pas ce disque sonner autrement vu l’époque et le contexte.
L’album est par ailleurs truffé d’interludes en tous genres, de passages incantatoires et autres artifices du meilleur effet ; à l’instar de ses homologues contemporains, Root privilégiait avant tout les ambiances dans sa musique.
Big Boss est un vocaliste hors pair dans son style, braillant à tue-tête avec une tonne d’effets sur sa voix, en maître de cérémonie d’un rituel occulte adapté du langage hénokéen dans sa langue maternelle.

Personnellement, j’ai un faible pour ces petits bijoux de black metal occulte et authentique du début des années 90, nourri d’influences de Venom, Bathory et Celtic Frost mais ayant réussi brillamment à les assimiler avec un rendu plus mélodique mais tout aussi sombre.
Root a beau opter pour une formule plus conventionnelle dirons-nous que son contemporain Master’s Hammer, cet album n’en est pas moins personnel et sincère et mérite tous les égards à plus d’un titre.
Un véritable classique du black metal tchèque et le premier d’une longue série d’albums pas tous indispensables. Autant choisir celui-ci.

Il a fait déjà l’objet de plusieurs rééditions, dont une en CD et vinyle par Nuclear War Now! ; I Hate propose ici uniquement une version vinyle, la tracklist étant la même que celle d’origine, sans ajout contrairement à la version CD de 2009 du même label.

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Absolute Filth
Absolute Filth
Prix : EUR 20,07

3.0 étoiles sur 5 "Mummified In Pubic Hair", 14 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Absolute Filth (CD)
Projet de deux membres de Cemetery Lust, Nekro Drunkz est un groupe pas très sérieux, comme on peut s’en douter. Ils s’autoproclament « The Purveyors Of Toilet Metal Music ». Marrant que ça sorte chez Moribund, ça.

Sous ses allures de formation vouée au porno gore grind, catégorie musicale que je n’affectionne pas particulièrement, Nekro Drunkz pratique en fait un grindcore très old school, avec un soupçon de death/thrash dedans.
Trente-trois morceaux pour trente-six minutes et des brouettes, le plus long n’atteignant pas les trois minutes, avec des titres tout en finesse – là par contre, c’est très porno caca grind pour le coup – et solide sens de l’autodérision.

Ce sont les influences early Carcass et surtout le côté destroy d’un Repulsion qui m’ont séduit – façon de parler – pour un album qui respire la bonne humeur, la bière dégobillée de la veille et le préso usagé.
Bien entendu, ce disque est truffé de samples tous azimuts ; on a même droit à un extrait d’un concert de Canniboule, sur lequel on entend le Corpsegrinder interroger la foule sur leurs acquisitions de spiritueux. Tout à fait dans l’esprit de l’album.

La reprise des Mentors est aussi tout à fait indiquée quand on connaît les thèmes abordés par le groupe de thrash californien cagoulé, avec leur attitude Sex,Drugs And Rock ‘n’ Roll.

Il y a aussi quelques invités sur ce disque ; mais comme je n’ai pas la liste, je préfère ne pas me hasarder à vous les citer.

Ce n’est certainement pas le meilleur disque de grind de l’année, mais je n’ai que ça à me mettre sous la dent dernièrement. C’est quand même très fun et beaucoup moins stéréotypé que les (trop) nombreuses sorties porno grind. Ils ont su conserver un côté old school et destroy, ce qui est tout à leur honneur.

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Aera dementiae
Aera dementiae
Prix : EUR 13,42

4.0 étoiles sur 5 "Insania Lupina", 14 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aera dementiae (CD)
Quintet montpelliérain actif depuis 2007, Antropofago en est à son second album, troisième sortie chez Kaotoxin.

Le style pratiqué correspond tout à fait à ce qu’on trouve dans le catalogue du label lillois : du death brutal et technique avec un son très propre, aux compositions ambitieuses et finement réalisées, avec cette dualité mélodico-brutale fort équilibrée.

On a droit à du gravity blast et à des riffs rentre-dedans associés à un growl imposant, en opposition avec des passages plus lents, aux rythmiques plus recherchées et aux plans mélodiques remarquables, d’autant que les musiciens sont loin d’être des manches.
On note également quelques fines touches grind, le tout savamment dosé pour un rendu intense et efficace. Car les riffs ont beau être complexes et même parfois alambiqués, la musique d’Antropofago reste intelligible à tout moment.

Au niveau des textes, on constate qu’ils sont toujours très branchés troubles psychiatriques en tous genres.

En comparant avec le reste de la discographie, on sent à quel point Antropofago a progressé depuis le très cru Beyond Phobia, qui était plus sombre mais nettement moins maîtrisé, surtout côté production. Le mini Between Fear And Madness était annonciateur de ce qu’allait être Æra Dementiæ ; d’ailleurs, le titre Paranoid Visions y figurait et s’intègre ici très bien au reste des morceaux.

Même si Antropofago n’arrive pas encore au niveau d’un Kronos, cet album laisse entrevoir du gros potentiel pour ce groupe très prometteur.

Les cinq cents premières copies de l’album viennent avec un CD bonus dans un digipack, contenant une version augmentée (soit trois titres de plus) de l’EP précité.

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Death, endless nothing and the black knife of nihilism
Death, endless nothing and the black knife of nihilism
Prix : EUR 13,42

4.0 étoiles sur 5 "Cursed Blades Cast Upon The Slavescum Of Christ", 14 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Death, endless nothing and the black knife of nihilism (CD)
Eminent représentant de cette scène black/death canadienne qui a proliféré à partir des années 2000 pour atteindre un nombre conséquent de pratiquants à l’heure actuel, Adversarial se situe néanmoins parmi les plus convaincants, doté d’une discographie pas spécialement fournie mais de qualité.

Death, Endless Nothing… n’est que leur second album et fait suite à un très bon split de 2014, en compagnie de Paroxsihzem (très bon groupe avec lequel ils partagent deux membres).
Par rapport à ce tout ce qu’ils ont fait jusqu’ici, cet album est doté d’un son énorme, ce qui leur va finalement très bien ; on remercie donc Damian Herring de s’être occupé du mastering.
Adversarial reprend sa formule de toujours : du gros death blackisant chaotique et caverneux, au riffing atonal, cultivant une ambiance sombre et glauque avec ce côté bestialisant tout à fait jouissif.
Même si l’album présente une certaine linéarité, on distingue quelques passages assez marquants : comme sur Immersion Void Paragon avec ses arpèges glacials ou Aeonik Spiritual Warfare et son passage épique.
A côté de ça, on a les passages doomy et les interludes ambient qui vont bien, même si le groupe n’en abuse pas et mise davantage sur l’agressivité à vitesse maximale.

Ce disque est très prenant, en ce qu’Adversarial retranscrit idéalement toute sa haine et sa misanthropie dans ces quelque trente-sept minutes de violence martiale et chaotique.
C’est sans doute leur œuvre la plus intense à ce jour. Du pain béni pour les amateurs de bestialité canadienne.

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Salvation
Salvation
Prix : EUR 1,99

3.0 étoiles sur 5 "The Last Chants Of Priests", 24 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Salvation (Téléchargement MP3)
Une fois n’est pas coutume, je chronique un album d’un groupe malaysien.

Ces mecs ont l’air de stakhanovistes, vu qu’ils sortent des splits et des démos à tire-larigot. Mais en fait, on se rend rapidement compte qu’ils recyclent les mêmes morceaux : Heathen Fire et Malleus Maleficarum figurent quasi systématiquement sur leurs sorties. Ils sont donc repris sur cet album.

En fait d’album, c’est plutôt un EP à la base, puisqu’il n’y avait que six titres pour moins de vingt minutes de musique (sur la version K7 limitée). L’édition Dunkelheit, que je vous présente ici, a été agrémentée de deux morceaux supplémentaires, dont la reprise de Black Witchery, et en plus d’une nouvelle couverture.

Quand on voit une reprise de Black Witchery, on pense immédiatement à du gros black bestial bien gras qui tache.
C’est effectivement un peu ça. Il y a le côté war metal bien rentre-dedans et méchamment blasphématoire, d’autant qu’il y a un tas de samples sur ce disque qui (tentent) d’instaurer une espèce d’ambiance occulte. On retrouve aussi des plans death et même un peu doomy éparses.

Occulte, cet album ne l’est pas tellement. C’est plus du bourrinisme en bonne et due forme, sans grande subtilité.

Et c’est sans doute là que le bât blesse, puisque Blasphmachine fait du bourrin mais pas aussi bien les cadors du bestial. Ça manque quand même d’intensité et de conviction, tout ça. Et l’originalité, je n’en parle pas.
La reprise est sympa mais quelconque. C’est sans doute là qu’on se rend compte qu’ils ont encore du boulot pour arriver au niveau supérieur.

Je termine tout de même sur une note positive, en disant que ça passe tout seul, dès qu’on n’est pas trop regardant sur les défauts précités. Il y a quand même quelques bons riffs et le son est très satisfaisant. C’est juste un peu trop convenu pour rester dans les mémoires.

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Death, Doom and Destruction
Death, Doom and Destruction
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 "The Power To Destroy", 24 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Death, Doom and Destruction (Téléchargement MP3)
Formé en 1988 à Chicago, Cianide pratiquait à l’époque un death metal aux forts relents doom, à l’instar d’un Obituary avec les mêmes relents Frostiens. Avant ce Death, Doom And Destruction sorti en 1997, le gang de l’Illinois avait déjà deux albums plutôt solide : The Dying Truth (1992), qui fait figure de classique du genre – je n’ai jamais été très fan de cet album, bien que j’en apprécie grandement l’ambiance sombre qui y règne – et A Descent Into Hell (1994), moins doom que le premier mais nettement plus efficace de moins point de vue.

Ce troisième album est complètement dans la continuité des deux premiers, à savoir un album de pur death metal old school, avec un riffing et une voix caverneux, du mid tempo majoritaire avec quelques plans doom bien sentis quand il en faut. Le son est quand même nettement meilleur ; il s’agit sans doute d’une version remasterisée.

Je trouve quand même ce disque particulièrement efficace, car contrairement à pas mal de groupes contemporains pratiquant le même style, Cianide a su faire montre d’une certaine inspiration sur les morceaux de ce disque, alors que la formule death metal classique semble petit à petit s’essouffler avec le temps. Je trouve qu’en comparaison, le Back From The Dead d’Obituary, sorti la même année, fait pâle figure.

En bonus sur cette édition HH, la démo Rage War (1996), qui ne contient que des morceaux de l’album dans une version plus rugueuse. Le mini The Truth est également inclus, tout comme sur la réédition Razorback de 2008, avec la reprise de Master.

Un bon album à défaut d’être un classique, surtout quand on le resitue dans le contexte moribond du death de la seconde moitié des années quatre-vingt-dix.

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Downfall Rising
Downfall Rising
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 "Underneath The Rotten Soil", 24 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Downfall Rising (Téléchargement MP3)
Encore un revenant : ce bon vieux Wombbath. Originaire de Sala, en Suède, ce groupe sévissait déjà au début des années 90 avec un seul album sorti en 1993, Internal Caustic Torment, qui proposait un swedeath un peu groovy mais surtout gore et brutal, avec de grosses influences US. J’aime bien cet album, mais je préfère quand même leur première démo, Brutal Mights, plus rugueuse et qui porte bien son nom. Elle figure sur la réédition de l’album, pour ceux que ça intéresse.

Bref, après une première vie assez courte, le groupe a ressuscité en 2014 sous l’impulsion du seul membre originel rescapé, Håkan Stuvemark, qui demeure au poste de gratteux.
Il s’est entouré de gens ma foi tout à fait capables, qui émanent de groupes qui ne me disent absolument rien.
Ce disque, le premier en vingt-deux ans donc, a été enregistré par leur batteur (plus maintenant, d’ailleurs) Jeramie Kling et masterisé par James Murphy aux Etats-Unis.

Alors que fait Wombbath en 2015 ? Eh bien du gros death suédois bien gras, évidemment.
Ils n’ont jamais sonné aussi suédois qu’aujourd’hui : on retrouve ce gros son de gratte caractéristique, quelques lignes mélodiques typiques également et le fameux d-beat qui complète la formule du classique swedeath des 90s. Ajoutons à ça un vocaliste imposant qui a du coffre et le tour est joué.

Wombbath envoie quand même du lourd. Ça a beau être ultra linéaire et très classique, c’est quand même bougrement efficace. La partie groove a été un peu mise de côté au profit d’un death sombre, caverneux et écrasant, et c’est pas plus mal. Vu que l’EP d’avant leur séparation (Lavatory en 1994) laissait entrevoir une orientation death ‘n’ roll qui ne leur allait pas très bien, on est rassuré avec ce dernier album.
Il y a juste l’outro – heureusement courte et en fin de disque, par définition – que je trouve complètement hors sujet, tant elle jure avec le reste de l’album.

Dans un style où les prétendants ont tendance à pulluler de manière intempestive, il est de bon ton de leur rappeler qu’il y en a qui étaient là bien avant eux à faire la même chose et qui le font encore et mieux.
Chez Wombbath, ça sent le vieux briscard qui a encore faim. Et ça fait bien plaisir.

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An Antidote for the Glass Pill
An Antidote for the Glass Pill
Prix : EUR 9,99

5.0 étoiles sur 5 "The Illness Named Imagination", 24 août 2015
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La suite des aventures du projet Lychgate, fondé, pour mémoire, par Vortigern (The One) et devenu une espèce de supergroupe depuis.
Aran a quitté le projet et a été remplacé à la basse par le multi-instrumentiste Alan Webb (Ancient Ascendant, Navigator) et un certain S.D. Lindsley s’est ajouté au poste de guitariste. On note également la présence d’un pianiste et d’un organiste.

A l’écoute de ce second album, on reconnaît les traits de caractère (très prononcés) du premier album, les intros étant quasi similaires : un black metal dense et riche, avec des composantes atmosphériques, doom, mélodiques voire symphoniques, avec cette utilisation tout à fait inédite des claviers qui donne une ambiance surnaturelle, digne d’une musique de film d’épouvante gothique.

Le travail de composition s’est apparemment déroulé sur deux années complètes (2012 et 2013) et on ne peut que constater à quel point leur musique a encore progressé.
Même si ça n’apparaît pas à la première écoute – encore que… -, une étude plus approfondie révèle des arrangements plus poussés, une plus forte présence des claviers – en particulier de l’orgue.
De fait, Vortigern s’est encore un peu plus inspiré de la musique classique, ainsi que des musiques de films des années 60, mais également de la musique concrète et de la musique contemporaine. Malgré l’étonnante complexité à laquelle ce mélange a abouti, tout est orchestré de main de maître par les protagonistes, sans que cette évolution de taille dénature en quoi que ce soit l’essence de ce qu’était le groupe à son premier album.
Les arrangements et mélodies possèdent cette dualité entre une forme classique, dans tous les sens du terme, et cette dissonance propre au black metal évolué et moderne auquel Lychgate s’est voué. Et pour cet album, ils ont même osé chant clair et chœurs : c’est très réussi, bien assorti et ils n’en abusent pas.
La musique a donc clairement gagné en profondeur sans pour autant perdre sa clarté et sa ligne directrice initiales.
An Antidote… s’avère donc encore plus passionnant que son prédécesseur, encore plus ambitieux.
Lychgate rivalise sans problème avec les compositions les plus complexes d’un Emperor ou d’un Abigor.

Au niveau rythmique, Tom Vallely a aussi monté le niveau d’un cran, ce depuis qu’il joue également en tant que percussionniste dans un orchestre classique.

Un petit mot sur le concept de l’album : il s’inspire de la théorie de Jeremy Bentham du Panopticon, le modèle de prison dans laquelle une personne surveille tous les prisonniers sans que ceux-ci puissent se savoir observés ; concept qui a été extrapolé dans certains modèles sociétaux, comme c’est le cas dans le fameux livre de George Orwell, 1984.
Le titre de l’album et les paroles font même référence à deux dystopies, aussi inspirées du Panopticon : Nous de Yevgeny Zamyatin et Insatiabilité de Stanisław Ignacy Witkiewicz.

Même si je m’attendais clairement à quelque chose d’élaboré, je dois dire que je fus tout de même bluffé par ce disque, tant il représente un travail colossal à tout point de vue.
Derrière cette étiquette cache-misère d’avant-gardiste – que je n’aime guère mais qui est commode pour désigner ce genre de produit - se cache une musique d’une richesse et d’une ingéniosité peu communes, plus personnelle que jamais. Bien que ça reste du metal extrême autant dans l’intention que dans l’exécution, An Antidote… va bien au-delà et propose une brillante synthèse d’influences multiples et variées autant qu’elles sont bien assimilées.

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Infernus
Infernus
Prix : EUR 9,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "La Tempestad", 24 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Infernus (Téléchargement MP3)
Le voici enfin, un des albums les plus attendus de l’année en death metal : le dernier-né de la bande à Erik Rutan.
Pour ceux qui ne connaissent pas Hate Eternal – une faute impardonnable qu’il va falloir corriger illico -, ce combo basé en Floride fait partie de l’élite du style, de ceux qui ont donné un bon coup de pied au cul quand il le fallait à la fin des années 90, histoire de relancer un peu la machine : plus brutal, plus technique, plus rapide que la formule classique et éculée, Conquering The Throne – le bien nommé – est de ces albums qui ont fixé les nouveaux codes du death metal, tel qu’on le connaît actuellement.
Par ailleurs, Hate Eternal a vu passer en son sein quelques musiciens prestigieux : Doug Cerrito (ex-Suffocation), Tim Yeung (ex-Morbid Angel), Shaune Kelley (ex-Ripping Corpse, premier groupe de Rutan), le batteur de génie Derek Roddy (une chiée de groupes), Eric Hersemann (Gigan), Alex Webster (Cannibal Corpse) et le regretté Jared Anderson notamment.
Le line-up actuel comprend J.J. Hrubovcak (frère de Mike, vocaliste chez Monstrosity, Divine Rapture et Vile notamment) au poste de bassiste et Chason Westmoreland (batteur live pour The Faceless et Fallujah, c’est dire le niveau du mec).

Bon, autant l’annoncer d’entrée de jeu : cet album est un nouveau classique dans la discographie irréprochable de la bande à Rutan, pour moi le meilleur depuis les deux premiers.
Le son est made in Mana Studios, donc impeccable : la section rythmique est surpuissante, entre la batterie qui fracasse à toute vitesse et le son métallique jouissif de la basse ; les lignes de guitare et le chant sont à l’équilibre avec le reste, malgré l’étonnante complexité de celles-ci.
La couverture, réalisée par Eliran Kantor (et non plus par Paul Romano, dommage), est étrangement ressemblante à celle d’un autre album sorti récemment. Mais bon, passons.

Musicalement, Infernus est plus intense, plus inspiré, plus efficace que son néanmoins très bon prédécesseur, Phoenix Amongst The Ashes.
On reconnaît cette patte Hate Eternal inimitable, ce death sombre, brutal et à la vitesse ahurissante, avec ces plans de guitare tortueux enchevêtrés avec génie qui donnent à leur musique une aura des plus imposantes. Même si les premières écoutes laissent l’impression que ça blaste à fond la caisse en permanence, les écoutes approfondies révèleront de nombreux changements de tempo, des ralentissements bienvenus qui aèrent efficacement ce maelstrom de violence.
Au niveau de l’intensité, Infernus se rapproche de Fury & Flames, mais dans une version plus lisible et plus mélodique.
Comment rester de marbre en écoutant les arpèges de The Stygian Deep ou la superbe fin mélodieuse du morceau titre.
Quant à O’Majestic Being…, c’est sans doute le morceau le plus ambitieux, qui clôt idéalement ce nouveau chef-d’œuvre.
Erik Rutan livre quelques excellents solos dont il a le secret, autre marque de fabrique du groupe.

Plus je l’écoute, plus je suis convaincu qu’il s’agit d’un des albums de l’année. Hate Eternal n’a clairement pas déçu, malgré les attentes qu’on pouvait avoir à juste titre.
Excellent à tous les niveaux, ce disque a de très beaux jours devant lui et saura satisfaire durablement l’amateur averti.

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