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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 596
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Bacterya
Bacterya
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 "The Worm Immune", 17 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bacterya (Téléchargement MP3)
Je dois avouer que la scène death metal argentine ne m’évoquait absolument rien jusqu’à ce que je m’intéresse à ce groupe. Il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Vibrion fait partie des « plus prolifiques », avec deux albums sortis respectivement en 1995 et 1997 sur le petit label local disparu depuis, Frost Bite.
Pour la petite histoire, le groupe s’appelait Chacal lors de sa création, patronyme changé pour Vibrion quand ils eurent vent de l’existence du Chakal brésilien.

Maintenant délocalisé en Belgique, le groupe est toujours mené par Luis Cederbord et Fabian Fernandez, qui étaient tous deux dans Chacal à l’époque. Fabian Fernandez ne participe apparemment pas aux tournées en dehors de l’Argentine, il est alors remplacé par Mathias Vibrion.
Pour cet album, ils ont aussi dans leurs rangs un guitariste français, Lou-Indigo, et l’actuel batteur de Putrid Offal, Laye Les Pessy, qui a quitté le groupe après l’enregistrement de l’album.

Vibrion n’avait rien proposé de neuf depuis 2002 et l’EP Instinct (très moyen, de mon point de vue).
Malgré le temps qui a passé, le groupe argentin est resté fidèle à sa formule de toujours : du death metal old school jusqu’au bout des ongles. Si presque vingt ans séparent Closed Frontiers, leur second album, de ce dernier en date, cet écart passe inaperçu à l’écoute de Bacterya. Le son n’y est guère plus moderne, les compositions et les riffs sont du même tonneau.
Vibrion a toujours beaucoup ressemblé aux groupes de death américains, en particulier Morbid Angel et Immolation. Ce sont encore ces deux influences qu’on retrouve ici, et c’est souvent flagrant. Sur un titre comme The Walls Of Caffa, on retrouve autant de plans à la Bob Vigna qu’à la Trey Azagthoth. Des exemples comme celui-ci, il y en a tout au long de l’album.

Au-delà de ça, ça reste très bien exécuté. Vibrion a toujours cette même complexité rythmique alliée aux riffs bien nerveux et assez techniques de Luis Cederborg.
Je trouve que la production dessert un peu les compos : le son est assez plat et ne fait ressortir aucune ambiance particulière, ce qui est vraiment dommage. Malgré une équipe de production plutôt chevronnée (Andy Classen, Jérémie Bézier), on est loin de la puissance et de la profondeur de la production Sunlight dont avait pu bénéficier leur second album.

Sans être un album particulièrement passionnant, Bacterya a son lot de compos accrocheuses, jouées par des musiciens très compétents. On aurait aimé que l’ébauche de personnalité qui semblait poindre sur Closed Frontiers soit développée davantage ici, mais ce n’est manifestement pas le cas. Il reste que les amateurs de death old school bien gaulé y trouveront sans doute un minimum d’intérêt.

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The triumph of ruin
The triumph of ruin
Prix : EUR 13,42

4.0 étoiles sur 5 "Lords Of Barren Fields", 17 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The triumph of ruin (CD)
Ryan est de retour après quelques années sans nouvelles de son projet funéraire.
Cet intervalle de temps a été mis à profit pour compléter la mue de son projet, semble-t-il. Car The Howling Void sonne toujours doom mais moins funéraire que jamais.

Ryan a opté pour une forme mélodiquement et atmosphériquement plus aboutie, pour une musique plus apaisante et plus intellectuelle, voire plus intime.
Le chant guttural n’est pas réapparu, reste un chant clair toujours aussi laconique et discret (mais juste, il faut quand même le signaler car ce n’est pas toujours le cas).
Les compos sont bien moins longues qu’auparavant (une seule atteint les huit minutes), ce qui donne un opus digeste de trente-huit minutes. Très court pour du doom.

On sent que Ryan a voulu faire parler la mélodie aux dépens de la section rythmique : sur The Nine Worlds Wept et Silence After The Storm, la batterie se fait très discrète, se limitant tout juste à quelques coups de tome grave histoire de marquer le temps, au profit des mélodies jouées par guitares, violons et claviers.
Malgré le ton globalement plus aérien de l’album, The Triumph Of Ruin reste sur un ton résolument mélancolique et présente quelques reliquats doom/death, comme la lourdeur de certains plans générée par de gros riffs de guitare ; mais ceux-ci ne sont désormais plus majoritaires, il faut s’y faire.
Where Once A River Flowed peut être considéré comme le plus funéraire, mais il est enrobé de suavité mélodique et des nouvelles subtilités atmosphériques dont Ryan semble s’être entiché.

The Howling Void garde quand même à mes yeux un bon pied dans le metal extrême, car il a su conserver la substantifique moelle de ce qu’est le doom funéraire, c’est-à-dire les atmosphères lugubres et profondément mélancoliques qui évoquent une agonie interminable.

Au final, j’ai trouvé cet album passionnant, envoûtant et même touchant. Etant grand fan de doom funéraire, je respecte néanmoins ce changement d’orientation, qui me paraissait finalement inéluctable si on met en perspective l’évolution du projet The Howling Void. C’est bien mieux ainsi, Ryan s’en tire largement avec les honneurs et cet album présente de grandes qualités d’écriture avec des compositions intelligemment construites et orchestrées.

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Rotten Spiral
Rotten Spiral
Prix : EUR 15,58

3.0 étoiles sur 5 "Neurotic Propaganda", 17 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rotten Spiral (CD)
Ayant apprécié la réédition de leur premier album, il me paraissait logique de jeter une oreille sur leur dernier album en date.
M’étant limité au premier album, je n’avais aucune notion de ce qu’ils avaient fait depuis leur reformation.

C’est donc avec une certaine déception que j’ai découvert la teneur de ce Rotten Spiral ; car si Schizo garde une certaine forme de brutalité dans sa manière d’aborder le thrash, le côté extrême, les ambiances blackisantes et la sauvagerie de leurs débuts n’est plus de mise ici.
Au lieu de ça, ce sont un son très propre, des riffs carrés mais gentillets, un chant qui a perdu de sa hargne que nous propose le combo italien maintenant.

En se penchant sur la partie la plus récente de leur disco, on constate que le changement a été amorcé avec l’album précédent, Hallucination Cramps (2010). Cicatriz Black (2007) portait encore plutôt bien son nom, on y sentait un peu de la hargne des débuts.
Sur Rotten Spiral, c’est certes bien fait et exécuté, mais la musique ne s’adresse plus au même public qu’avant. En fan d’extrême, je n’en ai absolument pas pour mon argent (façon de parler, ça ne m’a rien coûté) sur ce disque. Je voulais me faire agresser violemment, je me suis fait à peine caresser (aussi une façon de parler, ces mecs ne sont vraiment pas mon genre).

Voilà, Schizo est devenu un groupe de thrash, tout bêtement. Brutal certes, mais seulement thrash. Pour des gars qui ont été à l’avant-garde du bourrinisme extrême dans les années 80, je trouve quand même ça dommage.

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Abuse to suffer
Abuse to suffer
Prix : EUR 20,00

4.0 étoiles sur 5 "Brainwashed", 17 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abuse to suffer (CD)
Ceux qui s’intéressent un minimum au grindcore ont forcément entendu parler de Rotten Sound. En effet, ce groupe finlandais fait partie de l’élite du grind scandinave, scène qui a pris de l’ampleur depuis l’avènement de Nasum à la fin des années 90 : un grind plus violent, plus rapide, techniquement plus ambitieux.
Après deux albums sympathiques mais encore un peu trop ancrés dans le grind old school, Rotten Sound a pris le pli avec un Murderworks (2002) beaucoup plus moderne dans son approche : gros son, gros riffs nerveux et plus élaborés, blasts encore plus rapides, de la brutalité à revendre.

Depuis, le groupe s’est confortablement installé dans une certaine routine qui lui convient plutôt bien, délivrant des albums toujours convaincants sans rien changé à sa formule.
Leur dernière sortie en date, l’EP Species At War (2013), demeurait dans la même logique de violence maximale avec son de gratte typiquement swedeath allié à un tempo supersonique. Sur les parties ralenties (il y en a quand même de temps en temps), on sent l’influence de leurs voisins de l’Ouest. Un EP particulièrement intense, faut-il le signaler.

Abuse To Suffer ne fait pas dans le détail : passée la grosse intro de vingt secondes (parce que dans le grind, vingt secondes c’est énorme), fini de rire, ça envoie direct la sauce à grands coups de blasts et de riffs fracassants. Impossible de résister à une telle déflagration sonore, c’est le M16 dans tes enceintes, mec. Les titres défilent à grande vitesse, puisque calés sur des durées nettement en-dessous de deux minutes pour la plupart.
Comme je l’ai dit, Rotten Sound est une machine bien rôdée qui ne prend aucun risque et ne change strictement rien à une recette qui a déjà fait plus que ses preuves. Mais ils arrivent toujours à nous surprendre par l’incroyable intensité et la violence de leur propos. Vingt-huit minutes qui passent aussi vite qu’elles font mal, les tympans s’en souviennent durablement.
Une autre force de ce groupe, c’est que même les quelques ralentis qu’on peut retrouver sur cet album sont incroyablement brutaux : le titre Time For The Fix en est un exemple typique, avec son petit riff d’appel bien gras suivi d’une rythmique lente et lourde, façon swedeath classique ; ce avant que le naturel reviennent à Mach 2 avec du blast en guise d’interlude, pour conclure sur le même plan qu’au début.

Rien à faire, bien que la formule soit éculée à mort, ça marche toujours aussi bien. Violemment jouissif, d’un grand classicisme qui lui va très bien, Abuse To Suffer est un album qu’on se plaît à aimer juste pour ce qu’il est : un grand moment de grindcore pur et dur. S’il ne détrône pas Cycles qui contenait des riffs un peu plus marquants, cet ajout à la discographie de Rotten Sound est une nouvelle preuve que les Finlandais croient toujours autant en ce qu’ils font après plus de vingt ans de carrière.

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Enslavement Conquest
Enslavement Conquest
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 10,84

4.0 étoiles sur 5 "Subconscious Nemesis", 17 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enslavement Conquest (CD)
Quasiment depuis ses débuts en 2005, Begrime Exemious (BE), combo d’Edmonton (Canada), nous gratifie d’au moins une sortie par an. Et comme leur dernier longue durée date de 2012, il était temps d’en proposer un nouveau cette année.
J’aime bien ce groupe dans la mesure où il tranche avec pas mal de clichés qu’on attribue à la scène extrême canadienne : on est assez loin des codes du black/death caverneux et du black bestial qu’on a l’habitude d’entendre chez les groupes venant de ces contrées.

BE est profondément ancré dans ses racines : il y a autant de black, de death que de thrash et même de crust/grind dans leur musique. Disons qu’ils sont restés au stade où tous ces genres qu’on distingue aisément aujourd’hui étaient en pleine maturation et pouvaient encore allègrement se mélanger sans que ça choque qui que ce soit.
Selon les sorties, les colorations dominantes peuvent différer : Visions Of Scourge est par exemple le plus black/thrash de leur disco, en grande partie à cause de la production, style aussi prédominant sur l’EP Wasteland Of Damnation ; en contrepartie, la Tour Tape MMXIII est beaucoup plus black metal, limite bestiale ; le split Heretical Serpent Cult (avec Nuclearhammer) est sans doute ce qu’ils ont de plus death metal dans leur catalogue.
Malgré ces différences somme toute assez subtiles, BE a toujours gardé son identité intacte jusqu’ici.

Cette longue introduction était nécessaire pour vous dire que leur formule n’a pas changé malgré ce que la couverture semble présager. En effet, l’illustration évoque davantage un album de crust ou de grindcore qu’un album de black/death.
Le crust fait de toute manière partie de l’identité des Canadiens, même cette tendance n’est pas la plus flagrante dans leur musique ; et ce n’est toujours pas le cas sur ce dernier jet. Si l’imagerie ne donne pas dans le satanisme et l’antichristianisme habituels, la musique a gardé le côté evil que le groupe affectionne depuis le début.
On retrouve donc le BE qu’on connaît, avec une production bien organique et un poil baveuse sur les guitares. Je trouve les riffs particulièrement thrashy sur ce disque, ce qui lui donne un côté très accrocheur et dynamique. Les rythmiques sont suffisamment variées pour qu’on puisse distinguer les titres les uns des autres ; le tempo va du plus rapide (les blasts, qui sont finalement assez rares) au presque doom (Subconscious Nemesis).
La reprise du moment, c’est un titre d’Incantation figurant sur l’album Diabolical Conquest. L’intérêt me paraît limité, dans la mesure où le style BE n’est pas suffisamment éloigné et que la reprise n’a pas la lourdeur de l’originale.

Pour cet album, le groupe a choisi de ne pas proposer de morceau très long ; en effet, il n’était pas rare de retrouver même sur les EP un titre de neuf minutes. Je n’ai jamais trouvé nécessaire de faire durer un titre aussi longtemps chez eux, ça faisait plus remplissage qu’autre chose.
L’album apparaît dès lors plus digeste qu’un Vision Of Scourge.

Même si je reste persuadé que BE excelle surtout sur les formats courts (leur mini Primeval Satellite à ma préférence dans toute leur disco), il faut admettre qu’ils s’en sortent une fois de plus très bien. Le style reste le même, mais la redondance ne se fait pas sentir plus que ça.
Un album solide de plus, dans une discographie qui n’en manque pas.

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Solverv
Solverv
Prix : EUR 16,37

4.0 étoiles sur 5 "Storm Frå Vest", 12 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Solverv (CD)
Ce dernier-né n’est pas une révolution dans la carrière de la bande à Hváll : toujours enregistré avec un son nickel au studio 1184 par le même Hváll, qui est aussi le principal compositeur et auteur des textes (en norvégien). Tous les instruments sont soigneusement mis en valeur.
Rien de bien surprenant sur cet album, c’est peut-être ce manque de folie qui m’a initialement rebuté et m’a empêché de rentrer dedans.
Et pourtant, il y a de très bons morceaux : rien que le morceau titre, en deuxième position, offre déjà une ligne mélodique mémorable. Rien n’est à jeter sur ce disque, une fois de plus. Mais je n’ai pas retrouvé des morceaux qui ont la force des meilleurs titres de Milorg et V, c’est sans doute là que le bât blesse.

La personnalité de Vreid est bien entendue demeurée intacte : on a toujours ce travail d’orfèvre sur les mélodies et les arrangements, avec l’utilisation du mellotron (mention spéciale au titre Geitaskald, où il est particulièrement mis en valeur) qui donne cette coloration progressive très 70s, la section rythmique martiale et métronomique de l’excellent Steingrim et ce chant clair si envoûtant. Vreid possède ces bases solides depuis de nombreuses années maintenant.

J’en profite pour mentionner le travail remarquable d’illustration du feuillet (couverture et intérieur) par Kim Holm, qui a bossé pour Shining (Suède) et Sólstafir notamment. Ça donne envie de l’acheter en physique. Vreid a toujours proposé des graphismes très soignés (à défaut d’être vraiment beaux, en ce qui concerne les premiers) pour ses pochettes d’album, et c’est très appréciable.

Plus je l’écoute, plus que je me dis que cet album est d’une grande richesse. Mais il manquera à mon avis toujours ce petit plus, ce grain de folie qui me fait préférer les autres albums précités. Si ce n’est pas le meilleur de leur discographie, il est quand même là pour nous rappeler que ce groupe a toujours une aussi forte personnalité. Vreid parvient une fois de plus à un niveau très élevé avec un black mélodique qui respire la sincérité et véhicule toujours autant d’émotion.

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Scornful of Icons
Scornful of Icons
Prix : EUR 16,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "The Godless Pope", 5 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scornful of Icons (CD)
Après huit années de silence, les Nancéens de Phazm reviennent avec un nouvel album, chez Osmose comme depuis le début. Il faut dire qu’il y a eu une séparation entretemps.
Pour les présenter brièvement, ils sont en quelque sorte au death ce que Glorior Belli est devenu au black : un mélange étonnant de metal extrême, de rock ‘n’ roll et même de blues. Une sorte de death ‘n’ roll donc, mais qui n’obéit pas vraiment aux codes suédois du genre. Phazm a un côté fun et son petit grain de folie bien à lui. En sus, ils sont partisans d’une musique « nature », sans effets, triggers, claviers ou autres artifices du genre. Ce qui ne les empêche pas de bénéficier d’une très bonne production.

Pour en venir au présent album, on reconnaît la patte Phazm dès les premières secondes : Ginnungagap démarre sur un riff bluesy et un tempo bien rapide, typiquement death avec ses rafales de double pédale. La recette fonctionne toujours très bien et ce morceau augure le meilleur pour la suite. Pierhryck s’est en plus essayé à un nouveau style vocal, guttural façon didjeridoo, ce qui rend plutôt par mal.
Les musiciens sont d’un tel niveau qu’ils peuvent se permettre à peu près n’importe quoi : on retrouve ainsi du death traditionnel entrecoupé de rythmiques pop, de passages crust, de plans mélodeath et même d’interludes limite ambient. Le titre le plus étrange (ou audacieux, selon le point de vue) est sans doute le morceau titre : on y retrouve trois invités, au chant, au violon et à la nyckelharpa (instrument traditionnel suédois qui sonne comme un violon). Le mélange fonctionne encore très bien, dans la mesure où les guests ne sont pas particulièrement envahissants et que leur intervention est très bien amenée. C’est clairement la piste la plus intéressante du disque, d’autant qu’elle brille aussi du côté death metal.

Dans leur discographie, j’ai une préférence pour l’album précédent, que je trouvais plus homogène et dense d’un point de vue ambiance ; celui-ci donne parfois l’impression de s’éparpiller.
En résumé, si vous aimez le metal extrême qui se réinvente, sort un peu des sentiers battus en incorporant intelligemment des éléments qu’on aurait difficilement pu imaginer y trouver, le tout réalisé avec beaucoup de soin (vous aurez peut-être reconnu le style de Valnoir en couverture) par des zicos plus que compétents, voilà un album qui vaut le détour.
J’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dedans au début, d’autant que je ne connaissais pas ce groupe. Mais une fois qu’on a accepté la touche d’originalité dont ils font preuve, on se met à vraiment l’apprécier.

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Experiment of Existence
Experiment of Existence
Prix : EUR 9,99

5.0 étoiles sur 5 "Stellar Evolution", 5 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Experiment of Existence (Téléchargement MP3)
Ce second album des Chiliens de Ripper me permet de me replonger dans un style que j’ai délaissé avec les années pour me concentrer sur des genres plus extrêmes : le thrash. Même s’il s’agit ici de thrash passablement brutal, lorgnant volontiers vers le death/thrash.

J’en ai profité pour écouter leur premier album, Raising The Corpse (2014) : gros potentiel sur ce premier jet, proposant un thrash résolument brutal et old school, encore très (même parfois trop) proche de ses maîtres à penser, malheureusement trop linéaire et à la production presque anachronique.

Autant de défauts qui ont été corrigés en grande partie sur ce second album.
Le style n’a pourtant pas tellement changé : on a toujours affaire à un thrash nerveux, brutal et sauvage, ultra speed et technique. Ripper me paraît avoir fait un pas de plus vers l’extrême avec cet album.
Du coup, j’ai immédiatement pensé à un groupe en particulier en l’écoutant : Sadus et son Swallowed In Black (un disque auquel je voue une vénération absolue). On retrouve ce type de plans thrashy rapides et frénétiques, ce côté très technique au service de l’agression maximale. Et surtout, surtout, ils ont un bassiste phénoménal dont le jeu est largement mis en valeur par la production, un peu à l’image des lignes extraordinaires de DiGiorgio sur l’album précité. Ce Pablo Cortés est juste incroyable, avec ce même sens mélodique et cette dextérité aux doigts qui lui permettent de livrer un petit solo sobre et tout en justesse.
Les autres musiciens ont aussi un sacré niveau, entre la section rythmique rapide et carrée et les guitaristes précis et livrant des solos de haute volée.

Encore un de ces albums pour lesquels il n’est pas aisé de mettre un titre en avant en particulier. D’emblée, on retiendra certainement l’instrumental Anatomy Of The Galaxies, avec son solo de basse à la Cliff Burton et son final mélodique du meilleur goût. Mais ce morceau est finalement assez représentatif de l’album en général.

Et c'est encore Paolo Girardi sur le coup pour le couverture, comme vous n'aurez certainement pas manqué de le constater.

Une grosse progression par rapport au premier album, un disque qui rappelle les temps glorieux du thrash entrant dans son ère plus plus brutale et technique. Ces Chiliens sont de vrais prodiges, tout amateur de thrash old school bien viril se doit d’y jeter une oreille.

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Fear Hate & Corruption
Fear Hate & Corruption
Prix : EUR 15,18

3.0 étoiles sur 5 "Christ Sucks", 5 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fear Hate & Corruption (CD)
Cinquième album déjà pour ce groupe de Lausanne. J'avais fait leur connaissance lors de la première tournée de Death To All en 2013 et j'avais plutôt apprécié leur prestation.

Le groupe suisse mené par le bassiste William Grept (seul membre originel encore présent, qui était également bassiste chez Near Death Condition sur leur excellent The Disembodied ' In Spiritual Spheres) affiche pour cet album un line-up quasi intégralement neuf.
Néanmoins, leur formule n'a pas changé pour autant : il s'agit de death metal, à la brutalité relative et à la technique sobre mais certaine.
Un truc dont je me souvenais et que je retrouve sur cet album, c'est leurs plans rythmiques assez riches et complexes ; ça change très souvent de tempo avec des mesures qui varient un peu du 4/4. Pas spécialement démonstratif, comme toujours avec eux, mais efficace et varié.
Le bassiste fait également quelques appels bien sentis, avec son super son de basse bien propre.

En regardant les titres des morceaux, on peut constater qu'ils sont plutôt engagés. Ils ont essayé de retranscrire ça dans le graphisme du feuillet (surtout la corruption, apparemment), mais le résultat est' très moyen, jugez-en par vous-mêmes. C''est limite tuning là, quand même.

Le problème avec ce disque, c'est qu'il n'y a aucun titre qui me marque en particulier. Je ressors de plusieurs écoutes et je suis incapable de dire quel morceau m'a plu ni même de me rappeler un plan ou un riff de cet album. En gros, ce n'était pas désagréable mais je n'en ai rien retenu. Pour être tout à fait honnête, j'ai trouvé ça long dès la deuxième écoute.
Soit ça manque d'agressivité, de patate, d'énergie, de personnalité ou d'un je-ne-sais-quoi qui me pousserait à y revenir. Côté ambiance, c'est le néant absolu.

Et c'est bien ce que je craignais : autant sur scène c'était plutôt sympa, autant sur album ça manque de saveur. C'est bien composé et exécuté, mais je ne suis clairement pas transporté par leur musique. Ce qui n'empêche que c'est une production honnête et bien réalisée' sauf pour l'artwork.

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Tides of Omniscience
Tides of Omniscience
Prix : EUR 16,64

3.0 étoiles sur 5 "Perseverance", 30 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tides of Omniscience (CD)
Malgré ma relative déception suite à leur album précédent, j’ai voulu donner une deuxième chance à ce groupe qui m’avait séduit avec son premier album.

Même équipe de production, même illustrateur, même label, même line-up : pas de raison que ça change, donc.
Effectivement, il n’y a pas de nouvelle orientation majeure sur ce dernier-né. A ceci près que les compos sont tout de même plus agressives, moins groovy et plus sombres que sur Cursed Redeemer.

Les riffs accrochent un peu plus mon oreille, ce fut le cas dès la première écoute. Ce genre d’agressivité teintée de noirceur me parle bien plus.
Le côté très générique n’a hélas pas disparu. On a souvent l’impression d’avoir déjà entendu certains plans, qui empruntent volontiers au répertoire inépuisable du swedeath classique. Par exemple, ce final en mid tempo avec une fine nappe de clavier en fond sur The Pilgrimage qui rappelle les premiers Entombed, The Shifting Of Stars très typé Dismember sont des passages qui trahissent un manque de personnalité.

Néanmoins, j’écoute cet album avec plus de plaisir que son prédécesseur. Les plans ‘n’roll sont bien moins nombreux et ne nuisent en rien à l’ambiance globale de l’album, plutôt sombre et raccord avec le visuel de la couverture.
Certes, c’est assez générique, mais ça a encore le mérite d’être parfaitement exécuté et la grosse prod' colle finalement assez bien au contenu. Il était difficile de les imaginer faire machine arrière et revenir à un son rugueux.

Sortie somme toute assez honnête dans le style, bien que manquant un peu de saveur à cause d’un trop grand classicisme.

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