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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 583
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Krighsu
Krighsu
Prix : EUR 14,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Neomorph Mindkind", 25 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Krighsu (CD)
Voici sans doute l’album que j’attendais le plus cette année : le dernier Wormed. En effet, ce groupe espagnol représente pour moi l’élite mais aussi l’avenir du brutal death, aux côtés de Defeated Sanity. Un genre balisé et stagnant depuis que les dieux Suffocation, Disgorge ou Deeds Of Flesh en avaient posé les fondements.
Avec Wormed, on arrivait à une approche plus moderne, qui tranchait avec les codes du brutal death old school sans pour autant les renier : plus technique, plus brutal, plus élaboré au niveau du concept.
Même si la science-fiction est un thème souvent abordé dans le style, il l’était de manière très superficielle (souvent, ça se limitait à la couverture) ; en tout cas, personne n’avait poussé la logique comme Wormed. J’ai déjà évoqué ce concept dans la chronique du précédent album.

Krighsu reprend les choses là où Exodromos les avait laissées : le niveau technique est toujours aussi hallucinant, c’est plan technique sur plan technique le tout avec une cohésion et une fluidité effarantes. La production cristalline aide beaucoup à la compréhension et la lisibilité, c’est certain. Mais Wormed s’attache toujours à jouer des riffs un peu plus accrocheurs de temps à autre, histoire de ne pas perdre l’auditoire dans les tortueux méandres de la technicité de haute volée.

Comme pour Exodromos, il y a un fil rouge mélodique sur cet album, qui apparaît sur trois morceaux (vous trouverez aisément lesquels, en écoutant l’album) : je dois dire que je fus un peu décontenancé à première écoute, car il s’agit d’un passage avec du clavier harmoniquement peu avenant, voire un peu confus ; ce alors que celui d’Exodromos brillait par sa simplicité et sa clarté.
Après plusieurs écoutes, on s’y fait. On pourrait assimiler cela à un passage plus ambiancé, en sus des courts interludes à bruitages typiquement SF.

Du reste, Wormed balance du lourd, il n'a plus rien à prouver de ce côté. Krighsu est une nouvelle perle de brutal death, indissociable de son incontournable prédécesseur.

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Nihl
Nihl
Prix : EUR 9,99

5.0 étoiles sur 5 "Vortex Pyramid", 8 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nihl (Téléchargement MP3)
Voici sans doute ce qui sera une de mes plus grosses claques de l’année : Altarage et son premier album NIHL.

J’ai déjà parlé de ce groupe lors de la sortie de leur toute première démo et j’avais (vaguement) évoqué un certain potentiel. Eh bien voilà, ça s’est concrétisé. Et je ne l'ai pas du tout vue venir, celle-là ; du moins, pas à ce point.

Ce qui peut sembler étrange, dans la mesure où le groupe n’a strictement rien changé à sa formule de base. On retrouve d’ailleurs sur cet album les deux titres qui composaient la démo.
Si, le son a franchement plus de relief et de patate. Mais du reste, on retrouve le même death caverneux, avec ce chant bizarre évoquant une voix plaintive au milieu d’un ouragan, étouffée au milieu des riffs de guitare ; elle est encore plus difficile à distinguer du reste sur cet album.
Mais bon, vu la puissance de feu que déballe Altarage, ça ne pose aucun problème.

Ce disque, c’est tout ce que j’aime dans ce style de death metal : les riffs évoquent pas mal Portal avec leur côté bruitiste, mais aussi des références plus confidentielles comme Altars (un autre groupe que j’adore) avec ce côté massif et surpuissant. Leur death est ultra épuré : pas d’intro ni d’outro, pas d’ambient, rien que gros death gras et sombre. En clair, ça déboîte en toute simplicité.
Rythmiquement, rien d’époustouflant ou d’extravagant, mais c’est très varié et les passages plus lents apportent ce surcroît de lourdeur qui leur sied à merveille ; la fin de Batherex avec sa rythmique tribale est un exemple édifiant.
Les deux compos de la démo me sont apparues d’autant plus géniales ici qu’elles sont entourées d’autres de la même qualité. Ce disque n’en finit pas de balancer des riffs à coller au tapis, c’est tuerie sur tuerie pour un ensemble très homogène et qui ne faiblit jamais.

Premier album et déjà au top, en ce qui me concerne.
Peut-être qu’avec le recul, je me dirai que j’ai surnoté cet album. Mais pour le moment, il passe régulièrement dans mes écouteurs et n’en finit pas de me retourner les tripes. C’est un signe qui ne trompe pas.

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Ancient atomic warfare
Ancient atomic warfare
Prix : EUR 18,00

4.0 étoiles sur 5 "Funeral In Absu", 24 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ancient atomic warfare (CD)
Ce groupe est une antiquité, car ils ont commencé à sévir en 1997. Mais après seulement deux années d’existence, ils se sont séparés sans avoir laissé aucune trace de leur passage. Fort heureusement (car maintenant, on sait que ce fut heureux), le groupe s’est reformé en 2008, autour de deux membres d’origine qui ont recruté un nouveau chanteur.
Et depuis, il y a eu une démo et un album avant celui-ci.

Ancient Atomic Warfare est un album très typé old school death metal, évoluant majoritairement en mid tempo avec quelques parties blastées éparses et avec un feeling mélodique sombre qui lui donne toute sa saveur.
A l’écoute de cet album, on se retrouve plongé dans la mythologie sumérienne et les combats épiques dans une ambiance de fin du monde. Une aura occulte s’en dégage également.
Même si pas mal de références font régulièrement surface (notamment toute la faction mélodico-épico-occulte mexicaine et le death caverneux et blasphématoire nord-américain sur les parties rapides), Nar Mattaru a une patte qui lui est propre et prend bien le temps de développer son propos sur des compos dépassant systématiquement les six minutes, sans que ça se sente.

Assez simpliste dans le riffing et même les arrangements mélodiques, sans technique particulière, il n’en demeure pas moins que la musique est on ne peut plus prenante et tient l’auditoire en haleine tout au long de ses quelque quarante-cinq minutes.

Encore une fois, je le dis : dans cette catégorie, ce sont toujours les ambiances travaillées qui priment. Voilà un de ces groupes qui l’ont très bien compris et qui livre une offrande d’une sincérité touchante.
Négliger la scène death chilienne, et même la scène death latino-américaine en général, c’est passer à côté de perles de cet acabit.

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Necromantic Love Songs
Necromantic Love Songs
Prix : EUR 14,84

4.0 étoiles sur 5 "Splattered Remains", 24 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Necromantic Love Songs (CD)
Antropomorphia est encore un de ces groupes de la première époque qui ont loupé le coche. Déjà parce qu’ils ne se sont pointés avec leur première démo qu’en 1992, après trois ans de gestation. Ensuite parce qu’ils n’ont rien pondu de mieux qu’un EP l’année d’après (Necromantic Love Songs ici présent), puis encore une démo avant leur tout premier album (Pure, dont la pochette a dû faire grincer pas mal de dents). Niveau provocation, ils n’y sont pas allés de main morte et ont d’ailleurs eu pas mal de problèmes en Allemagne (comme un certain Cannibal Corpse).
Il faut dire que les paroles des morceaux dépeignent dans le détail toutes sortes de perversions sexuelles, avec un penchant prononcé pour la nécrophilie. Pas beau du tout ça, les gars.

Bref, tout ça pour dire que Metal Blade, leur label depuis la reformation et les deux albums qui ont suivi, a décidé de rééditer à nouveau (The Crypt avait déjà sorti la même compil’ en 2011, en vinyle) le premier EP, accompagné de leur première démo (Bowel Mutilation).

Les amateurs de death old school sauront apprécier ces morceaux d’une autre époque, au riffing gras et lourd, avec cette production caverneuse qu’on aime tant.
Musicalement, on les rapproche aisément de leurs compatriotes de l’époque ; je trouve notamment qu’ils ressemblent beaucoup à Gorefest époque Mindloss, avec un peu plus de doom et sans la production de Colin Richardson. Gorefest faisait aussi pas mal dans le gore à l’époque, c’est sensiblement le même genre d’ambiance.

Tore Stjerna, qui était déjà l’ingé son sur Evangelivm Nekromantia, s’est chargé de remasteriser le tout. Je trouve que la démo a un meilleur son que l’EP, paradoxalement.

Metal Blade nous propose une version vinyle à six cent soixante-six copies et une version CD à mille copies. La pochette a été retravaillée et ça fait moins kitsch.
Avis aux amateurs de death old skull qui ne l’avaient pas déjà.

Tracklist de Necromantic Love Songs :

Necromantic Love Songs EP

01. Crack The Casket
02. The Carnal Pit
03. Birth Through Dead
04. Chunks Of Meat
05. Rotted Flesh
06. Outro/A Necromantic Love Song

Bowel Mutilation demo

07. Intro
08. Bowel Mutilation
09. Splattered Remains
10. Rotted Flesh
11. The Carnal Pit

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Flesh Assimilation
Flesh Assimilation
Prix : EUR 21,79

4.0 étoiles sur 5 "Hordes From The Cursed Realms", 21 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Flesh Assimilation (CD)
Recrutés depuis 2011 par le label Invictus, le trio de Dublin, Zom, avait déjà deux démos et un EP au compteur.
Pour ce premier album toujours chez Invictus, le groupe a changé un peu la donne par rapport à ce qu'ils proposaient précédemment : la production n’est plus aussi chargée en reverb, mais par contre beaucoup plus grésillante et brute de décoffrage. Du coup, c’est clairement plus brutal, plus death metal aussi et on les rapproche d’autant plus d’un Necrovore avec cette sauvagerie complètement débridée qui agresse les tympans à grand renfort d’accélérations furieuses (Illbeings Unspeak à 1:02, le raz-de-marée). Et comment résister au riffing death/thrash percutant d’un Dead Worlds ? On sent aussi les influences crust/punkcore avec ce d-beat très récurrent et le côté complètement destroy.
Entre la basse vrombissante, le matraquage infernal, la voix ultra bestiale, les « solos » de guitare stridents, ce Flesh Assimilation est un concentré de violence d’une intensité incroyable, un gros glaviot corrosif qui écorche les conduits auditifs et transperce la boîte crânienne de part en part. Abominable !
Même les mid tempo se font dans la douleur.

Comme ZOM tripe autant sur l’occultisme que sur la SF, on a droit à des petits interludes à ambiance spatiale entre les morceaux. C’est plutôt cool et ça ne diminue pas vraiment le niveau de brutalité.

Grosse claque pour ma part, en amateur de violence pure et dure avec un penchant régressif complètement assumé. Plus brutal et moins confus que les démos, cet album a de quoi assommer n’importer quel extrémiste metal en mal de sensations fortes. Satisfait ou remboursé 666 fois.

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Main Frame Collapse
Main Frame Collapse
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 "Epileptic Void", 17 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Main Frame Collapse (Téléchargement MP3)
Schizo fait partie des pionniers du metal extrême italien, aux côtés de Bulldozer et Necrodeath. Dès les années 80, ils jouaient un thrash ultra brutal avec des tendances qu’on peut aujourd’hui qualifier de blackisantes.

Main Frame Collapse est leur premier album, sorti initialement chez Crime Records en 1989, soit bien plus tard que les deux compatriotes précités. Le groupe était en contact avec un certain Chuck Schuldiner à l’époque et, au cours des sessions d’enregistrement de ce premier album, ils lui avaient demandé de rejoindre Schizo. Schuldiner était déjà bien occupé outre-Atlantique et a dû décliner la proposition.

Main Frame Collapse a été remasterisé en 2006, mais la tracklist est restée la même que celle d’origine sur cette édition.
Ça démarre sur les chapeaux et roue avec du blast à fond les ballons et on sent déjà que le groupe va tout défoncer sur son passage ; ce qui n’est pas démenti par la suite.
Au-delà de cette ultra violence, qui colle tout à fait à l’esprit de l’époque du « toujours plus vite, toujours plus fort », Schizo sait aussi varier un peu son propos et se poser sur des mid tempos plus construits, faisant montre d’un certain niveau technique.
On sent autant des influences de Venom que du thrash ricain plus classique, sur un titre comme Epileptic Void sur lequel on peut entendre des espèces de gang vocals. Et un Behind The Curtain lorgne même un peu vers le death metal. Les passages les plus rapides et brutaux font aussi écho au proto black de la scène brésilienne, on pense notamment à Vulcano.
Dans ce sens, Schizo est plus proche de Necrodeath que de l’occulte et Venomien Bulldozer.

Avant cette réédition, je dois avouer que je ne connaissais absolument pas ce groupe. Belle occasion, dès lors, pour combler une autre de mes lacunes dans le domaine. Avis à ceux qui aiment le vieux thrash bien bourrin et qui flirte dangereusement avec l’extrême.
Le groupe existe toujours et un nouvel album est prévu pour avril prochain sur le même label.

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Kick me silly - vc iii
Kick me silly - vc iii
Prix : EUR 8,80

4.0 étoiles sur 5 "Good Times", 17 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kick me silly - vc iii (CD)
Histoire de le resituer, Venomous Concept (VC) est un side-project monté autour de pizzas et de bières par des musiciens bien connus des amateurs de grindcore : Shane Embury et Danny Herrera (Napalm Death), Kevin Sharp (Brutal Truth, qui existait encore à l'époque) et l’ « intrus » Buzz Osborne (Melvins, Fantômas).
L’idée de base était de jouer du hardcore ricain dans la veine d’un Poison Idea (groupe de Portland qui a inspiré leur patronyme).
Leur premier album, Retroactive Abortion (2004), était exactement dans cet esprit, au point qu’on aurait presque cru qu’il s’agissait d’un disque des années 80 ; en plus, la voix de Kevin Sharp est assez proche de celle du corpulent Jerry A.
Après le départ de Buzz Osborne, ils ont modernisé leur son et mis un peu plus de crust et de grindcore, sans que l’essence de VC ne soit réellement altérée.

Et voici donc Kick Me Silly, sur lequel on retrouve un nouveau guitariste en la personne de John Cooke (qui joue chez Napalm Death pour les tournées) et l'éminent Dan Lilker (Brutal Truth) qui avaient respectivement rejoint le groupe en 2010 et 2007.
Ce dernier album est dans la lignée de ce qui précède, à savoir un mélange de hardcore, crust et grindcore, les trois genres faisant naturellement bon ménage car ils descendent tous du punk.
Les morceaux sont toujours sur un format extrêmement court, rarement au-delà des deux minutes. Pas de prise de tête ici, juste du bon punk extrême et radical qui vomit des paroles contestataires à tue-tête.
On note tout de même quelques morceaux un peu plus construits (trois minutes), moins dans l’urgence et qui aèrent un peu ce disque au milieu de titre expéditifs et linéaires.
Le dernier titre dure quinze minutes, mais en pratique il n’y a que deux minutes de musique au début, le reste étant une espèce de bruit répétitif comme le son du diamant en fin de face de vinyle. Inutile, donc.

Contrairement à son prédécesseur, Kick Me Silly a une production homogène sur son ensemble, le son s’est d’ailleurs encore un peu amélioré.

D’une violence jouissive, interprété avec brio par des gars qui baignent dans le milieu depuis de très nombreuses années, ce dernier VC s’apprécie à tout moment et sans exigence particulière. C’était exactement le but du projet à la base.

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Aeons in Sodom [Explicit]
Aeons in Sodom [Explicit]
Prix : EUR 7,99

4.0 étoiles sur 5 "Blood Of The Legion", 13 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aeons in Sodom [Explicit] (Téléchargement MP3)
Ce nouvel album d’Urgehal, qu’on n’osait plus espérer depuis le décès du frontman Trondr Nefas en 2012 à l’âge de 34 ans, constitue à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne, c’est qu’il est quand même sorti, malgré la disparition d’un des membres fondateurs. La mauvaise, c’est que ce sera apparemment le dernier album d’Urgehal ; c’est un hommage à Trondr Nefas qui contient des morceaux écrits par ce dernier avant son décès et sur lequel il aurait apparemment joué quelques solos de guitare.

Il s’agit bel et bien d’un hommage, puisque sur chaque morceau figure un ou plusieurs invités prestigieux, proches du groupe bien entendu. On a donc un vocaliste différent à chaque titre, qui pour la plupart ont également écrit les paroles.

Du point de vue des compos, c’est du Urgehal pur jus, pas de doute là-dessus. Du « satanic black metal » franc et direct, violent et haineux. Trondr Nefas et Enzifer n’ont pas été à cours d’inspiration et livrent une excellente dernière offrande à leurs fans.
Sur le plan des guests, même s’il n’y a pas de plainte à formuler sur aucun d’eux, il faut admettre que Niklas Kvarforth et Nattefrost sont sans doute ceux qui brillent le plus – et je l’avais deviné déjà sur le papier - : le premier, sur un morceau mid tempo ternaire à riffs en arpèges, crache toute sa haine – et Dieu sait s’il en a – et s’époumone à s’en arracher les cordes vocales comme s’il allait crever le lendemain ; un vrai régal ! Quant à Nattefrost, il donne tout également avec son chant très versatile, sur un titre en deux parties typique d’Urgehal, très inspiré.
Lord Of Horns et Psychedelic Evil méritent aussi d’être mentionnés pour leur riffing particulièrement accrocheur.

Les guests que je fus surpris de voir apparaître sont les Cortez de Sadistic Intent, sur la reprise de Sepultura. Je n’ai pas eu accès au morceau – ni à l’autre reprise, d’Autopsy. En effet, à part eux, tous les invités appartiennent à la scène black scandinave (voire norvégienne pour presque tous).

L’album se termine (sans les bonus) sur une note vraiment poignante avec l’outro instrumentale ; et là, on sent vraiment que c’est la fin… Woe, la bien nommée.

En dehors du contexte dans lequel ce disque a été fait, il s’agit d’un très bon album du combo norvégien, qui montre à chaque album une implacable détermination et une rare conviction, armé de titres brise-nuque qui ne peuvent laisser insensible un public nourri au black norvégien traditionnel.
Un grand nom de la scène tire sa révérence avec un dernier jet de haut vol. On gardera donc le meilleur souvenir possible de leur contribution à la scène black metal qu’ils incarnèrent pendant de nombreuses années. Trondr Nefas peut reposer en paix.

Tracklist d’Aeons In Sodom :

01. Dødsrite (feat. Nocturno Culto of Dark Throne)
02. The Iron Children (feat. M. Shax of Endezzma and Byron Braidwood of Monumentomb)
03. Blood Of The Legion (feat. Hoest of Taake)
04. The Sulphur Black Haze (feat. Mannevond of Koldbrann)
05. Lord Of Horns (feat. Malphas of Endezzma/Hagl)
06. Norwegian Blood And Crystal Lakes (feat. Niklas Kvarforth of Shining)
07. Thy Daemon Incarnate (feat. Sorath Northgrove of Beastcraft/Vulture Lord)
08. Endetid (feat. Nattefrost of Carpathian Forest and Skyggen of Tortorum)
09. Psychedelic Evil (feat. Nag of Tsjuder and Diabolus of Vulture Lord)
10. Woe (feat. L.F.F. of Angst Skvadron/Tusmorke/Three Winters)
11. Funeral Rites (Sepultura cover) [feat. Bay & Rick Cortez of Sadistic Intent]
12. Twisted Mass Of Burnt Decay (Autopsy cover) (feat. R.M. of Angst Skvadron)

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Re: Structured
Re: Structured
Prix : EUR 19,00

4.0 étoiles sur 5 "At Night", 10 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Re: Structured (CD)
Pour nous faire patienter en attendant le prochain Live, voici un en-cas bien copieux qui redémarre la série des Structured.
Le concept est sensiblement le même que les deux premiers volets : mettre en avant les excellentes productions du label.

Les deux premiers "sets" sont donc des compilations de titres de Bedrock. Je dis "set", car dans la version que je possède (téléchargeable), il ne s'agit pas réellement d'un mix ; les titres sont plutôt enchaînés et il y a même parfois un court blanc entre deux morceaux.
Ceux qui suivent le label depuis longtemps connaissent déjà le genre de morceau qu'on peut retrouver ici : de la tech house/techno épurée, sans partie vocale et avec cette tendance progressive sur des grooves hypnotiques, à l'antithèse des tubes radiophoniques EDM actuels.
Pas de surprise donc, mais de la qualité comme toujours.
Pas mal de recyclage quand même (c'est sans doute le but du deuxième CD), notamment Santiago, Beautiful Strange et Tangent, qui sont des morceaux qu'on connaît déjà par coeur et dont les versions sur ce Re:Structured ne présentent pas d'intérêt majeur.
On note quand même quelques excellents morceaux au programme, notamment "At Night" de Montel ou "Ici Et Maintenant" de Lee Van Dowski.

Le troisième CD est pour le coup un véritable set, ayant été enregistré le 1er octobre dernier au XOYO à Londres à l'occasion de dix-sept ans de Bedrock.
Encore une fois, dommage qu'on n'ait pas le set en entier. Ceci dit, il s'agit certainement d'un des meilleurs moments de celui-ci.
Les morceaux sont vraiment intenses et on retrouve une partie de la sélection des deux premiers CD (ça fait doublon, pas cool mais bon...). Il ne s'agit vraisemblablement de morceaux de peak time, mais le set est (comme toujours avec Diggers) fort bien construit.
Il y a un morceau qui m'a interpellé et que j'ai reconnu immédiatement : Dj Dozia "Pop Culture", dont la version originale date de 1998 ; il figurait notamment sur le premier Profound Sounds de Josh Wink et était clairement en avance sur son temps (comme bon nombre de titres de cette dernière compilation). Le lifting par KiNK n'apporte d'ailleurs pas grand-chose.

En sus, il y a un DVD avec quelques petits films de soirées (Easter à Londres et au Gorilla de Manchester) ainsi que des interviews du maître et de Danny Howells sur l'histoire sur label Bedrock.

Toujours aussi régulier et qualitatif dans ses sorties, John Digweed force plus que jamais l'admiration et on attend une grande impatience le "Live At Montreal" qui s'annonce dantesque avec son set intégral divisé en pas moins de six mixes.

Tracklist de Re:Structured:

CD1 - “Structures”

1. Quivver - Time Go By - Reprise
2. Joop Junior - Sofie_Lucie
3. Rory Gallagher & James Trystan - Waking Giants
4. Philipp Straub & Andrew Fonda - True Basics
5. Dave Angel - Scorpion
6. Montel - Life
7. CJ Jeff - Leave Me
8. BOg - Ava
9. Montel - At Night
10. Lee Van Dowski - Ici Et Maintenant

CD2 – “Re:Structures”

1. Bedrock - Santiago - Nick Muir 2015 Downtempo Version
2. Guy J - Candyland - Luca Bacchetti Endless Remix
3. John Digweed & Nick Muir - Track For Life - Cosmic Cowboys Remix
4. Bedrock - Santiago - Joeski Remix
5. Bedrock - Beautiful Strange - Montel Remix
6. Bedrock - Emerald - BOg Remix
7. John Digweed & Nick Muir - Aquatonic - Alberto Ruiz Remix
8. John Digweed & Nick Muir Vs Christian Smith & Wehbba - Mantis - Alexander Kowalski Remix
9. JDNMGJ - Trezzz - Nick Muir 2015 Remix
10. John Digweed & Nick Muir - Tangent - Sian Aztec Remix
11. John Digweed & Nick Muir Vs Psycatron - Awakenings - Electric Rescue Acid Remix

CD3 – “Live Structures” - John Digweed Live XOYO London

1. Culoe De Song - Y.O.U.D.
2. John Digweed & Nick Muir - Track For Life
3. John Digweed & Nick Muir - Aquatonic - Alberto Ruiz Remix
4. Bedrock - Santiago - Joeski Remix
5. Steve Parry - Flippant
6. Gel Abril - Carpet Sneak
7. Sian - Medicine Man - Pig & Dan Remix
8. Bedrock - Emerald - BOg Remix
9. Dave Angel - Scorpion
10. Pig&Dan - Lizard King - Julian Jeweil Remix
11. Bedrock - Beautiful Strange - Montel Remix
12. DJ Dozia - Pop Culture - KiNK Mix
13. Clarian - Fear and Self Loathing
14. Daniel Stefanik - Twilight Zone

DVD – A Tale Of Two UK Cities Directed By Our Man In The Field


Bloodgeoning
Bloodgeoning
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 "Edenblaze", 7 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bloodgeoning (Téléchargement MP3)
Cette entité germanique fait partie de ces groupes dans lesquels il ne reste aucun membre original aujourd’hui. En effet, le plus ancien est le vocaliste Rainer Düsing, arrivé en 2001 alors qu’Embedded existait depuis 1994.
Au fil du temps, ils sont passés d’un death metal assez old school genre early Cannibal Corpse à quelque chose de tout aussi brutal mais plus technique. Maintenant, on retrouve autant des influences Suffocation que Malevolent Creation ou Sinister. Ça se ressent également dans les paroles, qui sont autant orientés gore et serial killers que vers des thèmes plus religieux.

Bien que séparés de presque sept ans, Bloodgeoning et son prédécesseur sont de nature tout à fait similaire et il n’y a pas eu de changement notable dans la musique d’Embedded malgré le remodelage du line-up.
Le groupe a beau faire dans un death plutôt technique, ils gardent cette tendance à donner dans les plans directs et immédiats, sans démonstration particulière malgré la maîtrise évidente de leurs instruments et leur précision.
Les influences du combo demeurent donc les mêmes et j’ai particulièrement apprécié Murder-Suicide et Dawn Of Being pour leurs colorations brutales à la Suffocation.
Le chant de Rainer Düsing est puissant et assez versatile, pouvant aller de hurlements presque aigus à un guttural plus étouffé comme en slam death. Il est à noter qu’Embedded ne fait pas dans les plans slam pour autant.

Sans présenter de forte personnalité ni de particulière profondeur, encore moins d’ambiance, Bloodgeoning demeure un disque ultra efficace et plutôt inspiré, qui ne nécessite pas de nombreuses écoutes pour être pleinement apprécié. Un petit plaisir immédiat qui se laisse écouter sans prise de tête.

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