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Contenu rédigé par Emmanuel Gautier
Classement des meilleurs critiques: 593
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Commentaires écrits par
Emmanuel Gautier (Strasbourg, France)
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Sepultus - EP
Sepultus - EP
Prix : EUR 5,94

4.0 étoiles sur 5 "Gift", 30 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sepultus - EP (Téléchargement MP3)
Encore un duo de sinistres inconnus au bataillon, qui sont forcés de cacher leur faciès qu’ils ont certainement ingrat.
Déjà auteurs d’une demo tape sur la petite structure suédoise Misanthropic Generaction Media en 2014, le tandem suédois enchaîne avec ce qui est bel et bien un premier album longue durée, comportant six titres pour une quarantaine de minutes.

Svärta fait du black metal au son assez raw, mais audible et intelligible, un peu à l’image de ce qui se fait dans le true black finlandais du style Horna et Sargeist.
Le pitch parle d’influences Ved Buens Ende et Dødheimsgard période Satanic Art. Mouais, pas des masses. J’ai du mal à retrouver le côté avant-gardiste et expérimental de ces deux formations.
Pour moi, c’est du black d’obédience orthodoxe pour la base, mais qui évolue assez vite en dehors de ce carcan pour proposer des ambiances mélancoliques et occultes sur des passages doom et en son clair du meilleur effet.

Dès les premières écoutes, ce disque a exercé une espèce de fascination sur moi : entre le chant torturé et criard qui exprime à la fois misanthropie et douleur profonde, le riffing poignant et finalement assez accrocheur et ce son de batterie tellement naturel qui nous fait souffrir à chaque coup de crache, la musique de Svärta ne laisse clairement pas indifférent. Ajoutez à ça les passages en doom tempo allant de pair avec de chœurs scandant on ne sait quoi mais qui donnent cette atmosphère de procession impie, vous obtenez une vraie perle de black metal authentique, garanti sans artifice.
Cet album se situe complètement dans la lignée de la démo, qui sonne exactement pareil ; mais le groupe a encore progressé au niveau de la composition.

Une très belle découverte, en ce qui me concerne. Typiquement le genre de produit qui a tout pour me plaire : à la fois raw, true, inventif, varié et excellant dans tout ce qu’il touche. On sent aussi qu’il y a une petite marge de progression et que le meilleur est sans doute encore à venir.

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Behold.total.rejection
Behold.total.rejection
Prix : EUR 13,43

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Mass Death Mass", 30 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Behold.total.rejection (CD)
Le grand méchant affreux Revenge est revenu immédiatement après un split assez moyen avec Black Witchery.
Quoiqu’on en dise, ça fait toujours plaisir d’entendre des nouvelles de la bande à James Read.

Bon, comme la couverture, le titre l’indiquent, la formule de Revenge n’a pas changé d’un iota : on a droit au même sempiternel black ultra bestial, avec un Read qui blaste comme un salaud tout en hurlant avec ses cris de psychopathe en pleine décompensation, le tout assorti de riffs tronçonneuse tous plus ou moins pareil.
Et on a aussi les « solos » de Vermin, qui sont d’ailleurs un peu soûlants à la longue ; s’il y avait quelque chose à virer, ce serait ça. Le mec fait toujours le même lead - et sur les autres albums aussi - et le place un peu trop souvent pour que ça ait un quelconque intérêt.

Bref, ceux qui ont aimé tous les albums, EP, splits d’avant aimeront ce dernier-né, puisque c’est exactement pareil.
Behold.Total.Rejection n’est pas plus ultime, plus violent, plus extrême, plus bourrin que les albums d’avant. C’est strictement la même chose.
Je m’autorise à ce titre un parallèle avec un groupe ayant officié dans la même catégorie : Proclamation. Ce groupe espagnol a sorti quatre fois le même disque ; du moins, c’est l’impression qu’on en a : quatre variantes d’une même couverture, titres interchangeables, pas une once d’évolution entre deux albums. Sauf que Proclamation faisait du Blasphemy worship assez criant, alors que Revenge… fait du Revenge, c’est inimitable.

Mais sinon, j’aime bien cet album. Il satisfait largement mon besoin quotidien de violence gratuite.
Revenge, quand ça blaste, ça défouraille. Et quand ça ralentit, ça défouraille tout autant. Ecoutez ne serait-ce que le dernier morceau pour vous en rendre compte.
C’est probablement un des seuls groupes actuels à mériter l’appellation "war metal", tellement leur musique est une incitation à la baston générale.
Voilà, je vous aurai prévenus.

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The Declaration [Clean]
The Declaration [Clean]
Prix : EUR 8,99

4.0 étoiles sur 5 "Blood Into Sand", 30 décembre 2015
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Groupe d'Edmonton au Canada, Warmarch se compose de Paulus Kressmann (batteur chez Rites Of Thy Degringolade), Dean Relf (idem dans le vieux groupe de death/thrash Disciples Of Power) et l'excellent bassiste Eric Lampimaki (qui a fait partie de Weapon). Ce trio n'a sorti qu'une démo et cet album (qui contient les trois titres de la démo), l'activité du groupe étant suspendue jusqu'à nouvel ordre.

Cet album est néanmoins excellent, proposant un death blackisant martial et dynamique au son tout à fait original. On ne retrouve pas la bestialité ou la noirceur crue de nombreux combos canadiens. A la place, on a droit à une musique au son sans artifice mais puissant, avec des compos variées et fort bien exécutées (mention spéciale à la section rythmique et cette basse au son métallique délectable). Le vocaliste se lance par moment dans un chant clair assez étrange (et pas très juste...) mais qui donne une spécificité sonore au groupe.
On retrouve un peu la folie d'un Rites Of Thy Degringolade, d'ailleurs, avec des plans parfois death n' roll ou des mélodies arabisantes. Surprenant autant que réjouissant.

Un joyau méconnu de cette scène canadienne, autant prolifique que qualitative dans cette catégorie.


To Kill Is Human
To Kill Is Human
Prix : EUR 26,43

3.0 étoiles sur 5 "Machete Bloodbath", 30 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : To Kill Is Human (CD)
Drawn & Quartered est la continuation du projet Plague Bearer de Kelley Kuciemba - réactivé par la suite en tant que projet annexe - suite à son association avec le vocaliste Herb Burke en 1993.
Leur premier album ne voit le jour qu'en 1999, distribué par Moribund, label qui soutenait déjà Plague Bearer à l'époque de sa démo Bubonic Death.

Le style D & Q, death blasphématoire d'une noirceur peu commune et hérité directement des pontes Incantation et Immolation, est encore à l'état embryonnaire ici : la production est franchement confuse, les riffs quasi indistincts, les compos bordéliques. C'est certes très brutal, mais on est à des lieues des subtilités qui apparaîtront dès l'album suivant, Extermination Revelry.

En fait, cet album me fait penser au premier de Blood Ritual (At The Mountains Of Madness, 1997) : on est plus sur du Deicide worship (surtout période Legion), mais on a les mêmes défauts sur les deux albums, avec ce côté approximatif des compos, le son pas terrible et sans relief et cette brutalité stérile. A l'instar de D & Q, Blood Ritual a fait beaucoup mieux avec son album suivant.

Tout ça pour dire que To Kill Is Human est un début pas génial d'un groupe qui est devenu depuis une référence de ce genre de death metal, pas très loin du niveau de ses modèles. A écouter tout de même, ne serait-ce que par curiosité.


20th Adversary of Emptiness
20th Adversary of Emptiness

5.0 étoiles sur 5 "Somewhere Inside The Bowels Of Endlessness", 22 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : 20th Adversary of Emptiness (CD)
Ceux qui ne connaissent pas Demilich, groupe finlandais devenu légendaire avec un seul album et quelques démos, vont avoir l’occasion de rattraper le temps perdu avec ce coffret sublime célébrant les vingt ans de leur Nespithe de 1993.

Outre l’album, vous avez droit à l’ensemble des enregistrements du groupe : les démos de 1991-1992, les trois morceaux réenregistrés en 2006 lors des Vanishing Sessions.
Bonne nouvelle pour les audiophiles, Nespithe est en version 24-bit et non plus en 16-bit comme sur les précédentes rééditions (Repulse, Century Media et Xtreem).

Pour décrire le contenu musical, il s’agit d’un death metal à l’ancienne mais assez déroutant de technique et de plans rythmiques alambiqués ; la voix mérite d’être mentionnée, une espèce d’éructation extraterrestre (le feuillet précise qu’il n’y a pas d’effet).
Les titres sont à rallonge et racontent des trucs complètement barrés.
L’ambiance de ce disque est très particulière, on a l’impression de perdre la boule et de flotter au milieu de spectres lovecraftiens.
Ce disque est un joyau unique dans l’histoire du death metal, qui n’a rien à voir avec les autres classiques de Demigod, Convulse, Adramelech et autres compatriotes.
Sans avoir la lourdeur rampante d’un Autopsy ou un Infester, il y a quand même quelque chose de morbide et putride dans la musique de Demilich.

Les démos sont intéressantes, notamment The Four instructive Tales… Of Decomposition qui a participé avant l’album à leur renommée. Les réenregistrements sont vraiment bons également.

Le graphisme initial de Nespithe (réalisé par Turkka Rantanen, artiste de nombreuses couvertures des groupes finlandais de l’époque) est resté ; d’autres illustrations ont été ajoutées, par David Mikkelsen, Johnny Maddox et Rantanen également.

Tout ça ne va pas sans un magnifique feuillet de quarante pages avec des interviews (dont une avec Olivier "Zoltar" Badin), des commentaires sur les titres, des vieilles photos,…

Il existe un coffret CD et un coffret vinyl.
Vu le prix que Svart Records demande pour tout ça, je pense que vous pouvez raisonnablement vous jeter dessus.
Magnifique objet pour une modeste discographie qui le mérite vraiment. Amen.

Tracklist de 20th Adversary Of Emptiness :

CD1: Nespithe

01. When the Sun Drank the Weight of Water
02. The Sixteenth Six-Tooth Son of Fourteen Four-Regional Dimensions (Still Unnamed)
03. Inherited Bowel Levitation – Reduced Without Any Effort
04. The Echo (Replacement)
05. The Putrefying Road in the Nineteenth Extremity (...Somewhere inside the Bowels of Endlessness...)
06. (Within) The Chamber of Whispering Eyes
07. And You'll Remain... (in Pieces in Nothingness)
08. Erecshyrinol
09. The Planet that Once Used to Absorb Flesh in Order to Achieve Divinity and Immortality (Suffocated to the Flesh that it Desired...)
10. The Cry
11. Raped Embalmed Beauty Sleep

CD2: Em9t2ness of van2s1ing / V34ish6ng 0f emptiness

Vanishing sessions

01. The Faces Right Below the Skin of the Earth
02. Emptiness of Vanishing
03. Vanishing of Emptiness

The Echo

04. egasseM neddiH A - ortnI
05. The Echo (Replacement)
06. Erecshyrinol
07. The Sixteenth Six-tooth Son of Fourteen Four-regional Dimensions (Still Unnamed)
08. The Cry

...Somewhere Inside the Bowels of Endlessness...

09. (Within) the Chamber of Whispering Eyes
10. ...And You'll Remain... (in Pieces in Nothingness)
11. The Cry
12. The Putrefying Road in the Nineteenth Extremity (...Somewhere Inside the Bowels of Endlessness...)
13. Inherited Bowel Levitation – Reduced without Any Effort

The Four Instructive Tales ...of Decomposition

14. Introduction / Embalmed Beauty Sleep
15. Two Independent Organisms → One Suppurating Deformity
16. And the Slimy Flying Creatures Reproduce in Your Brains
17. The Uncontrollable Regret of the Rotting Flesh

Regurgitation of Blood

18. Uncontrollable Regret of the Rotting Flesh

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All hail the swinelord
All hail the swinelord
Prix : EUR 12,01

4.0 étoiles sur 5 "For I Am The Fire", 15 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : All hail the swinelord (CD)
Quatuor suédois formé à Stockholm en 2008 autour du vocaliste Jonas A. Holmberg et du batteur Johan Nordlund, This Gift Is A Curse avait la chance de pouvoir enregistrer son tout premier EP au Sunlight Studio avec Tomas Skogsberg pour un rendu déjà intéressant combinant hardcore, sludge et black metal avec des interludes ambient et drone donnant à la musique une atmosphère occulte.

Ce sont ces mêmes éléments que l'on retrouve sur ce nouvel album du groupe, mais avec un son à mon avis bien meilleur que sur leur premier album ' pourtant enregistré avec le même producteur, Magbjork. Il est d'une puissance assez phénoménale, ce qui va très bien avec la musique proposée.
Sur le split qu'ils ont sorti en début d'année avec le groupe Hexis, leur partie est très représentative de ce qu'on peut entendre sur cet album, notamment niveau production. On a l'impression que le morceau est issu des mêmes sessions d'enregistrement.

All Hail The Swinelord commence en force avec deux morceaux bien rentre-dedans, qui vont sans doute rebuter les amateurs de hardcore plus aérien et plus posé, mais qui ont le mérite de nous faire rentrer dans le vif du sujet rapidement.
Ces deux morceaux s'avèrent finalement assez trompeurs sur la marchandise, étant donné qu'il s'agit des deux morceaux les plus violents du disque. L'album se construit plus calmement par la suite, notamment avec un interlude drone/ambient et ritualiste à la fin de Rites (ça ne s'invente pas).
XI: For I Am The Fire est déjà plus posé et plus varié, avec ces fameux chœurs en fond qui vont de pair avec des riffs plus aériens et mélodiques, après le chaos plein de larsens et de riffs atonaux qui précédait.

La partie black metal s'intègre parfaitement au tout, il s'agit à mon avis un peu plus qu'une simple « tendance blackened », qu'on retrouve par exemple chez des groupes comme Cowards. Il y a des riffs trémolos typiques du black atmosphérique par exemple et même certaines accélérations comme au début de We Use Your Dead' font très black metal. Le chant, quant à lui, reste linéaire et typiquement hardcore, ultra saturé. Sur le dernier morceau, le vocaliste se hasarde à chanter en clair, pour un rendu mitigé ; mais la parfaite construction et le riffing accrocheur du morceau sauvent la mise haut la main.

Pour quelqu'un peu connaisseur en hardcore, sludge et post comme moi, qui par-dessus le marché apprécie surtout le hardcore pour sa violence primaire, ce disque a énormément de qualités. La parfaite intégration des éléments black, l'ambiance occulte dense qui règne sur ce disque sont autant d'atouts supplémentaires pour me le faire apprécier.
Ce qu'ils ont fait de mieux à ce jour, sans conteste.

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Hyaena
Hyaena
Prix : EUR 12,59

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "The Devil Riding The Evil Steed", 15 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hyaena (CD)
Sadist est de retour, après le déjà lointain (2010) Season In Silence.
Le groupe italien a traversé les âges dans l’ombre, avec un petit passage à vide (le pas génial Crust et l’improbable Lego) ayant précédé leur séparation, pour revenir plus constant que jamais en 2005 avec un line-up qui n’a pas bougé depuis, autour de Tommy Talamanca, leader incontesté du groupe car compositeur, producteur, interprète à la guitare (en virtuose) et aux claviers dont il s’occupe même en concert (le groupe n’a pas de claviériste en configuration live).

Alors, qu’attendre de Hyaena ? Eh bien je dirais qu’il est complètement dans la continuité des deux précédents efforts du groupe, c’est-à-dire qu’il propose un death metal progressif de haute volée, avec une technique élaborée mais qui sait rester sobre, une musique à la violence très maîtrisée et qui fait la part belle aux mid tempo et qui compte de nombreuses accalmies jazzy où basse et clavier se partagent le spectre sonore en toute quiétude.

Tommy Talamanca a toujours ce goût prononcé pour les sonorités de clavier créant des ambiances un peu mystique, comme ce qu’on peut entendre en intro de The Devil Riding The Evil Steed.
A propos de ce morceau justement, il résume assez bien le concept de l’album – élaboré par le vocaliste Trevor Nadir - : tous les morceaux évoquent ce prédateur ancestral qu’est la hyène, dont les légendes disent qu’elle serait chevauchée par le diable.
Sur ce même morceau (vous aurez compris que c’est mon préféré de l’album), on retrouve avec plaisir les tendances ethniques et tribales que le groupe affectionnait et avait surtout développé sur l’album Tribe. Il y a même un percussionniste invité sur le disque, un certain Jean N’Diaye.
Dans le genre atmosphère dense, il y a également le magnifique Gadawan Kura, morceau instrumental posé et envoûtant avec ses nappes de clavier, sa guitare acoustique et sa basse mélodique. On a aussi droit à quelques passages aux mélodies arabisantes (Eternal Enemies et African Devourers).

Rien à reprocher à cet album, qui présente Sadist sous son meilleur jour.
Pour ma part, je n’ai jamais trouvé d’album véritablement incontournable dans la discographie du groupe, de chef-d’œuvre ultime leur permettant d’accéder à une véritable reconnaissance à la hauteur de leur talent.
Hyaena ne va malheureusement pas changer la donne, puisqu’il s’agit comme je l’ai dit d’un album dans la continuité de ce que le groupe avait fait depuis sa reformation (bien que sans doute un peu meilleur). Pas d’audace réelle, pas de surprise. Mais du très bon son pour les amateurs de metal extrême subtile et élaboré.

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Ikuisen Tulen Kammiossa
Ikuisen Tulen Kammiossa
Prix : EUR 16,70

3.0 étoiles sur 5 "Nemesis", 15 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ikuisen Tulen Kammiossa (CD)
Encore un “nouveau” groupe de black finlandais. Je mets entre guillemets, parce que c’est leur premier album mais ils ont déjà une démo et un split au compteur. Les membres ont déjà joué dans d’autres formations du même style, qui n’ont pas dépassé le stade de la démo ou de l’EP. Pas d’antécédents particuliers, dirons-nous donc.

Ce qui m’a marqué sur ce disque, c’est qu’on commence par un black metal assez basique et conventionnel, un peu comme ce qu’on peut entendre en trve black finlandais mais avec un meilleur son – ils ont le vocaliste de Horna en guest, ce n’est pas un hasard. C’est principalement du riff à grands renforts de lead et d’arpèges mélodiques, dans un style assez orthodoxe. On a notamment un Öisen Haahkan Liekeissä et un Pimeän Silmän Goetia des plus old school. En plus, comme vous pouvez le constater, le mec jacte en finnois.
Par la suite et jusqu’à la fin du disque, on vire à une tendance beaucoup plus black/death mélodique, au point que pas mal de plans sur des morceaux comme Verialkemia ou Julman Sanasta m’ont rappelé un certain Sacramentum. Un peu troublant, je dois dire, dans la mesure où je ne m’y attendais pas spécialement à l’écoute du début du disque.
Mais c’est une espèce de compromis qui marche assez bien.

Du coup, je trouve que ce disque s’écoute assez bien, malgré le fait qu’on ne peut s’empêcher de penser à leurs influences en permanence. On appelle ça un manque de personnalité, je crois.
Bon, c’est quand même bien fichu, la couverture claque bien, on passe un bon moment. A écouter au moins une fois.

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Exterminate! annihilate! destroy!
Exterminate! annihilate! destroy!
Prix : EUR 12,88

3.0 étoiles sur 5 "Warriors Of The Deep", 15 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Exterminate! annihilate! destroy! (CD)
Suite des aventures de Rogga Johansson et Dave Ingram, avec le projet le plus crust de Rogga. Et n'oublions pas de mentionner Dennis Blomberg, qui occupe le poste de guitariste dans le groupe, tout comme chez Paganizer.

Ce second album est doté d’un son plus massif et démarre assez violemment sur un morceau purement death metal, néanmoins avec ce fameux d-beat hérité du crust.
On a plus l’impression d’avoir affaire à du death old school qu’à du vrai crust, du moins au début. Mais The Oncoming Storm vient remettre les pendules à l’heure, un pur moment de crust. On sent quand même que le penchant de Rogga pour le death metal reprend un peu le dessus, par rapport au premier album. Les moments purement crust ne sont plus tellement légion ici.
Certes, c’est du old school de chez old school ; mais la typicité de ce projet se perd un peu ici par rapport à l’album d’avant. On retrouve plus d’influences swedeath ou death floridien sur ce disque.
La reprise de Discharge parle d’elle-même : elle est largement « décrustisée » avec un tempo ralenti et on ne retrouve pas toute la haine et la fureur de l’originale ; le chant de Dave Ingram n’est à mon avis pas adapté, et les lignes de basse de l’originale ont été supprimées. Dommage.
Je ne dirai rien sur l’autre reprise, car elle est pour moi complètement hors sujet. J'aurais plus vu une reprise de Benediction.

Quant aux invités : pour Kam Lee, on comprend ; pour les deux autres, on ne sait pas de quel placard Rogga les a sortis… Pas vraiment de valeur ajouté pour aucun d’eux.

Ce n’est finalement pas très choquant quand on connaît les projets de Rogga – je ne vous fais pas la liste, elle est bien trop longue.
Je trouve juste dommage que Down Among The Dead Men peine désormais à se distinguer des autres, alors qu’à la base on n’avait aucun mal à l’extirper de la masse.
Le disque n’est pas désagréable à écouter, loin s’en faut. Mais j’aurais à la limite préféré que le projet vire au grind.
Chassez le naturel…

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Out of Respect for the Dead
Out of Respect for the Dead
Prix : EUR 18,68

3.0 étoiles sur 5 "Plain Pine Box", 15 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Out of Respect for the Dead (CD)
Onzième offrande de la bande à Ola Lindgren, Out Of Respect For The Dead a énormément de points communs avec son prédécesseur, Endless Procession Of Souls : il est sorti chez Century Media, il est illustré en couverture par Costin Chioreanu, il a été enregistré au studio du groupe (le Soulless à Stockholm). La musique de Grave est toujours la même, car elle n’a pas vocation à changer : c’est du swedeath, plus orthodoxe tu meurs.
On est toujours sur des titres de quatre, cinq minutes en moyenne avec une pièce plus longue en fin d’album, formule adoptée depuis quelques albums déjà.

Déjà de prime abord, ce dernier album de Grave ne se démarque pas spécialement de ce que le groupe propose depuis quelque temps.
Après, le fan apprécie toujours le côté franc et direct des compos, la variété des tempos avec quelques passages doom idéalement placés, le riffing acéré et efficace, idéalement mis en valeur par un son puissant et clair, ce tout en conservant un feeling old school délectable.
La bande à Lindgren ne semble pas encore en manque d’inspiration et livre une fois de plus un disque aux qualités indéniables.

Néanmoins, je ne peux pas dire que j’aie été sidéré à l’écoute de cet album, qui me paraît être juste un de plus dans une discographie qui a certes connu des bas mais qui comporte également des classiques inégalés à ce jour.
La fin du disque m’a paru peut-être un peu plus intense, avec un Deified qui sort un peu du lot avec ses riffs percutants en milieu de titre et le dernier titre particulièrement lourd (dans le bon sens du terme).

Out Of Respect For The Dead est donc un album de qualité, mais qui ne brille pas spécialement par rapport à ce que le groupe nous pond depuis quelques albums. Grave est parvenu à revenir à un niveau plus que correct après un passage à vide – que de nombreuses formations de la première heure ont connu, toutes n’ayant pas survécu à cette période de disette – et semble s’accrocher plus que jamais à sa formule qui a fait tant d’émules depuis.

A l’instar d’Endless Procession… (encore une similitude, décidément !), il y a une version limitée de l’album avec un second CD contenant l’EP Morbid Ascent (2013).

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