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Contenu rédigé par Koryfée/Karine...
Classement des meilleurs critiques: 642
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Commentaires écrits par
Koryfée/Karine Fléjo (France)
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Six mois entre deux rives
Six mois entre deux rives
par Nicole Ligney
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Six mois suffisent à tisser une histoire d’amour. Sauf que l’avenir comme l’amour ne se maîtrisent pas. Tout peut vite basculer., 28 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Six mois entre deux rives (Broché)
Lili semble avoir trouvé son équilibre, tant personnel que professionnel. Un compagnon toujours par monts et par vaux qu’elle a plaisir à retrouver à chaque fois, un travail passionnant de journaliste dans un journal où règne une très bonne ambiance. Rien qui de près ou de loin ne l’amène à une éventuelle remise en cause.

Un bonheur tranquille que l’interview d’un écrivain à succès va pourtant mettre à mal. Face à l’auteur américain dont les livres s’arrachent partout dans le monde, Lili se sent foudroyée du regard. Mains moites, gorge sèche, elle peine à masquer son trouble. Un trouble d’autant plus grand que la personne qui suscite en elle ce tsunami émotionnel est…une femme. Et que le coup de foudre est réciproque.

Dès lors, son esprit ne trouve plus une seule minute de quiétude. Que faire ? Laisser l’émotionnel prendre le pas sur le rationnel ? Préférer l’insécurité avec Rubene, l’écrivain, au bonheur paisible avec Lucas ? Et comment être sûre que Rubene ne joue pas avec elle, profitant de son statut de célébrité ?

Dans Six mois entre deux rives, Nicole Ligney nous entraîne à un rythme trépidant dans le sillage de cette histoire d’amour en gestation, analyse avec beaucoup de finesse les hésitations et les choix des personnages, lesquels leur sont dictés par leur passé. Un passé qui a besoin d’être dépassé pour avancer. Entre la Seine et le Delaware, le lecteur voyage aux côtés des deux femmes, attachantes et secrètes, partage leurs doutes et leurs espoirs, jusqu’à la chute finale absolument vertigineuse. Un roman qui se lit en apnée.
Karine Flejo pour le blog Les chroniques de Koryfée


Coeur Croisé
Coeur Croisé
par Pilar Pujadas
Edition : Broché
Prix : EUR 13,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cinq histoires qui se croisent et s'éclairent mutuellement, distillant le mystère, les énigmes. Gros coup de coeur!, 1 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coeur Croisé (Broché)
Elles sont cinq femmes à avoir une raison - plus ou moins bonne, plus ou moins avouable, de se succéder dans l'appartement de Laurent. La femme de ménage, sa voisine, sa mère, son ex, sa nouvelle compagne. Toutes aperçoivent en passant dans la chambre un soutien gorge de dentelle rouge, négligemment abandonné. Banale lingerie en apparence. En apparence seulement. Car cette dentelle couleur passion n'est pas juste un artifice de beauté ; elle renvoie, chez chacune à sa manière, à un point marquant de leur histoire et de leur identité.
Et d'agir comme un détonateur. Et de faire voler en éclats leur sérénité de façade, projetées dans leur passé, au moment précis où un certain soutien gorge les a marquées au fer rouge, a croisé leur vie et leur cœur.
Humiliations, complexes, culpabilité, sont autant de douleurs qui ne demandent parfois qu'une phrase, qu'un regard, qu'une rencontre, qu'une vision, pour se réveiller. Avec force. Et c'est que va opérer ce soutien-gorge. Avec une construction parfaitement maîtrisée, un style remarquablement fluide, Pilar Pujadas nous plonge dans l'histoire de ces femmes, très attachantes, si touchantes, créant d'emblée une très grande intimité entre le lecteur et les héroïnes. On admire la sensible et délicate dentelle de ses mots, sa plume qui épouse sur mesure le corps des émotions laissant deviner le cœur des femmes.
Un très gros coup de cœur, croisé avec vous !
Karine Fléjo pour le blog Les chroniques de Koryfée
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 17, 2016 6:34 PM MEST


Non exclusif
Non exclusif
par Catherine Charrier
Edition : Broché
Prix : EUR 17,90

4.0 étoiles sur 5 Catherine Charrier signe un roman sur le lien amoureux et son exclusivité et confirme son talent pour analyser les sentiments, 20 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Non exclusif (Broché)
Laure, quadra divorcée, a su mener avec brio sa vie de mère et sa vie professionnelle. Mère de deux adolescents, cadre supérieure aux compétences connues et reconnues, elle a ajouté depuis un an une couleur à la palette de son bonheur : son amour avec Vincent. Mais au détour d’une conversation innocente avec des amis, elle apprend…que Vincent est déjà en couple et lui ment depuis le début. Et le bel arc-en-ciel dans le ciel de son esprit d’être recouvert de nuages sombres. Tout son monde s’écroule.
Derechef, elle appelle Vincent, en déplacement professionnel, et lui demande des explications. Mais la précipitation est mauvaise conseillère. Aussi décident-ils d’un commun accord de se donner un délai de réflexion et d’attendre son retour pour trancher. Laure a 15 jours pour tenter de revisiter sa conception de l’amour, pour savoir si elle accepte de renoncer à l’exclusivité amoureuse. Ou si elle met un terme à cette relation.
Dans ce roman, Catherine Charrier introduit une réflexion très intéressante sur l’exclusivité dans le couple, présentée traditionnellement comme une preuve d’amour et de respect de l’autre, comme la garantie de la qualité de la relation amoureuse. Ainsi que celle de l’apaisement des inquiétudes du conjoint jaloux. Mais est-ce la condition sine qua non d’une vie de couple épanouie ? Peut-il exister d’autres modèles de relation tout aussi satisfaisants pour les deux ? Et la rupture amoureuse, en cas de non respect de cette promesse de fidélité, est-elle forcément une libération? Pour Laure, qui manque dramatiquement de confiance en elle et d’estime de soi, ce serait l’aliénation à une autre souffrance, celle de l’abandon. Ou quand la compréhension rationnelle des enjeux et l’émotion ressentie font le grand écart…
Choisir, c’est renoncer. Renoncer à tout ce qui ne fait pas partie de ce choix. Et quelle que soit la décision de Laure, les conséquences toucheront chaque partenaire…
Catherine Charrier nous offre ici un roman passionnant et très brillamment analysé. D’une sensibilité à fleur de plume.
Karine Fléjo pour le blog Les chroniques de Koryfée


Le goût des livres
Le goût des livres
par Collectifs
Edition : Poche
Prix : EUR 8,00

4.0 étoiles sur 5 Un ouvrage que les amoureux du livre apprécieront assurément!, 16 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le goût des livres (Poche)
Le Petit Mercure est une collection délicieuse de textes courts, au format poche, qui accueille différents genres littéraires : nouvelles, correspondances, mémoires, manifestes, pamphlets, littérature française et étrangère, ...

Avec Le goût du livre, les éditions Mercure de France nous offrent une savoureuse anthologie littéraire sur le thème du livre. A partir de textes peu connus, inédits ou réputés introuvables d'auteurs confirmés tels Paul Valéry, Albert Cim, Jules Le maître, Charles Nodier, Gustave Flaubert François Bon et bien d'autres, Olivier Bessard-Banquy nous offre un florilège passionnant. Papier, reliure, odeur, le livre n'est pas un objet comme les autres. Lecteur occasionnel ou boulimique, bibliophile ou "bibliotoqué", le rapport au livre est analysé à travers les siècles et les regards bien souvent cocasses des auteurs.
Un ouvrage que les amoureux du livre apprécieront assurément!
Karine Fléjo pour le blog Les chroniques de Koryfée


Les Grandes Jambes
Les Grandes Jambes
par Sophie ADRIANSEN
Edition : Broché
Prix : EUR 10,90

4.0 étoiles sur 5 Un roman sensible, juste et optimiste, sur le rapport à soi et aux autres à l'adolescence., 16 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Grandes Jambes (Broché)
L'adolescence est le temps des métamorphoses tant physiques que psychiques. Des changements physiques directement exposés au regard des autres, suscitant parfois des commentaires moqueurs ou amusés, si difficiles à supporter pour ces ados qui ont déjà du mal à se reconnaître eux-mêmes.
C'est le cas de Marion, dont la croissance s'est emballée à l'entrée au collège. D'un seul coup, tous ses vêtements se sont retrouvés trop petits pour ce long corps et tout particulièrement ces interminables jambes. « Grande perche ! » « Sauterelle ! » Les surnoms railleurs fusent.
Et le calvaire de commencer, ces longues jambes devenant une obsession, un véritable complexe. Impossible pour Marion de trouver un pantalon à sa taille. De quoi mettre à mal le peu de confiance qu'elle a en elle. Et surtout, de quoi ruiner à tout jamais ses chances auprès du beau Grégory . A-t-on jamais vu un garçon beau comme un dieu s'intéresser à une géante aux tenues trop courtes ?
Pour Marion, le champ de vision s'arrête au niveau de ses chevilles dénudées. Et c'est alors qu'un voyage scolaire à Amsterdam va élargir son regard, lui faire découvrir d'autres personnes de grande taille. D'autres chemins de croix. Des émerveillements artistiques aussi.
Et relativiser.
Dans ce roman tendre et résolument optimiste, Sophie Adriansen aborde avec beaucoup de justesse et de sensibilité les questionnements, complexes, envies et craintes de l'adolescence. Un roman sur le rapport à soi et aux autres, qui trouvera un fort écho chez les ados. Une histoire qui montre qu'il suffit parfois d'un regard, d'une réflexion, d'une rencontre, pour que le monde autour de soi se teinte d'espérance.
Karine Fléjo pour le blog Les chroniques de koryfée


Sur la route de ses rêves
Sur la route de ses rêves
Prix : EUR 4,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un roman choral positif, d'une sensibilité à fleur de plume, qui fait un bien fou!, 12 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sur la route de ses rêves (Format Kindle)
Cyril ne s'est jamais remis du décès de son premier amour, Laureen, une jeune femme rencontrée au lycée. Une blessure demeurée à vif dont il se s'est ouvert à personne et dont le souffle du souvenir ravive régulièrement la brûlure. Faute de mots à même d'apaiser ses maux, il est incapable de vivre une nouvelle relation. Et de fuir dès qu'une femme s'attache un peu trop à lui. Aimer est synonyme de souffrance, de peur, de risque.
Gabrielle est une jeune femme qui s'est construite sans la colonne vertébrale qu'est l'amour maternel. Entre une mère défaillante et absente, un père qui a refait sa vie, une place difficile à trouver au sein de la famille recomposée, elle a dû essentiellement compter sur elle-même pour se protéger et trouver une forme d'équilibre.
Jeanne est quant à elle une vieille femme d'une tendresse infinie dont la vie fut riche. Riche de l'amour qui l'unissait à Henri, son mari. Riche du bonheur que lui procurait son métier passionnant de chapelière. Un métier dévorant, chronophage, qui l'a conduite à être une mère insuffisamment présente auprès de sa fille adoptive. Ce que cette dernière n'aura de cesse de lui reprocher.Au crépuscule de sa vie, elle a encore de nombreux rêves, dont un lui tient particulièrement à cœur. Mais elle sait son temps compté...

Trois personnages attachants, trois êtres blessés, que rien ne prédestinait à se rencontrer, si ce n'est la découverte d'une mystérieuse valise, sous le plancher d'un immeuble en voie de démolition. Que contient ce bagage ? Qui l'a laissé dans cette cache ? Quel secret de famille renferme t-il ?

Marie-Laure Bigand nous offre un roman bouleversant, viscéralement humain, et crée dès les premières pages une telle intimité entre les personnages et le lecteur, qu'on vit cette histoire bien davantage qu'on ne la lit. Le lecteur s'engouffre dans le sillage de sa plume, vibre, tremble, sourit, espère, incapable de poser le roman tant qu'il n'est pas rassuré sur leur sort.
Un roman positif, qui redonne foi en l'être humain.
Un roman qui montre qu'il ne faut jamais renoncer à prendre la route de ses rêves.
Coup de cœur !
Karine Fléjo pour le blog Les chroniques de Koryfée


On dirait nous
On dirait nous
par Didier van Cauwelaert
Edition : Broché
Prix : EUR 20,90

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un roman captivant, tendre et non dénué d'humour, 6 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : On dirait nous (Broché)
Deux amoureux en détresse. Un vieux couple irrésistible qui envahit leur vie et réalise leurs rêves. Le bonheur absolu ? Ou le plus dangereux des pièges ?…
Les problèmes de travail et d’argent d’Illan et Soline les conduisent à trouver refuge dans le plaisir, à étendre sans cesse leur territoire amoureux. Le plaisir, seule façon d’imposer leurs désirs à la réalité.
Seule ou presque.
Car une rencontre va bouleverser leur vie. Quand les trentenaires croisent un couple de nonagénaires amoureux dans un parc, c’est une fascination réciproque. « On dirait nous à leur âge » dit Soline. « Pour nous, leur dit le vieil homme, vous êtes le couple idéal. »
Mais idéal de quel point de vue ? Et que savent-ils vraiment les uns des autres ?
Plus étrange encore, le vieux monsieur leur fait une proposition à priori ubuesque : « Voulez-vous être les parents de ma femme ? »
Et de leur expliquer que cette dernière est condamnée à brève échéance par la médecine. Il ne leur reste encore que peu de temps à vivre ensemble, du moins dans cette vie-là. Car sa femme est une indienne Tlingit, tribu qui croit en la réincarnation. Mieux : une tribu qui choisit de son vivant chez qui se réincarner. Et ce jeune couple fait partie des élus. S’ils acceptent le contrat qui leur est proposé, le vieux couple réalisera tous leurs rêves. Terminé les soucis financiers, professionnels et personnels ! Mais faut-il les croire ? Et surtout, faut-il accepter ?

Coup de folie de vieillards séniles ? Réelle et belle opportunité ? Ou effroyable piège ?
Avec beaucoup de subtilité, Didier van Cauwelaert tend sa toile, tisse au fil de sa plume un voile d’apparences trompeuses pour mieux le déchirer par la suite. Un roman captivant, tendre et non dénué d’humour, sur la force de l’amour à tout âge, voire au-delà de la mort.
A lire !
Karine Fléjo pour le blog Les chroniques de Koryfée


Charmer, s'égarer et mourir
Charmer, s'égarer et mourir
par Christine Orban
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Sentiment mitigé..., 1 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Charmer, s'égarer et mourir (Broché)
Christine Orban a 20 ans, quand elle découvre dans la bibliothèque d’amis, la vie de Marie-Antoinette sous la plume de Stefan Zweig. Un choc. Une rencontre. Les années passent, mais le personnage continue de la hanter. Et de naître en elle le désir de mieux appréhender cette reine dont on dit tout et son contraire, d’approcher au plus près de la vérité de son être. Reine martyre ou reine scélérate ? Femme légère, irréfléchie, indifférente aux autres, ou femme courageuse et volontaire ?

Et si Marie-Antoinette avait été victime de son époque, trop moderne pour son siècle ?

Avec beaucoup de sensibilité, Christine Orban s’engouffre dans le sillage de la reine, de son arrivée en France à l’âge de 14 ans à son passage sur la guillotine à 38 ans. Et nous fait partager les faits connus et méconnus de son quotidien. Un quotidien ô combien encombré d’étiquettes, de protocole, où du lever au coucher, elle est sans cesse épiée, critiquée, contrainte. Jamais un moment d’intimité, de liberté. Jamais un instant pour être elle-même. Pour se retrouver. Alors la jeune reine, corsetée par toutes ces obligations, décide d’envoyer valser les étiquettes, de chercher l’amusement avec une volonté farouche à la mesure de son étouffement. De respirer. Mécène, protectrice des arts, égérie des modes, elle s’étourdit dans une vie de plaisirs et de somptuosité, dilapidant les deniers publics. Ce qui lui vaudra d’être haïe, calomniée et condamnée.

Il lui faudra la solitude de sa cellule pour vivre un face à face avec elle-même, réfléchir, s’élever. « Absente à elle-même jusqu’à 35 ans, elle s’habite enfin au moment d’affronter l’épouvante, sans sorties dérobées, sans clefs, sans grottes, sans grilles, sans aucun repli, sans masque, sans mèche sur les paupières mi-closes, mais les yeux grands ouverts sur la terreur ». Elle y puisera un incommensurable courage, pour les siens, pour la couronne.

Dans ce roman historique, Christine Orban entre en guerre contre les préjugés et dresse de la reine un portrait humain, sensible, émaillé d’anecdotes. Mais si cette empathie que l’auteur sait d’emblée créer avec son personnage m’a séduite, j’ai à contrario un peu peiné avec la construction décousue du roman. Un livre apprécié donc, mais ce n’est pas un coup de cœur comme ce le fut pour le précédent « Quel effet bizarre faites-vous sur mon coeur » (Albin Michel 2013).
Karine Fléjo pour le blog Les chroniques de Koryfée


Ma vie en noir et blanc
Ma vie en noir et blanc
par Delphine Bertholon
Edition : Poche
Prix : EUR 6,10

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quête d’identité et différence au cœur d’un roman pétillant, sensible et plein d’humour., 1 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ma vie en noir et blanc (Poche)
Ana, 14 ans, se considère comme une triple erreur de la nature. Un prénom palindrome, un père inconnu au bataillon, et, Chantilly sur le gâteau, une maladie génétique rare : l’achromatopsie. Sous ce terme étrange se cache l’incapacité totale à voir les couleurs. Pour Ana, la vie est donc un film en noir et blanc, avec quelques nuances de gris. Un film dont le scénario ne lui plait guère. Aussi s’évade-t-elle dans l’écriture, avec un roman dont elle est l’héroïne principale. Une héroïne qui lui permet de vivre par procuration tout ce qui lui est interdit. Tout ce qu’elle n’ose pas vivre.
Mais si l’écriture est une salvatrice évasion, la réalité la rappelle bien souvent. Tout particulièrement ce manque du père, térébrante douleur s’il en est. Est-il encore vivant? Sa mère en sait-elle aussi peu sur lui que ce qu’elle veut bien en dire ? Des questionnements qui, à la faveur d’une exposition photographique, pourraient peut-être trouver une réponse. Car pour avancer dans la vie, Ana doit savoir d’où elle vient.
Avec beaucoup de sensibilité, d’humour, de vivacité, des formules inédites savoureuses, Delphine Bertholon offre aux adolescents un très beau roman sur la quête d’identité et la différence.
Coup de cœur de littérature jeunesse !
Karine Fléjo pour le blog Les chroniques de Koryfée


Où va le chagrin quand il s'en va ?
Où va le chagrin quand il s'en va ?
par Claire Vassé
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

3.0 étoiles sur 5 Un roman touchant avec des personnages attachants, 23 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où va le chagrin quand il s'en va ? (Broché)
Solange est mariée à Paul depuis 4 ans, lequel a adopté sa fille Angèle, née d’une première union. Le tableau d’une famille recomposée heureuse. Bonheur apparent ? Car lorsque soudain, sur le téléphone de Solange, apparaît un appel de Lenny, le père de sa fille, l’homme qu’elle a tant aimé, son cœur s’emballe. Elle doit se l’avouer, elle désirait cet appel autant qu’elle le redoutait. Et de s’interroger : « Qu’attend-elle, que lui manque t-il ? N’est-elle pas comblée par sa vie actuelle, entourée de sa fille et de son mari, occupée à un métier qui lui plaît ? » Plus étrange encore est l’existence de ce simple appel : car Lenny est décédé quelques années plus tôt…

Et sa vie de basculer. Dès lors, elle n’a de cesse de retrouver l’auteur de cet appel. Est-ce Lenny, qui cherche à communiquer avec elle par-delà les limbes ? Est-ce une mauvaise farce ? Savoir devient son obsession, preuve s’il en est que son histoire avec le père de sa fille continue de s’écrire, que le sentiment d’abandon qu’elle a ressenti à l’annonce de sa mort continue de la hanter. Ce sentiment si prégnant d’abandon trouve t-il ses racines plus loin dans son enfance, ravivé par les circonstances ?« Où va le chagrin quand il s’en va ? Et s’il ne faisait que se métamorphoser ? Et si on n’en avait jamais fini avec lui ? »

Un roman touchant, aux personnages attachants, qui nous entraîne dans un monde où les vivants côtoient les morts, sur le chemin du deuil et de ses étapes indispensables à franchir pour pouvoir se libérer de ses fantômes. Et vivre pleinement.
Karine Fléjo pour le blog Les chroniques de Koryfée


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