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Contenu rédigé par Kallisthène
Classement des meilleurs critiques: 304
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Commentaires écrits par
Kallisthène (Paris)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Reason for Existence (English Edition)
Reason for Existence (English Edition)
Prix : EUR 0,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Un mauvais roman de Philosophie SF qui pose de bonnes questions, 29 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Reason for Existence (English Edition) (Format Kindle)
Vivre ensemble … c’est une évidence que nous sommes faits pour ça. Pourtant jamais depuis le début de l’Humanité avons-nous été aussi peu ensembles.
Certes l’individu y a gagné une incroyable liberté, mais à force de défaire tous les liens qu’adviendra-t-il de nous ?
Tel est le pitch sous-jacent de ce livre qui met en scène des relations internationales en voie de grave dégénérescence, jusqu’à menacer d’une conflagration nucléaire à laquelle l’Humanité n’est pas sûre de survivre.

L’auteur nous fait bien comprendre que c’est la somme des intérêts particuliers qui est en cause et qu’il faut non pas raison retrouver mais plutôt « émotion commune » retrouver pour parvenir enfin à une fusion à l’échelle planétaire !

Hélas la défense d’une thèse a toujours fait de mauvais romans … ici le Héros est une sorte de surhomme, qui réussit en tout et est appelé au secours par le secrétaire des Nations-Unis pour résoudre la crise.

Le pire étant que David Jordan est effectivement un surhomme … vu qu’il n’est pas humain ! Juste chargé d’aider officieusement l’Humanité à ne pas s’exterminer. Pour cela il influence sociétés et hommes influents.

Bien entendu David Jordan est physiquement quasiment Humain, tout comme une autre race extra-terrestre qui elle veut la destruction du genre humain et ne peut agir que sous certaines conditions et contraintes.

Heureusement David Jordan dispose d’un dispositif d’espionnage qui lui permet de connaître les intentions de ses adversaires … heureusement, sinon on allait risquer d’être obligé d’enquêter voire même d’être surpris ;-) !!!

Notre Héros va donc tout au long du roman interviewer les plus grands penseurs de l’Humanité, censés l’aider à résoudre la crise.

Rassurez-vous il va y arriver … grave à un Deus Ex-Machina d’un irréalisme prodigieux et reposant sur une compréhension des relations internationales digne des plus mauvais romans d’espionnage conspirationistes.

Qui plus est l’Humanité parviendra quand même à donner une leçon aux peuples galactiques … évidemment !

Mon tout est un livre dont il n'y a pas grand-chose à retirer d’un point de vue romanesque à part justement les réflexions philosophiques sur le sens de la vie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 2, 2016 8:02 PM MEST


Sapiens : Une brève histoire de l'humanité
Sapiens : Une brève histoire de l'humanité
par Yuval Noah Harari
Edition : Broché
Prix : EUR 24,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ce que l'on sait de la préhistoire de l'Homme : synthèse réjouissante et informations inédites, 26 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sapiens : Une brève histoire de l'humanité (Broché)
Cet ouvrage commence par être une réjouissante synthèse des connaissances sur les origines de l'Homme et surtout sur son histoire probable, avant que celle-ci n'existe.

Il était une fois, il y a deux millions d'années, des espèces de singes qui ont commencé à développer des cerveaux de plus en plus gros. Sans raison particulière, car n'oublions jamais que l’Évolution n'a aucun but.

Le hasard a donc mené des tribus d'hominidés vers de gros cerveaux ainsi que la posture verticale. Cette dernière pourrait être associée à la disparition de la forêt et l'apparition de la savane. Par contre le gros cerveau n'a pendant longtemps pas été le miracle que tout le monde croit. Car un cerveau ça consomme beaucoup de ressources ! Donc si vous voulez maigrir … réfléchissez !
L'auteur explique même que ce développement a été réalisé au détriment de la force musculaire, allez donc vous frotter à un chimpanzé deux fois plus léger que vous au bras de fer … vous allez perdre !

Certes le gain organisationnel a dû permettre à ces premiers hominidés de survivre, mais tout juste, et plutôt au milieu de la chaîne alimentaire. Sans doute aussi en tant que charognard. Et puis ces Hominidés se sont mis à utiliser de plus en plus régulièrement le feu, il y a environ 300,000 ans.

Et là les choses ont commencé à changer, car non seulement le feu les a protégé des prédateurs mais surtout elle leur a permis de cuire les aliments, leur épargnant les heures de mastication de leurs cousins moins fortunés et stérilisant leur nourriture. Cela a conduit à une simplification et une réduction du système digestif, ouvrant la porte à l'augmentation de la taille de leur cerveau !

Mais ce n'était pas encore suffisant, car les premières incursions prouvées de l'Homo Sapiens Sapiens sur les territoires de Néandertal il y a 100.000 ans n'avaient pas conduit à sa disparition.

L'auteur postule donc l'apparition d'une nouvelle mutation, vers -70.000 ans qui a finalement déclenché le potentiel encore non-réalisé de cet encombrant gros cerveaux.
Mais à quoi peut donc servir ce gros cerveau, hum ? Vous donnez votre langue au chat ?

Et bien, considérant l'immense difficulté que nous avons à raisonner logiquement, à réaliser de malheureuses opérations dont le moindre ordinateur est capable à des vitesses sidérantes, il faut reconnaître que notre cerveau ne sert pas à faire des maths et de la physique.

Snif

L'auteur postule que l'Homme a alors acquis un langage d'une souplesse encore jamais vue dans le règne animal et que c'est cela qui a déclenché cette rupture de -70.000. Car si le langage existe chez les animaux, si les chimpanzés peuvent apprendre 200 mots, la fabuleuse capacité d'abstraction et de détail du langage humain n'a pas d'égal. L'auteur l'appelle même la Révolution Cognitive.

La question restante est peut-être de savoir pourquoi l'Homme a-t-il acquis ce langage ? Est-ce pour transmettre des informations pratiques sur la présence de menaces ? Le langage animal est clairement bien adapté à cela.
Ou est-ce pour permettre un niveau de commérage jamais encore atteint ? Je penche plutôt pour la seconde hypothèse, tant ce sont les compétences sociales qui sont impactées les premières au moindre défaut génétique chez l'Homme.

D'autres études ont également mis en évidence qu'une grosse part de la puissance de calcul de l'être humain est dédié à la compréhension de son prochain, l'empathie quoi. Caractéristique donc fondamentale de l'Humain que nous n'avons pourtant de cesse que de tenter de contourner ou de leurrer.
N'avons-nous pas ainsi porté au pinacle les compétences « froides » que sont la mathématique, la physique ou l'économie ?

Mais je m'égare … en tous cas l'importance de cette compétence est démontrée par les études sur les bandes de chimpanzés où ce n'est pas le mâle le plus fort qui deviendra le mâle alpha, mais celui qui aura réuni les plus d'alliés en coalition autour de lui. Compétence sociale de pur politicien !
Cependant ces bandes ne peuvent réunir plus d'une cinquantaine d'individus, au-delà la combinatoire des relations semble dépasser les compétences du chimpanzé.

De façon intéressante l'homme serait capable de gérer de telles relations jusqu'à 150 personnes. Au-delà les relations personnelles ne suffisent plus, il faut recourir à quel que chose de radicalement nouveau. Quelque chose qu'apparemment l'Homme est le seul à avoir inventé.

L'auteur appelle cela la capacité à créer une Fiction ou un Mythe commun grâce auquel un grand nombre d'individus ne se connaissant pas particulièrement parviennent néanmoins à collaborer. Ce mythe peut très bien être une Religion, un état ou même une entreprise comme Peugeot qui n'a aucune existence « physique ».
Ce serait donc la capacité de l'Homme à s'inventer des Dieux qui serait à l'origine de sa fabuleuse capacité à organiser les foules. Notion fort intéressante mais qui n'est pas sourcée dans le texte.

L' intérêt de ces mythes est qu'il est facile d'en changer au gré des besoins, tandis que d'autres sources d'organisation basée sur l'ADN par exemple ne possèdent clairement pas une telle souplesse !

L’auteur tente alors de retracer le quotidien de ces peuplades d’Hommes qui n’ont pas encore connu la Révolution Agricole mais sont déjà des Hommes à part entière, avec même un cerveau plus volumineux qu’actuellement. Survivre en ces âges n’était peut-être pas à la portée de n’importe quel imbécile ?

Sans angélisme, l’auteur nous fait également part des preuves archéologiques qui s’accumulent sur les morts violentes dues aux guerres inter-tribales, qui démontrent que l’Homme a toujours été un loup pour lui-même.

J’ai trouvé cette partie très prospective charmante et mettant en relief la quantité incroyable de pré-histoires qui ont été à jamais perdus. Quels génies, quelles organisations incroyables ont donc ainsi disparu à tout jamais ? Nous ne le serons jamais, nous n’en trouvons que des traces.
L’auteur insiste particulièrement sur les avantages de cette vie de fourrageur, sur le faible temps de travail vraisemblablement nécessaire pour se nourrir (estimé 35-40h par semaine) par rapport au temps de travail nécessaire à l’époque agricole.
Et en effet il est prouvé que le régime alimentaire agricole a plutôt fait régresser la santé des Hommes, en témoigne la taille moyenne des individus qui a perdu plus de 20 cm par rapport à nos ancêtres.
Cependant, le dénigrement systématique, à charge, de cette Révolution Agricole, accusée de faire dramatiquement régresser la qualité de vie de l’Homme m’a semblé bien trop à charge. Elle ne répond en tous cas à la question de savoir pourquoi toutes les tribus fourragères en contact direct avec la Révolution Agricole ont donc adopté aussi massivement ce changement. La vitesse de cette propagation a été estimée à 1km par an, ce qui est extrêmement rapide. Un effet de mode ? Un peu court jeune homme !

Une première partie donc consacrée à la Révolution Cognitive dans laquelle j'ai appris beaucoup de choses et admiré des hypothèses intéressantes.

La seconde Révolution est donc la Révolution Agricole et là-dessus l'auteur se mue davantage en polémiste qu'en synthétiste, hélas.
Par contre son analyse des conséquences de l’agriculture m’ont semblé tout à fait valides, en particulier l’idée que les surplus dégagés ont permis l’émergence d’une élite dispensée du travail des champs. Ce sont ces élites, pour le meilleur et pour le pire, qui ont été le moteur de l’évolution dès lors ultra-rapide de l’Humanité.

A ce moment l’auteur revient sur son idée fondamentale sur l’organisation humaine basée sur des Mythes. Que ce soient des Dieux dans l’ancienne Mésopotamie, des Rois plus tard, les États, les entreprises, l’Argent et même les droits de l’Homme bien plus tard, l’auteur prétend que ces constructions n’ont aucune racine objective. Mais qu’elles sont nécessaires à l’organisation d’une société, il faut que beaucoup d’entre nous partagent des croyances fortes communes pour pouvoir vivre ensemble et coopérer.
Nous vivons dans une réalité double, objective et imaginée tandis que les autres animaux n’ont au plus accès qu’à une réalité imaginée extrêmement pauvre.

Mais à mesure que les royaumes se sont mis à grandir, l’esprit humain n’y a plus suffi et l’Homme a dû survivre à la surcharge mémorielle. Comment ? En inventant de nouveaux moyens de stockage, l’écriture, qui n’est pas unique car l’Homme a également inventé l’écriture des chiffres puis bientôt de la physique qui autrement nous serait restée à tout jamais hermétique.

L’écriture a permis l’invention de la bureaucratie qui n’a jamais cessé de progresser jusqu’à maintenant ;-)

Et nous en arrivons maintenant à la troisième partie, « L’unification de l’Humanité » qui est aussi la plus controversée peut-être parce qu’elle parle de temps historiques sur lesquels nous avons plus d’informations …

Pourtant rien à dire sur le constat de l’auteur, quelque chose dont on aurait d’ailleurs pu s’apercevoir, soit la convergence de toute l’Humanité en un seul monde totalement interconnecté. L’auteur prétend que nos différences actuelles sont en effet insignifiantes au regard de celles qui ont existé pré-historiquement. Le système économique n’est-il pas mondial, l’organisation en États également avec une même règle pour tous ? Et que dire de la recherche scientifique qui s’exprime depuis longtemps dans un même langage et dans les mêmes revues ?

L’auteur retourne alors en arrière sur le plus grand, le plus puissant, le plus habile des conquérants : l’Argent … et là je dois avouer que la thèse qu’il présente (sans préjuger de son origine) est puissante et originale.

En effet nous sommes tous conscients des limites des faveurs&obligations des tribus d’origine ainsi que du troc qui le remplace quand les communautés se font plus importantes ou commercent entre elles. L’invention de l’Argent est donc une telle évidence qu’elle s’est produite indépendamment en de nombreux endroits.

L’Argent n’est cependant in fine qu’un mythe partagé en la valeur universelle d’un type d’objet et bientôt d’une simple combinaison de 0 et de 1 au fond d’un ordinateur. Il s’agit d’un acte de Foi. Mais quelle puissance ! L’Argent est ainsi responsable de la première de toutes les mondialisations, celle qui a conduit à diffuser les pièces Romaines jusqu’en Inde où elles conservaient leur valeur. C’est lui qui a homogénéisé les valeurs de nombres de produits par les relations marchandes qui s’établissaient en deux régions lorsque la valeur de l’or par exemple était trop disparate.

En fait l’Argent ou la monnaie nous demande de croire que d’autres croient à quelque chose !
Grâce à l’Argent des millions de gens ont pu collaborer à n’importe quel projet, c’est à mettre à son actif. Du côté du passif, la convertibilité universelle qu’il instaure met une valeur sur tout, y compris aux choses censées être sans prix comme l’honneur, la loyauté, l’amour et la morale. L’Humanité vit cette tension depuis maintenant 5 millénaires

Par contre je n’ai rien vu ni de nouveau ni d’intéressant sur le chapitre de la Religion, à part la mise en équivalence des Humanismes avec les religions, ce qui ne m’a pas convaincu

Quatrième partie : la révolution scientifique
Dans cette partie l’auteur montre à quel point l’émergence de la Science est un processus récent et cognitif. Globalement jusqu’au XVIème siècle les nombreuses découvertes scientifiques et techniques n’ont pas procédé d’un système de pensée organisé.

Ce qui change à ce moment-là est le statut de l’Ignorance : alors que tous les systèmes politiques et religieux prétendent à la maitrise totale, la grande force de la méthode scientifique est d’admettre qu’on ne sait pas.

C’est toujours révolutionnaire aujourd’hui !

Une fois que l’on sait qu’on ne sait pas, il est plus facile de s’ouvrir au monde et d’observer les phénomènes avec moins d’a priori. La Science est donc « expérimentale ».

Enfin tout ceci n’aurait jamais provoqué de révolutions si les conséquences de ces découvertes n’avaient eu d’importantes conséquences dans la vie réelle.

L’auteur aborde alors de façon convaincante à mes yeux le lien entre Capitalisme et Science. Dans le sens où la Science est intimement liée au progrès et que seul le progrès fait tourner le capitalisme.
En effet à quoi bon investir dans de nouvelles production ou dans de nouveaux produits lorsque l’on est convaincu que l’économie n’est qu’un jeu à somme nulle ?
C’est le raisonnement qui a prévalu pendant la plus grande partie de l’histoire humaine. Il n’y a que 500 ans que cela a un peu changé en Europe lorsqu’on a commencé à parier sur un avenir meilleur, générant le crédit nécessaire à la réalisation même de ce progrès. Une Révolution !
L’auteur s’attache alors, exemple historiques à l’appui, à démontrer l’importance politique même que la notion de pari sur l’avenir a entrainé. De la chute de la compagnie du Mississipi en France à l’imposition du commerce de l’Opium en passant par le soutien intéressé anglais au soulèvement grec.
Cependant pour avoir un peu creusé le cas de John Law, un financier en avance de deux siècles sur son temps, je doute de ces explications mono-dimensionnelles.
Le livre se termine alors en peu en eau de boudin à mesure que l’on se rapproche du temps présent et que tous les faits rapportés par l’auteur nous sont parfaitement familiers. Il s’agit alors des convictions profondes de l’auteur, qui, pour être intéressante, n’ont pas le même statut que ses analyses précédentes.

Reste une dernière mise en perspective qui est fort méconnue : le niveau invraisemblablement faible de la violence dans nos sociétés actuelles, comparées avec celle qui prévalait dans les sociétés du passé ou même les tribus qui restent encore sur Terre. C’est assez incroyable et rassurant, notre évolution a quand même servi à quelque chose !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 4, 2016 1:16 PM MEST


The Long Way to a Small, Angry Planet: Wayfarers 1 (English Edition)
The Long Way to a Small, Angry Planet: Wayfarers 1 (English Edition)
Prix : EUR 5,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Aimons-nous les uns les autres ... avec des plumes, des griffes ou même des tentacules ;-), 21 mars 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
The Wayfarer est un Vaisseau Spatial, mais pas n’importe quel Vaisseau Spatial. C’est un de ceux qui « creusent » les trous dans l’Espace-Temps qui facilitent les échanges dans la Communauté Galactique.

Relativisons cependant, cela fait longtemps que ce job ressemble plus à de la plomberie qu’à de la recherche fondamentale. Et de fait le Wayfarer n’est pas un Vaisseau exceptionnel, il est même plutôt laid, n’abrite qu’une dizaine de membres d’équipage et n’a pas d’autre ambition que de bien remplir sa tâche.

Sauf que mine de rien, cette focalisation sur le microcosme formé par ce Vaisseau permet de rendre compte du plus important qui soit : l’état de cette société multi-espèces, ses valeurs, sa ou ses cultures.

C’est d’autant plus intéressant pour l’amateur de Science-Fiction que de nombreuses espèces extra-terrestres très différentes physiquement et psychiquement composent cette communauté. Et rien n’est plus étrange, plus excitant que d’en être le témoin.

Rien n’est plus difficile à faire également, c’est pourquoi la réussite de ce roman est assez exceptionnelle.

La méthode utilisée du changement de point du vue est pourtant souvent d’une grande lourdeur mais l’unité de lieu et de temps permet à cette technique de rester légère et naturelle. La focalisation sur les dialogues en est aussi responsable.

Nous ferons ainsi connaissance avec chaque membre de l’équipage dont le passé ou tout simplement la race permet d’apporter une tension ou un intérêt au récit.

Mais, à l’inverse des romans de « Vaisseau Spatial » militaires, il n’y a presque aucune réelle hiérarchie, le travail du Capitaine est quasiment de parvenir à faire cohabiter tous les membres d’équipage dans la meilleure ambiance de travail possible.

Y compris avec le très désagréable Humain Corbin dont l’objectif semble d’être le plus antipathique possible (avec une certaine réussite, il faut le dire).

Nous l’oublions parfois dans nos lectures, mais la vie quotidienne de la plupart des êtres pensants n’est-il pas de former des liens avec ses commensaux ? C’est peut-être in fine le thème du roman que d’illustrer cette réalité au travers des épreuves de cette grande famille hétéroclite mais néanmoins très soudée.

N’est-ce pas ce que l’on apprendra d’ailleurs grâce à laquelle la très reptilienne Sissix qui a fait de cet équipage sa Famille de cœur !

La contrepartie d’une telle importance donnée aux personnages est peut-être un scénario volontairement peu spectaculaire ainsi que des coïncidences peut-être un peu trop nombreuses. Certes le Wayfarer se trouvera au milieu d’une guerre, mais en sera plus une des victimes collatérales qu’un quelconque acteur de ce drame.

Alors est-il tout simplement possible d’écrire un roman « intéressant », au sens du Genre, avec de tels bons sentiments ? Je le crois et je crois que ce roman en apporte la preuve, et ça fait du bien !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 28, 2016 2:20 PM MEST


Extinction Game
Extinction Game
par Gary Gibson
Edition : Broché
Prix : EUR 8,78

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Post-Apocalyptique(s) optimiste !, 8 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Extinction Game (Broché)
Frais, nouveau, personne n'avait à ce point imbriqué le Post-apocalyptique et les univers parallèles, sauf peut-être ... un certain Patrick Lee, mais dans une bien moindre mesure.

Rencontrez donc Jerry Beche ... il a bien besoin de compagnie ce pauvre homme. Dix ans qu'il vit seul, plus seul qu'aucun homme ne l'a jamais été.
Car voyez-vous Jerry est l'unique survivant d'une foudroyante attaque virale concoctée par l'homme. Heureusement sa femme morte lui apparaît régulièrement, rendant son exil plus supportable. Chapeau bas pour la représentation de la folie, folie vue comme la seule chose permettant à Jerry de supporter la vie.
Jerry est bien le dernier des êtres humains, chose que semble ignorer le petit groupe qui rôde autour de lui et le kidnappe littéralement !
Jerry subit alors une période de quarantaine et la lente récupération de sa santé mentale : notez une magnifique scène avec sa femme où celle-ci lui fait ses adieux définitifs.

Mais que le monde dans lequel Jerry arrive est étrange, plein de secrets, plein de factions, pleine de meurtres.
Parfois à des échelles génocidaires, car voyez-vous Jerry a été recruté pour devenir un éclaireur, mais un éclaireur à qui on confie toujours la mission d'explorer des Terres parallèles sur le point de subir une terrible catastrophe.
De ces catastrophes qui exterminent définitivement le genre humain.

Jerry n'est certes pas seul, quelques dizaines de rescapés tels que lui partagent son sort et habitent entre deux missions sur l'île de Pâques, sur une Terre observée par une Lune fracturée.
Mais leurs missions ne leur appartiennent pas, elles proviennent de la mystérieuse Autorité qui les a recruté et qui les maintient dans le plus grand secret sur ses origines et ses intentions.

Nul ne sait de quelle Terre provient l'Autorité ni ce qu'elle cherche vraiment ni pourquoi elle recherche dans ces Terres d'apocalypse les traces de super-armes ou de recherches sur le transfert dans des mondes parallèles qu'elle utilise pourtant.
Jerry devra donc reconstituer le puzzle d'une incroyable situation, rendue plus étrange encore par l'attitude de nombre d'autres éclaireurs qui se comportent comme si ils le connaissaient déjà.
Or Jerry vient d'arriver ... pourquoi donc cette Chloé l'embrasse-t-elle fougueusement avant de s'enfuir en larmes ?

Pire encore, les missions dans lesquelles les éclaireurs sont transférés subissent manifestement des sabotages qui endeuillent régulièrement les éclaireurs. Qui est responsable ?
Et qui sont ces nouveaux soldats appelés Patriotes issus de l'Autorité qui semblent jouir d'un grandissant pouvoir sur la situation et sur le destin des éclaireurs ?
L'Autorité n'est donc guère monolithique et ses dissensions ont affectés les éclaireurs, y a-t-il des traitres en leur sein ?
Et l'Autorité se rend-t-elle compte de l'immense pouvoir de destruction à la portée des éclaireurs ?
Il suffirait d'un seul manquement pour que le monde de l'Autorité subisse le même sort que les mondes infectés que visitent les éclaireurs. Or certains employés de l'Autorité sont prêts à tout pour une bonne bouteille de whisky, quel est donc l'état de leur Monde ?

Les enjeux sont immenses, l'action intelligente et souvent poignante. Mieux encore, les personnages sont intenses et bien dessinés.
Le tout étant amené naturellement par un personnage principal logiquement ignorant de tout et plongé dans un unique triangle amoureux avec ... vous ne devinerez jamais !
Mon tout forme l'un des meilleurs romans de Science-Fiction populaire, tout court.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 8, 2016 11:19 PM CET


The Magician's Land: (Book 3)
The Magician's Land: (Book 3)
par Lev Grossman
Edition : Broché
Prix : EUR 9,24

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La Maturité, 8 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Magician's Land: (Book 3) (Broché)
Qu’arrive-t-il lorsqu’un amoureux fou des Littératures de l’Imaginaire devient critique littéraire puis auteur ?
Pour échapper à « la mauvaise réputation » (Brassens) certains renient leur passé. D’autres, plus courageux ou plus lucides, écriront certes de l’Imaginaire mais en oubliant au passage quelques éléments-clés de celui-ci.
Enfin il y en a, très rares, qui réussissent l’impossible : des romans fortement référencés à plusieurs types de sources, des personnages de Littérature « blanche » sans destin ni boussole MAIS le tout dans un univers débordant d’imagination, de magie, de quêtes héroïques, et même de fins du monde ! (référence habituelle à Jonathan Strange et Mr Norrell de Suzanna Clarke pour le côté Littérature Blanche).

Tout lecteur avec un tant soit peu de bouteille dans le genre et un zeste de curiosité ne peut qu’accueillir avec gourmandise un tel festin !
Et parlant de festin, après l’entrée (Les Magiciens), le plat principal (Le Roi-Magicien), voici le dessert qui s’annonce, point d’orgue de ce somptueux repas, je vous présente … « La Terre du Magicien ».

Mais peut-être faut-il changer de métaphore et adopter celle, classique aussi, du roman initiatique dans lequel le héros devient véritablement un Héros. Chez Lev Grossman cependant il n’y a guère de Héros, peut-être n’en a-t-il gardé que le principal : le chemin vers la maturité ?
N’avez-vous pas souvent été horripilé par Quentin, le Magicien des débuts ? Si, si, ne niez pas, j’ai vu vos remarques et commentaires de-ci, de-là.

Mais aujourd’hui, au début du roman, Quentin a trente ans et n’est plus un jeune homme plein de colère qui attend de la magie la réponse à tout. Il s’est même établi comme professeur à Brakebills, un professeur mineur dans la discipline anecdotique de réparation mineure …
Et malgré son nouvel exil loin de Fillory à laquelle il aspire toujours, Quentin a atteint une forme limitée de satisfaction. Une satisfaction très vite gâchée par la réapparition d’Alice.

Alice, vous savez, le premier amour de Quentin, celle qui s’est désincorporée pour sauver Quentin, ses amis et Fillory. Alice qui n’est plus que pure Magie, qui hante désormais Quentin et dont les déprédations extra-dimensionnelles causent le renvoi de Quentin.
Et du côté de Fillory la situation est encore pire, Josh, Janet, Poppy et Eliot vont être confrontés à la graduelle désintégration de Fillory. Les d(i)eux Béliers ni peuvent rien et toutes les quêtes du monde n’y changeront rien.

À cette occasion l’auteur nous régale de l’incroyable richesse de son monde imaginaire, richesse qu’il n’aura fait qu’effleurer dans sa trilogie. Source d’un terrible sentiment de perte à la vue de sa ruine.
Et pourtant, magiquement, car naturellement, tous ces brins d’aventures et ces bribes d’informations nous conduiront à un éblouissant final où Quentin vous révélera à la fois l’origine et les fins de Fillory.

Je crois bien que jamais la Magie elle-même n'a été aussi centrale dans un livre de Fantasy/Fantastique, un comble pour un auteur « Littéraire » censé plus s'intéresser aux personnages ! La Magie y accède au rang de sujet et non de technique, son étude suffit à occuper des vies et à construire des bibliothèques, telle celle, matricielle et gigantesque, des Netherlands.

Mais la Magie est également une maîtresse exigeante qui ne se donne pas facilement. Elle nécessite des études extra-ordinaires car, voyez-vous, la Magie ne devrait pas exister. Nous avons appris ça au cours du précédent roman. La Magie n’est que le piratage à grande échelle des énergies divines de la création. Où l’on voit que l’auteur mélange allégrement science, magie et même religion !

Enfin la Magie, expérience intellectuelle tout autant que sensuelle, est ce qui enchante le monde, tout particulièrement Fillory.
Jamais je n’ai autant cru en la Magie qu’à la lecture de cette trilogie, car elle n’a pas eu à me transporter ailleurs, elle a parlé directement au lecteur que je suis, dans le monde où je suis.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 27, 2016 11:15 PM MEST


Fimbulwinter (Daniel Black Book 1) (English Edition)
Fimbulwinter (Daniel Black Book 1) (English Edition)
Prix : EUR 2,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Moi, Daniel Black : mon vit, mon oeuvre et ... mes femmes à forte poitrine !, 12 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fimbulwinter (Daniel Black Book 1) (English Edition) (Format Kindle)
Loki s'est échappé et s'est associé avec Gaia, leur objectif : les Dieux du Vahalla ! Leur objectif second : l'éradication de la race des Hommes, en Europe pour commencer.
Cette série de roman se situe donc dans une Terre alternative où une force inconnue chez nous, la Magie, est prodigieusement effective.
Dans ce monde, les Dieux Nordiques ont mis à sac l'Olympe et ses Dieux grecques, mais les Dieux sont notoirement difficiles à éliminer !
La preuve, Hécate, déesse grecque de la mort va cherche Daniel Black, programmeur rôliste, pour le transplanter dans ce monde et protéger sa dernière adoratrice, la délicieuse Cecil.

Dans une situation amoureuse et judiciaire délicate, Daniel accepte le deal et traverse la barrière des mondes. Ce faisant il reçoit pouvoir sur quelques domaines de son choix : la magie de la Terre, du Corps, un peu du Feu mais surtout la capacité de meta manipulation de la magie elle-même.

Le ressort principal de cette série est alors le classique contraste entre mentalité et connaissances d'un homme moderne transporté dans une société ultra-hiérarchique et d'un niveau technologique médiéval.
L'usage imaginatif de la magie, basé sur la compréhension physique du monde,, fournit à Black une puissance extraordinaire.
Il révolutionnera à lui seul l'usage de la magie et recueillera une partie des déshérités de ce monde, condamnés à la fois par l'offensive de l'Hiver (le Flibumwinter des légendes nordiques) et les préjugés et racismes ordinaires. Sa Magie de la Terre étant extraordinairement utile puisque les châteaux se dressent tout seul !

Cela faisait bien longtemps que je n'étais pas tombé sur un vrai roman de genre. Entendez bien que le Héros ne souffre d'absolument AUCUN état d'âme un peu crédible. Daniel Black est uniquement défini par ses actions.
Certes les personnages qui l'entourent reçoivent un traitement un peu différent, mais il s'agit essentiellement de femmes à la généreuses poitrine, toutes occupées à récompenser Daniel de les avoir sauvées de différentes catastrophes.
D'ailleurs au cas où leur poitrine ne serait pas assez généreuse, la magie de Black fait tout à fait l'affaire, à la demande bien sûr de ces dames !

Étonnamment le roman est pourtant tout à fait politiquement correct, ces femmes sont très indépendantes, choisissent rationnellement de se lier à Black dans un univers peu accueillant avec elles, mais disons que l'absence de réelles "contrariétés" domestiques finit par donner l'impression de regarder un spectacles de marionnettes.

Pour simplifier outrageusement, la formule magique ici est : un homme qui construit, tue ses ennemis et fait l'amour à ses femmes.
;-)
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The Bees
The Bees
par Laline Paull
Edition : Broché
Prix : EUR 6,57

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Des abeilles non-humanisées pour un récit à la limite du romanesque, 29 octobre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Bees (Broché)
Flora 717 est une abeille, une simple abeille, destinée aux tâches de nettoyage les plus ingrates qui doivent être réalisées par les abeilles. Mais sa force, son dynamisme, sa parole qui la singularise parmi ses sœurs muettes ainsi que sa « laideur » auraient dû lui interdire même ce simple rôle tant la Police de la Difformité veille à l'Uniformité.

Remarquée et épargnée par les Sages (caste d'abeille tenant le rôle de prêtresse vis-à-vis de la Reine-Mère) Flora se révélera étonnamment douée pour nombre des rôles que peuvent prendre les abeilles. Nettoyeuse, Nourrice, Butineuse, et même Abeille de compagnie pour la Reine.

Un itinéraire extraordinaire, rebelle même pour une ruche où l'obéissance est une règle absolue à laquelle personne ne résiste car elle émane de la Reine elle-même. Or la Reine est la source de toute vie mais aussi de l'ultime récompense : l'Amour phéromonal dans lequel toute abeille communie régulièrement.

« Accepter. Obéir. Servir » : telle est la règle fréquemment ânonnée par toute la ruche. Et aucune abeille n'y échappe, chacune d'entre elle y croit plus que tout.

Et pourtant l'auteur parvient à faire exister une histoire en respectant de telles règles comportementales. N'oublions pas ce peuple décrit dans Le Livre du second soleil de Teur qui réussit à s'exprimer en n'empruntant que les citations du livre de son Tyran.

Flora donc changera de rôle à l'occasion de la découverte de ses capacités hors norme mais surtout en raison de la crise que traverse la Ruche, mauvais temps, mauvaises récoltes et vol d'une partie du miel par une force inconnue.

Mais elle obéit surtout à un nouvel impératif bio-chimique qui se superpose, sans l'effacer, aux impératifs de la Ruche : soit la ponte de ses propres œufs pour lesquels elle ressent un immense amour.

Ce sera donc une longue partie de cache-cache entre Flora à la recherche d'une cache pour ses œufs et la Police de la Fertilité, sorte d'abeilles-SS dotées de tous les pouvoirs dont l'objectif est de traquer toute naissance interdite.

Car la Ruche est le lieu d'une violence démesurée, dans une société où il y a pléthore de 'corps' disponibles, ceux-ci sont aisément sacrifiés, y compris dans les griffes des araignées qui donnent en échange de cryptiques conseils censés permettre à la Ruche de passer l'hiver. C'est la grande force de ce roman que d'être parvenu à ne pas édulcorer cette violence et de la rendre au moins compréhensible pour les lecteurs humains que nous sommes.

L'auteur n'a en effet pas pris la voie de l'humanisation à outrance des abeilles, celles-ci acceptent ainsi profondément leur sort, leur seule rébellion ne pouvant provenir que dans l'intérêt de la Ruche et pas dans leur propre intérêt.

Mieux encore, en n'utilisant que les sens disponibles aux abeilles, l'odorat, les vibrations et le toucher, l'auteur est parvenu à nous plonger dans un univers sensoriel très différent du nôtre, qui aggrave prodigieusement notre sensation d'étrangeté.

L'ensemble est plutôt rythmé mais dont les limites se situent dans le manque de relations réelles entre les abeilles, celles-ci exécutant des fonctions et étant trop définies par celles-ci. La seule ouverture trouvée par l'auteur consiste en une relation déséquilibrée avec l'un des mâles les moins stupides de la Ruche, Sir Linden, au milieu d'une galerie de mâles arrogants et ultra-sexués désopilants.
Mon tout est un roman d'aventure original surtout du fait de l'environnement utilisé et de l'introduction d'une forte dose d'étrangeté. C'est cette étrangeté qui est à l'origine de l'attrait que j'ai ressenti à la lecture de ce livre, moi qui n'ai jamais réussi à lire jusqu'à présent les livres classiques animaliers que sont le Bois Duncton ou “Les garennes de Watership Down”.
Les défauts étant liés aux qualités et intérêts du roman il est difficile d'en faire réellement état, disons que Flora bien qu'étant un insecte social reste isolé du reste de la Ruche pendant presque l'intégralité du livre en raison de la nécessité de se cacher.
Sa situation et le contexte particulier de la Ruche ne permet donc pas l'établissement de relations avec les autres abeilles, ce qui ne contribue pas à créer de l'attachement à l'histoire et à l'héroïne.
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Son of the Black Sword (Saga of the Forgotten Warrior Book 1) (English Edition)
Son of the Black Sword (Saga of the Forgotten Warrior Book 1) (English Edition)
Prix : EUR 6,63

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La perfection est ... inhumaine, 27 octobre 2015
Ceci est la première Fantasy de Larry Correia et franchement les premiers paragraphes furent inquiétants, à part la prose elle-même.
Nous voici en effet dans la peau de Ashok Vadal, tout simplement le Guerrier Parfait, le Pinacle de son ordre de Protecteurs de la Loi.
Soutenu magiquement par les rites de son Ordre, notre Héros possède également au début du roman l'artefact magique habituellement versé aux Héros en fin de quête : L'épée noire même pas maudite qui contient en son sein la compétence accumulée de tous ceux qui l'ont portée sur des centaines de générations.

Quoi ! Comment faire une histoire intéressante dans ces conditions, quel est l'imbécile qui a accumulé autant de poncifs stupide ?

Vous savez certainement que l'auteur en question n'est pas stupide et ce sont de petits détails disséminés tout au long du texte qui vont faire graduellement douter le lecteur.

Déjà le simple fait d'introduire un Héros parfait, incapable du moindre humour, de la plus minuscule empathie dans son application la plus stricte de la Loi, est source d'un amusement permanent. Pourtant Ashock est capable de se poser des bonnes questions, par exemple lorsqu'il s'étonne qu'une non-personne soit capable de courage pour défendre sa famille d'un Démon n'ayant rien à craindre de lui.

Lui qui, en 20 ans de carrière, a massacré de sa main des dizaines de milliers de non-personnes rebelles.

Alors quand il reçoit du chef de son Ordre mourant le choix entre une Vérité dévastatrice et un mensonge réconfortant, que peut-il faire à part de respecter l'engagement d'une vie : la Vérité.

Or que celle-ci est étrange ... apprenez que les épées choisissent leurs porteurs et non l'inverse. Apprenez que ... mais je ne vais pas tout vous dire non plus !
Sauf que l'inhumanité de Ashock est bien réelle mais qu'elle est enfouie dans son enfance même et dans un hideux secret.

Après cette révélation, le roman peut véritablement commencer, sur fond d'un vaste complot porté par le Grand Inquisiteur Omand afin de promouvoir une solution au problème de l'existence des non-personnes .

Ashock, emprisonné volontaire mais toujours lié par ses vœux sera alors l'instrument de cette politique, le moyen d'amplifier la menace des non-personnes en le liant à la rébellion menée par un mystérieux Prophète.

Ajoutez de mystérieux et puissants sorciers utilisés comme supplétifs par le Grand Inquisiteur et vous aurez un premier roman plein de surprises, de feu et de fer. Car comme toujours les scènes d'action sont chorégraphiées de main de maître.

Et oui une Fantasy a réussi à me surprendre, incroyable !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 16, 2015 9:35 AM CET


Bouclier périlleux - Etoiles perdues II
Bouclier périlleux - Etoiles perdues II
par Jack Campbell
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Est-il possible de construire la paix avec ceux qui ont fait la guerre ?, 26 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bouclier périlleux - Etoiles perdues II (Broché)
Ce second tome prend la suite de L'honneur terni qui exposait la très difficile situation de Midway. D’un monde soumis à une dictature manifestement plusieurs fois centenaire qui tente de retrouver des formes de liberté.

Il est cependant délicat d’exploiter une situation originale quand cette originalité a été éventée, forcément, lors du premier roman. Je dirai que l’auteur s’en tire plutôt bien en renouvelant la nature des menaces qui pèsent sur Midway et en rajoutant régulièrement du background.
Que se passe-t-il donc ?

Les Syndics n’entendant pas lâcher Midway ont envoyé une flotte contre laquelle les forces de Midway sont totalement inadéquates, heureusement un Héros passait par là pour retourner chez lui.
Vous le connaissez, c’est un certain Black Jack !

Black Jack dont vous avez suivi les aventures dans Gardien, vous avez donc hélas le synopsis d’une partie des événements du présent tome, même si ces mêmes événements sont vus du côté des ex-Syndics.
Jack Campbell tire toujours excellemment partie de cet entre-deux, ce n'est plus la guerre mais c'est loin, très loin d'être la paix. Beaucoup aimeraient d'ailleurs qu'on en revienne à cette guerre, en particulier les chefs Syndics dont les provocations ont toutes ce but là.

Sur Midway la situation se dégrade également, des groupes inconnus menacent la Révolution toute fraîche et tentent d'assassiner les deux Leaders. Des Leaders dont l'entourage proche n'a pas toujours réellement adhéré à la politique de coopération menée par ceux-ci.

La Paix et la réconciliation est décidément bien difficile à décréter, on soupçonne un peu tout le monde de tenter de mettre le bazar, même si l'implication des « Serpents » survivants est une certitude. Et si en plus les sentiments viennent compliquer tout, vous en viendrez à soupçonner Jack Campbell à verser dans le roman psychologique.

Vous n'auriez pas tort, il lui faudra cependant à l'avenir parvenir à faire ressentir les sentiments de ses personnages plutôt que de les fournir au lecteur sous forme de monologue. Mais heureusement lecteur, vous verrez de l'action … avec la patte de l'auteur : la surprise tactique !

Toujours intéressant mais celui-ci est un peu moins captivant que la série principale.

Lu en Américain.


Humanité divisée: John Perry, T5
Humanité divisée: John Perry, T5
Prix : EUR 12,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Quand on est faible ... on devient Diplomate ! ****-, 26 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Humanité divisée: John Perry, T5 (Format Kindle)
A L’issue de « La dernière Colonie », la Terre avait pris conscience de tout ce que l’Union Coloniale lui avait caché et refuse depuis d’avoir affaire à eux.

Le problème est que la supériorité des Terriens sur les autres espèces extra-terrestres reposait justement sur un flux massif et régulier de soldats et de colons.

Cet avantage a donc disparu mais pas les inimitiés que l’Union Coloniale s’est attirée par sa politique de la canonnière et du fait accompli.

Les ennemis de l’Humanité sont donc légion et certains des dirigeants les plus lucides de l’Union Coloniale redoutent même que cela ne signe la fin de l’Humanité, à moins que de Conquérants les hommes ne deviennent soudainement des … Diplomates.

Hé oui, la survie de l’Union Coloniale et vraisemblablement de toute l’Humanité dépend maintenant de sa capacité à négocier d’égal à égal avec les autres, d’envisager des échanges équitables voire même désavantageux.

Ce roman à feuilletons, une douzaine de nouvelles plus ou moins liées, illustre la nouvelle Diplomatie de l’Union en se focalisant sur une équipe de Diplomates peu renommée mais qui résout ses problèmes de façon imaginative et peu conventionnelle. Ce qui leur vaut les missions les plus difficiles !
Il s’agit de l’équipage du vaisseau « Clarke », en particulier du très ingénieux Lieutenant des Forces de Défenses Coloniales Harry Wilson, du Diplomate falot Hart Schmidt, du Capitaine Sophia Coloma et de l’Ambassadeur mal embouché, Ode Abumwe.

Et c’est cette équipe du « Clarke » qui révèlera graduellement l’incroyable machination qui pousse le Conclave et l’Union Coloniale à la guerre.

Quant aux feuilletons non-consacrés au « Clarke », ils viennent éclairer la situation de l’Union en illustrant le fonctionnement et le danger que représentent les colonies « sauvages » humaines mais aussi en révélant les manipulations, coups tordus et autres négociations secrètes à l’œuvre au sein de l’Union Coloniale.

Vous serez témoins d'un immense coup monté, mais par qui, réponse hélas au prochain roman dans cet univers, certainement le plus gros défaut d'un livre plutôt réussi.

Lu en américain.


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