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Contenu rédigé par Thierry Helleux
Classement des meilleurs critiques: 2.167
Votes utiles : 968

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Commentaires écrits par
Thierry Helleux "thierryhelleux" (Paris, France)
(MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS)    (VRAI NOM)   

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The Heavy Water War (Les soldats de l'ombre) [Blu-ray]
The Heavy Water War (Les soldats de l'ombre) [Blu-ray]
DVD ~ Espen Klouman Høiner
Prix : EUR 17,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ce qu'il faut de courage pour dire non, 6 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Heavy Water War (Les soldats de l'ombre) [Blu-ray] (Blu-ray)
Test effectué le 28 mai 2016 sur vidéoprojecteur JVC DLA X35 3D Blanc, écran lumene diagonale 2.70 m, ensemble 5.1 Bowers & Wilking, double subwoofer Velodine CHT -10 Q, platine Blue Ray 3D Pioneer BDP - LX54, ampli Yamaha RX - V1067.

1) Le Blue Ray :

Belles prestations techniques au service du propos. Photographie de toute beauté dans les paysages hivernaux de Norvège et les scènes nocturnes (mention spéciale au franchissement du ravin avant l'assaut sur l'usine).
Bon mixage audio, particulièrement dans les scènes de bombardement et d'explosions.
Du grand spectacle comme on l'aime ; beau et intelligent.

2) La série :

Cette mini série norvégienne de 6 épisodes, rappelle utilement un segment méconnu de la Deuxième Guerre Mondiale, pourtant illustré avec brio par Hollywood, en 1965, dans les "Héros de Télémark" : comment la résistance norvégienne, avec l'appui des services secrets militaires britanniques, a empêché le régime nazi de disposer de la bombe atomique. Comme dans bien d'autres phases de la guerre, c'est l'abnégation d'une poignée d'hommes ordinaires qui a permis d'éviter le pire.

Pourtant tout était réuni pour conduire au désastre : le talent du prix Nobel Werner Heisenberg fasciné par les perspective de l'énergie atomique. Les moyens colossaux mis à sa disposition. La compromission des élites norvégiennes appâtées par les sommes déboursées par le IIIème Reich pour se procurer l'eau lourde, isotope nécessaire au contrôle de la fission atomique, quoique sous produit d'engrais agricole. L'extrême modestie des moyens de la résistance. Les échecs répétés des opérations commando.

Face à ce déploiement de force et d'argent, c'est en endurant la faim et le froid, avec une logistique rudimentaire, qu'une poignée d'hommes à peine sortis de l'adolescence ont réussi l'impossible : contrer Hitler.

Les producteurs ont toutefois eu l'intelligence ne pas délivrer une vision manichéenne des évènements : les bons d'un côté, les méchants de l'autre. Sous le couvert d'une implication sans faille, tout indique de Werner Heisenberg a volontairement fait fausse route, conscient de l'usage que les nazis pourraient faire de la bombe A. En retour, la résistance norvégienne, comme le SOE britannique ont dû faire des choix cruels pour parvenir à leurs fins. Enfin, ceux qui ont reçu les lauriers bien des années plus tard, n'étaient pas forcément ceux que les méritaient.

Un beau spectacle au propos intelligent qui invite à la mémoire de ces héros à qui nous devons notre liberté et qui nous fait obligation d'en faire bon usage. La route est encore longue...


Avril et le monde truqué
Avril et le monde truqué
DVD ~ Christian Desmares
Prix : EUR 19,99

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Drôle de ramdam à Paname, 1 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avril et le monde truqué (DVD)
Test effectué le 24 mars 2016 sur videoprojecteur JVC DLA X35 3D Blanc, écran lumene diagonale 2.70 m, ensemble 5.1 Bowers & Wilking, double subwoofer Velodine CHT -10 Q, platine Blue Ray 3D Pioneer BDP - LX54, ampli Yamaha RX - V1067.

1) Le DVD :

Belle prestations techniques. Palette de couleurs atténuées, encrage épais et précis, mouvement souple, décors fouillés. Graphisme fidèle au coup de crayon de Tardi, reconnaissable entre tous.

Bande son riche : ambiances urbaine, moteurs pétaradants, explosions, jets de vapeur. Tout l'attirail du steampunk. Musique fidèle à l'esprit de la Belle Epoque. Doublage savoureux, haut en couleurs, de Philippe Catherine, Marion Cotillard et Jean Rochefort

Pressage de bonne facture qui ne fait pas regretter l'absence d'édition blue ray.

Bonus concis mais instructifs sur la pré production, la direction artistique de Tardi, l'influence de Jules Vernes et les techniques d'animation.

2) Le film :

Géniale uchronie : La guerre de 1870 n'a pas eu lieu. La dynastie des Bonaparte règne sans partage sur une France privée de ses forêts et campagnes, au nom de la technologie vapeur, grande dévoreuse de charbon et de bois.

Ombre au tableau : les savants disparaissent. La technologie fait du surplace bloquée sur l'année 1870, les centrales au charbon et les lampes à pétrole. Seuls quelques irréductibles travaillent à un sérum susceptible de régénérer une Nature exsangue. La police poursuit ces dangereux éléments.

L'intrépide Avril a hérité du précieux sérum et mène ses propres recherches dans son laboratoire secret et compagnie de son chat aux dons étonnants. Une course poursuite à bord des engins les plus abracadabrants l'entrainera dans ce Paris revu à la mode steampunk : Opéra transformé en centrale thermique, double tour Eiffel en gare téléphérique, statue géante de Napoléon III en lieu et place du Sacré Cœur, jusqu'au Fort Lalatte et ses mystérieux souterrains.

Que du bonheur de voir l'imaginaire de Tardi se mettre en mouvement. Chaudement recommandé de 7 à 77 ans et au delà pour un chouette moment d'aventure et de dépaysement.


La guerre de Troie a-t-elle eu lieu? Enquête sur un mythe
La guerre de Troie a-t-elle eu lieu? Enquête sur un mythe
par Stéphane Foucart
Edition : Poche
Prix : EUR 10,50

5.0 étoiles sur 5 L'énigme à la portée de tous, 3 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre de Troie a-t-elle eu lieu? Enquête sur un mythe (Poche)
Modeste par la taille (120 pages), cet ouvrage reprend - en les enrichissant - une série d'articles publiés par Stéphane FOUCHART dans les colonnes du journal Le Monde.
A la manière d'un archéologue mettant à jour les strates des plus récentes aux plus anciennes, l'auteur accumule les faits et les preuves. Peu a peu apparaît le processus d'élaboration du mythe fondateur de l'Occident : la somme des récits accumulés au fil des siècles, témoignant de l'évolution des techniques de guerre, des modes de vie et des mentalités. On est d'autant plus émerveillé par la cohérence et la puissance évocatrice de cet édifice littéraire construit par des générations de bardes.
La thèse est renforcée par l'évocation des travaux des ethnologues qui ont collecté les traditions populaires de Balkans, lesquelles apportent non seulement la preuve des méthodes mnémotechniques (rimes, mélodies) qui ont permis la transmission de la mémoire sur plusieurs siècles, mais que loin n'appartenir au passé, l'Iliade est toujours bien vivante au cœur de notre culture.
Un ouvrage utile pour comprendre l'élaboration des textes anciens, profanes ... ou sacrés.

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Star Wars : Le Réveil de la Force [Blu-ray + Blu-ray bonus] [Blu-ray + Blu-ray bonus]
Star Wars : Le Réveil de la Force [Blu-ray + Blu-ray bonus] [Blu-ray + Blu-ray bonus]
DVD ~ Harrison Ford
Prix : EUR 19,99

71 internautes sur 120 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un échec narratif de taille galactique, témoin de l'emprise financière sur le cinéma, 28 décembre 2015
1) le Blue Ray :

Commentaire technique à venir lors de la parution du coffret (pas d' édition 3D annoncée ?). Prestations techniques probablement irréprochables; Disney nous a habitués à l'excellence en matière éditoriale. Si il pouvait en être de même sur le plan artistique...

2) Le Film :

Tous les éléments étaient réunis pour un grand film.

Des intentions de production inattaquables ambitionnant de renouer avec l'esprit et l'esthétique de la première trilogie.

Une photographie naturaliste (la plus belle de toute la saga), des décors naturels somptueux, un usage modéré du numérique conférant un réalisme inédit à ce monde imaginaire (le rendu des vaisseaux, leur vélocité au cours des combats aériens, les extensions de décors d'une profondeur inédite). Un design réussi (BB-8 irrésistible, les Tie Fighters nouvelle génération). Une 3D bien dosée. Des plans faisant référence à Apocalypse Now...

Un casting inespéré, mêlant d'anciennes gloires dont les retrouvailles font chaud au cœur, à de nouvelles recrues qui relèvent haut la main le défi de raviver ce mythe mondialement partagé (dominé de la tête et des épaules par Daisy Ridley : une révélation).

Tout est réuni... à l'exception de l'essentiel : un scénario qui tienne la route. En lieu et place de quoi, on nous sert un digest de la première trilogie conduisant du désert à Starkiller, la nouvelle Etoile de la Mort.

Des noms prestigieux inscrits au casting ont à peine le temps de s'exprimer : Oscar Isaac, Gwendoline Christie, Daniel Craig. N'aurait-il été recrutés que pour assurer le buzz sur internet et conférer au film un prestige à bon compte ?

Si la mise en scène assure la parfaite lisibilité des séquences d'action, en revanche le montage frénétique ne laisse guère de place à l'émotion : la révolte et la désertion de Finn, son amitié naissante avec Poe Dameron, les retrouvailles entre Leïa et Solo.

La dimension mystique qui pimentait la première trilogie et en faisait tout le charme, est ici quasi absente, à peine évoquée, reléguée à l'état de légende antique. Pour preuve, la relique au centre du récit qu'on s'attendrait à découvrir au fond d'une crypte, dans les ruines d'un temple Jedï, est retrouvée dans un vulgaire coffre, dans les bas fond d'un tripot sans la moindre explication.

Certains interludes destinés à soutenir l'action, et sans véritable justification narrative, détonent désagréablement par rapport à la trilogie initiale, en particulier la séquence de monstres dans les coursives du Millénium Falcon qui ressemble à s'y méprendre à une partie de Pacman. Le bout de carte manquant constitue un sommet d'invraisemblance (le Nouvel Ordre est-il à ce point stupide pour ne pas découvrir la cachette du dernier Jedi avec les éléments à sa disposition ?)

3) Quelques considérations :

Cela n'engage que moi, mais j'attribue ces défauts largement constatés par les autres commentateurs et les premières critiques de presse, à la méthode de production des grands studios en général, de Disney Cie en particulier. Guidés par leur seul appétit financier - qui ne fait mystère pour personne - les dirigeants et leur staff du marketing, étranglent la pré production - en particulier au stade de l'écriture. Dans leur approche, le scénario n'est qu'un prétexte au placement d'un maximum de produits dérivés et doit éviter toute aspérité susceptible de dépasser le niveau intellectuel supposé du public.( Pour ceux qui doutent de cette analyse, voir l'interview de Douglas Trumbull, responsable des effets spéciaux de 2001 Odyssée de l'espace, rapporté dans le récent ouvrage SFX Effets Spéciaux 2 siècles d'histoire Effets spéciaux : Deux siècles d'histoire. Ce fin connaisseur des coulisses d'Hollywood y dénonce l'emprise croissante des studios, selon le montant des budgets de tournage).

Cette approche coercitive et dogmatique, est à l'origine de la rupture entre Sam Raimi et Sony. Rupture dont la licence Spiderman n'est toujours pas remise et conduisant à un improbable troisième reboot.

Cette dérive marketing et financière, par les coûts de post production et de publicité qu'elle génère, et la qualité déclinante des scénarios, menace le process de production hollywoodien dans son ensemble, ce que dénoncent Spielberg et Lucas depuis plusieurs années.

Les exemples abondent pourtant, apportant la preuve que, loin de nuire au business, un bonne histoire et une pré production soignée lui sont favorables : Avatar (J. Cameron aura développé le scénario de sa future quadrologie pendant 3 ans), Harry Potter, Un nouvel espoir et l'Empire contre attaque en leurs temps. Lucas l'a bien compris, ce qui lui a permis de constituer la fortune qui l'a libéré de la tutelle des studios ; pour le meilleur (ILM, Pixar), et pour le pire (Howard le canard).

Aussi, amis lecteurs et commentateurs, usons de notre nombre et de nos arguments pour faire pression sur les studios (ils nous lisent avec attention, soyez en sûrs) pour exiger qu'il nous servent des histoire de qualité qui alimenteront nos rêves et ceux de nos enfants, comme l'ont si bien fait les précurseurs : Walt Disney et Georges Lucas. C'est la moindre des choses. Business is business and the show must go on.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (29) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 7, 2016 2:49 PM MEST


Black Sails - L'intégrale de la saison 2
Black Sails - L'intégrale de la saison 2
DVD ~ Toby Stephens
Prix : EUR 25,23

30 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Coup de gueule à l'intention de l'éditeur, 4 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Sails - L'intégrale de la saison 2 (DVD)
Une fois n'est pas coutume je ne vais pas faire l'éloge du contenu de cette deuxième saison que je n'ai pas encore regardée, mais pour m'adresser aux responsables marketing de la 20th Century Fox France.

Pour m'exprimer poliment, j'affirme que vous vous moquez du public français. Pourquoi interdire aux amateurs de vidéo français le droit de visionner la deuxième saison de black Sails en blue ray dans des conditions techniques décentes , alors que la première est disponible sous ce format ?

Vous nous avez déjà fait le même coup avec la deuxième saison de The Americans.

Il suffit de surfer sur le site Amazon France pour trouver une édition anglaise au format blue ray à 23.52 € alors que l'édition France techniquement au rabais, format DVD, est vendue 25,99 €.

Plus cher pour moins bien ! Un problème avec le marché français ? Le positionnement prix / qualité peut être

Le parc d'écran HD ne cesse d'augmenter en France, de même que celui des consoles de jeux qui lisent idéalement les blue ray, ce n'est pas le marché qui fait défaut mais son approche toujours plus timorée par les éditeurs.

Vous, amis lecteurs, manifestez vous et soyez exigeants : nous avons le droit au meilleur, la True-HD, la 3D, le DTS (pas du dolby Digital 2.0 comme dans les années 80) tout ce qui est accessibles à nos voisins espagnols, belges, allemands, anglais

Exigez l'exigence comme disait l'autre.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 11, 2016 12:10 PM MEST


Good Kill [Blu-ray]
Good Kill [Blu-ray]
DVD ~ Ethan Hawke
Prix : EUR 12,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 En plein dans le mille (Good Kill), 2 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Good Kill [Blu-ray] (Blu-ray)
Test effectué le 28 novembre 2015 sur videoprojecteur JVC DLA X35 3D Blanc, écran lumene diagonale 2.70 m, ensemble 5.1 Bowers & Wilking, double subwoofer Velodine CHT -10 Q, platine Blue Ray 3D Pioneer BDP - LX54, ampli Yamaha RX - V1067.

0) En résumé :

Ceci n'est pas un film de guerre. Pas de pyrotechnie. Pas de mâchoires carrées ni de torses bombés. Pas d'explosions dans les subwoofers. Ici règne le silence, sous le soleil blanc du désert. La bataille est dans les esprits, pas sur l'écran. Tant mieux. Un film fort, qui donne à réfléchir pour qui y consent.

1) Le Blue Ray

Pressage de bonne facture. Restitution parfaite des conditions lumineuses du désert du Nevada. Scènes d'intérieurs étouffantes. Bande son peu exigeante au niveau des basses, mais immersive dans les nombreuses séances de guidage des drones. Apport HD significatif.

2) Le film :

Coup de chapeau à Andrew Nicoll pour son absence de tout compromis. Le propos et la forme constituent un tout : aride, étouffant, absurde, nihiliste. Pas d'effets numériques voyeuristes pour reconstituer les dégâts des bombardements par drones, pas de tralala sur la proximité de Las Vegas. Aucun glamour dans l'image renvoyée de l'US Air Force. Le matériau est la réalité, pas le mythe.

Tom Egan, as de l'US Air Force, assume stoïquement mais efficacement sa mission consistant à optimiser l'usage des drones dans la lutte que mènent les Etats Unis contre l'islamisme. Ces scènes de frappes sont répétitives. C'est un parti pris de montage pertinent, destiné à faire ressentir le sentiment d'absurdité et d'ennui grandissant des personnages. Il faut en consentir le prix en tant que spectateur.

Frappe après frappe, d'une stupéfiante précision, les consciences se fissurent (y compris celle du spectateur). Tant par le cynisme des donneurs d'ordre de la CIA (idéalement incarnés par un haut parleur), qu'au spectacle navrant de l'épicentre de la pop culture américaine : Las Vegas avec ses décors kitsch, sa débauche de consumérisme et ses banlieues proprettes qui suintent l'ennui.

Décors aux couleurs criardes qui contrastent puissamment avec les couleurs monochromes renvoyées par les caméras des drones qui sillonnent et bombardent les bidonvilles du Moyen Orient, aussi régulièrement que vainement.

La conception hypnotique du film permet de partager au plus près l'état d'esprit dévasté des personnages et de ressentir, sinon leur révolte, leur désabusement : tout ça pour ça ? à quoi bon défendre l'American Way of Life si celui ci aboutit au seul consumérisme ? Pourquoi éloigner les soldats des conditions de combat pour ne pas effaroucher l'opinion publique, si précisément ceux-ci ont choisi la voie du danger pour se sentir plus intensément vivants et utiles ? Même ce qui fait le prix de la vie : l'amour des proches, y perd toute saveur.

Un défaut toutefois se fait jour à la fin du film. La mentalité "cowboy redresseur de torts" refait surface et les valeurs familiales redonnent sens à la panne existentielle du personnage principal. Une certaine morale, à l'arrière goût puritain, l'emporte à la fin, là où le récit appelait une conclusion abyssale. Une fin alternative eût été bienvenue.

Paradoxale conclusion d'un film qui s'emploit avec pertinence à dénoncer l'impasse de la politique extérieure et militaire de l'ère Obama.

Très recommandable à l'heure de notre entrée en guerre contre DAECH. Bombes contre attentats, est-ce un bon calcul ?


Le Zélote
Le Zélote
par Reza Aslan
Edition : Broché
Prix : EUR 8,20

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Rien de neuf sous le soleil. Quelques mérites, beaucoup de défauts, 28 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Zélote (Broché)
En résumé :

Un travail sérieusement documenté sur le messianisme du Ier siècle après-J-C, mais un propos partial souffrant d'une approche mystique et militante qui fait douter des intentions de l'auteur. A lire pour confronter vos conceptions du christianisme à celle de ses plus fervents détracteurs.

Le livre :

Cet ouvrage, comme bien d'autres avant lui Jésus, illustre et inconnu, reprend les conclusions du Jesus Seminar, groupe de 200 spécialistes qui, il y a une vingtaine d'années, a jeté le discrédit sur les Evangiles, n'accordant que de 15 à 20 % à l'authenticité des évènements qui y sont relatés.

Reza Aslan, universitaire américain d'origine iranienne, y dresse à nouveau un portrait du "Jésus historique" diamétralement opposé à celui du "Jésus des Evangiles".

Son ouvrage vaut particulièrement pour sa remarquable synthèse du contexte historique : de la fin du règne d'Hérode le Grand, jusqu'à la chute du Temple de Jérusalem, d'incessants mouvements messianiques ont mis la Judée et la Galilée à feu et à sang, exaspérant la tutelle romaine jusqu'à l'anéantissement du judaïsme antique. Le chaudron de ces aspirations proto-révolutionnaires étaient alimenté par les prédations de l'occupant romain et l'écœurante compromission de la caste saducéenne qui tirait de colossaux profits de l'exploitation du Temple. L'auteur rend d'autant mieux compte des dangers de la conjonction du Politique, du Religieux et de l'Argent que celle-ci fait échos à sa propre expérience de la révolution islamique iranienne.

En revanche, son analyse de la personnalité de Jésus n'emporte pas la conviction. L'homme y est décrit sous les traits d'un manœuvre en bâtiment illettré, originaire d'un hameau misérable perdu dans les collines de Galilée qui, par une stupéfiante métamorphose aurait muté en virulent prédicateur sous l'influence de son maître Jean Le Baptiste.

Curieusement, alors qu'Aslan n'accorde aucun crédit aux parcours de Jésus tel que rapporté dans les textes, il crédite son sujet de toute les citations et raisonnements théologiques qui y sont rapportés. On comprend mal comment un individu aussi frustre aurait pu développer des considérations subtiles et soutenir la controverse face à la fine fleur des classes intellectuelles et aristocratiques de son temps.

Le chapitre relatif à la perception que Jésus aurait eu de sa propre destinée en lien avec le concept de "Fils de l'Homme" développé dans quelques versets du Livre de Daniel vaut le détour, tant il ne tient pas la route. Ce livre obscur, tardivement annexé au corpus de la Torah, n'était de toute évidence pas diffusé dans les bidonvilles de la Galilée où Jésus est censé avoir vécu, et ce d'autant moins, qu'à en croire l'auteur, il était illettré.

Là réside le défaut structurel du livre, comme tous les ouvrage initiés par les conclusions du Jésus Seminar : un déni catégorique de l'authenticité des Evangiles qui s'appuie paradoxalement sur une analyse vétilleuse de chaque verset qui, au grand regret des tenants de cette école de pensée, constituent la seule source de documentation sur la personnalité décriée du Christ.

A l'adresse de ceux qui partagent ces convictions on peut opposer que la même grille de lecture appliquée aux tardives biographies d'Alexandre le Grand, de l'Empereur Auguste ou de Gengis Khan permettrait de mettre en doute jusqu'à l'existence de ces personnages. Pour preuve les controverses sur le lieu exact de la bataille d'Alésia ou le site de Lutèce dont les relevés archéologiques de concordent en rien avec le récit qu'en fait Julius Caesar dans sa "Guerre des Gaules".

Concernant Jésus on peut affirmer tout et son contraire. Illettré ? Tout indique, notamment des détails vestimentaires, qu'il était reconnu par ses contemporains comme Rabbi, un titre qu'il était impossible d'usurper. Ses prédications sur la chute du Temple inventées par les évangélistes ? rien de moins sûr. Un esprit éclairé pouvait se douter qu'une institution aussi corrompue finirait tôt ou tard dans les flammes. Un enragé, un taliban de la Torah ? Curieux fanatique qui fait scandale en s'affichant avec des femmes, des impurs collecteurs d'impôts et lépreux, et qui refuse la lapidation très en vogue à l'époque.

En regard de cet essai ou de tout autre ouvrage du même tonneau, esprits libres et curieux, lisez consécutivement l'Evangile de Luc et son autre "best-seller" les actes des Apôtres. Vous y relèverez un "style Jésus". Son propos est sec, ramassé, raclé jusqu'à l'os, pour aller au cœur du fait religieux : la sincérité du sentiment, le constat social implacable, le refus de toute compromission, l'illustration du propos par des images compréhensibles par tous. En revanche, le premier sermon prêté à Pierre après la Pentecôte sur le parvis du Temple, est un modèle hors-sol de rhétorique gréco-romaine. Pourquoi de telles différences sous la plume du même auteur si elles ne reflètent pas l'extraordinaire portée de la prédication du Galiléen ?

Si il est désormais établi que le personnage historique de Jésus diffère du portrait qui en est dressé dans les Evangiles. Si il est patent que les premiers chrétiens ont inséré dans les textes des considérations étrangères à son enseignement. Il ne faut pas pour autant les tenir pour un tissu de mensonges, un "coup marketing", destiné à attirer les esprit crédules et conçu pour assurer la suprématie de l'Eglise catholique pour les 2000 ans suivants. C'est une lecture à rebours de l'Histoire, riche en contresens et en anachronismes.

Pour lancer un mouvement aussi puissant que le Christianisme, sur lequel se sont indûment appuyés d'innombrables régimes occidentaux, de la Rome Impériale, l'Absolutisme monarchique jusqu'au messianisme démocratique des Etats Unis, mais également un irrépressible élan vers la liberté de conscience, pourquoi les Evangélistes et, à leur suite, les Pères de l'Eglise auraient-ils choisi comme étendard le plus obscur des prédicateurs, exécuté comme le dernier des brigands, enfant sans père, porte-voix des sans-noms, des sans-grade, des réprouvés et des femmes de mauvaise vie ? N'aurait il pas été plus simple d'inventer de toutes pièces un récit héroïque, dans lequel il ne serait fait mention ni de l'absence du père biologique, ni du baptême dans le Jourdain, ni du denier de César et autres considérations scandaleuses ? A tout prendre, le Mithraïsme, très répandu jusqu'à la fin de l'Antiquité aurait parfaitement fait l'affaire.

Pourquoi s'être encombrés de la prédication foutraque d'un raté aux origines douteuses. Pourquoi avoir revêtu ce loqueteux d'un luxe de considérations géniales dont il ne serait pas l'auteur ? Pourquoi faire de cette ombre parmi les ombres, le fils de Dieu, le Verbe de Dieu ?

Ces questions, énigmatiques entre toutes, restent sans réponse, tant dans cet ouvrage que ceux qui l'ont précédé.

A bons entendeurs...


Ex Machina [Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
Ex Machina [Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook]
DVD ~ Domhnall Gleeson
Prix : EUR 19,71

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Nickel Chrome, 13 octobre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ex Machina [Blu-ray + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook] (Blu-ray)
Test effectué le 12 octobre 2015 sur videoprojecteur JVC DLA X35 3D Blanc, écran lumene diagonale 2.70 m, ensemble 5.1 Bowers & Wilking, double subwoofer Velodine CHT -10 Q, platine Blue Ray 3D Pioneer BDP - LX54, ampli Yamaha RX - V1067.

1) Le Blue Ray :

SteelBook stylé, blanc clinique, frappé d'un buste androïde, crédible sur le plan technologique. Pas de chichi, comme le film.

L'action, essentiellement en huis clos, ne sollicite guère les enceintes latérales, sauf dans les scènes de nature, très immersives.

Image stable, parfaite, même en faible luminosité.

Les bonus se résument à cinq featurettes, trop succinctes au regard de la profondeur du propos du film.

2) Le film :

Ni artifices, ni détours. En quatre minutes, deux scènes, nous sommes au cœur de l'intrigue.

Un jeune codeur (Domhnall Gleeson) , parmi les meilleurs de Blue Note (allusion transparente à Google ou Facebook), gagne le privilège de passer une semaine dans la résidence ultra secrète du P-DG - gourou, Alex Garland.

Puissamment interprété par Oscar Isaac, le tycoon lui réserve un accueil mêlant habilement familiarité, pression et manipulation psychologiques, dans le décor glaçant de sa résidence-forteresse perdue au milieu des montagnes et des forêts, avant de lui révéler qu'il sera le premier cobaye du test de Turing : le dialogue entre l'humain et la véritable intelligence artificielle.

Dans ce décor high tech où se mêlent minéral et végétal, inerte et vivant, s'engage une série d'entretiens entre le jeune homme aux airs godiches et Ava, une créature cybernétique aux rouages apparents, à laquelle seul le visage délicat confère un semblant d'humanité (incarnée avec grâce et pudeur par l'ex ballerine Alicia Vikander).

Séparés par une glace portant la marque d'une brisure (qui témoigne d'une récente rébellion), l'homme et la machine deviennent rapidement complices et découvrent les dessous du projet de Garland.

Ces scènes sont entrecoupées d'échanges fascinants entre le génial concepteur et son employé, devant une toile de Jackson Pollock ou au bord d'une cascade. Les interrogations fusent : un jeu d'échecs électronique a t'il conscience de ce que sont les échecs, de ce qu'est le jeu et de ses enjeux ? Quelle différence entre conscience et simulation de conscience ? Nature du libre arbitre.

Dépassé par sa propre création, Alex conclue avec une froide lucidité à la fin de l'âge de L'Homme et l'avènement de la Machine. La question n'est ni comment, ni pourquoi... mais quand.

Ex Machina constitue une nouvelle mise en garde contre les dangers de l'intelligence artificielle. Le propos fait écho à l'alerte récemment lancée par Stephen Hawking qui mérite d'être lue et méditée.

Le constat est établi depuis la nuit des temps : du livre de la Genèse, au mythe du Golem, de la créature de Frankenstein à Blade Runner, Terminator, AniMatrix et l'exceptionnelle série Real Human : la créature échappe toujours à son Créateur.

"Dieu est mort" disait Nietzsche. L'Humain est le prochain sur la liste. On ne pourra pas dire que nous n'avons pas été alertés.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 27, 2015 5:24 PM CET


Hatfields & McCoys [Blu-ray]
Hatfields & McCoys [Blu-ray]
DVD ~ Kevin Costner
Prix : EUR 24,08

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un western en forme de récit homérique, 13 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hatfields & McCoys [Blu-ray] (Blu-ray)
Test effectué le du 10 au 12 septembre 2015 sur videoprojecteur JVC DLA X35 3D Blanc, écran lumene diagonale 2.70 m, ensemble 5.1 Bowers & Wilking, double subwoofer Velodine CHT -10 Q, platine Blue Ray 3D Pioneer BDP - LX54, ampli Yamaha RX - V1067.

En résumé : Séance de rattrapage vivement conseillée pour le plaisir de retrouver Kevin Costner, Bill Paxton et Tom Bérenger dans leurs plus beaux rôles. Pour le décor naturel grandiose. Pour le récit mêlant suspense, émotion et tragédie.

1) Le blue Ray :

Excellent pressage. Bande son (testée en VO) très dynamique. Piqué d'image parfait (ambiance forestière en toutes saison, paysages de montagnes somptueux). Un grand bol d'air.

En bonus Making of très informatif, pas promo pour deux sous, pour tout savoir de la production

Très belle bande originale composée par Tony Moreno (dont la superbe ballade "I know these hills" interprétée par Sara Beck en générique de fin)

2) La mini-série :

Initiée par History Channel, cette série de 3 épisodes 1 h 30, relate la célèbre guérilla entretenue par les familles Hatfield et Mac Coy aux confins de la Virginie et du Kentucky, au lendemain de la guerre de Sécession. Querelle meurtrière pendant 20 ans, largement médiatisée à l'époque (1865 - 1885) et, depuis, entrée dans la mémoire populaire américaine.

Ce récit haut en couleurs est aux Etats Unis ce que la Guerre de Troie est à la Grèce Antique. L'antagonisme entre deux patriarches, vétérans sudistes (magnifiquement campés par Kevin Costner et Bill Paxton) dégénère pour opposer deux clans. A l'origine de cette querelle une désertion d'un côté, une trahison nordiste de l'autre.

Un conflit sanglant qui jettera dans la tombe les enfants, mêmes les plus jeunes, les justes et les salauds. Un brasier meurtrier sans enjeu territorial ou financier, entretenu par le seul orgueil mal placé de part et d'autre.

Comme dans l'Iliade, les hommes se défient et s'opposent en combats grotesques (mention spéciale à la bataille finale de Grapevine, très explicite). Un crime entrainant un vengeance dans un infernal cercle vicieux que les patriarches sont incapables d'enrayer à leur grand désarroi.

Même les amours interdites d'un fils Hatfield avec les filles Mac Coy n'enrayera pas la mécanique infernale.

Les pouvoirs publics balbutiant de l'époque restent apathiques. La presse et la foule se délectent du massacre. Au fond, rien de bien neuf depuis la siège de Troie.

Superbe interprétation dominée par Kevin Costner et Bill Paxton. Tom Bérenger en trappeur revanchard est remarquable, ainsi que toute la distribution.

Du grand, du beau spectacle, doublé d'une réflexion amère sur le sens de la vie.


Richie
Richie
par Raphaëlle Bacqué
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'or et la cendre, 26 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Richie (Broché)
Ancien élève de l'IEP (promotion juin 1990), j'ai suivi de loin le mandat de Richard Descoings. Le livre de Raphaëlle Bacqué m'a replongé dans mes années Saint Guillaume et fait l'effet d'une gifle.

Gifle revigorante. Descoings a concrétisé ce qui n'était entre 1988 et 1990 que revendications inassouvies : l'internationalisation et l'allongement du cursus. J'avoue envier les élèves d'aujourd'hui. Nos successeurs ont un luxe de choix d'options, la possibilité d'un double cursus dans de prestigieuses universités à l'étranger, deux années de spécialisation, une ouverture inédite sur le monde de l'entreprise. Mesurez votre chance !.

Gifle cuisante. Si il a opportunément ouvert portes et fenêtres de l'IEP sur le monde d'aujourd'hui, à en croire Raphaëlle Bacqué, il en a partiellement sapé les principes fondamentaux : exigence et équité. Notes adaptées en fonction des filières de recrutement des élèves, épreuves de revue de presse en lieu et place des épreuves écrites. Si je suis d'accord avec son ambition d'ouvrir le spectre sociétal des élèves, je le suis moins quant à la différenciation des critères de recrutement. C'est apporter une mauvaise réponse à une bonne question. C'est aux établissements du secondaire de mettre les élèves au niveau des concours. Pas aux concours d'adapter leur niveau à celui des élèves. Et ce d'autant moins, que ceux-ci se trouvent plongés dans la fosse aux tigres après leur intégration. Je me sens d'autant mieux placé pour l'écrire, que j'appartenais aux 2 % d'élèves dont les parents n'étaient ni cadres, ni diplômés de l'enseignement supérieur.

Gifle insultante. On connaît la propension de Raphaëlle Bacqué à insuffler une forte connotation "people" dans ses essais. De ce point de vue, le personnage de Richard Descoings constitue un sujet de choix. Elle ne cache rien des errements du personnage. Ainsi cette scène inouïe de pugilat dans les allées du Conseil d'Etat alors qu'il était ivre mort après une nuit agitée dans les boîtes du Marais. Quelle entreprise accepterait qu'un de ses cadres ne travaille que 2 heures par jour et se présente débraillé, le nez encore blanchi par la poudre, l'haleine alcoolisée et le visage tuméfié ? On voudrait croire à de la médisance de la part de l'auteur, mais le nombre et la récurrence des évènements rapportés laissent à penser qu'il s'agit bien de la réalité.

A dire vrai c'est moins Richard Descoings - victime de ses propres addictions - qui encoure le blâme, que cette oligarchie étatique qui s'avère incapable de sanctionner les dérives d'un des siens. Ce n'est hélas pas une découverte : au motif que vous êtes sorti de la botte de l'ENA, vous pouvez tout vous permettre. Etat d'ivresse aux portes de la rue Saint Guillaume au petit matin, non respect des règles d'appels d'offre, gestion opaque de l'endettement de l'Institut, pratiques salariales ubuesques, au vu et au su de tous les commis d'Etat qui hantent les couloirs de l'Institut.

A lire ces pages vitriolées, on ne s'étonne pas de l'état inquiétant de nos finances publiques.

Au delà d'une vision quelque peu romanesque des élèves de l'IEP (glamour, brillants et immatures) un livre grave qui donne à réfléchir. L'évocation d'un destin météoritique qui nous rappelle que nous sommes tous or et cendres.


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