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Contenu rédigé par HOANG THUY DUNG
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Commentaires écrits par
HOANG THUY DUNG (PARIS, France)
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La guerre des monnaies : La Chine et le nouvel ordre mondial
La guerre des monnaies : La Chine et le nouvel ordre mondial
par Hongbing Song
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 A lire d’urgence avant que la censure ne le fasse passer à la trappe., 26 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre des monnaies : La Chine et le nouvel ordre mondial (Broché)
Si on veut savoir davantage sur Hongbing Song et son livre, on ne trouve pas grand-chose dans les media. «Mélange de pensée d’extrême gauche, de tendance d’extrême droite, de populisme, d’isolationnisme et d’anarchisme. La théorie du complot défendue dans le livre et son focus sur les Rothschild ont conduit plusieurs médias à la qualifier d'antisémite et à le rapprocher de la littérature conspirationniste occidentale. », c’est tout ce qu’on peut lire comme critique dans Wikipédia.
Théorie du complot ? La réception glaciale en Occident de ce livre vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde l’accrédite plutôt. Black out complet dans la presse, à part une campagne de dénigrement menée par les banksters de Goldman Sachs, ceux-là même qui ont mis sur la paille des milliers de gens en spéculant sur l’effondrement des « subprimes » qu’ils leur avaient refourgués et qui avaient ensuite coulé l’économie de la Grèce. C’est justement cette conspiration du silence qui m’a semblé louche et qui m’a poussé à lire ce livre.
Si on observe l’histoire mondiale depuis le siècle dernier et qu’on pense que la longue série de crises et de guerres à répétition qui la jalonne ne pouvait pas être fortuite, on serait bien en peine à trouver une explication si l’on se borne à lire seulement la presse officielle qui ne fait que digresser sur des détails insignifiants, autant d’arbres qui cachent la forêt. Mais si on se pose la question : »A qui profite le crime ? », des éléments de réponse se précisent. Hongbing Song se fonde sur ce raisonnement et en fournit quelques uns, qui me semblent pertinents à la lumière de ce qui se passe en ce moment, avec les ventes massives de l’or noir à bas prix et les achats massifs de l’or jaune par la Russie et la Chine, pour qui la thèse de Hongbing Song n’est pas du tout farfelue.


Le Temps, instant et durée: De la philosophie aux neurosciences
Le Temps, instant et durée: De la philosophie aux neurosciences
par Pierre Buser
Edition : Broché
Prix : EUR 27,40

3.0 étoiles sur 5 A la recherche du temps introuvable, 5 mai 2016
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Temps physique, temps psychique… Il en existe plusieurs selon qu’on soit philosophe, comme Claude Debru, ou neurobiologiste, comme Pierre Buser, c’est ce qui émerge de leur ouvrage : le temps humain ne serait plus intégré dans l’être comme il a toujours été admis. La science moderne évoque désormais un divorce possible du temps physique et du temps psychologique.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, un état des lieux est établi en récapitulant dans une première partie les principales conceptions philosophiques depuis l'antiquité jusqu’à nos jours. Les chapitres consacrés aux grands noms qui ont marqué l’histoire du temps, William James, Husserl, Bergson, Godel, Whitehead, Berger, Wittgenstein, etc.…couvrent bien la civilisation occidentale, mais quid de la notion du temps chez les autres civilisations, protohistoriques ou primitives ? Ni l’un ni l’autre anthropologue, les deux auteurs sont sans doute réticents à s’aventurer hors de leur domaine de compétence, mais il aurait fallu au moins mentionner la fameuse distinction entre société chaude et société froide de Lévi-Strauss, les sociétés froides, dotées d’institutions destinées à annuler les effets de l’histoire sur leur équilibre et leur continuité (Afrique, amérindienne= Aztèque, Hopis, Incas), et les sociétés chaudes, qui se servent de leur histoire comme dynamique de leur développement (Occident). Cette distinction, on la retrouve dans l’hypothèse de Sapir/Whorf, selon laquelle les représentations mentales dépendent du langage, développée à travers la conception du temps que les Hopis définissent en termes de potentiel et de manifesté, et non en termes de déroulement, car ils n’avaient aucun mot pour décrire passé, présent et futur, leur vision du temps étant limitée par l’impossibilité d’additionner les jours puisque lorsqu’un jour a disparu, l’autre n’est pas encore là, et qu’on ne peut additionner des choses qui n’existent pas en même temps ; on la retrouve aussi dans l’étude de Núñez/Sweetserb sur la conception inversée du temps chez les indiens Aymara, pour qui le passé est devant et le futur derrière, ou dans celle similaire, d’Öyvind Dahl « Quand le futur vient de derrière. Le concept malgache de temps et d'ordre du monde ; ou encore, dans les travaux de l’égyptologue Théophile Obenga, qui remarque que la conception d’un « temps africain », anthropocosmocentrique, monolithique, a-historique et statique diffère de la division du temps linéaire de l’Occident, alors que toutes deux sont héritières de l’Égypte antique.
La première partie donne l’impression d’un cours magistral en fac et je me suis endormi à moitié, pour me réveiller qu’avec le débat sur la réversibilité du paramètre temporel dans la physique quantique et de son irréversibilité au niveau macroscopique : s’ils ne sont pas réconciliables, y a-t-il finalement deux temps, un temps réversible des physiciens et un temps irréversible de la biologie et de la thermodynamique? Ou davantage, si l’on suit Fraser, qui en compte cinq, une néotemporalité distinguant clairement présent, passé, et futur, une biotemporalité caractéristique des organismes vivants, une éotemporalité désignant un temps continu, non directionnel, non coulant, étrangère à notre perception du temps, une prototemporalité des particules élémentaires, et une atemporalité des radiations électromagnétiques. La réflexion s’achève sur une interrogation : le temps n’est-il qu’une dimension à laquelle nous appartenons, parmi d’autres dimensions de l’univers que nous ne pouvons saisir dans sa totalité, ou bien nous ne vivons pas seulement le temps, mais nous le fabriquons à travers notre système neuronal et moléculaire ?
La deuxième partie approfondit cette dernière hypothèse en plongeant au cœur des recherches sur la temporalité des fonctionnements cérébraux, qui n’ont commencé qu’au siècle dernier et restent encore inachevées. J’ai sauté quelques pages truffées de termes techniques, n’ayant pas eu la patience de rechercher la définition en l’absence de lexique, ce qui n’empêche pas de retenir l’essentiel : le cerveau « créé du temps » par trois sortes d’opérations : celles liées à la perception des durées, des rythmes, et de l’ordre temporel et de la simultanéité, soit une multitude de rythmes de perception qu’il doit traiter: rythme nycthéméral ; intervalles; événements très brefs, avec l’intervention de différents types de mémoires : mémoire rapide, mémoire de travail, mémoire de long terme, mémoire non-temporelle, la plus importante étant la mémoire prospective des intentions passées, peu explorée encore, et celle de la dimension protentionnelle de la conscience du temps, que Husserl définissait comme une tension latente de la conscience vers le futur.
Einstein disait qu’une théorie est juste quand elle peut se résumer à un schéma compréhensible même pour un enfant, sinon elle est erronée. Pour le moment, les diverses théories du temps se contredisent et ne correspondent pas encore à cette condition; elles restent à débroussailler.


La femme qui s'enfuit et autres nouvelles : Nouvelles complètes tome 4
La femme qui s'enfuit et autres nouvelles : Nouvelles complètes tome 4
par D-H Lawrence
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Nouvelles vraiment complètes, 2 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La femme qui s'enfuit et autres nouvelles : Nouvelles complètes tome 4 (Broché)
Les nouvelles éditions de D.H. Lawrence au Bruit du temps combleront le lecteur réduit jusqu'à présent à les acquérir que de façon éparse sans jamais les avoir au complet. Leur publication dans l'ordre chronologique tel qu'elles ont été éditées dans les volumes de la monumentale « Cambridge Edition of the Works of D. H. Lawrence », avec leur appareil critique, se poursuit avec ce quatrième volume consacré aux nouvelles des années 1924-1928. Il vient compléter les trois recueils précédents : Étreintes aux champs et autres nouvelles, paru en 2009, L'Officier prussien et autres nouvelles, paru en 2011, et Chère, ô chère Angleterre, paru en 2012.
Dans ce quatrième recueil, on trouve des nouvelles peu ou pas publiées/traduites, comme Soleil, Le sourire, La frontière, etc'et d'autres déjà traduites, comme « La femme qui s'enfuit » ou « L'homme qui aimait les iles. »
La traduction de Marc Amfreville colle au plus près du texte- par exemple : A woman who rode away=La femme qui s'enfuit, au lieu de s'en écarter pour faire joli, comme par exemple L'amazone fugitive dans de précédentes traductions. Ce n'est pas plus mal, car l'originalité de DH Lawrence ne réside pas dans les fioritures, mais dans le refus des conventions, aussi bien dans le fond que sur la forme. Bannies les formules toutes faites, rodées à l'usage, la narration prend alors une tournure inattendue, comme une construction mentale d'un esprit complètement étranger à nos modes de vie et qui s'exercerait à formuler sa pensée avec les outils de notre langue sans en partager le fond culturel, parole libérée de toutes conventions et usages établis. En ce sens, le style est en adéquation avec ses idées, qui ont toujours été le refus du corset de la civilisation et le retour aux sources païennes. Ainsi le thème du sacrifice volontaire et la dissolution de soi dans la mort dans « La femme qui s'enfuit » était déjà l'aboutissement de « L'officier prussien » et de « Chère, ô chère Angleterre », dans les deux recueils précédents ; et « Soleil », préfigure « L'Amant de lady Chatterley. » On retrouve également le thème de l'amour, éternel conflit entre mâle et femelle pour savoir qui portera la culotte, comme dans « La frontière » et « Jimmy et la femme désespérée ». Enfin, ce « rire de dérision », qui surgit ainsi partout dans l'œuvre en général, n'est autre que celui du dieu Pan, qui se gausse de la prétention dérisoire de l'homme civilisé à domestiquer la nature.


Woyzeck
Woyzeck
par Georg Büchner
Edition : Poche
Prix : EUR 8,70

5.0 étoiles sur 5 Une dramaturgie révolutionnaire annonciatrice de l’esthétique moderne, 1 mai 2016
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Ce météore qui traversa à toute vitesse l’existence laissa à sa mort, à 24 ans, 4 manuscrits représentant autant de versions différentes d’une seule et même pièce, Woyzeck. Depuis le XIXe siècle jusqu’aux années 60, presque tous ceux qui se sont penchés sur le mystère Woyzeck ont estimé que la pièce était inachevée et les ont réadapté chacun à sa manière. Franzos Emil supprime certains passages, regroupe d’autres. Bergemann, privilégiant une lecture sociologique, ne garde que les scènes qui lui conviennent. Lehmann, s’appuyant sur des recherches philologiques restitue une structure et un agencement scénique qui font encore référence auprès des metteurs en scène contemporains.
Pour autant rien n’indique que la pièce n’était pas achevée. Des critiques y ont vu une œuvre en rupture totale avec la conception classique de la tragédie, délibérément fragmentée, annonciatrice de l’esthétique contemporaine de l’écriture ouverte, chaque fragment fonctionnant comme une séquence autonome d’une dramaturgie révolutionnaire qui n’a plus en vue l’explication d’une histoire, ouvrant autant de perspectives différentes sur autant de ces chemins qui bifurquent.
Certes, il y a bien une progression linéaire propre à la fable traditionnelle: Woyzeck, humilié, brimé, poussé à bout, finit par tuer sa compagne Marie. Mais ce n’est qu’une facette du prisme : la détresse sociale, le drame passionnel ne sont que les symptômes d’un mal plus profond, que le docteur Büchner examine méthodiquement à la loupe (malgré son jeune âge, ce petit génie a quand même décroché un doctorat de médecine entre multiples activités) en croisant une polyphonie d’approches d’inspirations diverses :
- approche sociologique et politique: la pièce s’inspire d’un fait divers, utilisant toutes les ressources provenant du folklore, chansons et contes populaires, expressions dialectales, pour reconstituer par l’imaginaire l’exploitation de l’homme par l’homme, dans une caserne de Leipzig, microcosme de la société. Elle met en évidence la barrière du langage qui sépare Woyzeck de ceux qui lui sont socialement supérieurs. Woyzeck est un homme fruste; il aimerait pouvoir exprimer ses sentiments et sa pensée comme tout un chacun, mais n’a pas les mots pour le dire. Ses propos, syncopés, dissonants, ignorent les formules convenues pour n’utiliser que de fulgurantes bribes d’images métaphoriques venant du plus profond de son âme:« Quand le soleil est à midi et que le monde prend feu » ; énigmatiques : « Quand une chose existe et en même temps n’existe pas » ; surréalistes : « Voyez ce ciel, solide et gris, on aurait envie d’y planter un clou et de s’y pendre, rien qu’à cause de la petite différence qui sépare un oui, et encore une fois oui-et non. ». Son langage est plus proche de l’imaginaire des enfants ou symbolique des peuples protohistoriques, que de celui du vernis de la civilisation, en l’occurrence, du discours du docteur Clarus, dans lequel pointe le lyrisme idéaliste de l’époque. Mais paradoxalement, c’est dans le discours décousu de l’homme fruste qu’on découvre la véritable humanité, et non dans celui, cultivé, précieux, suffisant, du médecin qui s’avère être un froid tortionnaire : « Si je jette ce chat par la fenêtre, comment cette créature va-t-elle se comporter par rapport au centrum gravitationis ? »
- approche physiologique : la pièce se base sur le rapport psychiatrique du véritable Woyzeck pour montrer comment les agressions de la société conjuguées au choc émotionnel de la trahison ont fait basculer un esprit fragile dans la démence criminelle.
- approche philosophique et métaphysique : Woyzeck est en complète inadéquation avec un monde qui l’oppresse. Jamais à l’aise nulle part, soumis à une urgence inexplicable, il court sans cesse d’un lieu à un autre. Sa pensée, jamais en repos, toujours taraudée par les mêmes questions « Pourquoi l’homme existe ? De quoi vivraient le laboureur, le savetier ou le docteur si Dieu n’avait pas créé l’homme ? De quoi vivrait le soldat s’il n’avait pas été armé du besoin de se faire tuer ? » , ne trouve en retour que d’affligeantes réponses:« Tout sur Terre n’est que vomissures ».
Esprit extirpé du néant et plongé dans une existence qu’il n’a pas demandé, dont il en perçoit vaguement les signes de ses terribles secrets, mais dont il n’en saisit pas la finalité, il désespère de ne pouvoir descendre du train en marche : « Y a-t-il quelque chose que Dieu ne peut pas faire ? Il ne peut pas faire que ce qui est arrivé ne soit pas arrivé. » Et finalement, lorsqu’il en vient à tuer sa compagne, c’est certes par jalousie, mais c’est surtout un moyen pour lui de casser la machine infernale et s’exclure définitivement d’un jeu qui ne l’amuse plus.
« L’homme est un abîme, on a le vertige quand on se penche dessus ». On devine le regard du scientifique qui constate l’impossibilité d’appréhender le réel dans toute sa complexité sinon que fragmentaire et discontinu ; on perçoit son intégrité intellectuelle qui résiste à la tentation d’aboutir par des constructions hâtives à des conclusions réductionnistes, confirmant une fois de plus l’hypothèse d’un choix conscient et non accidentelle d’une fin ouverte.
Cette adaptation de Daniel Benoin se base sur celle de Lehmann, mais puisque l’œuvre est ouverte, il serait vain de chercher à savoir laquelle des multiples adaptations est la plus pertinente. Il vaut mieux les prendre toutes, y compris la superbe adaptation cinématographique de Herzog, cinéaste fasciné par le destin de ces deux hommes si semblables, Woyzeck et Kaspar Hauser, égarés dans un monde qu’ils cherchaient en vain à déchiffrer. Ou mieux, prendre les 4 manuscrits originaux et les agencer soi-même comme un jeu de construction Meccano.


Astrée, le symbolisme impérial au XVIe siècle
Astrée, le symbolisme impérial au XVIe siècle
par Frances A. Yates
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 La mystique impériale, 28 avril 2016
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Frances Yates a une façon très personnelle de faire son métier d’historienne. Elle part d’une intuition, faite d’hypothèses, de suggestions, corroborées pour aboutir à une idée développée en thèse, qui fait que, qu’on partage ou non son point de vue, sa lecture est beaucoup plus captivante que celle d’une histoire événementielle.
Tout au long de son œuvre, elle a développé une idée qui lui tient à cœur, celle d’un courant de pensée syncrétiste qu’elle appelle « Philosophie occulte», et qui serait étroitement lié, dès le XVIème siècle, à une conception politique d’une mystique « impériale » destinée à contrebalancer l’hégémonie du Pape et des Habsbourg d’Espagne. Elle a montré comment cette « Prisca Theologia » qui prend ses racines dans les mythes païens, a été redécouverte par les néo-platoniciens de Florence, eut pour conséquence de susciter une certaine tolérance religieuse parmi ceux qui s’y intéressèrent, et comment cette mystique impériale, sous l’influence des personnages comme John Dee, s’est incarnée en Angleterre en la personne d’Elisabeth I et en France, sous l’influence de Giordano Bruno, en la personne d’Henri IV.
Cette thèse, amorcée dans The French Academies of the Sixteen Century, elle la reprendra dans dans les ouvrages suivants, The Rocicrucian Enlightment et The Occult Philosophy.


Les chants de l'île à dormir debout. Le livre de Centhini
Les chants de l'île à dormir debout. Le livre de Centhini
par Elizabeth-D Inandiak
Edition : Broché
Prix : EUR 22,31

5.0 étoiles sur 5 Le Kama Sutra et le Mahabaratha pour le prix d'un seul livre, 23 avril 2016
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La Serat Centhini est un monument de la littérature classique javanaise du début du XIXe siècle, au même titre que le Mahabaratha pour l'Inde ou l'Odyssée pour la Grèce antique.
Écrite pour le sultan Paku Buwana V de Surakarta, qui voulait voir rédiger une "encyclopédie des savoirs javanais" avant de mourir de syphilis, l'œuvre, tenue cachée dans les archives, n'a jamais été traduite dans sa totalité, même en indonésien, avant qu'Élisabeth Inandiak, amoureuse de la culture javanaise, n'en fasse une affaire personnelle de la traduire. Ne parlant pas javanais, elle se rend vite compte de la gageure. Elle a sollicité l'aide d'érudits et a adapté le texte, s'appliquant à extraire l'essence de ce poème long de plusieurs milliers de pages pour condenser les 12 volumes en un seul de 500 pages, faisant ainsi œuvre de création tout en ne s'écartant pas de l'esprit de l'original, relatant avec verve, humour et poésie l'errance mystique des sultans de Java, derniers représentants de cette culture authentiquement javanaise, mélange d'hindouisme tantrique et d'islam soufi, sur fond chamanique des 'gardiens de volcan.' Ce qui disparaît dans son adaptation est la partie encyclopédique sur Java, que la traduction de l'université de Gadjah Mada ' encore incomplète ' restituera lorsqu'elle sera achevée.
La réluctance des indonésiens à faire traduire ce qui est quand même un spécimen de leur trésor culturel, réticence fondée sur le caractère érotique des nombreuses scènes de copulation, ne montre qu'une profonde méconnaissance des mythes antiques. Nos contemporains, l'esprit mal tourné par 2000 ans de censure du monothéisme, n'y ont vu qu'un débordement lubrique, alors qu'en fait ce n'est que la seule manière pour ces hommes qui ne possédaient pas un langage conceptuel, d'illustrer métaphoriquement les phases de développement de la conscience , à travers son évolution à partir des niveaux de « chakras » des différentes parties du corps, lieux symboliques des principes masculin et féminin selon le Kundalinî, cette branche tantrique de la philosophie du Sâmhkhya, qui concevait, au troisième millénaire avant J.C, le corps humain comme le microcosme de l'univers.
Ces mythes pouvaient aussi avoir une connotation scientifique. Dans leur livre culte, « Hamlet's Mill », Giorgio de Santillana et Hertha von Dechend avancent l'hypothèse que les hommes du néolithique connaissaient beaucoup mieux le cosmos qu'on ne l'imagine, et que pour transmettre cette science, alors que l'écriture n'existait pas encore, la tradition orale l'a véhiculé à travers le langage métaphorique du mythe. Les récits des combats des dieux et de leurs amours ne seraient donc rien d'autre que des données astronomiques sur l'évolution des planètes en langage crypté ; ainsi le mythe d'Héphaïstos surprenant sa femme Aphrodite au lit avec Mars et les capturant avec un filet pour les exhiber aux autres dieux n'était pas un caprice oiseux, mais devait se référer à une conjonction entre Mars et Vénus dans les Pléiades. D'ailleurs, à l'instar de ces « romans d'idées » de la littérature occidentale, le Livre de Centhini contient de nombreuses digressions sur des thèmes autres que le thème principal. Ainsi, chaque fois qu'un personnage s'arrête quelque part pour une pause, sera l'occasion à digresser de façon exhaustive sur un sujet : classement de la faune et la flore, des cristaux ; traités de médecine ; recettes alchimiques ;astronomie; théorèmes mathématiques ; poésie ; rituels religieux ; chronologie des grandes batailles, etc.... Il n'y a plus à en douter : ce n'est pas seulement une épopée, c'est une encyclopédie rassemblant la somme des connaissances toutes confondues de l'époque.
Rien de grand ne peut s'accomplir sans passion, et Elisabeth Inandiak a confié que « d'une certaine façon, le Livre de Centhini et ma propre vie ne faisaient qu'un» , que c'était aussi sa propre quête, et que si elle se sent proche de la servante Centhini, c'est que ce personnage secondaire a donné son nom à l'odyssée entière, parce « qu'elle s'avère la seule à être suffisamment humble pour réussir la grande quête, que poursuit le héros : tellement s'oublier elle-même et se mettre au service de l'autre, qu'elle finit par s'effacer, par se fondre, disparaissant même du poème, à la fin, dissoute, retournée à sa vraie nature, divine. »


Hamlet's Mill: An Essay Investigating the Origins of Human Knowledge and Its Transmission Through Myth
Hamlet's Mill: An Essay Investigating the Origins of Human Knowledge and Its Transmission Through Myth
par Giorgio De Santillana
Edition : Broché
Prix : EUR 20,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le mythe est né de la science ; la science seule l’expliquera !, 18 avril 2016
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Le livre de Giorgio de Santillana, et de Hertha von Dechend, est considéré comme fondateur de l’archéo-astronomie. L’ouvrage avance l’hypothèse que les hommes du néolithique connaissaient beaucoup mieux le cosmos qu’on ne l’imagine, et que pour transmettre cette science, alors que l’écriture n’existait pas encore, la tradition orale l’a véhiculé à travers le langage métaphorique du mythe, ce qui fait dire à Santillana, philosophe des sciences, citant « L’origine de tous les cultes » de Charles Dupuis, un auteur du XVIIIème siècle, que « le mythe est né de la science ; la science seule l’expliquera»! Herta von Dechend, anthropologue, découvre, de son côté, que les mythes polynésiens restaient totalement incompréhensibles sans l’astronomie. Comment ces navigateurs accomplis auraient-ils pu découvrir l’île de Pâques, sinon guidés par les astres? C’est à partir de cette révélation qu’elle reconsidéra les dogmes officiels et collabora avec de Santillana à cette relecture des mythes remontant à l’aube de l’humanité, aux époques mésopotamienne, nordique, grecque, hindoue, persane, pour montrer que la découverte de la précession des équinoxes pourrait être beaucoup plus ancienne qu’on ne le croit, au moins 4000 ans avant J.C., bien avant sa découverte officielle par Hipparchus environ 130 ans avant J.C, et que le cataclysme qu’elle a généré serait à l’origine des grands mythes de l’humanité, dont la légende d’Amlodhi ne serait qu’un avatar. Cette légende, contée par Saxo Grammaticus dont Shakespeare s’est inspiré, se retrouve invariablement dans presque tous les mythes, dans les récits skaldiques islandais, le Kalevala finlandais, et bien d’autres, avec le même fil conducteur : un personnage mythique d’une force herculéenne, comme Samson ou Krisna, revient régulièrement sur Terre pour déboiter son axe, symbolisé par l’axe d’une meule, figurant ainsi le déplacement de l'axe des pôles au cours des 26 000 ans, période durant laquelle il s’oriente vers une étoile l’une après l’autre, causant des cataclysmes qui terminent ainsi un cycle cosmique. « Ainsi tourne le globe du ciel comme un moulin, et toujours nous broie en tournant. »
La controverse qui a accueilli cette thèse illustre la difficulté pour le rationalisme scientifique d’accepter que l’on tente de reconstituer la pensée archaïque par la méthode inductive suivie par les auteurs; Santillana s’excuse d’ailleurs qu’il n’y ait pas d’argumentation ni de chainons logiques, mais une accumulation d’indices, comme une fugue dans laquelle toutes les notes ne peuvent être contenues dans une simple ligne mélodique ; mais c’est de propos délibéré pour laisser au lecteur le soin de se faire son propre opinion. Pourtant, cette thèse n’est pas si nouvelle que cela. A part Charles Dupuis, qu’on a déjà cité, Godfrey Higgins l’a aussi soutenue. Et d’autres les ont lus et s’en sont inspiré : Blavatsky, Levi Dowling, Paul Le Cour, Pierre Dujols, Raul Auclair, Schwaller de Lubicz, Jean Phaure, Charles Harrison, Anthony Aveni,Lady Caithness, Edward Maitland, etc…
« Quand quelque chose se trouve en Chine, et se présente également dans les textes babyloniens, on doit le considérer comme pertinent, car cela révèle un complexe d’images singulières dont personne ne peut prétendre qu’il est apparu de manière isolée par génération spontanée » dira l’auteur. A plus forte raison, si elle revient inlassablement hanter la conscience collective.


Le moulin d'Hamlet : La connaissance, origine et transmission par les mythes
Le moulin d'Hamlet : La connaissance, origine et transmission par les mythes
par Giorgio de Santillana
Edition : Broché
Prix : EUR 28,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le mythe est né de la science ; la science seule l’expliquera !, 18 avril 2016
C’est la seule traduction française, excellente d’ailleurs, de « Hamlet’s Mill », de Giorgio de Santillana, et de Hertha von Dechend, un livre considéré comme fondateur de l’archéo-astronomie. L’ouvrage avance l’hypothèse que les hommes du néolithique connaissaient beaucoup mieux le cosmos qu’on ne l’imagine, et que pour transmettre cette science, alors que l’écriture n’existait pas encore, la tradition orale l’a véhiculé à travers le langage métaphorique du mythe, ce qui fait dire à Santillana, philosophe des sciences, citant « L’origine de tous les cultes » de Charles Dupuis, un auteur du XVIIIème siècle, que « le mythe est né de la science ; la science seule l’expliquera»! Herta von Dechend, anthropologue, découvre, de son côté, que les mythes polynésiens restaient totalement incompréhensibles sans l’astronomie. Comment ces navigateurs accomplis auraient-ils pu découvrir l’île de Pâques, sinon guidés par les astres? C’est à partir de cette révélation qu’elle reconsidéra les dogmes officiels et collabora avec de Santillana à cette relecture des mythes remontant à l’aube de l’humanité, aux époques mésopotamienne, nordique, grecque, hindoue, persane, pour montrer que la découverte de la précession des équinoxes pourrait être beaucoup plus ancienne qu’on ne le croit, au moins 4000 ans avant J.C., bien avant sa découverte officielle par Hipparchus environ 130 ans avant J.C, et que le cataclysme qu’elle a généré serait à l’origine des grands mythes de l’humanité, dont la légende d’Amlodhi ne serait qu’un avatar. Cette légende, contée par Saxo Grammaticus dont Shakespeare s’est inspiré, se retrouve invariablement dans presque tous les mythes, dans les récits skaldiques islandais, le Kalevala finlandais, et bien d’autres, avec le même fil conducteur : un personnage mythique d’une force herculéenne, comme Samson ou Krisna, revient régulièrement sur Terre pour déboiter son axe, symbolisé par l’axe d’une meule, figurant ainsi le déplacement de l'axe des pôles au cours des 26 000 ans, période durant laquelle il s’oriente vers une étoile l’une après l’autre, causant des cataclysmes qui terminent ainsi un cycle cosmique. « Ainsi tourne le globe du ciel comme un moulin, et toujours nous broie en tournant. »
La controverse qui a accueilli cette thèse illustre la difficulté pour le rationalisme scientifique d’accepter que l’on tente de reconstituer la pensée archaïque par la méthode inductive suivie par les auteurs; Santillana s’excuse d’ailleurs qu’il n’y ait pas d’argumentation ni de chainons logiques, mais une accumulation d’indices, comme une fugue dans laquelle toutes les notes ne peuvent être contenues dans une simple ligne mélodique ; mais c’est de propos délibéré pour laisser au lecteur le soin de se faire son propre opinion. Pourtant, cette thèse n’est pas si nouvelle que cela. A part Charles Dupuis, qu’on a déjà cité, Godfrey Higgins l’a aussi soutenue. Et d’autres les ont lus et s’en sont inspiré : Blavatsky, Levi Dowling, Paul Le Cour, Pierre Dujols, Raul Auclair, Schwaller de Lubicz, Jean Phaure, Charles Harrison, Anthony Aveni,Lady Caithness, Edward Maitland, etc…
« Quand quelque chose se trouve en Chine, et se présente également dans les textes babyloniens, on doit le considérer comme pertinent, car cela révèle un complexe d’images singulières dont personne ne peut prétendre qu’il est apparu de manière isolée par génération spontanée » dira l’auteur. A plus forte raison, si elle revient inlassablement hanter la conscience collective.


Le théâtre du monde
Le théâtre du monde
par Athanasius Kircher
Edition : Relié
Prix : EUR 65,00

5.0 étoiles sur 5 L'homme qui sait tout, 17 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le théâtre du monde (Relié)
Mathématicien, linguiste, archéologue, naturaliste, historien, ingénieur, géologue, on le surnommait « l'homme qui sait tout ».
Mais savait-il vraiment tout ? De nos jours, c'est impossible, la société ne forme plus que des spécialistes, chacun expert dans son domaine, et cet «abysme de science » fut bien le dernier héritier des esprits universels de la Renaissance. Mais aux critères de l'époque, oui, à en juger par ce superbe livre que lui a consacré Jocelyn Godwin, le spécialiste de l'hermétisme de la Renaissance. Tous les domaines de connaissance qui intéressaient ce jésuite polymathe y figurent : l'écriture copte, les hiéroglyphes égyptiens, le premier dictionnaire chinois, la première édition de l'alphabet et de la grammaire sanskrits, l'astronomie, la cartographie, la vulcanologie, la carte des courants marins, l'architecture, la faune, la flore, ainsi que toutes sortes d'inventions, issues de ses traités de magnétisme, d'acoustique, d'optique et de composition musicale; et mille curiosités dont il meubla sa caverne d'Ali Baba à Rome, à côté d'innombrables curiosités que les missionnaires lui rapportaient du vaste monde, qui lui fournirent matière à son grand ouvrage, China Illustrata.
Cependant, Blas de Roblès, qui considère son œuvre comme un « énorme fatras » mais lui reconnaît, avec Umberto Ecco, un certain génie dans l'art de se tromper, y ont décelé des erreurs monumentales ainsi que de pures utopies nées de sa folle imagination. Ecco avait montré comment Kircher était convaincu que l'Égypte était la source de toutes les civilisations, que l'écriture égyptienne avait été introduite en Chine par Cham, le troisième fils de Noé, ce qui explique son incompréhension radicale des hiéroglyphes qu'il avait interprété, non comme des signes linguistiques, mais comme des symboles, qu'il assimile aux caractères chinois, qui sont à la fois des idéogrammes, des pictogrammes, ou des idéophonogrammes. On peut voir dans ce livre des reproductions de divinités chinoises qu'il a inventé de toutes pièces et qu'il assimilait à l'Isis égyptienne. Et si Kircher ne voyait pas la Chine telle qu'elle l'était, mais comme lui, l'imaginait, c'est que son monde à lui est encore le monde magique divisé en trois sphères comme le concevait Cornelius Agrippa, celle de la magie naturelle ; de la magie mathématique et des sciences intermédiaires qui en procèdent ; et celle supra-céleste, hors de l'entendement humain. Son œuvre est une célébration des merveilles de la nature et un hommage à son Créateur. Son univers est encore le monde clos d'Aristote et de Raymond Lulle, à jamais fermé à l'univers infini de Giordano Bruno et du positivisme méthodologique de Newton. Érudit, mais pas téméraire, il n'osa pas suivre Copernic et Galilée, et s'en tiendra au géocentrisme en odeur de sainteté.
Cette magnifique édition de l'Imprimerie nationale est identique en qualité à celle de Thames & Hudson, sauf que c'est la version française ; mais ne sait on plus imprimer des livres d'art pour qu'il faille les sous-traiter en Chine ? L'avantage d'un moindre cout de production n'est guère évident puisque les livres coutent aussi cher sur le web chinois qu'ailleurs. Avec la globalisation et la fin du communisme, c'est révolu le temps où on pouvait encore acheter à Berlin Est 'avant la chute du mur-des livres d'art au prix d'un livre de poche.


Adam l'homme rouge.
Adam l'homme rouge.
par SCHWALLER DE LUBICZ (René)
Edition : Broché
Prix : EUR 40,00

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3.0 étoiles sur 5 Un sacré lascar, 16 avril 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Adam l'homme rouge. (Broché)
Schwaller de Lubicz, comme ses contemporains théosophes, se sont tous abreuvés à la source de la tradition occulte, qui remonte aux mythes védiques, à l’ésotérisme égyptien, à la Kabbale, à l’hermétisme de la Renaissance, chacun y ajoutant son grain de sel pour se démarquer les uns des autres. L’auteur renoue avec le mythe des quatre races primordiales (d’où la référence du titre à la race rouge) et sur celui de l’androgynat, qu’il accommode à la sauce tantrique pour le transformer en « mystique de l’excès ». Cette thématique de l’« union spirituelle du couple» et de sa fusion alchimique, qui est aussi celle de son livre l'Ars Regia, a beaucoup influencé André Breton.
Il faut croire qu’il a beaucoup d’ascendant sur les gens, puisqu’il a su rallier autour de son mouvement des Veilleurs et de son phalanstère pleins d’adeptes, tels que Carlos Larronde, René Bruyès, Julien Champagne, Henri Cotton Alvart, Miloz, qui lui prêta ses titres de noblesse, lui permettant d’adjoindre à son patronyme roturier l’aristocratique « de Lubicz » ; ainsi que le mécène Louis Allainguillaume, qui lui finança l’installation de la « Station scientifique de Suhalia », où défileront des personnalités comme Fernand Léger, Paul Fort, Pierre Loti, Henri Barbusse, Camille Flammarion, tous intéressés par l'hermétisme.
On ne sait pas trop en quoi son modus operandi diffère des pratiques sexuelles courantes ; il n’en pipe mot dans son livre, et son biographe croit savoir qu’il ne le livre que dans le secret de l’alcôve, sa chambre à coucher étant un passage obligé pour l’initiation.Cocteau remarque d’ailleurs que le fils naturel de Larronde, son disciple, présente une ressemblance physique étonnante avec le maitre.
Schwaller a renié « Adam L'Homme Rouge » et a mis tous les exemplaires au pilon ; il a raison : son livre ne vaut pas un clou. Mais devenant introuvable, le livre atteignit des sommes considérables aux enchères. C’est donc une bonne idée de la part des éditions Slatkine de le rééditer, avec une iconographie inédite et une préface d’Emmanuel Dufour-Kowalski qui est en soi une petite biographie. Belle impression (avec cependant quelques coquilles) sur beau papier, rien à voir avec ces éditions « digitalisées » qui envahissent le marché, le livre, en dépit de sa prose un peu bâclée, mérite de figurer dans toute bonne bibliothèque.


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