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Contenu rédigé par fifi59
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fifi59
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)   

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Inner madness
Inner madness
Prix : EUR 12,68

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (3) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inner madness (CD)
Vingt-trois ans de carrière, neuf albums (dont le petit dernier, "Inner Madness"), un nouveau chanteur en la personne de L. Chuck D (Carnal Lust), un nouveau label (Great Dane Records), No Return nous revient, quatre ans après la précédente cuvée nommée Manipulated Mind.

Diverses constatations après une première écoute :
- la production est de qualité, le mixage équilibré permet d'apprécier comme il faut les différents instruments, elle émane de Francis Caste (Ultra Vomit, Necroblaspheme, Zuul Fx, The Arrs...) au Studio Sainte Marthe,
- le chant est assez varié, s'aventurant parfois dans des passages en voix claire, tranchant avec ceux bien agressifs puisant dans le registre Thrash, parfois limite Hardcore ou, plus rarement, dans le Death,
- on a un mélange plutôt efficient entre aspects old-school et aspects plus modernes,
- technique (bon sang les soli d'Alain... et ils sont sur tous les titres !), puissance, mélodie... ce sont sans doute les trois mots caractérisant le mieux l'album.

Quelques écoutes plus tard, mon avis s'est naturellement affiné, entrons donc maintenant dans "Inner Madness".
"N.I.L. 2" ouvre l'album de manière efficace, mettant en oeuvre ce que nous rencontrerons souvent tout au long de cet opus, à savoir une puissance appréciable, des riffs parfois fortement entêtants, des soli haut de gamme et des vocaux hurlés... qui ne feront sans doute pas l'unanimité. On notera l'incursion réussie du chant clair sur le refrain.
Puis une intro très mélodique est mise en oeuvre sur "Inquisitive Hegemony ($€v€n)", quelque chose me dit qu'une accélération va suivre... dans le mille ! Nous avons là un titre que je qualifierai de "tubesque" tant il est accrocheur. On pourra le définir comme étant du Heavy/Speed/Thrash/Death moderne et mélodique, lorgnant du côté de l'école de Göteborg pour certains riffs particulièrement entêtants. Les vocaux se font également parfois plus typiquement death et, de nouveau, un magnifique solo nous est proposé.
"Backdoor" déboule, on a ce côté heavy, cette puissance considérable, cette technique, ces rythmiques imposantes. Nous sommes dans un chouette Thrash/Death technique, avec un passage au tempo modéré sur lequel la basse ressort... et toujours ce solo de génie maintenant habituel au sein de chaque compo.
C'est à un début bien dans la lignée du Thrash/Death suédois que nous convie "Near Death Experiences", avec ses passages rapides et sa facilité à nous immerger dans la mélodie. On a de nouveau des vocaux clairs qui s'invitent et, inutile de le préciser, le solo traditionnel purement jouissif... justement, avec un tel bagage technique, pourquoi ne pas proposer un titre instrumental ? Il n'y a qu'à demander... voici "Morgane's Song", qui me fait penser qu'à l'instar du fantastique album d'Abysse (En(d) grave), les incursions instrumentales peuvent confiner au génie. Oui, cette composition démontre, si besoin était, que No Return est impressionnant dans les aspects purement instrumentaux, qui jouissent d'une maîtrise absolue. Toujours mélodique, avec des lignes de guitare nous maintenant en haleine de bout en bout, bien secondées par une assise rythmique impeccable, "Morgane's Song" varie les plaisirs, avec des passages rapides ou plus modérés, et me donne l'occasion de dire tout le bien que je pense d'Alain, véritable virtuose, insufflant à l'album un côté très technique, mais jamais rébarbatif, avec en particulier des soli sublimes, gorgés de feeling, qu'on souhaiterait voir s'éterniser.
Petit message en passant : "Alain, à quand un album solo purement instrumental" ?
Allez, on poursuit avec "Inner Madness", titre lourd, qui est à mes yeux le moins marquant de l'album, même si un nouveau solo lumineux le tire vers le haut !
Surpuissant, avec une rythmique béton, "Borderline" est agrémenté de chant clair et d'une touche technique agréable et omniprésente, il précède "The Dead Inside", qui inclut un agréable moment versant dans une optique Heavy Metal mid-tempo.
C'est avec un "Death Scars" bien rentre-dedans, furieux, avec un Chuck hurlant comme jamais, que l'album s'achève... avec un Haka comme ultime sursaut !

No Return est donc de retour avec une cuvée qu'il faut écouter de nombreuses fois pour pourvoir l'apprécier à sa juste valeur. Je souhaite maintenant revenir (et insister) sur deux éléments caractéristiques de la galette, qui me paraissent primordiaux :
- le chant de Chuck semble faire débat... et je pense sincèrement qu'il n'y a pas de quoi. Lors de l'écoute initiale, je reconnais avoir été moyennement convaincu, m'attendant à une majorité de chant death, bien puissant et rentre-dedans. Cette voie n'a pas été retenue par le groupe... et c'est finalement positif car, dès la seconde écoute, j'ai commencé à franchement apprécier la palette vocale déployée par Chuck sur l'album, pour en fin de compte adhérer totalement et entrer sans réserve dans "Inner Madness",
- le bagage technique est impressionnant dans le groupe, et si vous aimez les soli flamboyants, vous serez emballés par ceux d'Alain, qui s'avère être un véritable guitar-hero, dont les interventions se révèlent fluides et passionnantes.

Je vous recommande donc de découvrir sans plus attendre ce nouvel opus de No Return !

Tracklist de Inner Madness :

01. N.I.L. 2
02. Inquisitive Hegemony ($€v€n)
03. Backdoor
04. Near Death Experiences
05. Morgane's Song
06. Inner Madness
07. Borderline
08. The Dead Inside
09. Death Scars

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com


The hate complete
The hate complete
Prix : EUR 12,96

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (2) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The hate complete (CD)
Carnal Lust est un groupe de Death Metal français qui s'est formé en 1998.
Le line-up du groupe est constitué de Ludo (guitare), Jérôme (batterie), L. Chuck D. (vocaux), Rémy (guitare) et Kyrcnos (basse).
Le combo a sorti deux démos (Human Die en 2001 et Prepare Your Soul en 2002), un EP (Rebirth In Hate, en 2004) et deux albums (Whore of Violance en 2003 et Dawn Of The Hatred en 2008).
Le nouvel opus à venir s'intitule "The Hate Complete" et se révèle être un concept-album, basé sur la vengeance d'un père après la mort brutale de son fils.

Permettez-moi d'ores et déjà de vous recommander la lecture de l'interview de Chuck (sur auxportesdumetal.com), qui nous parle en détails du groupe ainsi que de la genèse de l'album, proposant par conséquent un complément idéal et indispensable à la chronique !

La découverte de "The Hate Complete", puis son approfondissement, à la faveur de nombreuses écoutes, me conduisirent sur un chemin plaisant et prenant.
Je me préparais à chroniquer un bon album de Death Metal, facile à appréhender, et je me suis retrouvé avec une galette nécessitant pas mal d'écoutes et par conséquent... pas si facile à appréhender que ça !
Je ne suis pas en train de vous dire que "The Hate Complete" est complexe, ce n'est pas le cas, par contre il est très diversifié, ce qui me pousse à dire que l'appellation "Death Metal" est bien trop restrictive en l'occurrence.
Death, Thrash, Heavy, Black, "The Hate Complete" cumule les styles... tandis que L. Chuck D. cumule les voix.

Justement, concernant Chuck, sa palette vocale est imposante sur l'album, celui-ci apportant émotion, puissance, agressivité, en fonction des personnages et au gré du développement de l'histoire.
C'est ainsi que, à l'instar de sa prestation au sein du dernier album de No Return (Inner madness), il utilise un chant clair, death ou hurlé, mais apporte également des nuances aux couleurs de sa palette, ce qui implique une grande richesse en matière de vocaux, venant en définitive magnifier l'impeccable boulot instrumental de ses potes du combo.

Quelques invités sont présents sur l'album. Ainsi, Mick (vocaux, Destinity), Mike (guitare, Yorblind... groupe au sein duquel Chuck a chanté), ainsi que Declan (onze ans), qui intervient lors d'un court passage, viennent-ils participer à l'aventure.

Le concept de "The Hate Complete" est très noir, violent, il appelle une musique allant dans cette direction, et c'est donc à une véritable descente aux enfers que nous sommes conviés...

Des pas, le vent, une voix éraillée qui chuchote, une sombre et longue intro basse/guitare que n'aurait pas reniée Iron Maiden puis un très bon passage heavy en voix claire... à ce moment, je me suis interrogé : "Etait-ce un album de Heavy Metal que je m'apprétais à chroniquer ?"
Et bien non, "Sepulcrum", qui ouvre l'album, évolue ensuite, les voix death et hurlées font leur apparition mais une chose est sûre : le côté heavy est bien présent (et cela est récurrent sur l'album), il confère au morceau un aspect écrasant que l'excellente production vient souligner. De plus, quelques accélérations foudroyantes s'invitent, au sein d'un ensemble aux tempi diversifiés.
Le concept implique des moments déchirants, qui sont parfaitement retranscrits dans "Morituri Te Salutant", en particulier lors d'un passage hurlé qui secoue les tripes, ou lors de la fin lancinante du titre (qu'on pourrait trouver dans des albums de Funeral Doom Metal) en voix claire et death, pendant laquelle la batterie est absente.

La suite de l'album est du même acabit, elle apporte son lot d'émotions, de variété stylistique, et procure cette sensation omniprésente selon laquelle "The Hate Complete" est un album qui devrait faire date !

Entre la touche Death technique de "Dominus Vobiscum", l'évolution de "Una Salus Victis" (qui va du Death surpuissant au Heavy Metal, s'achevant sur un passage mélancolique), les cavalcades rythmiques de "Vixit" (avec son refrain entêtant et son excellent solo), les aspects Black Metal de "Vade In Pace", en particulier lors des passages les plus rapides (auxquels il conviendra d'ajouter un moment fleurant bon le meilleur d'Amon Amarth, ainsi qu'une fin géniale en voix claire) ou la grande variété de "Libera Nos A Malo" (qui incarne une bonne synthèse de ce que Carnal Lust nous a proposé avec cet album, à savoir un monument de puissance qui ne se refuse rien au niveau des styles), nous ne pouvons que constater l'évidence : "The Hate Complete" est une pure tuerie dénuée de tout moment dispensable !

Lors de l'interview, je disais à Chuck que l'album se bonifiait au fil des écoutes. La première écoute, je le reconnais, m'a moyennement convaincue. Puis, peu à peu, au fil des suivantes, je me suis laissé envahir, happé par cette musique si variée et puissante, ces vocaux allant de la fureur au désespoir, d'autant que l'ensemble s'avérait rehaussé par une production aux petits oignons, venant favoriser cette imprégnation.

"The Hate Complete" est un album inspiré, passionnant, intense, magistralement interprété et produit. Il nécessite qu'on s'attarde dessus pour l'appréhender intégralement et ainsi l'apprécier au point de souhaiter l'écouter de nouveau, encore et encore...

Dès sa sortie, je vous recommande de vous précipiter sur "The Hate Complete" !

Tracklist de The Hate Complete :

Chapitre 1
01. Sepulcrum
02. Morituri Te Salutant
03. Dominus Vobiscum
04. Una Salus Victis
05. Mors Ultima Ratio
06. Vixit
07. Vae Victis
08. Vade In Pace

Chapitre 2
09. Volens Nolens
10. Gladius Legius Custos
11. Memento Mori
12. Libera Nos A Malo

13. (...Just For Friday)... à vous de trouver !

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Time to play
Time to play
Prix : EUR 12,96

4.0 étoiles sur 5 Le Metal français au top (1) !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Time to play (CD)
Sur le papier, "Time To Play", premier album de For Many Reasons (ou FMR ou Formanyreasons), combo français de Death Metal, est très alléchant. Jugez plutôt :
- un excellent line-up, composé de David Boutarin (guitare, chant, programmation ; ex-Destinity et fondateur de FMR), André "Ded" Bermudez (guitare ; ex-Destinity), Eric "Candy" Lombard (basse ; Benighted) et Florian "Flo" Cellard (batterie).
- une production fruit d'un enregistrement par les soins du groupe, suivi du boulot de mixage/mastering effectué par Jacob Hansen (Destinity, Volbeat, Communic, Mercenary...)... un gage de qualité !
- un artwork signé Evil Campbell (Uncolored Wishes, Arkan, Furia...)
- des invités au chant : Kler (Shadows Of A Black Sun) sur Ego et Jacob Hansen (qui a notamment chanté dans Anubis Gate) sur Bloodspeed.

La question qui se pose maintenant est : "La promesse est belle... mais que donne ce "Time To Play" lorsqu'il vient squatter la platine CD ?"
Pour tout vous dire, la première écoute fut pour moi peu agréable, n'arrivant pas à accrocher, à m'y tenir durablement. La raison ? Peu de réceptivité sans doute, un style qui, à ce moment précis, ne me branchait pas.
Mais lorsqu'on chronique un album, il y a selon moi une obligation : ne pas s'en tenir à une première impression, qu'elle soit positive ou négative, un album doit se livrer peu à peu, la découverte doit se transformer en connaissance, le contenu doit être intégralement appréhendé avant de livrer tout commentaire.

C'est ainsi que, suite à bon nombre de passage dans ma platine, j'ai commencé à apprécier la musique de FMR, mélodique, puissante, technique (sans jamais verser dans la complexité), variée en matière de tempi... pour finalement être définitivement conquis. Comme prévu, la production est puissante et moderne... mais ceci dit, comment pouvait-il en être autrement avec l'ami Jacob ?

Alors, qu'avons-nous exactement au programme de cette galette ?
"Time To Play" ouvre l'album et tout ce qui constitue les forces de FMR est déjà résumé ! une voix death puissante, des riffs variés et groovy, agressifs ou mélodiques, des claviers parfaitement intégrés, intervenant toujours à bon escient (qui apportent même une petite dose sympho pas désagréable) et qui sont à mes yeux un plus considérable, un refrain génial, entêtant, et un solo de qualité.

Sur cet album, pas de linéarité, pas de titres qui se suivent et se ressemblent, les surprises sont présentes et fréquentes et, franchement, on prend souvent son pied !

Rien n'est à jeter sur "Time To Play". Entre "Can't You Feel" (véritable bombe Heavy/Death/Thrash mélodique monstrueusement accrocheuse), "Bloodspeed" (dont l'apport des vocaux clairs de Jacob se révèle très intéressant, conférant à la compo des moments très Heavy Metal bien agréables), "Within" (le titre le plus sombre, qui préfère en majorité le tempo posé assorti d'une lourdeur imposante) ou "Ego" (le morceau le plus mélodique de l'album, illuminé par un chant féminin particulièrement efficient), les maîtres-mots sont qualité et diversité.
Je citerai également les deux excellents (courts) instrumentaux, sombres, aux intéressants atours orchestraux, à savoir "One Pound Of Flesh" et "The End"... qui clôt l'album.

En définitive, FMR nous propose un album inspiré qui, s'il ne mise pas sur l'originalité, nous met une belle baffe en misant tout sur l'efficacité et la variété.
Rythmiques béton, chouettes soli, claviers magistralement utilisés, intensité omniprésente, production impeccable, "Time To Play" mérite une écoute attentive de votre part... et plus si affinités !!

Tracklist de Time To Play :

01. Time To Play
02. Through My Eyes
03. One Pound Of Flesh
04. Can't You Feel
05. Blood Speed
06. Not Dead Yet
07. Soul Sold Out
08. My Rule
09. Within
10. Victim
11. Ego
12. Game Over
13. The End

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Asia / XXX
Asia / XXX
Prix : EUR 7,00

11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Rock FM très accrocheur !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Asia / XXX (CD)
En 1982, votre serviteur était sur le point de tomber dans une potion magique hautement jouissive appelée "Metal", après avoir goûté, durant de très longues années, à la Variété, à la Pop, au Funk, au Disco et un peu au Rock.

Mais avant ce plongeon musical, j'ai eu l'occasion de découvrir, un peu par hasard je dois bien le reconnaître, un groupe que j'ai rapidement trouvé génial : Asia.

Lors d'achats dans un magasin, je me suis dirigé vers une cassette audio (ça ne me rajeunit pas !) dont l'artwork m'avait interpellé, celui de l'album éponyme.

Direction la platine cassette pour Asia (oui, je sais... ça ne me rajeunit pas !)... pour un moment de plaisir intense !
"Heat Of The Moment", "Only Time Will Tell", "Sole Survivor", "One Step Closer", "Wildest Dreams", pour ne citer qu'eux (car tous les titres sont incontournables), étaient des bijoux destinés à passer en boucle chez moi... et chez tous ceux qui avaient succombé aux mélodies terriblement accrocheuses du combo anglais !
En 1983, second album, second coup de maître avec Alpha, qui nous propose de nouveau de fabuleuses compositions accrochant les sens, telles "The Heat Goes On" ou "Open Your Eyes".
Je finirai en 1985 avec Astra, qui m'a de nouveau enchanté, notamment avec les incontournables "Go", "Voice Of America" ou "Rock And Roll Dream".
Je pourrais continuer ainsi et égrener la suite de la discographie du combo, qui recèle pas mal de très bons titres, mais je m'en tiendrai à ces trois albums qui ont, de loin, ma préférence.

C'est en 2010 que sort Omega, opus particulièrement réussi avec lequel je retrouvais un plaisir d'écoute que je n'avais pas ressenti depuis ces premières années qui proposèrent tant de titres "tubesques" !
Cet opus m'a littéralement transporté, c'est lui qui m'a incité à revenir vers Asia et c'est lui qui m'a décidé à me lancer dans la chronique de ce nouvel opus intitulé XXX.

Oui, XXX pour trente ans de carrière... ça se fête ! Revenir aux sources, ou au moins découvrir un album de la trempe d'Omega, ça me ferait bien plaisir !

Nous retrouvons le même line-up que pour Omega, à savoir Geoff Downes (claviers ; Yes), Steve Howe (guitare ; Yes), Carl Palmer (batterie ; ex-ELP) et John Wetton (chant, basse ; ex-King Crimson).
Reste à savoir maintenant si "XXX" est un bon cru...

Une première chose me paraissant essentielle a été immédiatement mise en lumière : la production, œuvre de Max Paxman, est excellente, tous les instruments sont mis en valeur, se partagent parfaitement l'espace sonore, le mixage est équilibré, indéniablement c'est une belle réussite à ce niveau.

Sur XXX, les prises de risques sont néantes, il n'y a aucune complexité dans les structures des compositions, nous naviguons dans des eaux Rock FM qui pourraient bien accrocher pas mal de monde.

L'album est plutôt varié, les chœurs sont agréables et apportent beaucoup aux titres, la guitare nous gratifie souvent de soli plaisants et les claviers, en mode traditionnel, piano ou orgue (typé 70's) sont naturellement omniprésents.

Entrons maintenant un peu plus précisément dans l'album.
"Tomorrow The World" ouvre "XXX" et, après un début instrumental très atmosphérique, le titre décolle et se révèle entraînant, l'album commence sous les meilleurs auspices.
On poursuit sur cette bonne lancée avec un excellent "Bury Me In Willow", qui nous gratifie d'un magnifique refrain, puis c'est "No Religion" qui arrive, compo très orientée guitares, qui possède un petit quelque chose m'évoquant parfois Foreigner, notamment dans certains passages vocaux.
"Faithful" est très posé sur sa première moitié puis accélère le tempo, il nous propose de nouveau un joli refrain.
"I Know How You Feel" vous fera obligatoirement penser, assez fréquemment, à Supertramp, et ce dès son début ; l'accrocheur "Face On The Bridge" suit, c'est le premier single et il fait l'objet d'une vidéo ; quant à "Al Gatto Nero" et "Judas", ils me rappellent parfois, notamment au niveau de certains éléments des mélodies vocales, certains aspects des tubes issus des premiers albums.
Enfin, c'est la ballade "Ghost Of A Chance", dotée d'un chouette et long passage instrumental, qui vient clore "XXX".

Faisons maintenant le bilan :
"XXX" atteint-il l'excellence des albums références d'Asia ? La réponse est NON.
"XXX" est-il un bon album d'Asia ? La réponse est OUI.

Ce nouvel opus d'Asia, parfaitement interprété et magistralement produit, m'a fait passer de très bons moments lors des diverses écoutes effectuées et il me semble qu'il doit venir grossir la cdthèque des fans du groupe... et qu'il mérite une écoute attentive de la part de tous ceux qui aiment les belles mélodies, et ce quel que soit le style musical de prédilection !

Tracklist de XXX :

01. Tomorrow The World
02. Bury Me In Willow
03. No Religion
04. Faithful
05. I Know How You Feel
06. Face On The Bridge
07. Al Gatto Nero
08. Judas
09. Ghost Of A Chance

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 5, 2014 12:59 PM MEST


Eremita
Eremita

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une fois de plus... la perfection !!, 9 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eremita (CD)
Après une carrière flamboyante au sein d'Emperor, groupe culte du Black Metal Symphonique, Ihsahn s'est lancé dans une carrière solo... flamboyante.

Car oui, ses trois précédents albums, The Adversary (2006), Angl (2008) et After (2010), sont autant de merveilles, nous entraînant dans un univers sombre, complexe, technique, avec une approche unique du Metal Progressif.
Ihsahn refuse de se laisser enfermer dans des codes prédéfinis. Ainsi, quelle que soit l'appellation donnée, elle paraîtra forcément bien trop restrictive, sa musique étant en perpétuel mouvement, définitivement avant-gardiste, incroyablement diversifiée et originale, pas forcément facile d'accès mais justement, jamais on ne dira d'une de ses oeuvres : "cet album ne révolutionnera pas le Metal" ou "Cet album est peu inspiré" ou bien encore "Cet album est tellement bon qu'il aura du mal à faire mieux avec le prochain" !

"Eremita", le quatrième opus d'Ihsahn, ne va pas changer la donne, loin de là !
"Eremita" est un aboutissement, une oeuvre superbe, un plaisir d'écoute de tous les instants... Ihsahn est encore et toujours au taquet !
Quand on sort quatre albums de ce niveau, avec une régularité qualitative impressionnante, que la richesse et l'inspiration sont aussi remarquables, on ne peut que constater l'évidence : Ihsahn fait partie des grands au sein de notre musique... j'aurais même tendance à employer le mot "génie" pour le définir !

Et pour enfoncer le clou, d'autres éléments viennent se greffer à cette constatation, histoire de bien réaliser à quel point cet album était, de toute façon, voué à la réussite !
Ihsahn (chant, guitare) s'est entouré d'un line-up haut de gamme sur "Eremita". Ainsi, nous avons Tobias Ørnes Andersen (batterie, Leprous), Jørgen Munkeby (saxophone, Shining... le groupe norvégien de Jazz Metal Expérimental), Jeff Loomis (guitare, ex-Nevermore) et les chanteurs Devin Townsend (qu'on ne présente plus), Einar Solberg (Leprous) et Heidi S. Tveitan (Starofash).
Allez, une cerise de plus sur le gâteau : la production est énorme, et on constatera que le mixage est l'oeuvre de Jens Bogren (Opeth, Paradise Lost, Be'Lakor...).

"Eremita" s'ouvre sur "Arrival" et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est le début idéal pour accrocher les sens. Sombre, puissant, entêtant, technique, proposant un somptueux passage instrumental très prog, "Arrival" bénéficie de l'apport essentiel d'Einar qui, avec sa superbe voix claire, apporte un aspect mélodique considérable à la compo. La parfaite dualité vocaux clairs (Einar) / extrêmes (Ihsahn) est une raison supplémentaire pour être conquis par ce morceaux !
Avec "The Paranoid", c'est à une approche plus Black Metal que nous avons affaire, mais je vous rappelle qu'il s'agit d'Ihsahn, pas question par conséquent d'avoir un titre allant uniquement dans cette direction, nous repartons vers ces contrées progressives mais ô combien accrocheuses grâce à cette puissance, ces aspects heavy et surtout cette technique mise au service du morceau (comme c'est le cas sur l'ensemble de l'album)... et pas le contraire...
Sur "Introspection", on a une belle rencontre, propice à des moments marquants : Devin Townsend nous fait profiter de sa voix claire, en parfaite symbiose avec celle d'Ihsahn, au coeur d'une compo lourde et intense.
Le saxophone de Jørgen Munkeby est un apport important de "The Eagle And The Snake", même s'il est loin d'être omniprésent, car il apporte une petite touche de folie, transcendant la portée émotionnelle de la compo, notamment symbolisée par ce chant clair intervenant au coeur de passages lancinants, désespérés, que la voix extrême d'Ihsahn vient assombrir un peu plus lors de ses interventions. On notera un magnifique solo de guitare, au sein d'un (trop court) passage très dynamique et purement progressif.
"Catharsis" est un titre qui prend son temps, on ressent une profonde mélancolie qu'Ihsahn, au travers de ses
vocaux habités, nous fait ressentir, appuyé en cela par quelques interventions du saxophone ainsi que par un chant clair qui illumine quelque peu cet univers ténébreux.
C'est à un début de folie que nous convie "Something Out There", qui prend l'exact contre-pied de la compo précédente puisqu'il mise sur la rapidité, la puissance, toujours avec cette fantastique dualité voix claire / extrême, qui est décidément un apport absolument fondamental sur "Eremita" ! Évidemment, nous ne sommes pas constamment pied au plancher, loin de là car, dès la seconde moitié du morceau, on revient vers un rythme plus posé, avec naturellement de nouveau ces plages instrumentales si efficientes !
Avec l'instrumental "Grief", c'est à un moment symphonique, naturellement sombre, auquel nous avons droit, il précède "The Grave", titre particulièrement oppressant, qui nous donne l'impression que tout espoir de clarté est désormais inaccessible, sentiment renforcé par la performance de Jørgen Munkeby et le chant désespéré d'Ihsahn.
"Departure" nous enchante avec ses aspects sympho/expérimentaux, magnifiés par un Ihsahn dont les vocaux écorchés comme jamais impressionnent... puis, brusquement, le calme, les vocaux clairs font leur apparition lors d'un passage très accessible, atmosphérique, la quiétude fait son apparition... provisoirement puisque nous repartons ensuite vers cet univers noir, impitoyable. Mais il est désormais incontestable que cette composition est celle qui nous propose le plus de sentiments contradictoires, puisque c'est ensuite Heidi qui intervient, lors d'un passage de toute beauté, au sein duquel la douceur s'invite. Mais le dernier mot est donné à la puissance, à la faveur d'une fin instrumentale imposante.

Que dire, sinon que l'on sort de cet album sonné, impressionné. Inspiration, interprétation, production... tout est parfait !
"Eremita", malgré ses aspects avant-gardistes et techniques, ses géniales poussées progressives, n'est pas un album hermétique, destiné à être adoré ou détesté. C'est une oeuvre qui, certes, nécessite une acclimatation, quelques écoutes attentives, une certaine ouverture d'esprit, mais dès qu'on a décidé d'entrer dans son univers, on est définitivement conquis et on ne peut que considérer qu'Ihsahn nous gratifie d'un chef d'oeuvre, tout simplement.

Vous l'aurez compris, "Eremita" est un album absolument indispensable !

Tracklist de Eremita :
01. Arrival
02. The Paranoid
03. Introspection
04. The Eagle And The Snake
05. Catharsis
06. Something Out There
07. Grief
08. The Grave
09. Departure

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Enslaved
Enslaved
Prix : EUR 13,22

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le meilleur album du combo !!, 4 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enslaved (CD)
Entre 1998 et 2012, année de sortie de son nouvel album intitulé "Enslaved", Soulfly, le bébé de Max Cavalera (qu'on ne présente plus), a sorti huit albums, sans compter son escapade au sein de Cavalera Conspiracy (deux albums).
Bref, Max est un bosseur, ça, on le savait.
Malheureusement, les deux dernières cuvées des deux groupes ont divisé les fans, beaucoup n'ont pas été convaincus par Omen (2010) pour Soulfly et Blunt Force Trauma (2011) pour Cavalera Conspiracy.
Certains ont le sentiment que Max se répète, qu'il tourne en rond au fil des albums.

Si on reconnaît toujours Soulfly lorsqu'on écoute l'album, "Enslaved" marque toutefois une évolution qui intègre plus de brutalité et met quasiment fin aux aspects tribaux qui sont, à la base, l'une des marques de fabrique de la formation.
Toujours Thrash, mais également fortement imprégné de Death, Max a cette fois décidé de proposer un album très agressif, le plus radical en tout cas de la formation depuis ses débuts.

En dehors de cet aspect plus brutal, on notera deux différences avec "Omen", ayant sans doute un impact sur lamusique dans "Enslaved" :
- un changement le line-up, avec les départs de Joe Nunez (basse) et de Bobby Burns (batterie), remplacés respectivement par Tony Campos (ex-Ministry, ex-Static X, Possessed, Asesino, Prong) et David Kinkade (ex-Borknagar).
Pour l'efficacité, la puissance, le groove, l'intégration du Death, la carte de visite des petits nouveaux ne laisse aucun doute quant à leurs capacités... c'est du lourd !
- un changement de producteur, Chris « Zeuss » Harris (qui a notamment produit Chimaira, Hatebreed ou Shadows Fall) qui remplace Logan Madder (Machine Head).

"Enslaved" me semble être un nouveau départ pour Soulfly. Lorsque j'ai entendu dire que cette nouvelle galette allait être plus extrême, je me suis dit que c'était ce que j'attendais de Soulfly depuis que j'écoute le groupe.
Cependant, je ne souhaitais pas plus de brutalité sur quelques titres ou ponctuellement, mais sur l'album dans son intégralité.
Et bien pour moi, c'est mission accomplie. D'ores et déjà, je peux vous dire qu'"Enslaved" est mon opus préféré du groupe et que c'est selon moi ce que Max a fait de mieux depuis qu'il a quitté Sepultura.

"Enslaved" est un album traitant de l'esclavage, mais également d'autres thèmes (ce n'est donc pas totalement
un concept-album), il y a "American Steel", "Plato O Plomo" (qui concerne Pablo Escobar), "World Scum" (qui aborde
des événements dramatiques liés à notre monde) et "Revengeance" (hommage à Dana, le beau-fils décédé de Max).

Max est en colère, son chant s'en ressent, certains passages étant plus gutturaux qu'à l'accoutumée, ceci explique certainement cette brutalité présente dans chaque titre.

Dès le début de "Resistance", qui ouvre l'album, cette violence est présente mais assez contenue, une accélération lors de la seconde partie de ce (très court) morceau nous met la puce à l'oreille sur la volonté d'envoyer la sauce !
"World Scum" est interprété en compagnie de Travis Ryan (Cattle Decapitation) qui appuie ces intentions Death, puisque ce titre surpuissant (oui, j'avais oublié, autre élément fondamental sur "Enslaved" : l'aspect très heavy des compos) mais pas pied au plancher (en dehors de quelques accélérations foudroyantes) nous offre des riffs death qui font augurer d'un album énorme ! On notera que Marc Rizzo intègre au morceau quelques parties de guitare très plaisantes, démontrant que l'aspect mélodique n'a pas été abandonné.
"Intervention" confirme la tendance, la puissance est toujours au rendez-vous, les tempi sont variés ; il précède "Gladiator", monstrueux titre heavy doté d'une accélération au riff entêtant. Et toujours ces remarquables passages et soli de Marc qui, décidément, est un fantastique guitariste.
Allez, ne nous arrêtons pas en si bon chemin, "Legions" enfonce le clou, véritable rouleau-compresseur heavy (comme la plupart des titres !), et toujours avec cette variété dans les tempi qui rend les titres passionnants.
"American Steel" propose deux visages : le speed, qui décrochera immanquablement les cervicales (le début) et ce tempo lent mais jouissant d'une lourdeur conséquente et d'une belle intensité (la suite). on notera aussi que c'est ici que se trouve le seul (très court) passage ouvertement tribal de l'album (percussions spécifiques).
"Redemption Of Man by God" est interprété en compagnie de Dez Fafara (Coal Chamber, DevilDriver). Bon titre de nouveau, très rythmé... mais cassure deux minutes avant la fin pour un long passage répétitif mais finalement pas ennuyeux.
Imposant, "Trehery" l'est incontestablement, nous régalant de nouveau de ces rythmiques monstrueuses, qui me permettent par la même occasion de rendre hommage à cette section rythmique impressionnante, notamment à David Kinkade, qui martyrise constamment ses fûts pour notre plus grand plaisir... bon, quand on a joué dans Borknagar, on ne peut être que génial n'est-ce pas ?!
"Plata O Plomo" est un peu particulier car il est interprété, outre Max (qui chante en portugais), par Tony (qui utilise l'espagnol, langue dans laquelle il chante au sein d'Asesino). Il intègre de somptueux passages flamenco en guitare sèche.
Low ou mid-tempo écrasant dans sa première partie, "Chains" accélère ensuite le tempo pour finalement revenir à un rythme plus posé, pour finir avec des bruits de chaînes notamment mêlés à la guitare acoustique de Marc.
Les meilleures choses ont toujours une fin et "Revengeance" vient ainsi clôre l'album avec la famille Cavalera : Max et ses fistons, Richie (Incite) et Igor Jr sont excellents au chant et Zyon impressionnant à la batterie.
Constatation évidente : la nouvelle génération est particulièrement efficace... la relève est assurée !

En définitive, Soulfly, avec "Enslaved", a enfanté son album le plus brutal, le plus heavy, le plus intense et le mieux produit (les imposantes rythmiques sont magnifiées par la puissance de la production) de sa carrière.
Il y a ces soli de Marc, toujours parfaits, ces vocaux de Max, plus agressifs que jamais, ces fantastiques parties de batterie de David et cette basse si solide de Tony.
Soulfly revient avec une volonté de tout écraser sur son passage et il y parvient sans peine !
Si vous ne devez posséder qu'un seul album de Max hors Sepultura, c'est indiscutablement celui-là qu'il vous faut... et c'est à consommer sans modération !

Tracklist de Enslaved :
01. Resistance
02. World Scum (avec Travis Ryan)
03. Intervention
04. Gladiator
05. Legions
06. American Steel
07. Redemption Of Man by God (avec Dez Fafara)
08. Trehery
09. Plata O Plomo
10. Chains
11. Revengeance (avec Richie, Igor Jr. et Zion Cavalera)

Bonus (absents de l'édition reçue)

12. Slave
13. Bastards
14. Soulfly VIII

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Until fear no longer defines us
Until fear no longer defines us
Prix : EUR 12,00

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe album !!, 24 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Until fear no longer defines us (CD)
Ghost Brigade est un groupe finlandais qui fut fondé en 2005.
Après une démo, sortie en 2006, nous avons eu droit à deux superbes albums, Guided By Fire (2007) et Isolation Songs (2009), qui nous propulsaient vers une musique qui avait le don pour brasser à la perfection quelques styles que votre serviteur affectionne (Doom, Death, Rock atmosphérique en particulier).
"Until Fear No Defines Us", le troisième album, suit les traces de ses deux illustres prédécesseurs.

Il y a de nombreux groupes fascinants, qui nous transportent émotionnellement ailleurs, dans une dimension certes sombre mais qui procure un bien-être et un plaisir d'écoute considérables. Ghost Brigade est de ceux-là.
Ghost Brigade, c'est la création d'une musique qui a tendance à flirter avec le Metal/Rock dépressif mais qui évite de tomber dedans. Une mélancolie palpable, omniprésente, est le trait caractéristique dominant des Finlandais, on accède à des moments forts en émotions, magnifiés par des passages acoustiques de toute beauté et magnifiquement chantés, en voix claire, par Manne Ikonen, tout aussi efficace en voix extrême lors de passages "agressifs".

Ghost Brigade nous emmène sur des territoires ayant des points communs avec quelques groupes, tels Opeth, Swallow The Sun (dont le claviériste, Aleksi Munter, est membre), Paradise Lost, voire Katatonia, tout en conservant sa totale autonomie, une indiscutable personnalité, ces influences étant bien intégrées, parfaitement digérées.

Je n'ai pas eu besoin de nombreuses écoutes pour aimer "Until Fear No Defines Us", la première suffisant pour réaliser que ce nouvel opus était excellent et confirmant tout le bien que je pensais initialement du groupe, les écoutes suivantes confirmant cela. Il y a toujours cette atmosphère mélancolique, ces passages lancinants de toute beauté, ces impeccables aspects acoustiques ou électriques, que la remarquable production, que je qualifierai de parfaite, vient fortement rehausser.
Bref, sur "Until Fear No Defines Us", pas d'accélérations foudroyantes, pas de violence, mais de la subtilité, de la puissance, des tempi modérés.
La marque des grands albums est d'avoir la faculté de pouvoir être écoutés de nombreuses fois sans lassitude, avec un plaisir toujours égal. "Until Fear No Defines Us" est de cette trempe !
Alors OK, on ne peut pas considérer que nous tenons là un album profondément original, vous vous direz sans doute parfois « Tiens, ça me fait penser à... », mais cela n'est absolument pas dérangeant et bon sang que le boulot est bien fait !

L'album s'ouvre sur "In The Woods", excellent titre acoustique qui nous immerge dans cet univers mélancolique que le groupe maîtrise si bien. Le second morceau, "Clawmaster", représente la facette strictement électrique du groupe, à savoir un Doom/Death puissant, mélodique, accrocheur, avec ces deux voix (extrême et claire) se complétant à merveille.
La suite de l'album est dans la lignée, variant les plaisirs, ne se séparant jamais de ses aspects mélodiques et mélancoliques. Nous découvrons des territoires faits de quelques touches de douceur, privilégiant la voix claire, combinant la puissance du Metal au meilleur du Rock Atmosphérique, avec refrains catchy en prime ("Chamber, le génial et « tubesque » "Divine Act of Lunacy", "Grain", "Cult of Decay", "Soulcarvers"), ou préférant les vocaux extrêmes, les ambiances sombres et intenses, nous proposant parfois des riffs typés Black Metal Mélodique ("Traces Of Liberty", "Breakwater", qui inclut un chouette passage planant, le rythmé "Torn").

Je vous souhaite de passer un aussi bon moment que moi à l'écoute de ce très inspiré "Until Fear No Defines Us". Chacun aura peut-être ses préférences, l'album offrant, en fonction des titres, une approche plutôt Rock/Metal atmosphérique et une autre nous orientant vers le Doom/Death.
Mais cela ne doit en aucun cas constituer un obstacle pour apprécier cet opus qui doit être considéré comme une œuvre diversifiée, passionnante, formant un tout parfaitement cohérent.

Tracklist de Until Fear No Longer Defines Us :
01. In The Woods
02. Clawmaster
03. Chamber
04. Traces Of Liberty
05. Divine Act Of Lunacy
06. Grain
07. Breakwater
08. Cult Of Decay
09. Torn
10. Soulcarvers

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Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : May 28, 2012 11:45 PM MEST


Bloodthrone
Bloodthrone
Prix : EUR 12,05

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une nouvelle petite merveille made in France !!, 24 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bloodthrone (CD)
En 2003, je découvre Dark Poetry, groupe français œuvrant dans le Thrash/Death et fondé en 1997. L'achat de "An Ugly Little Freak" effectué et une écoute plus tard, je me dis qu'on tient là un très bon groupe, qui pourrait bien percer. Mais ce fut malheureusement le seul album de la formation.
En 2006, je prends une immense baffe avec Athanor, groupe de Black Metal Progressif fondé en 1998, dont le magistral album, "Le Testament Du Diable", s'avère être un authentique chef-d'œuvre.
Bon, c'est bien beau tout ça, mais quel est le rapport avec Minushuman ?
Et bien ces trois groupes viennent de Bergerac et ont des musiciens en commun.
En effet, Cédric Moïse (chant), Mickael Desmarie (basse), Gaspard Jeanty-Ruard (batterie) et Thomas Billerey (guitare) sont issus de Dark Poetry, les deux derniers venant également d'Athanor, Lionel Bouyroux (guitare) complétent la formation.
Tout ça pour dire que Minushuman est d'emblée particulièrement alléchant pour votre serviteur !

Fondé en 2007, le combo a sorti un excellent premier album auto-produit en 2008, Watch The World Die, avant de nous proposer son nouvel effort nommé "Bloodthrone".
Après avoir écouté quelques extraits qui m'ont mis l'eau à la bouche, il est temps de me plonger dans l'écoute intégrale de "Bloodthrone". Le premier opus du combo m'ayant totalement convaincu, cette nouvelle cuvée allait-elle confirmer tout le bien que je pense de Minushuman ?

Avec "Bloodthrone", Minushuman nous propose une musique alliant Thrash, Death, Heavy, quelques touches Rock, atmosphères sombres (qui peuvent parfois lorgner vers le Black ou le Doom), n'oublie jamais l'aspect mélodique, et le tout est agrémenté d'une production idéale, puissante, à même de parfaitement souligner le boulot de chaque protagoniste.
"Bloodthrone" s'avère être un album intense, inspiré, pour lequel on ressent une impressionnante homogénéité qualitative et une diversité appréciable, à même de passionner l'auditeur et de le pousser à effectuer volontiers de multiples écoutes !
Si "Watch The World" nous présentait un grand espoir du Metal hexagonal, "Bloodthrone" constitue (déjà) l'album de la maturité. Selon moi, le statut d'espoir est désormais dépassé... Minushuman navigue maintenant parmi les meilleurs !

"Bloodthrone", ou le meilleur des mondes selon Minushuman.
Le groupe nous propose en effet une musique souvent directe, réussit à concilier des aspects catchy, voire groovy, avec une propension à nous plonger dans des ambiances très dark.
Même si la complexité n'est pas de mise, que l'efficacité est privilégiée, l'album est riche et nécessite plusieurs écoutes pour s'en imprégner intégralement.
Je vous parlait d'homogénéité qualitative. Cela se traduit en l'occurrence par le fait que les compositions sont toutes excellentes... et que les points faibles sont bannis !

L'entrée en matière est idéale, puisque "The Architect" incarne la diversité promise, à savoir des tempi allant du lent au rapide, un sens mélodique omniprésent, une lourdeur jouissive, une voix death s'orientant parfois vers des aspects moins rugueux (qu'on qualifiera donc de voix claire agressive).
"The Size Of An Ocean" est rythmé, nous apporte un élément en voix claire au sein d'un passage récurrent rappelant Devin Townsend, ralentit le tempo pour un moment instrumental assez planant, avec solo de guitare plaisant en prime.
"Evolve" incarne l'aspect rentre-dedans, rapide du groupe, tandis que "The Day We Died", particulièrement efficace, s'avère être un véritable tube en puissance !
Le superbe et entêtant "Forgotten Fields" recèle des éléments pouvant rappeler Dark Tranquillity, voire Paradise Lost. Quant à "Three Mile Island", on est proche d'un Death'N'Roll à la sauce Gothenburg... efficacité maximale !
"Godspeed" est écrasant, limite dépressif, mais une fois de plus, les tempi sont diversifiés, lancinants, mid ou rapides, Minushuman ne s'enferme dans aucun schéma préétabli.
"Another All" me fait penser à Amon Amarth dans son début instrumental, en outre certains riffs typés Black Metal Mélodique accrochent les sens ; "Bloodthrone", et son approche lancinante, nous oriente vers des aspects Doom/Death. Aucune limite ne vient entraver l'inspiration du groupe !
L'album se clôt sur l'instrumental "Kill Me", dont la première partie, répétitive, tape dans le Doom Dépressif, puis le tempo s'accélère, nous amenant vers la fin de cet album que je qualifierai sans problème de monumental !

"Bloodthrone" est donc une impressionnante réussite, un album qu'on peut écouter en boucle sans difficulté.
Inspiration, interprétation, production, tout est impeccable et rend ce second opus de Minushuman indispensable à votre cdthèque !

Tracklist de Bloodthrone :
01. The Architect
02. The Size Of An Ocean
03. Evolve
04. The Day We Died
05. Forgotten Fields
06. Three Mile Island
07. Godspeed
08. Another All
09. Bloodthrone
10. Kill Me

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The Big Four : Live From Sofia, Bulgaria [Blu-ray]
The Big Four : Live From Sofia, Bulgaria [Blu-ray]
DVD ~ Metallica
Proposé par Skyvo Direct
Prix : EUR 35,32

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 INDISPENSABLE !!, 16 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Big Four : Live From Sofia, Bulgaria [Blu-ray] (Blu-ray)
Quelques chiffres pour commencer :

Metallica, fondé en 1981, neuf albums studio à son actif.
Slayer, fondé en 1981, onze albums studio à son actif.
Anthrax, fondé en 1981, neuf albums studio à son actif.
Megadeth, fondé en 1983, douze albums studio à son actif.

Si la palme de la carrière la plus florissante revient à Metallica, les trois autres sont évidemment également d'incontournables leaders de la scène Metal.
Des tensions entre eux (on pourra cependant en exclure Anthrax), il y en a eu, mais il était grand temps de faire table rase du passé et de proposer aux fans un moment hautement jouissif : la présence de ces quatre groupes cultes du Thrash Metal sur une même affiche, au sein du Big Four, dans le cadre du festival Sonisphere.
La date du 22 juin 2010, à Sofia, a été immortalisée et est donc sortie en Blu-Ray (qui est l'objet de ma chronique) et en DVD.

Anthrax va (enfin) sortir un nouvel album, Worship Music, en septembre, et il est très attendu. Quant aux dernières livraisons de Metallica, Slayer et Megadeth (respectivement Death Magnetic, World Painted Blood et Endgame), elles sont de haute qualité. Finissons en indiquant que Megadeth ira aussi de sa nouveauté cette année avec le bien nommé "Th1rt3en" (sortie en novembre).

Bref, au vu de ce qui précède, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour eux, sur les plans artistiques et relationnels !

Quatre concerts, plus de cinq heures de musique, une scène immense, une ambiance de folie, voilà ce qui vous attend.
Bien entendu, comment imaginer qu'un tel événement ne soit pas capté de manière optimale ? Comment imaginer qu'on puisse se retrouver avec un produit à l'image dégueulasse et au son naze ? On ne peut pas l'envisager n'est-ce-pas ? C'est impossible de penser que tout n'a pas été fait pour obtenir la perfection !
Et bien les amis, pas de suspense inutile, je dis d'emblée que ce double Blu-Ray est au diapason de ce moment phare de l'histoire du Metal, que ce soit au niveau des prestations des groupes, qui s'avèrent impeccables, qu'à celui de l'aspect purement technique du support !

* Blu-Ray 1

Anthrax ouvre les hostilités et je dois vous avouer que je suis content de revoir Joey Belladonna comme titulaire au poste de chanteur. Malgré le fait que j'apprécie beaucoup John Bush, je préfère la voix de Joey dans Anthrax. Côté setlist, aucun problème, elle est intéressante et équilibrée, avec six albums représentés et une reprise de Black Sabbath ("Heaven And Hell") en hommage à R.J. Dio, pour onze titres joués. Notons la présence de "Only", seul représentant de la période Bush, parfaitement interprété par Joey, et de l'indéboulonnable "Antisocial" de nos compatriotes Trust, toujours monstrueusement efficace !
Le groupe est en grande forme (mention spéciale au bassiste Franck Bello, totalement déchaîné), heureux d'être là, la bonne humeur est communicative, le show est nerveux, ça commence très bien !

Setlist Anthrax (environ 63 min) :
01. Caught In A Mosh (de l'album Among The Living, 1987)
02. Got The Time (de l'album Persistence Of Time, 1990, reprise de Joe Jackson)
03. Madhouse (de l'album Spreading The Disease, 1985)
04. Be All End All (de l'album State Of Euphoria, 1988)
05. Antisocial (de l'album State Of Euphoria, 1988, reprise de Trust)
06. Indians (de l'album Among The Living, 1987) / Heaven And Hell (reprise de Black Sabbath)
07. Medusa (de l'album Spreading The Disease, 1985)
08. Only (de l'album Sounds Of White Noise, 1993)
09. Metal Thrashing Mad (de l'album Fistful Of Metal, 1984)
10. I Am The Law (de l'album Among The Living, 1987)

Megadeth suit, avec une excellente setlist, efficace, piochant également dans pas mal d'efforts du combo (six albums représentés pour douze titres interprétés), dont l'incontournable "A Tout Le Monde" et "Hook In Mouth", titre peu interprété en Live.
Je regrette cependant qu'"Endgame", qui est un super album regorgeant d'excellents titres, n'ait qu'un seul titre proposé ("Head Crusher"). Et puis quel dommage d'avoir dû jouer quelque temps sous une pluie battante !
Le show est appliqué, technique, puissant. Encore un super moment avec un enchaînement de classiques !

Setlist Megadeth (environ 61 min) :
01. Holy Wars... The Punishment Due (de l'album Rust In Peace, 1990)
02. Hangar 18 (de l'album Rust In Peace, 1990)
03. Wake Up Dead (de l'album Peace Sells... But Who's Buying ?, 1986)
04. Head Crusher (de l'album Headgame, 2009)
05. In My Darkest Hour (de l'album So Far, So Good... So What !, 1988)
06. Skin O' My Teeth (de l'album Countdown To Extinction, 1992)
07. A Tout Le Monde (de l'album Youthanasia, 1994)
08. Hook In Mouth (de l'album So Far, So Good... So What !, 1988)
09. Trust (de l'album Cryptic Writings, 1997)
10. Sweating Bullets (de l'album Countdown To Extinction, 1992)
11. Symphony Of Destruction (de l'album Countdown To Extinction, 1992)
12. Peace Sells (de l'album Peace Sells... But Who's Buying ?, 1986) / Holy Wars Reprise

Slayer arrive sur scène et la setlist est conforme à celles de ses deux prédécesseurs, à savoir tapant dans pas mal d'albums (sept pour douze titres), histoire de bien représenter les différentes périodes.
Personnellement, et cela n'engage que moi, je déplore l'absence d'au moins un titre du premier album (Show No Mercy, 1983), qui est mon album préféré du groupe. Autre absent de marque, le titre "Hell Awaits", et sa géniale montée en puissance. Bon, OK, je chipote peut-être un peu, mais j'ai ressenti un léger manque. Par contre, point positif, ça fait plaisir d'entendre trois titres du dernier album ("World Painted Blood"), d'autant qu'il est très bon !
Bref, on a droit à une prestation classique, typique du groupe, le spectacle est direct, intense !

Setlist Slayer (environ 61 min) :
01. World Painted Blood (de l'album World Painted Blood, 2009)
02. Jihad (de l'album Christ Illusion, 2006)
03. War Ensemble (de l'album Seasons In The Abyss, 1990)
04. Hate Worldwide (de l'album World Painted Blood, 2009)
05. Seasons In The Abyss (de l'album Seasons In The Abyss, 1990)
06. Angel Of Death (de l'album Reign In Blood, 1986)
07. Beauty Through Order (de l'album World Painted Blood, 2009)
08. Disciple (de l'album God Hates Us All, 2001)
09. Mandatory Suicide (de l'album South Of Heaven, 1988)
10. Chemical Warfare (du EP Haunting The Chapel, 1984)
11. South Of Heaven (de l'album South Of Heaven, 1988)
12. Raining Blood (de l'album Reign in Blood, 1986)

Anthrax, Megadeth, Slayer, trois groupes très différents, trois approches du Thrash, trois shows réussis !

Verdict technique du Blu-Ray 1 :
- Image : bien définie, agréable, un léger grain omniprésent mais pas du tout problématique, réalisation parfaite.
- Son : deux formats sont proposés, une Stéréo équilibrée et de qualité (mais manquant d'ampleur, donc uniquement si vous n'avez pas d'ampli adéquat pour le format) et un DTS HD Master Audio indispensable pour profiter au mieux des possibilités du Blu-Ray, que je me propose de vous détailler un peu.
Le son n'est évidemment pas identique sur les trois concerts. Je dirais que Megadeth emporte la palme avec un son colossal, Anthrax le suit de près et celui de Slayer est excellent, en adéquation totale avec le style pratiqué.
En bref, dans ce format HD, le mix est nickel, le son est puissant et équilibré, il permet de profiter des concerts dans des conditions optimales.

Bonus :
Distribution (environ 3 min) : musiciens, techniciens... personne n'est oublié !

* Blu-Ray 2

Seul groupe présent sur ce second disque, Metallica nous propose, durant plus de deux heures, une fabuleuse setlist, constituée de dix-huit titres incontournables, magnifiquement interprétés et avec une belle énergie. La présence de trois titres du dernier opus en date ("Death Magnetic") est une très bonne chose (et démontre que le combo est fier de ce disque... et il peut l'être !), ce remarquable album représentant le grand retour de Metallica après trois opus à mon sens peu passionnants (Load, Reload et St. Anger).
Naturellement, nous avons droit à un spectacle qui en met plein les yeux (en plus des oreilles), avec trois écrans (dont un central absolument gigantesque, à l'image de la scène) et un superbe light show, agrémenté de quelques effets pyrotechniques magnifiquement intégrés.
Cerise sur le gâteau (qui est déjà franchement succulent !), Metallica convie sur scène les quatre groupes pour interpréter la compo "Am I Evil ?", ce qui constitue un moment historique et jouissif, pour les groupes mais également pour les fans ! Ils sont quatorze à se présenter, avec la ferme intention de graver cet événement à jamais dans les esprits !
Oui, j'ai bien dit quatorze, pas dix-sept, car du côté de Slayer, on avait sans doute mieux à faire (!?)... en dehors de Dave Lombardo qui, lui, est bien présent, prêt à faire la fête avec ses potes !! Par contre, après ce grand moment, Tom Araya et Jeff Hanneman apparaîtront et poseront pour la photo... mais sans Kerry King...
Franchement, après tous les efforts qui ont dû être faits pour mettre de côté le passé et redémarrer sur de bonnes bases, en se retrouvant sur une même affiche et partager des moments privilégiés entre musiciens de groupes fondamentaux de la sphère Metal, je trouve qu'il n'existe aucune excuse acceptable pour avoir raté cet instant inoubliable, véritable symbole du plaisir d'être ensemble !
Les toujours monstrueux "Hit The Lights" et "Seek And Destroy" mettront un point final à ce concert, mais également à ce festival qui restera, à n'en point douter, dans les annales du Metal !

Setlist Metallica (environ 128 min) :
01. Creeping Death (de l'album Ride The Lightning, 1984)
02. For Whom The Bell Tolls (de l'album Ride The Lightning, 1984)
03. Fuel (de l'album Reload, 1997)
04. Harvester Of Sorrow (de l'album ...And Justice For All, 1988)
05. Fade To Black (de l'album Ride The Lightning, 1984)
06. That Was Just Your Life (de l'album Death Magnetic, 2008)
07. Cyanide (de l'album Death Magnetic, 2008)
08. Sad But True (de l'album Metallica, 1991)
09. Welcome Home (Sanitarium) (de l'album Master Of Puppets, 1986)
10. All Nightmare Long (de l'album Death Magnetic, 2008)
11. One (de l'album ...And Justice For All, 1988)
12. Master Of Puppets (de l'album Master Of Puppets, 1986)
13. Blackened (de l'album ...And Justice For All, 1988)
14. Nothing Else Matters (de l'album Metallica, 1991)
15. Enter Sandman (de l'album Metallica, 1991)
16. Am I Evil ? (reprise de Diamond Head)
17. Hit The Lights (de l'album Kill 'Em All, 1983)
18. Seek And Destroy (de l'album Kill 'Em All, 1983)

Verdict technique du Blu-Ray 2 :
Même chose que pour le BR 1, j'indiquerai cependant que le rendu sonore ne me semble pas toujours optimal, la batterie semblant parfois légèrement étouffée dans le mix. Ceci dit, je chipote de nouveau, je considère que cela tient du détail, le son étant en fin de compte excellent dans la globalité !

Bonus :
- Documentaire (environ 49 min), avec sous-titres français disponibles.
Comment faire pour obtenir un excellent documentaire, qui donne envie de le visionner plus d'une fois ?
Selon moi, il faut un intérêt constant, avec des anecdotes, des moments dans les coulisses avec de l'humour (en évitant le plus possible grimaces et blagues à deux balles) mais également des passages sérieux, qui apportent des informations intéressantes, des rencontres avec les musiciens, le tout dans une ambiance cool, plaisante, qui donnerait presque l'impression d'être présent sur les lieux !
Et bien c'est exactement ce qui caractérise ce documentaire.
On a des séances de photos / dédicaces pour quelques fans, on découvre Frank Bello en train de recoudre son pantalon (avec explications à la clé), qui lâchera cette phrase : "On passe de bons moments, du vin, de l'alcool... de la couture !", on pénètre dans les loges des groupes pour suivre leurs activités, on passe un moment très sympa avec David Ellefson qui s'improvise guide, avec la caméra qui le suit dans les allées. Il nous parle de sa crainte de la pluie (le pauvre, s'il savait...), pense que c'est Slayer qui y aura droit (raté !), nous entraîne dans les préparatifs, évoque Am I Evil ?...
Autres bons moments, la discussion entre Dave Mustaine et Lars Ulrich, qui parlent de leurs enfants, ou James Hetfield qui parle avec les mecs de Slayer, dans leur tente.
Il y a aussi ce moment d'émotion avec Scott Ian, heureux et ému d'avoir eu la chance de vivre un moment aussi privilégié que cette jam sur Am I Evil ? (on voit d'ailleurs un extrait de la répétition).
Bref, ce documentaire s'avère être un parfait complément au festival préalablement visionné !
- Distribution (environ 3 min) : comme sur le Blu-Ray 1.

Voilà, je pense qu'il est inutile de vous dire que si vous aimez les quatre groupes du Big Four et que vous ne possédez pas ce fabuleux concert, il est indispensable de vous le procurer !

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Takasago army
Takasago army
Prix : EUR 14,06

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bon album... un peu frustrant cependant !!, 8 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Takasago army (CD)
Chthonic est un groupe de Black/Death Metal Symphonique originaire de Taïwan et fondé en 1995.
Il a sorti six albums, en comptant le dernier en date et dont le nom, "Takasago Army", fait référence à une période historique (dans le cadre de la guerre opposant la Chine au Japon, entre 1937 et 1945, des Taïwanais furent enrôlés dans l'armée japonaise et y combattirent de 1942 à 1945).

Chthonic apporte à sa musique des éléments inhérents à la musique traditionnelle chinoise, avec l'utilisation de la flûte ou du ehru (violon chinois), parfaitement intégrés. Une atmosphère particulièrement plaisante, liée à ces éléments, se retrouve surtout dans les courts "The Island" (instrumental incluant également des aspects symphoniques) et "Root Generation"(instrumental avec narration).
Tous les autres titres incluent des passages incorporant des mélodies orientales, ce qui constitue, à mes yeux, un indiscutable plus, renforçant l'attrait pour les morceaux. Mais je les trouve insuffisamment utilisés, j'aurai en effet souhaité me retrouver avec un album œuvrant plus ouvertement dans un Sympho/Folk (réduisant donc la place des claviers et augmentant celle des instruments traditionnels), susceptible d'apporter un dépaysement total et, par là-même, beaucoup plus d'originalité !
"Takasago Army" contient cependant de bonnes compositions, plutôt heavy et mélodiques, globalement homogènes dans la qualité, empruntant au Death et au Black et incluant pas mal de changements de rythme. Je citerai cependant en particulier "Takao" (dont est tiré une vidéo), le titre le plus catchy de l'album, qui combine à merveille aspects folk, death mélodique (s'approchant de la scène de Göteborg) et black sympho de qualité. De plus, des chœurs nous immergent dans une atmosphère épique pas désagréable !
Les vocaux de Freddy Lim sont naturellement en phase avec la musique offerte, donc black, un peu à la Dani Filth (Cradle Of Filth), ou death. Lorsque le chant féminin de Doris (également en charge de la basse) s'invite sur une compo (citons l'excellent "Kaoru"), ceci a pour effet d'accrocher considérablement l'oreille et me fait dire que c'est peut-être une piste à développer un peu plus dans le cadre du prochain album.

"Takasago Army" est un bon album, plutôt efficace, l'interprétation est de qualité, la production excellente. Mais il n'est pas transcendant (il aurait pu l'être) et, malgré des spécificités fortement intéressantes, ne révolutionnera pas le genre (il aurait pu le faire).
En effet, et cela n'engage que moi, je suis convaincu que l'album idéal passe par une omniprésence des instruments traditionnels, évidemment en symbiose totale avec la section Metal.
C'est ce que j'appelle de mes vœux pour l'album suivant !

Tracklist de Takasago Army :
01. The Island
02. Legacy Of The Seediq
03. Takao
04. Oceanquake
05. Southern Cross
06. Kaoru
07. Broken Jade
08. Root Regeneration
09. Mahakala
10. Quell The Souls In Sing Ling Temple

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