undrgrnd Cliquez ici Litte Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux en or rose
Profil de fifi59 > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par fifi59
Classement des meilleurs critiques: 2.390
Votes utiles : 5245

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
fifi59
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Fly From Here
Fly From Here
Prix : EUR 9,00

14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour gagnant !!, 6 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fly From Here (CD)
Introduction :

Certains seront peut-être surpris de me voir m'atteler à la chronique du nouvel album de Yes.
Mais je dois vous avouer que mon amour immodéré pour le Metal, qui est ma musique de prédilection depuis maintenant vingt-huit ans, fait parfois l'objet d'infidélités... et le Rock Progressif est en tête de liste !
J'ai découvert Yes en 1983 avec l'album 90125 (Expanded & Remastered), sur lequel apparaît bon nombre de tubes dont "Owner of a Lonely Heart", que le monde entier connaît ! J'ai continué avec Big Generator, sa suite logique (1987), avec toujours le même plaisir à l'écoute. On notera que ce sont sans doute les deux albums les plus directs, accessibles... voire « commerciaux » (mais entendons-nous bien, on est dans la haute qualité !) du combo.
Les autres albums ont suivi, bien plus tard, mais une chose est certaine : Yes est devenu l'un de mes groupes de chevet, catégorie Rock Progressif !

Yes... brefs repères :

Yes est l'un des fleurons du Rock Progressif. Le groupe, originaire du Royaume-Uni, et a été fondé en 1968 par Jon Anderson (chant) et Chris Squire (basse).
En quarante-trois ans, vingt-et-un albums sont sortis, en comptant "Fly From Here", le nouvel opus, qui arrive dix ans après Magnification (enregistré avec un orchestre symphonique) ! Je passe sur l'impressionnante quantité de live, compilations, singles et autres vidéos !

Nouvel album, nouveau chanteur :

En 2008, une tournée célébrant les quarante ans du groupe est sur les rails lorsque Jon Anderson a des problèmes de santé, ne lui permettant pas de tourner. Celle-ci est annulée.
Le groupe se met en quête d'un nouveau chanteur et Benoît David, chanteur originaire du Québec et vocaliste d'un tribute band de Yes (Close To The Edge) et du groupe Mystery, est choisi. Une nouvelle tournée démarre, sans son chanteur originel, qu'on croyait inamovible.
Puis Yes met en chantier son nouvel album, avec Benoît.
Alors, est-il le bon choix ?
Permettez-moi une comparaison avec deux autres poids lourds de la scène Rock, j'ai nommé Foreigner et Journey, qui ont dû eux aussi remplacer un remarquable chanteur... avec une réussite incontestable tant Kelly Hansen (Foreigner) et Arnel Pineda (Journey) apparaissent aujourd'hui comme incontournables au sein de ces formations.
Et bien je trouve que Benoît David s'inscrit dans cette lignée de chanteurs réussissant à s'imposer malgré le statut emblématique du prédécesseur. Il est donc également un excellent choix et, si on trouve quelques similitudes au niveau du timbre vocal, on peut tout de même indiquer qu'il ne cherche pas à imiter son prédécesseur !

"Fly From Here"... indications initiales :

Le nouvel opus des Britanniques a la particularité d'avoir quelques atomes crochus avec l'album Drama (Expanded & Remastered) (1980). En effet, le line-up est quasi-identique.
Ainsi, sur Drama, il y avait Steve Howe (guitare), Chris Squire (basse), Alan White (batterie), Trevor Horn (chant) et Geoff Downes (claviers). Benoît David (chant) est le petit nouveau sur "Fly From Here", Trevor Horn ayant notamment en charge la production.
Autre point commun, "Drama" était le seul album de Yes sans Jon Anderson au chant. Il y en a désormais un second.
Enfin, le titre éponyme de cette nouvelle galette date de l'époque "Drama", il n'avait jamais été enregistré.
Chris Squire et Trevor Horn ont donc décidé de se retrouver en studio pour que ce morceau soit retravaillé, modifié. D'autres titres ont été composés, la phase de composition du nouvel album était en route.
Indiquons enfin que Trevor Horn, en plus de son activité de producteur de l'album (et de quelques participations vocales), a eu un grand rôle dans la composition pour la majorité des morceaux.

"Fly From Here"... l'album :

La pièce-maîtresse de ce nouvel album est naturellement le titre fleuve "Fly From Here", découpé en six parties et s'étalant sur approximativement vingt-quatre minutes.
Progressif, ce morceau l'est incontestablement, il est ancré dans une époque que l'on pouvait craindre révolue. La modernité n'est pas à l'ordre du jour, ce titre est du pur Yes... et bon sang que c'est agréable !
Cependant attention, je ne parle pas de Prog alambiqué, complexe, torturé, non, car ici c'est limpide, ça s'écoute facilement (si on est sensible au style naturellement). En comparaison avec certains titres de leur glorieux passé, c'est en tout cas plus accessible.
"Overture" est instrumental, il renferme quelques chouettes aspects symphoniques dont le groupe a le secret. "We can Fly" lui emboîte le pas, nous permettant rapidement d'apprécier la voix de David, décidément très efficiente. Cette partie Pop/Prog, au refrain catchy et aux chœurs typiques, est très plaisant. Le planant "Sad Night At The Airfield" suit, offrant une belle prestation guitare/claviers et cette voix en parfaite symbiose. "Madman At The Screens" et "Bumpy Ride" tapent en plein dans le pur Prog, le second étant quasiment intégralement instrumental. Enfin, "We Can Fly" revient clore ce bien bon moment.
Pour l'instant, aucun problème, Yes est de retour et ça fait plaisir de les voir autant en forme !
Maintenant, souhaitons que la suite aille dans le même sens...
"The Man You Always Wanted Me To Be" est un morceau accrocheur, susceptible de plaire au plus grand nombre.
Changement de cap avec "Life On A film Set", qui part comme une ballade assez sombre pour ensuite s'orienter vers des contrées bien plus progressives.
Les deux titres suivants sont très axés guitare acoustique, ainsi "Hour Of Need" se révèle très sympathique, cool. Tout comme l'instrumental acoustique "Solitaire", avec Steve Howe seul aux commandes, titre doux, reposant.
Enfin, "Into The Storm" vient clore l'album, c'est une superbe composition, rythmée, plaisante, totalement dans l'atmosphère typique du groupe... l'album se conclut de la meilleure des manières !

Conclusion :

Le premier mot qui m'est venu à l'esprit après avoir écouté pour la première fois "Fly From Here" est « plaisir ». Au fil des écoutes, ce mot a été confirmé, car cet album est une invitation au positif, à la bonne humeur, au bien-être.
Avec "Fly From Here", Yes nous propose donc une œuvre agréable, variée, inspirée et de surcroît parfaitement produite. Cet album s'avère donc être une belle réussite que je vous recommande fortement !

Tracklist de "Fly From Here" :

01. Fly From Here - Overture
02. Fly From Here - Pt I - We Can Fly
03. Fly From Here - Pt II - Sad Night At The Airfield
04. Fly From Here - Pt III - Madman At The Screens
05. Fly From Here - Pt IV - Bumpy Ride
06. Fly From Here - Pt V - We Can Fly
07. The Man You Always Wanted Me To Be
08. Life On A Film Set
09. Hour Of Need
10. Solitaire
11. Into The Storm

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 18, 2011 10:28 AM MEST


Baldur
Baldur
Prix : EUR 15,96

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Viking Metal a un album incontournable de plus !!, 30 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Baldur (CD)
Skálmöld est un groupe islandais de Viking Metal fondé en 2009.
"Baldur" est le premier album du combo et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est déjà emprunt d'une belle personnalité et que tout a été mis en œuvre pour obtenir un résultat ô combien probant !

Varié, puissant, inspiré, "Baldur" est, disons-le d'emblée, une réussite.
L'auditeur devrait être passionné à l'écoute de cet album (au demeurant long mais qui n'installe jamais de lassitude), sa richesse étant considérable.
Il s'agit donc d'un Viking Metal à tendance épique, teinté d'éléments folks (loin d'être omniprésents), associé à des passages fleurant bon le Heavy Metal traditionnel (notamment au niveau des excellents soli, qu'on rencontre régulièrement) et à des chœurs fantastiques.

"Heima", titre a cappella faisant intervenir, suite à une partie en voix claire masculine, un chœur d'enfants puis d'adultes, ouvre l'album de bien belle manière.
Puis "Baldur" prend son envol, déployant toute une panoplie de caractéristiques chatoyantes.
La tendance est à la variation dans les tempi, avec cependant une certaine inclinaison vers le mid-tempo. Toutefois, on rencontre des titres plus axés sur la rapidité ("Upprisa", "För", "Daudi"), on a également de somptueux chœurs que ne renieraient pas Tyr ("Valhöll", omniprésents sur "Sorg"), des plages instrumentales de haute qualité, incluant aspects symphoniques ("För") ou plus spécifiquement heavy (l'excellent "Kvaðning", le titre le plus folk de l'album, incluant un hautbois), ou même heavy/speed sur "Daudi".
Enfin, on notera la participation efficace de Aðalbjörn Tryggvason (Solstafir) sur "Hefnd".

L'atout déterminant de cet album est de ne pas tout miser sur un style spécifique. Je dois avouer que je m'attendais à un bon album de Folk Metal, qui me ferait passer un agréable moment dès la première écoute. Mais en fin de compte, j'avais tout faux, "Baldur" ayant beaucoup de choses à dire et refusant les limites. Il nécessite donc plusieurs écoutes pour s'imprégner des diverses ambiances et l'apprécier à sa juste valeur.
Des atouts, il y en a donc beaucoup sur "Baldur", à commencer par ces chœurs, fondamentaux au sein de la musique de Skálmöld, qui enrichissent considérablement l'album. Si je devais indiquer un (léger) bémol, ce serait au niveau de la voix death, peut-être un peu trop quelconque pour un CD de cet acabit ! Cependant, rien de rédhibitoire, cela ne m'a pas gêné pour apprécier l'album.

Bref, il va désormais falloir compter sur Skálmöld qui réalise, avec "Baldur", un véritable coup de maître avec ce premier opus, qui s'avère par conséquent hautement recommandable !

Tracklist de Baldur :
01. Heima
02. Árás
03. Sorg
04. Upprisa
05. För
06. Draumur
07. Kvaðning
08. Hefnd
09. Daudi
10. Valhöll
11. Baldur
12. Kvaðning - Edit

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 9, 2011 5:17 PM MEST


The Bottom Deep
The Bottom Deep
Proposé par Disco100
Prix : EUR 22,95

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Chouette cuvée !!, 30 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Bottom Deep (CD)
Communic est un groupe originaire de Norvège formé en 2003 et œuvrant dans le Heavy Metal Progressif.
Depuis 2004, une démo et trois albums sont sortis, et le petit dernier qui arrive se nomme "The Bottom Deep".
Communic fait clairement penser à Nevermore mais, en dépit de points communs indiscutablement présents, je n'ai jamais considéré qu'il représentait un clone, dans la mesure où il a une identité propre.
En effet, Communic a beaucoup de talent, ses compositions sont solides, sa musique d'une redoutable efficacité et, malgré cet air de famille, le combo a une forte personnalité et beaucoup de choses à dire !
En particulier, on notera une approche plus mélodique, plus immédiate, voire abordable (mais on ne parle pas de simplicité, loin de là !) des compositions, ce qui tranche avec Nevermore et fait que Communic apporte indéniablement sa pierre à l'édifice.

Parlons maintenant de cette nouvelle cuvée, qui ne fait pas exception à la règle et se révèle des plus réussi.
"Facing Tomorrow" lance la machine de la meilleure des manières et s'inscrit dans la droite ligne de ce que je présentais (et souhaitais) avant l'écoute, à savoir une musique ultra-heavy avec de gros riffs puissants, qui ne néglige pas les aspects mélodiques, une base mid-tempo (avec toutefois quelques changements de rythme) et des atmosphères sombres. On découvre également un passage acoustique (il y en a pas mal sur l'album) très réussi en fin de titre, rompant avec la lourdeur de la composition en l'aérant. Communic est un rouleau compresseur particulièrement efficient qui apprécie la mélodie et s'appuie sur un remarquable chanteur, en la personne de Oddleif Stensland. Et pour couronner le tout, ceci est magnifié par une production impeccable, permettant de profiter au mieux de tous les instruments.
La suite de l'album est conforme à ce début. Ainsi, "Denial" commence de manière très sombre, pesante, lente, on croirait presque que l'on va se diriger vers un titre Doom/Death, puis, après un très bon solo, le titre prend son envol, incorporant des passages acoustiques et des tempi alternant le lent et le mid. Quant à "Flood River Blood", il fait le choix d'une approche bien plus mélodique, particulièrement catchy, qui devrait accrocher l'oreille de pas mal de monde, tout comme "Wayward Soul", qui empreinte la même voie.
Les autres morceaux sont tout aussi bons, l'album ne souffre d'aucun point faible. Communic a cette capacité de combiner à la perfection mélodie et puissance, ne rechignant pas sur les changements de rythme (chapeau à Tor Atle Andersen, le batteur, qui livre une remarquable performance !), installant des atmosphères palpitantes.
L'opus se clôt sur une chouette ballade acoustique, "The Bottom Deep", plaisante, douce, avec quelques atours orchestraux parfaitement intégrés, elle achève l'écoute de bien belle manière.

Plusieurs écoutes sont nécessaires pour apprécier "The Bottom Deep" à sa juste valeur. Elles permettent de s'immerger dans cet univers musical doté d'une indéniable intensité.
Mon avis n'a en tout cas pas changé. Après la découverte de cette nouvelle cuvée, j'apprécie toujours autant Communic et je souhaite qu'il bénéficie d'une reconnaissance plus grande, qui serait amplement méritée au vu de la grande qualité de sa musique.
Je ne peux donc que vous conseiller de découvrir "The Bottom Deep" et, si ce n'est déjà fait, la discographie complète de Communic !

Tracklist de The Bottom Deep :
01. Facing Tomorrow
02. Denial
03. Flood River Blood
04. Voyage Of Discovery
05. In Silence With My Scars
06. My Fallen
07. Destroyer Of Bloodlines
08. Wayward Soul
09. The Bottom Deep

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 9, 2011 11:00 AM MEST


Gary Moore & Friends- One Night in Dublin : A tribute to Phil Lynott [Blu-ray]
Gary Moore & Friends- One Night in Dublin : A tribute to Phil Lynott [Blu-ray]
DVD ~ Gary Moore
Proposé par DiscountMediaStoreFR
Prix : EUR 13,42

30 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hommage à Gary Moore : quand Gary célèbre Phil., 10 juillet 2011
Gary Moore, formidable chanteur/guitariste profondément attaché au Blues et au Rock, est décédé le 6 février 2011 à l'âge de cinquante-huit ans.
Il a tout d'abord joué dans Skid Row (Blues Rock, en tant que chanteur/guitariste), groupe dans lequel Phil Lynott a également officié (en tant que chanteur), et Colosseum II (Rock/Jazz Fusion).
Mais nous connaissons plutôt Gary pour ses participations à Thin Lizzy, comme guitariste, ainsi que pour sa féconde carrière solo, qui a commencé avec Grinding Stone (1973).
Le Blues a toujours été fondamental dans sa vie, mais n'oublions pas sa contribution au Hard Rock, pour laquelle de remarquables albums sortirent. La fin de cette période sera marquée par le superbe After The War (1989).
Suivra donc une carrière plus spécifiquement dévolue au Blues Rock, style dans lequel il excellait.
Gary Moore nous laisse en héritage une discographie abondante et de haute qualité, qui s'est achevée en 2008 avec l'album Bad For You Baby.

Vous présenter le Blu-Ray du concert "One Night In Dublin" en hommage à Gary Moore m'est apparu presque évident car j'appréciais beaucoup cet artiste, tout comme Thin Lizzy. Ce Live, initié par Gary, est un tribute à Phil Lynott, fondateur, chanteur et bassiste de Thin Lizzy. Il nous permet de passer un moment très plaisant avec ce guitariste d'exception et d'entendre quelques pépites de ce fabuleux groupe qu'était Thin Lizzy.

Voici quelques repères biographiques du groupe irlandais Thin Lizzy.
C'est en 1969 que le groupe est fondé, autour de Phil Lynott (chant, basse), Brian Downey (batterie), Eric Bell (guitare) et Eric Wrixon (claviers). Douze albums studio sont sortis (le dernier en date étant Thunder And Lightning, en 1983), plus des EP, Live et compilations. Le line-up ne restera naturellement pas toujours celui-là, Gary Moore et Scott Gorham notamment ayant participé à l'aventure. Mais le 4 janvier 1986, Phil Lynott décède, l'aventure Thin Lizzy s'achève.

Compilations et hommages suivront, dont ce "One Night In Dublin", qui est l'hommage de Gary Moore à son ami Phil Lynott (qui a participé à son second album solo, Back On The Streets, et a notamment co-écrit le formidable "Parisienne Walkways"), artiste incontournable du Hard Rock irlandais.
Une statue a été érigée en son honneur à Dublin, en 2005, en présence des membres du groupe, et le concert a suivi, le lendemain, permettant aux fans de réécouter des compositions légendaires du groupe.

Le concert.

Intéressons-nous maintenant au concert, placé sous le signe du Blues et du Hard Rock !
Le line-up est constitué de Gary Moore (chant, guitare), Brian Downey (batterie) et Jonathan Noyce (bassiste de Jethro Tull).
Naturellement, les guitaristes emblématiques de Thin Lizzy ont été conviés, à savoir Eric Bell, Brian Robertson et Scott Gorham (voir setlist).

En écoutant "Walkin' By Myself", titre qui ouvre le concert, on remarque rapidement que Gary est en grande forme vocale, que la bonne humeur est palpable, qu'une alchimie est présente dans le trio... et avec le public, qui communie avec le groupe (ce sera le cas sur l'ensemble du concert), l'ambiance est géniale !
Ceci ne sera jamais démentie par la suite, les hits vont se succéder, Gary illuminant les compositions de ses fantastiques soli et magistralement secondé par une section rythmique impeccable.
L'excellent "Jailbreak" est suivi de "Don't Believe A Word", superbe ballade aux accents bluesy sur une bonne partie, qui évoluera vers une veine plus Hard à la faveur d'une accélération de tempo. Le public chante, il est aux anges !
Brian Robertson arrive sur scène, tout de noir vêtu... et en tongs ! La seconde guitare vient apporter plus de puissance, ce qui sied parfaitement à "Emerald", titre assez heavy et d'une redoutable efficacité. Les soli sont parfaits, le duo s'entend à la perfection. La superbe ballade "Still In Love With You" suit, avec au programme émotion, soli cristallins de la paire de guitaristes et toujours Gary au top niveau.
Brian passe le relais à Scott Gorham et la symbiose est de nouveau totale sur "Black Rose", qui nous propose des soli renversants, sur fond de folklore irlandais. Sublime, tout simplement. Puis c'est "Cowboy Song", qui nous montre un public comblé par le spectacle se déroulant devant lui, la bonne humeur est communicative, la maîtrise technique instrumentale est grandiose, d'autant que l'alchimie est incontestable... confirmation éclatante sur l'explosif et tubesque "Boys Are Back In Town" sur lequel le public participe joyeusement.
Enfin, c'est Eric Bell qui arrive sur scène pour "Whisky In The Jar", adaptation d'une chanson traditionnelle irlandaise sur laquelle Gary et Eric se partagent le chant pour le plus grand plaisir des fans, qui seront conviés à chanter également.
Enfin, l'un des titres emblématiques de Gary Moore, "Parisienne Walkways", vient clore le concert. Il est introduit par un extrait de "Old Town", titre se trouvant sur le second album solo de Phil Lynott.
"Parisienne Walkways" était le titre qu'il fallait pour conclure cette soirée, il est en effet le fruit de la collaboration Gary / Phil mais s'avère également être sans doute la composition la plus connue de Gary Moore, au moins pour ses somptueux soli si caractéristiques, quelle que soit l'appartenance musicale. Qui n'en a jamais entendu, au minimum, un extrait ? Gary chante divinement bien, puis c'est sa guitare qui chante, pleure, et puis il y a ce moment culte, avec ce bend qui n'en finit plus... nous sommes face à un état de grâce guitaristique !
Malheureusement le plaisir a toujours une fin et le concert s'achève, Gary et ses potes prennent congé du public qui a passé une soirée mémorable.

Setlist de One Night In Dublin (73') :

01. Walkin' By Myself, de l'album de Gary Moore Still Got The Blues (1990)
02. Jailbreak, de l'album Jailbreak (1976)
03. Don't Believe A Word, de l'album Johnny The Fox (1976)
04. Emerald, de l'album Jailbreak (1976), avec Brian Robertson
05. Still In Love With You, de l'album Nightlife (1974), avec Brian Robertson
06. Black Rose, de l'album Black Rose (1979), avec Scott Gorham
07. Cowboy Song, de l'album Jailbreak (1976), avec Scott Gorham
08. Boys Are Back In Town, de l'album Jailbreak (1976), avec Scott Gorham
09. Whisky In The Jar, du EP Whisky In The Jar (1978), avec Eric Bell
10. Old Town, de l'album The Philip Lynott Album (1982) / Parisienne Walkways, de l'album de Gary Moore Back On The Streets (1978)

Verdict technique du Blu-Ray :

Un concert exceptionnel et inoubliable devait obligatoirement proposer une image et un son à la hauteur.
Franchement, c'est le cas !
- Image : parfaite, lumineuse, montage impeccable.
- Son : trois sources sonores sont présentes. Notons qu'elles sont toutes de qualité, chaque instrument s'exprime à la perfection, le mixage est parfait.
--) LPCM Stéréo : elle est très bonne, équilibrée, mais c'est la moins puissante des trois.
--) DD 5.1 : la plus puissante, tout en restant équilibrée.
--) DTS HD Master Audio : la piste haute définition qu'il fallait inclure car spécifique au support. Au niveau de la puissance, c'est un bon compromis entre les deux autres. On peut déceler légèrement plus de finesse.

Bonus :

- Interviews, avec sous-titres français (25').
On pourra considérer que c'est un peu maigre, mais bon sang que c'est intéressant !
Tout commence par la célébration de Phil Lynott, à travers ce moment émouvant constitué par la découverte de la statue, dévoilée par sa mère. Les différents protagonistes du concert s'expriment ensuite sur Phil et Thin Lizzy, des origines du groupe à la mort de son leader. On y découvre de nombreuses anecdotes, quelques images des répétitions du concert. Ce document est passionnant.

"One Night In Dublin" est indispensable et incontournable pour tous ceux qui aimaient Gary Moore, mais également Phil Lynott et Thin Lizzy. En dehors de l'aspect "perfection" du concert, que le rendu haute-définition sublime (interprétation, image, son), cet enregistrement revêt aujourd'hui pour moi une résonance particulière. Il constitue en effet un hommage à un fantastique chanteur/musicien, qui rendait hommage à un autre fantastique chanteur/musicien.

R.I.P. Gary.

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 24, 2012 2:15 PM MEST


Wild Frontier
Wild Frontier
Prix : EUR 8,24

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hommage à Gary Moore : un incontournable (mais ils le sont tous) de sa période Hard Rock., 10 juillet 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wild Frontier (CD)
La carrière solo de Gary Moore a débuté en 1973, année qui a vu naître l'album Grinding Stone.
"Wild Frontier" (1987) est le huitième opus studio du groupe. Si les albums précédents étaient très bons, il représente, à mes yeux, le second d'une "trilogie de l'excellence", ayant enfanté une véritable pluie de hits, le premier étant Run For Cover et le troisième After The War (qui clôturera la période Hard Rock de Gary).

Sur cet album, outre Gary Moore (chant, guitare), Neil Carter (Wild Horses, UFO ) est en charge des claviers et Bob Daisley (Rainbow, Ozzy Osbourne, Uriah Heep...) est à la basse. Notons qu'il n'y a pas de batteur sur "Wild Frontier", une boîte à rythmes ayant été utilisée.

"Wild Frontier" est un album très mélodique, aux ambiances attrayantes, chaleureuses. Gary Moore y a incorporé des passages fleurant bon le folklore irlandais, les atmosphères celtiques étant parfois de la partie.
"Over The Hills And Far Away" (également présent dans une version plus longue), l'un des (nombreux) tubes de la discographie de Gary, en est l'exemple typique. Deux groupes Metal, très différents, ne s'y sont pas trompés en le reprenant, de bien belle manière, à savoir Nightwish (qu'on ne présente plus) et Thyrfing (groupe suédois de Viking Metal). Deux autres titres incorporeront ouvertement ces passages celtiques bien agréables, à savoir le puissant "Thunder Rising" (pour un court instant) et le déchirant "Johnny Boy", sublime ballade en hommage à Phil Lynott (Thin Lizzy), décédé en 1986.
Et les autres titres me direz-vous ?
Que du bon ! "Wild Frontier" (également proposé dans une version plus longue) est un titre hyper mélodique, aux claviers magistralement utilisés, conférant au morceau une ambiance parfois symphonique du plus bel effet.
"Take A Little Time" est entraînant et constitue l'un des titres les plus "rentre dedans" de l'album (toutes proportions gardées, nous ne parlons pas d'agressivité ou de rapidité !).
"The Loner" est un superbe instrumental dans lequel Gary nous enchante avec ses soli gorgés de classe, de feeling.
"Friday Of My Mind" est une reprise très réussie du groupe Easybeats (combo Rock Australien), elle précède "Strangers In The Darkness", titre très mélodique, à l'atmosphère plaisante.
C'est "Crying In The Shadows" qui clôture l'album, en douceur, ce titre calme contient des passages plutôt "popisants" au moment des refrains, en particulier au niveau des choeurs.

L'édition remasterisée, sortie en 2003, propose trois titres bonus.
"The Loner" et "Friday Of My Mind" (versions étendues) et "Out In The Fields" (live).

Deux ans après le magnifique "Run For Cover", "Wild Frontier" continue sur cette lancée qui voit Gary Moore proposer des albums variés et accrocheurs. "Wild Frontier" combine à la perfection quelques remarquables ambiances celtiques et un Hard Rock très mélodique de haute qualité.
Deux ans plus tard arrivera la dernière perle de l'époque Hard Rock de Gary Moore, "After The War".

Tracklist de Wild Frontier :
01. Over The Hills And Far Away
02. Wild Frontier
03. Take A Little Time
04. The Loner
05. Friday On My Mind
06. Strangers In The Darkness
07. Thunder Rising
08. Johnny Boy
09. Over The Hills And Far Away (12" Version)
10. Wild Frontier (12" Version)
11. Crying In The Shadows

Titres bonus (édition remasterisée de 2003) :

12. The Loner (Extended Mix)
13. Friday On My Mind (12" Version)
14. Out In The Fields (Live)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 20, 2016 11:50 AM CET


After The War
After The War
Prix : EUR 8,24

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hommage à Gary Moore : l'ultime album de sa période Hard Rock., 10 juillet 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : After The War (CD)
"After The War" est le neuvième album studio de Gary Moore.
Après les deux excellents Run For Cover et Wild Frontier, il marque la fin de sa période Hard Rock, la suite étant axée sur le Blues et le Blues Rock.

Gary s'appuie sur la même équipe que sur "Wild Frontier", mais avec une différence de taille puisqu'il intègre Cozy Powell (Whitesnake, MSG, Black Sabbath, Rainbow...), qui sera le seul album de Gary Moore auquel il participera. Exit donc la batterie programmée et bienvenue à Cozy !
Le line-up se compose donc de Gary Moore (chant, guitare), Neil Carter (claviers, Wild Horses, UFO), Bob Daisley (basse, Rainbow, Ozzy Osbourne, Uriah Heep...) et Cozy Powell (batterie).

La première constatation, à l'écoute de l'album, est que nous naviguons dans un Hard Rock Mélodique globalement plus direct que sur "Wild Frontier", mais cependant toujours aussi varié et inspiré. Ajoutons à cela une interprétation top niveau (mais avec une telle Dream Team, comment pourrait-il en être autrement !) et nous obtenons un album majeur du groupe !

Venons-en maintenant spécifiquement au contenu de l'album.
Après le court "Dunluce (Part 1)", aux touches celtiques, dans lequel Gary installe une atmosphère calme, reposante, "After The War", chouette brûlot Hard déboule, avec ses claviers très présents, avant que "Speak For Yourself", titre plus "agressif", heavy et orienté guitare, ne vienne nous faire nous demander si "After The War" ne va finalement pas nous proposer une facette bien "rentre dedans" du talent de Gary Moore.
"Livin' On Dreams" est plutôt Heavy / Rock, s'éloignant fortement de l'ambiance déployée lors des deux titres précédents, il vient infirmer cette interrogation, confirmant par la même occasion que Gary propose toujours beaucoup de diversité au sein de ses albums.
"Led Clones", sur lequel Ozzy Osbourne vient poser ses vocaux, constitue une attaque contre les groupes s'inspirant trop fortement de Led Zeppelin (en l'occurrence Kingdom Come). Le tempo est globalement lent (mais on a toutefois quelques "accélérations"), Ozzy est parfait, l'ombre de Led Zep plane naturellement au-dessus de la composition ("Kashmir").
Le sublime instrumental "bluesy The Messiah Will Come Again" (reprise du bluesman américain Roy Buchanan) suit, gorgé de feeling et d'émotions, il précède "Running From The Storm", titre nous dirigeant vers un Hard / Heavy d'une efficacité incontestable.
"This Thing Called Love" est un morceau très rythmé, qui fait un peu penser à une rencontre Gary Moore / Van Halen, il précède le très sympa "Ready For Love" et le somptueux "Blood Of Emeralds", qui incorpore des éléments Folk irlandais. "Dunluce (part 2)" vient conclure l'album, reprenant là où la première partie s'était achevée.

L'édition remasterisée de 2003 comporte quatre titres supplémentaires.
Une reprise de "Emerald", l'une des (nombreuses) pépites de Thin Lizzy et trois morceaux live, "Over The Hills And Far Away", "Military Man" et "Wild Frontier".

Mes albums préférés de Gary Moore sont issus de sa période Hard Rock et "After The War" est l'ultime représentant de cette époque. Tout comme c'était le cas sur ses deux remarquables prédécesseurs ("Run For Cover" et "Wild Frontier"), "After The War" est un incontournable de la discographie de Gary Moore.

Tracklist de After The War :
01. Dunluce (Part 1)
02. After The War
03. Speak For Yourself
04. Livin' On Dreams
05. Led Clones
06. The Messiah Will Come Again
07. Running From The Storm
08. This Thing Called Love
09. Ready For Love
10. Blood Of Emeralds
11. Dunluce (Part 2)

Titres bonus (édition remasterisée de 2003) :

12. Emerald (reprise de Thin Lizzy)
13. Over The Hills And Far Away (Live)
14. Military Man (Live)
15. Wild Frontier (Live)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 20, 2016 11:51 AM CET


Kairos
Kairos
Prix : EUR 21,48

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le retour du GRAND Sepultura !!, 30 juin 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kairos (CD)
1984 : naissance de Sepultura, groupe de Thrash Metal originaire du Brésil.
1986 - 1996 : période pendant laquelle six albums sortiront avec, au chant, Max Cavalera (Soulfly, Cavalera Conspiracy).
Puis Max quittera le groupe. Après les claques Chaos A.D (1993) et Roots (1996), autant vous dire que j'étais inquiet (comme tous ceux qui aimaient le groupe) quant à la suite de la carrière du combo...
Igor Cavalera (batterie), Andreas Kisser (guitare) et Paulo Jr (basse) se mirent donc en quête d'un nouveau vocaliste, qu'ils trouveront en la personne de Derrick Green.
1998 - 2009 : période durant laquelle cinq albums sortiront.
Malheureusement, ce que j'appréhendais se produisit, je n'accrochai pas à Against (1998), me disant alors que ses deux remarquables prédécesseurs étaient bien loin.
Si les éléments traditionnels, inclus à la musique du groupe depuis Chaos A.D, n'étaient pas abandonnés, j'étais bien moins sensible à la musique proposée, peut-être, notamment, en raison d'un certain manque d'affinités avec le chant de Derrick.
Même si mon intérêt était loin d'être optimal, je ne me suis pas ennuyé à l'écoute des albums de cette période, qui contenait de bonnes compositions. Mais je n'ai jamais retrouvé la magie inhérente à l'époque Max Cavalera.
On notera qu'Igor a quitté le groupe (remplacé par Jean Dolabella, qui n'a rien à lui envier !) après Dante XXI (2006) et qu'il a fondé Cavalera Conspiracy avec Max (2007). Les deux frangins étaient donc de nouveau réunis, laissant donc Sepultura sans ses membres fondateurs (mais toujours avec Paulo Jr, désormais seul membre originel).

Et puis, "Kairos", sixième album avec Derrick et concept album sur le temps, arriva...
Bon, pour être franc, en abordant ce nouvel opus, je ne me faisait pas beaucoup d'illusions. Le dernier grand album du groupe ayant été "Roots", je ne m'attendais pas à un enthousiasme débordant.
Avant d'appuyer sur la touche « play », j'ai abordé l'album en me disant, comme d'habitude depuis "Against" : « Ce sera sans doute un album sympa, mais il risque de ne pas être souvent écouté »... et puis j'ai appuyé sur la touche « play »...

J'ai été conquis par la qualité de "Kairos" dès de la première écoute. Bien entendu, me direz-vous, il arrive qu'un album ait une durée de vie peu importante. On peut l'adorer puis, après quelques écoutes, le ranger pour ne plus le ressortir.
J'en suis à six écoutes, et je peux dire que "Kairos" est un album que j'ai envie de réécouter aussitôt après l'avoir écouté, il n'y a aucune lassitude à l'horizon.

"Kairos" est le premier album de Sepultura pour Nuclear Blast, on peut dire que la formation a fêté dignement cette signature, celui-ci étant le meilleur (et de loin) du groupe depuis "Roots".
De plus, cerise sur le gâteau, il est rehaussé par une production haut de gamme signée Roy Z (Judas Priest, Halford, Bruce Dickinson...), lequel donne toute latitude aux instruments pour s'exprimer et donne une puissance considérable à l'album.

"Kairos" est une bombe Heavy / Thrash d'une intensité ravageuse (sans avoir besoin pour cela d'œuvrer dans des tempi rapides). Assez sombre et direct, Sepultura se concentre sur l'efficacité de sa musique, et cela fonctionne à merveille ! Pour moi, Sepultura vient de renaître !

L'album nous accueille avec "Spectrum". Le début est génial, on a une montée en puissance progressive qui aboutit à des vocaux gutturaux sombres. Heavy, assez lent, riffs très accrocheurs, de souvenir, c'est le meilleur titre de l'ère Green que j'ai entendu du groupe.
Si la suite est du même acabit, ce sera le pied !
Et bien oui, le titre éponyme est dans la lignée, très heavy, il inclut une longue et excellente plage instrumentale avec un bon soli au milieu.
Et ensuite ? Même chose, que du bon !
Outre la formidable production, l'interprétation est également irréprochable : batterie surpuissante, excellents soli et impeccable prestation vocale de Derrick, parfait de bout en bout (pour moi, sa meilleur prestation depuis son arrivée dans le groupe).
Avec "Kairos", je me sens comme projeté vers cette époque durant laquelle Sepultura nous abreuvait de titres lumineux, puissants et toujours inspirés. Oui, on ressent des réminiscences liées à ce glorieux passé (par exemple, "Relentless" et ses aspects "Refuse / Resist").
Qualitativement, l'album est homogène, il est difficile d'extirper un morceau de cette petite merveille, qui navigue très majoritairement dans des eaux mid-tempo. Cependant, on trouve deux titres pas avares en accélérations dévastatrices ("Mask", "No One Will Stand").
La compo la plus originale de "Kairos" est "Structure Violence (Azzes)", dans laquelle Sepultura meets Les Tambours Du Bronx. L'ambiance est particulière, les percussions et les samples sont du voyage pour nous offrir un bon morceau Indus / Thrash.
Notons la présence de quatre interludes ("2011", "1433", "5772" et "4648"), naturellement dispensables mais établissant un lien entre les titres.
Deux reprises (très réussies) sont également de la partie au sein de "Kairos". Il s'agit de "Just One Fix" (Ministry) et de "Firestarter" (The Prodigy), que Sepultura s'approprie à la perfection.

Après m'être complètement immergé dans "Kairos", le mot qui correspond le mieux à mon état d'esprit concernant l'album est « impressionnant ».
JAMAIS je n'aurai imaginé que j'aimerai autant un album du groupe après la défection de Max il y a quinze ans.
"Kairos" est pour moi une immense surprise, un grand moment dans la carrière du groupe... que je souhaite ardemment voir continuer d'évoluer dans cette voie !
En attendant, je vous recommande de vous ruer sur "Kairos", qui fera, à n'en point douter, partie des opus incontournable de Sepultura !

Tracklist de Kairos :
01. Spectrum
02. Kairos
03. Relentless
04. 2011
05. Just One Fix (reprise de Ministry)
06. Dialog
07. Mask
08. 1433
09. Seethe
10. Born Strong
11. Embrace The Storm
12. 5772
13. No One Will Stand
14. Structure Violence (Azzes)
15. 4648
16. Firestarter (reprise de The Prodigy, titre bonus de l'édition limitée)
17. Point Of No Return (titre bonus de l'édition limitée)

Indiquons pour finir que l'édition limitée contient également un DVD bonus incluant le making of de l'album.

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 13, 2011 12:21 AM MEST


Magnisphyricon
Magnisphyricon
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 12,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une belle réussite !!, 8 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magnisphyricon (CD)
Sons Of Seasons nous vient d'Allemagne, ce groupe a été fondé en 2007 par Oliver Palotai (clavieriste de Kamelot).
"Magnisphyricon" est le second album du groupe, le premier se nommant Gods of Vermin Ltd edition (2009).

En premier lieu, je commencerai par dire que la première écoute ne m'a pas emballé. En effet, je n'ai pas vraiment accroché, ne parvenant pas à entrer dans le paysage musical qui m'était proposé. Pourtant, le Heavy Symphonique à tendance Prog, même sombre comme c'est le cas en l'occurrence... j'aime beaucoup !

Et puis, peut-être à la faveur d'un état d'esprit plus enclin à donner une chance à l'album, je l'ai écouté une seconde fois. J'ai alors commencé à entrer dans "Magnisphyricon". Mais c'est à partir de l'écoute suivante que j'ai définitivement accroché. Dans "Magnisphyricon", on trouve naturellement quelques influences Kamelot, ceci étant renforcé par certains vocaux d'Henning Basse (Metalium), pouvant parfois rappeler ceux de Roy Khan.
L'univers musical dépeint ici est assez riche et diversifié, les titres ne sont pas directs, immédiats, il faut du temps pour s'y adapter (ou pas). Quant à Henning, il varie énormément son chant, s'adaptant ainsi aux diverses facettes et ambiances de l'album, passant de vocaux doux à d'autres plus agressifs, voire gutturaux.

Entrons maintenant dans cet opus.
Après "Magnisphyricon : Temperance", une intro orchestrale sombre, incluant des choeurs, qui aurait parfaitement sa place dans un film fantastique, le rythmé "Bubonic Waltz" nous immerge dans ce style Heavy Symphonique Mélodique avec aspects Prog, qui fait immédiatement penser à Kamelot. Henning est au top, les guitares sont tranchantes, les éléments orchestraux parfaitement agencés, l'album commence bien !
"Soul Symmetry" est bien plus sombre et saccadé dans les rythmiques, le refrain est excellent (comme souvent sur l'album), Henning, en fin de titre, après un solo de clavier, pose quelques vocaux gutturaux bien sentis. Quant à l'agréable "Sanctuary", avec son piano magistralement utilisé, il est rehaussé par la présence de Simone Simons (Epica).
Au très sombre "Casus Belli 1 : Guilt's Mirror" succède le très court "Magnisphyricon : Adjustement", avec son orgue et ses vocaux parlés.
"Into The Void", avec ses rythmiques saccadées et son accélération de tempo lors du refrain, est un titre efficace qui change d'orientation vers le dernier tiers, pour proposer des passages atmosphériques et acoustiques, puis prog (avec un excellent solo de guitare) de haute tenue, avant de finir de manière plus traditionnelle.
Pas de surprise avec "A Nightbird's Gospel", dans le sens où l'ambiance est toujours sombre tout en demeurant mélodique, Henning enfonçant le clou avec son chant décidément particulièrement efficient, diversifié, voire théâtral.
"Tales Of Greed" s'ouvre sur un tempo rapide et lourd puis, tout en variant les plaisirs, s'aventure fréquemment dans des contrées speed.
"Lilith" démarre comme un titre typiquement prog, puis ce sont rythmiques saccadées, éléments orchestraux et passages plus agressifs qui viennent s'ajouter, faisant de ce morceau un moment hautement intéressant de plus. "Casus Belli 2 : Necrologue To The Unborn", et son long passage instrumental très mélodique, est une chouette pièce Sympho/Prog ; "Magnispyricon : The Aeon" et ses doux choeurs féminins lui succède, introduisant "1413", nouvelle excellente et riche compo Heavy/Sympho/Prog dont le groupe a le secret !
Enfin, la magnifique ballade (au piano) "Yesteryears" (impeccable duo Oliver / Henning) vient clore l'album.

Comme je l'ai déjà indiqué, "Magnisphyricon" est un album que j'ai dû apprivoiser. Aujourd'hui, je peux dire qu'il constitue pour moi une belle réussite. Inspiré, puissant, mélodique et bénéficiant d'une production haut de gamme, il ne révolutionnera certes pas le genre mais constitue un opus fortement recommandable à tous ceux qui affectionnent le style !

Tracklist de Magnisphyricon :
01. Magnisphyricon : Temperance
02. Bubonic Waltz
03. Soul Symmetry
04. Sanctuary
05. Casus Belli 1 : Guilt's Mirror
06. Magnisphyricon : Adjustement
07. Into The Void
08. A Nightbird's Gospel
09. Tales Of Greed
10. Lilith
11. Casus Belli 2 : Necrologue To The Unborn
12. Magnisphyricon : The Aeon
13. 1413
14. Yesteryears

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 17, 2011 3:47 PM MEST


The lay of thrym ltd edition
The lay of thrym ltd edition
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 11,26

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tyr évolue, tout en restant reconnaissable entre mille !!, 8 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The lay of thrym ltd edition (CD)
Tyr est un groupe originaire des Îles Féroé, fondé en 1998. "The Lay Of Thrym" est le sixième album de cette formation qui propose un Folk Metal incluant des éléments progressifs.

La musique pratiquée n'incorpore pas d'instruments traditionnels ou de claviers, seule la section Metal est à l'oeuvre.
Vocaux fascinants, excellents choeurs, ambiances folk, épiques et progressives, titres heavy, soli de grande qualité, production impeccable, voici la recette gagnante du groupe (pour ceux qui n'y sont pas hermétiques naturellement).
Avec le précédent album, By the Light of the Northern Star (2009), Tyr avait opté pour une approche plus directe de sa musique, donnant par conséquent plus de pêche aux compositions. J'ai apprécié cette voie, faisant même de cet opus mon préféré de la discographie de Tyr.
"The Lay Of Thrym" allait-il confirmer cette tendance ?

Et bien la réponse est "oui"... et cette voie est même renforcée !
Bien entendu, on reconnait, dès les premières mesures de "Flames Of The Free", la patte Tyr. Le groupe poursuit son voyage bordé d'eaux heavy, épiques et progressives, avec l'incursion d'excellents soli, et continue de nous régaler de ses formidables vocaux.
Cependant, et même si le combo ne révolutionne pas son style, il poursuit son évolution. Le mot-clé de cet album est "pêche". En effet, Tyr, à travers des compositions puissantes et accrocheuses, a décidé d'explorer de manière assez approfondie son côté heavy mélodique, à la sauce speed, évidemment gorgé de mélodies Folk. L'efficacité des titres est donc renforcée par des accélérations plus ou moins intenses sur la totalité des titres (même sur la semi-ballade "Evening Star").

Certains regretteront l'époque où les aspects progressifs et épiques étaient mis en avant, au travers de compositions plus longues, plus complexes. "The Lay Of Thrym" est la confirmation que cette époque est (pour l'instant ?) révolue. Tyr simplifie son propos (mais entendons-nous bien, sa musique n'est pas simpliste !), choisissant un aspect rentre-dedans assez marqué, très plaisant, qui accroche immédiatement l'oreille et se bonifie au fil des écoutes.

Tracklist de The Lay Of Thrym :
01. Flames Of The Free
02. Shadow Of The Swastika
03. Take Your Tyrant
04. Evening Star
05. Hall Of Freedom
06. Fields Of The Fallen
07. Konning Hans
08. Ellindur Bondi A Jadri
09. Nine Words Of Lore
10. The Lay Of Thrym

Bonus :
11. I (reprise de Black Sabbath)
12. Stargazer (reprise de Rainbow)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 8, 2011 3:40 PM MEST


Stenka na stenku
Stenka na stenku
Prix : EUR 15,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent... comme toujours !!, 8 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stenka na stenku (CD)
Après un somptueux Goi, Rode, Goi !, Arkona nous revient avec un EP fort intéressant, absolument indispensable puisqu'il apporte sa pierre à l'édifice discographique, hautement qualitatif, du groupe. Les Russes, emmenés par une Masha toujours au top, nous ont donc concocté un programme alléchant avec, au menu, trois inédits (un peu trop courts à mon goût), une version acoustique et deux reprises.

"Stenka Na Stenku", qui ouvre le bal, est enlevé, plaisant, les instruments non Metal sont, comme d'habitude, magistralement intégrés (accordéon, flûte...).
"Valenki" lui succède et l'ambiance festive, dansante, est de nouveau à l'honneur, avec quelques ralentissements (rehaussés par un chant se faisant alors quelque peu mélancolique)... laissant place à des accélérations de tempo jouissives !
Après une remarquable version acoustique de "Goi, Rode, Goi !", place à l'excellent "Skal", qui voit Freki (chanteur de Varg) intervenir.
On finit avec les deux reprises, franchement enthousiasmantes, tirées de l'univers Folk Metal. Inutile de préciser qu'Arkona se montre très convaincant et à l'aise dans cet exercice !
"Duren'" est à l'origine une composition du groupe de Pagan Folk Russe Svarga, et c'est sans problème ni surprise qu'Arkona s'approprie le titre, dans la lignée de ses travaux.
"Noviy Mir" est une reprise de Shaman, groupe bien connu puisqu'il est le premier nom des Finlandais de Korpiklaani (l s'agit d'un single sorti en 1998). Le morceau est dans une tonalité atmosphérique, mélancolique, le refrain (et ses "Oh ! Oh ! Oh !"), bien plus rythmé, tranchant avec cette tendance.

Bref, avec "Stenka Na Stenku", Arkona nous offre un nouvel opus incontournable qui ravira, à n'en point douter, les fans !

Tracklist de Stenka Na Stenku :
01. Stenka Na Stenku
02. Valenki
03. Goi, Rode, Goi ! (Version acoustique)
04. Skal, avec la participation de Philipp Seiler (Freki), de Varg
05. Duren' (reprise de Svarga)
06. Noviy Mir (Odda Máilbmi) (reprise de Shaman)

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20