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Contenu rédigé par Coin-coin le t...
Classement des meilleurs critiques: 8.133
Votes utiles : 1394

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Commentaires écrits par
Coin-coin le trekkie "Lol_O" (France)

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Journal d'un vieux dégueulasse
Journal d'un vieux dégueulasse
par Charles Bukowski
Edition : Poche
Prix : EUR 6,60

11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Charles Bukowski: Naissance d'un génie, 5 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal d'un vieux dégueulasse (Poche)
Déposé sur le pas de la porte, cet ouvrage paraitra, pour les intégristes de la bonne morale, comme une mauvaise blague engendrée par une bande de garnements boutonneux. L'étron fumant d'un chat caché sous la une d'un journal froissé auquel ils auraient mis le feu. Bigotes, bonnes mères de familles et vieillards encapuchonnés portant une large croix de bois autour du cou risquent la crise cardiaque devant tant de rots, de pets, de sang et de sperme. Bukowski, c'est un peu de ça mais tellement d'autres choses aussi. Derrière ce personnage atypique que certains on vite relégué comme l'un des grands pontes de la "beat generation", Buck révèle ici et là ses faiblesses, ses rancœurs, ses amour et ses haines. Nombreuses sont ces dernières. Le constat qu'il fait de la société dont vit cet immigré originaire d'Allemagne fait froid dans le dos. Tout le monde en prend pour son grade. Comme un adolescent il couche sur papier ce que d'autres expriment par le geste ou la pensée. Lui use de ce talent immense dont il sait alors faire preuve en écrivant. Il ne mâche pas ses mots. N'use d'aucun détour. File droit dans le mur. Une pute est une pute. La merde avec lui ne sent jamais la rose.

Bukowski était un écrivain, un poète, un marginal, un alcoolique. Il aimait les femmes et savait leur rendre hommage. Il aimait aussi beaucoup l'alcool. Il a su nous le prouver à tous un soir, à la télé, devant les invités éberlués de Bernard Pivot. Il n'avait sans doute pas plus de tabous que de quoi vivre comme ces auteurs qu'on ne cesse jamais d'encenser mais qui n'ont pas le dixième de son talent. "Le Journal d'un vieux dégueulasse", c'est la naissance d'un écrivain. D'un mythe. Qui s'est éteint mais dont l'œuvre toute entière restera à jamais comme l'une des expériences littéraires les plus marquantes.


Strange Weather, Isn'T It ?
Strange Weather, Isn'T It ?
Prix : EUR 13,58

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 WARPCD197, 2 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strange Weather, Isn'T It ? (CD)
"strange weather, isn't it?" est le quatrième effort de l'ensemble "!!!"(à prononcer comme bon vous semble et selon votre humeur), et le troisième à sortir chez WARP. A géométrie variable (départ de certains membres du groupe et décès de deux d'entre eux), Chk Chk Chk propose toujours cette même musique festive, rock et electro. Si l'ensemble se révèle évidemment très plaisant à écouter, le groupe pèche quelque peu par excès de mimétisme. En effet, l'album est en tout point comparable aux précédents ce qui, je trouve, lui donne moins de saveur qu'à ces derniers. Pas de surprise donc et même s'il faut l'avouer l'ensemble des neuf titres (oui je sais, c'est peu) qui constituent ce "strange weather, isn't it?" se révèle pour certains assez prenants ("Steady As The Sidewalk Cracks" pour ne citer que celui-ci), la monotonie se fait ressentir après seulement quelques écoutes...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 16, 2010 8:49 PM MEST


International Peoples Gang 0006 [Import anglais]
International Peoples Gang 0006 [Import anglais]
Prix : EUR 16,34

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 EM:T 0006, 29 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : International Peoples Gang 0006 [Import anglais] (CD)
Avant de rependre chronologiquement la minimaliste discographie "EM:T", présentation du second album d'International People Gang, dernière de mes acquisitions du label. Contrairement aux premières impressions que pourrait laisser présager un si énigmatique pseudo, derrière International People Gang ne se planque pas un obscures groupe Hip-Hop mais bien un duo talentueux de producteurs ambient. Martyn Watson & Ric Peet.

Il faut d'abord avouer que la pochette est sans doute la moins attrayante proposée jusqu'à aujourd'hui. Habituellement confiées aux talentueux Designers Republic, cette dernière est l'œuvre d'un certain Paul Heayney et semble figurer, si on la compare à celle du tout premier album du duo ("3395"), une étoile de mer stylisée. Après avoir connu de gros soucis financiers en 1998, le label a su se relever de ses cendres pour renaître cinq années plus tard... Avant de disparaitre cette fois-ci, et visiblement pour de bon, en 2006.

"0006" reste donc jusqu'à aujourd'hui, le dernier témoignage d'un label culte capable d'offrir aux fans d'ambient, des œuvres absolument remarquables.
En ouverture "This One" propose un mélange d'ambient et d'electro en accord parfait avec ce que proposent habituellement Watson et Peet. Exit les rythmes tribaux. Les ethnies proposées ici sont bien de chez nous. L'exotisme semble, à cette période triste pour EM:T (qui nous avait habitué à plus d'expérimentation (Natural Language et son très curieux "0098"), renvoyé aux calendes grecques.
"Stretch" est une merveilleuse balade ambient qui trouble aux travers d'une mélancolique mélodie et d'un sample dont il est difficile de comprendre l'origine mais qui ressemble à s'y méprendre à une voix plaintive malmenée par un quelconque logiciel informatique.
"Ac Harmonic" enchaine sa complainte de manière si homogène qu'en fermant les yeux on croit y déceler l'évolution naturelle de "Stretch".
Interludes de deux minutes et quarante-trois secondes, et d'une minute quarante-deux, "Myopic" et "Waiting Room" nous ramènent à l'age d'or du label.

A l'écoute du reste de l'album, on réalise finalement qu'il n'y a que très peu d'innovations si l'on tient compte du fait qu'il date de 2006. On comparaison de beaucoup d'autres artistes, International People Gang propose une musique assimilable dès la première écoute et qui ne vise en aucun cas les charts IDM et Electronica.

Reste que l'ensemble se révèle en tout point agréable à écouter et parfait en fond sonore lors des grands nettoyages de printemps.

Sauf qu'aujourd'hui l'été laisse peu à peu sa place à l'automne. C'est alors que l'album délivre sa vraie richesse. Le mélange entre instruments acoustiques et électroniques est homogène. C'est sans doute lorsque les pluies seront les plus fortes qu'il sera bon de rester enfermé, allongé sur un divan, un sofa, et de se laisser bercer par ce "0006".


em:t 3394
em:t 3394

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 EM:T 3394, 27 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : em:t 3394 (CD)
Faisant suite à l'excellent album de Qubism sobrement intitulé "2294", cette seconde compilation du rarissime label EM:T dont la pochette arbore une superbe reinette (marque de fabrique du label, dont chaque album se pare d'une photo animalière) aborde un thème qui lui est cher depuis sa toute première parution (qui alors, n'est vieille que de trois galettes): L'ambient.

Pas mal de parfaits inconnus sont présents ici. Du moins, pour ceux qui comme moi à, l'époque (et encore aujourd'hui), ne connaissaient de l'ambient que celui du précurseur Brian Eno, de l'émouvant et tout à la fois glaçant Richard D. James (Aphex Twin), et du fameux duo Future Sound Of London.

Sine reste donc pour moi un parfait inconnu, et ce n'est pas en écoutant son "What's On Your Mind" que l'on en apprend davantage sur celui qui se cache derrière ce pseudo. Sa musique, elle, est bien la mouvance proposée à l'époque. Soit une musique plutôt deep et parfois même tribale.
David Toop en rajoute dans l'environnemental, si bien que l'on pense très vite au génial Woob, qui propose des plages en tout point communes à ce "Mud & Quartz". Une voix arabisante samplée, un rythme tribal (indien? Africain?), un riff de guitare façon Popol Vuh et des nappes profondes et obscures font de ce titre une œuvre dont on se délecte avec plaisir.
"Saguaro",démarre sous de faux airs blues. Le soleil est de plomb, la route longue et pavée de pièges. Il y a un mystère derrière tout ça. Bien qu'invisible, la zone 51 n'est pas loin. Pourtant, les seuls miradors visibles sont d'immenses cactus au sommet desquels trônent de vieux corbacs poussiéreux et tout de noir vétus. Le titre est construit comme une intro longue de plus de cinq minutes, qui, jusqu'à son dénouement, nous laisse perplexes.
Bad data et son "Borders" reste le titre le moins passionnant de cette compilation, donc rien à dire de précis dessus.

La seconde moitié de cette superbe galette démarre avec le "Blood" de Voodoo Warriors Of Love. Ici, et contrairement aux premières impressions, on ne navigue pas au cœur d'une cérémonie tribale et sacrificielle. John Crossley et Patcee Francis ajoutent quelques BPM et des instruments classiques aux sempiternels tambours, comme cette batterie visiblement jouée live.
Gas et son "Microscopic" sont attendus au tournant. D'autant plus que la prochaine sortie prévue alors à l'époque est son tout premier album. Ces neuf minutes quarante-huit sont véritablement jouissives, d'abord parasitées par de micro-samples organiques avant que ne survienne une nappe magnifique relativement angoissante, voire, troublante. On exulte devant la froide beauté de l'ensemble en espérant que la suite sera à l'avenant. Et c'est le cas, au beau milieu du morceau parvient à nous entrainer un beat "volé" au quatuor Kraftwerk. Une merveille qui à elle seule vaut l'acquisition de cette compilation ("Microscopic" sera l'année suivante intégré dans l'album "0095" de Gas).

L'album se clôt sur les titres de deux groupes (International People Gang et Miasma) qui bientôt, eux-mêmes, connaîtront sur EM:T, les joies du long format...


Woob
Woob

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 EM:T 1194, 17 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Woob (CD)
Lorsque sort en 1994 ce "1194" de Woob, le label EM:T en est encore quasiment à ses premiers balbutiements. Quelques temps plus tôt est sortie la compilation Emit 0094, regroupant des artistes divers mais dont les œuvres sont chaque fois touchées par la grâce de mélodies subtiles assimilables à de l'ambient ethnique. Genre qui trouve sa pleine mesure avec ce tout premier album de WOOB, groupe qui donnera une suite à ce petit chef-d'œuvre un an plus tard avec le superbe album "WOOB²4495".

La musique de WOOB se pare de nappes absolument magnifiques baignées dans un environnement tantôt sauvage, tantôt urbain. Les plages sont suffisamment longues et homogènes pour plonger l'auditeur dans un bain exquis duquel il devient alors difficile de s'extraire tant le voyage proposé est extraordinaire. Inutile bien évidemment de préciser que cela s'écoute d'abord au casque car pour pouvoir savourer l'extrême raffinement des compositions, mieux vaut se prémunir des sons parasites extérieurs.

Une chose encore se révèle elle aussi extrême. C'est la grande difficulté qui réside dans l'acquisition des productions EM:T. Il n'existe en effet que peu de sites proposant l'achat de la plupart des albums produits depuis maintenant plus de quinze ans par le label. Et lorsqu'on a la chance alors de tomber sur l'un d'entre eux, il faut parfois se délester de pas mal de dizaines d'euros. Ce qui, pour ce "1194" superbe, se révèle être une évidence. Amazon le propose en occasion au prix de 52,33 euros. Ce qui est relativement raisonnable au vu de la rareté de l'objet.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 27, 2010 8:39 PM MEST


The Tenant (Le Locataire) [Import USA Zone 1]
The Tenant (Le Locataire) [Import USA Zone 1]
DVD ~ Isabelle Adjani

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Polanski - Adjani - Douglas, 13 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tenant (Le Locataire) [Import USA Zone 1] (DVD)
Trelkovsky (interprété par Polanski lui-même), petit immigré polonais timide et introverti s'installe à Paris dans un vieil immeuble cossu après que l'ancienne locataire de l'appartement se soit apparemment jetée par la fenêtre. Il devra, avant de pouvoir poser ses valises, attendre que Simone Choule, la suicidée, décède car en fait, elle est clouée sur un lit d'hôpital dans le coma. Trelkovski, intrigué, aura l'occasion, de lui rendre visite et fera là-bas, connaissance avec une amie de Choule, Stella (Isabelle Adjani), jeune femme extravertie au comportement ambigu mais que le jeune homme trouvera assez vite à son goût. Peu de temps après, la locataire suicidée mourra et alors, Trelkosky pourra enfin s'installer dans le vieil appartement.

La vie semble suivre son cours au travail, dans un bar, en société, rien ne semble devoir troubler la vie bien réglée de Trelkovsky si ce n'était le jeu étrange auquel s'adonnent les autres locataires de l'immeuble quand vient la nuit, dans les toilettes installées sur le palier et donnant directement sur la fenêtre du salon du jeune polonais. Pendant des heures, immobiles, ils semblent être les personnages d'un effroyable tableau vivant... Après avoir reçu des amis chez lui pour la pendaison de crémaillère, le propriétaire de l'immeuble fait savoir à Trelkowsky que tout bruit est proscrit dans l'immeuble. Alors, le jeune homme, si réservé, se fera un devoir de s'y fondre pour ne plus faire parler de lui... Après quelques temps, la vie semble reprendre un cours normal pour le jeune homme jusqu'au jour ou il tombe sur des affaires de l'ancienne locataire enfermées dans une vieille armoire.Des vêtements, du maquillage, vestiges d'une vie qui s'est éteinte. Et même une dent, enfoncée dans le mur derrière le meuble, protégée par une fine épaisseur de coton. Dès lors, tout ira très vite. Après avoir reçu en pleine nuit la visite d'une locataire dont la fille handicapée semble gêner les autres habitants de l'immeuble,Trelkowsky, après avoir refusé de signer une pétition visant à chasser la femme et son enfant, sera la nouvelle victime des locataires qui sembleront vouloir le pousser au suicide comme ce fut le cas pour Simone Choule. Il finira même par se persuader que tous le monde le pousse à "devenir" Simone Choule et après avoir acheté une perruque, vêtu des vêtements de l'ancienne locataire et maquillé à outrance, il passera des nuits entières à roder dans son appartement, vivants de fantasmes et de visions terrifiantes...

Après "Repulsion" et "Rosemary's Baby", deux autres grands classiques du cinéma, Polanski aborde pour la troisième fois le sujet du cloisonnement. Il enferme à nouveau son personnage dans un appartement et développe chez lui la part d'ombre qu'il avait jusque là réprimée. Ses angoisses et ses peurs alors se révèlent dans un jeu d'acteur époustouflant le menant au paroxysme de la paranoïa. Le film baigne dans une ambiance fantastique qui remet toujours en question notre compréhension du sujet mais aussi du personnage et de ce qui l'entoure. On se demande souvent ou est la part d'imaginaire, si le personnage est victime de ses propres peurs ou simplement de la constante volonté de ses colocataires à vouloir lui nuire. Évidemment, quand viendra le dénouement tout s'éclaircira dans un feu d'artifice qui encore aujourd'hui impressionne. Ce qui marque au premier abord, c'est la maîtrise du sujet.On finit par croire que ce que vit le personnage campé par Polanski n'est que la transposition cinématographique d'une existence vécue par le cinéaste. Tout concorde pour faire du Locataire, un chef-d'œuvre inégalable. La bande originale, composée par Philippe Sarde participe à l'ambiance exceptionnelle du film. Le scénario, alambiqué tout en étant d'une limpidité exemplaire, pousse le spectateur à accompagner le héros jusqu'au dénouement. La mise en scène, prodigieuse et sans faux accords force le respect.

Une vraie leçon de cinéma...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 4, 2010 2:19 PM MEST


Répulsion
Répulsion
DVD ~ Catherine Deneuve
Proposé par discover.store
Prix : EUR 7,19

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Polanski - Deneuve, 12 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Répulsion (DVD)
Onze années avant son "Locataire" d'anthologie, Roman Polanski réalise d'après un scénario de Gérard Brach et de lui-même ce qui semble être une ébauche de son futur classique. "Répulsion" expose au yeux de tous la lente descente aux enfers d'une jolie jeune femme Carole Ledoux, bien sous tous rapports, esthéticienne, et qui vit dans un petit appartement de Londres avec sa sœur Hélène dont le fiancé s'amuse à titiller l'esprit tourmenté de notre jeune héroïne.

Après chaque journée de travail, Carole frôle les murs, le visage fixé vers le sol, comme coupée du monde et voulant s'assurer qu'aucun regard d'homme n'est plongé vers elle. Et peut-être surtout pas celui de ce jeune homme qui sans cesse la relance pour avoir un rendez-vous avec elle. Un monde dans lequel elle ne semble pas avoir sa place, dans lequel elle ne se reconnait pas. Sa fragilité la rends vulnérable aux regards des hommes qui la convoitent et surtout de ceux qui la fantasment.Son univers, le seul dans lequel elle se reconnaît, c'est ce petit appartement dans lequel sa sœur joue aussi le rôle de mère. On comprends très vite que Carole à un problème.... délicat.... avec les hommes.En fait, elle ne supporte absolument pas leur contact.La seule présence du fiancé de sa sœur dans l' appartement suffit d'ailleurs à la rendre malade.
Malgré tout, on se persuade devant cette triste réalité que Carole semble s'être construit une existence fragile mais qui tient encore bon face à cette phobie des hommes.

Malheureusement pour elle, ce train-train quotidien va très vite être chamboulé par le départ de sa sœur en vacances et seule, enfermée dans l'appartement, elle va développer à un degré inimaginable ses obsessions refoulées et un univers fantasmatique, hallucinatoire et morbide. Seule donc, elle cessera de se rendre à son travail, elle s'enfermera à double tour dans son appartement,et devra faire face au jeune homme qui la relancera jusque chez elle, à un propriétaire libidineux qui insistera pour avoir ses faveurs quitte à mettre le loyer de coté et surtout à ses tourments intérieurs qui ne cesseront plus jamais de la hanter jusqu'au final dramatique. Le point de non retour.

Film sur la phobie des grands espaces mais surtout sur la peur de l'autre, et du mâle en particulier,"Répulsion" décortique de façon magistrale le long cheminement qui mène à la folie, ici, en l'occurrence, la schizophrénie, à travers le portrait d'une jolie jeune femme qui pourrait être n'importe laquelle de toutes celles que nous sommes amenés à croiser chaque jour. Polanski filme avec lenteur la dérive de Carole vers l'obsession dans de grandes scènes aussi hallucinantes pour Carole que pour les spectateurs.Certains détails entrent directement en corrélation avec la dégradation psychologique de la jeune femme tel ce lapin reposant dans un grand plateau et pourrissant à mesure que Carole s'enfonce dans la schizophrénie. Dès le départ, le film avec son générique reposant sur l'unique plan d'un oeil filmé de très près, celui de Carole, pose les jalons de ce qui deviendra une étude presque clinique d'un effondrement psychologique total.Filmé en noir et blanc, ce désir de ne pas employer de couleurs renforce l'aspect réaliste du film. Polanski touche au but en mettant assez vite mal à l'aise (même si le film a tendance à prendre son temps pour démarrer) tant les qualités de la mise en scène sont indéniables.Bien sur, le film ne serait rien sans le jeu très convainquant des différents protagonistes, et notamment celui de Catherine Deneuve réellement épatante dans son rôle.

On retrouvera beaucoup de l'esprit de "Répulsion" dans "Le Locataire" et même dans "Rosemary's Baby" qui fait la jonction entre les deux mais dans un registre beaucoup plus fantastique.....


Anti [Import allemand]
Anti [Import allemand]
Prix : EUR 8,33

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 WAP54CD, 4 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anti [Import allemand] (CD)
Lorsque sort "Anti-ep" en 1994, Sean Booth et Rob Brown ont une idée en tête. Faire connaître leur désaccord concernant la ridicule loi "Criminal Justice and Public Order Act 1994" interdisant purement et simplement les raves. Et pourquoi ça? Simplement parce que l'on y écoute une musique binaire et répétitive. Il n'y a vraiment que les politiques pour inventer une telle infamie et c'est pourquoi le duo Autechre se devait de réagir. A l'écoute de "Lost" et "Djarum", deux des trois titres que propose cet ep, on comprend assez vite l'aspect provocateur et essentiel de "Anti-ep". D'autant plus que lorsque l'on connait bien le groupe on sait combien, à travers la déstructuration dont font l'objet la plupart de ses œuvres, ils ne se fait que très rarement le chantre d'une musique répétitive. Tout du moins au niveau de la structure rythmique (il faut avouer que la musique de Brown et Booth s'écoute plus aisément assis dans un fauteuil qu'en boite).

Car effectivement, avec "Lost" et "Djarum", ils prennent le contrepied de cette loi qui n'a ni queue ni tête en proposant justement une musique répétitive. Ce qui est surtout flagrant avec le premier morceau qui durant neuf longues minutes va proposer en boucle, une même nappe et un même beat sans jamais se dévier de sa route.

"Anti-ep" est donc auréolé d'une aura toute particulière qui en fait un objet véritablement à part dans l'immensité que représente la musique électronique en général et dans la discographie du groupe en particulier.

J'oserai presque dire qu'il faudrait même l'étudier en cours de musique.

"Anti-ep" est donc juste IN-DIS-PEN-SA-BLE !


Window
Window
Prix : EUR 1,78

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 WAP315D, 2 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Window (Téléchargement MP3)
Un ep digital dont tout fan du groupe et, spécialement de son dernier album, ne pourra évidemment pas se passer. Pourquoi? Parce que l'on y retrouve le premier single issu de l'excellent "Church With No Magic" ainsi que la perle "Felicity's Blue Dress" dont les qualités n'ont rien à envier aux dix titres qui émaillent le long format.
Étonnant d'ailleurs qu'il n'ai pas été inclus. Moi qui pensais que les faces B étaient réservées aux rebuts, aux titres les moins intéressants, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un morceau en tout point remarquable...

A télécharger d'urgence donc...


Church With No Magic
Church With No Magic
Prix : EUR 16,78

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 WARPCD198, 1 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Church With No Magic (CD)
Pour échapper à la justice (It's a joke, ah, ah, ah !!!), l'excellent trio Pivot s'est débarrassé de ses voyelles et a ajouté des vocaux, transformant ainsi une musique instrumentale en electro-pop-rock.

"Community" fleure bon l'electro post-Vangelis des seventies avec sa boucle répétitive sur laquelle vient se poser en prémices au voyage proposé par ce "Church With No Magic" la voix languissante et presque cérémoniale de Rick Pike.
Quelques note analogiques et légères ouvrent ensuite un "Light Up Bright Fires" qui révèle en réalité un produit electro-rock assez brut dans sa forme. La rythmique est percutante, les synthés vrombissent, les chœurs électroniques enrobent et la voix de Pike hypnotise.
"Church With No Magic", le titre éponyme démarre sur un beat répétitif et tribal et sur la voix d'un Pike traitée sous perfusion d'échos et de reverb avant que ne vienne nous submerger une pluie métallique qui ajoute à l'ensemble sa part d'émotion. PVT a toujours ce don pour la mélodie. Ce qui n'est pas évident vu l'emploi de sonorités souvent dures et implacables, ce qui est le cas sur ce "Church..." qui évolue jusqu'à la trance.
"Crimson Swan" commence assez mollement. Le titre apparaît d'abord comme le morceau le plus faible de l'album. Ce qui se trouve être en réalité un leurre puisque son évolution, lente il est vrai, révèle une seconde moitié tout à fait réjouissante qui s'approprie un instant le son analogique des Boards Of Canada dans une version peut-être encore plus dépressive. Et que dire alors quand surviennent les chœurs synthétiques ? Peut-être qu'ils n'interviennent que trop tard et de manière trop succincte.
"Window" est le titre qui semble en avoir fait baver plus d'un avant la sortie de l'album si l'on parcourt une bonne partie des articles consacrés à la sortie de "Church With No Magic". Gros travail sur la voix de Pike, rythmique intéressante et mélodie prenante. J'oserai presque aller à contre-courant en affirmant que "Window" est le titre qui m'a le moins convaincu malgré ses évidentes qualités.
"The Quick Mile" a lui aussi tourné un bon moment sur le net (grâce au site officiel du label WARP qui héberge le trio). Si le titre se révèle plaisant à écouter, il dénote une petite baisse de tension pile au milieu de l'album. La passion s'effiloche quelque peu avant l'héroïque et théâtrale seconde moitié du titre.
"Waves And Radiation" plane au dessus de nos têtes. S'agit-il d'une reconversion pour le groupe? Eno (signé désormais sur Warp, oui, oui, oui !!!) semble auréoler de sa présence ce titre ambient qui apaise nos oreilles après l'assemblage de morceaux presque bruitistes dont nous venons d'être les victimes volontaires. Parait que l'ami Brian aurait bien participé à la conception de l'album.
"Circle Of Friends" démontre une vraie richesse dans son agencement. La voix de Pike porte sur ses épaules la cohérence d'un jeu de construction tout à fait remarquable. les boucles et les "vrais" instruments créent ainsi une véritable logique dans leur évolution.
Sur "Timeless", c'est tout d'abord la voix de Pike qui marque les esprits. Toujours aussi merveilleusement travaillée (comme sur le reste de l'album d'ailleurs), elle accompagne un titre relativement classique qui n'apporte finalement rien d'essentiel à l'ensemble si ce n'est une capacité à créer une ambiance toute particulière.
"Only the Wind Can Hear You" clot un album aussi bien hétéroclite qu'homogène. Il fait soudainement froid. L'été se termine sous un déluge planant de vagues analogiques angoissantes. Une merveille !!!

"Church With No Magic" est bien le petit chef-d'oeuvre auquel nous étions en droit d'espérer après le très bon "O Soundtrack My Heart". PVT, ne s'est pas simplement débarrassé de ses voyelles. Il s'est également totalement libéré pour donner le meilleur de lui. Soit un album capable de donner dans la grandiloquence tout en étant capables de se débarrasser du fardeau péjoratif d'une telle étiquette. INDISPENSABLE donc !!!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 3, 2010 2:26 PM MEST


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