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Contenu rédigé par Coin-coin le t...
Classement des meilleurs critiques: 3.215
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Commentaires écrits par
Coin-coin le trekkie "Lol_O" (France)

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Seefeel
Seefeel
Prix : EUR 16,54

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 WARPCD205, 1 mai 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seefeel (CD)
Après quatorze ans d'absence, Seefeel revient côtoyer l'écurie WARP avec un album au titre éponyme, une pochette sublime et un album inspiré. L'ensemble se veut toujours aussi minimaliste, planant et perverti par un bon nombre de riffs souillés du plus bel effet. Seefeel excelle dans un trip-hop-ambiant caverneux parcouru de voix éthérées aux paroles presque inaudibles. On croirait y entendre la voix fantomatique de la regrettée Trish Keenan. "Rip-Run" et son beat lourd est l'un des moments les plus passionnants de cet album qui ne souffre quasiment d'aucune faiblesse. Autant le dire tout de suite: Il faut adhérer à cette matière brute et organique qui parcours l'album dans son ensemble. L'aspect répétitif pourra en décontenancer certains mais dès lors que l'on entre dans le jeu du quatuor, l'emprise est totale.


One Word Extinguisher
One Word Extinguisher
Prix : EUR 14,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 WARPCD105, 3 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : One Word Extinguisher (CD)
Après la sortie du catastrophique 'Everything She Touched Turned Ampexian' et de l'inutile 'The Forest Of Oversensitivity', deux sacs de pièces rouillées sans valeur enfermés dans un trompeur coffre dont les atours rendent hommage aux plus belles pochettes du 'rock-prog', il est raisonnable de douter sur la valeur ajoutée que pourrait représenter la prochaine sortie de Prefuse 73 intitulée 'The Only She Chapters' et prévue pour un peu moins d'un mois.

Mais sait-on jamais...

Pour fêter le retour de Guillermo Scott Herren , l'homme derrière le projet Prefuze 73 et Savath y Savalas et Diamond Watch Wrists, petit retour sur la série d'albums qui a conquis le cœur des défricheurs de curiosités que sont les dirigeants du label Warp il y a maintenant dix ans. Ce "One Word Extinguisher" fait suite au premier et excellent "Vocal Studies + Uprock Narratives" qui proposait déjà une collection de vignettes abstrakt Hip-Hop.
Ici tout est acquis pour Herren et auprès de tout ceux qui appréciaient déjà les copier/coller du bonhomme puisque rien n'a vraiment changé. Tout juste l'agencement semble ici maitrisé encore davantage que sur "Vocal Studies..." et les sons vintage se mêlent-ils avec merveille aux contemporaines sonorités électroniques.

Si la musique de Prefuse 73 ressemble aujourd'hui davantage à un mélange entre expérimentations Hip-Hop et création d'inspiration espagnole, il ne faut pas oublier qu'au début de sa carrière, Guillermo Scott Herren a sur apporter une note personnelle au grand fourre-tout que représentent aujourd'hui les musiques électroniques...
Tout WARPMANIAC se doit donc de posséder cet excellent album.


Additional Productions
Additional Productions
Proposé par westworld-
Prix : EUR 18,18

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 !K7R028CD, 13 mars 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Additional Productions (CD)
Sorti un an avant le changement de siècle et la sortie de l'énorme album "Appetite For Disctruction", cet "Additional Productions" se révèle, des trois compilations réunissant des remixes produits à la faveur d'autres artistes, une merveille de cohésion. On y retrouve l'essence même de ce qui fait le charme de Funkstorung. Soit un habillage de beats déconstruits de haut vol. Une sorte de ballet électronique où les mathématiques et une forme de science abstraite semblent avoir pris le pas sur les normes actuelles en matière de musique commerciale.

Car ici, et en faisant fi de l'image désastreuse que pourrait avoir le courant IDM auprès des incultes, on baigne dans un potage succulent dont la matière première est un conglomérat de percussions abrasives qui vrillent les neurones mais qui, saupoudrées de condiments savoureux, donnent une dimension mélodieuse qui parvient parfois à émouvoir.

Cette compilation ouvre donc les portes d'une electronica complexe (et décomplexée) qui verra, beaucoup plus tard, Michael Fakesch et Chris De Luca évoluer dans une direction sans cesse toujours plus en accord avec un format pop.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 14, 2011 6:43 PM CET


Appendix
Appendix
Prix : EUR 16,07

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 !K7210CD, 13 mars 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Appendix (CD)
Datant de 2007, cet "Appendix" du duo formé par Michael Fakesch et Chris De Luca est le chant du cygne de l'un des plus fameux groupe IDM. A travers deux décennies et aux cotés de Sean Booth et Rob Brown d'Autechre, ils ont donné ses lettres de noblesse à un courant électronique spécifique (au départ l'electronica) mais qui a l'approche du vingt et unième siècle a su s'affranchir et l'aiguiller vers une forme beaucoup plus contemporaine, voire même, comme le firent les plus anciens des expérimentateurs dans ce domaine, vers l'abstractive musique concrète.

Pour achever ses travaux, le duo a retravaillé une partie de son catalogue dédié aux remixes. On trouve donc dans cette compilation une bonne tranche d'Intelligent Dance Music popisante dans laquelle les gimmicks de Fakesch et De Lucas s'expriment avec aisance. Si le beat est toujours passionnant, les mélodies quand à elles sont en deçà de celles auxquelles les deux hommes nous avaient habitués.

Au regard des précédentes compilations "Additional productions" et "Vice-Versa" et des superbes albums "Appetite For Disctruction" et "Disconnected", cet "Appendix" se révèle donc un brin décevant. Mais ne boudons pas notre plaisir. D'autant plus que les deux hommes semblent avoir choisi d'aborder chacun de leur coté une carrière solo.


Whole Numbers Play The Basics
Whole Numbers Play The Basics
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 21,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 BoC Vs CvJ, 10 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Whole Numbers Play The Basics (CD)
Jouant dans la même catégorie mélodieuse que les Boards Of Canada, Erik Kowalski aborde son electronica de manière beaucoup plus éthérée, voire même rêveuse, en tout cas, bien moins inquiétante et pessimiste que celle de Michael Sandison et Marcus Eoin. A vrai dire, sa musique se rapproche davantage de celle des excellents Isan et Yasume que du duo écossais.

"Whole Number Play The Basics" est l'un des trop rares albums de l'artiste qui se cache ici derrière un pseudo énigmatique. Kowalski semble pour l'instant incapable de donner suite à cette merveille autrement qu'en sortant de vieux travaux "poussiéreux" malgré tout aussi passionnants que ce "Whole Number...".

On retrouve parfois l'ambient des "Selected Ambient Works" d'Aphex Twin mais nappée de beats qui rendent la chose beaucoup moins angoissante à découvrir. L'album se veut beaucoup plus pop que la majeure partie des grands classiques de l'electronica mélodieuse. Bien que la totalité des titres offre une vision analogique de la musique électronique, il s'agit bien d'un album dans l'air du temps. Du moins pour ceux qui sont friands d'un courant qui a semble-t-il, cessé d'évoluer depuis quelques années...
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Chopin : 4 Ballades - Barcarolle - Fantaisie
Chopin : 4 Ballades - Barcarolle - Fantaisie
Proposé par ScreamingCDFrance
Prix : EUR 7,99

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Zimerman - Chopin, 16 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chopin : 4 Ballades - Barcarolle - Fantaisie (CD)
J'avoue ...j'en ai bavé...Pas vous....?

De toute cette musique classique que mon vieux professeur tentait par tous les moyens de m'enfoncer dans le crâne lorsque j'étais jeune. Heureusement, les choses semblent avoir changées aujourd'hui pour les collégiens de dernières générations. Mais combien d'entre nous, les anciens, ont-ils fait une croix définitive sur cette matière noble crachée à l'époque par de vieux vinyles poussiéreux ou interprétés par des profs à la limite de la rupture devant tant d'élèves intransigeants ?

J'ai bien failli passer à coté de Chopin. De ses Ballades, de ses valses, de ses nocturnes. De l'émerveillement qui font de lui, à mes yeux, l'ancêtre "sensible" des Sigur Ros d'aujourd'hui. Comment ne pas être chaviré d'émotion à l'écoute de cette ballade n°1 en G mineur ? De l'interprétation qu'en fait le fantastique Krystian Zimerman ?

Je ne suis pas mélomane. Pas plus qu'un expert en musique classique. Toujours est-il que cette émotion est celle que j'ai durant tant d'années espéré pouvoir ressentir un jour. Et elle est là. Présente. Simplement posée sur les touches d'un piano. Merveilleusement belle, délicate et parfois même complexe. On est loin, très loin de l'IDM d'Autechre ou des bouleversantes mélodies de Boards Of Canada. Mais la fascination est la même. Prégnante, indiscutable et universelle...
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Le fils à Jo
Le fils à Jo
DVD ~ Gérard Lanvin
Prix : EUR 9,56

17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Lanvin, Duvall, Marchal et Moscato., 12 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le fils à Jo (DVD)
"Le Fils à Jo", titre anecdotique pour un film qui se révèle en réalité, en tout point excellent. Entre rires et larmes, le film nous emporte dans un tourbillon d'émotions qui ne se tariront pas jusqu'à la dernière minute. Entre Lanvin, toujours excellent dans le rôle du père, et Jérémie Duvall que l'on découvre dans celui du fils, l'alchimie fonctionne à merveille et ce ne sont pas les interventions d'Olivier Marchal et de Vincent Moscato qui parviendront à briser cette émulsion. Ces derniers campent d'ailleurs des personnages attachants. Moscato est ce doux dingue qui un jour a posé ses valises pour ne plus quitter ce petit village du Tarn. Un personnage autour duquel le scénario conservera une part de mystère jusqu'au bout. Olivier Marchal s'éloigne des rôles qui l'ont plongé dans des univers sordides pour auréoler de sa présence le personnage très attachant du "Chinois".

Mais de ce conte émouvant entre un homme qui élève seul son fils et son désir de le voir prendre la relève au rugby, ce que l'on retient avant tout, ce sont les instants d'intimité que lanvin et Duvall partagent au travers de regards attendrissants. Il y a aussi ces moments de folle poésie lorsque "Moscato-pompon" décide de prendre le train pour se retrouver un instant plus tard sur le quai de gare, incapable de quitter ce petit village et ses amis qui l'on recueilli il y a longtemps maintenant.

"Le Fils à Jo" est une vraie bonne surprise loin du comique troupier ou des fausses émotions entretenues par une bande-son aux violons larmoyant. Ici, elle nait des regards que s'échangent les acteurs.

Et pour ne rien gâcher, les décors, ceux d'un magnifique petit village de France, ajoutent au plaisir et au confort visuel de ce film tout à fait remarquable.

Une très bonne surprise pour ce début d'année 2011, qui révèle deux vrais talents, ceux de Jérémie Duvall et Vincent Moscato, et confirment si besoin était, ceux de Lanvin et Marchal.
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L’Enfant Assassin Des Mouches
L’Enfant Assassin Des Mouches
Prix : EUR 25,43

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jean-Claude Vannier, 11 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L’Enfant Assassin Des Mouches (CD)
Connu pour avoir été l'arrangeur de Serge Gainsbourg sur l'extraordinnaire "Histoire de Melody Nelson", Jean-Claude Vannier nous convie avec cet "Enfant Assassin Des Mouches", à une orgie de sons tempérée par de petites touches mélodiques ("Danse Des Mouches Noires Gardes Du Roi") ou bruitistes ("L'enfant Au Royaume Des Mouches") au centre desquelles de fulgurants chœurs s'invitent sur des arrangements dignes des plus belles plages de "Melody...".
Il faut reconnaître qu'à la première écoute, on est plutôt intrigué face au concept qui rappelle certaines œuvres des plus grands compositeurs de musique concrète (Pierre henry en tête) et l'on se voit mal aborder la seconde de manière objective, surtout lorsque une telle approche musicale nous est étrangère. Et pourtant, la magie opère. Il faut dire qu'outre l'aspect expérimental d'une bonne partie des titres, ceux qui leur font front sont d'une saisissante beauté. Et c'est peut-être ce contraste entre l'abstrait et le merveilleux qui rend les choses possibles.
Comme sur le curieux mais très séduisant "Danse De L'Enfant Et Du Roi Des Mouches", sorte de manège fou qui déroule sa mélodie bancale sur un air qu'il nous semble être familier (Gainsbourg se serait-il inspiré de cette dernière pour composer sa "Ballade De Johnny Jane" ?)

On croit rêver: Voilà que des violons arabisants se mêlent au concept pour un titre ("Le Roi Des Mouches Et La Confiture De Rouse") qui se veut sans doute l'un des instants les plus marquants de cette incroyable galette.

Finalement, de ce bel objet qui en séduira autant qu'il en déroutera, ce que l'on retiendra sans doute le moins, c'est l'implication du grand Serge Gainsbourg dans l'écriture de textes bien trop discrets et mis en déroute par des arrangements qui terminent de les diluer...


Rock'n'roll terrorist [Explicit]
Rock'n'roll terrorist [Explicit]
Prix : EUR 20,69

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 R.I.P GG, 7 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock'n'roll terrorist [Explicit] (Téléchargement MP3)
Marilyn Manson me fait marrer et fera sans doute rire tout ceux qui découvriront ce stupéfiant personnage que fut GG Allin. Oh, certainement pas au travers de cette double compilation non. Mais plutôt à la vision de l'explicite documentaire Hated qui lui est consacré à lui, surtout, plus qu'aux différentes formations que ce vrai punk dans l'esprit et dans les faits hantait de sa présence. Alors que tant d'autres n'ont fait que simuler actes d'automutilation et provocations, GG dépassait bien souvent les limites, allant jusqu'à déféquer sur scène avant de manger sa propre merde, de s'en badigeonner le corps et de faire profiter des reliquats à son public parfois halluciné mais toujours... épouvanté.

Car oui, si GG pouvait compter sur un cercle de fans purs et durs, il faut reconnaître que très peu étaient en mesure de suivre le type d'un bout à l'autre de sa démarche. Parfois capable d'avoir un raisonnement concret et même clairvoyant, il lui arrivait de choisir des chemins de traverse dont lui seul semblait détenir le plan. Il est plus que probable que sans la musique, GG serait devenu l'un des pires tueurs en série de toutes l'histoire des États-Unis.

Son testament ? C'est cette musique "rock du pauvre" où il hurle sa haine de la société sur des riffs de guitare entendu mille fois ailleurs. Mais qu'elle soit de qualité ou bien médiocre, on s'en tape. Ce que l'on retiendra surtout de cet artiste immense, c'est le jusque-boutisme avec lequel il a su mener sa carrière. Sans jamais se compromettre ni omettre de vivre son existence détaché de tout matérialisme et de toute contingence.


Schizophrenia [VHS] [Import USA]
Schizophrenia [VHS] [Import USA]
VHS

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Éprouvant, 16 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schizophrenia [VHS] [Import USA] (Cassette vidéo)
Depuis les débuts du septième art le tueur en série s'est vu mangé à toutes les sauces dans les salles obscures. Parfois au détriment de scénarios indigents relatifs très souvent à de bien maigres budgets. Depuis une vingtaine d'années, les États-unis se sont fait une spécialité du genre. Et ces dernière années, comme si le genre s'essoufflait, voilà que les remakes pullulent, apportant une technique peut-être inaccessible il y a vingt ans mais qui aujourd'hui semble avoir pris le dessus sur une certaine originalité, un certain réalisme... En France, n'en parlons pas. Les rares incursions dans le genre se sont soldées très souvent par de retentissants échecs mêmes si ces derniers temps, certains cinéastes semblent enfin posséder assez de talent pour pouvoir s'engouffrer dans la brèche.

Combien se pâment d'admiration devant des films tels que "scream" et ses succédanés? Série de films qui en réalité n'ont d'original que le titre puisqu'ils ne sont qu'une resucée de classiques tels que "Halloween" et "vendredi 13". Il est clair que pour que le genre arrête de s'embourber dans des productions aux budgets monstrueux mais aux scénarios définitivement plats, la profession doit réviser ses classiques. "Maniac", "Henry, portrait d'un tueur en série" mais surtout "Schizophrenia" sont représentatifs d'un certain cinéma indépendant qui a su à lui seul prouver qu'il n'est pas besoin d'un budget conséquent pour pouvoir apporter sa pierre à l' édifice cinématographique.

"Schizophrenia" ou l'orphelin d'un genre qui a connu son apogée dans les années 70-80. Film autrichien de Gerald Kargle, réalisé en 1983, il nous montre l'horreur dans toute sa "splendeur". Le cinéaste, dont ce film fut la seule réalisation, a pensé son film, réfléchit certainement chaque scène, chaque plan. Contrairement à beaucoup d'autres films sur le sujet, ce dernier invite le spectateur à pénétrer l'âme du tueur. D'ailleurs, le film est exsangue de tout dialogue. Seul un monologue, en voix-off, celle du tueur, nous aide à mieux "comprendre" ses agissements, ses motivations. Il partage avec nous ses fantasmes, ses peurs, son irrépressible besoin de tuer qu'un long séjour en asile (conséquent aux meurtres de ses parents) suivi d'un autre en prison (14 ans pour l'assassinat d'une vieille femme) n'ont pas réussi à réfréner...

L'histoire est basée sur un fait divers véridique, celui de Werner Kniesek , autrichien de son état. Le film impressionne par cette sensation de malaise permanente que l'on ressent à chaque instant. On se retrouve assez vite "vampirisés", incapables de venir en aide à des personnages dont on connaît avant eux leur devenir. Le film commence par un travelling arrière sur l' établissement pénitentiaire dans lequel le tueur schizophrène purge sa peine et d'ailleurs, souvent dans ce film, les mouvements de caméras joueront un rôle important dans le malaise ressenti et dont le point culminant atteindra son apogée lors du dernier meurtre particulièrement abjecte. Autre point important dans le traitement du sujet, c'est son manque flagrant de second degré. Tout ici est à prendre au premier degré, l'humour n'ayant pas sa place dans l'univers torturé du meurtrier. Un univers que la bande originale, composée par Klaus Schulze, rends encore plus oppressant. Au delà des meurtres sanglants, réalistes, presque insupportables à regarder, c'est l'ambiance générale, morbide et étouffante qui marque les esprits. Et que dire de l'acteur principal qui campe le rôle d'un schizophrène plus vrai que nature.........

Oubliez les "scream", "Saw" et consorts, et plongez-vous dans le monde halluciné, sombre et paranoïaque de
Schizophrenia...
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