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Contenu rédigé par Mélomaniac
Classement des meilleurs critiques: 38
Votes utiles : 10146

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Commentaires écrits par
Mélomaniac (France)
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Schubert : Lieder - An Schwager Kronos...
Schubert : Lieder - An Schwager Kronos...
Prix : EUR 11,60

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ce CD réédite un concert capté en mai 1992 à l'Opéra de Nuremberg..., 10 janvier 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Lieder - An Schwager Kronos... (CD)
...lors d'une série de sessions qui furent aussi filmées par Bruno Monsaingeon.
Vocalement, pour être honnête, on sent bien l'organe élimé par une carrière passée à peaufiner ce Schubert que Fischer-Dieskau chantait depuis un demi-siècle : souffle d'inspiration audible, timbre engivré, couleurs moins franches, et plus creuses qu'autrefois.
Mais l'on y gagne une palette de nuances déclinées à l'infini, un chant au ras du souffle, comme une ultime expiration, qui convient parfaitement à la première partie du programme, autour de sombres lieder qui côtoient solitude, déréliction et désolation ("Der Wanderer", Die Götter Griechenlands", "Freiwilliges Versinken", et un "Totengräbers Heimwehe" qui s'éteint dans un sublime dégradé ...)
L'incarnation du sens, ou plus exactement la désincarnation, atteint ici un pouvoir déchirant par sa fragilité même. En ces éthers lyriques, le clavier de Hartmut Höll se fait le plus docile, le plus aimant des confidents.
Pour autant, les capacités dramatiques du grand baryton restent intactes, et s'exposent dans un "Der Zwerg" d'anthologie, où le dialogue du nain uxoricide et de la reine fait froid dans le dos.

La seconde partie du programme se montre d'humeur plus légère, et révèle diction précise et placement resté très sûr, notamment dans "Auf der Bruck", et le pimpant "Der Einsame". En revanche les hauteurs tendent à prendre du gîte dans "das Zügenglöcklein", superbement caractérisé au demeurant.
De toute façon, le principal intérêt, voire la leçon, qui se dégage de ce récital, ne réside pas dans une absolue prouesse que l'âge ne peut plus offrir, mais bien dans cet art d'habiter le son et le mot, de nous communiquer le sens et surtout l'émotion comme peu d'autres chanteurs en furent capables. Dénués du moindre artifice, livrés à nus, dans une pâleur fantomatique, gage d'une désarmante humilité, des Lieder comme "Der Kreuzzug" touchent droit au coeur.
Et l'on se réjouit comme les enthousiastes applaudissements du public lorsque ce disque s'achève par "Abschied", le joyeux adieu du "Chant du Cygne".
Certainement pas l'album pour découvrir le lied schubertien ni même Fischer-Dieskkau, mais à entendre comme un instructif hommage d'un artiste à son répertoire de prédilection, et singulièrement en phase avec cet univers où la musique recueille peine et tendresse, l'âme sur la main.


Musique Pour Orgue
Musique Pour Orgue
Proposé par sellerfellafr
Prix : EUR 36,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vingt ans après un microsillon déjà dédié à Buxtehude paru chez Pye..., 10 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Musique Pour Orgue (CD)
...Nicholas Danby (1935-1997) consacra à cet emblématique compositeur baroque nord-allemand ce CD, en octobre 1989 chez Virgin, label pour lequel il enregistra aussi deux autres albums dans la même série, baptisée « The organ », et demeurée succincte -on ne compte à ma connaissance que deux autres volumes (CPE Bach à Nedersheim, César Franck à Saint-omer).

En une heure cinq, le programme alterne les principaux genres du répertoire hanséatique, que l'interprète anglais (rien moins que Directeur de la classe d'orgue de la Royal Academy of Music) aborde avec un goût prononcé pour les contrastes de volumes et de couleurs : les trois claviers de l'église d'Alkmaar sont le complice idéal de ces volte-face, parfaitement fidèle à l'esprit du Stylus Phantasticus.
Au-delà d'une structuration très marquée des plans sonores, écoutez comment le volet final du Praeludium en la mineur (5'23-) pérore avec virulence, assénant un paraphe corrosif et violent !
Dans l'étrange épisode central de la Toccata en fa majeur (à compter de la mesure 64, 3'32-4'20), écoutez cette ahurissante superposition de Mixtures abrasives sur fond blême : dans cet aveuglant clair-obscur, Danby n'hésite pas à susciter des diableries qu'on croirait sorties d'un retable de Jérôme Bosch.
Les registrations réservent des surprises, et ne se présentent pas toujours telles qu'on les attend : ainsi le mélange crémeux et luisant pour la brève Toccata en sol majeur, mais la Canzonetta en la mineur reçoit une ampleur inaccoutumée, sur de scintillants pleins-jeux, ce qui accuse son brio, dans un élan superbement galbé.
Je suis moins convaincu par la posture monumentale inculquée à la Passacaille en ré mineur, où je préfère la sublime poésie paradisiaque d'un Walcha à Cappel, mais on doit lui concéder un légitime sens de la grandeur.

Globalement le phrasé se distingue par sa lisibilité plus que par ses emports. Comparez ainsi la diction très maîtrisée qui introduit le Praeludium en sol mineur par rapport au tourbillon qu'attise un Olivier Vernet à Viry-Chatillon (à la montre, une minute de moins).
La carrure semble même un peu trop métronomiques dans certains chorals (eg le "Nun komm der Heiden Heiland") que d'autres organistes animent certes avec un surcroît de sensibilité.
Cette orthodoxie n'empêche toutefois nullement fraîcheur et vigueur : par exemple la danse à 12/8 de la Toccata en fa majeur (0'45-), écoutez comment Danby fait regimber ce rythme pointé sur une vrombissante pédale d'anche ! A-t-on déjà entendu cette séquence traitée avec pareille gouaille, comme une farandole en sabots ?

Sous sa pochette convenue, voilà un récital aussi idiomatique que réjouissant, où les pittoresques tuyaux frisons (servis par une magnifique prise de son : furent-ils jamais captés avec plus de relief et de transparence ?) brossent ces pièces comme une savoureuse galerie de caractères, digne des romans de Charles Dickens... dont Nicholas Danby, pour la petite histoire, descend d'ailleurs en droite ligne !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 12, 2016 12:30 PM CET


Symphonies No. 2 & 3
Symphonies No. 2 & 3
Prix : EUR 9,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Yan Pascal Tortelier venait de prendre ses fonctions à Belfast quand il réalisa ce disque en 1989, 6 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonies No. 2 & 3 (CD)
Chandos maintient cet enregistrement au catalogue et on s'en réjouit. Car l'on y trouve une des meilleures versions de la vaillante "Symphonie avec orgue" et de l'opus 55 (la moins méconnue des quatre autres).

Contrairement aux approches lourdes et opaques de l'opus 78, le chef privilégie ici clarté et netteté, mais sans sacrifier la densité du discours musical. La recette idéale !
Ainsi dans le premier mouvement, observons avec quelle luminosité l’exposition thématique se résilie ici, dans sa coda en fa majeur (4’12-).
Tortelier veille aux équilibres dynamiques, particulièrement importants pour éviter les chutes de tension dans les passages transitionnels de cette forme cyclique. Ainsi après la mesure 159 (4'52-) doit-on compenser le labile développement du premier sujet en valorisant le relief des bois, ce qui s'avère parfaitement réussi par les pupitres irlandais, et nous mène ensuite vers des ambivalences tonales (ré bémol mineur/majeur) qui s'inscrivent ici dans une résonance baignée de mystère (5'28-).
L'interprétation de l'Adagio préserve sa magie sans verser dans les brouillards impressionnistes. Ainsi le crescendo habilement dosé avant la reprise (plage 2, 6’51-), grâce aux saillants pizzicati qui suscitent une progression vers un climax vivement ressenti.
La deuxième partie s'ouvre sur un allegro fermement articulé par les cordes d'Ulster. On souhaiterait juste un surcroît d'alacrité pour épicer le caquet du presto central (1’33-), qui à mon avis gagne à se voir un peu bousculé pour mieux en faire saillir la jactance. En tout cas, la prestation maintient ici sa transparence structurelle, d’une évidence quasiment signalétique : les cuivres graves (5'14-) scandent vigoureusement la préfiguration du Finale, dont ils sauront assurer le panache (plage 4, 5'21, les trombonistes s'y exclament avec grandeur) au sein d'une lecture qui allie puissance et intelligence de l'architecture, où l'orgue insinue son brio sans excès d'emphase.

Bref une magnifique réussite, servie par une ample et chaleureuse prise de son.

Bien moins célèbre et enregistré, l'opus 55 s'inscrit dans le sillage classico-romantique de Schubert et Mendelssohn, et réclame agilité et contraste. Par exemple, l’irruption de l’allegro initial (1’52-) nécessite un raptus, un mordant que les archets assurent ici avec une virtuosité qui caractérisera aussi la sémillante lecture des deux derniers mouvements.
Au-delà du trait adroitement galbé, Tortelier maîtrise aussi les climats avec justesse, notamment le coloris subtil du bref Adagio, par exemple en soupesant la doublure du cor anglais qui nimbe délicatement les cordes.
Là encore, pour cette symphonie en la mineur où la concurrence discographique reste certes moins abondante, ce CD propose un argument de référence, et inaugurait une série de valeureux enregistrements que Tortelier consacra au répertoire français.


La Mer/Images/Preludes
La Mer/Images/Preludes
Prix : EUR 9,23

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'édition originale du programme ici réédité fut mon premier disque Debussy en CD, que j'avais acheté à sa parution, 3 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Mer/Images/Preludes (CD)
Et ça ne m'avait pas follement emballé, car Bernstein en ses dernières années développe une approche assez brute voire ingrate de cet univers et il ne facilite pas la tâche à qui veut découvrir sa poésie secrète.
Dans ce concert du 15 juin 1989, sa conception volontiers cérébrale semble souvent véhiculer un message dans des oeuvres qui n'en demandent pas tant.
Le "dialogue du vent et de la mer", rudoyé et grondeur comme rarement, va jusqu'à s'ériger en débat conceptuel.

L'orchestre italien révèle des timbres mats peu flatteurs pour l'oreille. Les instrumentistes semblent davantage sculpter des agrégats sonores que peaufiner des couleurs, ce qui récuse du moins tout soupçon d'impressionnisme qui colle un peu fallacieusement à cette musique.
Elle s'entend ici burinée comme un matériau dont Bernstein semblerait vouloir faire sentir la consistance et le volume tridimensionnel, ce qui l'amène à un traitement très sensationnaliste du timbre instrumental.
Dans "Iberia", écoutez par exemple les déflagrations qui ouvrent "par les rues et les chemins", ou la friction qui démange le "matin d'un jour de fête"...

Abstrait, déroutant, mais chaque auditeur curieux voudra tenter l'expérience...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 28, 2015 7:55 PM CET


Concerti Per Pf.N 13 E 15
Concerti Per Pf.N 13 E 15
Prix : EUR 12,18

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Captés à Hambourg au début de 1990..., 1 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concerti Per Pf.N 13 E 15 (CD)
...ces deux Concertos figurent parmi les ultimes enregistrements d'Arturo Benedetti Michelangeli. C'est dans cette ville qu'il donna son dernier concert en mai 1993.
Tout au long de ce disque, on peut se délecter d'une sonorité magnifique, offrant un incomparable modelé, un subtilissime dégradé de couleurs, que le pianiste italien savait peaufiner comme la palette d'un maître de la Renaissance.
Le toucher paraît plus liquide que jamais, mouillant les voyelles aussi bien que les consones de l'alphabet mozartien, et illustre cette phrase que l'on prête à l'artiste : « pour parler de mon timbre, il ne faut pas penser au piano, mais à une combinaison de violon et d'orgue ».

Mais les Allegros ne requièrent-ils pas des reliefs plus escarpés, au service d'une dramaturgie qui saurait subitement passer du rire aux larmes, de la joie à l'inquiétude ?
On dirait que l'inspiration ascétique du clavier a ici pour revers une certaine inertie expressive peinant à restituer les volte-face qui sont pourtant une composante essentielle de cet univers jamais éloigné du théâtre, comme si le galbe perfectionniste des lignes était embué par un halo poétique qui les considérerait pour plus philosophes qu'elles ne sont.
Derrière les surfaces lisses et les délicats ondoiements que font miroiter les Andante, ne se cache-t-il pas des remous qui semblent ici ignorés par cet insouciant « cantabile » ?

Flatté par une somptueuse prise de son, l'orchestre de la NDR lie grassement la sauce, sans grumeaux mais sans génie, sous une baguette routinière : dans ce répertoire, réécoutons Szell, Ormandy, Fricsay ou Markevitch pour nous rappeler ce que signifie « accompagner » un soliste.


Buxtehude;Organ Works Vol.4
Buxtehude;Organ Works Vol.4
Prix : EUR 16,95

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Deux historiques Schnitger néerlandais pour jouer Buxtehude, 29 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Buxtehude;Organ Works Vol.4 (CD)
Ce volume 4 de l'intégrale buxtehudienne enregistrée entre 1986 et 1993 par Harald Vogel (un éminent spécialiste de la facture et du répertoire organistique d'Allemagne du Nord) fait entendre deux instruments néerlandais d'Arp Schnitger.

Celui de l'église de Noordbroek date de 1695-96 et connut peu de modifications au cours de son histoire : les transformations effectuées par H.H. Freytag au XIX° siècle respectèrent la technique du baroque primitif.
L'orgue originellement construit par Schnitger pour l'Aa Kerk de Groningen fut détruit lors d'un effondrement du clocher en 1710 ; les paroissiens durent attendre un bon siècle pour qu'un nouvel instrument soit installé : celui que le même facteur hambourgeois avait construit pour l'Akademie Kerk.

Ces deux historiques buffets abritent encore de nombreux tuyaux d'origine. Le livret du disque indique que la registration du plenum a ici recouru aux accouplements de claviers pour intégrer les mixtures attribuées à l'atelier de Schnitger (préservées au Hoofdwerk à Noordbroek, et au Rugpositief à Groningen).
On apprécie néanmoins les jeux ultérieurement ajoutés, telle la charmante vox humana de A.A. Hinsch, ou les anches du bazuin au pédalier.

Concernant l'interprétation, le célèbre "Praeludium BuxWV 146" paraît un peu scolairement apprêté comparé à la flamboyante lecture d'O. Vernet à Viry Châtillon.
Mais le "Praeludium BuxWV 149" et la "Toccata en ré mineur" exploitent toutes les ressources dramatiques du Stylus Fantasticus, et les Chorals ne manquent ni de charme ni de poésie.
Les oeuvres choisies pour l'Aa Kerk séduisent par l'harmonie générale des registrations et la probité des phrasés, suggérant une ambiance plus poétique que virtuose.
Comme toujours chez le label MDG : superbes prises de son, et livret très sérieusement instruit. L'oreille et la curiosité sont comblées.


Jacques Mercier - Saint-Saens
Jacques Mercier - Saint-Saens
Prix : EUR 10,29

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Saint-Saëns au service du Sacré : un Requiem de circonstance et un charmant Psaume de Noël, 28 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jacques Mercier - Saint-Saens (CD)
Camille Saint-Saëns officia comme organiste à l'église de la Madeleine de 1858 à 1877 quand il fut libéré de cette charge grâce à un héritage légué par un de ses amis, qui lui avait en échange demandé d'écrire un Requiem à titre posthume.
Bien que le compositeur se fût très tôt déclaré incroyant, il s'acquitta en huit jours de cette oeuvre circonstancielle, qui fut exécutée en mai 1878 à Saint-Sulpice, un an après le décès de son commanditaire.
D'emblée, la plainte angoissée des violons annonce un climat grave et affligé, dont la tension s'exacerbe dans le Dies Irae scandé par les interjections de l'orgue. Malgré l'expression un peu académique de cette partition, l'ultime Agnus Dei ne se dispense pas de l'émotion, soulignée par de délicates lignes mélodiques et une subtile harmonie.

D'une atmosphère plus sereine évoquée dès la mélismatique introduction, le Psaume XVIII concilie la pureté formelle avec un sentiment chaleureux, sans doute lié au contexte liturgique de la Nativité.
Sollicitant différentes configurations de chanteurs, solistes instrumentaux (harpe), choeur et orchestre, cette oeuvre fut créée à la Madeleine pour la Messe de Minuit, à la Noël de l'année 1865.

Capté à Paris en l'église Notre-Dame du Travail en juillet 1989, le présent enregistrement combla une lacune discographique avant que les versions de D. Fasolis (Chandos) et G. Simon (Cala) ne vinssent enrichir le catalogue.
Les interprétations se montrent ici remarquables, en dépit de passagers manques d'engagement dans le Requiem. A noter que Jacques Mercier et l'Orchestre National d'Ile-de-France gravèrent aussi un intéressant programme d'oeuvres vocales ("Le Déluge", "La Fiancée du timbalier", "La Nuit" et diverses mélodies) qui mériteraient une réédition dans cette même collection.


Symphonie N 3;Phaeton
Symphonie N 3;Phaeton
Proposé par Good Buy Music
Prix : EUR 1,65

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 On connaît les affinités de Seiji Ozawa avec la musique française..., 28 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie N 3;Phaeton (CD)
...notamment sa magnifique intégrale Ravel gravée à Boston pour l'étiquette Deutsche Grammophon.
Hélas ici dans cette Symphonie n°3 de Saint-Saëns captée en juin 1985, la méticulosité ne suffit pas à recréer l'alchimie du Poco Adagio, et les éloquentes vagues du premier mouvement ne décollent guère sous la baguette du chef nippon. Sa direction aiguisée suscite un indéniable crépitement au Finale, mais sans l'enthousiasme qui fait le prix des plus vibrants enregistrements (Munch à Boston chez le label RCA, Paray à Detroit chez Mercury, Martinon à la Maison de la Radio chez Erato, pour citer trois incontestables références historiques). Dans une oeuvre où malgré son sous-titre l'orgue n'est guère appelé à divulguer la richesse de sa palette, le Cavaillé-Coll de la cathédrale de Chartres, capté en mai 1986 et post-synchronisé à l'enregistrement orchestral, ne constitue pas un attrait suffisant. Emi possèdant déjà à son catalogue les excellentes versions de Jean Martinon (avec Bernard Gavoty aux claviers des Invalides) et Georges Prêtre (avec Maurice Duruflé), la proposition d'Ozawa tombait à plat, d'autant que la prise de son manque de chaleur, d'épanouissement et de corps.

En complément de programme, les deux poèmes symphoniques sont abordés avec finesse, mais pour leur donner vie on réécoutera plutôt les témoignages de Louis Fourestier avec l'Orchestre Colonne (Pathé, février 1953), ou plus récemment ceux de Charles Dutoit avec le Philharmonia (Decca, juin 1980).
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 2, 2015 11:58 PM CET


1949 Chopin Concert/1958 Jubil
1949 Chopin Concert/1958 Jubil

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Ce double-album de l'inestimable série que Denon a consacrée à la réédition des archives moscovites s'axe autour de Chopin..., 26 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : 1949 Chopin Concert/1958 Jubil (CD)
..., notamment par ce concert du 5 mars 1949, d'une qualité sonore très convenable. Six Mazurkas, trois Nocturnes, la Valse en la bémol majeur, la grande Fantaisie en fa mineur. Et en plat principal les deux Sonates Op. 35 et 58.
Pour la 3°, le Maestoso initial s'égrène avec fluidité et évidence, le Largo laisse rêveur, et le Finale s'ébroue avec une rage lisztienne, quitte à ce que maintes notes passent par-dessus bord. Malgré ces accrocs, le résultat reste palpitant, et traduit l'audace de ce virtuose que, derrière sa charge de pédagogue, l'on imaginerait à tort comme un sourcilleux académiste.
Me convainquent moindrement les mouvements vifs de la 2° Sonate, là encore avec des aigus éclaboussés et un clavier très chahuté qui salit les fortissimos. Le Scherzo semble trop boulé. Et pourtant malgré ces à-coups à paillette, le poète Neuhaus s'exprime plutôt dans le mâle charisme des épisodes lyriques. Ainsi jouée, la célèbre Marche funèbre s'impatiente, d'emblée son glas résonne à la volée, comme saisi sous des éclairages dignes de Murnau. Après la consolante séquence centrale lue en toute simplicité, la reprise du cortège fait gronder des abimes d'une terrifiante noirceur ! Ambiance fantasmagorique qui glace le sang. Le public ne peut réfréner des applaudissements avant même le Presto conclusif.
En termes de virtuosité ou d'expression, la prise de risque s'avère presque dérangeante. Une expérience.

Ce style écorché convient encore mieux à la grande Fantaisie Op. 17 de Schumann, dont seul le premier volet du triptyque nous est hélas offert lors de ce concert du 23 avril 1958. A soixante-dix ans, Neuhaus fait preuve d'un emportement adéquat pour ces pages parmi les plus fiévreuses du romantisme germanique, et dans ce flot bouillonnant il me semble plus pertinent que son enregistrement trop contrôlé et néanmoins fébrile des "Kreisleriana" qu'il grava en studio (une archive que nous a rendue Denon dans un autre volume de cette même collection).
Deux pièces de Scriabine s'inscrivent encore au programme (dont la Fantaisie Op. 28) ainsi que Chopin : la Polonaise-Fantaisie Op. 61, et la sublime Mazurka Op. 50 n°3.

Qu'on ne s'attende à des exécutions parfaites, -face aux partitions les incidents de lecture ne sont pas insignifiants. Tel quel, ce panorama dresse toutefois un portrait particulièrement vivant et piquant de l'art de cet éminente figure du Conservatoire de Moscou (professeur de Richter et Guilels !), d'autant que ses enregistrements sont demeurés rares.
Livret en japonais, mais avec traduction anglaise du titre des oeuvres.


Chopin : 19 Valses
Chopin : 19 Valses

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'élégant rubato de Nikita Magaloff phrase ces "Valses"..., 26 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chopin : 19 Valses (CD)
...avec ce qu'il y faut de nonchalant abandon (opus 34 n°2, opus 64 n°2...), de digne maintien.
La respiration rythmique coule toujours très naturellement, sans emphase ni afféterie, sans sophistication inutile, sauf peut-être pour l'opus 70 n°1 un peu trop maniéré.
On pourra certes trouver chez Samson François un autre panache pour les valses brillantes, un raffinement plus aigu sous les doigts de Dinu Lipatti, davantage de mondanité charmeuse avec Arthur Rubinstein...
Tout au long de ces pages, le pianiste russe nous fait partager une vision stylistiquement cohérente dont la maturité se drape en sereine pudeur, couronnée par cette suprême vertu : sonner vrai.

L'instrument est bien focalisé, équilibré sur l'ambitus, dans une acoustique un peu réverbérée offrant une confortable écoute.
Cet enregistrement de 1976 reste une rassurante borne dans la discographie chopinienne, au sein de l'intégrale gravée par Magaloff et que maints mélomanes considèrent légitimement comme la plus équilibrée et bienveillante du catalogue.


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