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Contenu rédigé par Yrad
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Yrad

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Casque sans fil Bose QuietComfort 35 - Noir
Casque sans fil Bose QuietComfort 35 - Noir
Prix : EUR 379,95

12 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le meilleur des casques Bose à ce jour, et probablement aussi le meilleur casque du marché dans sa classe tarifaire !, 15 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Casque sans fil Bose QuietComfort 35 - Noir (Appareils électroniques)
Pionnier et leader incontesté dans le secteur très high tech de la réduction de bruit active (RBA en français ou ANC en anglais) notamment sur le marché aéronautique professionnel, Bose semblait néanmoins avoir pris un petit retard face à la concurrence de gamme grand public dans la catégorie des casques sans-fil (Bluetooth) pourvus de la RBA. Autant dire que la sortie du casque circum-auriculaire (fermé) QuietComfort 35 étant attendue (au tournant) depuis belle lurette... mais au vu de l'éloquent résultat, nul doute que ce casque est appelé à devenir un authentique best-seller !
Le QuietComfort 35 (batterie intégrée, RBA, Bluetooth) est en fait le fruit heureux de l'accouplement - tant par le design que par la technologie - du QuietComfort 25 (piles, RBA, mais filaire) et du SoundLink II (batterie intégrée, Bluetooth, mais sans RBA), augmenté bien sûr d'un upgrade acoustique et algorithmique. Ces trois casques Bose partagent le même facteur forme (au bémol d'une très légère montée en épaisseur et en poids sur le QC 35), la même sobriété de design (au bémol des couleurs de finition), la même robustesse extrême des matériaux, et le même confort inégalé de port (aucune douleur ni fatigue à déplorer sur la durée grâce à l'ampleur des coussinets, à la faible pression, et à la souplesse de l'arceau).

L'expérience débute comme toujours par le déballage, et Bose fait partie de ces constructeurs qui soignent les moindres détails, à commencer par ceux qui déterminent le conditionnement psychologique initial du client. En somme, rien de nouveau pour les habitués de la marque...

Ce qui bluffe en revanche, passé les étapes rituelles de la recharge précédant la première mise en service puis de l'enregistrement Bluetooth, c'est l'incroyable vague de silence - presque irréelle - qui s'abat sur vous lorsque vous placez le QC 35 sur vos oreilles ! Dans un environnement foisonnant et urbain, qui jamais ne laisse de répit à l'esprit, on se surprendrait à enfiler un tel "casque magique" rien que pouvoir goûter le silence. Mais la "magie" est ici celle de la réduction de bruit active (RBA) à inversion de phase, que Bose a manifestement réussi à pousser plus loin que jamais sur cette nouvelle génération de casque, et ce sur l'ensemble du spectre des fréquences audibles. À la RBA s'ajoute en outre la réduction de bruit passive, c'est-à-dire l'isolation structurelle du casque, aussi bonne que sur le SoundLink II. Le fameux "wow effect" est donc bien au rendez-vous, même lorsqu'on est déjà habitué aux réducteurs de bruits de Bose, et a fortiori de la concurrence.

Puis, après avoir fait le calme dans le conduit auditif et donc le vide dans la tête, l'appréciation musicale n'en est que plus intense. De quoi savourer pleinement la belle surprise sonore qui suit !
Il faut savoir que depuis deux décennies, Bose traine une assez mauvaise réputation auprès des audiophiles puristes, dans la mesure où cette firme américaine tente de contourner voire de dépasser les lois physiques de l'acoustique par une intense R&D en matière d'equalization (EQ) et de traitement électronique du signal. Conséquence : les enceintes Bose n'en sont que subjectivement plus impressionnantes (et flatteuses) à l'écoute, surtout au regard de leur faible taille, mais du coup, certains canons acoustiques se retrouvent souvent malmenés (réponse en fréquence variable selon le volume sonore, manque de neutralité, basses prédominantes, mediums sacrifiés...).
Malgré tout, depuis quelques années, Bose s'efforce de mettre à profit sa vieille expérience pour concilier l'optimisation subjective et le respect des sources, le constructeur étatsunien ayant ainsi sorti ces derniers temps plusieurs systèmes/enceintes particulièrement virtuoses...
Or donc, le casque QuietComfort 35 s'inscrit manifestement dans cette évolution, et il représente ainsi une réelle avancée en direction de l'audiophilie. Sa réponse en fréquence, quoique toujours un peu en W (comme presque tous les casques à la fois fermés et Bluetooth), se révèle étonnamment équilibrée, avec des aigus très définis mais non invasifs (donc pas de fatigue auditive à craindre), des médiums très clairs et précis (les voix ressortent presque trop), et des basses extrêmement puissantes (descendant facilement à moins de 30 Hz !) mais n'écrasant pas pour autant les médiums... notamment parce que la réactivité des membranes est élevée (ce qui évite les "boum boum" sourds de trop de casques à tarifs équivalents). La diaphonie (séparation) est quant à elle optimale, déployant une superbe scène stéréophonique, aussi large qu'aérée. Et chose exceptionnelle, non seulement la réduction de bruit active jamais ne dégrade ni ne dénature le rendu sonore, mais au contraire elle parvient à l'optimiser !
En perception subjective, le QC 35 témoigne d'une belle musicalité, qui plus est universelle - la dernière version de traitement EQ de Bose faisant merveille sur tous les genres/styles musicaux.

À source identique, les modes Bluetooth (du moins à débit maximal) et filaires (câble jack 2,5"/3,5") offrent des prestations sonores très homogènes, dont les différences sont quasiment indiscernables à l'oreille.
Il n'est en revanche pas possible de débrayer manuellement le traitement du signal EQ signé Bose ni la réduction de bruit active lorsque la batterie est chargée. Les EQ et RBA ne sont automatiquement désactivés que lorsque la batterie est entièrement déchargée et que l'écoute devient seulement possible en filaire. Par conséquent, la seule façon d'utiliser le QC 35 en passif (c'est à dire avec un fil à la patte et sans traitement d'aucune sorte), c'est de maintenir la batterie déchargée !

De façon générale, la signature sonore du Bose QC 35 se rapproche davantage de l'excellent SoundLink II que du QC 25, mais avec un supplément en dynamique et des basses plus profondes. Malgré tout, ces deux prédécesseurs de Bose demeurent encore aujourd'hui des valeurs sures, la réduction de bruit passive du SoundLink II étant d'ailleurs largement suffisante pour nombre d'environnements. Dès lors, pour ceux qui disposent déjà du SoundLink II, le passage au QuietComfort 35 n'est pas forcément indispensable, du moins sur le seul argument de la performance audio. En revanche, pour ceux qui disposent du QuietComfort 25, le renouvellement se justifierait davantage...

Tous les casques Bluetooth génèrent une petite sibilance (registre des aigus). Celle-ci était déjà très discrète sur le SoundLink II, mais Bose a fait de gros efforts pour la réduire encore davantage sur le QC 35. Désormais, seules les ouïes les plus jeunes (en gros moins de 20 ans) réussiront à la détecter... et encore s'ils la recherchent activement dans les moments de silence.
De leur côté, la réduction de bruit active engendre toujours un léger souffle (registre des médiums), mais que Bose a su contenir aux frontières de l'audible sur le QC 35, davantage encore que sur le QC 25 (un phénomène quant à lui intégralement absent du SoundLink II puisqu'il ne dispose que d'une réduction de bruit passive).

En comparant maintenant aux meilleurs concurrents en gamme, à savoir Sennheiser Momentum 2.0 Wireless, Plantronics BackBeat Pro, AKG N60NC, Parrot Zik 3, Denon AH-GC20, B&O BeoPlay H8, et Sony MDR1ABTB, le QuietComfort 35 les surclasse tous haut la main sur le terrain de la réduction de bruit active. L'écart qualitatif est en revanche moins flagrant sur le terrain strictement audio, ces tenors du nomadisme circum-auriculaire n'ayant pas forcément à rougir de leurs performances sonores (aux signatures certes très variées) face au dernier né de Bose.

Évidemment, il ne serait pas équitable d'étendre cette comparaison à de vrais casques Hi-Fi professionnels filaires et ouverts, et/ou nettement plus coûteux (à l'instar par exemple des AKG N90Q, Oppo ETH-D1000, et j'en passe...). Notamment en raison du facteur limitant que représente la transmission Bluetooth qui, en dépit des perpétuelles avancées (le QC 35 est en Bluetooth 4.1 tandis que le 4.2 a déjà été défini et le 5.0 point à l'horizon), voit toujours son débit limité par le profil audio A2DP, imposant le recours à des codecs lossy (c'est-à-dire engendrant des pertes significatives lors de la compression numérique du flux).
Et comme à son habitude, Bose demeure totalement opaque sur la compatibilité du QC 35 en matière de codecs audio. En recourant toutefois à des outils de contrôle sur MacOS, il apparaît finalement que le QC 35 gère le SBC (obligatoire), le AAC, et le MP3. Mais a priori, il ne gère pas le LDAC (normal car codec propriétaire Sony), ni le Vorbis (très rare en Bluetooth), ni l'Apt-X. Dommage bien sûr pour l'absence de ce dernier, même si dans les faits, cette carence n'handicapera pas forcément le rendu sonore, sachant que ce codec très réputé n'est pas du tout lossless (pour résolution donc en deçà de la vraie Hi-Fi de type CD ou Hi-Res). En réalité, le SBC de piètre réputation, lorsque maintenu à son débit maximal (345 kb/sec) dans un environnement électromagnétique non parasité/saturé, n'inflige pas au flux audio une dégradation significativement pire que l'Apt-X ou l'AAC (ces deux codecs-là faisant quant à eux jeu qualitatif égal) - les analystes les plus critiques considérant d'ailleurs que l'Apt-X s'apparente surtout à du SBC figé en débit maximal (donc au prix d'une stabilité moindre).
Bien entendu, impossible de choisir soi-même le codec ni le débit depuis le casque Bose... contrairement à certains modèles concurrents (comme le Sony MDR-ZX770BN), même si cette liberté (finalement contraignante à l'usage) ne constitue en aucun cas une garantie de performances audio supérieures.

Bon, trêve de "bavardage", voici enfin le bilan comptable :

* Points forts du Bose QC 35 :
+ réduction de bruit active (RBA) inégalée à ce jour par la concurrence ;
+ fidélité sonore et musicalité référentielles pour un casque fermé et Bluetooth (bien sûr, des casques Hi-Fi ouverts et filaires bien plus chers peuvent offrir davantage de définition et de neutralité) ;
+ performances exceptionnelles en mode main libre (HFP), même dans les environnements très bruyants (impeccablement camouflés durant les conversations, y compris pour les correspondants téléphoniques) ;
+ confort de port inégalé au point de réussir à se faire complètement oublier (le QC 35 enveloppe totalement les oreilles et n'exerce aucune contrainte pesante sur le crâne) ;
+ autonomie d'usage record par rapport à la concurrence, mesurée à 23 heures en Bluetooth (profilé BLE) et à 43 heures en filaire (volume d'écoute élevé et RBA actif), assortie d'une vitesse de recharge relativement rapide (un peu plus de 2 heures pour un cycle complet) ;
+ finition et matériaux premium, alliant robustesse et légèreté, aussi bien dans la robe noire que grise (ce qui s'apparente à du vulgaire plastique est en fait un nylon renforcé de fibre de verre totalement à l'épreuve des rayures, des chocs, et des torsions) ;
+ sibilance du Bluetooth et souffle de la RBA plus discrets que jamais, devenus en fait quasiment indétectables en conditions normales d'utilisation ;
+ technologie Bluetooth multipoint (possibilité de laisser deux sources connectées simultanément sur les huit enregistrables) ;
+ compatibilité NFC pour faciliter les appairages Bluetooth ;
+ commandes essentielles (AVRCP) à partir du casque au moyen de boutons physiques aisément reconnaissables/actionnables en aveugle (décrocher/raccrocher/renvoyer/basculer lors des appels téléphoniques, arrêt/pause de la lecture audio, piste suivante/précédente, accélération/retour rapide, montée/baisse du volume, commandes vocales via smartphone/tablette connectée, appairage, niveau de charge) ;
+ assistance vocale multilingue, indiquant notamment la source Bluetooth connectée et permettant facilement de basculer entre n'importe quelle source enregistrée (la voix française est toutefois un peu trop robotique) ;
+ mises à jour régulières et aisées (par exemple via l'application iOS/Android en quelques secondes) ;
+ possibilité de brancher une source filaire analogique (pour une qualité de son qui ne sera toutefois pas supérieure aux sources Bluetooth en débit maximal) ;
+ simplicité extrême d'utilisation à la portée de tous (il n'y a en gros rien à faire, juste se laisser porter par la musique... ou par le silence) ;
+ très généreux en accessoires inclus (magnifique écrin rigide pour le transport, tous les câbles nécessaires dont la double-fiche avion...) ;
+ SAV Bose.

* Regrets éventuels (à relativiser selon les goûts de chacun) :
- son typé Bose, c'est-à-dire perpétuellement optimisé, privilégiant la satisfaction auditive à la stricte neutralité audiophile (mais tout étant relatif, le QC 35 s'avère le casque le plus neutre et équilibré que Bose ait sorti à ce jour) ;
- le QC 35 n'est exploitable en passif que si la batterie est à plat (car il est impossible de débrayer manuellement la réduction de bruit active (RBA) et/ou le traitement du signal EQ lorsque la batterie est chargée, aussi bien en Bluetooth qu'en filaire) ;
- non compatible Apt-X mais compatible AAC, ce qui en fait implicitement un casque davantage orienté Apple qu'Android (quoique ces codecs fassent de facto à peine mieux que le SBC par défaut à débit Bluetooth maximal) ;
- application iOS/Android élégante et fiable, mais aux fonctionnalités pour le moment limitées voire symboliques (juste mettre à jour le firmware, effacer individuellement les associations Bluetooth, changer le nom du casque... mais aucun contrôle sur le son ni sur la réduction de bruit, donc aucune customisation sérieuse, bien loin de la débauche fonctionnelle que propose par exemple Parrot) ;
- petite latence audio (aussi bien en Bluetooth qu'en filaire), pas du tout gênante avec les programmes audiovisuels, mais qui pourrait l'être sur certains jeux vidéo dynamiques (où il n'est pas possible de programmer un retard) ;
- aucun gadget technophile embarqué (ni contrôle/pavé tactile, ni capteur de présence pour lancer et interrompre automatiquement la lecture, ni sélecteur de débit et/ou de codec, ni "street mode" alias RBA inversé, ni équaliseur ajustable...), même si de telles possibilités sont parfois contreproductives au quotidien (du moins passé l'enthousiasme ludique de la découverte initiale) ;
- prise auxiliaire analogique curieusement au format jack 2,5", assez peu répandu aujourd'hui (mais néanmoins standard et non pas propriétaire, un câble jack 2,5"-3,5" étant de toute façon fourni) ;
- pas de DAC USB externe contrairement à certains concurrents, ni d'entrée filaire numérique (optique/coaxiale) ;
- faible créativité/originalité en matière de design (mais qui du coup gagne en sobriété) ;
- batterie ni amovible ni remplaçable par l'utilisateur (seulement par le SAV), mais cela ne constitue en fait pas un réel handicap (autonomie record, charge rapide, grande longévité des batteries Bose, et SAV du fabricant au top même hors garantie) ;
- produit coûteux... mais le prix demeure justifié au regard de la prestation (i.e. excellent rapport qualité/prix).

Attendu qu'aucun de ces "points faibles" potentiels (listés par soucis d'exactitude) n'altère vraiment la qualité de l'expérience utilisateur, le casque Bose QuietComfort 35 mérite largement cinq étoiles tant il représente le "state of the art" actuel de l'industrie dans sa gamme tarifaire.
Kudos Bose !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 16, 2016 10:55 PM MEST


La Véritable Histoire de Spirou - tome 2 - La Véritable Histoire de Spirou (1947-1955)
La Véritable Histoire de Spirou - tome 2 - La Véritable Histoire de Spirou (1947-1955)
par Christelle Pissavy-Yvernault
Edition : Album
Prix : EUR 55,00

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un sommet de l'exercice biographique !, 21 janvier 2016
Il est fascinant de voir comment, étude après étude sur le 9ème Art franco-belge, les publications de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault ne cessent de se bonifier substantiellement. Au point que leur dernier travail en date, à savoir le second tome de "La véritable histoire de Spirou", est proprement référentiel !
Colligeant intelligemment tout ce qui a été écrit depuis une cinquantaine d'années sur l'œuvre sans égale d'André Franquin, les deux historiens & biographes y ajoutent un travail de recherche inédit, augmenté d'un appareil critique érudit (mais toujours fluide et accessible), illustré par de nombreux documents d'archive particulièrement éclairants.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, le couple Pissavy-Yvernault a véritablement innové en émaillant l'ouvrage d'une multitude de dialogues "virtuels" entre tous les acteurs et les témoins (directs ou indirects) de l'Histoire de Spirou durant son âge d'or (c'est-à-dire durant la période franquinienne). "Virtuels", car si les citations demeurent rigoureusement authentiques (et toujours impeccablement sourcées), elles ont toutefois été réorganisées de façon à simuler des échanges en live (quant bien même savoureusement contradictoires) par-delà les barrières de l'espace, du temps, et de la mort.
Tel un grand script de film, cette recomposition virtuose aura réussi à donner vie à l'extraordinaire effervescence créative et intellectuelle des "années Franquin", indissociables de la mythique École de Marcinelle fondée par le très sous-estimé Jijé (polymathe de tous les arts graphiques, maître des plus illustres dont Franquin & Giraud/Moebius) et qui révolutionna le visage de la BD européenne.

S'il fallait ne posséder qu'un seul livre sur le sujet, ce serait assurément celui-là. Indispensable.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 23, 2016 8:10 AM CET


Apple Watch Bracelet/de Luxe Bracelet de montre avec fermeture à rabat en cuir véritable de Luxe 38 mm Basic Sport-Edition en noir de OKCS Marrone - 42 mm con Watch Connettore (nero)
Apple Watch Bracelet/de Luxe Bracelet de montre avec fermeture à rabat en cuir véritable de Luxe 38 mm Basic Sport-Edition en noir de OKCS Marrone - 42 mm con Watch Connettore (nero)

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Rapport qualité/prix imbattable !, 10 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Dans la juteuse cour des miracles qu'est devenu le marché des accessoires Apple, trouver la perle rare tient trop souvent du parcours du combattant (ou de la loterie). Dès lors, un accessoire à peu près digne des standards pommés mérite d'être marqué d'une pierre blanche, a fortiori si celui-ci est bon marché.
C'est assurément le cas du bracelet proposé par OKCS, tant il ne fera injure à aucune des trois déclinaisons d'Apple Watchs. Dans sa version marron, le cuir est authentique, mais avec une texture douce et moirée évoquant le daim. La couleur marron est toutefois moins vive - plus pastel en fait - que celles des photos officielles de la fiche produit, mais le bracelet y gagne ainsi en discrétion. Le contact avec l'eau (éclaboussures) fonce momentanément sa couleur, celle-ci redevient néanmoins parfaitement homogène (sans auréoles ni taches) après séchage.
Qui ne dispose pas déjà d'adaptateurs pour Apple Watch devra privilégier un achat avec connecteur, d'autant plus que les deux fournis (de couleur noire) par OKCS sont à la fois élégants, robustes, parfaitement adaptés aux montres connectées de la Pomme, et compatibles avec la plupart des autres bracelets du marché. La fixation au moyen de quatre vis microscopiques (le micro-tournevis correspondant étant fourni) réclame tout de même un soupçon de méticulosité.
À noter que ce bracelet OKCS taille moins grand que ceux livrés par défaut par Apple sur les Watchs Basic et Sport.


Alfred Hitchcock présente - Les inédits - Intégrale saison 1 - 32 épisodes
Alfred Hitchcock présente - Les inédits - Intégrale saison 1 - 32 épisodes
DVD ~ Alfred Hitchcock
Proposé par DIRECT_DVD_EU
Prix : EUR 39,00

15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Coffret essentiel, mais..., 30 novembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce qu'Elephant Film tente de présenter sur la jaquette du coffret (au moyen d'un jeu de mot avec le titrage français) comme la première saison intégrale de "Alfred Hitchcock présente" (titre VF)... correspond en réalité à la huitième saison de la série "Alfred Hitchcock Presents" (titre VO) débutée en 1955, lorsque celle-ci abandonna en 1962 le format de 25 minutes (sept saisons de 39 épisodes chaque, sauf la quatrième qui en comporte 36) pour passer au format de 50 minutes (trois saisons de 32 épisodes chaque, hormis la dernière qui en compte 29) sous le nouveau titre VO "The Alfred Hitchcock Hour" (et diffusée à l'origine - quoique partiellement - en France sous le titre VF "Suspicion").
S'il est possible (et il va sans dire souhaitable) qu'Elephant Film édite également les deux saisons suivantes de "Alfred Hitchcock Hour (Suspicion)", c'est malheureusement Universal Pictures qui possède à ce jour les droits de distribution pour les sept (premières) saisons de "Alfred Hitchcock Présents (Alfred Hitchcock présente)". Il ne faut donc guère espérer les voir sortir en édition française complétiste avant longtemps... et se contenter pour un moment encore du bien modeste coffret-florilège des quelques vingt épisodes réalisés par Alfred Hitchcock lui-même (alors que la première série totalise tout de même 268 opus, la seconde "seulement" 93).
Certes, l'intégrale des dix saisons de "Alfred Hitchcock Presents/Hour" est depuis longtemps disponible en coffrets DVD étatsuniens zone 1, mais hélas sans VF ni VOSTF.
Très frustrant donc pour les pauvres "frenchies" que nous sommes... étant donné l'excellence de cette double-série hitchcockienne, aussi fondatrice que la serlingienne "The Twilight Zone (La quatrième dimension)".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 4, 2016 1:46 PM MEST


Bose Enceinte Bluetooth SoundLink Mini II - Noir Carbone
Bose Enceinte Bluetooth SoundLink Mini II - Noir Carbone
Prix : EUR 229,00

232 internautes sur 264 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand cru de la musique nomade (voire plus si affinités…), 10 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Après avoir renouvelé en 2014 l'ensemble de ses gammes audio nomades, il restait encore à la prestigieuse marque étatsunienne de faire passer sa célébrissime Soundlink Mini par la case de l'upgrade. C'est désormais chose faite, mais le passage du mark I au mark II ne s'accompagne d'aucune transformation physique majeure. Certes, il y a bien quelques ajustements cosmétiques (bordures biseautés et non plus anguleuses, deux variantes grisées l'une "blanc perle" et l'autre "noir carbone", cinq boutons multitâches au lieu de six monotâches...), mais la robustesse des matériaux (métal brossé à l'abri des micro-rayures, densité élevée...) et l'architecture interne (taille, type et disposition des haut-parleurs, électronique et traitement du signal...) demeurent intacts. En effet, on ne change pas - du moins radicalement - une recette qui gagne.
Or pour ce qui est de la Soundlink Mini originelle, "gagner" tient de l'euphémisme : rarement une enceinte aura été à ce point un best-seller mondial, parvenant même à le rester obstinément durant plus de deux longues années, et cela en dépit d'une concurrence de plus en plus féroce (et polymorphe) ! Couronnement inespéré pour un fabricant réputé plus technophile qu'audiophile, la Soundlink Mini aura même été gratifiée d'un Diapason d'or (millésime 2013) par le prestigieux magazine Hi-Fi du même nom !
Dans cette perspective, c'est plutôt sur le plan software (et connectique) qu'il faudra chercher l'évolution, Bose ayant visiblement entendu les quelques frustrations de consommateurs qui s'étaient exprimées de-ci de-là à l'ombre du hit planétaire.
Eh bien, la correction de copie tient quasiment du sans-faute... même si pour chaque amélioration bien réelle, il est permis de regretter que Bose ne soit pas allé plus loin, histoire de mettre tous les plaideurs d'accord.

Tout d'abord, exit la prise de recharge propriétaire au profit d'une très standard micro-USB type B (aussi bien sur le côté droit de l'enceinte que sur son socle) et USB type A (du côté du chargeur), assurant donc une pleine compatibilité (sur 5 V en courant continu) avec le matériel contemporain (les alimentations de téléphones cellulaires, les laptops, les véhicules...). Le confort en mobilité monte ainsi d'un bon cran, en laissant toute liberté d'emporter ou non avec soi le chargeur Bose qui n'a plus rien d'indispensable (même s'il est à noter que celui-ci est dorénavant un classique modèle international au lieu d'un modèle américain maladroitement patché pour le marché européen).
Impossible toutefois d'utiliser la connectique USB de l'enceinte comme DAC depuis un ordinateur. Outre la recharge électrique, sa seule autre fonction est réservée aux mises à jour firmware, quoique Bose en propose rarement (probablement du fait que ses produits sont rarement buggés à leur sortie).

Sur le terrain de l'appairage Bluetooth, la Soundlink Mini II apporte une nette amélioration non seulement en rapidité brute d'enregistrement des sources, mais également en confort grâce à l'assistance vocale (en onze langues au choix, dont le français). Car ce qui peut s'apparenter de prime abord à un gadget quelque peu superfétatoire (une voix synthétique ne valant pas en théorie un bon afficheur digital)... se révèle finalement à l'usage un dispositif assez pertinent, apportant pas mal de fluidité et d'intelligibilité au contrôle de l'enceinte. Il devient désormais étonnamment simple de jongler entre les sources Bluetooth, d'en changer à volonté, de savoir précisément laquelle est active, d'en enregistrer de nouvelles, d'en réactiver d'anciennes...
De quoi faire presque oublier que Bose ne propose hélas toujours par l'appairage Bluetooth SSP via NFC sur sa dernière création. Presque.

Toujours est-il que la Soundlink Mini II est devenue à l'usage tellement conviviale et prodigue en potentialités qu'il serait tentant d'y voir l'embryon d'un écosystème logiciel.
Outre la possibilité d'enregistrer huit sources Bluetooth (au lieu de six sur le mark I), l'enceinte offre maintenant la possibilité de conserver deux sources connectées en même temps, autorisant à librement basculer de l'une à l'autre en moins d'une seconde. De surcroit, la nouvelle touche multifonction est intelligemment programmée, car par un jeu astucieux d'appuis multiples (combinés parfois avec d'autres touches), il devient possible depuis la Soundlink Mini II de pleinement contrôler la diffusion audio (pause, lecture, titres suivants/précédents, changements de sources...). En retour, le réglage du volume sonore de l'enceinte se synchronise enfin sur celui de la source Bluetooth au lieu de rester indépendant (compatibilité vérifiée avec des terminaux équipés des dernières versions d'iOS, Android, et de Windows Phone).
Et de semblable façon, dans le cadre de ses nouvelles fonctionnalités mains libres, l'enceinte permet de gérer les appels téléphoniques (raccrocher, mute, double appel...) ainsi que d'activer et commander à la voix les éventuels assistants vocaux des terminaux mobiles connectés (Siri, Google Now, Cortana...). La belle intuitivité conceptuelle (dans une logique d'économie de moyens avec très peu de boutons), la grande sensibilité du micro intégré (intégrant un excellent réducteur de bruit ambiant), et bien entendu la qualité sonore générale rendent l'expérience mains libres optimale.

La prise filaire externe - analogique seulement - est la même que sur la Soundlink Mini première du nom (sur le côté droit de l'enceinte juste au-dessus de la micro-USB), si ce n'est que désormais, le basculement sur l'entrée auxiliaire se fait automatiquement dès qu'un mini-jack stéréo de 3,5 mm est enfiché.
La cohérence de l'implémentation logicielle autorise un certain degré de customisation, et notamment de débrayage. Ainsi, de même qu'il est possible de totalement désactiver l'assistance vocale, il est dorénavant également possible de désactiver le passage automatique en veille de l'enceinte (au bout de 30 minute d'inutilisation). Cette latitude n'a rien d'insignifiante, en particulier pour qui préfère la qualité audio d'une source analogique filaire à la compression du Bluetooth. Mieux encore, il devient carrément intéressant de connecter la Soundlink Mini II à une source lossless de type AirPlay (par exemple) et dès lors entièrement commander à distance un streaming musical de premier ordre. Une solution qui fait d'autant plus sens pour le puriste sachant que Bose n'a toujours pas rendu sa seconde Soundlink Mini compatible avec l'aptX (quoique le bénéfice réel de ce codec Bluetooth à faible compression fasse débat dans les communautés audiophiles).

Au nombre des avantages de la conservation du facteur forme : la toujours grande élégance rétrofuturiste de l'enceinte, et la pleine compatibilité avec tous les accessoires optionnels (cache, housse...) de sa prédécesseuse. Bose fait certes payer cher ses extras... mais leur épargne en retour un dumping saisonnier.

Venons-en maintenant au critère le plus important, qui n'est rien de moins que la raison d'être de ce matériel : la prestation sonore.

Dans le cadre d'une comparaison côte à côte avec une Soundlink Mini mark I (et plusieurs autres enceintes nomades), à l'oreille, la Soundlink Mini mark II présente sensiblement la même signature sonore. C'est-à-dire en tout point exceptionnelle pour sa taille et son poids, couvrant avec une immense richesse l'intégralité du spectre sonore audible et tout l'ambitus des partitions musicales diffusées.
Aux instruments maintenant, la courbe de réponse est également similaire entre les deux générations d'enceintes, avec toujours pour caractéristiques remarquables son maintien linéaire dans les graves jusqu'à 50 Hz (ce qui est bien davantage que la plupart des enceintes plus volumineuses de la concurrence), et plus encore de présence et de stabilité dans les médiums !
Tout remarquable que soit le premier point pour un si faible volume, il s'inscrit malgré tout dans le profil bien connu du "son Bose" (réputé basseux). En revanche, le second point mérite d'être davantage mis en exergue tant il démarque la Soundlink Mini II de trop de créations Bose qui s'aliènent les audiophiles et les mélomanes en sacrifiant les médiums aux basses et aux aigus. Rien de tel ici, et il faut l'imputer à l'ingéniosité de conception de l'engin (par-delà le traitement électronique du signal dont Bose s'est fait une spécialité) : deux transducteurs électro-acoustiques dédiées en priorité aux fréquences médiums (mais faisant incidemment - en raison de leur faible diamètre - office de tweeters moyennant des aigus non agressifs), et déployés autour de deux radiateurs passifs transformant l'espace situé derrière l'enceinte (surtout à proximité d'un mur parallèle) en caisson de basse "naturel", générant ainsi de beaux graves autonomes n'écrasant en rien les médiums.
Après, il appartiendra simplement à l'utilisateur de déterminer le meilleur placement de l'enceinte, selon ses goûts propres et sa posture d'écoute (l'enceinte étant assez directive), mais aussi selon le niveau de décibels (la texture sonore variant avec le volume) et l'acoustique du lieu. La Soundlink Mini II est somme toute une "enceinte situationnelle", à l'image sonore très interactive. Bien que cette propriété soit susceptible d'être perçue par d'aucuns comme une faiblesse voire un sacrilège, mieux vaut y voir la quintessence de la mobilité - gage de polyvalence et de souplesse.

Au-delà des performances mesurables, il ne faut pas non plus négliger l'aspect psychologique. Car durant l'écoute, nul ne réussira à faire totalement abstraction - même en le voulant très fort - de l'étonnante compacité du matériel, et du coup le son produit réussira à être subjectivement plus séduisant, plus bluffant que chez ses grands frères de la même écurie (Soundlink III et Soundtouch).
Pour autant, la Soundlink Mini II ne saurait se prévaloir du label Hi-Fi, essentiellement pour deux raisons inhérentes à sa taille physique : d'une part, l'image stéréo est limitée (non pas du fait d'une faible diaphonie mais simplement de l'inévitable proximité entre les haut-parleurs) ; d'autre part, si l'enceinte est vraiment à l'aise sur tous les styles de musiques (elle restitue aussi magnifiquement la voix, la symphonie, que le rythme), elle atteindra ses limites de définition face à la multiplicité, par exemple en orchestration polyphonique (lorsque les instruments de musique distincts sont si nombreux qu'ils en saturent la scène sonore). Mais impossible d'en faire équitablement grief à la Soundlink Mini II. Car en dépit de toute la technicité dont témoigne la R&D de Bose, les lois physiques ne permettront probablement jamais à une enceinte miniature auto-amplifiée à deux voies - aussi formidable soit-elle - d'offrir la puissance de séparation et l'ampleur d'une paire d'enceintes colonne à quatre voies.
Néanmoins, au chapitre des regrets, il est dommage que Bose ne propose pas une option logicielle (à la manière de Logitech sur ses Ultimate Ears Boom) pour coupler en Bluetooth deux (voire davantage) enceintes Soundlink Mini II afin d'élargir l'image stéréo (voire multicanal), et partant, la définition.

Enfin, côté autonomie, sur le papier, la Soundlink Mini II est supposée en offrir 50% de plus que son "aïeule". Dans les faits, les chiffres annoncés par le constructeur sont largement atteints : cycle de décharge complet en un peu moins de 9 h à volume maximum, et en un peu plus de 11 h à volume moyen. Rien de transcendant malgré tout sur ce point par rapport à une partie de la concurrence, bien que les technologies embarquées ne soient pas forcément non plus les mêmes...
A signaler que la batterie de cette nouvelle Soundlink Mini demeure toujours aisément remplaçable par l'utilisateur sans violer la garantie.

Pour conclure, voici le bilan comptable des +/- à l'aimable attention de celles et ceux qui n'ont pas eu la patience de lire toute la prose qui précède... ;-)

* Qualités communes aux Soundlink Mini et Mini II :
+ son exceptionnel - voire unique - au regard du volume, du poids, et du prix (notamment sur les terrains de l'étendue des graves et de la qualité des médiums) ;
+ beauté du design, perfection de la finition, noblesse des matériaux, sobriété forçant l'admiration ;
+ entrée filaire analogique auxiliaire de bonne qualité ;
+ sonorité déterminée par l'emplacement de l'enceinte et des auditeurs (davantage une qualité qu'un défaut pour une enceinte nomade, offrant ainsi de belles latitudes de customisation) ;
+ liberté de renouveler soi-même la batterie (à l'aide d'un kit fourni avec l'exemplaire de remplacement) ;
+ performance du SAV Bose.

* Qualités exclusives de la Soundlink Mini II (par rapport à la génération précédente) :
+ firmware sophistiqué confinant à l'écosystème et optimisant ainsi significativement l'expérience utilisateur (assistance vocale désactivable, touches multifonctions, zapping durant l'écoute, contrôle des sources Bluetooth et synchronisation des niveaux de volumes sonores...) ;
+ rapidité et facilité d'appairage Bluetooth (sans NFC toutefois) ;
+ capacité Bluetooth de huit sources enregistrées et de deux actives simultanément (offrant ainsi la navigation multi-sources, soit une exclusivité Bose) ;
+ fonctions mains libres performantes et complètes (incluant le contrôle du téléphone et de son éventuel assistant vocal via le micro de l'enceinte) ;
+ possibilité de désactiver la mise en veille automatique (augmentant considérablement l'intérêt de l'entrée filaire auxiliaire... en la connectant par exemple à un relai lossless AirPlay) ;
+ prise de recharge 100% standard (micro-USB type B à 5V DC) ;
+ chargeur Bose facultatif, compact et léger (modèle international et non plus américain patché) ;
+ autonomie améliorée de 50% par rapport à la première Soundlink Mini (et données constructeur réalistes) ;
+ 10 g de moins à la pesée (668 g pour la mark II contre 678 g pour la mark I), l'importante masse volumique (ou poids relatif) étant toujours garante des propriétés audiophiles de l'enceinte ;
+ mise en fonction initiale très aisée, non seulement grâce à l'assistance vocale, mais également au mode d'emploi simplifié (façon iPad ou iPhone) imprimé sur les parois internes de l'emballage (un mode d'emploi complet est évidemment disponible en téléchargement sur le site web de Bose).

* Défauts de la Soundlink Mini II :
- toujours aucune compatibilité aptX (codec Bluetooth faiblement compressé) ;
- toujours aucune compatibilité NFC (pour l'appairage Bluetooth) ;
- aucune option de couplage Bluetooth de plusieurs enceintes Soundlink Mini II (peut-être via un tweak software en amont ou - on peut rêver - via une future mise à jour officielle du firmware ?) ;
- pas de DAC via l'entrée USB ;
- pas d'entrée filaire numérique/optique ;
- toujours pas waterproof ;
- autonomie inférieure à certaines enceintes nomades concurrentes ;
- image stéréophonique limitée (inhérente au format compact du produit et lui interdisant de ce fait le label Hi-Fi) ;
- revêtement des boutons et du pied dans un caoutchouc salissant et attrape-poussière (quoique facilement lavable à l'eau) ;
- accessoires de transport seulement en option (mais néanmoins compatibles avec ceux de la Soundlink Mini I).

Avec pas moins de dix doléances consignées dans la dernière rubrique, pourquoi ne pas retirer une ou deux étoiles à l'appréciation globale ?
Tout simplement parce que in situ et in vivo, l'enceinte Soundlink Mini II distille une expérience proprement enivrante. Et cet élixir spiritueux à cinq étoiles possède la vertu de rédimer la longue liste de limitations...
Des limitations au demeurant caractéristiques de la philosophie de la marque Bose qui, à l'instar d'Apple, offre à ses clients autant de gratifications émotionnelles que de frustrations fonctionnelles...
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Star Trek
Star Trek
par Robert GREENBERGER
Edition : Relié

26 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 La somme de tous les préjugés au royaume de la pensée unique..., 17 octobre 2013
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Alors bien sûr, l'objet lui-même a de la gueule : couverture reliée, papier glacé épais, illustrations nombreuses et opulentes, mise en page ludique...

Malheureusement pour toute "histoire non officielle", Robert Greenberger livre une vision partiale et partielle de ce monument de la pop culture qu'est "Star Trek" (le plus vaste univers de SF à ce jour).
Deux tiers de l'ouvrage sont consacrés à la seule série originale... qui pourtant ne représente que 15% de la franchise... et dont on pourrait penser (à la lecture du bouquin) que sa fonction principale fut de préparer à l'avènement du reboot cinématographique de JJ Abrams (pourtant sa totale négation).
Et entre les deux, à la façon d'un passage obligé mais sans enthousiasme, l'auteur survole au pas de course les quatre séries de Rick Berman, qui ont pourtant représenté le pic de créativité et de popularité de "Star Trek", soit pas moins de 628 opus pour vingt années de création audiovisuelle ininterrompue (et 85% du volume total).
Manque de pot pour les lecteurs français, ce gigantesque pan du trekkisme (1987-2005) n'a jamais eu les faveurs des télédiffusions hexagonales (hormis sur quelques chaînes confidentielles du câble/satellite), et sa mise en parenthèse conformiste par "The Complete Unauthorized History" (titre VO du livre) ne fera que renforcer l'idée reçue typiquement française que "Star Trek" se résumerait essentiellement à une kitscherie des sixties... "fort heureusement" "dépoussiérée" en 2009 par le roi des blockbusters creux.

Toutes les idées reçues sont ici consciencieusement réunies :
- informations assez bateaux déjà largement disponibles sur Wikipedia ;
- fétichisme branchouille/vintage de "Star Trek The Original Series" ;
- respect poli envers les séries "Star Trek The Next Generation" et "Deep Space Nine" ;
- mépris à peine voilé pour les séries "Star Trek Voyager", "Enterprise", et les deux derniers films de "The Next Generation" ;
- et bien entendu glorification messianique du reboot.

A défaut de la neutralité d'un travail encyclopédique, Robert Greenberger aurait pu au moins livrer une analyse originale et inédite. Hélas il n'en est rien, ce connaisseur américain de DC et de Marvel - mais finalement bien peu de "Star Trek" - se contente d'assurer (volontairement ou non) le SAV de Bad Robot ! Et ce n'est évidemment pas un hasard si la version française de l'ouvrage sort exactement le même jour que les éditions Blu-Ray & DVD de "Star Trek Into Darkness"...
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Star Trek - Enterprise - Saison 1 [Blu-ray]
Star Trek - Enterprise - Saison 1 [Blu-ray]
DVD ~ Scott Bakula
Prix : EUR 24,98

40 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les (envoûtantes) origines du mythe... ENFIN en Blu-Ray !, 15 janvier 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Trek - Enterprise - Saison 1 [Blu-ray] (Blu-ray)
"Enterprise" est la série prequelle de l'univers "Star Trek". Ce qui signifie que ses 98 épisodes (sur 4 saisons) prennent chronologiquement place avant tout le reste de "Star Trek" (628 épisodes & 10 films !), tout en s'adressant en priorité aux spectateurs qui connaissent ledit "reste".

Seulement voilà : développer en 2001 une série au goût du jour (c'est-à-dire avec des effets spéciaux "dernier cri" et une mise en scène "tendance") mais supposée chronologiquement antérieure de plus d'un siècle à une série des sixties au look ultra-kitsch (i.e. "Star Trek: The Original Series")... cela relevait littéralement de l'exploit, pour ne pas dire de l'impensable !
Or force est de constater que ce défi a magistralement été relevé par ses créateurs-auteurs-producteurs Rick Berman & Brannon Braga ! Ainsi, non seulement la série "Enterprise" aura réussi à mettre en scène une transition crédible entre le cynisme de notre monde et l'utopie trekkienne, mais elle sera également parvenue à unifier comme jamais l'univers "Star Trek" (le plus vaste à ce jour par le nombre d'heures de programme)... en "résolvant" avec maestria toutes les incohérences internes qui subsistaient encore entre les différentes périodes de ses trois cents ans de "timeframe" !
Malheureusement, la puissante communauté des trekkers américains est longtemps restée divisée sur la vocation et la portée de la série "Enterprise". Car celle-ci prenait place dans un monde qui n'était pas encore celui de "Star Trek" (afin d'en expliquer justement la genèse, notamment par la fondation tumultueuse de la Fédération), tout en osant donner corps au mythe né de ce qui ne fut pas donné aux spectateurs durant si longtemps. Telle est au fond la condition polémique des prequels dont la mission ingrate est de s'attaquer au "mythe des origines" (cf. la prélogie de "Star Wars", "Prometheus" de Ridley Scott, la série "Caprica" de Ronald D. Moore...).

Fort d'un casting très solide (campant des personnages délibérément imparfaits, humains en somme), les deux premières saisons "d'Enterprise" - dont la première devait prendre place uniquement sur Terre (au 22ème siècle) selon le projet initial de Rick Berman - furent portées par un concept original et une véritable inspiration d'auteur. Dans un style très "The Right Stuff (L'étoffe des héros)", elles auront exacerbé une des plus nobles constantes de l'humanité à travers les âges : la fascination pour l'inconnu, et la soif d'exploration... quel qu'en soit le prix ! A l'honneur : ces "fous volants" qui ont fait l'Histoire aéronautique puis astronautique des temps modernes.
Le capitaine Jonathan Archer - incarné par le touchant Scott Bakula - restera la plus vibrante incarnation de cette quête d'ailleurs et de dépassement de soi, posant un regard vierge et insouciant sur l'enfance de l'aventure spatiale dans un cosmos donnant le vertige ! Soit quelque chose de largement inédit en série télévisée.

C'est hélas seulement à partir de sa troisième saison post-9/11 (au style "feuilleton haletant" façon "24") "qu'Enterprise" reçut un soutien quasi-unanime du public et de la critique.
Mais il était déjà trop tard : l'annulation de la série par CBS-Paramount tomba tel un couperet en 2005, au terme de sa quatrième saison (la série devait idéalement en totaliser dix, au minimum sept). Une mise à mort en plein essor qui laisse - encore maintenant - un goût bien amer étant donné l'exceptionnelle richesse thématique et les innombrables promesses de cette "Histoire du futur" en marche...
Malgré tout, les scénaristes eurent le temps d'achever naturellement et élégamment "Enterprise" (sans cliffhanger insoutenable au contraire de tant d'autres séries "victimes du système"), apportant même un superbe point final à quarante années de créativité audiovisuelle.

En 2009, JJ Abrams pratiquera un complet reboot - à la mode comicsienne - de "Star Trek" au cinéma... mais il s'agit là d'une autre histoire (et désormais aussi d'un autre univers).

Du coup, plus que jamais, "Enterprise" représente l'un des apogées de la longue aventure trekkienne (entamée en 1964) et toute l'audace (trop souvent sous-estimée voire incomprise) de ce qu'il est désormais convenu d'appeler "l'ère Rick Berman" (1987-2005).

Il n'est que justice que la série prequelle soit éditée en Blu-Ray, car du club des six ("TOS/TAS/TNG/DS9/VOY/ENT"), elle seule fut directement postproduite en HD (quoique encore expérimentale à l'époque), ce qui représentait en 2001 une véritable innovation à la télévision américaine. Or douze ans après, c'est au mieux une déclinaison "HD ready" (720p) qui aura été diffusée aux USA (et proposée sur le catalogue iTunes). Il est donc grand temps que le public puisse enfin savourer une "full HD" native (1080p) seule à même de mettre à l'honneur le superbe visuel de la série, sans en passer - au contraire des cinq précédentes - par un lent et coûteux remastering.
Et pour ne rien gâcher, cette édition Blu-Ray "d'Enterprise" bénéficiera - comme celles de "The Original Series" et de "The Next Generation" - d'une avalanche de nouveaux bonus à valeur ajoutée (et en HD), avec le concours très actif de l'auteur-producteur Brannon Braga.

Bref, à recommander sans réserve à tous les amateurs de vraie et bonne science-fiction, exigeants aussi bien envers le fond qu'envers la forme.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 10, 2013 4:17 PM MEST


Spirou et Fantasio, tome 53 : Dans les griffes de la vipère (ed silver)
Spirou et Fantasio, tome 53 : Dans les griffes de la vipère (ed silver)
par Fabien Vehlmann
Edition : Album
Prix : EUR 10,60

9 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une belle surprise !, 15 janvier 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Spirou et Fantasio, tome 53 : Dans les griffes de la vipère (ed silver) (Album)
La collection Spirou & Fantasio s'était transformée en chemin de larme depuis son abandon en 1998 par Tome & Janry après l'excellentissime "Machine qui rêve" aux accents dickiens.
En dépit de deux extraordinaires pépites visitées par l'esprit de feu Yves Chaland ("Le journal d'un ingénu" et "Le groom vert-de-gris") dans la série parallèle des one shots "Une aventure de Spirou et Fantasio par" (délaissée d'ailleurs depuis 2010), la succession de Fabien Vehlmann & Yoann à Jean-David Morvan & José Luis Munuera laissait vraiment penser que la série historique était appelée à tomber de Charybde en Scylla.

Quelle ne fut alors pas la surprise de découvrir dans "Les griffes de la vipère" un album rompant avec quinze ans de dégénérescence pour proposer ENFIN un véritable contenu, pourfendant sans ménagement les lois économiques et passant à la moulinette les traits émétiques du monde contemporain. Contre toute attente, Fabien Vehlmann a réussi à composer ici une authentique mise en abyme à force de clins d'œil savoureux et de références aigres-douces : le "Spirou du temps qui passe" prenant toute la mesure du "Spirou éternel" (comprendre celui de Franquin) à travers un monde (et un lectorat) ayant radicalement changé... et face auquel les idéaux scouts (AdS) et "l'héroïsme de faits divers" se révèlent bien impuissants, pour ne pas dire obsolètes.

Fantasio est devenu - de facto - le véritable patron des éditions Dupuis dont la survie se décide dorénavant dans les tribunaux et par les contrats publicitaires ; réifié en mascotte et relégué au musée vivant des super-héros (pour les caprices d'un milliardaire sadique), Spirou ne s'avère guère armé pour affronter des "méchants 2.0" (i.e. les lobbies contrôlant le monde à coup de judiciarisation, d'OPA, et de chantage) ; et notre planète s'apparente au "village" (du "Prisonnier"), minuscule sous l'emprise de multinationales dictant leurs lois aux gouvernements et assistées d'omniprésents mouchards high-tech interdisant à quiconque le luxe de l'anonymat. Même la victoire - ou pour être plus exact - la survie du héros revêt ici un goût bien amer car elle est davantage imputable aux lois naturelles et à une dynamique de compromission...

D'aucuns s'indigneront que la fraicheur du Spirou de Rob-Vel (dont l'intégrale sort également ce mois-ci) et le génie inégalé de Franquin aient désormais fait place à une peinture totalement désenchantée... Mais ce serait oublier que Spirou est et a toujours été un héros de son temps, ayant pour vocation de cristalliser - à sa façon pittoresque et parfois surréaliste - le Zeitgeist.
Certes, "Dans les griffes de la vipère" s'illustre par un inhabituel réalisme, baigné de cynisme et d'humour noir. Mais ce n'est pas sans évoquer les audacieuses initiatives de Tome & Janry à la fin des années 90... Espérons que les auteurs aient cette fois le courage d'assumer durablement ce parti pris, car la fantaisie de ce qu'il reste de "l'Ecole de Marcinelle" n'est pas incompatible avec la lucidité.

On pourra tout au plus regretter (un peu) le dessin de Yoann, pour le moins outrancier, parfois même à la limite du vulgaire. Mais là, c'est affaire de goût...


Star Trek : Enterprise : L'Integrale Saison 1 - Coffret 7 DVD [Import belge]
Star Trek : Enterprise : L'Integrale Saison 1 - Coffret 7 DVD [Import belge]
DVD ~ Scott Bakula

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les origines du mythe... pour un vrai must de la SF audiovisuelle !, 4 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Trek : Enterprise : L'Integrale Saison 1 - Coffret 7 DVD [Import belge] (DVD)
"Enterprise" est la série prequelle de l'univers "Star Trek". Ce qui signifie que ses 98 épisodes (sur 4 saisons) prennent chronologiquement place avant tout le reste de "Star Trek" (628 épisodes & 10 films !), tout en s'adressant en priorité aux spectateurs qui connaissent ledit "reste".

Seulement voilà : développer en 2001 une série au goût du jour (c'est-à-dire avec des effets spéciaux "dernier cri" et une mise en scène dynamique) mais supposée antérieure de plus d'un siècle à une série des sixties au look kitsch et fauché (i.e. "Star Trek: The Original Series")... cela relevait littéralement de l'exploit, pour ne pas dire de l'impensable !
Or force est de constater que ce défi a magistralement été relevé par ses créateurs-auteurs-producteurs Rick Berman & Brannon Braga ! Ainsi, non seulement la série Enterprise aura réussi à mettre en scène une transition crédible entre le cynisme de notre monde et l'utopie trekkienne, mais elle sera également parvenue à unifier comme jamais l'univers Star Trek (l'un des plus vastes à ce jour)... en "résolvant" avec maestria toutes les incohérences internes qui subsistaient encore entre les différentes périodes de ses deux cents ans de timeframe !
Malheureusement, la puissante communauté des trekkers américains est longtemps restée divisée sur la vocation et la portée d'Enterprise. Car celle-ci prenait place dans un monde qui n'était pas encore celui de Star Trek (afin d'en expliquer justement la genèse, notamment par la fondation tumultueuse de la Fédération), tout en osant donner corps au mythe né de ce qui ne fut pas donné aux spectateurs durant si longtemps. Telle est au fond la condition polémique des prequels dont la mission ingrate est de s'attaquer au "mythe des origines" (cf. la prélogie de "Star Wars" ou le "Prometheus" de Ridley Scott...).

Fort d'un casting très solide (campant des personnages délibérément imparfaits, humains en somme), les deux premières saisons d'Enterprise - dont la première devait initialement prendre place uniquement sur Terre (au 22ème siècle) - furent portées par un concept original et une véritable inspiration d'auteur. Dans un style très "The Right Stuff", elles auront exacerbé une des plus nobles constantes de l'humanité à travers les âges : la fascination pour l'inconnu, et la soif d'exploration... quel qu'en soit le prix ! A l'honneur : ces "fous volants" qui ont fait l'Histoire aéronautique & astronautique des temps modernes.
Le capitaine Jonathan Archer - incarné par le touchant Scott Bakula - restera la plus vibrante incarnation de cette quête d'ailleurs et de dépassement de soi, posant un regard vierge et insouciant sur l'enfance de l'aventure spatiale dans un cosmos donnant le vertige ! Soit quelque chose de largement inédit en série télévisée.

C'est hélas seulement à partir de sa troisième saison (au style "feuilleton haletant" façon "24") qu'Enterprise reçut un soutien quasi-unanime du public et de la critique.
Mais il était déjà trop tard ! L'annulation de la série par la Paramount tomba tel un couperet en 2005, au terme de sa quatrième saison (la série devait idéalement en totaliser dix, au minimum sept). Une mise à mort en plein essor qui laisse - encore maintenant - un goût bien amer étant donné l'exceptionnelle richesse thématique et les innombrables promesses d'une "Histoire du futur" en marche...
Malgré tout, les scénaristes eurent le temps d'achever naturellement et élégamment Enterprise (sans cliffhanger insoutenable au contraire de tant d'autres séries "victimes du système"), apportant même un superbe point final à quarante années de créativité audiovisuelle.

En 2009, JJ Abrams pratiquera un complet reboot - à la mode comicsienne - de Star Trek au cinéma... mais il s'agit là d'une autre histoire (et désormais aussi d'un autre univers).

Plus que jamais, la série Enterprise représente l'un des apogées de la longue aventure trekkienne (entamée en 1964) et toute l'audace (trop souvent sous-estimée voire incomprise) de ce qu'il est désormais convenu d'appeler "l'ère Rick Berman" (1986-2006).
A recommander sans réserve à tous les connaisseurs de vraie et bonne science-fiction, ainsi qu'aux amateurs d'univers imaginaires ultra-cohérents.


StarTrek : Enterprise, Intégrale Saison 1 - version 2009
StarTrek : Enterprise, Intégrale Saison 1 - version 2009
DVD ~ Scott Bakula
Prix : EUR 19,99

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les origines du mythe... pour un vrai must de la SF audiovisuelle !, 4 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : StarTrek : Enterprise, Intégrale Saison 1 - version 2009 (DVD)
"Enterprise" est la série prequelle de l'univers "Star Trek". Ce qui signifie que ses 98 épisodes (sur 4 saisons) prennent chronologiquement place avant tout le reste de "Star Trek" (628 épisodes & 10 films !), tout en s'adressant en priorité aux spectateurs qui connaissent ledit "reste".

Seulement voilà : développer en 2001 une série au goût du jour (c'est-à-dire avec des effets spéciaux "dernier cri" et une mise en scène dynamique) mais supposée antérieure de plus d'un siècle à une série des sixties au look kitsch et fauché (i.e. "Star Trek: The Original Series")... cela relevait littéralement de l'exploit, pour ne pas dire de l'impensable !
Or force est de constater que ce défi a magistralement été relevé par ses créateurs-auteurs-producteurs Rick Berman & Brannon Braga ! Ainsi, non seulement la série Enterprise aura réussi à mettre en scène une transition crédible entre le cynisme de notre monde et l'utopie trekkienne, mais elle sera également parvenue à unifier comme jamais l'univers Star Trek (l'un des plus vastes à ce jour)... en "résolvant" avec maestria toutes les incohérences internes qui subsistaient encore entre les différentes périodes de ses deux cents ans de timeframe !
Malheureusement, la puissante communauté des trekkers américains est longtemps restée divisée sur la vocation et la portée d'Enterprise. Car celle-ci prenait place dans un monde qui n'était pas encore celui de Star Trek (afin d'en expliquer justement la genèse, notamment par la fondation tumultueuse de la Fédération), tout en osant donner corps au mythe né de ce qui ne fut pas donné aux spectateurs durant si longtemps. Telle est au fond la condition polémique des prequels dont la mission ingrate est de s'attaquer au "mythe des origines" (cf. la prélogie de "Star Wars" ou le "Prometheus" de Ridley Scott...).

Fort d'un casting très solide (campant des personnages délibérément imparfaits, humains en somme), les deux premières saisons d'Enterprise - dont la première devait initialement prendre place uniquement sur Terre (au 22ème siècle) - furent portées par un concept original et une véritable inspiration d'auteur. Dans un style très "The Right Stuff", elles auront exacerbé une des plus nobles constantes de l'humanité à travers les âges : la fascination pour l'inconnu, et la soif d'exploration... quel qu'en soit le prix ! A l'honneur : ces "fous volants" qui ont fait l'Histoire aéronautique & astronautique des temps modernes.
Le capitaine Jonathan Archer - incarné par le touchant Scott Bakula - restera la plus vibrante incarnation de cette quête d'ailleurs et de dépassement de soi, posant un regard vierge et insouciant sur l'enfance de l'aventure spatiale dans un cosmos donnant le vertige ! Soit quelque chose de largement inédit en série télévisée.

C'est hélas seulement à partir de sa troisième saison (au style "feuilleton haletant" façon "24") qu'Enterprise reçut un soutien quasi-unanime du public et de la critique.
Mais il était déjà trop tard ! L'annulation de la série par la Paramount tomba tel un couperet en 2005, au terme de sa quatrième saison (la série devait idéalement en totaliser dix, au minimum sept). Une mise à mort en plein essor qui laisse - encore maintenant - un goût bien amer étant donné l'exceptionnelle richesse thématique et les innombrables promesses d'une "Histoire du futur" en marche...
Malgré tout, les scénaristes eurent le temps d'achever naturellement et élégamment Enterprise (sans cliffhanger insoutenable au contraire de tant d'autres séries "victimes du système"), apportant même un superbe point final à quarante années de créativité audiovisuelle.

En 2009, JJ Abrams pratiquera un complet reboot - à la mode comicsienne - de Star Trek au cinéma... mais il s'agit là d'une autre histoire (et désormais aussi d'un autre univers).

Plus que jamais, la série Enterprise représente l'un des apogées de la longue aventure trekkienne (entamée en 1964) et toute l'audace (trop souvent sous-estimée voire incomprise) de ce qu'il est désormais convenu d'appeler "l'ère Rick Berman" (1986-2006).
A recommander sans réserve à tous les connaisseurs de vraie et bonne science-fiction, ainsi qu'aux amateurs d'univers imaginaires ultra-cohérents.


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