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Contenu rédigé par Cyrius
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Commentaires écrits par
Cyrius (France)

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L'envol de l'ange
L'envol de l'ange
par Eva Delambre
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

5.0 étoiles sur 5 " Aimer, c'est se donner corps et âme" (Alfred de Musset), 22 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'envol de l'ange (Broché)
« Lire, c'est laisser une parole s'élever dans le silence, vous traverser, vous emporter et vous laisser, métamorphosé, sur le rivage de la dernière page. » (Sylvain Tesson).

« L'Envol de l'Ange » est le quatrième roman écrit par Eva Delambre. Comme dans les opus précédents, l'auteur démontre une nouvelle fois tout son talent, son inspiration et la beauté de son écriture. Et « L'Envol de l'Ange » ne déroge pas à cette règle tant son histoire est belle, bien écrite et avec une palette d'émotions mais aussi pour l'écriture de l'auteure toujours aussi soignée et travaillée. Enfin c'est surtout que ce dyptique, formé avec « L'Eveil de l'Ange », est une réussite.

« L'Envol de l'Ange » s'ouvre quelques temps après le final de « L'Eveil de l'Ange ». Nous y retrouvons Solange et Tristan mais aussi Axelle la meilleure amie de Solange. La relation entre Solange et Tristan a évolué. C'est cette évolution de la relation entre ses deux personnages et rapports qui s'en dégagent que l'auteur met en relief dans ce livre. Il est possible de réduire la relation de Solange et Tristan à une relation de Domination/Soumission. Et pourtant ce serait là une erreur car les rapports qu'entretiennent ces deux personnages vont bien au-delà. François Duc de la Rochefoucauld a écrit : « Il n'y a qu'une sorte d'amour, mais il y a mille copies différentes. ». C'est un point que l'auteure stipule très bien dans son livre à travers les dialogues notamment entre Solange et Tristan, à travers le ressenti du personnage de Solange mais aussi son questionnement.
En lisant « L'Eveil de l'Ange » et sa suite « L'Envol de l'Ange », nous en avons un bel exemple de cette « copie différente ». Il en est d'ailleurs de même pour les deux premiers opus d'Eva Delambre. Tout ceci n'est rendu possible que par le travail de l'auteure notamment par son écriture.

« Un bon livre c'est quand on a envie de tourner les pages pour connaître la fin de l'histoire et qu'on se retient de le faire par crainte de rater les qualités de l'écriture. » (Jacques Poulin). Il y a des auteur(e)s dont nous apprécions les livres pour des raisons bien précises. C'est le cas d'Eva Delambre. L'un des points forts de l'auteure, c'est son écriture. L'auteure le prouve encore une fois avec son livre « L'Envol de l'Ange » où le récit s'enchaine sans temps mort. A cela s'ajoute le choix des mots.
A l'origine les mots appartiennent à tout le monde, l'auteure réussit à s'approprier les mots pour leur donner un sens différent de celui qui peuvent avoir dans le dictionnaire. C'est cette appropriation des mots qui se ressent tout au long de la lecture du livre montrant ainsi toutes les qualités de l'écriture de l'auteure. C'est cela qui fait d'Eva Delambre une auteure véritable' Une vraie écrivaine.

En définitive, le nouveau roman d'Eva Delambre est un livre bien écrit où le lecteur se laisse porter par l'écriture de l'auteure et ce dès les premières lignes. A cela s'ajoute une écriture soignée et travaillée mais aussi respectueuse des personnages, de l'histoire et du thème abordé le BDSM.
Notons également les mots de Maître Tesamo en postface qu'il est conseillé de lire tant cela est intéressante et apporte un éclairage supplémentaire sur l'histoire.
« L'Envol de l'Ange » est un livre que je conseille aux personnes ayant aimé les livres précédents d'Eva Delambre mais aussi à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent se lancer dans la découverte de cet univers qu'est le BDSM.


La Secrétaire [Édition Collector]
La Secrétaire [Édition Collector]
DVD ~ James Spader
Prix : EUR 13,00

3.0 étoiles sur 5 un bon film, 27 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Secrétaire [Édition Collector] (DVD)
« D’une façon ou d’une autre j’ai toujours souffert. Je ne sais pas trop pourquoi. Je sais que je n’ai plus peur de souffrir, à présent. Je ressens plus que jamais, et j’ai trouvé quelqu’un avec qui ressentir, avec qui jouer, quelqu’un à aimer. Sur un mode qui me convient. » (Lee Holloway voix off). Derrière ces mots, Lee Holloway prend conscience de qui elle est vraiment au fond d’elle-même. Une femme libre et heureuse en accord avec elle-même.
« La Secrétaire » est film sorti en France en 2002 et réalisé par Steven Shainberg. Ce film est interdit/déconseillé aux moins de 12 ans.
Le film relate l’histoire d’une jeune femme, Lee Holloway, jouée par Maggie Gyllenhaal, qui après un séjour dans une clinique spécialisée réussit à décrocher un emploi de secrétaire dans un cabinet d’avocat tenu par E. Edward Grey (joué par James Spader). De la rencontre entre ces deux personnes va naître une relation particulière et forte.
Derrière ce titre très simple « La Secrétaire » (ou « Secretary » en VO) se cache une histoire servie par un duo d’acteurs excellent. Mais aussi une histoire de deux êtres en quête d’eux-mêmes.

Dès la scène d’ouverture du film, le ton est esquissé. Non donné. Le personnage de Lee Holloway joué par Maggie Gyllenhaal est justement génial tant son interprétation est magnifique. Le film arrive à montrer avec brio l’évolution du personnage sur le plan vestimentaire mais aussi au niveau du caractère. Au début de sa rencontre avec E. Edward Grey elle est réservée mais avec une certaine dévotion professionnelle. A contrario, l’avocat joué par James Spader est un homme maniaque mais on sent que ce derrière cette façade, il y a un homme plus vulnérable. La rencontre de ces deux personnes va fonctionner grâce à un « lien ». Un lien d’abord professionnel pour ensuite devenir plus intime, plus privé. Cela se remarque à travers le regard que Lee Holloway porte sur E. Edward Grey comme si l’avocat avait déclenché une sorte de déclic permettant à Lee de surmonter ses peurs.
Sur ce point, le scenario réussit à donner cette impulsion de départ permettant aux acteurs de rendre ce couple à la fois attachant et beau. A cela s’ajoute quelques petites scènes comiques donnant au film une pointe de légèreté et un côté décalé.

Au-delà de l’histoire, c’est le duo formé par Maggie Gyllenhaal et James Spader. Ces deux acteurs réussissent à travers leurs personnages respectifs à susciter chez le spectateur une certaine empathie. D’abord pour le personnage de Lee Holloway qui évolue tout au long du film pour finir par s’épanouir dans une relation amoureuse où elle est enfin elle-même. Ensuite le personnage de E. Edward Grey qui, sous ces apparences d’homme maniaque, se cache un être humain vulnérable et touchant. Ces traits de caractères se ressentent bien tout au long du film. C’est d’ailleurs l’un des points forts de ce film où la grande de l’histoire se déroule dans le cabinet de l’avocat. Cela donne presque une impression de huis clos… mais ce n’est qu’une impression.

Autre point intéressant dans ce film, les décors. En visionnant le film, nous pouvons remarquer que les décors choisis ont un aspect « vintage ». Est-ce une volonté du réalisateur, de la production que d’avoir opté pour cela ? Mystère. Tout comme l’action du film dont nous ignorons à quel moment précis l’histoire se déroule. A priori, je dirais que le film se passe dans les années 1990. Il en est de même pour les vêtements que portent Lee Holloway dans le film. D’ailleurs, nous pouvons observer que plus l’histoire avance, plus ses tenues changent comme pour marquer cette volonté de changement que traverse le personnage.
Autre point intéressant, c’est que l’histoire joue sur la représentation qu’est la secrétaire sur un mode décalé mais intéressant. Car le film aurait pu jouer sur ce cliché mais il n’en est rien car le scénario est suffisamment riche pour pouvoir aller au-delà et proposer une histoire travaillée et intéressante. C’est l’un des points qui font que j’ai apprécié le film.
Néanmoins, sur les 1h45 que dure le film, j’ai relevé quelques longueurs malgré tout. Ainsi qu’une bande-son presque absente (dommage !). La musique dans un film a une importance particulière tant cela permet de rythmer le film. Alors que là la musique est en retrait.

En définitive, « La Secrétaire » est un bon film porté par un duo d’acteurs excellents. Malgré quelques longueurs, c’est un film à voir pour son histoire, pour ses deux personnages que sont Lee Holloway et E. Edward Grey. Et la relation naissant entre ses deux personnages.
Personnellement ce j’ai aimé c’est la relation entre les deux personnages qui se crée tout au film : c’est le gros point fort de ce film. Le duo Maggie Gyllenhaal-James Spader étant pour beaucoup dans cette alchimie se nouant entre les deux personnages.
Si je devais mettre une note, ce serait 3,5/5 ou 14 voire 15/20. Mais je n’irai pas plus haut…


La vengeance aux yeux noirs
La vengeance aux yeux noirs
par Lisa Gardner
Edition : Broché
Prix : EUR 7,90

4.0 étoiles sur 5 Toujours aussi bien, 18 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La vengeance aux yeux noirs (Broché)
Lire un livre de Lisa Gardner, c'est un plaisir particulier. Avec ce livre, L'auteure nous entrain une nouvelle fois dans une enquête policière où démêler le vrai du faux n'est pas si évident que ça.
Un très bon thriller qui se lit bien et qui est très prenant tant le lecteur souhaite connaitre la suite...
Un très bon livre


Confession de mes sept péchés capitaux
Confession de mes sept péchés capitaux
par Julie Bray
Edition : Poche
Prix : EUR 5,60

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un bon livre., 18 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Confession de mes sept péchés capitaux (Poche)
En s'appuyant sur le thème des 7 péchés capitaux, l'auteure nous relate 7 histoires personnelles comme l'explique elle-même en introduction.
Chaque histoire est courte et bien écrite.
A découvrir...


Histoire d'O
Histoire d'O
DVD ~ Corinne Clery
Prix : EUR 18,79

4.0 étoiles sur 5 Histoire d'O le film., 29 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire d'O (DVD)
" Ne regrettez rien. Comme ça tout le monde saura que je vous appartiens. Et vous savez ce que je ressens ? Une immense fierté." (O s’adressant à Sir Stephan in "Histoire d’O", le film (1975))
Alors que l’an dernier, début Février 2015, sortait un certain film adapté d’une trilogie forte d’un certain succès, cette adaptation du roman de Dominique Aurry paru sous le pseudonyme de Pauline Réage reste près de quarante ans plus tard un des grands classiques de l’érotisme au cinéma.
Ce film est « Histoire d’O ». Cette adaptation au cinéma a su garder l’essence même de l’ouvrage pour en restituer un film d’une grande fidélité. Sorti durant l’été 1975, « Histoire d’O » est un film qui fut interdit aux moins de 18 ans lors sa sortie en salles.
Cette adaptation réalisée par Just Jaeckin retrace l’histoire d’une jeune femme O, de son amant René qui, un jour, l’emmène dans une maison où O va découvrir que l’amour peut prendre bien des formes. Par la suite, O faut la rencontre de Sir Stephan. Un Anglais. De cette rencontre va naitre peu à peu un lien à la fois fort et profond. Un lien scellé par une marque comme ultime preuve d’un amour sincère et sans limites (ou presque).
Ce film est et reste un grand classique de l’érotisme au cinéma pour son adaptation qui est d’une grande fidélité. Pour le jeu des acteurs et des actrices tout comme la musique et les décors. Enfin, cette adaptation du roman de Pauline Réage éclipse un certain autre beaucoup moins bien.

L’adaptation cinématographique du roman de Dominique Aurry publié sous le pseudonyme de Pauline Réage sort dans les salles obscures en 1975. Dès sortie en salle le film se voit interdit aux moins de 18 ans. Par la suite, cette interdiction est revue à la baisse.
Adapté un livre au cinéma n’est pas chose aisée. Au-delà de la question épineuse des droits d’auteur, c’est pour le spectateur (re)découvrir un livre mais sous le regard du réalisateur. Dès lors, le spectateur peut soit aimé ce qu’il voit, soit il est déçu. Ce regard est très subjectif dans la mesure où chacun s’imagine sa vision du film. Dans le cas de « Histoire d’O » de Just Jaeckin, le film retrace avec beaucoup de soin l’histoire écrite. Dès les premières minutes du film, la fidélité au livre se fait sentir. Et ce respect du support d’origine se voit tout au long du film.
A cela s’ajoute une voix off, une narratrice permettant au spectateur de faire le lien avec le livre tout en expliquant l’évolution de l’histoire et des personnages.

Cette adaptation d’« Histoire d’O » est une réussite car les acteurs et les actrices choisis arrivent à donner vie à leurs personnages. C’est le cas notamment de Corinne Cléry interprétant le personnage d’O. L’actrice réussit avec brio à donner au personnage d’O une profondeur particulière tout au long du film. Tout au long du film, Corinne Cléry s’attache à donner vie au personnage d’O. Cela se voit très bien dès qu’elle arrive dans la demeure à Roissy jusqu’à la fin du film où le personnage de O très amoureuse de Sir Stephan n’est plus la jeune femme flânant avec son amant dans le bois de Montsouris.
Cette évolution du personnage se voit à travers le jeu d’acteur –ici d’actrice- de Corinne Cléry. Le spectateur assiste à cette évolution tout réalisant peu à peu que O gagne en assurance, en élégance tout continuant d’être dévouée à Sir Stephan. Dans le livre cette évolution transparait bien mieux au fur et à mesure que le lecteur avance dans l’histoire ; dans le film, c’est la voix off qui se charge d’expliquer ces changements mais de manières assez brèves.
L’autre point intéressant ce sont les décors et la musique. Certes les décors ont vieilli mais l’ensemble reste plutôt fidèle aux descriptions faites dans le livre. Les décors d’intérieurs font un peu rétro par rapport à ceux que l’on peut voir maintenant en 2016. Mais pour l’année 1975, cela semble adapté. A cela s’ajoute une bande-son agréable et qui rythme bien l’histoire. Du générique d’ouverture à celui qui clôt le film, la musique est bien insérée bien qu’un peu en retrait.

Pour une adaptation datant de 1975, le film garde tout de même une certaine aura. Certes le film mériterait sûrement une remasterisation du son et de l’image pour lui redonner un aspect plus moderne Néanmoins il reste un très bon film érotique. Tout n’est pas non plus parfait dans le film. Cette adaptation se veut celle du réalisateur de l’époque livrant sa vision du livre, « Histoire d’O ». Comme tout portage d’un support à un autre, des choix sont faits, des décisions sont prises pour aboutir à une vision du livre qui peut ne pas convenir à tout le monde. Ce point de vue est compréhensible tant chacun a sa vision et son ressenti du film surtout si le spectateur a lu ou non le livre avant.
Cette adaptation d’« Histoire d’O » peut être critiquée mais il n’en demeure pas moins que comparé à un film sorti l’an dernier, en Février 2015, un certain 50 quelque chose les scènes érotiques sont plus soignées et filmées avec une certaine élégance voire un certain esthétisme. C’est des reproches les plus notables que j’ai constaté en voyant le film au cinéma l’an dernier. Là où « Histoire d’O » n’hésite pas à montrer, à suggérer des choses décrites avec brio dans le livre ; le film « 50… » semble plus timoré sur ce point.

En définitive, ce film de Just Jaeckin sorti en France en 1975 et s’intitulant « Histoire d’O » est une adaptation plutôt fidèle par rapport au livre portés par des acteurs et actrices qui ont su donner une certaine profondeur à leurs personnages. A cela s’ajoute une bande-son et des décors travaillés complétant ce tableau pour donner vie à ce film.
Comme nous sommes en 2016, envisager une nouvelle version d’« Histoire d’O » au cinéma serait une bonne idée et rappellerait ainsi au grand public que l’érotisme n’est pas représenté par une trilogie s’intitulant « 50… » mais aussi par d’autres film comme celui-ci, « Histoire d’O », ou encore « L’Empire des sens » par exemple. Il en va d’ailleurs de même pour la littérature érotique…


Attache-Moi ! T09
Attache-Moi ! T09
par Ryûta Amazume
Edition : Poche
Prix : EUR 8,05

5.0 étoiles sur 5 Toujours aussi bien, 19 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Attache-Moi ! T09 (Poche)
Lorsque j'ai commencé à lire ce manga l'an dernier ce fut par curiosité.
L'arrivée de ce tome 9 ne fait que renforcer ce sentiment d'avoir garder ce plaisir de lire et de suivre les aventures de Nana et de Kaoru.
l'arrivée du personnage de Tachi dans les pauses de Nana va créer une nouvelle dynamique entre les deux filles mais aussi avec Kaoru.
Un tome 9 à lire si vous avez aimé les précédents.


Nymphomaniac director's cut [Blu-ray] [Director's Cut]
Nymphomaniac director's cut [Blu-ray] [Director's Cut]
DVD ~ Charlotte Gainsbourg
Prix : EUR 32,79

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Nymphomaniac Director's Cut, 18 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nymphomaniac director's cut [Blu-ray] [Director's Cut] (Blu-ray)
« Peut-être que la seule différence entre moi et les autres, c’’est que j’en demande plus au soleil couchant. Des couleurs plus spectaculaires quand le soleil touche l’horizon. C’est peut-être mon seul péché » (Joe s’adressant à Seligman, Nymphomaniac, Vol. 1, chapitre 1)
« Nymphomaniac » est le nouveau film de Lars Von Trier disponible en deux versions. La version dite « cinéma » parue en 2013 est celle que beaucoup de personnes ont pu voir et qui a fait couler beaucoup d’encres. En 2014, le réalisateur réédite son film pour offrir sa version de « Nymphomaniac », le film fait environ 5h20 (durée totale). Cette version dite « director’s cut » (ou version longue non-censurée en Français) est celle que nous allons aborder.
Le film est découpé en deux Volumes qui durent chacun : 2h27mns pour le premier et 2h58mns pour le second. Chaque Volume est découpé en chapitres. C’est un procédé que Lars Von Trier avait déjà utilisé pour le film « Antichrist ».
Sans revenir sur le synopsis de l’histoire qui reste inchangé, cette version « director’s cut » permet au réalisateur d’offrir l’histoire de Joe dans son intégralité.

La version « director’s cut » de Nyphomaniac n’est pas qu’une simple version « alternative » dans laquelle le réalisateur a rajouté des scènes et des séquences. Cette version longue non-censurée est un vrai film qui permet de comprendre le parcours de cette femme, Joe, aux cours de ces nombreuses années. Tant dans la première partie que dans la seconde partie, le film ne lésine pas sur les séquences érotiques, sur les dialogues avec des mots. Mais avant d’aborder tout ceci, arrêtons–nous sur le personnage central du film, Joe.
Le personnage de Joe dont nous suivons le parcours de l’enfance à la cinquantaine est une femme s’étant auto-diagnostiquée nymphomane. De sa rencontre avec Jérôme qui va la marquer jusqu’à celle avec Seligman, Joe expérimente bien des choses avec de nombreux partenaires. Sur ce point le film montre bien la relation qu’entretien Joe avec les hommes mais aussi avec son propre corps. Les dialogues apportent un vrai plus bien qu’ils soient en Anglais sous-titrés Français.
Autant le Volume 1 du film où le personnage de Joe est principalement incarné par Stacy Martin permet de comprendre cette jeune femme qui se découvre elle-même. Une femme jeune amoureuse de Jérôme mais qui est peu à peu envahie par ses pulsions, ses envies de sexe toujours plus forte, plus intense.
La manière dont Stacy Martin incarne le personnage de Joe est une vraie réussite tant l’actrice réussit à donner une certaine profondeur au personnage. C’est cette profondeur qui donne au Volume 1 dans sa version non censurée toute la complexité du personnage de Joe. A noter que sa relation amoureuse avec Jérôme est au centre de Volume 1. Cet homme va la marquer pour de nombreuses raisons et va même essayer de l’aider à s’en sortir.
A cela s’ajoute les nombreux passages au présent où suit les échanges et réflexions entre Joe et Seligman. Ces échanges présents dans le volume 1 et dans le Volume 2 sont un éclairage supplémentaire pour vraiment comprendre le film dans son intégralité et saisir comment le personnage de Joe en est arrivé là où il est.

Le Volume 2 de « Nymphomaniac » dans sa version non-censurée dure environ 2h58. Dans cette seconde partie, le spectateur assiste à la détresse du personnage de Joe (incarné par Charlotte Gainsbourg) face à cette addiction. Malgré tout, elle va se lancer dans de nouvelles expériences, faire de nouvelles rencontres dont un certain K ou encore cette jeune fille de 17 ans nommée P.
Les dialogues avec Seligman servent à nouveau de moyens pour comprendre les décisions, les choix de Joe. Cette seconde partie est d’ailleurs un peu plus hard que la première.
La détresse du personnage de Joe se ressent surtout à travers la séquence de l’avortement où elle veut à tout prix avorter. Chose qu’elle fera par elle-même chez elle. Les scènes de sexe et de nudités sont toujours présentes mais ces passages ne sont filmés de manière grossière et vulgaire. Ces scènes sont bien intégrées dans le film et justifient l’aspect érotique du film.

L’aspect érotique dans ce film occupe une place importante. Il ne s’agit de simplement montrer des acteurs et des actrices nus filmés de face ou de dos mais de montrer l’être humain tel qu’il est vraiment avec sa pudeur mais sans rien cacher. Le réalisateur ayant qualifié de « film pornographique » cette version director’s cut de Nymphomaniac : est-ce vraiment le cas ? La réponse est plus complexe qu’un simple oui ou un simple non. Les scènes de nus et de sexe que l’on voit peuvent choquer, heurter la sensibilité de certaines personnes mais il n’en demeure pas moins que ce film ne peut être considéré comme vraiment « pornographique ». Alors oui, oui le spectateur assiste à des scènes de sexe très crues mais la manière dont le réalisateur film ces scènes donnent une dimension particulière au film.

Cette version « director’s cut » n’est disponible au niveau de l’audio qu’en VOSTFR c’est-à-dire en Anglais sous-titré Français. Certaines personnes pourront regretter de ne pas avoir le loisir de choisir entre la langue de Shakespeare ou celle de Molière. Cette décision de ne proposer que de la VOSTFR n’est mauvaise bien au contre puisque cela apporte un côté immersif supplémentaire au film.

En définitive, « Nymphomaniac director’s cut » de Lars Von Trier est un film qui mérite d’être vu non pas pour les scènes de sexe et de nudités mais pour son fil rouge : l’histoire de cette femme, Joe, et la manière dont le réalisateur aborde la question de la nymphomanie dans ce film.
Pour ma part ce film est un vrai coup de cœur car j’ai aimé la façon dont Lars Von Trier aborde ce sujet et son traitement car il le fait sans porter de jugement particulier. A cela s’ajoute le choix des actrices pour incarner le personnage de Joe est une réussite car que ce soit Stacy Martin ou Charlotte Gainsbourg, je me suis senti proche de ce personnage tout au long du film.


Promets-moi de m'obéir
Promets-moi de m'obéir
Prix : EUR 5,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un bon livre, 14 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Promets-moi de m'obéir (Format Kindle)
" Promets-moi de m'obéir" est un livre érotique qui, contrairement à ce que nous pourrions croire, est bien loin des livres comme ceux s'inscrivant dans la lignée de E.L. James. Ce livre de Sylvie Roca-Geris a plusieurs atouts dont celui de livrer une histoire bien écrite.

L'auteure nous narre l'histoire de Sandra Beauchamp, jeune femme française écrivain qui est aux États-Unis pour participer à l'adaptation de son livre au cinéma. Lors d'une soirée, elle fait la rencontre d'un homme, PDG d'une grande entreprise et fils d'une famille fortunée. De cette rencontre Sylvie Roca-Geris nous livre un jeu de séduction entre ces deux personnages où Sandra va se peu à peu succomber aux charmes de Christian Maxwell III. Dès lors, la vie de Sandra va prendre une tournure différente. Elle goûtera à de nouveaux plaisirs tout en découvrant réellement qui est vraiment Christian Maxwell III.

En plus de cette histoire d'amour entre Sandra et Christian, l'auteure s'attarde à brosser les relations entre les différents membres de la famille Maxwell. C'est un des points forts de son livre car il permet de mieux saisir les rapports entre Christian et sa famille. A cela s'ajoute la relation ente Sandra et Carole, son amie, qui amène une dynamique supplémentaire. Tout ceci permet à l'auteure, Sylvie Roca-Geris une bonne mise en valeur de ses personnages et de l'intrigue.
Sur la relation entre Sandra et Christian, Sylvie Roca-Geris installe ce jeu de séduction comme déjà évoqué qui va perdurer tout au long du livre car le personnage de Sandra va jouer sur cela ce qui ne laisse pas Christian indifférent. Bien au contraire. L'auteure prend le temps de faire des descriptions des différentes tenues que porte Sandra qui est illustre bien cette envie de plaire à cet homme qu'elle aime tout en jouant avec une certaine sensualité qui la met en valeur.

Tout ceci se retrouve dans l'écriture, dans le style de l'auteure.
En effet, Sylvie RG a cette manière d'écrire particulière qui rend son livre intéressant à lire sans se lasser puisqu'il n'y a aucun temps mort. Les scènes érotiques sont présentes. Elles ne sont pas vulgaires bien au contraire. Pour ce qui est du livre en générale, c'est fluide, bien écrit et agréable à lire. L'auteure prend plaisir à écrire, à raconter cette histoire et cela se ressent plus ou moins dans ce livre.

Pour conclure, Sylvie Roca-Geris nous livre une histoire bien écrite où elle prend plaisir à nous guider à travers les différents chapitres.
Pour ma part, étant donné que c'est mon premier livre de cette auteure, je ne suis pas déçu car l'histoire est bien, prenante et que Sylvie RG a son style, son écriture bien à elle que je trouve intéressant.
" Promets-moi de m'obéir" est un bon livre que je recommande.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 3, 2016 5:38 PM CET


L'éveil de l'ange
L'éveil de l'ange
par Eva Delambre
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 " Aimer, c'est perdre le contrôle." (P. Coelho), 4 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'éveil de l'ange (Broché)
" Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l’effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant ; pendant un instant il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé." (Joël Dicker)
" L’Éveil de l’Ange" est le troisième roman d’Eva Delambre paru chez Tabou Editions. Nous restons toujours dans l’univers du BDSM mais l’approche est différente des deux autres livres. Tout comme " Devenir Sienne " et " L’Esclave " , " L’Éveil de l’Ange " n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains. (Public averti). Le livre est tout de même plus soft que les deux premiers.

" L’Éveil de l’Ange " raconte l’histoire de Solange, une jeune femme assez effacée voire discret au début du roman contrairement à son amie Axelle qui, elle, est plus extravertie. Cela amène des dialogues drôles et savoureux entre les deux jeunes femmes. C’est suite à une annonce pour un travail que Solange va faire la rencontre de Tristan. De cette rencontre, un lien va se créer entre eux… Dès lors, plus rien ne sera comme avant pour Solange.
A son contact, elle va découvrir un univers où les mots « liberté », « lien », « abandon » et « soumission » prennent un sens profond et fort. Sur ce point, les nombreux échanges entre les deux personnages sont intéressants et bien écrits. Ces dialogues amènent à une réflexion de la part du lecteur sur la vision que donne l’auteure sur ce qu’est le BDSM et sa signification.
Le personnage de Solange illustre cette approche puisqu’elle va peu à peu perdre le contrôle pour se laisser guider entièrement par Tristan. D’abord par curiosité suite aux récits qu’il lui a raconté puis par amour lorsqu’elle réalise les sentiments naissant à son égard. Dès lors, le lecteur assiste à l’éveil d’un Ange déployant fébrilement ses ailes tout en goûtant à des plaisirs nouveaux. Sur ce point l’écriture de l’auteure est magnifique comme nous le verrons plus tard.
A cela s’ajoute des descriptions de Paris certes moins nombreuses que dans les deux premiers mais qui font de Paris le « personnage » récurrent de ses romans. Cette manière de peindre Paris apporte aux livres d’Eva Delambre une touche particulière voire personnelle.
L’autre point intéressant ce sont les citations qui ouvrent chaque chapitre du livre. Ces citations donnent le ton du chapitre. Elles sont bien choisies et bienvenues. Cela amène un petit plus à l’histoire et aux chapitres.
Plus que le livre, c’est l’écriture, la plume de l’auteure qui rend ce roman magnifique et bien écrit.

« Un grand auteur est celui dont on entend et reconnaît la voix dès qu'on ouvre l'un de ses livres. Il a réussi à fondre la parole et l'écriture » (Michel Tournier). A savoir si c’est vrai ou non, seul le temps nous le dira. Il n’en demeure pas moins que cela ne se juge pas à la quantité de livres qu’Eva Delambre a écrits mais à la qualité de ces livres. Que ce soit dans ses romans ou dans ses textes, sa plume reste toujours aussi belle et agréable à lire. " L’Éveil de l’Ange ", son nouveau roman, en est la preuve car il se lit sans lassitude, sans ennui, sans ressentir cette impression de déjà-vu. Cela se remarque à travers les descriptions de la ville de Paris, par exemple.
Eva Delambre fait partie de ces auteur(e)s qui rendent toutes ses lettres de noblesses à la littérature érotique .Certes L’Eveil de l’Ange commence comme le roman d’E.L. James mais la comparaison s’arrête là. Ne vous attendez pas à lire un énième livre qu’il faudra ranger dans la même catégorie que ceux de cette… tétralogie. Bien contraire, ce troisième livre tout comme les deux premiers romans d’Eva Delambre se situent à autre niveau. Ils sont à placer à côté de ces grands classiques de la littérature érotique.
L’auteure de " L’Éveil de l’Ange " possède ce petit plus qu’est le talent. Le talent de savoir s’approprier les mots et de les retranscrire à sa manière pour inviter le lecteur à un voyage. Un voyage où on se laisse guider page après page tant le livre est bien, tant l’écriture est fluide et belle. A noter que la préface écrite par Maître Tesamo est une bonne entrée en matière qu’il est conseillé de lire avec attention tant celle-ci est intéressante et permet de mieux saisir qui est Eva Delambre.
Ce livre comme les deux autres aura sûrement ses défenseurs et ses détracteurs. Malgré tout ce qu’il faut retenir, c’est que ce livre traite de relations humaines, de sentiments, d’émotions et d’amour. On ne peut pas le réduire ou le résumer à une simple succession de scènes érotiques c’est bien plus que cela. Certes les scènes de sexes sont crues, détaillées mais la manière dont auteure les décrit rend ces passages ni vulgaire, ni de dégradant. C’est même tout le contraire.

En définitive « Tout bon livre doit savoir provoquer l'attente: lire, c'est attendre la suite ! » (Frédéric Beigbeder). L’Eveil de l’Ange est un très bon livre qui se démarque par son écriture et par son histoire mais aussi parce que l’auteure sait retranscrire avec ses mots cet univers qu’est celui du BDSM.
" L’Éveil de l’Ange " comme ses deux romans précédents sont des livres qui méritent d’être connus, d’être lus non pas parce que sont des romans érotiques mais parce que ces livres sont écrits avec passion et respect.
Pour ma part, ayant débuté cette année 2015 par la découverte d’Eva Delambre à travers ses deux premiers romans, je conclus cette même année avec ce livre, " L’Éveil de l’Ange ". Je vous encourage à le lire, à le relire car, à mon sens, Eva Delambre s’inscrit parmi ces auteur(e)s dont on se souviendra longtemps.
" L’Éveil de l’Ange" est mon quatrième coup de cœur cette année.
Rendez-vous en 2016 pour la suite…


Compromission: Volume 1
Compromission: Volume 1
Prix : EUR 0,00

5.0 étoiles sur 5 Une bonne surprise, 2 décembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Compromission: Volume 1 (Format Kindle)
C'est une bonne surprise pour ma part car j'ai bien aimé ce volume 1 bien qu'un peu court.
L'histoire de cette architecte d'intérieur qui pour son travail tombe sous le charme de son client peut paraitre peu crédible de prime abord mais lorsqu'on lit l’histoire en entier on sent que le l'auteure a pris plaisir à créer cette rencontre et les situations qui vont en découler.
Premier livre d'Erika Sauw que je lis et son écriture comme son style se distingue par rapport à d'autres productions littéraires érotiques. Le fait que l'histoire se passe à Montpellier est bienvenue pour moi qui connais la ville.
En définitive, ce premier volume est bien écrit avec un style que j'apprécie.
Absolument pas déçu de cet achat.
Un bon e-book à découvrir.


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