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Contenu rédigé par Henrard
Classement des meilleurs critiques: 35
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Commentaires écrits par
Henrard "ivan henrard" (france)
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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Mozart : Les dernières Symphonies
Mozart : Les dernières Symphonies
Proposé par STRADIVARIUS
Prix : EUR 127,50

5.0 étoiles sur 5 Un coffret de rêve, 29 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Les dernières Symphonies (CD)
Si vous ne voulez pas vous procurer l'intégrale des symphonies de Mozart par le même Trevor Pinnock, procurez vous au moins ce coffret qui regroupe sur 4 CDS les opus 31 à 41.

On y trouve les plus fameuses comme la Paris, la Prague, la Linz ou la Jupiter.

Composées entre 1778 et 1788, elles mettent en lumière une décade complète de la vie du musicien et l'évolution de son style au cours de cette période.

Parmi les amateurs des symphonies de Mozart, on trouve traditionnellement les auditeurs bercés par Deutsch grammophon et la grande tradition incanée par Karajan ou Bohm, ou ceux qui ne jurent plus que par les instruments d'époque et les interprétations dites historiques, et enfin ceux qui essaient de faire la part des choses.

En ce qui concerne les instruments modernes et le clacissisme, j'ai longtemps beaucoup aimé les symphonies par Karl Bohm; toutefois, je les trouve désormais un peu compassées, trop intellectualisées et moins destinées à transmettre des émotions vives et à fleur de peau, comme il était dans le tempérament des hommes de cette époque, qu'à réaliser une quête de perfection sonore avec un orchestre philarmonique ressemblant à une limousine ronflante et rassurante.

Sur instruments d'époque, j'ai eu du mal à apprécier l'intégrale de Christopher Hogwood, que j'adore par ailleurs dans d'autres oeuvres historiques, en particuliers chez Haendel. Un peu trop de verdeur, des pupitres pas toujours très justes, etc.

Harnoncourt quand à lui réussit beaucoup mieux chez Haydn qu'il revitalise; chez Mozart sa brusquerie a quelque peu de mal à passer selon moi.

Enfin, j'ai opté pour Trevor Pinnock, dont le velouté de l'English Chamber fait merveille puisqu'il joue sur instruments d'époque sans offenser les oreilles habituées à quelque chose de plus classique.

Ces enregistrements réalisée dans les années 90 n'ont pas pris une ride. Les tempi sont alertes, le dynamisme toujours présent, le pathos sait être dramatique quand il le faut, la joie de vivre survole l'oeuvre. La célébrissime "Jupiter" est grandiose.


Mozart / Piano Concertos No.11-13
Mozart / Piano Concertos No.11-13

4.0 étoiles sur 5 Une interprétation qui a de la personnalité, 28 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart / Piano Concertos No.11-13 (CD)
Voila un enregistrement de trois concertos pour piano de Mozart, les 11, 12 et 13, qui est un peu inclassable.

Toutefois qu'on aime ou pas, il aura le mérite d'avoir une forte personnalité et de ne pas passer inaperçu.

Précisons que les concertos présents sur ce disque, qui datent de 1783, étaient destinés selon Mozart à permettre à chacun de retenir des fragments de mélodies facilement reconnaissables et donc de toucher le coeur des spécialistes comme des simples profanes.

On le sent bien dans le caractère très spontané des morceaux, beaucoup moins pensifs et mélancoliques même dans leurs mouvements lents que les concertos des dernières années de Mozart.

Les trois concertos sont écrits dans une tonalité majeur et respirent la joie de vivre et une certaine insouciance.

L'instrument soliste utilisé ici, soyez en avertis, est un pianoforte.

Aïe dirons certains : ceux qui ne jurent que par le piano argumentant que seul sa chaleur et sa richesse peuvent rendre justice à Mozart; ceux qui n'aient que l'authenticité du clavecin et ses accents d'époque.

Disons que pour le coup le pianoforte utilisé a plutôt un beau son, pas du tout "désaccordé" et penche beaucoup vers le piano classique.
Ce n'est pas toujours le cas avouons le dans d'autres enregistrements sur pianoforte.
Donc rien de trop agressif de ce côté là.

L'ensemble baroque de Fribourg sous la direction de Von Der Glotz est très en verve sur instruments anciens mais sans acidité.
On retrouve un peu le style d'un Trevor Pinnock plutôt que la rugosité d'une Reinhardt Goebel.

Ce n'est tout de même pas l'"angélique" Mozart de Gardiner aux accords de velour.Mozart: The Piano Concertos (Coffret 9 CD)

Les tempi utilisés sont relativement sages et nous évitent le travers baroqueux des cadences trop rapides. A titre de comparaison les cadences des enregistrements de Geza Anda sont plus véloces Mozart : Concertos pour piano (Coffret 8 CD).

En conclusion voila une très bonne version de compromis aux accords bien maîtrisés qui sera du goût d'un peu tout le monde sans être transparente.

Pour les fans de piano chez Mozart je vous conseillerais Zaccharias avec son orchestre de chambre de Lausanne Mozart : Intégrale des Concertos pour piano


Verdi : Otello
Verdi : Otello
Prix : EUR 13,70

5.0 étoiles sur 5 Un magnifique Otello, 27 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Verdi : Otello (CD)
Voila reparu en 2011 la version économique de l'Otello de Solti (celle de 1977 avec Cossuto, Price, Bacquier)

Le format ne permet pas la présence du livret qui est juste compensé par le synopsis en anglais et ..............en allemand.

Pour le français on repassera donc.

On connaît beaucoup les prouesses de SOLTI (avec ses détracteurs aussi) chez Richard Wagner; ses enregistrements du Ring en studio à la fin des années 50 sont des références inusables régulièrement réédités.

Chez Verdi son talent est le plus souvent remis en cause et ses interprétations un brin "Peplum" agacent les puristes du "bel canto" qui lui reprochent une certaine absence de sensibilité.

Pourtant quand on songe à son admirable "Don Carlo", son Aida que sublime Leontine Price et ici à sa version d'Otello, on ne peut tout de même que faire chapeau bas.

Il s'agit ici de sa première version enregistrée. La seconde plus récente, avec Pavarotti dans le rôle d'Otello me semble un peu moins aboutie.

Le plateau vocal est assez formidable. L'italo-argentin Carlo Cossutta, avec sa voix basse et profonde, chante admirablement ce rôle qui sans doute est le plus réussi de sa carrière.

Sa partenaire, Margaret Price, en Desdemona, connaît bien le chef Solti avec qui elle a débutée pour la première fois au Metropolitan Opera de New York dans les Noces de Mozart.

Le français Gabriel Bacquier interprète un Iago machiavélique à souhait et son talent de comédien sied à merveille à ce rôle assez unique dans 'histoire de l'opéra.

Solti dirige le magnifique Philarmonique de Vienne qui sonne comme du velours.

J'avoue que l'on peut préférer d'autres versions d'Otello, comme celle de Levine avec Domingo ou celle de Karajan avec Del Monaco; mais je vois mal ce que l'on pourrait reprocher la présente.

En bref une magnifique version de ce chef d'oeuvre de Verdi et de Boïto.


Bach: Oeuvres pour Orgue, Les Toccatas BWV 538, 540, 564 & 565
Bach: Oeuvres pour Orgue, Les Toccatas BWV 538, 540, 564 & 565
Prix : EUR 13,53

5.0 étoiles sur 5 Une magnifique initiation à l'orgue de Bach, 27 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Oeuvres pour Orgue, Les Toccatas BWV 538, 540, 564 & 565 (CD)
Ce disque qui date déja de 1984 (made in RFA sur la pochette ;-) ), fait figure d'oeuvre pédagogique pour qui voudrait pénétrer la colossale oeuvre pour l'orgue de Bach;

Ou pour ceux qui aiment tout simplement avoir un aperçu de l'immense talent du Kantor de Leipzig au travers d'oeuvres très abordables.

Quatre Toccatas figurent au programme de cette gravure initiatique dont la célébrissime "toccata et fugue en ré mineur".

Ce genre était pour Bach l'occasion d'improviser, de tâter le terrain de l'instrument jusqu'à en découvrir les limites (toccata = toccare en italien, toucher, prouver)

Ce genre, à l'origine utilisé comme entrée en matière instrumentale par traits de virtuosités fut augmenté par Bach d'une fugue obligée qui en devint même la composante essentielle.

Ton Koopman sur un orgue baroque de facture allemande des années 1730, restauré à l'identique, nous donne trois quart d'heure de fulgurance éblouissante.

Le son est particulièrement bien capté et si vous possédez une chaîne de bonne qualité, vous serez grisé par la grandeur de l'architecture verticale de ces oeuvres.


Symphonies. Volume 2
Symphonies. Volume 2
Prix : EUR 7,49

4.0 étoiles sur 5 Deuxième volume des symphonies de Michael Haydn, 24 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonies. Volume 2 (CD)
Ce second volume des symphonies du frère du grand Joseph Haydn, Michael, toujours sous la baguette de Patrick Gallois, est tout aussi enthousiasmant que le premier déja commenté Symphonies / Volume 1 .

Toutefois il m'a semblé mais c'est un détail, que le clavecin se fait un peu insistant et est trop près des micros.

Les pages musicales des trois symphonies présentes sur le disque, en trois mouvement, sont d'un dynamisme et d'une joie de vivre qui fait plaisir à entendre et surtout, contrairement à celles d' une foule de compositeurs viennois de l'époque, possèdent ce petit plus qui en font autre chose que des œuvres simplement décoratives.

Le style des symphonies est très "sturm und drang" et aérien, et paradoxalement me fait penser plus à Mozart qu'au Joseph Haydn de cette fin de siècle qui rédige alors pour le public londonien son dernier corpus de 12 symphonies aux accords beaucoup plus lourds et moins spontanés que ceux que son frère écrit à la même époque pour les milieux viennois.

En bref, un très bon disque à se procurer à petit prix


Symphonies / Volume 1
Symphonies / Volume 1
Prix : EUR 5,99

5.0 étoiles sur 5 D'exquises symphonies, 23 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonies / Volume 1 (CD)
Naxos nous gratifie encore à petit prix d'un opus magnifique, en l'ocurence le premier CD d'une intégrale des symphonie de Michael Haydn, le frère cadet de l'illustre Joseph.

A l'écoute de ce premier volume, on est stupéfait du talent et du savoir-faire de Michael Haydn en tant qu symphoniste.

Le troisième mouvement de la 19 eme symphonie est même une vaste fugue qui préfigure le dernier mouvement de la symphonie 41 de Mozart, l'une de ses compositions les plus emblématiques.

Mozart "piquera" aussi à Michael Haydn quelques unes de ses idées pour son Requiem, chose qui d'ailleurs était courante à l'époque et avait pour but de rendre hommage à un maître estimé.

Tout au long du disque, le chef français Patrick Gallois à la tête d'une formation chambriste talentueuse et peu connue, l'orchestre philarmonique de chambre tchèque, déroule de sublimes pages de musique viennoise de ces florissantes années 1780.

Un superbe disque à la prise de son très honorable et à la valeur thérapeutique évidente.


Wagner: der Ring des Nibelungen (Eloquence)
Wagner: der Ring des Nibelungen (Eloquence)
Prix : EUR 38,93

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Réédition d'un grand classique, 21 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner: der Ring des Nibelungen (Eloquence) (CD)
La série des réédition de chez Deutsche Grammophon permet à prix doux de se procurer des coffrets initialement assez chers.

Toutefois il faudra se résoudre à ne pas avoir de livrets pour les opéras présents, ce qui aujourd'hui, avec les prouesses d'internet, ne devrait pas poser de problèmes à qui veut se les procurer par ailleurs.

Ce Ring sorti au début des années 60 est intégralement enregistré en studio, un peu comme son grand devancier, celui de Georg Solti.

Toutefois, même si Karajan comme à son habitude soigne la beauté plastique du son à la perfection au niveau orchestral, il s'écarte du parti pris de Solti qui avait voulu un Ring spectaculaire, tonitruant à souhait.

Karajan use d'un effectif réduit, ce qui dans des conditions optimales d'enregistrement ne le pénalise pas du tout.;

Ce Ring de chambre comme l'ont baptisé certains offre une transparence dans la lecture de ces partitions qui en font une référence incontournable pour beaucoup de wagnériens.

La Walkyrie en particulier, première étape, sous le signe de la jeunesse, offre un équilibre et une homogénéité exceptionnelle.
Avec Régine Crespin en Brünnhilde, Gundula Janowitz en Sieglinde, le changement de calibre vocal — timbre plus clair, volume plus mince, legato plus souple — sert la poésie intimiste des livrets.

Tout au long des 14 CDS, le chef est remarquablement servi par un plateau vocal globalement irréprochable :

Ainsi Dietrich Fischer-Dieskau : Wotan;
Zoltán Kelemen : Alberich;
Gehrard Stolze : Loge;
Josephine Veasey : Fricka;
Erwin Wohlfahrt : Mime;
Martti Talveva : Fasolt;
Karl Ridderbusch : Fafner;
Donald Grobe et Robert Kerns : Froh et Donner.

Entre autres...............

Sans refaire la critique déja bien remplie de cette version du RING, une parution telle que celle-là est une aubaine à ce prix pour les amoureux du grand Richard.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 24, 2016 5:21 PM MEST


Charpentier : La Descente d'Orphée aux Enfers - La Couronne de Fleurs. Sheehan, Forsythe, O'Dette, Stubbs.
Charpentier : La Descente d'Orphée aux Enfers - La Couronne de Fleurs. Sheehan, Forsythe, O'Dette, Stubbs.
Prix : EUR 21,00

4.0 étoiles sur 5 Très bon disque d'Outre Atlantique, 15 août 2016
Je suis tombé par hasard sur cette parution venue d'Outre Atlantique consacrée à deux oeuvres charmantes de Marc Antoine Charpentier.

Une fois de plus, comme c'est le cas pour Ryan Brown chez Naxos avec les compositeurs français de l'ère baroque, nous voila ici avec une phalange américaine en phase totale avec notre répertoire versaillais.

Le chef Stephen Stubbs, aurait pour ce disque remporté un Grammy Award.

Et en plus, comme c'est souvent le défaut habituel chez les anglophones, la déclamation du français ne connaît pas de défauts majeurs et les paroles sont tout à fait compréhensibles.

La couronne de fleur est une pastorale gracieuse à souhait où Charpentier fait montre de toutes ses qualités de mélodiste pour dépeindre avec science et beauté les aventures bucoliques de ses personnages.

Il 'ya rien à dire sur l'interprétation et en l'absence d'une autre gravure de cette oeuvre à ma connaissance, on tient là une vraie pépite qui fera la joie de toutes les oreilles baroqueuses.

L'impression est un peu plus contrastée dans la second oeuvre du disque, à savoir l'opéra de poche "la descente d'Orphée aux enfers", qui est une partition beaucoup plus complexe et aboutie, où tout l'art de Charpentier réussit à créer une tragédie lyrique miniature.

Pour cet opéra de poche, il est incontestable que la version de William Christie reste une référence et que nos vaillants artistes américains malgré toute leur motivation ont encore du chemin à faire pour arriver à l'égaler.

Toutefois on ne peut pas reprocher grand chose dans l'ensemble et c'est avec joie que l'on peut accueillir une nouvelle version de ce petit bijou qu'est cette descente d'Orphée.

Un des plus beaux disques récents consacré à Charpentier.


Mondonville : Six sonates en symphonies Op. 3
Mondonville : Six sonates en symphonies Op. 3
Proposé par AAA-CLASSIQUE
Prix : EUR 19,99

5.0 étoiles sur 5 Un vrai régal, 14 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mondonville : Six sonates en symphonies Op. 3 (CD)
Jean Joseph Cassanéa de Mondonville, très connu pour ses motets, nous lègue ici un corpus délicieux de six sonates en concert interprétées à merveille par les musiciens du Louvre sous la direction inspirée de Marc Minkowski.

Contemporain de Rameau, Mondonville s'est toujours voulu le défenseur du style français.

Ces sonates se décomposent, sauf la dernière, en trois mouvements : un allegro, un mouvement lent souvent en forme de rondeau, un allegretto.

Seule la dernière des six sonates est en quatre mouvements, deux mouvements lents s'intercalant entre les deux plages rapides.

Le paradoxe de ces sonates est leur italianité; les allegros ressemblent fortement aux mouvements initiaux de concerti grossi, comme ceux de Haendel par exemple.

Leur allegretto font penser à s'y méprendre à des partitions vivaldienne dont elles adoptent la fulgurance et la virtuosité débridée.
Ainsi celui de la troisième sonate aurait pu être confondu avec une partition du prêtre roux toute proportion gardée.

Toutefois, là ou Mondonville reste profondément français, c'est dans les mouvements lents, en forme de rondeau si typiquement français.

Ainsi le rondeau de la première sonate, joué au hautbois, en forme de musette aux parfums bucoliques et nostalgiques; ou alors la tendre musette si naïve de la deuxième sonate. Le lento ravissant de la troisième sonate fait alterner hautbois et basson rappelant une lointaine chasse à cour.

Une exception, l'adagio de la sixième sonate, mélancolique à l'écriture évoquant une lagune vénitienne !

On pensera également aux fameux concertos pour violons de Jean Marie Leclair en écoutant ce disque qui malgré leur inspiration ultramontaine n'en restent pas moins fortement français dans leur essence.

Un disque étonnant, du grand baroque français et des mélodies inspirées tout au long d'une heure sans aucun ennui.


Mondonville : 6 Sonates Op. 3 / Les Musiciens du Louvre, Minkowski
Mondonville : 6 Sonates Op. 3 / Les Musiciens du Louvre, Minkowski
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 25,05

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un vrai régal, 14 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mondonville : 6 Sonates Op. 3 / Les Musiciens du Louvre, Minkowski (CD)
Jean Joseph Cassanéa de Mondonville, très connu pour ses motets, nous lègue ici un corpus délicieux de six sonates en concert interprétées à merveille par les musiciens du Louvre sous la direction inspirée de Marc Minkowski.

Contemporain de Rameau, Mondonville s'est toujours voulu le défenseur du style français.

Ces sonates se décomposent, sauf la dernière, en trois mouvements : un allegro, un mouvement lent souvent en forme de rondeau, un allegretto.

Seule la dernière des six sonates est en quatre mouvements, deux mouvements lents s'intercalant entre les deux plages rapides.

Le paradoxe de ces sonates est leur italianité; les allegros ressemblent fortement aux mouvements initiaux de concerti grossi, comme ceux de Haendel par exemple.

Leur allegretto font penser à s'y méprendre à des partitions vivaldienne dont elles adoptent la fulgurance et la virtuosité débridée.
Ainsi celui de la troisième sonate aurait pu être confondu avec une partition du prêtre roux toute proportion gardée.

Toutefois, là ou Mondonville reste profondément français, c'est dans les mouvements lents, en forme de rondeau si typiquement français.

Ainsi le rondeau de la première sonate, joué au hautbois, en forme de musette aux parfums bucoliques et nostalgiques; ou alors la tendre musette si naïve de la deuxième sonate. Le lento ravissant de la troisième sonate fait alterner hautbois et basson rappelant une lointaine chasse à cour.

Une exception, l'adagio de la sixième sonate, mélancolique à l'écriture évoquant une lagune vénitienne !

On pensera également aux fameux concertos pour violons de Jean Marie Leclair en écoutant ce disque qui malgré leur inspiration ultramontaine n'en restent pas moins fortement français dans leur essence.

Un disque étonnant, du grand baroque français et des mélodies inspirées tout au long d'une heure sans aucun ennui.
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