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Contenu rédigé par Mélomania
Classement des meilleurs critiques: 25
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Commentaires écrits par
Mélomania (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Bad Girls
Bad Girls
Prix : EUR 8,24

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Hot Stuff!, 3 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bad Girls (CD)
Donna Summer triomphe depuis qu'elle s'est associée au producteur electro-disco italien Giorgio Moroder dans une redéfinition radicale de sa soul-pop originelle (dont l'électronique italien était mais avec un bien moindre impact), depuis 1975 et l'explicite Love to Love You Baby, une vraie chanson sexy pour un album qui ne l'est pas moins, en plus d'imposer la dame comme l'indéniable icône d'une nouvelle scène, cette disco music qui fait danser toute la planète, quelque soit sa couleur de peau. En 1979, c'est donc une artiste établie, aux nombreux tubes et albums généralement couronnés de succès, dont les hasardeux débuts sur un timide Lady of the Night ne sont plus qu'un lointain souvenir. Présentement, la Dame débarque avec, carrément !, un double album, Bad Girls où, évidemment, il n'y a plus d'extravagances d'une face comme sur Love to Love You Baby et sa chanson titre de près de 17 minutes (à la Yes, pour le temps, mais en nettement plus sensuel et moins compliqué !) mais qui a su évoluer en collant à la tendance, en s'ouvrant de plus en plus vers un rock blanc de blanc tout en restant, fondamentalement, le même soit une musique largement destinée à se secouer rythmiquement en nombre jusqu'à obtenir la sudation voulue. De fait avec des chansons plus ramassées, ce qui est devenu la norme chez Miss Summer depuis I Remember Yesterday, dans un format très similaire au Once Upon a Time précédant, déjà double, mais avec surtout une collection de chansons d'une tenue plus entendue depuis son essentiel second long-jeu (le multi-précité) dont les hyper-accrocheurs disco rock d'introductions, Hot Stuff et Bad Girls, ou le tube fun 100% dancefloor, Dim All the Lights, un archétype de bonne disco music, ne sont pas des moindres et surtout les annonciateurs de la qualité de ce qui les entoure où, souvent, Donna (et Giorgio) réussit l'authentique tour de force de préparer les années 80 à venir. Dernier grand album d'un genre ô combien mineur mais dont il ne faut pas, pour autant, nier l'impact durable sur la musique à faire gigoter, Bad Girls est aussi l'un des sommets d'une artiste qui, nous ayant quitté en 2012 à tout juste 63 ans, n'aura pas connu son rachat critique clairement en court et mérité.

1. Hot Stuff 5:14
2. Bad Girls 4:55
3. Love Will Always Find You 3:59
4. Walk Away 4:27
5. Dim All the Lights 4:40
6. Journey to the Center of Your Heart 4:36
7. One Night in a Lifetime 4:12
8. Can't Get to Sleep At Night 4:45
9. On My Honor 3:34
10. There Will Always Be a You 5:07
11. All Through the Night 6:01
12. My Baby Understands 4:03
13. Our Love 4:51
14. Lucky 4:37
15. Sunset People 6:27

Donna Summer - lead and background vocals
Giorgio Moroder - bass, synthesizer, guitar
Harold Faltermeyer - bass, drums, keyboards, synclavier
Bruce Sudano - synthesizer
Joe Esposito - background vocals
Keith Forsey - background vocals, drums, percussion
Jai Winding – piano
Jeff "Skunk" Baxter, Jay Graydon and Paul Jackson, Jr. – guitar
Al Perkins – pull and steel guitar
Sid Sharp – strings
Pete Bellotte, Scott Edwards and Bob Glaub – bass
Gary Grant, Jerry Hey, and Steve Madaio – trumpet
Gary Herbig – saxophone
Dick Hyde and Bill Reichenbach – trombone
Stephanie Straill, Julia and Maxine Willard, Pamela Quinlan – backing vocals


Discovery
Discovery
Prix : EUR 6,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 French Success, 1 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discovery (CD)
Triomphe d'electro-pop aux moult références (de Van Halen à 10cc en passant par l'Electric Light Orchestra, Giorgio Moroder ou Chic, elles ne manquent pas, toutes plus surprenantes les unes que les autres !), et donc jeu de piste ô combien ludique en plus d'une totale réussite pour le duo versaillais, Discovery demeure l'inégalé chef d’œuvre du catalogue de Daft Punk, et un incontournable tout court. Il faut dire qu'ils ont pris le temps, largement appris de leur premier opus aussi, avant d'accoucher au successeur d'un Homework d'ailleurs très réussi mais immensément éloigné des trouvailles soniques, d'une abattage mélodique ici très au-dessus de la moyenne. Pas bêtes, les Daft Punk auront tout de même retenu l'art du gimmick qui tue (souvenez-vous, Around the World, Da Funk, sans le genre qui vous trotte longtemps dans l'encéphale, ils se posaient un peu là !) y ajoutant, donc, une ambition musicale, dirons-nous, rétro-moderniste où une house music décontractée se nourrit de références que les bien-écoutants considèreront comme has-been mais qui, présentement, s'intègrent et enrichissent un tout déjà fort attrayant. Parce qu'outre des arrangements franchement supra-funs, Bangalter et Homem-Christo ont mis de vraies chansons dans leur mix, et ça fonctionne du feu de Zeus ! Parce que, enfin, comment résister à groove disco-électronique et à l'infectieuse mélodie de ce One More Time d'ouverture, comment ne pas craquer pour un Digital Love qui vient chasser sur les terres néo-pop de leurs cousins de Phoenix, comment ne pas secouer son popotin en reprenant en chœur l'excellent funk robotique de Harder, Better, Faster, Stronger, comment ne pas écraser une petite larme (de crocodile) sur le doucereux Something About Us ? Comme en plus les transitions instrumentales, ces petites (et pas si petites) vignettes de pur fun (Oh ! Crescendolls, c'est Rio à Ibiza !, Nightvision avec ses centimètres-cubes à la dizaine, Voyager ou la disco à l'italienne plane à 20.000, Short Circuit qui Rock It à la Herbie, et j'en passe !) sont l'idéal complément d'un opus absolument brillamment conçu, il n'en faut pas plus pour recommander à ceux qui seraient encore passés à côté, mais comment est-ce possible ?, ce second Daft Punk, c'est le mot, d'anthologie.

1. One More Time 5:20
2. Aerodynamic 3:27
3. Digital Love 4:58
4. Harder, Better, Faster, Stronger 3:45
5. Crescendolls 3:31
6. Nightvision 1:44
7. Superheroes 3:57
8. High Life 3:22
9. Something About Us 3:51
10. Voyager 3:47
11. Veridis Quo 5:44
12. Short Circuit 3:26
13. Face to Face 3:58
14. Too Long 10:00

Daft Punk – vocals, vocoders (on "Digital Love", "Harder, Better, Faster, Stronger", "Something About Us"), sequencers, sampling, synthesizers, Wurlitzer electric piano, guitars, bass, talkbox, drum machines, production (on All tracks), concept, art direction
Romanthony – lyrics, vocals (on "One More Time" and "Too Long"), co-production on "Too Long"
DJ Sneak – lyrics on "Digital Love"
Todd Edwards – lyrics, vocals and co-production on "Face to Face"


Dirty mind
Dirty mind
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Prince and the (First) Revolution, 30 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dirty mind (CD)
S'il fallait décrire en quelques mots la transformation de Prince pour ce Dirty Mind ? Prince libéré, Prince déniaisé mais, surtout !, Prince à la pointe, Prince qui ose ! Parce qu'en se permettant une fusion funky qui en emprunte à la new wave (plus blanc, tu meurs !) et à la pop (on le sait, Prince, adore les Beatles auxquels il rendra d'ailleurs un hommage appuyé, quelques années plus tard, sur l'inégal Arount the World in a Day), le petit homme de Minneapolis tombe sur un mirifique filon. Du coup, il désale salement son écriture transformant l'aimable et assez standard chanteur soul/funk en implacable machine de guerre groovy et sexuée qui n'a peur de rien, pas même d'une androgynie, d'un doute plus qu'entièrement assumé, revendiqué. Provocation ? Sans doute un peu, mais quelle claque aussi ! Parce qu'en plus il a exactement les chansons qui vont bien, le bougre !, avec le funk robotique (merci Kraftwerk) d'un Dirty Mind d'ouverture, les atours new wave d'un glorieusement troussé When You Were Mine et même du vrai rock'n'roll sur le très réussi si beaucoup trop court Sister, ce sans oublier les plus "black moments" du moite Gotta Break Heart Again ou des très "shake your booty" Uptown et Partyup. Une collection d'anthologie, quoi, que, c'est à noter, Prince n'est pour la première fois pas le seul à enfanter avec les guests que sont les deux futurs The Revolution, Lisa Coleman et Doctor Fink, ce dernier étant même participé à la composition de la chanson-titre. Évidemment, Prince faisant le reste, soit presque tout, on reste encore près de ses habitudes débutantes mais, déjà, l'avenir semble se préparer. Et ça tombe bien parce que Dirty Mind c'était l'avenir en 1980, une fusion inédite qui fera florès et influencera chez les afro-américains comme chez les WASP, c'est dire l'astronomique portée du machin ! En fait, si vraiment vous m'y poussez, je ne vois qu'un défaut à cette troisième livraison, son extrême brièveté parce que, enfin, quand c'est aussi bon que ça, on en voudrait quand même plus que cette minuscule demie-heure. Sinon ? Obligatoire !

1. Dirty Mind 4:14
2. When You Were Mine 3:47
3. Do It All Night 3:42
4. Gotta Broken Heart Again 2:16
5. Uptown 5:32
6. Head 4:44
7. Sister 1:31
8. Partyup 4:24

Lisa Coleman ' vocals on "Head"
Doctor Fink ' synthesizer on "Dirty Mind" and "Head"
Prince ' all other vocals and instruments


Astral Weeks/Expanded Remast
Astral Weeks/Expanded Remast
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Maître Zen (enfin remasterisé !), 29 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Astral Weeks/Expanded Remast (CD)
On peut le dire, pour son second album solo l'ex-Them Van Morrison fait fort, et beau. Pourtant Astral Weeks fut, c'est le moins que l'on puisse dire, fraichement reçu à sa sortie, taxé de monotone, de quasi-plagiat du Feliciano! du José du même nom, moqué pour ses paroles sans queue ni tête... Quelle erreur ! Parce que ce chef d'œuvre de folk rêveuse et habitée, 38 ans après sa première apparition et enfin remasterisé, un évènement que l'on a attendu que trop longtemps, d'autant qu'il était plus que nécessaire considérant l'hideur de la seule édition cd jusque-là disponible, a plus que tenu la route, il s'est magnifié des nombreuses écoutes recueillies, de cet indéfinissable et irremplaçable vernis des ans que ne possèdent que les grands classiques, il est, en un mot comme en mille, devenu une légende. Dans les faits, accouché dans d'inextricables difficultés contractuelles qui le firent presque expulser d'États-Unis où il est alors délocalisé, n'évitant cet exil forcé que par un mariage avec sa petite amie d'alors, parti "faire les clubs" dans le Massachusetts parce que plus personne, à New York, ne veut de ce nord-irlandais au statut si incertain, Astral Weeks avait tout, sur le papier, pour être la représentation de l'amer chaos qui entoure alors Van. Et pas du tout ! Tout le contraire même ! Parce que ses expérimentations avec des musiciens du cru, sa nouvelle idée de l'abandon de l'électricité au profit de l'acoustique, l'anti-Dylan seulement 3 ans après le révolutionnaire Highway 61 Revisited en somme, est de ces éclairs de génie, qui nécessitent ensuite une sacrée masse de travail, dont on doit de se souvenir. Mieux encore, Van Morrison n'y perd pas sa personnalité, y conserve ces atours blues et soul qui font de lui ce qu'il est, un des plus fins vocalistes de cette fin des années soixante qui n'en manquent pourtant pas, et, toujours mieux, compositions et arrangements, dans le détail desquels on ne rentrera pas laissant à l'éventuel primo-auditeur tout la surprise de la beauté qui l'attend, sont à l'unisson de cet état de grâce. Rajoutez à ça, la qualité de l'ensemble, la restauration sonore ô combien bienvenue, et même son petit fourreau cartonné bien supplémenté d'un livret flambant neuf (où manquent cependant toujours les paroles), quelques juteux inédits avec, surtout les versions complètes de Ballerina et Slim Slow Slider, et vous obtenez une œuvre à côté de laquelle personne, j'ai bien dit personne, ne doit passer, une très juste légende à la source de laquelle il est toujours bon de revenir, aussi. Obligatoire.

Part One: In The Beginning
1. Astral Weeks 7:06
2. Beside You 5:16
3. Sweet Thing 4:25
4. Cyprus Avenue 7:00
Part Two: Afterwards
5. The Way Young Lovers Do 3:18
6. Madame George 9:45
7. Ballerina 7:03
8. Slim Slow Slider 3:17
Bonus
9. Beside You (take 1) 5:57
10. Madame George (take 4) 8:24
11. Ballerina (long version) 8:01
12. Slim Slow Slider (long version) 4:53

Van Morrison - vocals, acoustic guitar
John Payne - flute; soprano saxophone on "Slim Slow Slider"
Jay Berliner - classical and steel-string acoustic guitars
Richard Davis - double bass
Warren Smith, Jr. - percussion, vibraphone
Connie Kay - drums
Larry Fallon - string arrangements and conductor; harpsichord on "Cyprus Avenue"
Barry Kornfeld - acoustic guitar on "The Way Young Lovers Do"


The Serpent's Egg
The Serpent's Egg
Prix : EUR 13,16

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Hors temps, hors monde, 29 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Serpent's Egg (CD)
Ne nous méprenons pas, il y eut de belles choses dans les débuts de carrière du duo gothique australien, l'antithèse d'AC/DC, comme quoi, mais c'est vraiment ici, avec The Serpent's Egg, leur 4ème album, qu'ils atteignent leur plénitude. Parce que, enfin, quel chemin parcouru depuis un premier opus largement influencé par les sombres angliches de Cocteau Twins ou The Cure, et, en même temps, quelle évolution logique et naturelle vers l'assemblage de musique anciennes et ethniques dont The Serpent's Egg est, quand il sort, la plus belle expression. Car, évidemment, c'est progressivement que Gerrard et Perry ont construit leur excellente petite entreprise, qu'en artisans authentiquement talentueux, ils ont défini un son qui, à part d'ici, n'appartient plus qu'à eux. Et est présentement "armé" de compositions à couper le souffle, de ce Host of Seraphim contenant tout ce qui fait le sel de Dead Can Dance à un Ulysses de clôture qui le vaudrait presque, c'est dire la performance. Entre les deux, on a droit à celles qui sont alors les deux plus belles pièces de Brendan Perry, Severance (reprit quelques années plus tard par les goths de Bauhaus) et In the Kingdom of the Blind the One-Eyed Are Kings, deux titres où sa belle voix basse fait un effet bœuf, deux beaux autre exemples des climats d'un autre monde dont le duo et ses associés sont capables. Alors, certes, Lisa et Brendan sont un tout petit peu moins convaincants quand ils se lancent dans une pièce aux atours plus rythmés (Mother Tongue), c'est un tout petit moins dans un album à marquer d'un gros plus, l'ouverture au monde du vrai Dead Can Dance, formation qui continue de passionner par son unicité et son intemporalité. Grand.

1. The Host of Seraphim 6:18
2. Orbis de Ignis 1:35
3. Severance 3:22
4. The Writing on My Father's Hand 3:50
5. In the Kingdom of the Blind the One-Eyed Are Kings 4:12
6. Chant of the Paladin 3:48
7. Song of Sophia 1:24
8. Echolalia 1:17
9. Mother Tongue 5:16
10. Ullyses 5:09

Lisa Gerrard – vocals, various instruments
Brendan Perry – vocals, various instruments
&
Andrew Beesley – viola
Sarah Buckley – viola
Tony Gamage – cello
Alison Harling – violin
Rebecca Jackson – violin
David Navarro Sust – vocals


Sugar
Sugar
Prix : EUR 13,44

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Supercool !, 29 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sugar (CD)
Vous pouvez chercher, plus cool que Leon, vous ne trouverez pas. Avec sa dégaine de Groucho, ses petites chansons blues/jazz d'un autre temps et, surtout !, cette extrême "coolitude", ce qu'aurait pu avoir Salvador s'il n'avait aussi aimé faire rire, qui le caractérise. Prenez son cru 90, le bien nommé Sugar, déjà son 7ème en studio depuis 1975, ce n'est pas parce qu'on est cool qu'on est un chantre de l'oisiveté !, qu'y entend-on ? La voix un poil nasillarde du maître de cérémonie nous faisant sa petite sérénade sur le swing doux d'un vrai beau groupe de professionnels dévoués, dix reprises exhumées souvent d'on ne sait où et trois originaux tout à fait au niveau (The Whistling Colonel, Messin' Around et, surtout, l'irrésistible hymne à la paresse So , Relax, le seul avec des paroles du lot), un album absolument classique de Leon Redbone, plutôt dans la moyenne haute de sa globalement consistante discographie. Parce que, présentement, la fantaisie des arrangements, tous ces petits soli qui, toujours millimétrés, font la différence, accompagnent, supplémentent à la perfection la performance supra-laidback de Leon, lui donnant souvent un je-ne-sais-quoi du Hot Club de France du Roi Django, ce n'est pas rien. Bref, revenu à son meilleur ou presque, reportez-vous à ses trois premiers albums pour mémoire, c'est un Redbone resplendissant qui fait couler son sucre de chansons dans nos conduits auditifs grand ouverts sur un album toute saison mais qui accompagnera encore mieux les chaudes et paresseuses après-midi d'été.

1. Ghost Of The St. Louis Blues 2:53
2. Roll Along Kentucky Moon 3:06
3. Right Or Wrong 2:26
4. Laughin' Blues 2:23
5. Breeze 3:31
6. The Whistling Colonel 2:43
7. Sugar 2:07
8. Pretty Baby 3:03
9. When I Take My Sugar To Tea 2:17
10. What You Want Me To Do 2:49
11. Messin' Around 2:24
12. So, Relax 2:25
13. 14th Street Blues 2:52

Leon Redbone - Banjo, Chimes, Guitar, Harmonica, Vocals, Whistle
Terry Waldo - Piano
Frank Vignola - Guitar
Cindy Cashdollar - Dobro
Brian Nalepka - Accordion, Bass, Tuba
Ken Peplowski - Clarinet, Saxophone
Dan Barrett - Trombone
Peter Ecklund - Cornet
Vince Giordano - Sax (Bass)
Chuck Wilson - Piccolo
Bob Mastro - Mandolin, Violin
Giampaolo Biagi - Drums, Percussion
Eddy Davis - Drums
Arnie Kinsella - Drums
Richard Hendrickson - Violin
Regis Landiorio - Violin
Richard Maximoff - Viola
John Reed - Cello
Hal Shane - Vocal Harmony


YS , JOANNA NEWSOM1 - Compact Disc
YS , JOANNA NEWSOM1 - Compact Disc
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Ys Is Art, 26 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : YS , JOANNA NEWSOM1 - Compact Disc (CD)
En 2006, celle qu'on pourrait hâtivement taxer de Björk américaine, il y a de ça mais c'est évidemment caricatural et réducteur d'autant qu'on pourrait très bien substituer Kare Bush à l'islandaise pour un goût comparable des textures organiques et des mélodies à la marge, sortait son 2ème album, le délicat, difficile et beau Ys sur lequel, OMNI comme on en croise pas si souvent, il n'est pas inutile de revenir. Pour l'occasion, la Dame s'est entouré d'une noyau dur aussi étrange que passionnant avec Jim O'Rourke à la production, Van Dyke Parks aux arrangements et Steve Albini à la console, un peu l'alliance de la carpe et du lapin et pourtant, dans le cadre de cette folk orchestrale d'avant-garde, un étiquette qui en vaut bien une autre à défaut de mieux (je vous mets au défi !...), avec une belle équipe de base et tout un orchestre pour réaliser son ultime fantasme musical, ça fonctionne au-delà des plus folles espérances. Concrètement, la galette s'articule en 5 longues pistes (de 7 à 17 minutes, Yes n'a qu'à bien se tenir !) où la voix et la harpe, l'instrument de prédilection de Joanna Newsom, dominent forcément un opus qui n'est pas de ceux dans lesquels on rentre immédiatement mais s'immisce, écoute après écoute, devenant progressivement familier puis carrément confortable, sans rien perdre de l'étrange grâce qui avait saisi l'auditeur lors de sa primo-écoute, fort. Il faut dire que les arrangements orchestraux aux petits oignons, qui n'étonnent pas venant d'un Van Dyke Parks ayant également collaboré avec Brian Wilson, délicats et nuancés, support en vérité idéal de la voix gracile de Joanna, font merveille, que les compositions, longues, complexes parce que ne suivant pas le format ô combien familier de l'enchainement des couplets et refrains, sont d'une immense qualité et que la mise en son, les amateurs de haute-fidélité apprécieront, permet d'entendre jusqu'au plus petit détail de ce gothique, au sens architectural du terme, assemblage. Bref, on pourrait continuer longtemps de vanter les mérites d'Ys qu'on ne lui rendrait encore pas justice parce que cette musique à la fois savante et émotionnelle, expression d'une femme sûre de son art, d'une artiste d'exception, ultimement, se vit... Alors vivez-là !

1. Emily 12:07
2. Monkey & Bear 9:29
3. Sawdust & Diamonds 9:54
4. Only Skin 16:53
5. Cosmia 7:15

Joanna Newsom – vocals, harp, pedal harp
Bill Callahan – vocal harmonies
Matt Cartsonis – banjo, mandolin
Grant Geissman – electric guitar
Don Heffington – percussion
Emily Newsom – vocal harmonies
Van Dyke Parks – accordion
Lee Sklar – electric bass
&
Orchestra
Briana Bandy – viola
Caroline Buckman – viola
Giovna Clayton – cello
Patricia Cloud – flute
Peter Doubrovsky – bass
Jeff Driskill – clarinet
Erika Duke-Kirkpatrick – cello
Karen Elaine – viola
Phillip Fethar – oboe
Susan Greenberg – flute
Sharon Jackson – violin
Peter Kent – violin, concertmaster
Gina Kronstadt – violin
Miriam Mayer – viola
John D Mitchell – bassoon
Peter Nevin – clarinet
Robert O'Donnell, Jr. – trumpet
Bart Samolis – bass
Terrence Schonig – marimba, cymbalom
Edmund Stein – violin
David Stenske – viola
David R. Stone – bass
Cameron Patrick – violin
Vladimir Polimatidi – violin
Julie Rogers – violin
Marda Todd – viola
Jessica Van Velzen – viola
John Wittenberg – violin
Shari Zippert – violin


Black Holes and Revelations
Black Holes and Revelations
Prix : EUR 8,46

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Euterpe soit louée !, 26 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Holes and Revelations (CD)
Plut tout à fait à leur meilleur, c'était le coup d'avant, avec l'exceptionnel Absolution, mais heureusement pas encore trop tombé dans la pompe excessive qui caractérisera la suite de sa carrière même si on en sent les premiers symptomes (le crescendo de Take a Bow avec ses synthétiseurs ELPisants et ses chœurs Queenants est très réussi mais à la limite du mauvais goût quand même), et si c'est donc un Muse encore en équilibre qui se présente pour son 4ème long-jeu, le réussi Black Holes and Revelations, c'est déjà un tout petit peu le début de la fin. Parce qu'en plus, il n'y a plus tout à fait le souffle épique d'avant mais, rassurons-nous, ce que Bellamy & Cie perdent on "poils qui se dressent sur les bras", il le gagnent, entre autre, en "je remue mon popotin" comme exemplifié par un Starlight à se dandiner mollement (avant le headbanging modéré de l'explosion de rigueur), un Supermassive Black Hole carrément en forme de funk blanc millénariste (Prince's not dead !), et diablement efficace !, ou, plus loin, la bonne pop à danser presque Morriconienne d'Exo-Politics. Là n'est évidemment pas le seul propos d'un groupe qui sait présentement varier les plaisirs, qu'il plongent coupablement dans le rock progressif (un peu partout mais plus précisément sur le "synth-heavy" Map of the Problematique, le puissant et Zeppelinien City of Delusion et le pompeux final, Knights of Cydonia, à faire passer Queen et Yes pour des ascètes, j'exagère à peine !), se rêvent en hard-rocker toutes guitares dehors (Assassin, quelle feu !), ou fait dans l'intimiste de belle facture (la pop acoustique à la Macca de Soldier's Poem, la belle ballade jazzy/bluesy Hoodoo). Et comme ils le font bien, que la maîtrise de l'instrument studio est aussi évidente que raisonnable (Muse saura prouver que presque tout ceci est jouable en scène), c'est à une vraie belle galette qu'on a droit, un album très référencé, ça fait d'ailleurs partie de son charme, mais suffisamment personnel pour qu'on ne boude pas son plaisir.

1. Take a Bow 4:35
2. Starlight 3:59
3. Supermassive Black Hole 3:29
4. Map of the Problematique 4:18
5. Soldier's Poem 2:03
6. Invincible 5:00
7. Assassin 3:31
8. Exo-Politics 3:53
9. City of Delusion 4:48
10. Hoodoo 3:43
11. Knights of Cydonia 6:06

Matthew Bellamy – lead vocals, lead and rhythm guitars, piano, synthesizers
Christopher Wolstenholme – bass, backing vocals, double bass on "Soldier's Poem", some synthesizers on "Map of the Problematique" and "Hoodoo"
Dominic Howard – drums, percussion, brief vocals and electronic drums on "Supermassive Black Hole", Buchla 200e on "Take a Bow"
&
Edoardo de Angelis – first violin on "Take a Bow", "City of Delusion", "Hoodoo" and "Knights of Cydonia"
Around Art – strings on "Take a Bow", "City of Delusion", "Hoodoo" and "Knights of Cydonia"
Marco Brioschi – trumpet on "City of Delusion" and "Knights of Cydonia"


The Locust Years
The Locust Years
Prix : EUR 9,43

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Yesterday, Today, Tomorrow..., 25 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Locust Years (CD)
Dans la série "les vilains petits canards du metal qui ne plairont jamais aux bien-écoutants", les rétro-progressivo-hard rockeurs de Hammers of Misfortune se posent un peu là. Au départ le side-project de John Cobbett et Mike Scalzi de (The Lord Weird) Slough Feg, que ce dernier finira par quitter d'ailleurs, le groupe a progressivement trouvé son ton, son style et aussi un petit noyau dur de fanatiques qui ne jurent que eux et par cet album justement, The Locust Years, leur troisième long-jeu. La recette de ces messieurs dames, ben oui, Hammers of Misfortune est une formation mixte avec deux musiciennes dedans, et pas la sexy chanteuse alibi habituelle, possède une vraie fondation traditionaliste à chercher chez Black Sabbath, Uriah Heep et Jethro Tull savamment remise au goût du jour par d'astucieux artisans qui savent expertement accommoder leur brouet maléfique d'un esprit épique absolument communicatif. J'en veux pour preuve l'ouverture de l'opus, ce morceau titre de sept minutes et demies où, de riffs percutants en orgues texturants, avec une mélodie chantée dans un unisson du plus bel effet par Scalzi et Myers culminant dans un refrain digne du meilleur hard prog des seventies, fantastique ! Et la suite est à l'avenant avec des transitions où l'agression laisse la place à la douceur (We Are the Widows, Famines Lamp, la première partie de l'épique final, Church of Broken Glass) entourés de solides démonstrations de force hard prog glissant parfois vers un heavy référencé early 80's (Trot Out the Dead), pouvant même rappeler le meilleur du Deep Purple classique (Election Day, son orgue "Lordesque" et sa guitare pas loin d'être "Blackmoresque"), mais toujours habitée de cet esprit mélodique typique du groupe, et cette art de mêler vocaux masculins et féminins, qui lui donne un je-ne-sais-quoi de celtique absolument chavirant. Voilà, en 45 minutes et 9 excellentes chansons, comment le vilain petit canard s'est transformé en beau cygne blanc et a pris son gracieux envol, loin au-dessus de la mêlée des laborieux. The Locust Years ? Il vous le faut !, c'est aussi simple que ça.

1. The Locust Years 7:32
2. We Are the Widows 3:17
3. Trot Out the Dead 4:13
4. Famine's Lamp 5:15
5. Chastity Rides 6:06
6. War Anthem 5:24
7. Election Day 5:38
8. Widow's Wall 7:28
9. Church of Broken Glass 4:15

Chewy - drums
Jamie Myers - vocals, bass guitar
Mike Scalzi - vocals, guitar
Sigrid Sheie - acoustic and electric piano, Hammond B3, backing vocals
John Cobbett - electric, lead and acoustic guitars


At War With the Mystics
At War With the Mystics
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 4,69

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 De toutes les couleurs, 25 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : At War With the Mystics (CD)
Depuis qu'ils ont décidé de camoufler leur avant-gardisme iconoclaste derrière un vernis pop et psychédélique du plus bel effet, depuis le toujours chaudement recommandé The Soft Bulletin, les Flaming Lips de Wayne Coyne se sont fait leur petite niche dans le monde des musiques juste à la marge qui plaisent tant aux jeune-gens intelligents. Mais même en mettant son cerveau au placard, en se laissant happer par la portée émotionnelle de l'opus, en oubliant tout le bien qu'on a pu en lire dans les Inrocks ou chez Télérama, quoi, At War with the Mystics est une belle réussite. Et un bel équilibre entre la folie des noise rockers de jadis et les popsters psychédéliques d'aujourd'hui, comme les titres (tous ou presque à rallonge !) le démontrent. Parce que contrairement aux deux épisodes précédents, les Flaming Lips utilisent moins, ici, l'instrument studio et retrouvent, de ce fait, un peu de l'énergie primale qui habitaient leurs débuts. Enfin, ça c'est pour la forme parce que, dans le fond, on reconnait immédiatement le groupe de The Soft Bulletin et Yoshimi Battle the Pink Robots, dès un efficace et bien emmené Yeah Yeah Yeah Song en forme de glorieux revivalisme pop psychédélique. La suite, des grooves joliment déconstruits de Free Radicals et The Wizard Turns On, des planeries ascentionnelles de The Sound of Failure, des délicats atours folk et gainsbarriens de Vein of Stars, d'un emballage presque "à la Gong meets Sigur Rós" sur un It Overtakes Me simplement phénoménal, etc. est une fête des sens où les moult trouvailles d'arrangements, où les rétro-kitschs habillages synthétiques font un effet boeuf. Plus léger que The Soft Bulletin, moins expérimental et exigeant que Yoshimi, At War with the Mystics est l'album introductif idéal à l'univers chamarré de Coyne, Ivins et Drozd, un opus réussi de bout en bout, fun et frais qui, qui plus est, porte admirablement ses dix ans. Recommandé.

1. The Yeah Yeah Yeah Song (With All Your Power) 4:51
2. Free Radicals (A Hallucination of the Christmas Skeleton Pleading with a Suicide Bomber) 3:39
3. The Sound of Failure / It's Dark... Is It Always This Dark?? 7:18
4. My Cosmic Autumn Rebellion (The Inner Life as Blazing Shield of Defiance and Optimism as Celestial Spear of Action) 4:48
5. Vein of Stars 4:15
6. The Wizard Turns On... The Giant Silver Flashlight and Puts on His Werewolf Moccasins 3:41
7. It Overtakes Me / The Stars Are So Big... I Am So Small... Do I Stand a Chance? 6:50
8. Mr. Ambulance Driver 4:21
9. Haven't Got a Clue 3:23
10. The W.A.N.D. (The Will Always Negates Defeat) 3:44
11. Pompeii am Götterdämmerung 4:22
12. Goin' On 3:39

Wayne Coyne – guitar, bass guitar, vocals
Steven Drozd – guitars, keyboards, drums, vocals
Michael Ivins – bass guitar, vocals,
&
Greg Kurstin – backing vocals and instruments on "Haven't Got a Clue"
Kliph Scurlock – drums, percussion


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