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Contenu rédigé par Mélomania
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Commentaires écrits par
Mélomania (Paris, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Overkill
Overkill
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Three Angry Pistoleros, 8 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Overkill (CD)
Zim! Bam! Boum! Prend ça dans la tronche. Quand ils débarquent avec leur Overkill en 1979, Lemmy et ses deux nouveaux amis ont déjà un album dans les pattes, le "satisfaisant à défaut de mieux" éponyme, et une formule qui, assurément, promet, l'agression du punk et l'énergie communicative du rock'n'roll dans un hard rock franc du collier, qui trouve enfin sa concrétisation. Faut dire que les affreux, sales et méchants pistoléros de Motörhead nous attaquent carrément à la lampe à souder, ça passe ou ça casse pour que ça passe. 35 minutes en férocité avec un chanteur et bassiste possédé (je ne vous fais pas l'article...), un batteur digne de l'Animal des Muppets (mais en moins PC), et un guitariste presque plus sage avec ses vieux tours "à la Scotty Moore", qui envoie bien quand même mais contrebalance aussi savamment le déluge de ses deux camarades. Et des chansons, évidemment !, dont cinq qui seront de ces morceaux qui reviendront souvent, lors des frontales performances scéniques du trio, jusqu'à sa toute fin (Overkill, Stay Clean, Capricorn, No Class et Metropolis) et 5 autres qui ne déméritent absolument quand elles enfoncent le clou de ce rock particulièrement sans compromis où tout va plus vite, plus fort et plus salement que chez la concurrence chevelue contemporaine ne laissant, en somme, que les exactions instrumentalement plus approximatives de quelques punk-rockers pour tenter de rivaliser avec l'énergie de ces trois speed freaks notoires. Et dire que, un an plus tard, Ace of Spades fera presque aussi bien (voire mieux, les avis sont partagés), mais, vraiment, quand on en est à considérer l'entièreté de l’œuvre du regretté Lemmy et de son vaisseau amiral de groupe, Overkill est obligatoirement dans le trio de tête, et c'est mérité parce que du hard qui vous récure les cages à miel comme celui-ci, ça ne se trouve pas sous les sabots de la première rosse venue, ça se trouve même carrément si rarement que ça en devient légendaire, immanquable et, conséquemment, très chaudement recommandé à ceux, comment est-ce possible ?, qui ne l'auraient pas encore exploré et à qui on souhaite bien du plaisir, vraiment.

1. Overkill 5:12
2. Stay Clean 2:40
3. (I Won't) Pay Your Price 2:56
4. I'll Be Your Sister 2:51
5. Capricorn 4:06
6. No Class 2:39
7. Damage Case 2:59
8. Tear Ya Down 2:39
9. Metropolis 3:34
10. Limb from Limb 4:54
Bonus
11. Too Late Too Late 3:25
12. Like a Nightmare 4:13
13. Louie Louie 2:47
14. Tear Ya Down (Instrumental version) 2:39
15. Louie Louie (Alternative version) 2:52

Lemmy Kilmister – lead vocals, bass, second guitar solo on "Limb From Limb"
"Fast" Eddie Clarke – guitar, backing vocals
Phil "Philthy Animal" Taylor – drums


Overkill (Coffret Deluxe 2 CD)
Overkill (Coffret Deluxe 2 CD)
Prix : EUR 12,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Three Angry Pistoleros, 8 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Overkill (Coffret Deluxe 2 CD) (CD)
Zim! Bam! Boum! Prend ça dans la tronche. Quand ils débarquent avec leur Overkill en 1979, Lemmy et ses deux nouveaux amis ont déjà un album dans les pattes, le "satisfaisant à défaut de mieux" éponyme, et une formule qui, assurément, promet, l'agression du punk et l'énergie communicative du rock'n'roll dans un hard rock franc du collier, qui trouve enfin sa concrétisation. Faut dire que les affreux, sales et méchants pistoléros de Motörhead nous attaquent carrément à la lampe à souder, ça passe ou ça casse pour que ça passe. 35 minutes en férocité avec un chanteur et bassiste possédé (je ne vous fais pas l'article...), un batteur digne de l'Animal des Muppets (mais en moins PC), et un guitariste presque plus sage avec ses vieux tours "à la Scotty Moore", qui envoie bien quand même mais contrebalance aussi savamment le déluge de ses deux camarades. Et des chansons, évidemment !, dont cinq qui seront de ces morceaux qui reviendront souvent, lors des frontales performances scéniques du trio, jusqu'à sa toute fin (Overkill, Stay Clean, Capricorn, No Class et Metropolis) et 5 autres qui ne déméritent absolument quand elles enfoncent le clou de ce rock particulièrement sans compromis où tout va plus vite, plus fort et plus salement que chez la concurrence chevelue contemporaine ne laissant, en somme, que les exactions instrumentalement plus approximatives de quelques punk-rockers pour tenter de rivaliser avec l'énergie de ces trois speed freaks notoires. Dans sa version standard, sans bonus donc, Overkill est déjà une absolue tuerie où, même quand le tempo se ralentit on a l'impression d'assister aux déboulé des panzers pendant la blitzkrieg alors, imaginez ce qu'il peut en être rallongé d'un second disque de savoureux bonus !, avec Louie Louie que Motörhead (Lemmy en particulier) reprend comme nul autre, avec les excellentes face B que sont Tear Ya Down, Too Late Too Late et Like a Nightmare, et des bonus en forme de sessions pour l'excellente BBC, et vous comprendrez que de supra-costaud on passe carrément à monumental ! Et dire que, un an plus tard, Ace of Spades fera presque aussi bien (voire mieux, les avis sont partagés), mais, vraiment, quand on en est à considérer l'entièreté de l’œuvre du regretté Lemmy et de son vaisseau amiral de groupe, Overkill est obligatoirement dans le trio de tête, et c'est mérité parce que du hard qui vous récure les cages à miel comme celui-ci, ça ne se trouve pas sous les sabots de la première rosse venue, ça se trouve même carrément si rarement que ça en devient légendaire, immanquable et, conséquemment, très chaudement recommandé à ceux, comment est-ce possible ?, qui ne l'auraient pas encore exploré et à qui on souhaite bien du plaisir, vraiment.

CD 1
Remastered Album
1. Overkill 5:12
2. Stay Clean 2:40
3. (I Won't) Pay Your Price 2:56
4. I'll Be Your Sister 2:51
5. Capricorn 4:06
6. No Class 2:39
7. Damage Case 2:59
8. Tear Ya Down 2:39
9. Metropolis 3:34
10. Limb from Limb 4:54

CD 2
Bonus Tracks
1. Louie Louie 2:47
2. Louie Louie (Alternative version)2:52
3. Louie Louie (Alternative version 2)2:45
4. Tear Ya Down 2:41
5. Tear Ya Down (Alternative version) 2:41
6. Tear Ya Down (Instrumental version) 2:39
7. Too Late Too Late 3:25
8. Like a Nightmare 4:13
9. Like a Nightmare (Alternative version) 4:27
BBC John Peel Session '78
10. Louie Louie 2:46
11. I'll Be Your Sister 3:15
12. Tear Ya Down 2:39
BBC In Concert '79
13. Stay Clean 3:03
14. No Class 2:43
15. I'll Be Your Sister 3:35
16. Too Late Too Late 3:24
17. (I Won't) Pay Your Price 3:19
18. Capricorn 4:14
19. Limb from Limb 5:26

Lemmy Kilmister – lead vocals, bass, second guitar solo on "Limb From Limb"
"Fast" Eddie Clarke – guitar, backing vocals
Phil "Philthy Animal" Taylor – drums


Tous les hommes
Tous les hommes
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 25,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 En Chanson, 6 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tous les hommes (CD)
Ayant Starshooterisé quelques années avant d'entreprendre une carrière solitaire, c'est un Kent presque méconnaissable qui, en 1991, termine sa mue par un joli album de chansons françaises à l'ancienne, Tous les Hommes. Parce que la transformation du punk à rire en disciple de Brel ne s'est pas faite en un jour et que, jusqu'à Le Mur du Son (1987), c'est encore ripoliné au jeunisme que son répertoire se présente. Et puis A Nos Amours, 1990, et Tous les Hommes surtout, et pas seulement pour son gros tube mérité (Tous les Mômes) et un Kent nouveau qui assume son plaisir à faire comme avant avec le flair d'aujourd'hui, une sorte d'avant-garde de la nouvelle chansons française, en somme. A partir de là, de belles instrumentations permettant d'entendre, pêle-mêle, accordéons, scies musicales ou vibraphones sur des compositions de qualité arrangées aux petits oignons avec, certes, quelques morceaux, surtout vers la fin, glissant trop vers la chanson-rock dont Kent s'était si gracieusement défait sur le reste de l'opus, font de Tous les Hommes la véritable pierre philosophale de ce Kent tout nouveau tout beau qui, depuis, a largement confirmé les belles dispositions dans lesquelles il s'affiche ici. En résumé ? Un bon parolier et mélodiste, une nouvelle voie qui lui colle à merveille à la peau (et à la voix) pour un album évidemment recommandé à tous les amateurs de chanson française intemporelle de qualité, c'en est.

1. Tous Les Mômes 4:35
2. Au Revoir, Adieu 3:35
3. Je Suis Un Kilomètre 3:30
4. On Fait C'Qu'On Peut 3:10
5. L'idole Exemplaire 2:58
6. Au Fond Des Bermudes 3:37
7. Ni Plus, Ni Moins 3:32
8. Montréal 3:29
9. Illusion D'Optique 4:15
10. Chienne De Vie 4:20
11. J'Aime Bien Mourir Un Jour 3:11
12. L'Homme Est Une Erreur 3:45

Kent - chant, guitare
Arnaud Méthivier - accordéon
Marc Perrier - basse
Pierre Mortarelli - contrebasse
Manu Lacordaire - batterie, percussions
Jacques Bastello - guitare, chœurs
Michel Marin - saxophone, harmonica
Sipolo (1, 6) - scie musicale
François Bréant (1, 3) - vibraphone


Tilt
Tilt
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 4,65

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'avant-garde a du bon !, 5 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tilt (CD)
Si les précédentes offrandes de Scott Engel, aka Walker, avaient dévoilés d'immenses tentations pour l'expérimentation, tant dans la mise en son que dans la composition, c'est clairement avec Tilt que le ténébreux américain largue les amarres d'avec une pop qui, jusqu'alors, avait toujours été des composantes de son art. Quitte, en se délectant de l'usage de l'instrument studio, à en oublier de proposer de vraies chansons ? Presque. Mais peut-être que, simplement, là n'est plus le propos, que ce Scott Walker qui se lâche complètement est désormais plus versé dans la confection maniaque de poèmes sonores impressionnistes que de ditties répétitives, sûrement même. L'odyssée de l'étrange commence pourtant presque normalement, par une ballade dramatique, Farmer in the City, toute en corde et voix affectée, certes plus décalée que ce qui fit la réputation d'Engel mais finalement assez raccord avec ce qu'on aurait pu imaginer d'un artiste chercheur qui, brisant enfin le silence, évolue plus qu'il ne révolutionne. Malin, Scott nous l'aura donc faite "en douceur" parce que la suite, des tentations industrieuses de The Cockfighter, des textures mélodiques percussives de Bouncer See Bouncer, d'un Manhattan qu'on décrirait presque comme une improbable rencontre entre Simple Minds et Genesis, entre heroic rock et rock progressif symphonique, s'il n'était si étrangement habité et si mélodiquement à la marge, du faux primitivisme d'un Face on Breast où batterie et guitare, pourtant à minima, mènent le "bal", etc., parce qu'on ne va tout de même pas faire toutes les "chansons" sauf à dire qu'elles sont toutes aussi bonnes que particulières, c'est à un catalogue d'expérimentations auquel on a affaire, avec de vrais bouts de grandes mélodies dedans, qui peut laisser froid voire carrément repousser mais qui, pour ceux qui suivent, en vrac et dans tous les sens, les passionnantes carrières de John Cale, Robert Wyatt, ou de feu-David Bowie, que Walker influença beaucoup en ses jeunes années d'ailleurs, ils trouveront un opus sans compromis mais pas sans qualités et même bourré d'icelles. Difficile ? Probablement, mais le jeu en vaut la chandelle parce que, indéniablement, Tilt, plus qu'un retour, est, dans la série des auto-réinventions qui ne manquent pas, une des plus extraordinaires qu'un artiste nous ait jamais offerte. Bravo !

1. Farmer in the City (Remembering Pasolini) 6:38
2. The Cockfighter 6:01
3. Bouncer See Bouncer... 8:50
4. Manhattan (flȇrdelē') 6:05
5. Face on Breast 5:15
6. Bolivia '95 7:44
7. Patriot (A single) 8:28
8. Tilt 5:13
9. Rosary 2:41

Scott Walker – Vocals
Ian Thomas – Drums
John Giblin – Bass
Brian Gascoigne – Keyboards
David Rhodes – Guitars
&
- "Farmer in the City"
Strings of Sinfonia of London, arranged and conducted by Brian Gascoigne
Elizabeth Kenny – Chitarrone
Roy Carter – Oboe
- "The Cockfighter"
Hugh Burns – Guitar
Alasdair Malloy – Percussion
Louis Jardim – Percussion
Andrew Cronshaw – Horns and Reeds
Brian Gascoigne – Celeste and Organ of the Methodist Central Hall
- "Bouncer See Bouncer..."
Jonathan Snowden – Flutes
Andy Findon – Bass Flute
Jim Gregory – Bass Flute
Roy Jowitt – Clarinet
Roy Carter – Oboe
Brian Gascoigne – Woodwind Orchestration and Organ of the Methodist Central Hall
Peter Walsh – Prog Bass Drum
- "Manhattan"
Alasdair Malloy – Percussion
Louis Jardim – Percussion
Brian Gascoigne – Organ of the Methodist Central Hall
Andrew Cronshaw – Concertina
- "Face on Breast"
Ian Thomas – "Bass Drum on lap and kit all at once"
Colin Pulbrook – Hammond Organ
Scott Walker and Peter Walsh – Whistles
- "Bolivia '95"
Hugh Burns – Guitars
Alasdair Malloy – Percussion
Louis Jardim – Percussion
Andrew Cronshaw – Ba-wu flute
Greg Knowles – Cimbalom
- "Patriot (a single)"
Strings of Sinfonia of London, orchestrated and conducted by Brian Gascoigne
Jonathan Snowden – Piccolo
John Barclay – Trumpets
Ian Thomas – Military Bass Drum and Cymbals
- "Rosary"
Scott Walker – Guitar


Main Course
Main Course
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 3,21

4.0 étoiles sur 5 Going Disco, 5 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Main Course (CD)
Si les Bee Gees ne s'adonnent pas encore totalement à l'ultime transgression, à la transformation d'un groupe s'inspirant largement des Beatles en rois de la piste de danse, c'est bel et bien sur Main Course, leur déjà treizième album, que le germe est planté. Évidemment, il reste de ces ballades tire-larmes dont les frangins se sont fait la spécialité (Songbird et Country Lanes sont deux beaux exemples de leur absolu savoir-faire en la matière) mais c'est bien dans une triplette de singles aussi groovy qu'irrésistibles (Jive Talkin', Fanny et Nights on Broadway) que réside le sel, la nouveauté mais aussi la future orientation des frères Gibb. Parce qu'ils ont porté autant de soin à ces petites chansons à danser qu'à leurs grands moments pop symphoniques passés (écoutez Odessa), que la combinaison des voix de Barry, Robin et Maurice colle excellemment à ce nouveau son et que, c'est bien connu, l'atmosphère mondiale de crise donne des envies de se secouer pour oublier, les Bee Gees triomphent, au bon moment au bon endroit, il raflent la mise et s'inventent un second souffle. La suite ? Vous la connaissez, Saturday Night Fever et des hits à gogo mais c'est bien là, sur Main Course que tout a commencé, en beauté. Recommandé.

1. Nights on Broadway 4:31
2. Jive Talkin' 3:43
3. Wind of Change 4:54
4. Songbird 3:35
5. Fanny (Be Tender with My Love) 4:02
6. All This Making Love 3:03
7. Country Lanes 3:29
8. Come on Over 3:26
9. Edge of the Universe 5:21
10. Baby As You Turn Away 4:23

Barry Gibb – lead, harmony and backing vocal, rhythm guitar
Robin Gibb – lead, harmony and backing vocal
Maurice Gibb – bass, rhythm and electric guitars,lead, harmony and backing vocal
&
Alan Kendall – lead guitar, steel guitar
Dennis Bryon – drums, percussion
Blue Weaver – pianos, keyboards, synthesizers, clavinet
Joe Farrell – saxophone on "Wind of Change"
Ray Barretto – percussion on "Wind of Change"
Don Brooks – harmonica on "Songbird"
Arif Mardin – orchestral arrangement
Gene Orloff – concertmaster


Some Old Bullshit
Some Old Bullshit
Prix : EUR 10,99

4.0 étoiles sur 5 Punk Roots, 5 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Some Old Bullshit (CD)
Avant de devenir la plus irrévérencieuse des formations de Hip-Hop, les Beastie Boys commirent des exactions électrico-secouantes dévoilées, comme le titre de la galette l'indique, tel Some Old Bullshit qu'il serait cependant un peu hâtif de démettre. Parce qu'à écouter ces titres sauvés du placard, les Beastie Boys, les plus punk de tous les rappers, indéniablement, ont plus évolué que radicalement changé d'orientation en optant pour la rime et le rythme en lieu et place du cri et des distorsions supersoniques. On schématise un peu, bien-sûr, parce qu'il y a bien ici les premiers indices du changement qui ne va plus tarder à arriver, avec l'effet que l'on sait via le légendaire Licenced to Ill. comme le drolatique proto-hip hop Cooky Pus ou le reggae/dub Beastie Revolution, rien de révolutionnaire ou d'affolant mais définitivement une voie (et voix) intéressante dans laquelle les Beasties surent cheminer. Le reste ? De courtes saillies hardcore punk absolument typiques de ce que faisaient beaucoup de groupes américains d'alors, influencés qu'ils étaient par les tutélaires Minor Threat de l'immense Ian MacKaye, bien mené en l'occurrence si totalement exempt de quelque originalité que ce soit. Bref, essentiels ces débuts débraillés ? Sans doute pas mais, comme d'habitude avec les Beastie Boys, une bonne tranche de fun sur laquelle il serait malvenu de rechigner, d'autant qu'elle explique le groupe de Hip-Hop que le trio deviendra.

1. Egg Raid On Mojo (Demo Version) 1:41
2. Beastie Boys 0:56
3. Transit Cop 1:18
4. Jimi 2:06
5. Holy Snappers 1:22
6. Riot Fight 0:30
7. Ode to… 1:33
8. Michelle's Farm 1:38
9. Egg Raid On Mojo 1:20
10. Transit Cop (Demo Version) 1:21
11. Cooky Puss 3:19
12. Bonus Batter 2:21
13. Beastie Revolution 5:09
14. Cooky Puss (Censored Version) 3:19

Michael Diamond - Vocals
Adam Yauch - Bass
John Berry - Guitar
(Kate Schellenbach - Drums)

3,5/5


90125 (Expanded & Remastered)
90125 (Expanded & Remastered)
Prix : EUR 11,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pop ? Oui !, 29 juillet 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 90125 (Expanded & Remastered) (CD)
Que se passe-t'il quand de vieilles barbes progressives en mal de renouvellement recrutent un jeune et bouillonnant guitariste/chanteur sud-africain pour leur nouveau projet, Cinema ? Il se passe, déjà, que le passé n'en finit pas de ressurgir et que le jeune homme, Trevor Rabin, se voit forcé de jouer les troisièmes-voix pour le chanteur revenant, que, du coup, le projet reprend l'identité patronymique des septantes, mais que, tout de même, outre quelques harmonies vocales et de beaux restes de virtuosité, ça n'a vraiment plus grand chose à voir avec le groupe qui donna au monde un Fragile, un Relayer ou un Tales from Topographic Oceans. Et après tout, tant mieux parce que, franchement, entendre en 1983 exactement ce que Yes produisait 10 ans plus tôt, ça aurait un petit quelque chose de pathétique ici absolument évité. Or donc c'est un nouveau Yes, un Yes qui combine l'extrême efficacité d'un rock fm ultra-léché, tous les atouts et tous les tics de "l'instrument studio" tel qu'on l'entendait en ces 80s et, rassurons-nous, quelques signes distinctifs qui font que, tout de même, quoiqu'il s'agisse indéniablement d'une nouvelle voie (et nouvelle voix), on reconnait les chevelus babacoolisants des 70s. Enfin, sur les morceaux les plus aventureux parce que, force est de constater que les plus pop des chansons proposées ici (le mégatube Owner of the Lonely Heart mais aussi sa plus convaincante séquelle, Hold On) on en est à se raccrocher à de petits riens, les chœurs essentiellement, la voix si particulière de Jon Anderson, aussi. Parce que pour du progressisme pur et dur, de celui qui fit de Yes un des leaders naturels du courant symphonique, il n'y a guère que quelques éclats sur Changes (son intro mais pas sur son refrain stadium rock pas exemple), le court instrumental Cinema (le plus "vrai Yes" du lot) et un Hearts de clôture en forme de rappel d'à qui nous avons présentement affaire même avec une mise en son si typiquement moderne (pour l'époque) signée de Trevor Horn qui fut du line-up précédent, et donc du sous-estimé Drama, où il chipa même la place de l'emblématique chanteur. Bref, relance commerciale comme on en vit rarement, album d'une absolue efficacité totalement de son temps et, finalement, plus de 30 ans après sa sortie, un opus qui tient bien la route et a plutôt mieux vieilli que ce qu'on aurait pu penser, 90125 n'est sans doute pas le Yes le plus typique du répertoire, euphémisme inside, mais pas pour autant une œuvre qu'on peut démettre... Un coup de bol monumental de musiciens supérieurement talentueux et, donc, immensément adaptables. Bien joué.

1. Owner of a Lonely Heart 4:27
2. Hold On 5:15
3. It Can Happen 5:39
4. Changes 6:16
5. Cinema 2:09
6. Leave It 4:10
7. Our Song 4:16
8. City of Love 4:48
9. Hearts 7:34
Bonus
10. Leave It (Single Remix) 3:56
11. Make It Easy 6:12
12. It Can Happen (Cinema Version) 6:05
13. It's Over 5:41
14. Owner of a Lonely Heart (Extended Remix) 7:05
15. Leave It ("A Capella" Version) 3:18

Jon Anderson – lead vocals
Chris Squire – bass guitars, vocals
Trevor Rabin – guitars, keyboards, vocals
Alan White – drums, percussion, vocals, Fairlight CMI
Tony Kaye – keyboards, vocals
&
Dipak Khazanchi – sitar and tambura on "It Can Happen"
Graham Preskett – violin on "Leave It"
Trevor Horn – backing vocals


Christmas In The Heart
Christmas In The Heart
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Zimgle Bells... all the way!, 24 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Christmas In The Heart (CD)
Un album de Noël par Bob Dylan ? Tiens, donc, quelle drôle d'idée... Le truc absolument incroyable, et je le dis d'autant plus tranquillement que je ne suis pas un zélote du Zim qui, à mon humble avis, a beaucoup plus raté que réussi passé Desire, c'est que ce brigand de Dylan ne fait pas dans le folklorique avec clochettes omniprésentes et tout le tintouin mais dans l'authentique avec des versions si habitées qu'on sent bien qu'on dépasse ici la simple opportunité commerciale. Du coup Christmas in the Heart, qui porte bien son titre, ressemble vraiment beaucoup à un album de Dylan, pas dans la note mais dans l'âme, et tout de même un peu beaucoup à un album de Noël, puisque c'en est indéniablement un. Alors, certes, ce n'est pas du grand Dylan mais ce n'est pas non plus du mauvais Dylan non plus, c'est pépère se souvenant de ses tendres années, d'un Noël que la famille Zimmerman, juive mais avant tout américaine, célébrait en grandes pompes, au grand bonheur du petit Robert dont les oreilles résonnaient de ces mélodies graciles et dont les yeux pétillaient devant l'arbre dûment décoré. Ces sentiments revisités, avec les musiciens qui constituent alors son groupe de scène, dont certains travaillent depuis un bout de temps avec Bob (le fidèle bassite Tony Garnier, qui joue avec lui depuis 1989, tout de même !) et d'autres sont de belles additions à la famille (le blues'n'soulman Phil Upchurch, le Lobo David Hidalgo), bénéficient aussi d'une sélection aux petits oignons n'oubliant ni les essentiels pop (Here Comes Santa Claus du cowboy Gene Autry, un Winter Wonderland présentement gentiment swing, I'll Be Home for Christmas où Bob se la joue Bing Crosby à la voix détruite, le quasi-obligatoire Little Drummer Boy où il ne se la joue heureusement pas Nana Mouskouri!, etc.) ni ceux qu'on a plus l'habitude d'entendre à la messe (Hark the Heral Angels Sing de Mendelssohn, les traditionnel O Come All Ye Faithful, The First Noel ou O Little Town of Bethlehem où Dylan chante émotionnellement très juste), et ne se privant petit décrochage presque hors-sujet, presque seulement parce que Noël est une fête de paix, avec Do You Hear What I Hear?, chant d'appel paix datant de l'époque de la crise de missiles à Cuba, qui se glisse confortablement dans l'ensemble. Alors, Christmas in the Heart, un grand Dylan ? Non. Un grand album de Noël ? Non plus. Mais certainement pas l'abomination qu'on aurait pu imaginer, un album digne et émouvant d'une vieille légende qui n'a peut-être plus grand chose à dire mais prouve, présentement, qu'il a encore quelques petites cartes planquées dans son jeu.

1. Here Comes Santa Claus 2:35
2. Do You Hear What I Hear? 3:02
3. Winter Wonderland 1:52
4. Hark the Herald Angels Sing 2:30
5. I'll Be Home for Christmas 2:54
6. The Little Drummer Boy 2:52
7. The Christmas Blues 2:54
8. O' Come All Ye Faithful (Adeste Fideles) 2:48
9. Have Yourself a Merry Little Christmas 4:06
10. Must Be Santa 2:48
11. Silver Bells 2:35
12. The First Noel 2:30
13. Christmas Island 2:27
14. The Christmas Song 3:56
15. O Little Town of Bethlehem 2:17

Bob Dylan - vocals, guitar, electric piano, harmonica
Tony Garnier - bass guitar
George Recile - drums, percussion
Donnie Herron - steel guitar, mandolin, trumpet, violin
David Hidalgo - accordion, guitar, mandolin, violin
Phil Upchurch - guitar
Patrick Warren - piano, organ, celeste


Load
Load
Prix : EUR 17,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Quand Metallica change mais ne se trahit pas, 24 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Load (CD)
Alors qu'ils avaient parfaitement réussi la transition vers un metal plus mainstream mais tout de même suffisamment fidèle à leurs origines soniques pour que les fidèles n'en prennent pas ombrage (avec le multi-platiné Black Album et sa cohorte de hits), les petits gars de Metallica décident de pousser le bouchon carrément beaucoup plus loin, parce qu'ils en ont envie et qu'être le plus gros groupe de metal de tous les temps et ne pas oser assouvir ses pulsions, ce serait bêta.
Et donc Hetfield, Ulrich et leurs deux fidèles lieutenants, pas de doute sur qui commande chez les Mets !, osent et laissent galoper libres les chevaux de leur inspiration (appréciez l'image !). Et ça donne... Un album varié où le country rock, le rock sudiste, un metal alternatif teinté de pop et un stoner metal (qui monte, qui monte) viennent ouvrir de nouveaux panoramas à ces Four Horsemen déjà embringués dans une réévaluation de leurs assauts sonores le coup d'avant. Vraiment, il y a une vraie logique à les entendre ainsi évoluer, à constater qu'avec une quinzaine d'années et une demi-douzaine d'albums à leur compteur ces quatre trentenaires désormais riches comme Crésus ont, fatalement, de nouvelles envies. C'est tout à leur honneur d'ailleurs parce que, en l'espèce, Metallica prend le vrai risque de s'aliéner la partie la plus ancienne de son public, celle qui les suit depuis les débauches thrash de Kill 'Em All. Un risque assumé pour un album qui ose quitte à, parfois, se fourvoir quelque peu...
Parce que tout n'est pas parfait sur Load, qu'indéniablement quelques chansons ressemblent tout de même à du remplissage (on pensera surtout au "ventre-mou" de l'album, Cure, Poor Twisted Me, Wasting My Hate, rien d'indigne mais rien d’affolant non plus), mais le reste, et il y a de quoi faire sur un album dépassant les 70 minutes !, a largement de quoi contenter l'amateur d'un metal moderne et inspiré. Alors, évidemment, ça envoie moins que ça n'eût envoyé, et, de fait, la mesure et la nuance (toutes proportions gardées) semblent bien être, ici, les nouvelles mamelles de Metallica.
Ceci dit, que les fidèles les plus aventureux se rassurent, de Metallica, il s'agit bel et bien, encore et toujours. C'est bien-sûr le cas sur les morceaux qui dépotent le plus, un Ain't My B***h qui pour avoir de vraies influences stoner n'en a pas moins les flaveurs thrashy des quatre de la Bay Area, un King Nothing aux allures de petit frère quand même radouci du mégatube Enter Sandman, un House That Jack Built qui même mené à un train de sénateur à tous les atours du Metallica péri-progressif, ou un Outlaw Torn qui pour sudiste que sont indéniablement ses tentations jammy porte la marque instrumentale de ses créateurs, mais, plus généralement, c'est ce qu'on détecte dans chaque montée de sève de chaque morceau en possédant, soit l'immense majorité d'iceux.
Parce qu'outre Mama Said, ballade sudiste ô combien réussie, même quand James, Lars et Cie surprennent (Until It Sleeps et ses airs de grunge poppy, un King Nothing entre roots rock et mélodies alterno-pop, un Bleeding Me et un Outlaw Torn où Metallica s'adonne à l'exercice southern rock avec personnalité et talent, et, évidemment, le petit bout de ballade tire-larmes précité) on n'a jamais le moindre doute sur l'identité de la formation qu'on est en train d'écouter, et qui réussit son pari de l'élargissement au-delà de ce qu'on pouvait espérer, et sans se trahir... Fort.
A vrai dire, si vous prenez le gratin du présent, y ajoutez les quelques (très) bon moments de sa "séquelle", ReLoad, vous obtiendrez un Metallica quasiment du niveau des trois classiques originaux, certes un Metallica qui a beaucoup changé mais n'a nullement perdu l'inspiration qui fit de lui le plus gros groupe metal de tous les temps.
Load ? Une réussite qu'on n'attendait pas par un groupe qu'on n'attendait pas là, une divine surprise et ça fait vingt ans que ça dure !

1. Ain't My B***h 5:04
2. 2 X 4 5:28
3. The House Jack Built 6:38
4. Until It Sleeps 4:28
5. King Nothing 5:29
6. Hero of the Day 4:21
7. Bleeding Me 8:18
8. Cure 4:54
9. Poor Twisted Me 4:00
10. Wasting My Hate 3:57
11. Mama Said 5:20
12. Thorn Within 5:51
13. Ronnie 5:17
14. The Outlaw Torn 9:48

James Hetfield – vocals, lead, rhythm guitar
Kirk Hammett – lead, rhythm and slide guitar
Lars Ulrich – drums
Jason Newsted – bass guitar, backing vocals


The Earache Peel Sessions
The Earache Peel Sessions
Proposé par M & L France
Prix : EUR 36,55

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Aaaaaarrghh!!!, 16 juillet 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Earache Peel Sessions (Album vinyle)
Imaginez la tête du pauvre auditeur pas préparé quand il se prend, sans crier gare, la première Peel Session diffusée des furieux grindcoreux de Napalm Death, 17 titres et 16 minutes de bruit et de fureur enchainés sans respiration ? Le choc !
C'est d'Angleterre que nous vient cette mixture sans compromis de punk speedé et de violence death metal, pour situer la réjouissante brutalité de la chose. Qui ne doit pas faire oublier que, même si l'on est ni accointé avec le genre ni particulièrement fan d'assaut musical sans concession, il y a un potentiel de fun, d'une écoute à se taper les cuisses sur la bonne blague, à faire écouter aux potes parce que ça va si loin que ça en devient presque un sketch, avec le cookie monster au "chant".
Evidemment, par la suite, Napalm Death raffinera la formule, composant des pièces plus longues et (relativement) nuancées comme on le perçoit dès l'ultime séjour chez John Peel en 1990. Grand bien leur prit, ceci leur permit de pérenniser la formule sans trop en perdre son "sel" originel et devenir un groupe qui compte. Ceci dit, c'est bel et bien dans la rage toute juvénile de ces premières montées de sève que réside le vrai trésor.
Laissez-vous tenter, vous n'en reviendrez pas !

PS : les trois captations sont aussi disponibles sur le coffret collectif "Dream Madness at the BBC, The Earche Peel Sessions" qui propose une belle collection du label Earache. On y retrouve de l'essentiel (Carcass, Bolt Thrower, Godflesh... trois preuve qu'on est bien au-delà du simple grindcore vendu par le titre), du sympathique mais pas vraiment resté dans les annales (Extreme Noise Terror, Unseen Terror... quelle terror !), comme de l'anecdotique (Heresy, Intense Degree... pas remisés pour rien en fin de sélection). Le total, près de quatre heures de musique, ne s'écoutera que difficilement d'une traite mais constitue indéniablement un bel objet que les amateurs de metal extrême goûteront goulument. Et une bonne manière de se souvenir que John Peel, toujours à la pointe !, était vraiment un DJ à part, un grand bonhomme.

Recorded 13/08/87, Broadcast 22/08/07
1. The Kill 0:20
2. Prison Without Walls 0:38
3. Dead 0:05
4. Deceiver 0:27
5. Lucid Fairytale 1:02
6. In Extremis 0:06
7. Blind To The Truth 0:22
8. Negative Approach 0:32
9. Common Enemy 0:16
10. Obstinate Direction 1:01
11. Life? 0:38
Recorded 08/03/88, Broadcast 20/04/88
12. You Suffer Pt.2 0:14
13. Multi National Corporations 1:06
14. Instinct Of Survival 2:26
15. Stigmatized 0:53
16. Parasites 0:23
17. Moral Crusade 1:32
18. Worlds Apart 1:25
19. M.A.D. 1:34
20. Divine Death 1:21
21. C.S. 1:14
22. Control 1:23
23. Walls 1:07
24. Raging In Hell 1:19
25. Conform Or Die 0:49
26. S.O.B. 0:06
Recorded 12/08/90, Broadcast 10/09/90
28. Unchallenged Hate 2:07
29. Mentally Murdered 2:09
30. From Enslavement To Obliteration 1:35
31. Suffer The Children 4:20
32. Retreat To Nowhere 0:30
33. Scum 2:37
34. Deceiver 0:27
35. Social Sterility 1:12

1987 & 1988 (1-27)
Lee Dorrian - Vocals
Shane Embury - Bass
Bill Steer - Guitar
Mick Harris - Drums, vocals

1990 (28-35)
Mark "Barney" Greenway - Vocals
Shane Embury - Bass
Mitch Harris - Guitar
Jesse Pintado - Guitar
Mick Harris - Drums, vocals


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