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Contenu rédigé par Becquart Eric
Classement des meilleurs critiques: 1.357
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Commentaires écrits par
Becquart Eric

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Mahler-Symphonie N 7-Kindertotenlieder-B.Terfel-Sinopoli-P.O
Mahler-Symphonie N 7-Kindertotenlieder-B.Terfel-Sinopoli-P.O

5.0 étoiles sur 5 Une redécouverte, 17 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler-Symphonie N 7-Kindertotenlieder-B.Terfel-Sinopoli-P.O (CD)
Décidément Sinopoli est un outsider majeur dans Mahler. Haitink est sans doute plus fidèle à la lettre, avec des équilibres plus orthodoxes et une réserve de puissance toujours impressionnante, et Solti préserve mieux l'unité (en tendant l'arc comme personne) et l'émotion mais que de découvertes avec cette approche ultra-analytique ! Sinopoli creuse les contrastes dans des tempos très modérés pour ne pas dire plus (la deuxième nachtmusik en près de 20 mn !) et met en valeur une foultitude de détails harmoniques et instrumentaux qui donne l'impression de redécouvrir la partition !
Ainsi, après un premier mouvement qui nous associe à la lutte sans qu'on sache vraiment si le héros sait où il va au delà de l'adversité, les trois mouvements centraux sont de véritables scènes nocturnes peuplés de figures pittoresques ou fantomatiques, voire hallucinantes dans le scherzo, avant un final qui ne cache pas son trop plein et sa problématique notoire (Solti faisait passer ici la surenchère par une roborativité irrésistible).
A aucun moment le chef ne décroche et on sort de l'audition fasciné par tant de recréation !
Sinopoli est un grand chef à réhabiliter.


Milhaud: Ouverture Méditerraneénne for Orchestra Op. 330, Kentuckiana, Cortege Funebre, Quatre Chansons de Ronsard for Voice and
Milhaud: Ouverture Méditerraneénne for Orchestra Op. 330, Kentuckiana, Cortege Funebre, Quatre Chansons de Ronsard for Voice and
Prix : EUR 8,99

5.0 étoiles sur 5 Une lumière addictive, 6 juin 2016
Très beau disque Milhaud couvrant sa période américaine. Et pourtant c'est toujours le soleil méridional qui rayonne ici, idéal apport de vitamines pour le quotidien. Le disque est dominé par la symphonie n° 6, fruit d'une commande (une de plus) de Koussevitzky à Boston, attachante par sa transparence, la beauté de son lyrisme et la finesse de ses textures. On retrouve ces qualités avec la ligne stratosphérique de la soprano dans des chansons de Ronsard baignées de lumière : quelle originalité dans le traitement de la voix et l'illustration du texte ! Contraste avec un cortège funèbre aux lignes puissamment dramatiques (écrit en 1939 pour un documentaire de Malraux) puis avec un divertissement sur vingt airs du Kentucky à l'enchevêtrement polyphonique réjouissant et une ouverture méditerranéenne brouillonne mais comme enivrée de soleil. C'est bien là l'art de Milhaud : derrière une apparence de babille spontané l'oreille saura découvrir les lignes de forces, moult détails savoureux et se réjouir de tant de lumière. Unique et addictif ! Les interprétations du Louisville Orchestra sont franches et déliées, nonobstant des cordes perfectibles.


L'Oeuvre pour piano (Intégrale)
L'Oeuvre pour piano (Intégrale)
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 temps long/temps court, 6 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Oeuvre pour piano (Intégrale) (Téléchargement MP3)
Carter est décidément un esprit foncièrement indépendant. A travers ses œuvres pour piano, la plupart écrites à 70 ans passés, il semble avoir creusé son sillon d'un jeu autour des décalages métriques : un temps long côtoie souvent un temps court et volubile pas si éloigné de l'esprit du jazz. C'est ouvertement affiché dans les deux diversions, jusqu'à accélérer une ligne alors que l'autre s'étire, ou dans 90 +. La sonate pour piano de 1946 annonce cette recherche sur un fond encore néoclassique mais ce coté "entre deux" la dessert, bien loin du chef d'œuvre contemporain de Samuel Barber (à découvrir toutes affaires cessantes). Plus tard il assumera cette veine cérébrale et exploratoire dans les magnifiques "Night fantaisies" dont l'apparente volatilité est en permanence relancée par de nouveaux contrastes, nous faisant entrer dans une sorte de demi-rêve. Winston Choi a un toucher peu sensuel mais son agilité et sa réactivité se prêtent admirablement à cet univers à la fois cérébral et comme improvisé.


Wolfgang Rihm: et Lux
Wolfgang Rihm: et Lux
Prix : EUR 15,99

5.0 étoiles sur 5 A la recherche de ses racines, 30 avril 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wolfgang Rihm: et Lux (CD)
Ici comme ailleurs Rihm est habité par la nostalgie d'un passé synonyme de paix et d'équilibre, mais aussi par des processus organiques de longue haleine : une heure pour accompagner des âmes tâtonnant vers la lumière éternelle, passant par des bouffées de tensions paroxystiques, par des moments de suspension incertaine, par des élans déclamatoires vers Dieu avant d'aborder la quiétude finale comme une porte qui ouvre vers Dieu et sa paix.
En homme moderne en recherche de ses racines, Rihm fait preuve d'une capacité impressionnante à naviguer "entre deux eaux" mais aussi d'une authenticité de l'expression, parfois tragique, qui rendent cette œuvre remarquable et mémorable, magnifiquement défendue par des spécialistes de la renaissance et des quatuors de l'auteur.


Vepres de la Vierge Marie
Vepres de la Vierge Marie
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Splendide vitrail, 17 janvier 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vepres de la Vierge Marie (CD)
Il s'agit d'un concert donné le 10 décembre 2013 à l'occasion des 850 ans de la Cathédrale Notre Dame de Paris. Lionel Sow parle d'"un choix naturel" à propos de Philippe Hersant : on ne pourrait mieux dire tant celui-ci excelle à puiser dans la tradition liturgique (modèle Montéverdien, Grégorien, musique italienne du 17ème siècle, présence très pertinente de sacqueboutes) pour construire une ample architecture digne de la Cathédrale, sans rien de compassé ou d'archaïque. C'est bien une Foi vivante qui s'exprime ici et qui anime les textes sacrés, dans une vision plutôt sereine et lumineuse, avec un souffle indéniable et une respiration profonde qui s'élargit jusqu'à la péroraison finale splendide et théophanique.
Bien sûr chacun peut prioriser telle ou telle séquence en fonction de sa sensibilité (pour moi la 3ème, la 5ème et le magnificat final) mais l'œuvre vaut par son ensemble magnifique et soutenu. A noter des effets spatiaux qui nous font regretter de ne pas avoir participé à ce concert pour en goûter la plénitude.


Oeuvres Pour Piano
Oeuvres Pour Piano

4.0 étoiles sur 5 L'esprit d'aventure, 30 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oeuvres Pour Piano (CD)
Attention, forte personnalité ! Enesco a mis du temps à se trouver, mais ensuite quelle liberté ! Une constante traverse ce coffret passionnant, la qualité de facture et la sureté du métier, déjà pleinement présentes dans les œuvres composées dès 16 ans, les variations pour 2 pianos op 5 et la 1ère suite dans le style ancien op 3, sous influence allemande, Brahms, Beethoven et Bach pour le style ancien. Mais dès 1903 Enesco affirme un ton plus personnel, il suffit de voir ce qu'il fait d'un simple Prélude et Fugue qui semble suspendre le temps dans un esprit d'improvisation jusqu'à l'apothéose carillonnant final, une œuvre qui annonce les chefs d'œuvre à suivre.
A commencer par une 2ème suite un an plus tard, qui installe les cloches au cœur de l'œuvre du compositeur, dont la maison natale était voisine d'un monastère, une réminiscence que l'on retrouve fréquemment par la suite. Ce trait d'écriture créée ici une parenté évidente avec les russes, particulièrement Rachmaninov, voir Scriabine, sans doute par les racines orthodoxes communes. La pavane ouvre encore une autre voie vers un fluide encore plus personnel, sans doute spécifiquement roumain. Les pièces impromptues sont moins marquantes, révélatrices également des influences françaises (Debussy, Fauré), mais se terminent par deux pièces magiques, un choral aux multiples disgressions précédant un carillon nocturne aux effets de clusters annonçant déjà Messiaen !
Dans ses œuvres ultimes pour le piano, deux sonates écrites en 1924 et en 1935 alors que le compositeur était immergé dans la composition d'Œdipe, celui-ci fait preuve d'une liberté formelle étonnante. La musique semble s'écrire dans l'instant sans jamais déroger comme par magie à une grande unité thématique. La 1ère sonate est globalement plus sombre et culmine dans un andante final qui "saisit le sentiment que procure la plaine roumaine pendant la nuit". La 3ème (la 2ème n'a jamais été écrite) a une verve plus néoclassique mais ses deux derniers mouvements nous emmènent également loin, avec un andantino remplit de mélodies de "Doïna" richement ornementées et un final en forme de rondo très librement élaboré : la maîtrise d'Enesco n'enlève rien au caractère insaisissable de sa musique.
Christian Petrescu a une approche structurée de cette musique en bon ancien de l'ensemble Intercontemporrain, avec un toucher dense qui révèle ici davantage les influences germaniques voir russes que françaises. Mais son idiomatisme rend parfaitement le mystère proprement roumain de cette musique à nulle autre pareille.


Enesco - Oeuvres pour piano
Enesco - Oeuvres pour piano

4.0 étoiles sur 5 L'esprit d'aventure, 29 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enesco - Oeuvres pour piano (CD)
Attention, forte personnalité ! Enesco a mis du temps à se trouver, mais ensuite quelle liberté ! Une constante traverse ce coffret passionnant, la qualité de facture et la sureté du métier, déjà pleinement présentes dans les œuvres composées dès 16 ans, les variations pour 2 pianos op 5 et la 1ère suite dans le style ancien op 3, sous influence allemande, Brahms, Beethoven et Bach pour le style ancien. Mais dès 1903 Enesco affirme un ton plus personnel, il suffit de voir ce qu'il fait d'un simple Prélude et Fugue qui semble suspendre le temps dans un esprit d'improvisation jusqu'à l'apothéose carillonnant final, une œuvre qui annonce les chefs d'œuvre à suivre.
A commencer par une 2ème suite un an plus tard, qui installe les cloches au cœur de l'œuvre du compositeur, dont la maison natale était voisine d'un monastère, une réminiscence que l'on retrouve fréquemment par la suite. Ce trait d'écriture créée ici une parenté évidente avec les russes, particulièrement Rachmaninov, voir Scriabine, sans doute par les racines orthodoxes communes. La pavane ouvre encore une autre voie vers un fluide encore plus personnel, sans doute spécifiquement roumain. Les pièces impromptues sont moins marquantes, révélatrices également des influences françaises (Debussy, Fauré), mais se terminent par deux pièces magiques, un choral aux multiples disgressions précédant un carillon nocturne aux effets de clusters annonçant déjà Messiaen !
Dans ses œuvres ultimes pour le piano, deux sonates écrites en 1924 et en 1935 alors que le compositeur était immergé dans la composition d'Œdipe, celui-ci fait preuve d'une liberté formelle étonnante. La musique semble s'écrire dans l'instant sans jamais déroger comme par magie à une grande unité thématique. La 1ère sonate est globalement plus sombre et culmine dans un andante final qui "saisit le sentiment que procure la plaine roumaine pendant la nuit". La 3ème (la 2ème n'a jamais été écrite) a une verve plus néoclassique mais ses deux derniers mouvements nous emmènent également loin, avec un andantino remplit de mélodies de "Doïna" richement ornementées et un final en forme de rondo très librement élaboré : la maîtrise d'Enesco n'enlève rien au caractère insaisissable de sa musique.
Christian Petrescu a une approche structurée de cette musique en bon ancien de l'ensemble Intercontemporrain, avec un toucher dense qui révèle ici davantage les influences germaniques voir russes que françaises. Mais son idiomatisme rend parfaitement le mystère proprement roumain de cette musique à nulle autre pareille.


Magnificat / Les Laudes
Magnificat / Les Laudes

5.0 étoiles sur 5 Un fourmillement de vie, 23 novembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magnificat / Les Laudes (CD)
L'avis d'Henri Dutilleux sur le Magnificat repris dans le commentaire précédent est particulièrement éclairant et on ne saurait mieux dire. Il est frappant de voir à quel point l'art de Florentz s'est imposé par sa profonde originalité et sa maîtrise dès ses premières œuvres (le Magnificat a été composé à la Villa Médicis). Sa démarche d'"ethno-musicologue" n'a rien de superficiel et fait irrésistiblement penser à la rigueur analytique et la droiture d'un Bartók. Ici tout respire une assimilation en profondeur de la culture éthiopienne avec une approche du texte très neuve et fraîche, à la fois mystique et pleine de vie jaillissante (les appels du cor de la dernière partie !) : un chef d'œuvre.
Les Laudes pour orgue procurent tout autant de joie, avec toujours beaucoup de subtilité pour rendre le texte et une approche anticonventionnelle du roi des instruments, transporté ici dans les vallées éthiopiennes au milieu des églises monolithiques.
Une merveilleuse évasion qu'on pourra poursuivre en se procurant le disque de Krivine à Lyon.


theodora
theodora
DVD ~ Age Of Enlightenment
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 11,27

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sublime, 11 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : theodora (DVD)
Quel oratorio ! Haendel a déjà un pied au ciel ! L'histoire d'une martyre chrétienne suivie dans son exécution par un soldat romain qui a tenté de la sauver et accompagnée par une communauté chrétienne fervente lui inspire une succession d'airs et de chœurs plus sublimes les uns que les autres, avec des lignes bien plus étirées que dans ses opéras italiens, une progression dramatique ici implacable et une force expressive d'autant plus inouïe qu'elle est dépouillée de tout effet ostentatoire : Haendel est au sommet de son génie, à l'égal de Bach, Beethoven ou Mozart !
La production est absolument captivante car faisant toujours sens et n'ayant pas peur d'entrer dans les réalités spirituelles. Elle est traversée par la silhouette inoubliable de Lorraine Hunt qui dégage ici une force intérieure et un charisme maternel qui ont du largement inspirer Sellars, mais tous les chanteurs se transcendent à la hauteur du sujet. William Christie ose des tempos lents mais toujours habités qui nous entraînent déjà de l'autre coté du miroir : sublime !


Claude / Thierry Escaich - Livret Robert Badinter. Mise en scène Olivier Py
Claude / Thierry Escaich - Livret Robert Badinter. Mise en scène Olivier Py
DVD ~ Thierry
Prix : EUR 25,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'enfer sur terre, 31 octobre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Claude / Thierry Escaich - Livret Robert Badinter. Mise en scène Olivier Py (DVD)
En complément des commentaires précédents que je partage largement, je m'attarderai davantage sur le travail d'Escaich. Car, au delà d'un livret qui ouvre de multiples sujets de réflexion (notamment la valeur morale du meurtre face au harcèlement) et de la mise en scène de Py, radicale et puissante, qui accentue ce que cet univers peut générer de bestialité plus que de résistance spirituelle (c'est une vision qui se défend, sans doute une bonne définition de l'enfer), c'est la musique d'Escaich qui me frappe ici.
Car sa propulsion dramatique incessante colle naturellement au sujet et accentue puissamment l'oppression de cet univers concentrationnaire. En ébullition permanente, elle laisse place à de rares moments de suspension, surtout dans la magnifique 5ème scène où l'écho d'une chanson enfantine vient éveiller le reste d'innocence des "damnés", et dans le final qui s'éteint en demi-teintes après la "parade" de l'exécution.
Escaich a su exploiter toutes les potentialités d'un livret dans un échange interactif très intéressant avec Robert Badinter, dont la conversation en bonus donne un aperçu passionnant.
Les chanteurs sont tout entier au service d'une œuvre qui laisse peu de place au "bel canto", accompagnés par un chœur très présent tour à tour sentencieux ou oppressant, et Rhorer mène l'orchestre avec une cursivité remarquable. Il ressort de cette production un très beau travail collectif et un des opéras les plus fascinants de ce 21ème siècle déjà riche en œuvres plutôt sombres (Dusapin, Boesmans, Benjamin, voir Adès...signe des temps ?).
Reste sans doute à Escaich de se pencher sur un sujet plus léger lui permettant d'ouvrir sa palette vers le lyrisme ? Un cheminement à la Prokofiev ou à la Richard Strauss ? En tout cas il ne veut pas (et ne doit pas) s'arrêter là...


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