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Contenu rédigé par elvisisalive
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Commentaires écrits par
elvisisalive "Good Old Time" (FRANCE)

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Delta Machine
Delta Machine
Prix : EUR 13,06

48 internautes sur 55 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un bon cru..., 24 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Delta Machine (CD)
Déjà 33 ans que les Depeche Mode occupent l'avant de la scène pop mondiale, avec des hauts et pas mal de bas. Sounds Of The Universe paru en 2009 m'a laissé complètement indifférent, la faute à de trop nombreux bidouillages électroniques sans âme et surtout, sans mélodie... un comble pour un groupe qui a bâti sa carrière sur un sens de la mélodie unique...

C'était donc avec inquiétude que j'attendais cette nouvelle livraison studio de la bande à Gahan.

L'album s'ouvre sur Welcome To My World et son intro électro-dub... inquiétude confirmée... puis vite dissipée. La voix de Dave Gahan est de retour, martiale et intacte, la mélodie se révèle, le titre est une réussite. La suite, vite ! Angel est un bon titre avec un refrain accrocheur chanté par un Gahan décidément en grande forme. Heaven est le premier single sorti en éclaireur il y a quelques semaines. Pas le meilleur titre de l'album à mon sens. Secret To The End est le premier sommet de l'album. Tout le savoir-faire de Depeche Mode y est : rythmique, claviers, guitares, mélodie, break, voix enivrante... My Little Universe est un peu trop électro à mon goût... Slow est une superbe ballade, addictive. Broken et Soft Touch/Raw Nerve nous renvoient 20 ans en arrière. La production très 80's, le son, les mélodies font inévitablement penser aux premières compositions du groupe. Autre sommet du disque : Should Be Higher. Alone et sa grosse basse dub est également un bon titre avant le très dansant Soothe My Soul et le titre de fin, le bien nommé Goodbye. Les quatre titres bonus de l'édition « deluxe » sont du même tonneau.

13 + 4 compositions donc, plutôt bonnes, qui ne sont pas sans rappeler les productions de Depeche Mode, du temps de sa grandeur, soit la période Music For The Masses/Violator/Songs Of Faith. Et oui, halleluja ! Martin L. Gore a retrouvé son livre de recettes et la liste des ingrédients nécessaires à la composition d'une bonne chanson pop.

Mais le véritable événement de cet album, c'est le retour en grande forme de la voix de Dave Gahan. Quelle voix ! Ce n'est certes pas une découverte mais sur cet album, on a franchement le sentiment que son organe vocal s'est refait une jeunesse, sonnant presque juvénile par moment... J'ai hâte de l'entendre raisonner dans les Arènes de Nîmes, cet été.

Pour conclure, disons que ce nouveau DM est une bonne surprise, un bon cru dans sa discographie des années 2000, à classer avec Ultra et Playing The Angel.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 1, 2014 9:16 PM MEST


Old Sock
Old Sock
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 17,00

19 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le blues du semi-retraité..., 24 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Old Sock (CD)
En roue libre depuis quelques années, Clapton, bluesman anglais vieillissant, sort de sa semi-retraite pour nous livrer une collection de reprises ensoleillées, assortie d'une paire de nouveaux titres.

Autant le dire tout de suite, cet album est dans la même lignée que le précédent « Clapton », paru en 2010. Un disque pépère, enregistré par un homme heureux, qui n'a plus rien à prouver. Et ça se ressent dans la musique proposée, une musique aux multiples influences : du blues bien sûr, du reggae sur trois titres, du jazz, du ragtime, de la country... bref toute l'histoire de la musique américaine y passe.

Côté surprises, il y a la version reggae de Further On Down the Road qui ouvre le disque ainsi que la reprise, plutôt réussie à mon sens, de Still Got The Blues du regretté Gary Moore. Le reste est à l'avenant, tantôt plaisant, tantôt tiède... rarement complètement emballant.

Une fois de plus les guests se bousculent au portillon pour jouer avec Dieu : le bluesman Taj Mahal, les comparses de longue date Steve Winwood et J.J. Cale, Chaka Khan ou Paul McCartney. L'album est produit par Doyle Bramhall II et Simon Climie, deux autres fidèles parmi les fidèles.

Il n'y a pas grand-chose d'autre à dire sur cet album, ce qui est assez révélateur quant à la qualité de son contenu : agréable à l'écoute mais sans plus. Ce qui me fait dire que cet Old Sock n'est finalement qu'un disque de plus pour Clapton, qui joue désormais le blues sans l'avoir...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 12, 2013 4:19 PM MEST


Sound City - Real to Reel
Sound City - Real to Reel
Prix : EUR 19,00

16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Dave Grohl, bienfaiteur du Rock'n'Roll !, 23 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sound City - Real to Reel (CD)
Voici l'excellentissime bande son du documentaire Sound City, récemment réalisé par Dave Grohl, batteur des Foo Fighters. Sound City, c'est le nom du studio d'enregistrement californien, ouvert en 1969 et qui a vu passer devant sa console, une multitude de légendes du rock : Neil Young pour After The Gold Rush, Tom Petty pour Damn The Torpedoes, Fleetwood Mac pour Fleetwood Mac, Rage Against The Machine pour Rage Against The Machine, The Black Crowes pour Amorica, Metallica pour Death Magnetic ou Nirvana pour... Nevermind.

Grohl doit donc beaucoup à Sound City et le lui rend bien avec ce documentaire à voir de toute urgence et cet album à écouter sans modération. Contre toute attente, la musique ici proposée n'a pas été enregistrée à Sound City mais dans le studio personnel de Grohl. Et pour cause, Sound City est aujourd'hui fermé, ce qui nous vaut une belle séquence émotion en fin de film, avec même quelques rockers au coeur dur, versant quelques larmes devant la caméra.

Quant à Grohl, il a racheté la légendaire console NEVE de Sound City, construite à 4 exemplaires dans le monde au début des années 70 et acquise à l'époque pour 76.000 $ par le propriétaire du studio. Tous les artistes témoignant dans le film le disent : le son produit par cette machine est unique et démentiel. Tant de chefs d'oeuvres du rock en sont sortis, gravés sur bandes analogiques... Déménagée et installée dans le studio personnel de Grohl, c'est cette console qui a enregistré les 11 titres de l'album ici chroniqué.

Et pour l'occasion, Grohl a appelé du renfort, une bande de rockers, amis pour certains, et qui pour la plupart ont enregistré au moins un album à Sound City. Je vous livre la liste en vrac : les bassiste et guitariste de Black Rebel Motorcycle Club, les batteur et bassiste de Rage Against The Machine, Stevie Nicks de Fleetwood Mac, les batteur et bassiste des Foo Fighters, le clavier des Wallflowers, Rick Springfield, les batteur et bassiste de Nirvana, le punk rocker Lee Ving, le chanteur de Slipknot, le guitariste fondateur de Cheap Trick, le bassiste de Kuyss, Josh Homme de Kuyss, Queens Of The Stone Age et Eagles Of Death Metal, le célèbre batteur Jim Keltner, le leader de Nine Inch Nails et... last but not least, sir Paul McCartney en personne. Bref que du beau monde...

Et la musique me direz- vous ? Et bien elle est bonne, très très bonne même. Les 11 titres sont tous inédits et écrits par leurs interprètes pour l'occasion. Et rien que pour ça, on dit chapeau... La liste des invités donne un aperçu du registre musical : plutôt lourd et velu. A part le titre chanté par Stevie Nicks (une merveille), les autres titres donnent en effet dans le gros rock puissant, y compris le titre interprété par McCartney. On ne l'avait pas entendu chanter de la sorte depuis... Helter Skelter !

Sound City, Real to Reel est donc un album de pur rock'n'roll, varié, éclectique mais pas incohérent, Dave Grohl, fil conducteur et dénominateur commun de tous les titres, se chargeant de maintenir une cohérence d'ensemble.

A écouter fort, bien sûr.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 8, 2013 4:18 PM MEST


Strong Andrew/Live the Commitments Years
Strong Andrew/Live the Commitments Years
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le quart d'heure de gloire Saint-Gironnais..., 16 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strong Andrew/Live the Commitments Years (CD)
Nouveau cadeau que nous fait l'excellent label français DixieFrog avec ce live du chanteur historique des Commitments (film d'Alan Parker de 1991).

Enregistré en France dans le trou ... du monde, ou presque (St Girons dans l'Ariège, les Saint-Gironnais pardonneront cette mauvaise blague...) par une équipe technique française et des musiciens français, devant un public... français. Cocoricooo !

La playlist est sans surprise... ou presque (oui, encore...) puisque composée quasiment entièrement de classiques soul et rythme & blues tels que Gimme Some Lovin', Hard To Handle, In The Mignight Hour, Mustang Sally, Try A Little Tenderness, Show Me, Treat Her Right et j'en passe. La plupart de ces titres étaient d'ailleurs dans la BO de The Commitments.

La voix de Strong l'irlandais est impeccable, le groupe bien en place, la production et le mixage ultra efficaces... bref tout est réuni pour faire de ce live une réussite. On regrettera peut-être de ne pas assez entendre le public, en particulier lorsqu'il est interpelé par Strong... Du coup le chanteur semble bien seul et un peu bête, sans personne pour lui répondre !

Au rayon surprises, car si vous avez bien suivi mon propos, j'ai annoncé un peu plus haut une playlist « presque sans surprise », il y a les deux titres qui clôturent le set, deux titres piochés dans un registre plus rock, puisqu'il s'agit de Born To Be Wild des Steppenwolf (et extrait de la BO de Easy Rider) et de Fire de Jimi Hendrix. Deux belles réussites à vrai dire, qui ne dépareillent pas vraiment avec l'ambiance soul du reste de l'album.

Pour conclure, disons que ce live franco-irlandais est une jolie surprise, à écouter seul pour se donner la pêche ou entre potes, dans un pub, autour d'une bonne pinte de bière...

Un CD 3 titres bonus studio vient parfaire l'objet : deux duos avec la comédienne-humoriste Claudia Tagbo (I Got You de James Brown et Soul Man de Sam & Dave) et un duo avec Nico Wayne Toussaint, bluesman harmoniciste de l'écurie DixieFrog (I Heard It Through The Grapevine de Marvin Gaye). Trois titres enregistrés... en France, par une équipe... française... vous connaissez la suite...


The Next Day -Edition Deluxe digipack
The Next Day -Edition Deluxe digipack
Prix : EUR 5,73

28 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bowie, oui, oui, oui et encore oui !, 11 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Next Day -Edition Deluxe digipack (CD)
Waouh... quelle claque ! On le disait quasiment mort, gaga, bon pour l'hospice... Faut croire que le Duke n'a pas dit son dernier mot car cet album est très bon, l'un des meilleurs des 30 dernières années.

C'est pop, c'est rock, mélodique, enlevé, inspiré, ça sent les vrais instruments, les vrais musiciens, la production du binôme Bowie/Visconti est aux petits oignons... Brefs mis à part quelques rares titres un peu plus faibles que les autres, on a du mal à trouver des défauts à ce nouveau Bowie.

Les moments forts du disque ? The Next Day bien sûr qui ouvre le bal et qui rassure le fan sur les intentions de Bowie. The Stars (Are Out Tonight) est pour moi la meilleure chanson de l'album, son rythme enlevé, sa mélodie imparable, ses guitares sexy, ses cordes enivrantes... Vous avez raison Monsieur Bowie, les Stars sont de sortie cette nuit... Where Are We Now est l'une des deux ballades de l'album. Pas la meilleure mais digne d'intérêt ne serait-ce que pour la voix de Bowie, particulièrement émouvante. Valentine's Day est une chanson pop parfaite, très brit pop. Je suis moins emballé par If You Can See et son rythme de batterie quasi drum & bass qui me rappelle les albums électro des années 90 et notamment Earthling. I'de Rather Be High est rafraîchissante et tient une mélodie pop imparable. L'intro de batterie de Dancing Out In Space rappelle furieusement celle de Modern Love en 1983. (You Will) Set The World On Fire démarre sur un riff de guitare quasi hard rock et devient un peu plus légère sur le refrain. La seconde ballade du disque, You Feel So Lonely You Could Die, est une pure merveille, à écouter en boucle.

Ce nouvel album de Bowie est donc une vraie réussite, un disque qui ravira les fans de la première comme les novices. Car même s'il est exigeant, il est aussi accessible au plus grand nombre, ce qui convenons-en n'a pas toujours été le cas de tous les disques de Bowie.

En 2013, comme depuis plus de 40 ans, Bowie continue d'élever le niveau de la production musicale rock et ça c'est une très bonne nouvelle... espérons que The Next Day marque un nouveau départ pour le Duke.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 13, 2013 7:37 PM CET


Imagination Lady
Imagination Lady
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 18,96

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chicken Shack ou le heavy-blues-rock incarné, 3 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Imagination Lady (CD)
Bon sang de bonsoir ! Mais que font les historiens du rock ? Combien d'ouvrages évoquant Chicken Shack et son oeuvre ? Un seul dans ma bibliothèque, L'encyclopédie du hard rock des 70's par Denis PROTAT (ENCYCLOP DU HARD ROCK 70), ma bible.

A part ça, rien. Chicken Shack reste injustement et éternellement inconnu du grand public. Et pourtant sa musique, et en particulier celle proposée sur cet album, atteint des sommets dignes des plus grands, Led Zep en tête.

Et la remasterisation ici proposée est bluffante... quel p..... de son !!! Les guitares de Stan Webb, en riff ou en solos, crachent du feu, le son de batterie est énorme... c'est du hard-blues-rock surpuissant, une sorte d'orgie sonique entre Led Zeppelin et Fleetwood Mac époque british blues boom, avec Clapton tenant la chandelle. D'ailleurs, à la fin des années 60, Chicken Shack partageait la même maison de disque que les Fleetwood Mac.

A l'orée des 70's, Stan Webb se retrouve seul aux commandes du groupe, ses musiciens étant partis rejoindre Savoy Brown. Il recrute des remplaçants et en profite pour faire prendre un virage heavy à son blues-rock. Bingo ! L'album Imagination Lady sera le sommet de sa carrière.

Ca commence par le très classic blues Crying Won't Help You Now. Chaud ! Daughter Of The Hillside enfonce le clou avec un solo d'enfer, toutes pédales dehors... Brûlant ! La reprise du If I Were A Carpenter de Tim Hardin est une réussite totale. Et pourtant, on en a entendu des versions de cette chanson. Celle-ci est cohérente avec le reste de l'album. Bouillant ! Le son de gratte sur Going Down est grave et lourd et prépare l'arrivée de Poor Boy, sorti en single à l'époque. Quelle tuerie ce titre... les montagnes russes du heavy-blues-rock. Une guitare qui serpente autour de la voix de Webb, puis la batterie qui fait monter la sauce, solo de guitare en fusion, break... re-batterie... re-solo et re-break... 5 minutes de pure jouissance. Flamboyant ! Telling Your Fortune affiche 11mn10 au compteur dont 5mn30 de solo de batterie. Fallait oser, ils l'ont fait. Calcinant ! L'album se termine avec The Loser, 7ème titre un cran en dessous du reste.

Pas de quoi gâcher ce magnifique disque de blues-rock, une pépite, une perle rare dont je vous recommande chaleureusement l'écoute, en entier et en urgence... et si vous ne vous y résignez pas, tant pis pour vous, je le garde pour moi tout seul, par égoïsme totalement assumé.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 22, 2013 2:47 PM MEST


Outrun
Outrun
Prix : EUR 13,99

2 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 15 ans de retard..., 3 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Outrun (CD)
Si Daft Punk n'était pas passé par là il y a 15 ans, j'aurais sans doute encensé cet album. Oui mais voilà, Vincent Belorgey ne fait que plagier le duo casqué, avec beaucoup moins de talent et d'efficacité. Le tubesque Nightcall (oh surprise produit par un Daft Punk !) mis à part, les 12 titres qui composent cet album sont souvent d'un ennui mortel. Ca tourne en rond, c'est sans génie ni innovation majeure et ça ne se danse même pas... et donc très vain.


Push the Sky Away
Push the Sky Away
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 6,53

4.0 étoiles sur 5 Spleen à la Cave..., 2 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Push the Sky Away (CD)
Voici l'album que j'attendais depuis Murder Ballads.

Attention, je ne dis pas que Cave et ses mauvaises graines n'ont rien produit d'intéressant depuis 1996 ! Au contraire, tout ce que Cave tente est par définition intéressant, car toujours risqué et aventureux.

Mais ce que je préfère chez l'australien, c'est sa face spleen, bien plus que son côté bad guy, brutal et bruitiste. Et du spleen, Cave en a mis plein cet album.

Ca commence avec le miraculeux We No Who U R, une basse, un loop et un clavier vintage. Et la voix de Nick, certainement pas de garage, mais de Cave, ça c'est sûr (ah ah ah !). Water's Edge démarre avec une basse vrombissante et angoissante. Cave déclame plus qu'il ne chante.

De facture plus classique guitare/basse/batterie, Jubilee Street est une merveilleuse ballade de 6mn30 qui s'achève en bouquet final sur lit de choeurs et de cordes. Toute en tension et en retenue, la mélodie de Mermaids est parfaite. Re-basse vrombissante sur We Real Cool. Un piano et des cordes qui donnent au titre, profondeur et gravité. Comme son titre l'indique, Finishing Jubilee Street... achève Jubilee Street évoquée plus haut, mais dans un registre plus dépouillé et lo-fi. Higgs Boson Blues est un... blues de près de 8 minutes façon Bad Seeds, sombre et lancinant. La chanson titre de l'album clôture ce dernier de la plus belle des manières : un orgue, un tom, la voix de Nick et celles des choeurs innocents des enfants de l'Ecole Saint Martin.

Car en plus d'être beau, cet album a la qualité d'être quasiment français : enregistré à Saint Rémy de Provence par une équipe pour moitié française, avec des choeurs français... sans oublier la photo de la pochette prise par un français.... La dame en tenue d'Eve qui traverse la pièce immaculée, sous les yeux de Nick, n'est autre que Madame Cave à la ville. Le photographe explique avoir saisi une scène de la vraie vie du couple. Un cliché d'une beauté et d'une sensualité rares, qui en fait à mon sens, la pochette de l'année, rien de moins.

Push The Sky Away est définitivement un grand cru de Nick Cave et de ses Bad Seeds, à écouter tout l'hiver et même au-delà si affinités.


Les Revenants Soundtrack
Les Revenants Soundtrack
Prix : EUR 15,67

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Retour de spleen..., 2 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Revenants Soundtrack (CD)
Que demander de plus à une BO de film ou de série, que de tenir la route et surtout l'écoute, sans les images ? Rien de plus.

Et on peut dire qu'avec la BO des Revenants, série TV à succès produite par Canal +, Mogwai réussit l'exercice avec pas mal de panache.

Hormis 2 ou 3 titres qui se passent difficilement d'images (Whisky Time et Fridge Magic), le reste s'écoute avec beaucoup de plaisir, en quasiment toutes circonstances, en marchant, au couché, pour s'endormir, pour rêvasser... évitez peut-être le lever du matin, au risque de se prendre un grand coup de spleen pour le reste de la journée...

Car s'il y a bien un mot qui qualifie cet album, c'est le spleen... mais à vrai dire c'est un peu la marque de fabrique de Mogwai depuis ses débuts. La musique ici proposée reprend les ingrédients habituels du combo de Glasgow : de la contemplation, de la délicatesse, des notes suspendues, des silences, des guitares tantôt cristallines, tantôt saturées, de rares voix sorties d'outre-tombe... bref une musique souvent magique, jamais ennuyeuse, toujours passionnante.

Mention spéciale au thème principal qui ouvre le disque (Hungry Face) ainsi qu'aux très beaux titres This Messiah Needs Watching, Special N, Portugal et What Are They Doing In Heaven Today.

Et pour ceux qui se demanderaient si la série est au niveau de sa BO, je réponds qu'elle mérite d'être vue, car hors norme pour une série française, pas exempte de défauts mais relativement captivante et addictive, y compris pour un gars aussi terre à terre et rationnel que moi. Tout ce que je peux dire pour ne pas déflorer le sujet, c'est que le spleen et les ambiances brumeuses de la musique de Mogwai collent à merveille au sujet.

Mais l'urgence, c'est cette BO signée Mogwai à se mettre entre les oreilles en attendant le véritable prochain album des écossais.


Neil Young Journeys [Blu-ray]
Neil Young Journeys [Blu-ray]
DVD ~ Neil Young
Prix : EUR 19,71

20 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Voyage en chantant et presque enchanté..., 13 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Neil Young Journeys [Blu-ray] (Blu-ray)
Jonathan DEMME est un fan inconditionnel de Neil Young. Pas de doute la dessus. Il avait déjà réalisé le magnifique Neil Young : Heart of gold en 2005, filmant le Loner sur scène à Nashville, dans un registre forcément country folk rock.

DEMME réitère l'opération, avec un film réalisé lors de la tournée Le Noise en 2011. Le texte de présentation du Blu-Ray annonce un documentaire intimiste dans lequel Neil Young livre ses souvenirs de jeunesse, au volant d'une vieille américaine, sur la route reliant sa ville natale au Massey Hall de Toronto, où il doit donner les deux derniers concerts de sa tournée. Le tout est entrecoupé d'extraits live.

C'est effectivement le contenu du Blu-Ray. Les extraits live sont superbes, Neil Young seul à la guitare ou au piano interprète des extraits de Le Noise, l'album qui a tant fait débat et que pour ma part, j'ai adoré. Mention spéciale à Love & War et Peaceful Valley Boulevard, aussi poignantes en live que sur disque. Les titres plus vieux dont les classiques Ohio, Down By The River, After The Gold Rush ou Hey Hey My My, ainsi que les deux inédits Leia et You Never Call, sont ici livrés dans des versions dépouillée façon Le Noise, que l'on écoute avec recueillement. Le son est ample, enveloppant et fait tout simplement oublié que Neil Young est seul sur scène. Exactement ce qu'était parvenu à réaliser Daniel Lanois en produisant Le Noise. Musicalement, c'est donc du très bon Neil Young, pour peu que l'on ait accroché à Le Noise.

Par contre, question images documentaires, on reste vraiment sur sa faim. Les dites images sont franchement rares voire quasiment absentes à partir de la moitié du film. Dommage car les quelques passages montrant Neil Young dans sa voiture, suivant son frangin (pas de doute là-dessus, la ressemblance est flagrante), sont assez captivants voire émouvants, notamment lorsqu'il revient sur les lieux de son enfance. Mais c'est vraiment court, très court, trop court. 10 à 15 minutes en tout et pour tout, à vue de nez.

Du coup, on ressort du visionnage du film, avec un sentiment mitigé. Pas vraiment documentaire, pas vraiment concert filmé, on se demande un peu ce qu'on a vu.

Reste la musique de Neil Young, intimiste, vivante, prenante, habitée, chargée d'émotion. Et pour les frissons qu'elle me procure encore une fois, je mets 4 étoiles.


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