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FX de Vasselot (Paris, France)
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Mariages de saison
Mariages de saison
par Jean-Philippe Blondel
Edition : Broché
Prix : EUR 14,00

2.0 étoiles sur 5 Gentillet, lisse et assez creux, 30 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mariages de saison (Broché)
Corentin, 27 ans, est vidéaste de mariage de profession, avec son parrain Yvon. Ce rythme de vie n’est pas idéal pour conserver des relations affectives stables, et ses différentes compagnes le quittent généralement au bout de quelques moi, ne supportant pas à la longue ses absences répétées tous les week-ends. Le roman commence au début de la « saison », pendant un mariage au cours duquel Corentin va être pris au dépourvue. La mariée du jour lui demande de s’isoler avec lui et de la filmer pendant qu’elle livre à la caméra ses pensées les plus profondes, sous la forme d’un beau message d’amour à son mari. Corentin réalise qu’il aimerait par-dessus tout qu’une femme ait pu lui faire une telle déclaration. Il décide alors de se lancer dans un projet personnel, en plus de son boulot saisonner : filmer des gens, proches ou moins proches, pour qu’ils livrent leur âme de la même façon. Cet été va finir par bouleverser sa vie.

Le roman est assez court et écrit gros. Il se lit facilement en deux heures. Il est découpé en courts chapitres qui alternent narration classique et discours direct de divers proches s’adressant à la caméra lorsqu’ils sont filmés par Corentin. L’écriture est simple, directe, presque familière, même si l’auteur adopte parfois des tournures ou des constructions plus soutenues, y compris lors des monologues filmés, ce qui n’est pas franchement naturel. L’évolution psychologique de Corentin n’est pas des plus visibles, il manquerait quelques éléments narratifs, quelques événements pour nous faire mieux part de sa détresse qui ne transparaît pas franchement.

Outre cela, l’auteur dresse un rapide catalogue de différents types de mariages, religieux ou non et tous milieux sociaux confondus. Il adopte un point de vue très bien pensant selon les critères actuels, et ses piques vont évidemment aux bourgeois coincés, aux provinciaux un peu racistes, et aux fachos d’opérette qui ralent lors d’une union lesbienne. Les mariages décrits ne sont bien souvent que des officialisations d’états de fait déjà anciens, et le libertinage sexuel n’est jamais loin. Le tout est bien évidemment décrit sans jugement. Le politiquement correct dégouline à chaque coin de page.

Mariages de saison est donc un petit roman facile, très lisse, sans grande épaisseur (au propre comme au figuré), qui se lit aussi vite qu’il s’oublie.


Sherlock Holmes 2, Jeu D'Ombres (Bof)
Sherlock Holmes 2, Jeu D'Ombres (Bof)
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Zimmer renouvelle en profondeur ses thèmes de Sherlock Holmes, 16 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sherlock Holmes 2, Jeu D'Ombres (Bof) (CD)
Après une première BO très étonnante mais assez hypnotique, Hans Zimmer en recycle une partie des thèmes, mais a réalisé un vrai travail pour étoffer l’atmosphère musicale à partir d’éléments importants de l’excellent film de Guy Ritchie. Les deux dimensions nouvelles (par rapport à la précédente BO) paraîtront probablement contradictoires, mais Zimmer parvient à s’en sortir de façon surprenante. La première est la musique classique chantée, avec notamment des extraits de Don Giovanni de Mozart et le lied Die Forelle (La truite) de Schubert, utilisés dans les scènes correspondantes particulièrement tendues du film, avec force distorsions audio. La seconde influence est la musique tzigane, avec principalement des violons et des clarinettes, utilisée tout au long du film auquel elle apporte un contrepoint bienvenu de joyeuse folie, de gaie légèreté et d’humour décalé.

A l’inverse, le thème principal du premier film est beaucoup moins utilisé, au profit des nouveaux motifs musicaux inventés par Zimmer. Cette seconde bande originale ne vous conquerra vraisemblablement pas à la première écoute, surtout si vous avez beaucoup écouté la précédente. Pourtant, elle possède un charme et une puissance certains, et pourrait même, à la longue, vous paraître encore meilleure que la première. C’est en tout cas ce qui m’est arrivé.


Big Damn Sin City
Big Damn Sin City
par Frank Miller
Edition : Relié
Prix : EUR 94,41

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tout simplement énorme, au propre comme au figuré, 15 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Big Damn Sin City (Relié)
On ne présente plus trop Sin City, l’une des œuvres-phare de l’auteur de comics Frank Miller. Sept volumes, des intrigues sombres, glauques, violentes et sexy, un dessin au marqueur noir sur fond blanc à ramasser sa mâchoire par terre. Si Miller n’avait pas également signé Batman year one, The Dark Knight returns, 300 et Robocop : Delta City, on n’aurait aucune hésitation à dire que Sin City est son chef-d’œuvre. Et ses adaptations au cinéma valent également le coup, même si la première reste supérieure à la seconde.

Mais la collection des 7 volumes restait en format un peu petit, qui ne mettait pas assez en valeur l’univers graphique si particulier, si tranché. Mais voilà que Dark Horse édite cette folie qu’est Big Damn Sin City, un énorme volume unique de 1300 pages regroupant les sept tomes, mais surtout dans un format de papier plus grand que les éditions habituelles, papier d’une très belle qualité qui plus est. Le pavé est lourd, évidemment, et pas forcément très pratique à feuilleter. De plus, la couverture n’est pas complètement rigide, mais en carton un peu souple, ce qui la rend un peu fragile sur les coins ou les bords. Mais la reliure est heureusement solide.

Je ne possédais pas encore Sin City, car j’attendais une belle édition. Celle-ci remplit parfaitement mon cahier des charges, donc je n’ai pas hésité longtemps avant de passer commande. A noter également : cette édition n’existe qu’en anglais, la langue dans laquelle Sin City fut écrite. Personnellement, je reste convaincu que la traduction ne rend jamais la saveur d’un texte original et j’ai la chance de pouvoir lire l’anglais, donc ça me va. Mais si ce n’est pas votre cas, s’il vous faut du français, alors ce pavé n’est probablement pas fait pour vous. Si on possède déjà Sin City dans une édition antérieure Il faut être collectionneur ou fan hardcore pour s’offrir ce magnifique volume.


Traffik [Import anglais]
Traffik [Import anglais]
DVD ~ Bill Paterson
Prix : EUR 21,44

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Plus intéressant encore que son remake, 13 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Traffik [Import anglais] (DVD)
En 2000, l’excellent film de Soderbergh, Traffic, dressait un état des lieux terrible de la contrebande d’héroïne aux Etats-Unis, au point de même lancer une série TV complémentaire quelques années plus tard. Pourtant, le fait que ce film était lui-même tiré d’une mini-série anglaise diffusée onze ans plus tôt sur Channel 4. En termes d’intrigue, l’original Traffik était déjà construit en parallélisant trois points de vue différents et complémentaires : un producteur pakistanais d’héroïne, un trafiquant allemand, et un officiel anglais chargé de la lutte anti-drogue et également père d’une jeune camée. Si le film de Soderbergh reprenait assez littéralement les deux derniers, en les transposant, il avait complètement occulté le volet « production » dans son film pour mettre plutôt en valeur un petit flic mexicain tentant de s’infiltrer dans un cartel. Pour intéressant qu’était ce point de vue, il ne vaut pas la richesse et la complexité du portrait de la minisérie anglaise.

Alors, certes, le style « années 80 » est très présent à l’écran, même si le réalisateur Alastair Reid a clairement travaillé son image, certes le rythme n’a plus rien à voir avec ce qu’on peut voir aujourd’hui à la télé, certes le budget de production était certainement réduit, certes l’édition DVD n’est pas d’une qualité fabuleuse et accuse les ans (première raison pour laquelle je retire une étoile), certes le milieu des stupéfiants a certainement beaucoup changé depuis. Pour autant, ce Traffik reste absolument passionnant encore aujourd’hui, tant de point de vue dramatique que du point de vue documentaire. Simon Moore, le scénariste a clairement effectué un énorme travail de documentation pour écrire son film, au point où, en 1989, Traffik fut probablement le premier à montrer certaines choses à l’écran (les mules transportant la drogue par doses avalées, la mention des drogues de synthèse échappant à toute définition juridique, etc). La distribution est superbement dominée par quatre acteurs, Bill Paterson en Ministre Lithgow, Lindsay Duncan en épouse qui devient trafiquante, Jamal Shah en cultivateur pauvre qui rentre dans l’engrenage des trafiquants, et Julia Ormond, jeune à l’époque mais déjà fascinante en étudiante droguée.

Traffik est une fantastique plongée, sans pitié et sans merci, dans l’enfer de l’héroïne et reste tout aussi puissante même vingt ans après. On regrettera donc beaucoup que cette minisérie ne soit pas éditée en France et qu’il faille se reposer sur des coffrets britanniques en import. Ils sont sous-titrés, mais seulement en anglais, et certaines répliques (heureusement devinables) ne sont même pas traduites, restant dans leur allemand, ourdou, ou un autre dialecte pakistanais d’origine (autre raison pour laquelle je retire une étoile). Seuls les anglophones pourront donc regarder ces éditions, en espérant qu’un jour (soyons fous !), une version remasterisée paraisse en France !


Chicken Little [Import belge]
Chicken Little [Import belge]
Proposé par nagiry
Prix : EUR 9,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Probablement le plus mauvais Disney de tous les temps, 13 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chicken Little [Import belge] (DVD)
Chicken Little est un lycéen poulet minuscule, vivant dans une ville peuplée d’animaux humanoïdes. Un été, il alarme toute la ville en prétendant qu’un morceau de ciel lui est tombé sur la tête, et donc que le ciel s’effondre. Il devient bien entendu la risée de tous, et embarrasse même son Papa, qui, lui, était très populaire au lycée pour ses exploits au baseball. Un an plus tard, l’histoire n’est pas oubliée ; on en a même fait un film, à la plus grande honte de l’intéressé. Il décide de se prendre en main pour devenir champion de baseball comme Papa, et enfin faire oublier sa mésaventure. Contre toute attente (et avec beaucoup de chance), il parvient à remporter le match de fin d’année. Chicken est heureux : son Papa va enfin être fier de lui.

Mais c’est alors qu’un morceau hexagonal de ciel étoilé lui tombe à nouveau sur la tête. Il s’agit en fait d’un morceau de camouflage d’un aéronef extraterrestre. Chicken et ses amis parviennent à rentrer dans l’appareil, et sont pris en chasse par deux aliens métalliques avec tout plein de bras munis de pinces. Nos héros parviennent à s’enfuir, en entraînant avec eux le fils de la famille, une sorte de boule de poils à trois yeux. Les parents repartent alerter tous leurs potes extraterrestres et commencent une invasion en règle de la ville pour retrouver l’enfant. Cette fois, l’alerte est bien réelle, mais personne sauf Chicken ne sait vraiment que cette invasion est en fait une opération de sauvetage. C’est grâce à la confiance que son Papa a remis à l’intérieur de lui que Chicken va réussir à sauver tout le monde. Et on en fera même un nouveau film l’été suivant.

A l'époque de sa sortie, Chicken Little n’était pas attendu seulement comme le nouveau "Disney de Noël". On était également curieux de savoir ce qui allait sortir de la nouvelle stratégie Disney : abandonner les traditionnels dessins animés 2D pour faire de l’ordinateur, et surtout sans Pixar, puisque c'était l'époque de leur divorce. Le résultat est techniquement très bon. L’animation est très fluide, les textures sont bien rendues, et aucun défaut ne vient empêcher de se plonger dans l’histoire.

Si ce n’est l’histoire elle-même. Disney nous gratifie à nouveau de leur spécialité : un film à thèse pour enfants, dont la morale est cette fois-ci d’une niaiserie rarement égalée : "Vos parents ne savent pas communiquer avec vous, alors soyez patients avec eux et tendez-leur des perches pour leur faciliter la tâche." Dans le monde décrit chez Disney, il n’y a plus de méchants, seulement des malentendus qui heureusement vont se résoudre. Les méchants extra-terrestres métalliques se révèlent être des parents à fourrure inquiets de la perte de leur rejeton, et qui passent tous les ans pour récupérer des glands dans ce village (qui a les plus beaux glands de la région) Et le seul personnage, une renarde qui tyrannisait Chicken à l’école a le cerveau accidentellement altéré par les aliens (elle est étrangement la seule, c’est vraiment bizarre) et devient une barbie ridicule qui sortira avec le gras cochon, un ami de Chicken : tout sera bien qui finira bien pour tous dans le plus beaux des mondes.

On pourrait à la rigueur pardonner l’intrigue nullissime, en espérant que l’humour soit au rendez-vous. En effet, Mark Dindal (le réalisateur) nous avait gratifié 4 ans plus tôt d’un hilarant Kuzco. Hélas, le nombre de sourires que cette bouse aviaire arrive à nous tirer ne dépasse pas les doigts d’une main. La musique est d’une platitude affligeante, appuyant lourdement toutes les images jusqu’à la nausée (violons sanglotants pendant les scènes familiales, fanfares explosives à la victoire au baseball, dissonances assourdissantes pendant l’attaque des aliens, etc). Le tout est entrecoupés de tubes plus ou moins vieux (de Grease aux Spice girls) affreusement fredonnés par les personnages. Enfin, les voix choisies ne correspondent absolument pas aux caractères. On a déjà du mal à voir un lycéen dans ce poulet minuscule en short. La voix bien posée (et tout sauf adolescente) de Zach Braff ne fait qu’accentuer l’incohérence du personnage. Les autres ados sont également doublés par des adultes au moins trentenaires.

On se consolera en se disant que le spectacle, mené tambour battant, permettra de river les têtes blondes à leur siège pendant 1h20. Mais les adultes, eux, ne pourront que pleurer devant la niaiserie affligeante de ce qui restera probablement le pire Disney de tous les temps.


L'Oeil du sorcier
L'Oeil du sorcier
par Alfonsi Pesnot
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Passionnant - se lit comme un roman, ce qui est aussi sa limite, 13 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Oeil du sorcier (Broché)
L'Oeil du sorcier est un livre paru en 1973, écrit par deux journalistes très sérieux, Philippe Alfonsi et Patrick Pesnot. Ils se sont posés la question, à l'époque, de savoir si, dans un monde en plein modernisation, de plus en plus porté sur la science et la remise en question religieuse (question qui était très actuelle à l'époque, et n'est plus qu'un constat de nos jours), les gens croyaient encore à la sorcellerie. Il ne s'agissait pas de prendre position sur la véracité de ces croyances (oui, ça existe ou non, ça n'existe pas), mais plutôt de voir si des gens donnaient encore foi à ces vieilles recettes, traditions, peurs, croyances, etc « de nos jours ». Évidemment, il s'agit d'un « de nos jours » vieux maintenant de quarante ans, mais la question est toujours pertinente, et la démarche intéressante. Ils sont allés dans le Berry, qu'ils supposaient moins touché par les bouleversements sociaux-culturels, et peu teinté par des dialectes locaux (par opposition au midi, par exemple), donc plus facilement accessible à leur compréhension.

Ils ont finalement déniché l'histoire d'un vétérinaire convaincu d'être la victime de l'acharnement de plusieurs sorciers, pour des histoires de jalousie, et de terres (des motifs on ne peut plus triviaux et classiques), et dont la santé et la fortune avaient été ruinées par leur faute. Tout le livre est rédigé à la première personne du singulier, sous la forme du journal de ce monsieur, émaillé, de temps en temps, d'inserts des témoignages de protagonistes de son histoire que les journalistes sont allés recueillir de première main. L'ensemble se lit donc très facilement, comme un roman.

Et c'est justement là sa limite: ce récit prend une telle forme qu'on a du mal à croire qu'il s'agit d'un témoignage réel (même si les noms ont été modifiés - d'ailleurs, on peut trouver sur une carte l'emplacement de la ferme, le nom réel est proche du pseudonyme du livre). Ce parti-pris de l'écriture qui vise à s'effacer derrière les témoignages (et voilà une belle démarche de journalistes honnêtes) mais qui met malgré tout l'ensemble en forme par sa rédaction pour le rendre lisible, devient parfois sa faiblesse: on a parfois du mal à croire que le vétérinaire aurait ainsi décrit les lieux qu'il connaît par cœur, avec un côté parfois poétique, parfois inquiétant donné au texte, qui le rend trop littéraire pour être un témoignage.

L'ensemble n'en demeure pas moins un document très intéressant à lire, malgré son âge. Et donne une pertinence forte à la question suivante : en est-il toujours de même aujourd'hui ? A noter, la présente édition d'époque est un livre broché en grand format dont la pellicule plastifiée résiste mal au temps. Mais ce livre a été récemment réédité, preuve de son intérêt, même quarante ans après sa rédaction.


Batman : The Killing Joke [Édition boîtier SteelBook]
Batman : The Killing Joke [Édition boîtier SteelBook]
DVD ~ Sam Liu

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Somptueux. Incontournable., 12 septembre 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman : The Killing Joke [Édition boîtier SteelBook] (Blu-ray)
Cette production animée signée Warner/DC est une adaptation directe du comics éponyme, considéré comme l’un des meilleurs publiés sur Batman et surtout son ennemi mortel, le Joker. La trame du film reprend avec une rigoureuse fidélité celle du livre, afin de ne pas décevoir les lecteurs par diverses trahisons. Ce respect scrupuleux se retrouve même dans de nombreux plans, dialogues et couleurs directement repris de l’œuvre éditée. Mais l’ensemble ne dépasse pas une quarantaine de minutes. Aussi, afin de pouvoir prétendre à une durée de long-métrage (1h17, en l’occurrence), mais aussi d’apporter quelque chose de nouveau aux lecteurs qui connaîtraient par cœur The killing joke, les scénaristes ont décidé d’ajouter un long prologue centré sur Barbara Gordon, alias Batgirl, et un autre sociopathe, un mafieux fasciné par la jeune héroïne. La voix-off de Batgirl qui ouvre le film s’adresse même directement au lecteur quand elle dit que ce début n’est probablement pas ce qu’il attendait. Ce prologue, à l’intrigue bien distincte et d’une durée à peu près égale à un épisode de la célèbre série animée des années 90, se regarde avec un grand plaisir et ne souffre pas de la comparaison avec la suite. Elle offre même un regard passionnant sur la relation Batman-Batgirl.

Le dessin et l’animation sont somptueux, d’une fluidité et d’une précision exemplaires, magnifiés par la haute définition du blu-ray. Le dessin est plus précis, plus détaillé et moins stylisé que la série d’animation, mais reste visuellement cohérente avec celle-ci, ce qui est une prouesse bienvenue : même ce classique que beaucoup ont découvert enfants est respecté. Pour ne rien gâcher, les producteurs ont eu l’excellente idée de faire appel aux familières voix en VO de la série animée (je n'ai pas testé la VF), à savoir Kevin Konroy et Mark Hamill, pour une histoire bien plus sombre et violente que celle-ci. Le résultat est tout simplement sans défaut et deviendra vite un incontournable pour tout spectateur amateur du chevalier noir masqué. Enfin, le disque comprend de nombreux bonus, entre autres deux courts-métrages animés, mais je n’ai pas encore pris le temps de regarder tout cela au moment où j’écris ces lignes. Enfin, le steelbook est superbe, reprenant la classique couverture de Brian Bolland.


Les bétises de Xinophixérox
Les bétises de Xinophixérox
par Tony Sandoval
Edition : Album
Prix : EUR 20,00

4.0 étoiles sur 5 Une vraie BD d’horreur réussie, pour lecteurs avertis, 9 septembre 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les bétises de Xinophixérox (Album)
Xinophixérox est un petit démon noir monstrueux. Il ne paie pas trop de mine, malgré sa grande bouche dentée, mais nourrit de noirs dessins. Quand une jeune écrivain décide de rompre le pacte maléfique qui lui avait offert succès et notoriété, la malédiction du petit démon va retomber sur d’autres personnes. Xinophixérox choisit de s’en prendre aux habitants de quelques hameaux, avec des résultats dont l’efficacité prendra tout le monde par surprise.

Avec un tel titre, on pourrait s’attendre à une sorte de conte gentillet et inoffensif. Ce serait mal connaître Tony Sandoval. Le livre démarre sur une série de courts chapitres, apparemment déconnectés dans un premier temps qui s’interrompent assez brutalement pour la plupart ; on n’apprendra que plus tard le destin des divers personnages introduits. Les ellipses se multiplient et le récit ne commencera à avoir une certaine cohérence interne que vers la moitié. Surtout, les « bêtises » sont en réalité une série d’agressions qui n’ont rien à envier au cinéma d’horreur le plus lovecraftien. On est très loin de la poésie d’un Doomboy, du même auteur. Ici, le récit est violent, graphique et malsain, et ne s’adresse absolument pas à des enfants.

Le dessin très particulier de Sandoval fait ici des merveilles, déployant son aquarelle aux tons pastel, ses courbes et ses visages lunaires pour mieux servir un récit fantastique très sombre. Le format à l’italienne et la petite taille du volume surprendront (surtout pour son prix), mais ne sont en réalité pas dérangeant. En refermant le volume, on aura l’impression étrange d’avoir feuilleté un album de grande taille tant le dessin et les graphismes ont quelque chose de fascinant qui dépasse le cadre des cases.

Une vraie curiosité, mais pour lecteurs avertis.


Les Dents de la mer 4 - La revanche [Blu-ray]
Les Dents de la mer 4 - La revanche [Blu-ray]
DVD ~ Lorraine Gary
Prix : EUR 12,79

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Pour les complétistes et les amateurs de nanars., 9 septembre 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Dents de la mer 4 - La revanche [Blu-ray] (Blu-ray)
Après un troisième volet pas spécialement flippant mais à la 3D très amusante, Universal a cherché à user la corde jusqu’au bout. Après avoir utilisé le sherif Brody comme héros pendant deux films, puis ses deux fils dans le 3, voilà que le film doit maintenant reposer sur l’épouse Ellen. Après que Brody père soit mort d’une crise cardiaque (avant le début du film) et le cadet Sean se soit fait déchiqueter dans le port, Ellen est convaincue qu’un requin a décidé de se venger sur les Brody pour les morts des deux premiers poissons. Elle part aux Bahamas chez son aîné Michael pour se changer les idées. Mais le Carcharodon carcharias, probablement équipé d’un traqueur GPS et d’un moteur à réaction en plus d’une connaissance omnisciente des décès de ses congénères et des registres humains d’état civil, doublée d’un désir de vengeance tout ce qu’il y a de plus humain, a décidé qu’elle n’allait pas s’en sortir comme ça. Il parvient donc à apprendre qu’elle est partie dans les Caraïbes, la rejoindre aux Bahamas (2000 km !) en deux jours de nage forcée, et décidera même d’attaquer sa petite-fille Thea. Bref, je vous fais grâce du reste, tout aussi grotesque. On se demandera d’ailleurs qui exerce sa revanche : est-ce le requin contre les Brody ou Ellen contre le requin ?

Si l’intrigue est grotesque, le script est complètement lymphatique. Il se traîne en longueur sur pas mal de scènes inintéressantes, censées donner plus d’épaisseur aux humains. Le résultat est surtout un ramassis de clichés plus affligeants les uns que les autres. Une seule scène contient un minimum de suspense (la poursuite sous-marine dans l’épave). Le bestiau lui-même est aussi mou que le script, et les coutures du tissu qui lui tient lieu de peau sont même visibles à l’écran. Et il est même capable de rugir quand il se prend une décharge électrique. En plus de ça, c’est probablement le requin agressif le moins affamé de tous les temps : s’il tue deux personnes de tout le film, c’est bien le maximum. Les spectateurs qui voulaient du sang en seront pour leurs frais (pour cela, le 3 remplissait au moins son contrat). Côté acteurs, on aura heureusement droit à la plaisante présence de Michael Caine, qui est venu toucher un gros chèque afin de se faire construire une maison. On se réjouit pour lui.

Le film est proposé avec sa fin « internationale » (avec l’explosion), tellement mal filmée qu’on est obligée de se la repasser pour comprendre ce qui s’est passé. La fin originale, marginalement meilleure, se trouve dans les bonus. Au moins, dans celle-là, ils ne cherchent pas à nous faire croire qu’une victime boulottée a pu s’en sortir. A part une bande-annonce, le disque ne contient aucun autre supplément, ce qui est dommage : une featurette d’époque aurait pu nous faire rire. Techniquement, l’image est impeccable. Son rendu nickel contraste énormément avec les défauts d’image du 3, et le son est très correctement spatialisé.

Bref, ce film ne vaut pas grand-chose et ne ravira que les amateurs de nanars ou les collectionneurs complétistes. A moins de le trouver en promotion, passez votre chemin !


Les Dents de la mer 3 [Blu-ray 3D & 2D]
Les Dents de la mer 3 [Blu-ray 3D & 2D]
DVD ~ Dennis Quaid
Prix : EUR 12,79

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un non-chef-d’œuvre, à voir surtout en 3D., 8 septembre 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Dents de la mer 3 [Blu-ray 3D & 2D] (Blu-ray)
Après une suite tout à fait réussie, les producteurs avaient prévu de faire une auto-parodie. Hélas, Universal les a obligés de faire une nouvelle suite, en la confiant au chef décorateur des deux premiers volets. Hélas, Jon Alves n’avait pas les compétences d’un réalisateur. Côté intrigue, si le 2ème film avait mis en avant les deux fils Brody, celui-ci prend le parti douteux de les placer complètement en héros, avec environs dix ans de plus que dans le précédent. L’idée de placer l’intrigue dans un parc d’attraction nautique n’était pas idiote à la base, mais outre une intrigue poussive, bourrée de dialogues clichés et de personnages fâlots, sa mise en œuvre est tout simplement plate et mauvaise. De plus, avec le temps, ce Jaws 3 souffre encore plus de la comparaison avec Jurassic Park (et son duplicata Jurassic World) qui a utilisé le même concept avec beaucoup plus de succès, de suspense, et d’efficacité. L’exposition est notamment trop longue, bourrée de platitudes qui ne servent pas les personnages auxquels on s’attache bien peu. Aucune scène ne contient de vrai suspense, aucune ne crée de tension : le spectateur devine tout ce qui va arriver, mais sans jamais rien craindre.

Le jeune Dennis Quaid fait ce qu’il peut pour faire exister son Michael Brody et s’en sort tout juste correctement. Il est entouré de Manimal, l’instructeur d’Aigle de fer, et de la mère McFly. Tout cela fleure bon les années 80… Quant aux poissons, on a droit à deux dauphins grotesques et un requin qui rugit sous l’eau. Pour continuer dans le bon goût, Alves a multiplié les effets gore et sanglants, qui nous font plus rire qu’autre chose, surtout en 3D. Les incrustations sur fond bleu ou vert, qui devaient déjà être bien visibles à l’époque, ont bien mal vieilli. De plus, certaines d’entre elles ont visiblement été conçues uniquement pour rajouter quelques avant-plans en 3D, ce qui tombe complètement à plat (ha ha !). Cela dit, il faut reconnaître que la 3D est très amusante, et c’est vraiment ainsi qu’on vous recommande de le regarder. Le film a été entièrement conçu avec le relief en tête et tourné avec les caméras appropriées, et nombre de petits détails sautent de l’écran fréquemment pour notre plus grand plaisir de spectateurs. La 3D est très jaillissante, ce qui nous change beaucoup de la 3D en profondeur qu’on voit aujourd’hui, telle qu’elle a été popularisée par Avatar. Parfois, c’est même un peu trop violent et l’on n’arrive pas à accommoder sur les objets longs qui « sortent » de l’écran face à nous (perches, seringues, arc à souder, etc). Cela dit, dès les premières secondes avec les gros titres en relief, on sait que le film ne fera pas dans la subtilité…

Côté disque, il faut noter la qualité d’image très hétérogène. Parfois, celle-ci a un beau piqué, et dans la scène suivante la définition s’appauvrit tout à coup, sans parler du bruit qui apparaît ou disparaît. Je peux me tromper, mais cela doit probablement venir des changements de caméra (ils ont utilisé plusieurs sortes de matériel), et la HD fait malheureusement ressortir les différences, exactement comme les défauts observables sur le blu-ray de Mon nom est Personne. En outre, l’image est constellée d’aberrations chromatiques et de flous périphériques assez violents, qui ne peuvent provient que des optiques utilisées pendant le tournage, donc n’imputez pas cela au transfert vidéo. Les défauts sont particulièrement visibles en 2D, et beaucoup moins en 3D : j’insiste : si vous avez l’équipement nécessaire : c’est en relief qu’il faut le regarder. Bizarrement, la version 3D, située sur le disque unique du coffret, n’est accessible que via le menu des bonus, il faut chercher un peu. Enfin, notons que le blu-ray ne contient aucun autre supplément à part une seule bande-annonce. C’est assez frustrant après la qualité du making-of du 2 (que l’on doit à Laurent Bouzereau, une référence en la matière). On aurait été vraiment curieux de voir comment les producteurs allaient s’y prendre pour défendre leur film.

Qu’on ne se le cache pas : Les dents de la mer 3 n’est pas un chef-d’œuvre, loin de là. Mais, avec un bon verre de vin ou un seau de pop-corn, il se laisse regarder, surtout en 3D.


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