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Fiche d'identité

Contenu rédigé par N. François
Classement des meilleurs critiques: 1.958
Votes utiles : 246

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Commentaires écrits par
N. François "Joe Strummer 94" (Paris, France)
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Fujifilm XE2 + 18-55mm Appareil numérique Expert à Objectif Interchangeable 16,3 Mpix X-Trans II Écran 3" Viseur EVF à 2,36Mp (HF) + Objectif XF-18-55mm Noir
Fujifilm XE2 + 18-55mm Appareil numérique Expert à Objectif Interchangeable 16,3 Mpix X-Trans II Écran 3" Viseur EVF à 2,36Mp (HF) + Objectif XF-18-55mm Noir
Prix : EUR 973,99

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Appareil d'école, 7 octobre 2015
Cela fait maintenant 1 an que je le traine régulièrement avec moi. Autant ne pas tourner autour du pot : il est remarquable à bien des égards. Evidemment, si votre souhait est de prendre 10 photos à la seconde, de faire le point plus rapidement que votre ombre et de ne vous consacrer qu'à la prise de vue sportive, alors passez votre chemin ! Ce n'est pas l'appareil fait pour vous. En revanche, si vous souhaitez prendre le temps de vivre, d'opter pour la discrétion et surtout de privilégier la qualité photographique, vous pouvez faire affaire avec lui ! Il se démarque des appareils plus ambitieux dans le sens où il semble posséder une âme. Entendez par là, que c'est un appareil fait pour être dirigé par un humain et non l'inverse d'où ce côté pédagogique et accessible que j'apprécie tant.

Non content d'être beau et racé avec ce look vintage qui sied bien à ses proportions, il est d'excellente finition. Ses menus sont intuitifs, ce qui simplifie l'interface utilisateur/boîtier. Son autofocus, sans être aussi véloce que ce qui se fait de mieux chez la concurrence, est incisif et accroche bien les scènes, y compris par faible éclairage. La balance des blancs est efficace, ainsi que les automatismes dont il dispose. Rarement ai-je été pris en défaut...

De plus, FUJI a l'intelligence de ne pas prendre ses premiers clients pour des pigeons, si bien que ce produit peut être régulièrement amélioré via des firmwares. Par exemple, le viseur électronique OLED de bonne qualité au départ, a pu déjà faire l'objet d'une avancée significative grâce à la fourniture d'un firmware disponible sur le site et gratuitement téléchargeable. Ainsi, les scènes visibles saccadées (agaçantes) ont disparu pour laisser place dorénavant à des situations figées. Quant à l'écran, il est satisfaisant en termes de qualité. Cependant, il aurait gagné à être inclinable et non fixe ! L'ensemble s'en serait trouvé plus attractif.

J'ai la chance de pouvoir l'utiliser avec un 23 1.4, soit l'équivalent d'un 35 et je peux attester d'un résultat de très haute volée. Certes ce caillou n'est pas donné, mais peut-on considérer qu'il s'agit d'un achat définitif, que l'on commet qu'une seule fois dans sa vie. J'utilise également les très bons 55 200 (impressionnant au vu du rapport qualité prix), 18 55 et l'excellent 10 25. Les clichés sont très bons jusqu'à 1600, voire même 3200 iso parfaitement utilisables.

Enfin, et ce n'est pas la moindre de ses qualités, il est tout à fait exploitable en JPEG et n'a guère besoin de post traitement, les clichés étant souvent satisfaisants à l'aune de cette production sans qu'il soit utile d'y revenir et de perdre un temps précieux.

Le point à améliorer serait selon moi l'autonomie qui reste correcte, mais sans plus. A ce prix, on ne peut pas demander la lune !

P.S : depuis le mois de février, les heureux possesseurs de cet appareil peuvent télécharger directement sur le site FUJI un firmware de mise à jour et le résultat est époustouflant. En effet, l'AF est amélioré et l'interface complètement changée, si bien que la lisibilité des informations est plus claire, ainsi que l'aspect pratique grandement amélioré. En fait, les utilisateurs de ce modèle bénéficient en partie des améliorations consenties sur le nouveau modèle baptisé XE 2S qui n'est qu'une (petite) évolution de ce modèle. Merci FUJI, vous ne prenez pas vos premiers clients pour des zozo.


Avalon
Avalon
Prix : EUR 6,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 divine surprise, 6 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avalon (CD)
Ce disque est un miracle. Après les deux relatives déceptions des albums antérieurs, MANIFESTO & FLESH BLOOD, celui-ci est d'un tout autre niveau. Produit au printemps 1982, il a su séduire à la fois la presse musicale et le public. Il est composé de 10 morceaux d'une beauté crépusculaire et capiteuse. Qu'ils soient lents ou rapides, ils vous collent tel un sparadrap et n'en sortent plus de votre mémoire auditive. La production est d'une qualité exceptionnelle : à la fois sophistiquée et précise, elle permet cependant aux musiciens d'exprimer leur talent sans qu'ils en soient bridés. Et cette communication joviale, ce plaisir de jouer s'entend.

AVALON, dans un registre lent, est un titre qui déclenche une passion peu commune, en tout cas une adhésion totale. La mélodie nimbée de voix féminines est renversante et correspond à un standard de qualité peu fréquent. Les morceaux plus enlevés ne sont pas en reste. On peut citer pèle mêle les excellents TAKE A CHANCE WITH ME, TO TURN YOU ON, TRUE LO LIFE, MORE THAN THIS etc' tous dotés d'une section rythmique qui accomplit un boulot d'orfèvre. On est vraiment dans une inspiration rock et pas un seul titre de ce remarquable opus est du remplissage : chacun conserve une place de choix et justifie sa présence.

Après la reprise de LENNON, JEALOUS GUY, par ROXY, en 1981 en hommage à l'artiste assassiné, beaucoup ne s'attendait pas à un retour si pertinent juste après la diffusion en boucle de ce titre. De mon point de vue, ROXY MUSIC venait de sortir l'un des disques les plus flamboyants de sa carrière pourtant très riche en pépites.

Merci Messieurs.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 8, 2015 1:03 PM MEST


Seventeen Seconds
Seventeen Seconds
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 8,31

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Glace et beauté, 3 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seventeen Seconds (CD)
Sorti au printemps 1980, ce disque constitue la trilogie de CURE avec FAITH (1981) et PORNOGRAPHY (1982). Bien que ces deux oeuvres aient leurs qualités intrinsèques et soient également recommandables, 17 SECONDS reste le chef d'oeuvre absolu du groupe. Certains morceaux qui le composent sont dans le genre, voire au-delà, ce qui se fait de mieux. Sans doute qu'à 21 ans, le peu disert et ténébreux Robert SMITH n'avait pas conscience qu'il venait de pondre un chef d'oeuvre : les morceaux justement, tels que A FOREST, M, AT NIGHT, IN YOUR HOUSE, PLAY FOR TODAY, SECRETS, 17 SECONDS ont marqué durablement des auditeurs du monde entier de par leur propension à s'insinuer durablement dans leur mémoire, évoquant à la fois le spleen, la fragilité, mais aussi la beauté rendue palpable grâce à des compositions qui font mouche.

Certes, on peut être en droit de préférer le premier effort sorti en 1979, soit THREE IMAGINARY BOYS, fragile et plein d'une savoureuse énergie punk dont la liste de chansons remarquables est sidérante : 10.15 SATURDAY NIGHT, KILLING AN ARAB, BOYS DON'T CRY etc' Ou bien PORNOGRAPHY dont le propos est d'une puissance telle que que l'on est à quelques encablures du suicide. Pour autant, s'il devait en rester un, ce serait bien ce nitescent SEVENTENN SECONDS, tellement marquant qu'il en est indispensable.

A cette époque, THE CURE était une formation qui évoluait en trio. Pour cet enregistrement, elle a fait appel à un quatrième membre aux claviers, M. HARTLEY dont la contribution sur le résultat final est tout de même limitée. Il a accompagné le groupe lors de la tournée qui a suivi. Outre Robert SMITH au chant et à la guitare et à l'importance essentielle au droit de ce projet, il faut souligner le rôle décisif du bassiste Simon GALLUP dont le jeu subtil et précis fait merveille sur ces titres. Son rayonnement est tel que son jeu serait reconnaissable entre mille, preuve d'une maturité indéniable et d'un style personnel qu'il doit à son unique talent. Pour ma part, je suis très fan de AT NIGHT, titre dans lequel la basse tient un rôle prépondérant : à la fois féline, lourde, menaçante, n'annonce-t-elle pas ce changement politique en cours en Angleterre et l'arrivée du gang THATCHER au pouvoir ? Bien sûr, il s'agit d'un sentiment personnel. Quant au batteur, Lol TOLHURST, il est égal à lui-même. A savoir, jeu toujours aussi dépouillé et sobre, pas de fioritures, précis et appliqué, il sied parfaitement à ce projet à telle enseigne qu'on peut croire parfois que ce sont des boîtes à rythme qui officient. Personnellement, dans l'esprit, il me fait penser au batteur qui joue sur THE IDIOT d'Iggy POP, Dennis DAVIS.

Le titre éponyme SEVENTEEN SECONDS, conclut en beauté ce LP indispensable. Sobre, mélancolique, évanescent, intrusif et jouissif, ce morceau démontre l'étendue du génie mature de Robert SMITH, lequel en l'espace de plus de 3 minutes, par cette composition élégiaque, parvient à bouleverser davantage que certains ne le font sur la durée d'un disque complet.

C'est un disque que je recommande évidemment. Par la suite, nonobstant d'incontestables réussites pour certaines d'entre elles, les productions de CURE ne m'ont plus jamais touché à ce point. Ce disque fait partie de mes trésors cachés.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (12) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 15, 2016 10:23 PM CET


Rock the Casbah : Le son de The Clash
Rock the Casbah : Le son de The Clash
par Pierre-Frédéric Charpentier
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ouvrage définitif sur THE CLASH ? Passionnant !, 25 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock the Casbah : Le son de The Clash (Broché)
Tous les titres des CLASH sont scrutés à la loupe pour un résultat époustouflant. Evidemment, c'est un ouvrage qui est destiné à leurs fans, mais peut également intéresser ceux ayant des accointances avec ce genre musical. Cependant, Pierre Frédéric CHARPENTIER, l'auteur du livre, a accompli un travail de recherche formidable et qualitatif. Moi qui modestement en connais un petit rayon sur ce quatuor que j'affectionne, j'y ai appris des choses que j'ignorais jusqu'alors ! Les faces B les plus obscures du groupe sont évoquées, ainsi que les circonstances qui ont présidé à leurs enregistrements ! Ce sens du détail se retrouve quant à l'interprétation live de leurs innombrables morceaux : pour chacun d'entre eux, il est précisé s'ils ont été joués sur scène ou pas et durant quelle période, avec quels musiciens, quels collaborateurs et quel était le sujet abordé. Certaines paroles sont (bien) traduites, rendant la compréhension plus aisée. Une véritable mine d'or pour le passionné. Chose incroyable : même les titres jamais enregistrés en studio sont passés ici au crible ! Qui dit mieux ? Un travail assurément d'historien dont l'intéressé a la qualité de par sa profession. Bravo !

De plus, des comptes rendus de certaines prestations scéniques y figurent aussi et donnent un aperçu de l'évolution du groupe entre 1976 et 1985. On y apprend que les CLASH étaient considérés comme PERSONA NON GRATA lors d'un fameux concert donné à Hambourg le 20 05 1980. En effet, une partie du public leur avait enjoint de ne plus jouer de morceaux punks tant il considérait que les musiciens avaient trahi la cause et étaient devenus corrompus. Nous étions alors en plein tumulte de leur album phare, LONDON CALLING, le LP qui leur fît perdre quelques fans de la première heure, mais lequel lui en fit gagner bien d'autres. Le groupe n'étant pas du genre à céder au diktat, il n'en fît qu'à sa tête et joua des morceaux emblématiques de leurs deux premiers albums dans une ambiance tendue et électrique. Qui allait céder le premier ? Excédé par un type qui n'eût de cesse de l'insulter tant et plus durant une bonne partie du concert, Joe STRUMMER descendît de scène et administra à l'infortuné avorton un coup de télécaster sur le coin de la figure. Le type, le visage en sang, dut être évacué et le chanteur, qui regretta par la suite son geste, conduit au poste de police alors que le concert était devenu incontrôlable. Le plus surprenant, dans cette affaire, c'est qu'un flic présent lui a donné raison ! Incroyable... était-ce un fan du groupe ? On ne le saura sans doute jamais. Cette petite anecdote illustre la profusion d'informations qu'on peut trouver avec plaisir dans cet ouvrage fort bien documenté.

Pour autant, certaines appréciations ne m'ont pas convaincu. Par exemple, je trouve que la B side de ROCK THE CASBAH, LONG TIME JERK, est vraiment réussie alors que l'auteur parle à son sujet d'une régression de créativité musicale dont le fait saillant serait la simplification du jeu du formidable batteur qu'était Topper HEADON. Son talent (réellement immense) fut ruiné par une dépendance excessive aux drogues les plus dures. Je pense au contraire que la présence de cette piste justifie l'achat de ce 45 tours, titre qui est un croisement heureux entre ROCK THE CASBAH et RADIO CLASH ! Il me semble aussi assez sévère avec NORTH AND SOUTH, chanson issue de CUT THE CRAP, qu'il qualifie de morceau complaisant. Or, pour ma part, je trouve que la mélodie qui s'en dégage est d'une beauté sidérante. J'aimerais en écouter plus souvent de ce calibre... SEAN FLYNN de COMBAT ROCK, ne trouve pas non plus grâce à ses yeux, bien que pour moi, il s'agisse d'un bon morceau méconnu. Pas un standard du groupe, certes, mais une piste satisfaisante ne serait-ce que par le traitement du sujet abordé, l'histoire d'un reporter de guerre disparu au début des années 70 et certainement assassiné par ses geôliers au Cambodge. Bon, maintenant les goûts et les couleurs peuvent se discuter et ces divergences nourrissent le débat, ce qui peut le faire avancer ! De plus, SOMBEBODY GOT MURDERED, titre de SANDINISTA ! est entièrement dévolu à Mick JONES, texte et musique. Or, il semblerait bien que les paroles soient l'oeuvre de Joe STRUMMER, lequel avait découvert en bas de son immeuble, baignant dans son sang, le corps d'un pauvre veilleur de nuit assassiné pour quelque livres... A contrario, il loue justement la qualité d'un single qui n'a jamais vu le jour en vinyle dans sa version studio : IN THE POURING RAIN qui pour une raison opaque et incompréhensible ne figurait pas sur le dernier disque en date du groupe, CUT THE CRAP. Il existe une seule version LIVE sur un EP 4 titres peu diffusé, ainsi que sur la BO JOE STRUMMER, THE FUTURE IS UNWRITTEN, sortie en 2007 en CD. Il le considère, à juste titre, comme étant un des meilleurs morceaux jamais écrits par le groupe, toute période confondue. La force de la mélodie alliée à l'énergie toute en retenue déployée par le CLASH le rend effectivement indispensable et addictif. Le batteur ayant succédé à Terry CHIMES, PETE HOWARD, y est excellent et est considéré à juste titre comme le meilleur musicien du groupe à ce poste, derrière la fine fleur du genre, le génial Topper HEADON. On a une idée du résultat qu'aurait eu le LP, CUT THE CRAP, s'il avait pu bénéficier d'un meilleur traitement en studio. Hélas, Bernie RHODES, le manager, s'est échiné à tout saccager en y introduisant des boucles électro, des boîtes à rythmes lourdingues sur la plupart des morceaux alors qu'il disposait d'une section rythmique excellente ! Pour s'en convaincre, il suffit de réécouter la face B du maxi THIS IS ENGLAND, soit DOT IT NOW et SEX MAD ROAR, morceaux sur lesquels le groupe joue à l'unisson live studio. Eux ne sont pas pollués par des artifices électroniques qui plombent des pistes de l'album ! Reste le sublime THIS IS ENGLAND plébiscité, à juste titre, par l'auteur pour sa qualité mélodique et son texte au vitriol sur les années THATCHER d'une cruauté innommable pour les plus démunis. "La dernière grande chanson des CLASH", dixit Joe STRUMMER. Elle est en fait une protest song de haute volée.

Nous étions en 1985. Les U2, SIMPLES MINDS and co allaient durablement occuper le devant de la scène musicale, du moins dans la conscience collective et allaient vendre des tonnes de disques et remplir les stades' Ils allaient de plus "institutionnaliser" le rock. On parlait alors du retour du "rock héroïque"' Lequel ? Et la fin du CLASH était définitivement prononcée dans une quasi indifférence.

Je tiens à remercier sincèrement Pierre Frédéric CHARPENTIER pour son investissement colossale, sa passion pour le groupe, potentiellement communicative, et l'intelligence de ses textes qui m'ont permis parfois de remiser mes certitudes ; pas toutes, mais certaines !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 30, 2015 6:18 PM MEST


Different Class
Different Class
Prix : EUR 9,99

5.0 étoiles sur 5 purs joyaux, 23 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Different Class (CD)
Que voulez vous, quand un type écrit un chef d'oeuvre tel que BABIES (1992), il ne peut qu'avoir du talent. Cette magnifique pop song, superbement bien troussée, relate ce que nous avons tous vécu (ou presque) : qui n'a jamais eu des vues ou fantasmé sur la grande soeur de son pote ? Alors, me direz-vous, quel est le lien avec ce disque dont il est ici question ? Eh bien, il ne contient que des pépites de ce calibre. En effet, il est remarquable par son lyrisme et son intemporalité en ce qu'il est essoré de tout surplus et scories qui encombrent bien des albums à la réputation surfaite. Il faut dire que la production a été confiée à l'excellent Chris THOMAS, producteur émérite notamment en 1980 du brillant PRETENDERS ! Ca aide toujours...

Sorti en 1995, soit en plein débat BLUR/OASIS, il se pourrait pourtant que ce groupe, plus discret, mais néanmoins terriblement talentueux, leur damne le pion. Chaque titre est révélateur d'un songwriting de grande classe, très grande classe. Les singles sont imparables : DISCO 2000, COMMON PEOPLE mâtinés de textes d'une intelligence éloquente, inféodés à des mélodies finement ciselées, lesquelles procurent un plaisir quasi animal. De même, l'ensemble forme un réceptacle d'une qualité unique dans son genre. Pas un seul titre a la faiblesse d'être d'un niveau moyen. Ils révèlent un phrasé mélodique que le temps - déjà 20 ans - n'a en rien altéré. Entre les morceaux lents et ceux plus échevelés, il s'apprécie sans compter. Les musiciens y sont excellents et je pense notamment à la délicieuse Candida DOYLE, gravement malade dès son plus jeune âge (elle souffrait dès 16 ans de l'arthrite). Elle a su s'affranchir du poids de la douleur physique pour devenir une musicienne accomplie et incontournable au sein d'un groupe qui ne l'est pas moins. Quel courage ! Quelle abnégation ! Du reste son témoignage dans le film qui est consacré au groupe est d'une force et sincérité qui m'ont personnellement ébranlé et ému.

Voilà des gens sains, comme vous et moi (du moins je l'espère), pétris de talent, mais qui ne se la racontent pas ! Qui déambulent incognito dans les rues de leur ville natale, SHELFIELD et parlent avec le premier chaland venu, sans être escortés de gardes du corps prêts à bondir. Une résultante du punk ? Qui font de la musique et l'érigent en mode de vie, sans se prendre la tête. D'autres, pourraient en prendre de la graine, bien que d'un talent moindre. J'avais acquis cette galette à la faveur du cadeau du CE de l'entreprise qui m'employait alors lors de Noël 1995. Dans la liste de ceux proposés, entre aspirateur, robot ménager et cafetière, il était possible de sélectionner 10 CD de son choix. Celui-ci en fut et ne m'a plus jamais quitté. Bien plus tard, j'ai voulu me procurer la version vinyle (sublime !!!), flanquée de ses différents encarts amovibles représentant la photo de chacun des membres du groupe dont il était possible d'orner le verso de la pochette au gré des envies. Hélas, sa rareté, combinée à la flambée pécuniaire et scandaleuse de ce support ont pour l'instant eu raison de mon desiderata' et la réédition correspondante est sans saveur, presque moche comparée à l'originale ! Disparus les beaux clichés...

Au fait, M. COCKER, quand vous remettez-vous à composer un autre classique de cet acabit avec vos acolytes ? Et, de grâce, ne me refaites plus ce coup fumant : à un concert parisien de Richard HAWLEY, j'avais pesté, maugréé tant et plus pendant une bonne partie de celui-ci car un grand type devant moi m'obstruait la vue' jusqu'à ce que je découvre à la fin de ces réjouissances l'identité de ce trouble fête ! Merci qui ?


Easy Skanking in Boston '78
Easy Skanking in Boston '78
Prix : EUR 22,74

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La classe toujours et encore..., 25 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Easy Skanking in Boston '78 (Album vinyle)
Excellente qualité du son pour ce LIVE sorti à l'occasion des 70 ans du grand Bob. Il fut capturé lors de la tournée au bénéficie de l'album EXODUS, perle apparue en 1977. Les WAILERS y sont excellents comme à l'accoutumée et si on peut regretter que 6 titres constituent un doublon avec BABYLON BY BUS, autre LIVE sorti en 1978, ne boudons pas notre plaisir tant cet artiste mettait une passion peu commune à distiller ces morceaux chaloupés aux quatre coins de la planète pour le plus grand plaisir de ses fans.

Il faut dire que j'aime tout de MARLEY : que ce soit ses débuts en trio avec P TOSH & BUNNY WAiLER pour une exploration SKA/ROCK STEADY/ROOTS de très haut vol à ses dernières productions plus léchées que certains ont moins apprécié, leur reprochant d'être dotées d'un son un peu trop lisse (et sage) à leur goût ! Pour ma part, je trouve qu'il n'a jamais écrit un morceau ne serait-ce que moyen, tout chez cette icône transpire la classe et la fraîcheur, même près de 35 ans après sa mort !

Le seul bémol (d'où ma note que de 4*) est l'absence* incompréhensible de date, de nom des musiciens présents lors de ce show. Evidemment, les aficionados n'en ont cure : ils connaissent tout par coeur de MARLEY. Mais les autres ? De plus, l'amateur de bel objet, pourrait trouver à redire quant au fait qu'il n'y a aucun texte, aucune information, ni présence de photos prises lors de cet évènement visibles sur la pochette. Dommage' Reste le concert, bien souvent magique et j'insiste quant à la prise de son d'une qualité assez exceptionnelle, ce qui ne gache rien. Et ce NO WOMAN NO CRY, toujours sidérant d'émotion et beau à tomber en pâmoison.

J'ai le souvenir d'avoir acheté il y a quelques années un double CD pressé au Japon restituant un concert donné à l'occasion d'une tournée 1979 aux USA également (si je ne me trompe pas) de piètre qualité. Je n'avais pas hésité à le rendre à la FNAC, estimant que le résultat n'était pas à la hauteur et ne rendait pas justice à l'impact résultant de la prestation des wailers fournie en LIVE. Comme s'il s'agissait d'un concert dénaturé, presque vidé de sa substance pourtant indissociable du groupe : le groove, le feeling, l'émotion' Aïe, la magie MARLEY s'était (presque) évaporée d'où cette décision radicale. Alors que ce live est divinement et définitivement énorme !

* version vinyle, belle pochette gatefold, mais avare en informations. Pas d'insert non plus. Une quasi faute de goût.


Live at the Roxy 1981 [Import anglais]
Live at the Roxy 1981 [Import anglais]
Prix : EUR 36,85

3.0 étoiles sur 5 Les chats écorchés, 10 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live at the Roxy 1981 [Import anglais] (Album vinyle)
Prise de son saisie au roxy d'Hollywood en 1981. Ce témoignage vaut par l'énergie phénoménale que ce trio dégageait sur une scène. Les 10 titres en attestent sans sourciller. Quelques reprises bien senties, ainsi que des extraits de leur 1er LP foudroyant composent cet opus. Malheureusement, certains n'en sont pas : RUNAWAY BOYS, STORM THE EMBASSY pour ne citer que ceux-là et qui figurent parmi mes préférés… Et la prise de son est digne d'un bootleg d'une qualité moyenne, ce qui gâche quelque peu le plaisir ressenti. On peut le regretter. C'est bien dommage car l'objet a de la gueule (superbe pochette) et les musiciens y sont excellents. SETZER est un gratteux époustouflant et les deux autres ne sont pas manchots pour autant. En effet, ils concourent à rendre le son des CATS d'une rare efficacité, tout en ayant une approche du rock and roll sensible et bestiale. Belle prouesse ! Certainement pas un indispensable, mais un LP intéressant.


Sandinista!
Sandinista!
Prix : EUR 12,00

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le plus PUNK de tous !, 23 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sandinista! (CD)
"Je ne veux aucune discussion avec toi au sujet des notes. Je te laisse le soin de juger par toi-même. Surtout, n'oublie pas d'écouter tes "CLASH". A toi de voir pour ton avenir!!!!" Voici le petit mot doux et acidulé découvert posé sur le lit de ma chambre un jour de juin 1983, alors que je rentrais du lycée. Il faut dire que mon bulletin trimestriel, reçu pas la poste (internet n'existait pas encore), était pitoyable. Ma maman chérie nourrissait les plus grandes inquiétudes quant à mon devenir.

Que voulez-vous, j'étais entré en religion CLASH et the CLASH était ma raison de vivre ou pas... Je ne suis pas assez ingénu pour déclarer qu'il a changé ma vie (quoique…), mais toujours est-il qu'il a contribué à me galvaniser, me faire aller de l'avant, moi l'ado mièvre, sans personnalité avérée, emprunté et tellement gauche' Même à mon pire ennemi s'il existe, je ne lui souhaite pas de vivre l'adolescence qui fût mienne. En ce sens, il a certainement été pour moi une thérapie salvatrice ! Je me souviens, déambulant dans les rues, flanqué de mon T SHIRT à l'effigie du groupe, la tête haute et tellement fier de compter parmi leurs fans...

Ecouter the CLASH a été une formidable découverte et notamment SANDINISTA ! que certains ont injustement moqué en raison de sa longueur et, soi disant, de sa lourdeur responsable disaient-ils d'une indigestion' Je me demande encore laquelle ? Pour autant, il m'a permis de découvrir le Reggae, la Funk, la Soul et tant d'autres musiques dont le schéma musical, pensais-je à tort, me rebutait. Aussi, a-t-il été un formidable opus pédagogique et un révélateur de mes goûts dissimulés. Je peux dire que SANDINISTA ! m'a ouvert la voie du REGGAE, musique dont je suis devenu féru.

Le groupe aura mené une lutte homérique et acharnée contre leur label afin que cet opus sorte à un prix réellement cassé. Cela inspire, en ce qui me concerne, un respect stratosphérique. En Angleterre, il était vendu à moins de 6 livres et en France on pouvait le dégotter à un peu plus de 70,00 francs. N'oublions pas qu'il était triple ! Non content de cette exigence, il a accepté de ne percevoir aucune royaltie sur les 200000 premières copies vendues pour qu'un tel dessein se réalise. Oui, vous avez bien lu, pas 2000, ni 20 000, mais bien 200 000 pour un disque qui de par son format n'était pas destiné à faire un carton commercial. Il n'y avait donc aucun coup de pub, ni stratégie pécuniaire ourdie liée à cette démarche qui était complètement intègre. D'aucuns parlèrent alors d'un suicide en bonne et due forme. De même, la tournée mondiale qui s'en suivit fut baptisée "IMPOSSIBLE MISSION", les donneurs d'ordre de CBS n'ayant pas voulu soutenir le groupe financièrement, si bien qu'à la fin de celle-ci, il en est sorti complètement exsangue, débiteur et dépité, d'autant qu'il s'engageait scrupuleusement toujours à payer lui-même les artistes qui assuraient sa première partie ! Subséquemment, Joe STRUMMER se verra refuser un prêt immobilier pour l'acquisition d'une bicoque à la fin 1981.

La presse anglaise fut impitoyable et s'acharna tant et plus à démolir SANDINISTA ! comme rarement elle l'avait fait auparavant et même après. Le groupe y fut qualifié de "CLASH poseur", "CLASH guimauve". On lui reprocha d'avoir trahi la cause et retourné opportunément sa veste. Pourtant, difficile d'être plus PUNK au niveau de la démarche et de l'intransigeance, marque de fabrique du quatuor. On se souvient que le groupe y fit face avec dignité et sans se dégonfler. Ailleurs, l'accueil réservé fut plus positif avec notamment l'obtention du prix de la rock critique en France en 1981.

Après le choc de LONDON CALLING, le CLASH se devait de sortir un disque marquant et je pense qu'il remplit largement son office. Prenez la face 6. A l'époque, je me disais mouais' les CLASH ont un peu exagéré, avec ces versions instrumentales, ces dubs truffés d'écho, ces reprises alternatives, pourtant réellement sublimes (VERSION PARDNER, notamment). Or dorénavant, c'est peut-être une des faces que je préfère. LIVING IN FAME est un reggae dont on ne soupçonnerait pas l'origine des musiciens, blancs de surcroît. La section rythmique, SIMONON et HEADON, est aussi incandescente qu'un stiff rougeoyant qui passe fébrilement de main en main dans un studio des bas fonds de KINGSTON. D'ailleurs, le CLASH a entrepris d'enregistrer quelques pistes in situ qu'il n'a pu mener à son terme du fait de la violence et corruption inouïe qui y régnaient à ce moment, marquées par une campagne électorale qui sentait le soufre. Seul, le fantastique JUNCO PARTNER a pu être gravé au studio CHANNEL one, antre légendaire d'enregistrement de cette île à l'attractivité éprouvée. De fait, il exprime cette frustration dans le morceau KINGSTON ADVICE, morceau au style inimitable et flamboyant ! A l'époque, beaucoup ont cru que le regretté MIKEY DREAD était devenu le 5e CLASH. En effet, il est archi présent sur le disque et a superbement aidé le groupe à s'affranchir de ses limites en offrant des morceaux de choix : ONE MORE TIME/ONE MORE DUB, l'un des sommets du disque et quel sommet qu'il a coécrit avec les 4 londoniens. Mais pas seulement, figurent aussi LIVING IN FAME, justement, dont il est au chant, IF MUSIC COULD TALK fabuleux dub/reggae aux cuivres luxuriants, sans oublier THE EQUALISER. De plus, l'expérience se poursuivait sur scène où il était cordialement invité par le groupe à interpréter les lyrics de BANKROBBER et ARMAGEON TIME, autres immenses morceaux reggae pour une orgie musicale de très grande classe.

Ben, vous me direz, et le rock and roll dans tout ça ? Il est présent. SOMEBOBY GOT MURDERED, mélodieux à souhait dont le texte est magnifique. Il a inspiré STRUMMER après qu'il ait découvert en bas de chez lui la commission d'un crime horrible d'un pauvre veilleur de nuit, assassiné juste pour quelques livres. POLICE ON MY BACK reprise fort réussie des EQUALS avec ces guitares qui carillonnent et appellent à l'urgence. Eddy GRANT, le compositeur du morceau, dira que les CLASH en avaient parfaitement saisi toute la substance et les adoubera pour cette version. UP IN HEAVEN est également remarquable, mélodieux et solaire, THE LEADER assure complètement dans une mouvance rockabilly, de même que MIDNIGHT LOG. Il faudrait encore beaucoup écrire pour évoquer ses 36 morceaux ! Comment toutefois, ne pas mentionner le magique MAGNIFICEN SEVEN dont le texte pessimiste préfigurait les conditions de travail que beaucoup connaissent actuellement. A un degré moindre, bien qu'assez proche musicalement, il est permis de citer LIGTNING STRIKES dans un style débridé de funk/rap. THE CALL UP est une grande chanson, anti militariste. La pop émerge aussi à la faveur des morceaux tels que STREET PARADE (que les BEATLES à leur apogée auraient pu écrire), CHARLIE DON'T SURF dont la mélodie est irrésistible. Ces quelques notes de piano en introduction annoncent un morceau à la structure étonnante : il débute par le refrain ! REBEL WALTZ est une valse étonnante que j'associe au fameux GOLDEN BROWN des STRANGLERS dans un tempo plus échevelé. Il y a aussi ces titres à l'influence caribéenne dont LET S GO CRAZY qui a dû décontenancer plus d'un PUNK ! WASHINGTON BULLETS et son texte vindicatif envers toutes les dictatures, qu'elles soient de droite ou de gauche. BROADWAY est également une grande chanson à l'introduction jazz recelant un texte noir et dépressif. HITSVILLE UK est cette mélopée pop, traversée de choeurs d'enfants célébrant l'arrivée des labels indépendants en Angleterre. SOMETHING ABOUT ENGLAND dans une belle expression pop s'inquiète de la montée de l'intolérance et de la mise à l'index de l'étranger au Royaume Uni. VERSION CITY semble aller dans tous les sens pour finalement toucher sa cible : une mélodie intrusive qui chatoie les esgourdes les plus récalcitrantes ! LOOSE THIS SKIN, interprété par Tymon DOGG, vieux complice de STRUMMER, tutoie le rock punk celtic déjanté que les géniaux POGUES coucheront plus tard sur vinyle. Le FUNK explose aussi, avec notamment IVAN MEETS GI JOE dans un style iconoclaste, interprété par Topper HEADON, musicalement au sommet de sa forme.

Enfin, je trouve que cet opus a magnifiquement vieilli, lui qui peut s'enorgueillir d'une production non datée, ce qui est un gage de qualité d'autant qu'il a été produit par le groupe lui-même aidé de MIKEY DREAD. Le dernier morceau SHEPHERDS DELIGHT qui clôture l'album est remarquable dans un style non identifiable ou presque. S'agit-il sans doute d'un dub acoustique aux arpèges cristallines. Il m'évoque la nostalgie et la fulgurance du temps qui passe. Fulgurance toujours et encore 35 ans après, je suis fan du CLASH et SANDINISTA ! conserve une place particulière dans mon coeur. Alors, objectivement, combien cet album regorge de mauvais morceaux ? Certes, il n'est sans doute pas PARFAIT, mais il respire la joie de vivre, l'envie de créer, de s'affranchir du carcan stéréotypé du rock et de la volonté d'aller de l'avant, sans se retourner sur le passé ou tenter opportunément de le capitaliser. A quoi bon, refaire un LONDON CALLING bis ? Bien sûr, ses contempteurs ironiseront sur ce surplus, coupable à leurs yeux d'une auto complaisance narquoise et inappropriée. Au moins, ont-ils eu le courage d'aller jusqu'au bout de cette démarche. Cependant, l'ensemble est une réussite totale si l'on tient compte également de la volonté du groupe d'avoir mis tout en oeuvre, à son DETRIMENT, afin de le rendre accessible du plus grand nombre. Sans doute, n'a-t-il pas la cohérence d'un LONDON CALLING, ni même sa verve' pourtant il le dépasse en raison de son ouverture musicale, de sa probité inaltérable et de sa foi en ce qu'il offre un album réellement unique et magnifié par une cohorte de styles qui laisse pantois et parfois admiratif.

Même l'objet est magnifique dans sa livrée vinyle. La photo de la pochette en noir et blanc représente le groupe, cliché pris dans un endroit sombre et désaffecté de LONDRES. Un beau livret comportant les textes des paroles, avec une BD en guise d'illustration y figure aussi ! Un bien bel objet.

Je voudrais dédier cette chronique à Sylvie C professeure d'anglais émérite qui m'a fait découvrir et aimer passionnément the CLASH. Je la dédie également à mes parents qui ne sont plus de ce monde et qui ont souvent fait preuve d'une grande tolérance lorsque j'écoutais cette "musique de dingue", "il nous barbe avec ses CLASH" qu'ils disaient... Qu'ils en soient éternellement remerciés. Et bien sûr au groupe lui-même, responsable de m'avoir fait passer de réels moments de bonheur.
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Vu De L'Extérieur
Vu De L'Extérieur
Prix : EUR 31,45

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Oh, SERGE !!!, 4 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vu De L'Extérieur (Album vinyle)
Mon album préféré de GAINSBOURG sorti en 1973. Commercialement, à sa parution, il a fait un bide retentissant auprès du grand public. Conséquence, il a fréquenté scandaleusement les affaires soldées, comme le BERLIN de Lou REED, autre immense "perdant" de l'année ! A telle enseigne, que la maison de disque l'a débaptisé au mitant des années 70 pour le renommer JE SUIS VENU TE DIRE QUE JE M'EN VAIS alors qu'à l'origine son titre était VU DE L'EXTERIEUR, titre accrocheur s'il en est et qui est inclus dans cet album. En effet, elle pensait ainsi pouvoir doper les ventes... Les 10 chansons constitutives de cet opus sont toutes dignes d'intérêt. Elles parlent de solitude, de rupture amoureuse, d'aigreur, de désillusions et Serge en connaissait un rayon…

Il n'y a que GAINSBOURG capable de pondre une merveille telle que "la poupée qui fait" dont le thème un brin scatologique évoque le pipi/caca et toutes les turpitudes propres à un moutard, sans tomber dans le grotesque et la vulgarité gratuite ! Et c'est aussi un superbe hommage rendu à sa fille, Charlotte, qui venait de naître. Les musiciens sont excellents et la production tient superbement la route, n'étant guère datée. Un incontournable absolu aux relents de chef d'oeuvre ! A l'époque, qui s'en est rendu compte ?
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Let's Dance
Let's Dance
Prix : EUR 5,78

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 BOWIE, the come back, 26 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Let's Dance (CD)
Let's dance let's dance let's dance. Dansons, dansons, dansons !!!! Impossible de ne pas avoir entendu ce morceau à la radio lors du printemps/été 1983, à moins d'habiter sur la planète Mars (life on Mars, do you remember ?) Cet album a consacré le grand retour de David Bowie, après quasiment 3 ans d'éclipse et la sortie du remarquable SCARY MONSTERS (en 1980).

Il faut dire que BOWIE, une nouvelle fois, s'est remarquablement entouré. Stevie RAY VAUGHAN officie à la guitare solo et le reste des musiciens est composé d'une brochette de remarquables solistes dont l'excellent Carmine ROJAS à la basse. La production quant à elle a été confiée à Nile RODGERS qui lui aussi fait des gammes à la guitare. Le son est forcément typé années 80, mais curieusement cet album a plutôt bien vieilli et s'écoute encore de façon agréable plus de trente ans après sa parution. La magie du Maître ? Allez, savoir… Pour autant à y regarder de plus près, force est quand même de constater qu'il ne contient que 8 titres dont… 3 reprises. Léger, non ? Il y a d'abord le cultissime CHINA GIRLS, censuré à l'époque. En effet, le clip y afférent présentait quelques scènes de sexe considérées comme osées, donc bannies des ondes de MTV relatives à certaines séquences… De plus, il figurait déjà sur l'excellent LP d'Iggy POP (The IDIOT de 1977) dans une version sobre, dépouillée, voire étouffante bien qu'enthousiasmante, laquelle n'a rien à voir avec cette livraison taillée immanquablement pour la bande FM, même si le résultat, à bien des égards, est remarquable. Réécoutez le solo de RAY VAUGHAN qui, comme me le disait à l'époque mon ami de lycée Yann PECHIN (dernier brillant guitariste en date de BASHUNG, salut Yann), "prend littéralement aux tripes". Il y a eu également dans une version légèrement différente le très bon titre CAT PEOPLE, morceau utilisé pour une BO d'un film (la Féline en 1982) dans lequel jouait Nastassja KINSKI et paru seulement quelques mois auparavant, donc autant dire pas une nouveauté. Certains, dont votre fidèle serviteur, l'avaient acheté en single ou maxi… Enfin, la troisième reprise est excellente et s'intitule CRIMINAL WORLD que BOWIE magnifie par son interprétation classe et renversante… Et puis, parlons quand même des choses qui fâchent : le titre SHAKE IT est de mon point de vue complètement raté, en tout cas loin des critères de qualité propres à BOWIE et il fait tâche ! WHITOUT YOU est seulement moyen et même si la mélodie que ce morceau recèle n'est pas désagréable, il n'est certainement pas mémorable. Reste cependant les sublimes MODERN LOVE avec sa rythmique foudroyante, son phrasé immédiatement reconnaissable entre mille, LETS DANCE (si si si que certains dénigraient à l'époque) dont le sens du rythme chaloupé enivre et donne follement envie de bouger, RICOCHET et cette guitare qui fait des merveilles, chatoie les esgourdes, entrelacs de notes dont se disputent la paternité RODGERS et RAY VAUGHAN alors que l'interprétation de BOWIE décolle et capte inexorablement l'attention de l'auditeur…

Alors, pour autant, doit-on considérer que c'est un incontournable de BOWIE ? Je ne sais pas mon capitaine, vous me mettez dans l'embarras, mais quand on aime… Toujours est-il qu'en 1983, ce disque est énormément passé sur ma platine. J'ai apprécié sa production, certes par trop démonstrative, mais intelligente en ce qu'elle a de subtil et de précis, les singles qui en ont été extraits et ce come back (presque) inespéré d'un artiste majeur du rock. J'ai eu la chance de le voir à l'hippodrome d'Auteuil en live, flanqué de ses fidèles serviteurs aux guitares, Carlos ALOMAR et le génial Earl SLICK et j'en conserve un souvenir ému, même si insidieusement la démesure commençait à poindre au détriment des concerts donnés dans des salles de dimension humaine. C'était l'époque aussi durant laquelle les maisons de disques avaient décidé de faire racheter opportunément aux consommateurs leur catalogue : le passage du vinyle au CD et écoper des bénéfices incommensurables. L'ère du business sur le monde de la musique était déclarée.

La suite malheureusement sera triste et artistiquement l'état de grâce terminé. En effet, les années 80 à venir seront un véritable naufrage pour cet artiste réellement hors pair. Cependant, comme tous les grands, il aura l'occasion de se ressaisir et de quelle façon. Mais là, c'est assurément un autre débat !
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