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Contenu rédigé par Michelle RIVALLAND
Classement des meilleurs critiques: 818
Votes utiles : 1092

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Commentaires écrits par
Michelle RIVALLAND
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   

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Le Petit Prince
Le Petit Prince
par Antoine de Saint-Exupéry
Edition : Relié
Prix : EUR 14,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un album sublime, habillé d’or et de lumière, 13 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Petit Prince (Relié)
Après le film qui m’a moyennement plu, j’apprécie l’acquisition de ce magnifique album, qui, tout en ayant conservé le texte original intégral de l’auteur, bénéfice des superbes photos du film. Voilà un mariage heureux du récit d’Antoine de Saint-Exupéry et de ces illustrations en papier découpé, tellement réussies qui ajoutent à l’émotion permanente procurée par la lecture. Je crois que Saint-Exupéry aurait adhéré à ce projet, lui qui ne se sentait pas à la hauteur pour dessiner.

Il aurait peut-être été intéressant quand même d’ajouter les vrais dessins de l’auteur dans quelques pages annexes, mais c’est sans doute beaucoup demander.

Enfin voilà un livre précieux, qui ne fait qu’ajouter au prestige de cette histoire fabuleuse dont personne ne se lasse, et qui apporte sans fin le même émerveillement à chaque relecture. Le voilà habillé d’or et de lumière comme il le mérite, et empreint d’une tendresse infinie.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 24, 2016 3:45 PM MEST


Le Petit Prince
Le Petit Prince
DVD ~ André Dussollier
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Quelques moments magiques, de pure grâce, mais un ensemble déconstruit, 8 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Petit Prince (DVD)
Tout d’abord il me vient tout de suite à l’idée qu’il aurait fallu donner un autre titre à ce film, puisqu’il ne s’agit pas de l’histoire réelle du Petit Prince, mais de son histoire mêlée à une autre, ce qui ne produit pas le même effet. Le titre est trompeur sur ce point.

Ceci dit, j’ai beaucoup aimé la première partie du film. J’y ai retrouvé les moments clés de l’histoire si merveilleuse écrite par Antoine de Saint-Exupéry, délicieusement présentés. Le seul inconvénient est qu’ils se déroulent trop vite à l’image. Il est évident qu’on ne peut goûter un passage de film avec la même intensité émotionnelle qu’un paragraphe de lecture, cela fait partie du pouvoir fabuleux des mots.

Pour être honnête je dois dire cependant que la représentation cinématographique, avec les effets spéciaux qu’elle permet, ajoute un plus à l’enchantement procuré par une lecture préalable de l’œuvre. Pourtant c’est très délicat de "retoucher" en quelque sorte cette œuvre du Petit Prince.

À ce niveau-là de mes réflexions à propos de ce film, je pense qu’il est pratiquement indispensable de connaître l’histoire du Petit Prince avant de le regarder. Mais ce n’est pas forcément le cas pour les enfants, qui ne le connaissent pas. De plus ce film me paraît très compliqué pour eux, c’est tellement philosophique !

La deuxième partie du film est déstabilisante. Le rythme s’accélère, il nous entraîne, avec l’avion qui a réussi à décoller, dans le dédale sombre d’une ville pleine de gratte-ciel. C’est un vertige permanent. Nous voilà décontenancés de voir apparaître un petit prince qui a grandi, qui est moins sympathique, qui est devenu un ramoneur soumis à la loi implacable du businessman obsédé par "l’essentiel". L’histoire perd tout son charme.

La fin retrouve un peu la magie initiale, heureusement, mais le mal est fait !

Bref, au sortir du film j’avais une envie irrésistible de me précipiter sur l’histoire authentique du Petit Prince, pour remettre mon esprit d’aplomb !

J’en viens à présent aux côtés positifs du film. J’ai aimé le personnage de la petite fille, celui de sa mère, caricaturale mais malgré tout sympathique dans ses ambitions démesurées pour son enfant. J’ai été charmée par le vieil aviateur si touchant et bien sûr par le Petit Prince si émouvant dans sa fragilité. Bravo au petit garçon qui lui prête voix (et vie) !

Je n’oublie pas non plus les décors sublimes et les musiques.

Finalement toutes les étoiles omniprésentes dans ce film, tendrement accrochées à des fils, ou qui s’évadent de leur bocal où elles étaient prisonnières ne cessent de tourner joyeusement dans ma tête. Et je me souviendrai longtemps de la superbe piste de décollage de l’avion, illuminée d’ampoules multicolores, une vision magique ! Et toutes les inventions pathétiques de l’aviateur, dans sa vieille maison ensorcelante ! Oh ! Que de trouvailles extraordinaires dans ce film !

Mais mon "Petit Prince" est un peu dénaturé dans ce film. Je retourne à mon livre, à ses grelots… Leur petite musique résonne toujours dans mon cœur.


The birthday crown : Queens 90th birthday
The birthday crown : Queens 90th birthday
par Davide Cali
Edition : Relié
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Délicieux et porteur d’idées pour les enseignants, 3 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The birthday crown : Queens 90th birthday (Relié)
Cet album charmant destiné aux jeunes enfants est une histoire toute simple, inspirée par l’actualité, en l’occurrence la célébration des 90 ans de la reine d’Angleterre.

Son scénario est original et son illustration par des collages de papiers découpés est tout à fait bien adaptée. L’ensemble est, ni plus, ni moins, un petit trésor à préserver.

Je ne voudrais pas trop dévoiler le sujet, mais c’est tellement tentant ! Je vais pourtant en dire le moins possible : pour l’anniversaire de la reine, le maître de cérémonies lui demande de choisir entre plusieurs couronnes, toutes plus farfelues les unes que les autres, à porter pour cette occasion exceptionnelle.

Vous serez peut-être un peu surpris, mais surtout attendris, au final, d’apprendre sur quelle couronne la gentille souveraine de 90 ans aura porté son choix.

Sachez que le petit prince Georges et la petite princesse Charlotte, déjà si célèbres au Royaume-Uni, ont leur place dans cette aventure.

Après une brève présentation des faits, toute l’écriture du récit n’est constituée que de dialogues écrits dans des bulles. Le tout est en anglais, ce qui fournit d’emblée un bon exercice de traduction pour des enfants pratiquant cette langue, pas forcément en primaire, ce serait peut-être difficile, mais début secondaire.

Pour ce qui est des plus jeunes, de nombreux exercices peuvent leur être proposés à la suite de la lecture de ce livre, par exemple, en premier lieu, dessiner les couronnes sur des fiches cartonnées pour fabriquer un jeu de couronnes. Ceci permettrait des manipulations diverses : (classement dans l’ordre du récit, chercher le ou les couronnes manquantes, trouver celle qui vient avant, après etc., chercher les couronnes par devinettes etc.). Et puis bien sûr les enfants pourraient imaginer d’autres couronnes, les dessiner, des robes assorties…

À l’époque de la fête des Rois par exemple, voilà bien un sujet à exploiter.

Je recommande fortement ce livre tendre et riche d’intérêts, aux enseignants de maternelle, ou de collège en ce qui concerne l’étude de la langue anglaise.

Bravo à l’auteur et à l’illustrateur !


Kervez, ce paradis
Kervez, ce paradis
par Léontine DRAPIER-CADEC
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un vrai coup de cœur !, 30 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kervez, ce paradis (Broché)
J'avais entrepris de lire ce livre prêté, sans grand enthousiasme, sans grande conviction, au vu de son aspect un peu jauni, un peu défraîchi, mais au bout de quelques pages, j'étais complètement sous le charme.

Il porte une jolie dédicace de l'auteure à ma sœur institutrice, dont Léontine Drapier-Cadec avait reçu tous les élèves, pour préparer avec eux cette belle surprise. Une nièce de l'auteure fréquentait la classe de ma sœur. Ceci explique cela.

Étant née dans une famille d'enseignants (mère, oncle, fratrie, enfants, neveux, etc.) et moi-même enseignante en retraite, je suis toujours curieuse de lire des récits de vie d'enseignants, et ils sont souvent savoureux. Mais celui-ci l'est particulièrement.

Léontine Drapier, née en 1895, a vécu 100 ans. Dans "Kervez ce paradis", elle raconte 5 ans passés dans une école de hameau de Lopérec, en Bretagne, un peu en dehors du temps, en dehors de la civilisation, comme elle le dit elle-même. Son mari enseignait dans la "grande classe", tandis qu'elle avait en charge les petits, elle était la "petite maîtresse".

Si Léontine est très amoureuse de la vie et des gens qui l'entourent, elle est aussi très en demande d'amour.

Dans son livre on découvre une personnalité très attachante. Elle pratique beaucoup l'humour. Elle ne se prend pas au sérieux, elle est espiègle et porte toujours un regard bienveillant sur les gens. En même temps elle reste fidèle aux valeurs d'une vie vouée aux autres, et particulièrement aux enfants, mais également à leurs familles.

La "Skoleres" (maîtresse d'école en breton) est toujours très jeune de caractère, tout en appréciant quand même d'être reconnue importante de par sa fonction. Celle qui se donne comme surnom "la reine de Bessarabie", aime les hommages, toutes proportions gardées. On sait que l'instituteur ou l'institutrice étaient des personnages respectés à la campagne, au siècle dernier, car ils détenaient le savoir.

Tout va donc pour le mieux, dans le meilleur des mondes, dans "Kervez, ce paradis" où Léontine, maman de deux coquines comme elle, surnommées Renarde et Peluche, vit comme dans une lune de miel perpétuelle. Elle admire son mari et apprécie qu'il intervienne parfois dans la petite classe, pour rétablir l'ordre si besoin ! Mais elle n'en est pas moins une femme qui savoure les compliments des hommes qu'elle côtoie ici et là, et qui sont sensibles à son charme, en tout bien tout honneur, bien entendu !

Le livre fourmille d'anecdotes sur la vie à la campagne dans les années d'après guerre, et là encore la magie de Léontine opère. Elle écrit dans un style poétique complètement naturel. Elle fait chanter la vie par ses mots qui coulent de source, et la vie prend des allures idylliques.

Quant aux aventures de l'enseignement à la campagne à l'époque où vivait Léontine, j'en ai connu moi-même un certain nombre et ce n'était pas toujours le paradis. Mais le passé ressurgit toujours d'une façon apaisée et tendre dans les souvenirs. Il prend des couleurs nouvelles. Même les petits drames ont perdu leur côté tragique. Ils se transforment en récits piquants que l'on se remémore à plaisir mais dont il ne faut pas trop ennuyer l'entourage. L'abus de souvenirs peut déranger certains. À distiller donc avec modération.

Léontine Drapier a eu raison de fixer les siens sur le papier. Elle avait une "si jolie plume".

Les dessins de Suzanne BARON agrémentent aussi délicieusement l'ouvrage, avec leur petit côté rétro qui apporte à l'ensemble un charme suranné. Une belle collaboration.


La Madeleine Proust, une vie, Tome 2 : 1939-1940 - Ma drôle de guerre
La Madeleine Proust, une vie, Tome 2 : 1939-1940 - Ma drôle de guerre
par Lola Sémonin
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un récit bien documenté, 3 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Madeleine Proust, une vie, Tome 2 : 1939-1940 - Ma drôle de guerre (Broché)
J’avais bien aimé le tome 1, mais forcément le 2 perd un peu de charme du fait que le plaisir de la découverte n’est plus au rendez-vous et qu’il joue un peu les prolongations, même si l’action change, ce qui est quand même le cas ici.

En effet le récit de la vie de "la Madeleine" au sein d’une famille de la campagne prend une nouvelle orientation à l’approche de la guerre de 39/40. La narratrice, à l’âge des premiers émois de l’amour, fait connaissance malheureusement avec les affres du conflit international qui bouleverse la vie de la France et celle de la famille. Son univers en est totalement chamboulé. La peur s’installe. Chacun réagit à sa façon.

Même si j’ai trouvé des longueurs inutiles au récit, je salue l’extraordinaire travail de recherche de l’auteure pour écrire ce roman documentaire. Et puis Lola Sémonin ne perd jamais son sens de l’humour. Son livre est truffé de blagues et d’expressions amusantes de l’époque qu’elle décrit. C’est aussi un concentré d’images de la vie de ce temps-là.
Il y a là un intérêt historique certain.

Personnellement je trouve qu’il y manque quand même le petit plus, le supplément d’âme qui crée l’émotion. Les récits sur la guerre sont habituellement plus poignants et je n’ai pas été particulièrement émue par cette saga, que j’ai quand même parcourue avec intérêt mais parfois en accélérant ma lecture.

Pardon pour ce regard un peu négatif sur un travail colossal.


Marguerite
Marguerite
DVD ~ Catherine Frot
Proposé par Showpeen
Prix : EUR 9,90

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Traumatisant, 20 février 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marguerite (DVD)
J’espérais quelque chose de mieux, vu le succès retentissant de ce film, qualifié même "d’hilarant" ou "d’exaltant", il me semble bien à tort.

Certes on ne peut nier les nombreuses qualités de cette œuvre et le jeu impressionnant de Catherine Frot particulièrement vraie et émouvante dans ce film, et également le talent des autres acteurs.

Le scénario est machiavélique, avec tous ces personnages malhonnêtes ou carrément louches qui gravitent autour de la chanteuse. Les décors, à dessein sombres et peuplés d’animaux ou d’objets bizarres, créent une atmosphère d’angoisse permanente. La chanteuse, avec ses tenues extravagantes est proche de la folie, dans sa fragilité. Son majordome, dévoué à l’extrême est en réalité un psychopathe. Le mari est un faible qui ne sait pas trop comment réagir.

On regarde ce film amer avec une souffrance quasi permanente, autant pour les oreilles que pour le cœur.

Bon, essayons d’enlever les côtés sordides et malsains de ce scénario inspiré de faits réels. Que reste-t-il ? Des lueurs d’humanité, en repensant au mari de la chanteuse qui aime sa femme malgré tout et qui veut la sauver à la fin. En revoyant la maîtresse de ce dernier qui exprime aussi des sentiments altruistes lorsqu’elle prend conscience de la détresse infinie de sa rivale. Cela nous permet de garder foi en l’homme, et adoucit l’ensemble.

Ce film, aux costumes et décors somptueux est une œuvre bouleversante, mais très noire. Il nous permet d’écouter quelques airs magnifiques, malheureusement en partie massacrés, comme l’air de Casta Diva de la Norma de Bellini, que ma fille Amélina a interprété plusieurs fois, et qui me procure tellement d’émotion.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 21, 2016 11:07 AM CET


La Madeleine Proust, une vie : Quand j'étais petite (1925-1939)
La Madeleine Proust, une vie : Quand j'étais petite (1925-1939)
par Lola Sémonin
Edition : Broché
Prix : EUR 19,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des côtés délicieux, savoureux, bien épicés, mais aussi des côtés amers, 19 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Madeleine Proust, une vie : Quand j'étais petite (1925-1939) (Broché)
Lola Sémonin a créé avec talent un personnage féminin, Madeleine, ayant vécu son enfance dans l’entre- deux guerres, auquel l’auteure s’identifie, à partir d’anecdotes récoltées ici et là chez les "anciens" d’un village du Doubs.

À travers ce personnage, elle nous dépeint la vie rude à la campagne dans les années 1925 – 1939.

Dès le début les descriptions sans concessions des accouchements, assez périlleux parfois, nous mettent dans l’ambiance. Puis viennent les aventures pittoresques des premiers pas à l’école, dans une classe unique bénéficiant de l’ambiance "grande famille studieuse" qui sied à l’enseignement dans de telles conditions, où chaque enfant apprend beaucoup des uns et des autres plus ou moins âgés que lui.

Ce n’était pas très différent de la classe unique que j’ai moi-même dirigée dans les années 60, mises à part quelques méthodes radicales que je n’aurais nullement été capable d’utiliser, et qui sont relatées dans le livre (par exemple les coups de règle en fer sur les doigts et les séjours au cachot où était remisé le squelette d’observation, par exemple, et ce pour des broutilles).

Tout au long du récit, Lola Sémonin nous décrit la vie des agriculteurs, avec tous les travaux de la ferme et des champs qui se déroulent au rythme des saisons, et également les fêtes religieuses, les fêtes familiales, accompagnées de leurs lots de traditions.

L’accent est mis sur la pénibilité du travail, la pauvreté du milieu paysan et toutes ses conséquences sur la vie des familles et particulièrement des enfants très nombreux dans chaque foyer. La comparaison avec les gens de la ville, plus aisés, est évoquée aussi assez longuement.

Cependant la tendresse, la solidarité, sont omniprésentes dans les pages. Le père de Madeleine aime beaucoup ses enfants, la mère peu démonstrative et accablée par ses grossesses à répétition demande beaucoup à sa fille, l’héroïne du roman. Cette dernière doit "élever" ses frères et sœurs qui se succèdent à un rythme très rapide, alors qu’elle-même n’a que cinq ou six ans. Madeleine ne bénéficie pas pour autant de quelconques privilèges et la mère lui demande toujours plus, car elle n’arrive plus à faire face à son destin qui se résume à une succession de maternités qui la laissent épuisée.

Le sort des autres membres de la famille est évoqué de temps en autre, à la faveur des événements du roman, et l’histoire d’un oncle porté sur l’inceste fait tâche dans cet univers plutôt sympathique. L’auteure aurait pu se passer de le relater, comme j’aurais pu aussi m’abstenir de faire allusion à cet épisode. Mais c’est pour faire remarquer que ce chapitre sordide est en trop et n’apporte aucun intérêt.

Bref, j’ai apprécié ce livre qui fait un retour sur un passé assez proche du mien. Nombre de chansons, d’expressions, de coutumes, de découvertes sont revenues à la surface de ma mémoire. Lola Sémenin parle beaucoup de l’école, un sujet qui lui tient à cœur, puisqu’elle a été institutrice. Cela ne pouvait que me plaire.

Pour les gens de mon âge, ou plus âgés, c’est donc l’occasion d’un réveil des souvenirs, d’une rétrospective d’une époque où nous avons vécu.

Pour les lecteurs d’âge moyen, cela leur donne l’occasion de se pencher avec curiosité sur la vie de leurs parents ou de leurs grands-parents. L’ensemble est très bien documenté et fourmille de traits d’humour. Il a un goût d’authenticité bien agréable.

À la faveur de ce livre j’ai aussi découvert le talent d’humoriste de Lola Sémonin, qui donne des spectacles depuis 30 ans. J’en ai regardé des extraits. C’est très plaisant. Sa "Madeleine" est un personnage truculent.

Bravo donc à Lola Sémonin pour sa "Madeleine Proust", cette balade très intéressante dans le passé

Merci à mon fils Luc pour ce cadeau de Noël original. Il me reste à lire le tome 2. Avec plaisir.


Mes héros
Mes héros
DVD ~ Josiane Balasko
Proposé par Expédition sous 24H
Prix : EUR 8,97

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un moments de grâce. Le jeu des acteurs est époustouflant, 2 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mes héros (DVD)
On savait d’avance que ce trio d’acteurs : Josiane Balasko, Gérard Jugnot, et Clovis Cornillac promettait de passer un moment savoureux. En plus il y avait ce petit garçon adorable, cerise sur le gâteau…

La promesse a bien été tenue. Ainsi dans ce film nous sommes transportés dans un univers de gens simples confrontés à des événements un peu particuliers et qui réagissent avec une générosité spontanée en dépit de leurs propres problèmes.

Et comme l’amour de ce couple vieillissant est admirable et tellement bien raconté.

Il en résulte une belle leçon de vie et d’amour, avec des moments d’émotion intense.

Je n’oublierai pas de sitôt ce film qui gardera un écho dans mon cœur , et je le regarderai à nouveau avec un plaisir peut être grandissant, tant il est habité par la grâce. Il y a des moments comme ça, que l’on savoure, des moments rares.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 27, 2016 10:09 AM MEST


Souvenirs de Marnie
Souvenirs de Marnie
DVD ~ ACTEURS INCONNUS
Prix : EUR 14,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une belle histoire de transmission d’amour, mais quand même une histoire tracassée, 1 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Souvenirs de Marnie (DVD)
Ce dessin animé de qualité nous présente une histoire prenante, mais aussi assez complexe, avec ses nombreux allers et retours au passé de la petite Anna, héroïne du scénario.

Tout contribue dans ce film, à créer un spectacle de choix : les dessins recherchés recréant des paysages aux couleurs chatoyantes, des jardins joliment agencés et fleuris, des maisons accueillantes aux intérieurs chaleureux, et des personnages attachants.

Bien que néophyte en matière de dessin animé, j’ai été charmée par l’ambiance de ce film où évoluent principalement des enfants.

Cependant, pour ce qui est de l’histoire, profondément sérieuse et à tonalité amère, à cause du grave sujet abordé, elle me paraît surtout compréhensible pour des adultes. Pour les enfants, ce film nécessite un accompagnement d’explications, pendant, ou plutôt après le visionnage, afin de ne pas troubler la séance.

Il est question dans ce film de l’enfance délaissée, de famille d’accueil, de traumatismes de l’état d’orphelin, de recherche douloureuse sur un passé qui peut ressurgir n’importe quand et raviver les souffrances enfouies. Il s’agit aussi d’illusions perdues, de la crainte d’être rejeté qui hante toujours les enfants confiés à des adoptants, de leur peur d’être marginalisés qui les rend agressifs et pas aimables alors qu’ils recherchent maladroitement l’amour, sans savoir s’y prendre.

C’est le cas d’Anna la petite héroïne, une enfant adorable mais révoltée, agressive, mal dans sa peau, qui préfère s’évader dans ses rêves et qui retrouve fort à propos les traces de son passé.

C’est alors que le scénariste utilise le subterfuge de faire revivre des scènes de l’enfance de la grand-mère d’Anna, Marnie, dans lesquelles Anna devient compagne de jeu de l’aïeule. Les deux enfants sont alors complices d’aventures imaginaires. C’est sans aucun doute une résurgence des confidences que Marnie, la grand-mère faisait à sa petite-fille il y a des années, mais qui étaient restées enfouies dans le subconscient de la fillette.

Bien sûr les enfants ne voient pas toutes les subtilités du stratagème de l’auteur, mais on ne peut ignorer le côté puzzle de ce scénario alambiqué.

Cela n’enlève rien au charme de cette histoire émouvante que j’ai trouvée captivante et que j’ai le tort de vouloir trop "décortiquer".

Les enfants, qui ne "coupent pas les cheveux en quatre" sont sûrement plus à même d’apprécier sans arrière pensée.


Avant toi
Avant toi
par Jojo Moyes
Edition : Broché
Prix : EUR 8,20

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le long cheminement d’une courte histoire d’amour amère, 28 janvier 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avant toi (Broché)
J’ai beaucoup aimé le début de ce récit très réaliste racontant la vie ordinaire d’une jeune femme de condition très modeste, en proie à des difficultés familiales, et désireuse de trouver un emploi.

Jojo Moyes possède le talent de l’écriture simple et prenante.

Et puis la narration commence à prendre une tournure plus grave quand l’héroïne devient auxiliaire de vie d’un jeune homme tétraplégique plutôt agressif au premier abord, mais qu’elle arrive tout doucement, au prix d’un inlassable dévouement, à amadouer.

L’histoire de cet apprivoisement est captivante, bien entendu, mais à ce niveau on se doute bien que ça ne va pas s’arrêter là. C’est un roman et non un documentaire, bien que ce soit bien renseigné !

Donc, à partir d’un certain niveau du livre, l’atmosphère change, un événement de nature inquiétante s’annonce. Personnellement c’est là que je trouve que le récit s’enlise un peu, l’auteur le fait traîner volontairement pour mieux appâter le lecteur.

Le résultat pour moi est que j’avais envie de brûler les étapes, parce que 524 pages c’est beaucoup quand même ! (524 pages pendant les 31 jours de janvier, cela donne 16,90 pages par jour, c’est pas mal si on n’a pas que ça à faire ! Bon, je plaisante, on lit plus vite si on est passionné.)

Bref j’ai trouvé la fin un peu trop ralentie et pour comble le dernier épisode m’a laissé un goût très amer. J’espérais mieux. Je sais, la vie n’est pas un conte de fée. Mais un roman permet tout, surtout de terminer sur quelque chose de moins dramatique à défaut de fin heureuse.

Certes, cette histoire est instructive, et pleine de questionnements. Elle est surtout très douloureuse.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 30, 2016 7:16 PM CET


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