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Contenu rédigé par Werlings
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Commentaires écrits par
Werlings (France)
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Spohr
Spohr
Prix : EUR 7,20

4.0 étoiles sur 5 Une musique charmante et raffinée, 15 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Spohr (CD)
Compositeur prolifique, Louis Spohr s'inscrit dans la première moitié du XIXe siècle ; mais son regard est plutôt tourné vers la fin du XVIIIe siècle, à la fois à travers le respect des formes classiques, mais aussi avec une pratique fort courante à l'époque : le pot-pourri. Citer des airs célèbres d'autres compositeurs permettait de briller habilement. Et Spohr aime bien citer Mozart...

Derrière un compositeur se cache aussi un homme ; et Spohr, le violoniste, était tombé amoureux d'une harpiste, qu'il avait épousé. De cet amour sont nées des pages pour violon et harpe, en particulier les deux sonates et la Fantaisie. On pourra commencer par la sonate op. 114, en deux mouvements, avec son premier mouvement fin, délicatement agencé, tirant au mieux parti du dialogue entre le violon et la harpe. Le second mouvement est l'un de ces fameux pot-pourris, ici une compilation d'airs de la Flûte Enchantée.
La deuxième sonate enregistrée ici retrouve une forme en trois mouvements. On retrouve les qualités de Spohr, et ce sentiment étrange que la musique coule de source. Le larghetto central est un vrai coup de cœur. Le final est joliment ciselé.
La Fantaisie est tout aussi agréable, et s'appuie aussi sur des airs en vogue à l'époque et aujourd'hui peu connus. Ce qui frappe, c'est l'intensité de la partition pour harpe.

On poursuivra avec le "lied der Emma", une musique de scène associant la harpe, le violon et la voix de soprano, avec des interventions de cor. C'est très surprenant, et le résultat est très réussi.
On finira par le déchirant air de Marie dans l'oratorio que Spohr composait lorsque son épouse bien-aimée disparut : c'est un ultime hommage, un dernier adieu. Le récitatif est anachronique en 1834 et ressemble à s'y méprendre à du Mozart. Il est accompagné par le violoncelle. L'aria associe à nouveau le cor, la harpe et le violoncelle avec la voix de soprano.

La musique de Spohr est toujours agréable et délicate. Sa musique pour violon et harpe offre en plus un aspect autobiographique, et la musique qu'on entend ainsi est d'autant plus personnelle. La prise de son et la notice trilingue font de ce disque un très bon disque.


Spohr: Violin Concertos WoO 9 & 10; Movement; Potpourri
Spohr: Violin Concertos WoO 9 & 10; Movement; Potpourri
Prix : EUR 11,02

4.0 étoiles sur 5 Pour les amateurs de Louis Spohr, 15 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spohr: Violin Concertos WoO 9 & 10; Movement; Potpourri (CD)
Louis Spohr fut en son temps un acteur majeur de la vie musicale allemande ; son temps, c'est la première moitié du XIXe siècle, car il est né en 1784 et décédé en 1859. On lui doit un corpus de 9 symphonies et surtout une large production de concertos pour violon. Pourtant, il est assez vite tombé dans l'oubli : il faut dire qu'il est resté attaché aux formes traditionnelles, contre les excès du romantisme.

Les mêmes interprètes ont enregistré chez CPO une intégrale des concertos pour violon, ainsi que les œuvres pour deux violons. Ce disque vient donc compléter cette intégrale, avec deux concertos sans numéro d'opus, un mouvement isolé, et un pot-pourri. Autant dire qu'il a surtout un intérêt documentaire, même si la notice trilingue, toujours très documentée, s'efforce de nous convaincre de l'importance des œuvres enregistrées ici.

Il n'empêche que nous entendons deux concertos de jeunesse ; nous sommes très loin de Beethoven, encore plus de Mendelssohn. Mais on entend déjà les qualités réelles de Spohr : une orchestration efficace, un violon virtuose et toujours mélodieux, bref une musique élégante, charmante, qui s'écoute avec facilité et plaisir. Quelle évolution, même, d'un concerto à l'autre : le concerto WoO 10 marque une vraie évolution, avec davantage de maturité dans le propos. Le mouvement isolé est plus quelconque. Quant au pot-pourri, c'est un genre que Spohr affectionnait particulièrement : c'est une compilation d'airs de Mozart destinés à impressionner le public en concert. C'est tout à fait charmant.

Ce disque vise sans doute les amateurs de Spohr, ou ceux de cette période de transition entre l'époque classique et le romantisme. Il donne néanmoins à entendre une musique agréable, et la technique de CPO ne souffre d'aucune critique. Un bon disque, sans doute. Un disque essentiel, sans doute pas.


Concertos Pour Clarinette
Concertos Pour Clarinette
Prix : EUR 7,05

5.0 étoiles sur 5 Crussell, un Mozart suédois ?, 15 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Concertos Pour Clarinette (CD)
On peut remercier le label Naxos de dénicher de vraies petites pépites, surtout lorsqu'elles sont enregistrées soigneusement, comme c'est le cas ici. Crussell ? Voici un nom qui n'évoque pas grand chose... Né en 1775 et décédé en 1838, Bernhard Crussell serait le contemporain d'un Beethoven par exemple. Il est suédois, et ce disque est l'occasion de se pencher sur les nombreux compositeurs suédois peu connus. Il a composé trois concertos pour clarinette, enregistrés ici en Suède, par un soliste et un orchestre suédois.

Crussell se place ouvertement dans la tradition du concerto héritée du XVIIIe siècle et en particulier de l'exemple mozartien. On pourrait largement comparer ces trois concertos aux quatre concertos pour clarinette de Louis Spohr.
Les trois concertos sont des œuvres très élégantes, orchestrées avec soin, et mettant très particulièrement en valeur le soliste. Toutes les possibilités de l'instrument semblent utilisées ici, car Crussell est clarinettiste et il connaît bien les qualités de son instrument. Le sens de la mélodie est évident, avec des allegro virtuoses, des mouvements lents poétiques et délicats (mais qui n'atteignent pas l'intensité dramatique hors norme du concerto de Mozart), des rondos d'une belle légèreté.

Voici donc trois très beaux concertos pour clarinette : le premier, académique et brillant, le second nettement plus dramatique, avec un superbe andante pastorale, et le troisième plus majestueux. Le coup de cœur revient au deuxième concerto, grâce à son mouvement lent mémorable. Interprétation et prise de son (un rien réverbérée) servent bien ces œuvres peu connues, et qui méritent vraiment le détour. Ajoutons une notice trilingue, et voici un très beau disque, proposé à un prix économique.


Romantic Music for Cello and Orchestra
Romantic Music for Cello and Orchestra
Prix : EUR 7,05

5.0 étoiles sur 5 Toute la poésie du violoncelle, 14 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Romantic Music for Cello and Orchestra (CD)
Naxos sait proposer des compilations fort réussies, tirées du large catalogue enregistré au début des années 1990 dans les anciens pays communistes ; parmi ces compilations, cet "andante cantabile", sous-titré "musique romantique pour violoncelle et orchestre" est une vraie réussite.

Le choix du violoncelle permet une belle homogénéité de l'ensemble, sans que jamais on ne s'ennuie. On trouve ainsi de petites pièces ou mélodies, comme la vocalise de Rachmaninov, le chant du ménestrel de Glazunov, mais aussi de belles mélodies de Tchaikovski ou Rubinstein. Le vol du bourdon de Rimsky-Korsakov précède le cygne de Saint-Saëns. La sérénade espagnole de Glazunov, Kol Nidrei de Bruch offrent de merveilleux moments de poésie. On n'oubliera pas les concertos pour violoncelle de Stamitz, Haydn, Dvorak ou Elgar. Au final, on a là les mouvements les plus poétiques écrits pour le violoncelle.

Voici donc une très belle compilation, techniquement réussie, et très agréable à écouter. La voix chaude du violoncelle est particulièrement apaisante. Pour un prix modique, voici une excellente introduction à la musique classique.


Berceuse
Berceuse
Prix : EUR 7,05

4.0 étoiles sur 5 Des berceuses orchestrées et bien choisies, 14 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Berceuse (CD)
Parmi les nombreuses compilations thématiques que le label Naxos peut proposer, ce disque de 16 plages offre une très belle sélection de berceuses, et il constitue une belle introduction à la musique classique. Douceur, rêverie. Tristesse aussi, parfois. Les versions proposées ici sont des versions orchestrées, ce qu'on pourra déplorer parfois, mais ce qui donne aussi à ce disque son homogénéité.

On entendra les berceuses attendues : Fauré (plage 2), Brahms (plage 8), Chopin (plage 12), Schubert (plage 10), Schumann (plage 13) ; d'autres, moins connues : Flies, Järnefelt, Godard. Stravinsky pourra surprendre. Ajoutons aussi les deux premières gymnopédies de Satie, la pavane pour une infante défunte, ou le célèbre aria de la troisième suite de Bach, et voici un programme éclectique, parfois osé, et toujours de bon goût.

Voici donc une belle petite sélection de berceuses classiques proposées à un prix modique. Pourquoi s'en priver ?


Naxos Historical
Naxos Historical
Prix : EUR 7,20

4.0 étoiles sur 5 Une compilation bien nommée, 14 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Naxos Historical (CD)
Le label Naxos a un catalogue pour le moins impressionnant ; il le tient en partie du début des années 1990, lorsqu'il enregistrait des artistes et des orchestres des anciens pays communistes afin de sortir des disques "économiques". Face à la concurrence de versions plus prestigieuses, et aussi pour faire face au renouvellement du répertoire avec d'autres artistes au sein même du label, ces vieilles versions ont trouvé une nouvelles destinations : les compilations.

Le titre de berceuse ne doit pas amener à confondre ce disque avec un autre, publié aussi par Naxos ; ici, le nom de berceuse est l'appellation "marketing" du 10e volume de la collection "night music". Afin d'ouvrir ces "berceuses", quoi de mieux qu'un ballet, la Belle au bois dormant, de Tchaïkovski ? Continuons avec Beethoven, et l'inattendu mouvement lent de la sonate "la tempête". Vivaldi et Mozart nous mènent en terrain connu, avant une petite surprise : le discret et peu connu Louis Spohr, qui a composé de si beaux concertos pour violon. De même, si la berceuse de Fauré trouve parfaitement sa place, l'ouverture de la deuxième suite orchestrale de Bach est un peu surprenante. Le choix de la version pour quatuor à cordes de l'oratorio de Haydn, les Sept dernières paroles du Christ, est encore plus osé. Enfin, le disque se termine par une version pour piano et violon du chant hindou de Rimsky-Korsakov, et par une version orchestrale de la terrasse des audiences au clair de Lune.

Derrière ces audaces et parfois ces trouvailles, on entend une très belle compilation, parfois originale. Sans doute pourra-t-on préférer ponctuellement d'autres versions. Mais dans l'ensemble, ce disque offre un panorama attachant de la musique classique, et pourra même servir d'introduction à d'autres œuvres. Elle propose aussi un programme parfois ambitieux. Ce n'est pas le moindre de ses mérites.


Ballade
Ballade
Prix : EUR 7,05

4.0 étoiles sur 5 Une compilation originale et très variée, 14 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ballade (CD)
Le label Naxos a beaucoup enregistré au début des années 1990 avec des artistes peu connus : ainsi, publier des disques à prix "économique" était possible, en particulier grâce aux nombreux orchestres des anciens pays communistes. De ce large catalogue est sortie ensuite une collection de compilations thématiques. Ce volume, autrefois le 4e disque de la collection "night music", est intitulé "ballade".

Ce qui frappe, derrière l'unité de style qui fait l'intérêt de cette compilation, c'est la variété des compositeurs abordés, avec des rapprochements audacieux : Sibelius, inattendu, précède Bach, plus convenu ; Dvorak et l'inévitable ballade irlandaise de la symphonie du Nouveau Monde voisine Joachim Raff et sa suite italienne. Le connu et l'inconnu, le convenu et le surprenant : le cocktail est parfois osé, mais le procédé marche très bien, et le résultat ne manque ni d'allure, ni d'intérêt. Bien sûr, les incontournables sont là, avec par exemple le troisième des rêves d'amour de Liszt. Mais le ballet de Faust de Gounod, mais une Romance sans paroles de Mendelssohn...

Toutes ces petites trouvailles font que ce disque remplit très bien son rôle, pour un prix modique : non seulement il s'écoute facilement, mais il sert aussi d'introduction à des œuvres ou à des compositeurs qui méritent le détour. Parmi ceux proposés sur ce disque, Joachim Raff doit vraiment retenir l'attention.


Andante
Andante
Prix : EUR 7,05

4.0 étoiles sur 5 Une compilation à la fois agréable et originale, 14 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Andante (CD)
Naxos est un label indépendant qui défriche aujourd'hui des répertoires peu enregistrés ; au début des années 1990, ce même label a enregistré le répertoire "classique" avec des artistes, des orchestres des pays de l'Est. C'est qu'à l'époque, pour produire un disque "économique", il faut chercher des artistes au cachet... "économique". De ce large catalogue, le label a ainsi pu tirer des compilations thématiques. Intitulé ici "andante", ce volume correspond au 6e disque de la collection "night music". Voici donc une musique en théorie calme et apaisante. Dans le genre, les compilations dirigées par Karajan offrent une concurrence redoutable.

Pour se démarquer, Naxos a fait le choix de l'originalité, de la variété : pièces symphoniques, instrument seul, concertos, tous les genres sont abordés. On trouve ici des pièces célèbres, comme le Matin de Grieg, le concerto pour clarinette de Mozart, le premier concerto pour piano de Chopin, ou la symphonie "inachevée" de Schubert. Chacun pourra apprécier telle ou telle autre version de ces œuvres. L'intérêt est de les confronter à d'autres pièces plus originales, inattendues ici. Ainsi, la sonate Waldstein de Beethoven cohabite avec les bateliers de la Volga, et un concerto grosso de Haendel fait écho aux Romances sans paroles de Mendelssohn. Quant à la "musique de nuit" de Mozart, ce n'est pas celle que l'on attend... Le largo de Vivaldi pas davantage.
Terminons par la dernière piste du disque, la treizième... Le lac enchanté de Liadov. Une splendeur orchestrale étonnante après tous les autres morceaux proposés auparavant, et une réussite.

Voici donc une petite compilation, originale et surprenante, qui s'écoute avec intérêt et offrira une belle introduction à des œuvres qui méritent le détour.


Adagio
Adagio
Prix : EUR 7,05

4.0 étoiles sur 5 Des adagios incontournables, 14 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Adagio (CD)
Le label Naxos a beaucoup enregistré avec des orchestres peu connus des anciens pays communistes d'Europe de l'Est au début des années 1990. A l'époque, un disque économique est enregistré avec des artistes... économiques. De là à dire qu'il s'agissait d'interprétation au rabais...

Tirant parti de ce très large catalogue, le label composa tout une série de compilations thématiques, aux titres plus ou moins heureux. Parmi ces compilations, voici donc le premier volume de la collection "Adagio". "Adagio 2" propose des œuvres plus originales, alors que ce volume présente des incontournables. La concurrence est rude : les disques Adagio dirigés par Karajan sont des best-sellers... Et entre un orchestre de chambre de Bratislava et le philharmonie de Berlin, le match semble inégal.
Les œuvres réunies ici sont toutes des classiques du genre : Albinoni et son vrai-faux adagio, Bach avec le concerto pour violon BWV 1042, Mozart aussi avec l'inévitable concerto pour clarinette, Barber avec son adagio pour cordes sont des passages obligés. On appréciera aussi le troisième concerto pour violon de Mozart, et du même le poignant 23e concerto. Les deux concertos pour hautbois d'Albinoni et de Marcello complètent agréablement le programme. Enfin, on trouvera même le premier concerto de Bruch et le concerto d'Aranjuez de Rodrigo.

Bien sûr, on pourra préférer telle ou telle autre version plus personnelle, plus prestigieuse, de chacun de ces fameux adagios. Il n'en reste pas moins que ces différentes interprétations "économiques" ne sont pas "au rabais", et l'ensemble ainsi constitué s'écoute avec facilité voire intérêt. Voici une excellente introduction à la musique classique, une invitation à découvrir des œuvres ou des compositeurs peu connus. Ce disque rend très bien le service qu'on attendait de lui.


Dupre:Organ Concerto/Jongen:Or
Dupre:Organ Concerto/Jongen:Or
Prix : EUR 25,15

5.0 étoiles sur 5 Une nouvelle réussite de Guild, 14 août 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Dupre:Organ Concerto/Jongen:Or (CD)
Certains labels osent se lancer dans des collections difficiles, exigeantes : c'est le cas de Guild, label suisse, qui s'est ainsi lancé dans une collection sur les œuvres pour orgue et orchestre. Ce disque est consacré à la musique du XXe siècle, avec trois oeuvres : la symphonie concertante de Joseph Jongen, le concerto de Marcel Dupré, et le cortège et litanie du même Dupré. Belle affiche, exigeante aussi.

La symphonie concertante de Joseph Jongen se place dans la belle tradition de l'orgue belge. C'est une oeuvre ambitieuse, en quatre mouvements. Le premier mouvement est un allegro qui s'ouvre avec inquiétude, mais laisse entrevoir toutes les qualités de Jongen : une évidente modernité de style, même si la musique reste tonale malgré quelques dissonances ici et là ; une écriture dense, à la fois exigeante pour l'organiste, et richement colorée pour l'orchestre. Le divertimento qui suit laisse entendre une large variété d'ambiances, avec parfois de très beaux moments de rêverie qui contrastent avec des envolées fougueuses, presque furieuses. Le coeur de la symphonie est formé par un vaste mouvement lent de 14 minutes. L'ouverture en est résolument moderne. Seule la section médiane forme un vaste crescendo, le reste du mouvement est en demi-teintes. Le final, une toccata, est au contraire un véritable feu d'artifice virtuose et brillant.

On poursuivra dans le même style avec le concerto de Dupré, dont le premier mouvement se place dans la même veine : une musique tonale, moderne, ambitieuse et exigeante. Le largo central est un vrai petit bijou, qui touche parfois au sublime. Le final est bien plus tourmenté et sombre, avec un caractère martial inquiétant.
Une pause sera nécessaire avant d'aborder le cortège et litanie, délicat et inspiré, construit autour d'un gigantesque crescendo, commençant dans la ferveur et se terminant en apothéose. C'est superbe !

Comme dans les autres volumes de cette collection, on entend l'orgue de la cathédrale d'Ingolstadt, enregistré dans la cathédrale avec un soin tout particulier : respecter l'amplitude sonore du lieu sans provoquer une réverbération excessive. L'orchestre d'Ingolstadt ne se trouve pas non plus écrasé par l'instrument. C'est une belle réussite technique. Ajoutons une notice richement informée, et nous avons là un très bon disque.


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