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Contenu rédigé par Girard
Classement des meilleurs critiques: 4.465
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Commentaires écrits par
Girard (Pau)

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EVEILLEZ BOUDDHA QUI EST EN VO
EVEILLEZ BOUDDHA QUI EST EN VO
par Lama Surya Das
Edition : Poche

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vous ne lirez pas ce livre par hasard...., 31 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : EVEILLEZ BOUDDHA QUI EST EN VO (Poche)
Tout d'abord je souhaite préciser que je ne suis pas - à ce jour - adepte du Bouddhisme. Ce livre a été porté à mon attention par un top commentateur, voyageur éveillé, d'Amazon que je remercie profondément. Je suis venu y chercher des éléments de réflexion à un moment de la vie où les questions du Pourquoi et du Comment de l'existence deviennent lancinantes. Cette lecture je l'ai donc entreprise par curiosité sans doute, réflexe peut-être, envie sûrement... je ne sais dire exactement... mais certainement pas par hasard.

Voilà donc le décor de ce commentaire maintenant planté. Car ce n'est pas par hasard que vous faites preuve de curiosité pour la philosophie bouddhiste, ce n'est pas par hasard non plus que ce livre vous a interpellé, et ce n'est pas par hasard enfin que vous lisez ce commentaire...

Comme son titre l'indique, le livre du Lama Surya Das est un puissant moment de découverte et de révélation du Bouddha qui est en vous. Si je devais extraire une seule phrase de ses 343 pages captivantes pour en cristalliser la substance essentielle, je choisis sans hésitation celle qui me parait la plus introspective et expressive du message livré par le Lama SD. Une phrase d'apparence anodine, juchée au beau milieu de la p. 22, qui résume puissamment, en quelques mots seulement, tout ce que ce livre contient de profondeur et de sens: "Ce n'est pas par accident que vous avez ce livre entre les mains." Voilà qui sonne sans doute comme une banalité à vos oreilles à cet instant précis, et pourtant, le voyage intérieur qui vous est promis au terme de cet ouvrage a probablement déjà commencé en vous. Pourquoi ? Parce que vous lisez ce commentaire, et parce que Bouddha - ou tout autre nom que vous souhaiterez donner à cette "aspiration ultime" qui vous habite et entretient votre quête de sens - est déjà là, en vous. Vous ne l'avez peut-être pas encore perçu, ou plutôt, vous n'avez peut-être pas encore concrètement visualisé l'endroit de votre intériorité où cette force intime brille, mais elle est là et ne demande qu'à éclairer le chemin. L'aider à s'éveiller, c'est toute la promesse que nous fait Lama SD dans son livre, en toute simplicité, sans volonté de convaincre à tout prix, sans discours prêcheur, sans arrogance doctrinale, juste en sollicitant délicatement votre aspiration ultime... car ce n'est pas par accident que le Lama vient vers vous.

Vous aurez compris que ce livre est le livre d'une vie de quête de sens, celle du Lama SD qu'il veut nous faire partager pour nous aider dans notre quête personnelle. Il n'a pas d'autre but que celui, altruiste, de transmettre ce qu'il a appris de ses maîtres, et de son expérience personnelle sur le chemin qu'il a suivi pour lui même. Il restera à chacun, au terme de sa lecture, de bâtir sa propre voie, de suivre son propre sentier de vie, selon sa propre aspiration ultime, en cohérence avec son véritable soi, pour atteindre SON Nirvana, l'endroit où l'on se reconnait tel que l'on a souhaité être, l'endroit où l'on se sent en parfaite harmonie avec ce qui nous est cher, ce à quoi l'on croit, ce qui alimente notre petite force intérieure, ce qui nous donne du sens... Tout ceci est exprimé de manière simple et didactique dans le 1er chapitre du livre intitulé "Nous sommes tous des Bouddhas". 15 pages seulement. 15 pages délicieuses, mélange d'anecdotes personnelles et de messages bouddhiques, qui ont immédiatement suscité mon admiration et mon adhésion. Si ces 15 pages là ne vous parlent pas, vous n'aurez pas à aller plus loin...

Si l'enthousiasme de vous en dire un peu plus n'était pas aussi fort, j'arrêterais là mon commentaire en y ajoutant toutefois ceci: Faite confiance à cette petite voix intérieure qui vous motive, et faite confiance à la bienveillance du Lama Surya Das pour vous guider. Vous n'avez rien à perdre, tout est déjà en vous et y restera quoi qu'il arrive. Le seul "mal" qui puisse arriver serait de vous avoir dérouté de vos loisirs habituels pendant quelques minutes (15 pages !), mais le grand bien dont vous pourriez bénéficier est de voir fleurir un éveil personnel et de nouvelles perspectives de vie. Pas nécessairement un grand chambardement, mais a minima un petit virage pour une nouvelle vision.

*******************************************

Pour ceux et celles, courageux, qui souhaiteront poursuivre cette lecture d'un commentaire déjà trop long, sachez que la plus grande prouesse du livre de Lama SD est de démystifier le Bouddhisme et d'injecter de la compréhension dans ces affirmations énigmatiques auxquelles le Bouddhisme est associé. Oui, vous savez bien...' ces petites phrases d'apparence banale, mystérieuse ou contradictoire que nous connaissons tous comme: " Se connaitre soi même pour découvrir les autres ", " Je suis parce que nous sommes ", " Il faut savoir se perdre pour pouvoir se retrouver ", etc... Lama SD nous fait découvrir en toute simplicité et parfaite limpidité toute la profondeur contenue dans ces quelques mots lorsque ceux ci sont déclinés en 1) pourquoi ces mots, 2) comment est on arrivé à ce constat, et 3) voilà ce qu'ils impliquent. C'est déjà beaucoup, mais le livre nous offre bien plus que cela...

Lama SD n'a pas toujours été bouddhiste. Jeffrey Miller, de son vrai nom, a d'abord été un étudiant américain, de confession juive, éduqué et empreint de tout ce qui fait la société occidentale libérale, le bon comme le moins bon. Il a fait le parcours depuis le départ, et ce qu'il nous conte dans son livre est un passionnant mélange d'anecdotes biographiques, de faits historiques, de réflexions et d'analyses a posteriori sur l'expérience vécue, s'entremêlant avec les légendes, l'enseignement et les messages du Dharma (comprenez fondement) bouddhique tel qu'il les a intégrés et fait siens. Ce livre m'a parlé parce que le Lama SD y contemple et explique le Bouddhisme avec la conscience et les yeux d'un occidental éduqué. Le Bouddhisme est peuplé de vérités qui sonnent parfois comme des préceptes religieux. Lama SD nous explique chacune d'entre elles, concrètement, avec des mots simples et pragmatiques qui parlent. Il nous amène de manière raisonnée et logique à comprendre ce qu'est le contenu de cette philosophie de vie.

Le Bouddhisme n'est pas une religion ou une croyance, ce n'est pas non plus une idéologie ou une doctrine, et encore moins une suite de règles de vie. La définition "cartésienne" que j'extrais de ma lecture - en évitant tout mot de consonance mystique - pourrait être la suivante : Une vision lucide et raisonnée de la vie qui propose de développer une attitude intellectuelle et relationnelle concrète, orientée vers la finalité de devenir plus consciemment humain, et qui donne des outils non exclusifs pour atteindre nos propres idéaux. Si cette définition vous parait encore trop indigeste ou trop abstraite, alors retenez qu'il s'agit d'un "enseignement raisonné lucide non exclusif". Oui, l'essentiel du Bouddhisme, parfaitement véhiculé dans le livre, est avant tout un enseignement, un transfert d'expérience, une capitalisation de vécu. Vous pouvez y prendre tout ce que vous voulez, ce qui vous parle, vous plait ou vous intrigue, et vous pouvez laisser de coté tout ce que vous ne voulez pas, ne comprenez pas ou ne concevez pas comme votre à cet instant précis de votre vie. Vous pourrez y revenir plus tard... ou pas. Le Bouddhisme, c'est d'abord la liberté de le vivre comme on le veut.

D'ailleurs, si les mots Bouddha, Bouddhisme, Bouddhéité et autres vocables tibétains ne vous conviennent pas, alors inventez votre propre terminologie. Vous êtes libre. Appelez cela "aspiration ultime", "force intérieure" ou, pourquoi pas, "Matuta" (l'aurore en latin), peu importe... et apprenez à éveiller le "Matuta" en vous. Car nous sommes tous des "Matuta". Mieux encore, nous sommes tous notre propre "Matuta", spécifique et unique. Il n'y en a pas deux pareils, car cette terre compte autant de "Matutas" Bouddhas qu'il y a d'êtres.

Au péril d'être trop long, j'aimerais ajouter que le texte proposé par le Lama SD se lit comme un conte magnifique. Il y parle de lui, de son vécu, mais aussi de ses maitres, des maitres de ses maitres et des maitres anciens qui sont entrés dans la légende bouddhique. Il nous donne toutes les clés pratiques pour comprendre, analyser et éventuellement adopter tout ou partie du fondement bouddhique. Il décline en grand détail, avec passion, tous les savoirs ancestraux et toutes les techniques pratiques qui mènent à la sagesse ultime, en parcourant une à une les étapes de " l'Octuple sentier ", ce chemin de vie personnel sur lequel nous marchons tous. Il termine enfin par un épilogue plaçant les vérités bouddhiques dans la modernité contemporaine, tout en traçant les perspectives à venir.

Si vous êtes à un instant de l'existence où vous pensez avoir beaucoup couru et pas beaucoup avancé, alors lisez ce livre. Je vous le dis en toute humilité et sincérité. Vous n'allez pas nécessairement y trouver l'illumination purificatrice parfois promise par le Bouddhisme, mais vous y trouverez certainement quelques étincelles précieuses pour alimenter vos réflexions et initier une nouvelle voie, une nouvelle vision. Une vision qui sera la vôtre et qui vous mènera où vous voulez aller, en parfaite conscience et harmonie avec vous même. Il n'y pas de promesse irréaliste dans ce livre, ni de certitude irraisonnée. Il ne tient qu'à vous d''en extraire le message qui vous convient, au moment où vous en avez besoin, et je formule ici le souhait que vous puissiez y percevoir toutes les étincelles bienveillantes qui vous reviennent...

La maxime quotidienne que le Lama Surya Das nous dit avoir adoptée est: " Bonne journée, à moins que vous n'ayez d'autres projets ! ". Je la paraphraserai pour terminer en vous disant: " Bonne lecture, à moins que vous n'ayez d'autres projets ! ".
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 13, 2016 9:52 AM CET


Emotional Traffic [Import anglais]
Emotional Traffic [Import anglais]
Prix : EUR 18,52

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Only human", mais tellement humain..., 14 juillet 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Emotional Traffic [Import anglais] (CD)
Ce qu'il y a de terrible avec les albums de Tim Mc Graw, c'est qu'ils vous gratifient toujours d'une ou deux chansons qui vous pénètrent, vous chavirent plus que tout et vous laissent sans voix. Une histoire ou une mélodie qui vous transporte dans une autre dimension, celle de l'émotion, celle de l'authentique, celle du sens qui vous tient à coeur. Dès les premières mesures, on se surprend à dire: oui... ça c'est moi... ça c'est exactement ce que j'aimerais tellement vivre, connaître, ressentir, de toute la force de mon âme. Rien que cela en soi justifierait de s'offrir toute la discographie de ce grand monsieur de la country-pop. Mais non content de nous offrir cette chance unique et merveilleuse, il nous donne en sus des dizaines et des dizaines de tubes non identifiés qui dansent, chantent, ronronnent dans votre esprit pendant des heures dès la première écoute. Alors pourquoi se priver d'un tel bonheur ? Pourquoi manquer ces grands instants de vie où l'esprit, le corps et le coeur ne font qu'un et l'émotion vous dit que rien, vraiment rien d'autre ne compte à cet instant là précisément. Juste la dissolution de votre esprit dans une mélodie qui réjouit votre coeur.

Ce dernier opus d'un artiste trop largement méconnu est encore un chef d'oeuvre. Tim prend là un virage stylistique en s'éloignant quelque peu de la country traditionnelle qui est son âme, pour s'affirmer un peu plus pop-rock, un peu plus dansant, un peu plus chantant, et il réussit magnifiquement son coup le bougre ! Un album qui est clairement taillé pour les radios américaines, mais qui distille du bonheur musical du début à la fin, et qui j'espère, je l'espère vraiment, trouvera tout le succès populaire qu'il mérite de l'autre coté de l'Atlantique, au pays des cow-boys et des guitares.

L'album est un mixte judicieusement équilibré de pop-rock du sud ("One part, two part", "Felt good on my lips", "Touchdown Jesus"), de country-pop sonnant et trébuchant ("Better than I used to be"), de funky-pop léger ("Right back atcha you", "Hey now", "The one" .. qui rappelle subtilement ce bon vieux "Little feat" des années 70), de chansons inclassables semi-dansant semi-ballade qui vous prennent aux tripes ("Halo", "I will not fall dawn", "The one that got away"') et de ballades assourdissantes de beauté sans égale ("Only human", "Better than I used to be", "Die by my own hands"'). Vous pourrez l'appeler country, rock, pop, ou ce que vous voulez, tout ce qui compte c'est que c'est encore et toujours de la bonne et belle musique, avec des mélodies sublimes et des textes irrésistibles comme seuls les vrais cow-boys savent les chanter.

Pour ce qui me concerne, j'ai totalement fondu émotionnellement sur le titre qui ouvre l'album, "Halo", qui nous parle avec une incroyable tendresse et une insoutenable lucidité de la fin d'une romance amoureuse, ce fameux moment où l'on doit se le dire mais les mots ne sortent pas parce que le coeur les retient'. Je me suis retrouvé sans dessus dessous dans d'impensables espaces à des années-lumières au dessus des cieux sur "I will not fall down", "The one that got away" and l'incroyable "Only human". Dans ce dernier titre, comme toujours, Tim sait toucher juste à la corde sensible, celle qui relit l'âme et le coeur, celle qui nous fait tenir debout et avancer dans le vent, dans la pluie, au delà, bien au delà de ce que nos forces physiques pourraient jamais supporter.

Cet album est différent, mais Tim Mc Graw n'a pas changé. Il continue à nous donner encore et toujours le mieux et le meilleur. Il est comme ça, juste un sacré damné cow-boy généreux, doué d'un extraordinaire talent pour chanter la vie, l'amour et l'amitié, et pour rendre le monde juste un tout petit peu plus supportable.

Comme il le dit lui même dans "Only human":
" Finding out you're only human is hard
I want to change the world
But I don't know where to start
And I am bold enough to believe
There is hope among the ruins
Finding out you're only human"

Quelle chance nous avons, nous, de l'avoir lui... Alors n'hésitez pas, je prends le pari qu'après la 1ère écoute vous ne pourrez plus en décoller...


L'amour a ses raisons
L'amour a ses raisons
DVD ~ Robert de Niro
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 6,55

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le coup de foudre, sans préavis..., 14 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour a ses raisons (DVD)
Une comédie sentimentale sympathique en 3 chapitres pour illustrer que le coup de foudre est toujours au coin de la rue et qu'il peut surgir à tout instant et à tout âge. Il ne donne pas de préavis et n'a pas de format prédéfini. Il peut naitre en une fraction de seconde à la faveur d'un regard ou d'un geste, telle une flèche cupidonesque se fige dans sa cible, mais il peut aussi grandir lentement sans même que les protagonistes ne le réalisent pour un beau jour fleurir sans avertir...

De ces 3 histoires, la 1ère est émouvante, la 2ème croustillante et la 3ème tout simplement belle. Les dialogues sont très "italiens", tout dans le verbe et dans les gestes. Le script et le montage plutôt convenu et sans surprise. De bons acteurs, mais Robert De Niro et Monica Bellucci volent la vedette et donnent une dimension sublimement féérique à la 3ème histoire. Difficile de résister au petit plissement des yeux rieurs de Robert ou à la rotondité suave des lèvres de Monica... Quelle profondeur dans cet instant de silence interminable et éloquent lorsqu'Adrian (De Niro) déclare sa flamme, c'est la perspective d'une vie entière d'attention et de partage qui défile dans les yeux de Viola (Bellucci) et fait chavirer son coeur dans un sublime sentiment de certitude et de gratitude. On se dit alors, arrivé au terme du 3ème chapitre, que celui ci aurait pu faire un bien magnifique long métrage à lui seul. Dommage.

Une comédie qui ne produira pas de grands fous rires, ni de grands larmoiements, mais un bon divertissement pour une soirée sans envie particulière. Et si vous aviez prévu de vous coucher tôt, allez directement au chapitre 3, vous n'en rêverez que mieux...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 31, 2013 7:49 AM CET


Let It Go [Import anglais]
Let It Go [Import anglais]
Prix : EUR 17,30

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La vie se vit toujours avec un grand V, 14 juillet 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Let It Go [Import anglais] (CD)
Il y a longtemps que je voulais m'offrir le plaisir d'écrire un commentaire sur ce CD. J'ai découvert Tim Mc Graw sur le tard, mais quelle découverte ! Ce monsieur sait chanter la vie avec un grand V comme personne d'autre ne sait le faire. Cet album en est encore une parfaite illustration.

Inutile de parler ici de son immense talent de chanteur, de sa capacité à passer du registre crooner cow-boy à celui de pop-rocker westernisant sans perdre une once de sincérité dans la voix. Inutile de mentionner la qualité des musiciens qui l'entourent et savent faire ronronner ce "groove" country sur tous les tempos de la gamme Nashvillienne. Inutile de dire la minutie des arrangements, ciselés tels des pièces d'orfèvrerie, qui apportent la profondeur et la densité sonores qui font toute la différence. Inutile de relever combien Monsieur Tim Mc Graw est de nature généreuse pour nous offrir 14 titres et près d'une heure d'excellence musicale sur une même rondelle. Inutile de dire tout cela car ce n'est rien d'autre que sa marque de fabrique. Un artiste de grand talent, authentiquement fou de musique vraie, qui ne compte pas l'énergie qu'il dispense pour rendre les gens un peu plus heureux.

Non, je voudrais ici vous parler de ses textes. Les cow-boys authentiques sont tous un peu chanteur et tous un peu charmeur, ce sont d'irrésistibles romantiques déguisés en solitaires fougueux, de fantastiques humanistes camouflés en bagarreurs de rue. Tim Mc Graw est de ceux là. Il chante des textes magnifiques, comme s'il nous contait une histoire par un beau soir d'été autour d'un feu sous les étoiles. De quoi nous parle t'il ? Rien de moins que la vie. Celle de tous les jours, celle qui fait nos joies, nos peurs, nos belles surprises, nos affreuses souffrances, nos merveilleuses envies et nos terribles déceptions... La vie qui nous tiraille entre doute et sérénité, et nous fait constamment osciller de l'un à l'autre...

Cet album nous raconte combien nos vies débordent d'un trop plein d'inutile, combien le manque de sens use nos âmes, mais nous adresse ce message rédempteur de rester toujours reconnaissant d'être vivant quoi qu'il arrive ("I'm workin" "Let it go" "Whiskey and you" ). Il nous dit que l'amour et l'amitié sont le chemin et le sens de nos existences, et que la vie vaut toujours la peine d'être vécue parce ce que c'est la notre ("Nothin to die for" "I need you" "Last dollar" "Put your lovin on me"). Il nous dit enfin que l'adversité de nos destinées, aussi terrible soit elle, n'est pas invincible et que l'on renait toujours de ses cendres, plus grand et plus fort ("Train #10" "Comin home" "Between the river and me" "if you're reading this"). Un leitmotiv humaniste transpire de chacune des chansons, doublé d'une sacrée dose d'émotionnel qui peut sournoisement vous tirer les larmes si vous n'y prenez gare...

Ce CD contient quelques purs joyaux que de simples mots ne peuvent décrire à leur juste valeur. "Nothin to die for", un titre qui distille un texte puissant sur le point de non retour qu'il faut parfois toucher du doigt pour prendre conscience de nos erreurs/excès. "Train # 10", une histoire dans laquelle tous ceux qui ont vécu un grand moment de solitude devant cet irrésistible besoin de changer de vie se reconnaitront. "If you're reading this", une lettre d'une émotion foudroyante qui nous renvoie à ces questions existentielles, à l'absurdité de la folie des hommes et l'incontournable fatalité de la mort.

Je ne résiste pas à l'envie de citer ici quelques lignes qui résonnent encore dans ma tête:
"Trying to buy back the pieces of my soul...that's hard to do when the devil won't get off your back...its like carrying around the past in a hundred pound sack" (Let it go)
"I wanna wrap the moon around us and lay beside you skin to skin'" (I need you)
"Then I looked at you and knew I never knew nothin' and it broke this heart of stone. It's a lot like comin' home" (Comin' home)

Certains considèrent cet album comme son meilleur, mais Tim nous a habitué à faire mieux que meilleur depuis toujours. Inutile de le dire encore... Les frissons qui vous courront sur la peau à l'écoute de ce "master piece" seront suffisamment éloquents...
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Big Band Bossa Nova
Big Band Bossa Nova
Proposé par DiscountMediaStoreFR
Prix : EUR 10,22

12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Appuyez sur "Play" et laissez vous fondre...., 10 juillet 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Big Band Bossa Nova (CD)
J'ai toujours été fan de Stan Getz et de Bossa Nova. Stan est de loin reconnu comme le saxophoniste qui maitrise le mieux le genre Bossa-Samba, et il faut bien lui reconnaitre qu'il le mérite mille fois. Je possède la plupart de ses enregistrements bossa-novesques, mais je dois dire que celui ci est tout particulièrement réussi et en grande partie grâce à une exceptionnelle qualité des arrangements et de l'enregistrement. Le Big Band de Mc Farland, référence du genre, fait un travail magnifique, bien sûr. Tout y est délicat, délicieux, savoureux et on ne se lasse pas de s'en délecter.

L'album ouvre sur la plus légendaire et sans doute la plus populaire des Bossa Nova, "Manha de carnaval", écrit en 1959 pour le film "Black Orpheus" (un film tout aussi légendaire). La sonorité de Stan, incomparable de suavité et de rondeur, donne au titre tout le soyeux d'une brise d'été qui vous caresse la joue à chacun des phrasés du maître. Il en est de même sur tous les titres, parmi lesquels une majorité de compositions de Mc Farland mais aussi quelques oeuvres des plus connues comme "Chega de Saudade" ou "Samba de uma nota so", toutes deux composées par le grand Jobim.

Jamais le phrasé et le son du saxophone de SG ne déçoivent, jamais ils ne dépareillent, jamais ils n'offusquent vos cochlées. Les chorus du maitre sont exemplaires de musicalité et de sobriété. Parfaite symbiose entre un grand soliste et un grand orchestre, exacerbée par un mixage parfaitement équilibré pour n'imposer ni l'un ni l'autre, mais au contraire faire en sorte que les deux se complètent et se subliment, sans heurts, dans un chaloupement constant et enivrant.

Ce CD n'est que pur bonheur rythmique et sonore. Une véritable thérapie auditive, qui vous déclenche une divine vacuité de l'âme et vous fait fondre langoureusement, telle une boule de vanille sur une crêpe encore tiède.... Tout ce que vous avez à faire est d'appuyer sur "Play" et vous laisser fondre....
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Come Sunday
Come Sunday
Proposé par Fulfillment Express
Prix : EUR 16,82

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Ennui total.... à oublier..., 10 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Come Sunday (CD)
Je ne sais pas bien ce qui a pu motiver l'enregistrement de ce CD, mais il ne restera pas dans les mémoires, ni dans les CD-thèques. En tout cas, pas la mienne...

Je n'ai pas eu le courage d'aller au bout de la première écoute. Les 10 premières pistes (sur 14) ont suffi à m'anesthésier. Ce CD est d'un ennui mortel. Le rythme lent presque sinistre, les phrasés détachés et mécaniques de Hank, la banalité minimaliste du jeu de Charlie font que l'album devient vite ennuyeux, puis très vite soporifique... Il donne l'impression d'un enregistrement rush lors d'une séance de pratique de gammes, ou d'une bande de fond sonore pour un cours de danse collectif. Tout y est monotone, impersonnel, linéaire, pasteurisé...

Je suis vraiment désolé pour les fans de Charlie et de Hank, dont on sait bien tout ce qu'ils ont apporté au jazz. On pourrait dire, pour ménager les susceptibilités, qu'ils n'étaient au meilleur de leur forme ce jour là, mais j'ai plutôt envie de dire qu'ils étaient juste.. absents.

Un album de bien maigre intérêt... malheureusement. A oublier...
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Les Evadés [Édition Simple]
Les Evadés [Édition Simple]
DVD ~ Tim Robbins
Proposé par Mogador95
Prix : EUR 11,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Dépêche toi de vivre, ou dépêche toi de mourir"..., 27 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Evadés [Édition Simple] (DVD)
Il est des films qui vous parlent plus que d'autres. On ne sait pas vraiment pourquoi. On s'identifie à l'histoire un peu plus que d'habitude, on est touché par un personnage un peu plus que d'habitude, on se retrouve dans le message un peu plus que d'habitude'. On y ressent juste un tout petit peu plus d'émotion et de vérité que dans les autres, pour des raisons obscures à l'extérieur mais parfaitement comprises à l'intérieur. "Les évadés" est de cette trempe là. J'ai vu ce film des dizaines de fois, et chaque fois avec le même plaisir et la même intensité. Il me parle, et je l'entend. Je sais que ce qu'il me dit est authentique et puissant, en phase avec mon acception personnelle de la vie et de la relation aux autres. Il est heureux parfois de constater comme certaines choses tombent sous le sens, dès la première seconde'

Ce film parle de l'amitié entre les hommes. L'amitié authentique. Cette amitié sincère, loyale et indestructible qui nait souvent dans les moments de grande adversité. Ces moments où tout semble s'écrouler sous nos pieds. Ces moments où la main tendue prend une valeur véritablement inestimable et inoubliable. Non pas parce qu'elle apporte une aide altruiste et salutaire, mais surtout parce qu'elle donne du sens à la vie de celui qui la donne comme à celle de celui qui la reçoit. Voilà ce que les deux personnages principaux de ce film, deux détenus d'une prison du Maine nommés Andy et Red magnifiquement interprétés par Tim Robbins et Morgan Freeman respectivement, construisent au fil des jours, des mois, des années. Leurs différences évidentes d'origine, de culture, d'éducation, de vision sont gommées à jamais par une amitié indestructible, silencieuse et entendue. La seule chose qui restera et comptera au bout du bout du temps qui s'écoule inexorablement.

L'histoire est construite dans l'opposition et l'affrontement du Bien et du Mal. Le Bien est incarné par Andy (Tim Robbins), un jeune banquier condamné pour un geste de folie (dont on apprendra plus tard qu'il est innocent) en découvrant sa femme avec son amant. Le Mal est incarné par Samuel Norton (Bob Gunton), le directeur de la prison où Andy est incarcéré. Un être particulièrement abjecte, sadique et machiavélique, qui n'hésitera pas à accomplir les actes les plus abominables - y compris criminels - pour aboutir à ses fins. Mais le crime, comme bien souvent, ne paiera pas. Le Bien triomphera, non pas de manière éclatante et lumineuse, mais de manière humble, obstinée et respectueuse, sans engendrer le moindre effet collatéral où que ce soit. Le meilleur du Bien est de produire du Bien en cascade...

Le film est imprégné d'un rythme lent, pesant. Tout se passe doucement, image après image, geste après geste, mot après mot. Bien sûr, en prison le temps n'a pas de valeur intrinsèque. En gagner ou en perdre n'a aucun sens. Il s'agit seulement de l'occuper en attendant qu'il passe inexorablement et assurément, quoi qu'il arrive. De ce point ce point de vue, le film met en exergue ce paradoxe du monde moderne, qui offre à ceux emprisonnés dans un horizon clos par une société avide de punir, ce luxe incommensurable d'être libres de leur temps intérieur. Mais la plus grande beauté du film est de diffuser, subliminales, toutes les valeurs humanistes, avec simplicité, force et conviction. La loyauté, l'altruisme, l'éducation, le partage, la compassion, le rejet de la souffrance... Des valeurs qui sont autant d'aspirations fondamentales pour ceux d'entre nous qui croient en la grandeur de la nature humaine. Des valeurs qui sont les fondements mêmes du sens de la vie et de l'aspiration au bonheur ultime. Des valeurs qui nous enseignent que la vie vaut toujours le coup d'être vécue, aussi contraires soient les vents que l'on doit affronter pour avancer sur son chemin. Rien n'égale la satisfaction infinie de se savoir capable d'affirmer et de porter cet humanisme pour l'humanité. Savoir souffler sur les braises pour entretenir la chaleur...

Vers la fin du film le narrateur nous dit, un peu comme on lance une bouée à la mer : "Dépêche toi de vivre ou dépêche toi de mourir". Voilà qui résume magnifiquement le contenu de cette superbe histoire. Vivez intensément et authentiquement votre vie, ou laissez là filer, car le temps passé à entretenir une vacuité de sens est temps perdu.

Je ne peux pas vous assurer que ce film vous parlera autant qu'il me parle, mais je peux vous assurer qu'il serait dommage de ne pas vérifier pour vous même. Il est peut-être de cette trempe là pour vous aussi...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 20, 2015 3:18 PM MEST


L'art de la méditation
L'art de la méditation
par Matthieu Ricard
Edition : Broché
Prix : EUR 13,00

172 internautes sur 176 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Avant tout, un guide pratique de la méditation..., 17 juin 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art de la méditation (Broché)
Ce livre est d'abord et avant tout un guide pratique de la méditation. Il est essentiellement une description technique (et spirituelle) des diverses façons de pratiquer le centrage sur soi même et la relaxation de l'esprit.

MR débute son livre en nous expliquant d'abord en quoi la méditation est utile et sur quoi il faut méditer. Ce faisant, il traite brièvement des aspirations fondamentales de l'humain et définit les attitudes clés pour vivre dans un esprit de sérénité (altruisme, compassion, réjouissance, impartialité, sagesse). Il en vient ensuite assez rapidement à comment il faut pratiquer la méditation pour qu'elle soit bénéfique. Il nous explique que la méditation n'a pas pour but de vider l'esprit ou de bloquer les pensées - ceci est impossible - et que ce n'est pas un simple exercice de relaxation physique et mentale, mais un état de conscience qui permet de lâcher prise sur les espoirs, les craintes, les caprices de l'égo et tout ce qui nourrit les conflits intérieurs. Exprimé ainsi, l'outil méditation parait bien abstrait, et le livre ne serait pas d'une grande utilité s'il s'en arrêtait là.

Ce que le livre nous apprend de plus, c'est la technique de la méditation et la façon de la mettre en pratique. Car la méditation s'apprend par l'expérience et la pratique comme toute chose. MR nous averti néanmoins d'entrée de jeu qu'elle nécessite deux conditions importantes: 1) avoir une vraie volonté, une vraie motivation de changement, car un simple souhait ne serait pas suffisant; et 2) se donner le temps d'apprendre, car la maitrise d'un art ne s'aquière pas en quelques jours.

La partie "pratique de la méditation" représente une 100ne de pages sur les 140 du livre. MR y explique comment méditer en se concentrant sur un objet ou au contraire en se libérant l'esprit de toute pensée, ce qui est particulièrement difficile et constitue l'aboutissement ultime de la pratique. Tous les conseils nécessaires et suffisants nous sont fournis concernant les conditions de lieu et de temps favorables à la méditation, les positions physiques de référence et leurs variantes, et les façons efficaces de gérer son esprit pendant l'exercice. MR nous donne une suite complète de techniques de méditation, de complexité croissante, qui ont chacune une finalité bien précise, comme comprendre l'éphémère, éradiquer l'insatisfaction, développer l'amour altruiste, apaiser la douleur physique, obtenir une vision pénétrante. Il dissèque la technique, étape après étape, pour nous enseigner comment faire d'une émotion (douleur, amour, compassion, réjouissance') un objet de méditation, et alimenter notre esprit de ces émotions là pour ce qu'elles sont : de simples états de conscience dans un flux continu. Tout l'objet de la médiation tient dans le développement de cette capacité à ne pas conceptualiser les émotions mais à les contempler en toute conscience.

Ce livre est donc destiné d'abord à ceux-celles qui ont déjà fait le pas de s'intéresser sérieusement à la méditation, voire qui en ont commencé la pratique. Il est un peu le manuel de cours de l'étudiant. En revanche, ce n'est pas le meilleur ouvrage pour découvrir et sensibiliser les nouveaux venus à la philosophie méditative et aux préceptes qui la sous-tendent. Il peut néanmoins aussi être lu pour les nombreux extraits de textes de référence du Bouddhisme choisis par MR pour illustrer son propos, qu'il nomme très joliment "sources d'inspiration". La plus grande qualité du livre est sans doute de relier les aspects abstraits et concrets de la méditation dans un même texte, en utilisant un discours simple et imagé. Un challenge pas si facile que cela à relever, même pour un maitre abouti'...
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Apollo 13
Apollo 13
DVD ~ Tom Hanks
Prix : EUR 7,99

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une grande histoire et un grand film, 29 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apollo 13 (DVD)
Un grand film pour une grande page de l'épopée spatiale américaine. Une de ces superbes fresques historiques comme Hollywood sait si bien les conter.

Le film est long (2h30) mais ne contient aucune longueur. Tout y est parfaitement dosé et équilibré. Des faits historiques mais pas trop, du suspens mais pas trop, de l'émotion mais pas trop, de l'héroïsme mais pas trop.' Le tout agrémenté de ces fameuses phrases intemporelles qui ont fait la légende de cette incroyable aventure d'Apollo 13, une aventure qui aurait pu si mal finir. Je ne peux m'empêcher d'en citer quelques unes ici:

"Houston, on a un problème !" de Jim Lovell (Tom Hanks) alors que le vaisseau spatial devient incontrôlable après l'explosion
"Je ne perdrais pas mes hommes" du directeur de la NASA alors que certains commentent déjà les faibles chances de succès du retour d'un vaisseau en manque d'énergie
"Rentrons chez nous" de Jim Lovell alors que les 3 astronautes regardent la terre depuis l'espace tiraillés par une insupportable peur au ventre
"Si eux ne se reposent pas je ne me repose pas" par Gene Kranz (Ed Harris) alors qu'il met au point dans le simulateur de la NASA la meilleure procédure de retour pour ses copains naufragés de l'espace

Un film à la hauteur des valeurs et du message dispensés par les personnages, collectivement et individuellement: "Ne jamais laisser tomber". Si l'on y croit vraiment, tout est possible. Le film véhicule merveilleusement le dynamisme bouillonnant et la fierté patriotique de cette Amérique conquérante, persuadée d'invincibilité, des années 60. Une Amérique tout juste remise de l'assassinat de JFK, mais pas encore meurtrie par l'échec du Viet Nam. Une Amérique rayonnante, vibrante à l'unisson pour le sauvetage improbable de trois astronautes en perdition à des milliers de km de chez eux. Toute l'émotion de ces moments extraordinaires, historiques, où les hommes viennent au secours des hommes, où la solidarité et l'abnégation forgent d'impensables destinées...

On frémit de terreur en pensant combien ces quatre jours d'incertitude face à leur destin ont dû être insupportables à nos 3 héros de l'espace. Mais on frémit aussi d'admiration en pensant combien ces quatre jours ont dû donner d'intensité et de sens au reste de chacune de leur vie. Une incroyable et admirable histoire humaine, à laquelle l'excellente qualité du film de Ron Howard rend parfaitement honneur et hommage. Bravo Mr Howard, l'Amérique peut être fière de vous !
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Third Round
Third Round
Prix : EUR 18,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Nouvelle déception... trop commercial !, 28 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Third Round (CD)
Devant les commentaires plutôt positifs, voire élogieux, postés sur cette nouvelle rondelle de Manu Katché, je me suis dit que je ne pouvais faire autrement que lui donner une chance. Je dis cela car les albums de Katché m'ont souvent déçu et ennuyé, à l'exception de "Neighbourhood" avec Jan Garbarek qui est sa référence pour moi. Je leur reproche un manque d'originalité, un déficit de swing Sensu Lato et une médiocre créativité sonore et musicale. "Playground" m'avait profondément ennuyé, presque à dormir. Je l'avais trouvé d'une platitude froide, à l'exception de 2 ou 3 titres plus inspirés. Peut-être étais je à l'époque trop peu réceptif à ce que les médias musicaux qualifient de "jazz contemporain" (une catégorie dans laquelle on classe un peu tout et n'importe quoi). Dont acte...

Je me suis donc procuré "Third Round" et l'ai écouté ces jours ci alors que j'étais en congés et disponible musicalement. Mais après deux écoutes attentives l'une après l'autre, puis une 3ème le lendemain, et la déception est toujours là. Je dois dire que je reste sur ma faim, avec l'impression désagréable que Manu Katché tourne en rond et se commercialise avec le temps et la notoriété.

Que dire donc de cet opus ? Objectivement, j'ai vainement cherché dans cet album, comme dans les précédents, une originalité, une musicalité, une émotion que je n'ai pas trouvées. Pas de structure sonore ou rythmique qui fasse danser l'oreille ou le pied. Je suis resté sur un sentiment de déjà vu, ou plutôt de déjà entendu. Par moment, j'ai eu l'impression de retrouver ce bon vieux Groover Washington des années 80 ou les Crusaders de leur fin de carrière (j'ai même cru un instant que "Keep on trippin" était une reprise !). Tout le problème - mon problème - est là, cette musique manque cruellement de relief et de swing. Je ne veux pas dire nécessairement du chabada, mais juste du swing. Ce truc inodore et incolore qu'on ressent et que personne ne peut vraiment décrire (chacun ayant son propre ressenti), mais qui passe par une structure rythmique subtilement syncopée qui balance et qui fait danser vos cellules auditives.

Tous les musiciens de cet album sont de bons musiciens, il n'y a aucun doute là dessus. Toutes les partitions sont parfaitement interprétées, le mixage est plus que propre (trop peut-être ?) et l'enregistrement parfaitement dosé (qualité ECM tout de même). De ce coté là, rien à dire. Mon regret est que la musique manque de joie et d'âme, elle reste plate comme la surface de l'eau d'un lac, fade comme une fraise sans saveur. Elle n'est pas désagréable, au contraire. Elle est on ne peut plus facile à écouter. Presque transparente. Un parfait fond sonore pour s'adonner à la lecture ou la cuisine...

Le jazz étant la version gaie du blues, il se doit de faire déhancher le coeur cochléaire de l'auditeur. Ce coté enjoué et "dansant", qui est possible même sur des tempos lents, je ne le trouve pas dans les albums de Katché et j'ai bien peur que le problème soit Manu lui même. Manu est un bon batteur et un bon arrangeur de par son premier instrument, le piano. Il a toute la technique de drumming nécessaire et suffisante, et sait parfaitement assurer un frisé ou un roulé comme il se doit, mais il joue et sonne binaire. Ce batteur là a dans le coeur un métronome qui est réglé sur binaire. Les triolets, la syncope subtile ou la croche en l'air ne sont pas dans son univers. En revanche, pour ce qui est du "boum" "paf" "boum-boum" "paf" et ses variantes en tous genres, Manu est parfait. Il frappe sa caisse claire en la claquant, façon rocker, et c'est dans le genre binaire (pseudo)-carré qu'il s'éclate. Cela est particulièrement flagrant sur "Keep On Trippin', notamment pendant le chorus de sax où le décalage entre la délicatesse des accords de guitare et la frappe lourde de Katché est contradictoire musicalement, ou encore pendant le chorus de guitare qui est littéralement volé par la grosse caisse boumesque de Manu. De même sur "Out take number 9" où Manu martèle tous les temps (comme s'il était toujours derrière Peter Gabriel) alors que la partition aérienne du piano aurait méritée finesse et légèreté pour être sublimée comme il se doit. Il me semble que Manu Katché ne peut s'empêcher de frapper la grosse caisse sur le temps. C'est comme ça. Il a sans doute pris ce pli de son passé pop-rock. Ce n'est pas vraiment grave au demeurant, mais pour ce qui est du swing ça change tout. Forcément...

J'ajouterais à cette déception le peu d'inspiration des chorus de piano (J. Rebello) et des chorus de sax (T. Brunborg), qui sont à l'évidence tous écrits et exécutés à la note près. Pas d'improvisation spontanée, ce qui amplifie bien sûr le manque d'originalité et de couleur.

Quelques titres se hissent au dessus de la mélée, comme "Shine and blue" qui balance pas mal (pour une fois Manu joue la charleston à contre-temps, mais dieu que c'est laborieux !), le tout en douceur "Flower skin", ou encore la superbe balade feutrée et suave de "Stay with you" (la voix de Kami Lyle est vraiment superbe). Le meilleur de l"album est sans doute dans cette ambiance piano bar parfaitement envoutante et relaxante, qui ressort des nombreux titres lents, mais qui reste désespérément très commerciale, trop commerciale, dans son exécution.

Voilà. Je reste sur une nouvelle déception qui me désole un peu je dois dire. Cet album distille de la bonne musique, que je qualifierais de "easy listening music" plutôt que de jazz. En ce qui me concerne, Katché surfe sur une notoriété, mais n'a pas encore trouvé une vraie voie, une vraie originalité en matière de jazz. Il me faudra attendre encore, en espérant retrouver le Manu Katché inspiré et novateur du "Neighbourhood" de 2005, qui m'avait tant séduit et qui semblait initier un vrai tournant dans la carrière du batteur. Tournant qui n'a pas été confirmé'

Au final, j'attribue 3 étoiles, une juste moyenne entre 4 étoiles pour la qualité de l'enregistrement et 2 étoiles pour la "nonchalance" de la musique. J'ai néanmoins essayé d'expliquer ma déception objectivement, et je reste dans l'attente d'être surpris, peut-être transporté musicalement, par un prochain album, si Katché arrive enfin à sortir de ce cadre musicalement (médiatiquement ?) correct qui l'oppresse.
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