undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Bijoux en or rose
Profil de Girard > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Girard
Classement des meilleurs critiques: 3.313
Votes utiles : 865

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Girard (Pau)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8
pixel
Light My Fire
Light My Fire
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 5,63

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un album tout en rythme, sympathique, 5 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Light My Fire (CD)
Retour aux sources sambatesques et bossa novesques de son brésil natal, dans un style un peu plus traditionnel que ces albums précédents. Un style dans lequel elle excelle et se sent bien visiblement, ou plutôt auditivement.

EE nous livre un album sans prétention, agréable et joyeux, qui fait honneur à son touché pianistique puissant et swingant (Stay cool, Bananeira, Turn to me, what about the heart...) et à sa voix profonde et suave (Made in Moonlight). Un opus qui n'a rien de transcendant mais qui vaut certainement le détour si vous aimez les rythmes brésiliens interprétés en mode piano-guitare-chant (sans cuivres). Il n'est toutefois pas à la hauteur de "Around the city", qui reste son opus le plus abouti pour moi.

L'enregistrement est plutôt bas, aussi bien en terme de puissance (il vous faudra monter un peu la volume de votre chaine par rapport à d'habitude) qu'en terme de tonalité (les graves sont enregistrés en avant, ce qui amplifie encore la suavité de sa voix).

Les titres que j'ai appréciés plus particulièrement sont : "Isto Aqui O Que E" et "Turn to me", 2 belles sambas interprétées dans la plus pure tradition brésilienne, "Toda Menina Balana", LA bossa référence dispensée dans une version très chaloupée de ce standard éternel, "Made in Moonlight", une sommité de romatisme sensuel, et surtout "What about the heart", la marque de fabrique d'EE à savoir une bossa hyper-swingante ornée d'une voie ronde et sensuelle sur un piano puissant et précis.

D'autres m'ont moins accroché, parmi lesquels: "Light my fire" le titre phare de l'album qui porte plutôt mal son nom puisqu'il donne dans la ballade langouro-vaporeuse quasi funeste; "Mon chéri Amour" qui malgré un bel effort d'EE pour chanter en Français ne réussit pas à s'extraire d'un magma siropeux un peu gluant. J'ajouterais que personnellement j'ai peu apprécié sa version cool de "Take five" qui ne rend pas justice à l'esprit original fou et décalé de cet immense standard, mais il vaut tout de même l'écoute pour l'intervention exquise de Randy Brecker.

Reste le plus gros défaut du CD: les photos de la star dans le livret intérieur qui font vraiment trop - mais beaucoup trop - dans le genre magazine people. Je sais bien qu'elle adore poser et que ce n'est pas la première fois qu'elle le fait dans un livret d'album, mais sa musique mérite mieux que l'image artificielle donnée par quelques clichés trop superficiels.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 11, 2011 12:31 AM CET


Le miracle de la pleine conscience
Le miracle de la pleine conscience
par Thich Nhat Hanh
Edition : Poche
Prix : EUR 5,70

183 internautes sur 188 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un texte court qui en dit long...., 15 octobre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le miracle de la pleine conscience (Poche)
Cet ouvrage m'a été conseillé par un Top100 commentateur d'Amazon bien intentionné. Je l'en remercie infiniment, car ce livre m'est apparu comme un véritable révélateur de conscience, un révélateur d'âme. Difficile de décrire ce que ce livre véhicule de profondeur sans paraître soit trop banal, soit trop excentrique. La chose qui me vient à l'esprit est la phrase historique de Neil Armstrong prononcée sur le sol lunaire, "un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité", que l'on pourrait transposer, sans arrogance excessive, à cet ouvrage en le qualifiant de "petit texte pour l'homme, et de grand texte pour l'humanité".

Thich Nhat Hanh est un moine et maitre zen viétnamien. Dans ce texte très court il se propose de nous initier, guider et conforter sur le chemin de la pleine conscience et de la méditation. Encore un illuminé tibétain ou commerçant sophrologue qui passe son temps à sourire et à dodeliner de la tête, me direz vous ? Peut-être oui. Certainement non. Toujours est il que j'ai lu ce livre avec l'envie d'apprendre ce que la notion de pleine conscience recouvrait. D'un naturel plutôt cartésien et épicurien, j'étais animé de la curiosité d'en savoir plus à un moment de la vie où nombre d'entre nous cherchent une autre voie sur ce long fleuve pas très tranquille.

Qu'y ai je trouvé ? Un texte simple, fluide, imagé, joyeux et efficace. Exactement ce qu'un guide se veut être. Il nous entretient de ce sujet essentiel et universel qu'est La Pleine Conscience. "La Pleine Conscience est le miracle grâce auquel nous pouvons vivre pleinement chaque instant de la vie ..." pourrez vous lire en page 4 de couverture. La pleine conscience n'est pas un concept intuitif. Ce n'est pas une activité psycho-intellectuelle que l'on déciderait d'avoir ici ou là, comme on décide de faire du sport un jour et de la musique le lendemain. C'est une vision impalpable, une volonté sereine, une attitude physiologique, une discipline essentielle de l'âme et du comportement intérieur qui permet de vivre profondément le moment présent. Tout est là. Ce n'est pas nouveau. Les grands penseurs, poètes et philosophes occidentaux (Pascal, Ronsard, Hegel...) en ont débattu, en s'appuyant sur des textes anciens qui en parlaient déjà (le fameux "Carpe Diem"). La pleine conscience, que j'ai découverte à travers ce livre, serait donc la version orientale du "ici et maintenant", à un degré de sophistication et de réflexion supérieur.

De quoi s'agit il ? Simplement de garder une conscience éveillée (c'est à dire lucide) à la réalité présente. Être profondément et véritablement, à chaque instant, en phase harmonieuse avec nos actes et nos pensées. Comme le dit l'auteur "Lorsque nous lavons les assiettes, lavons les assiettes. C'est tout !" La Pleine conscience, nous la pratiquons inconsciemment lorsque nous effectuons des activités qui relèvent de nos envies ou nos passions. On est dedans à 150% parce que l'on apprécie ce que l'on fait à ce moment là précisément. Ce ne sont pas nécessairement des choses bien compliquées ou sophistiquées. Cela peut être simplement de déguster son jus de fruit préféré au soir d'une longue journée caniculaire, ou d'admirer la luminosité céleste d'une nuit de pleine lune assis dans une chaise longue. Dans ces instants privilégiés, nous sommes transportés, émerveillés de bonheur intérieur, en pleine conscience de ce que l'on est précisément en train de vivre. Tout le challenge de la Pleine Conscience est donc d'intégrer cet état mental harmonieux en toutes choses de la vie, y compris les plus banales ou les plus ennuyeuses, comme laver la vaisselle.

La première implication est que l'on doit se discipliner à ne faire qu'une chose à la fois, et donc agir et vivre dans un rythme séquentiel, une tâche après l'autre. La pleine conscience est antinomique du fonctionnement multi-tâches si aliénant de nos vies modernes. Elle nécessite calme et modération. Comment y arriver ? L'outil pour y parvenir est la méditation consciente, la rencontre sereine avec la réalité, et la méthode pour développer cette capacité intérieure est la respiration consciente. C'est tout simple. La respiration est la fonction centrale du fonctionnement de notre corps, indispensable et quasi inconsciente par nature. S'habituer, dans ces moments choisis de relaxation méditative, à prendre conscience de notre respiration, à l'écouter, la contrôler, la phaser, l'harmoniser, c'est percevoir notre intérieur, apaiser nos pensées, régénérer notre mental, et donc avancer lentement mais sûrement sur le chemin de la pleine conscience. Cela peut paraître bien simplissime, mais Thich Nhat Hanh donne véritablement le sentiment irréversible que cette technique est d'une puissante absolue, et nous invite irrésistiblement à l'adopter.

D'un point de vue pratique, ce guide nous offre tous les conseils nécessaires et suffisants pour exercer la méditation et la respiration conscientes. Il propose dans sa dernière partie divers excercices pratiques, simples et efficaces, pour nous aider à intégrer ces techniques dans notre vie de tous les jours. Auparavant Thich Nhat Hanh prend le temps de nous exposer les concepts orientaux qui sous-tendent cette philosophie de vie, tels que l'interdépendance, l'impermanence, la compassion ou l'harmonie universelle. Il passe en revue de manière didactique et parfaitement compréhensible pour les non-initiés comme moi tous ces objets mystérieux de l'esprit que sont les Dharmas, et autres Soutras ou Bodhisattvas. Il nous nourrit d'affirmations simples et fortes qui paraissent être des évidences, mais dont on réalise en les lisant qu'on en avait oublié la portée et la puissance.

Que dire de plus ? Ceux d'entre vous qui sont déjà sur le chemin pourront sans doute y puiser un utile regain d'énergie et de volonté. Ceux qui comme moi sont encore sur la ligne de départ pourront y trouver les éclaircissements pratiques et méthodologiques dont ils ont besoin pour avancer. Ceux qui sont toujours dubitatifs ou sceptiques pourront y trouver - peut-être- l'étincelle qui allumera une prise de conscience potentiellement salutaire.

Un petit livre donc, mais qui pourrait bien être à l'origine d'un gros effet papillon miraculeux dans votre pleine conscience...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (11) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 5, 2013 11:39 PM MEST


Nuits blanches à Seattle [Édition Collector]
Nuits blanches à Seattle [Édition Collector]
DVD ~ Meg Ryan
Prix : EUR 7,03

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 un bon divertissement mélo, 10 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nuits blanches à Seattle [Édition Collector] (DVD)
Voilà un film plutôt agréable et divertissant, qui ne parle que d'amour et de tendresse. Un sujet pas toujours évident par les temps qui courent.

Ce film n'a rien de profond, ni d'intellectuel ou de métaphysique, c'est juste la bien belle histoire, touchante, d'un jeune père veuf (Tom Hanks) qui cherche maladroitement à retrouver l'âme soeur (Meg Ryan), et qui sera aidé dans cet objectif - à son corps défendant - par son très jeune fils qui n'en peut plus de voir son père malheureux. Un scénario somme toute taillé pour le mélo langoureux dès le départ, et qui le reste tout au long du film, en amplifiant progressivement d'intensité pour déclencher les larmoiements tant attendus à la fin. Le déroulement de l'histoire, comme la chute finale, sont bien sûr totalement prévisibles, mais peu importe. On sait où on va, il n'y a pas de surprise. Un peu comme si une amie très chère vous contait "La belle au bois dormant"... vous connaissez déjà l'histoire mais c'est toujours bon de l'entendre quand elle est bien racontée.

J'ai parfaitement adhéré à cette histoire qui est, il faut bien le dire, un conte de fée des temps modernes totalement irréaliste. Un film léger donc, qui ne présente rien d'inoubliable ou d'exceptionnel, mais empreint de grande sensibilité et de tendresse romantique, qui vous divertira sans nul doute de la platitude d'un éventuel quotidien lassant. Ca fait du bien de temps en temps de croire au père Noël des sentiments, ça ne coute pas grand chose et ça peut rapporter beaucoup de baume au coeur...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 10, 2013 1:23 AM MEST


SYRIANA DVD Z2 VF [Édition Simple]
SYRIANA DVD Z2 VF [Édition Simple]
DVD ~ Chris Cooper
Proposé par KAPPA MEDIA
Prix : EUR 8,48

2 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Un casse-tête qui ne casse vraiment rien !, 2 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : SYRIANA DVD Z2 VF [Édition Simple] (DVD)
Ce film m'a plutôt ennuyé. J'ai tenu 1h15, et puis j'ai décroché. Je n'ai donc pas vu la fin, et mon commentaire ne sera donc qu'un commentaire partiel.
Le casting promettait beaucoup, belle brochette de stars holywoodiennes, et les acteurs sont bons globalement, même si Georges Clooney et Matt Damond peuvent faire mieux, beaucoup mieux. Alors, où est le problème ?? Le problème est que ce film qui se veut être un thriller géopolitique est en fait un casse-tête chinois sans intérêt. Je m'explique...
Quand vous voulez susciter le suspens - donc l'intêret du spectateur - dans ce genre film vous avez le choix entre 2 voies: A) faire des personnages intriguant, avec de l'épaisseur psychologique, qui captivent de part leurs comportement et leurs réactions inattendus, ou B) faire une histoire complexe, qui sera déroulée pièce après pièce comme un puzzle, et dont le spectateur ne comprendra vraiment la teneur qu'à la fin lorsque le puzzle s'assemble. Cette 2ème voie, qui est celle suivie dans le film, est dangereuse parce que si l'histoire est trop complexe, si le montage est trop déroutant, si les personnages ne suscitent aucune compassion ou réjection, on finit par se lasser et... décrocher. C'est exactement ce qui m'est arrivé.
La plupart des personnages principaux, le PDG de la grosse entreprise pétrolière, l'émir arabe, le petit trader innocent et intègre, le politicien verreux, l'investigateur de service, la chef de la CIA, etc.. sont tous stéréotypés à l'extrême et ennuyeux au possible. Ils ne suscitent ni attendrissement, ni horreur, ni curiosité, ils vous laissent globalement indifférent. L'histoire elle même a assez peu d'intérêt. On comprend vite que l'on va nous raconter le sempiternel impérialisme américain, l'argent roi, la corruption, l'espionnage, la délation, la trahison, la fin qui justifie les moyens... blablabla... blablabla... Mais au bout d'1h15, on en est encore à mettre le contexte et les personnages en place, alors qu'avec un bon script 15-20 minutes auraient suffi. Le casse-tête devient alors total, on se perd dans les noeuds d'une histoire pour laquelle on n'éprouve aucun sentiment particulier pour aucun des personnages, on n'a plus aucun plaisir intellectuel à essayer de comprendre, on a juste envie de laisser filer l'histoire pour arriver à la fin et éventuellement savoir qui gagne ou qui perd... Pesonnellement, je n'ai pas eu cette envie là. Je laisse la fin à ceux qui auront de la patience à perdre ! Peut-être y trouveront ils la lumière (que je n'ai pas vu) au bout du tunnel, mais dieu que le tunnel est long et laborieux !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 10, 2011 9:44 PM MEST


From This Moment On
From This Moment On
Prix : EUR 21,66

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Parfait antidote contre le cafard, 26 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : From This Moment On (CD)
Il y a des albums que l'on apprécie plus particulièrement sans toujours vraiment savoir pourquoi. Certains parce qu'ils sont associés à des souvenirs particulièrement chaleureux dans notre subconscient, d'autres parce qu'ils évoquent en nous des rêveries qui nous transportent ailleurs, et d'autres encore parce qu'ils génèrent inmanquablement un état de bonne humeur à chaque écoute.

"From this moment on" est de ceux là. Chaque fois que je l'écoute, c'est comme un rayon de soleil qui apparait sur mon horizon, quelque soit la météo du jour. Pour tout vous dire, j'en possède 2 copies, une dans ma CDthèque bien sûr et une autre placée en permamence sur le 1er slot du chargeur CD de ma voiture. Chaque fois que je sors du travail après une de ces journées sombres, où rien ne s'est passé comme on le souhaitait, alors je monte dans la voiture, branche la clim, sélectionne Diana la belle et le miracle se produit systématiquement. Les 4 premières mesures du "It could happen to you" de la plage 1 suffisent à me reconstruire gaité et bonne humeur pour le reste de la soirée. Le reste du titre et du CD ne sont ensuite que pure plaisir et gourmandise pécheresse....

Il faut dire que les mots de "All I did was wonder how your arms would be, and it happened to me..." enrobés du swing suave de la star sont un appel à la joie de vivre. Sur ce titre Diana est, sans conteste, à la hauteur des versions incomparables et inoubliables du grand Frank. J'aime à imaginer parfois ce qu'une interprétation en duo de ces deux là - eut elle été possible - aurait donné. Nul doute qu'elle aurait créé la légende.

Cet album est certainement mon préférré de Diana. Il est comme une brise de délicatesse dans un monde de brutalité. Diana donne tout le talent et toute la subtilité personnelle dont elle capable dans des interprétations magnifiques, sensuelles et délicates de ces fabuleux standards d'après guerre, autrefois interprétés par les plus grands (Frank, Ella, Billie, Nat et bien d'autres...). Tout y est chantant, léger, moelleux, ensoleillé, gracieux et surtout revigorant.

Si vous aimez le jazz dans son format grand orchestre chanté, ce CD est indispensable. C'est un véritable antidote contre le cafard. Assurez vous simplement de le garder toujours à portée d'oreille...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 27, 2011 9:59 PM MEST


The Same As It Never Was Before
The Same As It Never Was Before
Prix : EUR 15,25

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un vrai plaisir sonore, 20 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Same As It Never Was Before (CD)
Sublime travail que celui de ce trompetiste particulièrement discret dans les charts, mais très connu et très reconnu dans la profession. Tout y est juste, subtile et rafiné. C'est un album totalement vrai, dans le sens de totalement vécu de l'intérieur. Cet album, c'est lui, Stéphane, tout nu, tout beau musicalement. Pas de grandiloquence ou de maestria gratuite ou inutile, mais une technicité et une maitrise délicate de l'instrument - des instruments devrais je dire puisqu'il s'adonne aussi au bugle ou à la trompette basse entre autre. Stéphane Belmondo est un orfèvre de la musique et un philosophe du jazz. C'est un amoureux du travail bien fait, de l'esthétisme sonore et rythmique. Ses phrasés, lents ou rapides, sont toujours parfaitement envoyés, l'attaque est claire, précise et cristalline, le final tranché et limpide. Pas de notes fuyantes inappropriées, pas de flou de tonalité.

Les titres incluent une grande variété de styles et de tempos, depuis le swing bebop de "You and I" (reprise de Stevie Wonder), jusqu'au free déjanté de "Free for three", en passant par le jazz groovy d' "Habiba", le style play it cool d' "everything happens to me" ou la valse syncopée de "United". Tout dans cet opus est affaire d'atmosphère et de sonorité, même les passages dissonnants semés ici et là sont étonnants de délicatesse. Les trompettes de SB y sont pour beaucoup bien sûr, son feutré et rond mais puissant et piquant aussi quand il le faut. Les cimbales "cassées" de Bill Hart sur "Habiba intro", le vibrato déhanché du jeune Sylvain Romano sur "Light upon Rita", ou le touché mélodissime de Kirk Lightsey sur "Habiba" aussi. Chaque instrument a son apogée.

J'ai trouvé là un album tout droit sorti du coeur et de l'âme, avec toute la générosité dont Stéphane Belmondo est capable. Il y a longtemps que je n'avais pas entendu un jazz à la fois aussi sobre, moderne et original. Ecoutez le avec une oreille curieuse et désinhibée, vous y rencontrerez un vrai plaisir sonore.


Enigmatic Ocean
Enigmatic Ocean
Prix : EUR 16,58

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un album d'exception, unique à jamais, 17 septembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Enigmatic Ocean (CD)
JLP est un musicien virtuose d'exception et sa musique l'est aussi. Il n'a jamais dérogé à cette règle d'or qui est la sienne: " faire la musique que j'attends de moi, et pas celle que les gens attendent de moi". C'est pourquoi il s'est attaché à rester indépendant, depuis le début, en étant son propre producteur ("JLP Productions Inc"). JLP est un véritable Artiste, avec un grand A, au sens le plus noble du terme, pionnier dans bien des domaines, musicaux (jazz-rock au doigté classique) et techniques (le violon à 5 cordes). Son phrasé cristallin et son touché millimétré sont inimitables (on le reconnait dès la 1ère note), sa maitrise de l'instrument est à peu près aussi infinie que sa modestie personnelle. J'ai la faiblesse de croire q'on ne fait plus de musiciens de cette trempe, ou de plus en plus rarement. Bref sa réputation n'est plus à faire...

Enigmatic Ocean est un album que j'affectionne tout particulièrement, de par son coté mystérieux, énigmatique justement. Il y a longtemps que je voulais lui écrire un commentaire. A sa sortie en 1977, il m'a littéralement explosé à la figure. Musicien à l'époque, je suis tombé de haut, admiratif devant tant de technicité et de musicalité. Des délires de notes à 300 à l'heure avec une fluidité et une justesse incomparables, une alternance constante entre la délicatesse implorante et la violence focalisée, des nappes envoutantes de sonorités inédites (grâce à la wah wah notamment) se succédant et s'entremélant à l'infini. Un véritable océan de musique, peuplé de vagues incéssantes de délice et d'ivresse. Cet album était définitivement l'oeuvre d'un extra-terrestre, doté d'une sérieuse longueur d'avance sur tous ses contemporains. Cet album s'écoute du début à la fin, d'une traite, sans interruption inopportune ou 'mal-t-a-propos". Toutes les parties s'assemblent et se complétent comme un jeu de piste sybillin, une énigme musicale. Comme un film dont on ne pourrait se détourner une seconde tant le suspens va crescendo, nous amenant à ce final si impatiemment attendu.

Je peux écouter cet album là pendant des heures avec le même plaisir toujours renouvellé. Sans doute l'ai je écouté des milliers de fois. Difficile de dire pourquoi. Peut-être parce qu'il m'a totalement subjugué à sa sortie, et qu'il me touche toujours et encore aujourd'hui. La suavité des nappes violonesques ondulantes et incessantes de "Mirage" me transporte dans un autre monde, un monde meilleur. La lancinante et addictive mélodie d'Enigmatic ocean "part I" et "part IV" me noue subtilement les tripes. Le swing syncopé et "virtuosé" d'Enigmatic ocean "part III" me déhanche le coeur. Quant à la folie indécente d'Enigmatic ocean "part II", sur laquelle l'incroyable batteur Steve Smith joue la croche en l'air (comme on dit dans le métier) à la vitesse d'un TGV, elle me soulève littéralement de terre... Il est des choses qui ne s'expliquent pas.

Sans doute suis je un peu nostalgique d'une époque révolue, mais dieu que c'est bon de pouvoir regouter au bonheur. Le bonheur de partager SA musique, ce même bonheur qui illumine SA figure sur la pochette de l'album. La photo peut sembler un peu ringarde aujourd'hui, j'avoue, mais JLP est tout sauf ringard. Lui si unique, si en avance, si maitre de son art, si musical intérieurement... toutes les éclaboussures sont bonnes à prendre. Dieu, faites qu'elles soient océaniques !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 22, 2014 9:56 PM MEST


Les Talents du siècle - Best Of
Les Talents du siècle - Best Of
Prix : EUR 6,99

12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une excellente compilation, 21 août 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Talents du siècle - Best Of (CD)
Si vous cherchez une bonne compilation de l'oeuvre de ce phénomène du jazz qu'est Louis Armstrong alors n'hésitez pas. Celle ci est celle qu'il vous faut, et qui plus est, pour une somme totalement modique.
Vous y trouverez tous les grand hits du maître, à commencer par "What a wonderful world" qui ouvre le CD et qui est, en ce qui me concerne, toujours un grand ravissement à écouter. C'est sans doute l'un des plus courts titres (2 minutes 20 !) de l'univers du jazz, mais quelle magnificence dans la beauté des mots et la simplicité de la mélodie. Inoubliable dès la première note. J'adore ce petit chef d'oeuvre que j'écoute souvent en boucle pour me guérir d'un coup de cafard inopiné.
Vous y trouverez aussi les grandissimes "La vie en rose", "Hello Dolly", "Blueberry hill", "C'est si bon", "Kiss of fire", le fameux "A kiss to build a dream on", et quelques autres de ses "tubes" qui ont marqués les années 30, magistralement interprétés par Louis et son grand orchestre.
Cet admirable pionnier du jazz moderne et fantastique trompettiste pour son époque était aussi le plus intrinséquement heureux et merveilleux des hommes disaient ceux qui l'ont connu. Sa bonne humeur et sa jovialité naturelles transparaissent dans sa musique, à chaque mot, à chaque note, à chaque éclat de ses rires fougueux.
Ne vous privez surtout pas de cette opportunité d'une bonne dose d'un bonheur simple, et ô combien ressourçant.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 28, 2011 12:45 AM MEST


La dictature de l'urgence
La dictature de l'urgence
par Gilles Finchelstein
Edition : Broché
Prix : EUR 17,10

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une bonne analyse, mais d'abord à l'intention des politiciens..., 20 août 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La dictature de l'urgence (Broché)
Ce livre traite d'un sujet d'actualité, qui est peut-être le plus actuel des sujets de nos sociétés modernes occidentales. Notre rapport au temps est piégé dans une spirale d'accélération constante et atteint aujourd'hui un degré que l'on peut qualifier d'urgence permanente. La dictature de l'urgence s'est implantée dans notre mode de vie à travers l'obligation du "tout plus vite" et tout "tout de suite". A tel point que le progrès n'est souvent plus mesuré que par notre capacité à faire plus en moins de temps.

GF décline cette dictature de l'urgence en deux composantes principales, le "culte de la vitesse" et le "culte de l'instant", qu'il analyse chacune en détail. On pourrait sans doute y ajouter le culte de la saturation de notre temps (c'est à dire la suractivité choisie), mais GF ne va pas jusque là pour des raison indiquées ci-après.

Le sujet de l'urgence a déjà été traité récemment par plusieurs essayistes, dont bien sûr Harmut Rosa dans son traité "Accélération: une critique sociale du temps", mais également Jean-Louis Servan-Schreiber dans son ouvrage alarmiste intitulé "Trop vite !". Dans ce dernier livre, JLSS nous proposait un état des lieux très détaillé du phénomène d'accélaration du temps, mais n'allait malheureusement pas très loin dans l'analyse des causes ou des remèdes (cf mon comm du livre de JSS). J'étais donc particulièrement impatient de lire le livre de GF, espérant y trouver le complément à celui de JLSS.

De fait, "La dictature de l'urgence" propose effectivement une réflexion plus aboutie et une analyse plus fine des causes et des effets de cette course folle vers le court-termisme et l'immédiateté. En revanche, le livre de GF est clairement volontairement recentré sur la vision et l'analyse du phénomène en rapport avec l'action publique, elle même liée à la dictature du marché dans nos sociétés libérales. Les aspects psychologiques et sociologiques, qui font que les masses populaires se sont engouffrées dans cette accélération du temps, ne sont pas vraiment traités ici à l'exception de quelques réflexions éparses. Cette volonté de GF de focaliser son propos sur l'aspect politico-public du phénomène est à l'évidence une stratégie en prévision des élections présidentielles de 2012. Il ne s'en cache pas lui même puisque les dernières pages du livre sont consacrées à nous livrer ses réflexions sur ce que devrait être la prise en compte de ce sujet sociétal dans la campagne électorale, tant pour la gauche que pour la droite.

Le livre est structuré en 3 parties: 1) connaitre, 2) comprendre, 3) vouloir.

La 1ère partie est une description des faits qui montrent que l'urgence est devenue notre mode de vie à part entière. GF s'appuie largement sur les travaux antérieurs, et développe tour à tour les aspects qui relèvent de la vie personnelle, professionnelle et publique. Si vous avez lu Servan-Schreiber ou Rosa, vous savez déjà tout ça, mais vous trouverez néanmoins dans ce livre quelques éléments nouveaux, notamment sur l'évolution des entreprises, l'organisation du travail, l'évolution de la justice par exemple.

La 2ème partie est une analyse très poussée des causes et effets de l'urgence. Elle traite notamment de la révolution numérique (les nouvelles TIC), de l'emballement des "règles" du marché (qui ne s'arrête jamais et opère 24/24) et de l'affolement des valeurs morales de l'individu (montée en flèche du matérialisme et consumérisme). GF y montre que c'est l'effet cumulé de ses causes qui amplifie le phénomène, et créé l'emballement du processus. Les effets de cette hégémonie de la vitesse et de l'instant sont à la fois positifs et négatifs. Ils sont passés en revue de manière très pertinente, pour aboutir au constat que le bilan net est plutôt négatif et que la dictature de l'urgence s'exerce au détriment des générations futures. Il faut donc en sortir !!

La 3ème partie propose donc logiquement les pistes de réflexions pour "déserrer la contrainte de l'urgence et redonner du sens au temps". Ce chapitre est résolument orienté vers les remèdes collectifs, l'action publique et le rôle du politique. Il ne traite pas des choix individuels puisque ceux ci relèvent bien sûr de l'individu. Ce chapitre est sans doute le plus difficile à lire. Il est plutôt rédigé à l'intention des politiciens et apparentés. GF y parle beaucoup de Sarkosy et de sa façon de gouverner en "sprint ininterrompu", de la dualité politique dépassée entre "action" (la droite) et "immobilisme" (la gauche), de la décroissance et du "slow movement", de l'excès des sources d'information et de l'excès d'information (au risque de ne plus rien pouvoir exploiter)... Au final, GF suggère que le salut ne peut venir que d'une volonté politique de décélération régulée. Les autres acteurs responsables pour tout ou partie de la dictature de l'urgence, le marché et les individus, en sont a priori incapables.

Ce dernier point est particulièrement intéressant, et il me laisse un peu sur ma faim. J'aurais aimé trouver un développement sur les facteurs psychologiques, sociétaux et sociologiques qui font que l'individu semble piégé dans cette spirale infernale dont il ne peut ou ne veut pas sortir. GF nous explique que "l'urgence (publique/politicienne) trouve son origine dans une demande réelle ou supposée de l'opinion (des individus donc), mise en tension par le couple médias-sondages". Ce besoin vital d'urgence est il donc individuel, c'est à dire véritablement (physiologiquement) ressenti par l'individu, ou virtuel, c'est à dire entretenu par les médias, les marchés, le consumérisme, etc...? Est il si "urgent" que ça d'avoir des informations en temps réel sur des évènements qui n'ont/n'auront aucun impact sur notre vie d'individu ? L'urgence individuelle n'est elle pas simplement une envie exacerbée et irrésistible, savamment orchestrée par les acteurs de la société de consommation ? Voilà des interrogations qu'il était intéressant, je pense, de soulever, ce qui aurait donné une dimension supplémentaire au livre. Mais GF n'étant ni psychologue, ni sociologue, ne pouvait pas traiter cet aspect. Dommage il me faudra donc encore attendre...

Ce n'était pas ma volonté initiale d'écrire un commentaire aussi long et verbeux, mais le sujet me passionne. Si c'est votre cas également, je vous encourage certainement à lire ce livre, qui offre une analyse véritablement détaillée et documenté de ce sujet si actuel et si dérangeant, même si l'analyse est parfois incomplète et toujours orientée comme j'ai tenté de l'expliquer. Soyez néanmoins préparés à lire certaines pages à deux fois tant les idées développées peuvent être subtiles ou contre-intuitives.

"La dictature de l'urgence" ne constitue pas LE livre de référence sur le sujet, mais certainement une excellente contribution qui fait bien avancer la réflexion. Quatre étoiles donc, mais ne vous précipitez pas sur ce livre, il n'y a pas d'urgence ultime, et mieux vaut être dans les meilleures dispositions d'esprit pour le lire !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 22, 2011 8:53 PM MEST


On peut se dire au revoir plusieurs fois
On peut se dire au revoir plusieurs fois
par David Servan-Schreiber
Edition : Broché
Prix : EUR 14,50

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Si vous n'avez qu'un seul livre à lire cet été..., 16 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : On peut se dire au revoir plusieurs fois (Broché)
...alors lisez celui là !!

Contrairement à ce que l'on pourrait penser le vrai sujet de ce livre n'est pas le cancer ou la mort, même s'ils en constituent la trâme. Ce livre nous parle de la vie, la Vie avec un grand V. Quand on passe, comme DSS, l'essentiel de sa vie (20 ans) dans l'antichambre de la mort, on sait mieux que quiconque ce que vivre une vie chargée de sens veut dire, et c'est justement ce qu'il nous explique dans ce livre si l'on sait lire entre les lignes. Dans un style simple et dépouillé, proche du journal intime, DSS s'adresse d'abord à lui même, mais également à sa famille, ses collègues, ses médecins, ses patients, ses proches, et accessoirement à nous tous...

Lucidité, humanité, humilité, courage, sérénité, vérité, amour, sagesse sont les mots qui me viennent à l'esprit pour décrire ce que ce livre véhicule. Ce livre est simplement magnifique de sincérité et de clarté intérieure, au sens quasi biblique. DSS réussi dans un texte très court, très sobre et très humble, mais combien important - sans doute le plus important de sa vie - à exprimer comment il a donné du sens à SA vie, dans le contexte que l'on sait. Il dit même avoir saturé sa vie de sens. Une vie que l'on peut sans nul doute qualifier d'exemplaire.

Les pensées, les réflexions et les messages que DSS nous offre sont autant de cadeaux et de conseils pour nous encourager à donner, nous aussi, du sens à nos vies. On dit souvent que ceux qui ont frôlé la mort (DSS y consacre un chapitre) sont ensuite plus à même d'apprécier les "choses" vraies et fortes de la vie, chaque jour qui passe. "Acquérir la sérénité intérieure et la préserver", "être soi et être en paix", "focaliser sur tout ce qui procure du plaisir dans la vie", voilà quelques unes des clés que DSS nous livre. Le message caché du livre est en substance : N'attendez pas que l'adversité ou la maladie vous touche, vivez votre vie pleinement, ici et maintenant. Donnez lui vous même tout le sens que vous attendez d'elle...

Les dernières pages du livre sont particulièrement émouvantes, et laisseront sans doute peu de lecteurs indifférents. DSS y parle de la principale source du sens de la vie: "contribuer au bien être de ceux qui nous entourent", de ceux qu'on aime. Ces quelques pages, intitulées "La caresse du vent", s'adressent surtout à sa femme et ses enfants. Il y parle de ce "fantasme" (mais il faut comprendre croyance...) qu'il a de transmettre à ses enfants une "part immatérielle" de lui, qui formerait "une force bienveillante" autour d'eux. Il termine sur cette image si simple et si poignante de "la caresse du vent sur leur visage" qui cristalliserait sa présence invisible à leur coté, pour continuer ainsi à donner du sens à sa vie depuis cet autre monde qu'on appelle l'au-delà.

Au revoir David. Merci pour ce sublime ultime cadeau.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8