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Contenu rédigé par Esteban Miro
Classement des meilleurs critiques: 158.287
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Commentaires écrits par
Esteban Miro (Triel-sur-Seine, France)

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L'histoire de Sonic the Hedgehog
L'histoire de Sonic the Hedgehog
par Marc Pétronille
Edition : Relié
Prix : EUR 30,00

7 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un ouvrage déjà culte, 11 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'histoire de Sonic the Hedgehog (Relié)
Si ce livre, à lire les aventures de son éditeur, mériterait quant à son making of un ouvrage à lui seul, il faut reconnaître qu'il sort de l'ordinaire. Jamais à ma connaissance un tel pavé sur une saga ultime du jeu vidéo n'avait été entrepris jusqu'alors. Ce pavé de 300 pages, réalisé avec la licence de SEGA, était totalement évident, quand on y pense. Sonic, c'est 20 ans de la vie d'un gamer, et surtout, 10 ans d'un âge d'or qui aura bercé nos années 1990 adorées. Qui ne s'est pas lancé dans un joute verbale serrée et tendue pour défendre son hérisson favori et adulé contre un certain plombier bedonnant tout puissant ? Sonic, au-delà d'une série de jeux exceptionnels au gameplay sidérant, c'est l'icône de toute une jeunesse. Les années Mega Drive (et un peu Master System) contre celles de la SNES (et de la NES). Nos années Collèges et Lycée. Sonic méritait donc qu'on se penche un peu sur son histoire mouvementée, sur vingt ans de carrière, de succès et de déboires...
Une fois encore, les Éditions Pix'n Love parviennent à relever un défi quasi impossible, quand on sait combien le lecteur avide de connaissances en matière de jeu vidéo est exigeant. Pousser le vice jusqu'à - certainement dans un souci de beauté graphique - demander à l'éditeur ancestral l'autorisation, et donc la licence, était donc très audacieux. Audacieux parce qu'on sait le contrôle que souhaitent exercer les propriétaires de ces grands héros du jeu vidéo lorsqu'il s'agit d'exploiter, sous quelque forme que ce soit, ceux-ci. Un ouvrage historique qui aura dû s'écrire sous la supervision de SEGA... A-t-on le droit de tout écrire ? De se pencher sur les raisons de l'effondrement successif à la sortie de la Saturn, puis l'enterrement avec la Dreamcast ? L'apparition de Sonic aux côtés de Mario, son challenger éternel, à l'occasion des jeux olympiques ? Quelle peut bien être la marge de manoeuvre ? Ce livre, au final, ne sera-t-il pas un ramassis de feuilles portant aux nues, chantant moult odes et clamant et déclamant l'amour d'une marque ?
Heureusement, l'équipe de Pix'n Love a réussi à contourner bien des écueils et en sortir victorieux. L'éditeur, à qui l'on aura pu reprocher de se pencher surtout sur Nintendo plutôt que tous autres éditeurs et constructeurs, s'ouvre enfin à d'autres horizons, et de la plus belle des manières. Hormis, et encore, certains artbooks aux prix exorbitants, jamais un ouvrage ne m'aura semblé aussi beau. Sa couverture cartonnée, son univers graphique magnifique, la puissance de l'histoire de Sonic (sur 100 pages)... Tout concorde pour que cet ouvrage soit culte. Il se doit de trôner fièrement au centre de toutes les bibliothèques vidéoludiques de tout gamer qui se respecte.


Ravage
Ravage
par René Barjavel
Edition : Poche
Prix : EUR 8,20

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Elle sera longue, La Route..., 8 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ravage (Poche)
Quand on sait qu'il a été publié en 1943, on ne peut qu''éprouver un immense respect pour Ravage et son auteur, René Barjavel. Connu du grand public pour La Nuit des Temps, cet ex chef de fabrication chez l'éditeur Denoël aura laissé une trace indélébile au panthéon des écrivains d''anticipation français. Il y a eu Jules Verne, on retiendra René Barjavel. Un comble pour celui qui aura toujours refusé qu''on le répertorie parmi les auteurs de Science-Fiction !

Et pourtant, c''est bien de cela dont il s''agit avec Ravage. Imaginez notre civilisation en 2042. Imaginez de quoi peuvent être faites les armes' Supposez qu''on ne parvienne à mettre fin aux sempiternels conflits qui nous ont toujours agités' Et puis, maintenant, interrogez-vous : Et si, suite à un tragique événement, nous étions totalement privés d''énergie artificielle ! Plus d'électricité ! Aucune batterie de rechange qui puisse fonctionner, rien. Regardez les avions tomber du ciel et s''écraser sur la ville' Mettez-vous à la place de ces voyageurs du métro qui se situent entre deux stations' Et puis, supposez un instant qu'on soit parvenu, en 2052 et même avant, à développer un procédé qui permette la conservation des corps de nos ancêtres...' Ils sont là, dans notre salon, on les contemple tout en chérissant leur mémoire,' préservés qu'ils sont, notamment grâce à l''électricité...' Imaginez l''enfer. C''est ce que décrit Barjavel, des décennies avant La Route, de Cormac MacCarthy. Avec l'aide de quelques rescapés et de la femme qu''il aime, François va tout mettre en œuvre pour fuir, d''abord, la déchéance humaine, puis le cataclysme des incendies. Une route terrible et mortelle, à l''issue de laquelle, peut-être, se trouve le salut de l''humanité.

On pourra conspuer autant qu'on veut le roman de science-fiction, il n''empêche que c''est le seul à inventer, à partir de problématiques actuelles, un avenir plus ou moins probable. Visionnaire ? Peut-être. Pourtant, on ne peut s''empêcher de prier un instant pour que jamais ce ravage ne devienne réalité. Un livre magistral, stupéfiant, où seuls les dialogues et les prénoms peuvent accuser le coup des ans. Le reste, plus de soixante ans plus tard, n''a pas pris une ride'. La fin, quant à elle, sera sujette à bien des débats...


La Tempête
La Tempête
par René Barjavel
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Tous à l'abri !, 8 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Tempête (Poche)
René Barjavel est, sans conteste, l'un de nos auteurs incontournables du XXè siècle. Bien qu'il se soit toujours défendu d'écrire de la science fiction, ses livres sont fortement empreints d'anticipation. Et parmi ses nombreux sujets de prédilections, il en est un qui ressort très fréquemment : la fin des temps, la mort de l'humanité, l'annihilation du monde' Depuis Ravage, écrit au début des années 1940 jusqu'à la Tempête, l'un de ses tout derniers romans (1982).

Imaginez la Terre prête à craquer. Les conflits géopolitiques ont atteint leur apogée, tous sont équipés des bombes les plus meurtrières. Imaginez aussi un éminent scientifique qui parvient à mettre au point une molécule qui supprime toutes pensées violentes, belliqueuses et vindicatives' Imaginez, enfin, que la dernière arme utilisée soit celle du bonheur absolu' Tous ont inhalé cette molécule' On pourrait alors croire que l'utopie qui veut que les peuples vivent en paix soit acquise. Et pourtant non. Pour deux raisons. La première est que si l'Homme devient essentiellement bon, il reste un producteur économique, et donc pollueur, dans l'âme. Et la paix totale n'améliore en rien la qualité de l'air, loin de là' La seconde est qu'il y a une faille dans cette molécule : certains humains ne l'assimile pas et restent violent. Alors, quand l'un d'eux prend la direction technique d'une division chargée de détruire les bombes ' qui ne servent plus à rien, on ne peut se douter du danger terrible qui plane sur les têtes' Et si Judith était la seule de toute la planète à encore pouvoir sauver l'humanité ? Et si l'amour était la dernière arme absolue ? La tempête va souffler'

Ce livre est une fable. On n'y retrouvera pas le style détaillé de l'auteur qu'on a pu apprécier dans des œuvres telles que Le Voyageur Imprudent (dont je vous recommande l'adaptation audio'). L'écriture y est dépouillée, simple, parfois presque puérile ou drôle ' en contradiction avec l'épaisseur du sujet. Et Barjavel d'éveiller en nous des interrogations presque évidentes et pourtant terrifiantes' La Tempête n'est peut-être pas son meilleur roman, mais il demeure l'un des plus percutants.


Big bang mini
Big bang mini

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Ambiance Feu d'artifice !, 19 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Big bang mini (Jeu vidéo)
C'est peut-être le meilleur moment pour découvrir Big Bang Mini. Tous ces feux d'artifice qui explosent ici ou là, faisant applaudir les gamins, aboyer les chiens et frémir les grand-mères' (Bon, ils font aussi réveiller les bébés, mais ça, c'est une autre histoire). Le jeu développé par Arkedo (cocorico !) n'a ' peut-être faut-il le préciser ' rien à voir avec le 14 juillet. Et pour preuve, la première mission se déroule à Hong Kong ! Non, dans Big Bang Mini, il est question de feux d'artifice, de musique enjouée, de couleurs vives et de rythmes endiablés. Dit comme ça, il ne faudra guère s'étonner qu'il y ait quelques sceptiques. Et pourtant, c'est typiquement le genre de jeu qui nous fait adorer la DS : il est très rapide quant à la prise en main, totalement déjanté et artistiquement somptueux. On y incarne, via le stylet, un petit artefact géométrique (tantôt triangle, tantôt boule, etc.) qui balance des projectiles sur des cibles mignonnes (et pourtant bien fourbes) en les faisant exploser à la manière ' vous l'aurez compris ' d'un feu d'artifice. Chacune des missions (composées de plusieurs mini missions à débloquer) se déroule dans un cadre se prêtant souvent aux folies pyromanes : Hong Kong, les Pyramides d'Egypte, New York, Rio de Janeiro, ' ou bien des décors surréalistes comme les Abysses' Au total, 9 mondes subdivisés en 9 missions. Autant dire que l'équipe de Camille Germonprez, Aurélien Regard et d'Eric Gâchons ne faillit pas à sa généreuse réputation.

Je recommande ce jeux notamment à ceux qui ont allègrement déliré sur la cartouche de Rhythm Paradise !


Cruel Intentions (Sexe Intentions)
Cruel Intentions (Sexe Intentions)
Proposé par FKIreland
Prix : EUR 9,73

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Vigin Intentions..., 11 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cruel Intentions (Sexe Intentions) (CD)
Excellente bande originale. Devenue, sans doute, culte, même. Car, elle s'avère un catalogue (Virgin) des meilleurs titres indés commerciaux de cette année 1999. Le film Cruel Intentions favorisera peut-être même la montée en puissance de certains groupes -' du moins, y contribuera -' comme Placebo. Faut dire qu''avec sa tête d'affiche très sexy (rappelez-vous, on est en 1999), Ryan Phillips, Reese Witherspoon et Sarah Michelle Gellar alors au sommet (teenage encore une fois), et le thème sulfureux des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos en toile de fond, le film -' traduit pour les besoins Sex Intentions - se devait de surfer brillamment sur la vague Romeo + Juliet avec sa bande-son exceptionnelle. Le pari est réussi ici, puisque cette compilation connaîtra un succès presque aussi grand que le film qu''elle illustre. La réécouter dix ans plus tard, c''est plonger, avec un délice nostalgique, dans cette époque fin de siècle, fin de millénaire, car parmi les noms au dos du disque, quelques uns, à l'instar des très très regrettés Skunk Anansie, ont totalement disparu de la circulation.


Ridicule
Ridicule
DVD ~ Charles Berling
Proposé par dvd05 (dvd jeuxvidéos ...) Expedié le jour de la commande.
Prix : EUR 17,85

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Si le ridicule tuait..., 6 avril 2009
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ridicule (DVD)
À chacun son métier ! C'est sans doute la leçon qu''a apprise de la manière la plus frappante Rémy Waterhouse. Auteur de Ridicule, il tente de convaincre qu''il peut réaliser lui-même ce film à son producteur. Bien que totalement séduit par le scénario, ce dernier essaiera de faire comprendre à Waterhouse qu''il vaudrait peut-être mieux contacter une pointure du cinéma pour un tel projet' « Tiens-t''en à ton crayon ou ton clavier ! Fais ce que tu sais faire ! » Voici en quelques mots ce qu''a probablement dû encaisser le scénariste...' C''est même le grand Jean Rochefort qui enfonce le clou : tourner ce film, certainement...' Mais il faut un grand réalisateur pour ce grand scénario. C''est là que l''équipe encore embryonnaire frappe à la porte de Patrice Leconte'

Peu avant la Révolution Française, le jeune baron Grégoire Ponceludon de Malavoy ne peut plus tolérer que ses paysans soient décimés par cette terrible fièvre qui sévit dans ses marais. Il faut les assécher...' Mais un tel projet demande un soutien financier important. Il prend alors la route de Versailles pour tenter de convaincre le roi. Il est loin de se douter que dans le château, on vit une vie bien différente de celle des campagnes...' Et il lui faudra s''entourer d''alliés de bons conseils pour parvenir à ses fins, à commencer par Bellegarde, un vieil amoureux du bel esprit, et surtout par la Comtesse de Blayac, qui fait un peu la météo quant aux fréquentations du roi'... Heureusement, ce n''est pas l''art de la répartie qui manque au baron, et il démontre rapidement qu''il peut tenir la dragée haute aux champions de la vanne, à commencer par l''Abbé Vilecourt.

Excellent scénario que celui de Ridicule ! En effet, son nombre de lectures est vaste ! Les difficultés du baron et le cas du paludisme ressemblent à celles que peuvent éprouver certains élus locaux lorsqu''ils essaient d''évoquer la gravité de leur cas au grand Paris'... De l''importance du Rousseauisme, des Lumières qui conduisent à la naissance de la liberté féminine et de l''ouverture des frontières...' Où en est-on aujourd''hui ? Même la cause des handicapés y est abordée ! Ridicule est une pépite et son auteur, Rémy Waterhouse, devait s'effacer pour que Patrice Leconte fasse que ce film ne soit pas un film d''auteur, mais un succès public ! Le casting est époustouflant, à commencer par Jean Rochefort, Fanny Ardent et Bernard Giraudeau à contre rôle'... Ou encore l''inconnu Berling, qui aime à rappeler combien il se sent proche de son personnage, lui qui est loin du gratin parisien'

Dans la mesure du possible, le film mérite qu'on s'offre la version collector, riche en anecdotes. Si cette édition n'est pas totalement indispensable, elle aura le mérite d'attirer l'attention sur des points ou des lectures qu'on n'aurait pas forcément vus...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 16, 2013 11:23 AM MEST


Annie
Annie
DVD ~ Albert Finney

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 La Mélodie du (petit) Bonheur !, 18 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Annie (DVD)
Terminer sa carrière sur des échecs commerciaux' Voilà qui est triste, surtout lorsqu''on a un CV comme celui de John Huston. Après une trentaine d''années glorieuses, le réalisateur tente sur la fin de sa vie une expérience qui lui vaudra d''essuyer un sérieux revers : la comédie musicale. Et pourtant, l''accueil très froid qui sera réservé à Annie est-il mérité ? L''avenir a déjà tranché'...

La petite Annie est une gamine qui n''a pas les deux pieds dans le même sabot, qu''on se le dise. S''évertuant coûte que coûte à redonner le sourire à ses amies de l''orphelinat tenu par l''effroyable Miss Hannigan, elle parvient un jour à séduire la secrétaire d''un richissime homme d''affaires. Celui-ci, étant accusé d''être un républicain sans cœur, entend s''afficher avec une petite orpheline, histoire de faire plaisir à la presse people. Pour la petite Annie, habituée aux quartiers pauvres de New York des années 1930, vivre chez le milliardaire l''espace d'une semaine est une expérience qui ne se refuse pas ! Même si monsieur Warbucks s''avère aussi austère et désagréable que le disent les journaux...' Et si Annie parvenait à ouvrir le cœur bien endurci de ce « père » adoptif ? Pour ce faire, il faudrait qu''un couple de kidnappers lui en laisse le temps !

Une comédie musicale ! Un registre dans lequel on n''attend pas forcément John Huston. Même s''il s''atèle à l''adaptation du succès de Broadway, lui-même inspiré de « Little Orphan Annie », une bande dessinée des années 1920, le réalisateur ne parvient à séduire. Un casting inconnu peut en être une cause sérieuse' De même que la durée vraiment excessive de la comédie (plus de deux heures,' c''est long pour les enfants !). Si le film reste tout à fait plaisant, coloré, joyeux et bien rythmé (surtout les scènes musicales menées par les filles de l''orphelinat, assez épatantes !), il ne peut en aucun cas prétendre au rang des films musicaux cultes (les hits de Julie Andrews entre autres).

L''édition DVD est tout juste correcte. Un cinéaste comme John Huston aurait mérité qu'on offre une série de bonus quant à la réalisation d''Annie...' Trop de questions sans réponses...' En outre, il semble qu'il y ait la « B.O.F. » isolée quelque part' ! Je ne l''ai jamais trouvée !


Graine d'immortels
Graine d'immortels
par Pierre Bordage
Edition : Poche
Prix : EUR 6,90

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 La Dernière Croisade..., 8 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Graine d'immortels (Poche)
Le futur immédiat est sans doute le genre de science-fiction le plus délicat. S''interroger sur ce que sera l''être humain dans 100, 1000 ou 10 000 ans semble paradoxalement moins difficile que dresser le portrait de l''homme d''ici une petite dizaine d''années. On ne s''intéressera donc pas aux différentes révolutions technologiques, aux mutations engendrées par les progrès en tous genres' Par contre, on réfléchira aux tendances actuelles et ce qu''elles provoqueront dès demain. Exercice très compliqué que tente de résoudre Pierre Bordage'

Officiant pour le compte du Comité International d''Éthique et de Recherche avec plus ou moins de passion, Mark Sidzik voit sa vie totalement bouleversée après un coup de fil des plus étranges : Jean Hébert, biogénéticien réputé de par le monde, le supplie de le rejoindre de toute urgence à Bangalore (en Inde). Intrigué, Mark prend l''avion, accompagné de son ami Fred Cailloux, un journaliste aussi intelligent que caractériel. Indrani, la très belle et mystérieuse assistante du professeur, les accueille tous deux et les conduit au laboratoire de Jean Hébert' laboratoire qu''ils ont la très désagréable surprise de découvrir anéanti, ses chercheurs massacrés. Commence alors une chasse à l''homme impitoyable où tueurs à gages, terroristes du Dalit, et agents doubles se mêlent pour empêcher Mark d''accomplir la mission que lui a confiée Jean Hébert. Une mission dont il ne peut soupçonner l''importance des enjeux'

Futur immédiat, donc. Le roman, sorti la première fois en 1999, a déjà connu un léger lifting (11 Septembre oblige) qui accentue l''urgence du propos. Car Graine d''Immortels nous plonge dans une Inde où la guerre des brevets fait rage : et si ce pays, qui frôle la guerre civile, avait mis le doigt sur une technologie absolument primordiale pour le genre humain ? Après l''or jaune, l''or noir, voici l''or vert : le XXIè siècle puisera sa richesse dans les gènes...' Pierre Bordage, l''un de nos auteurs SF les plus brillants, tente de nous inviter à la réflexion avec un succès pourtant mitigé. Trop proche de l''action, le livre ne dévoile son propos que dans les toutes dernières pages. Malgré des protagonistes très attachants et un dépaysement offert par les descriptions généreuses de l''Inde, la précipitation des dernières pages teinte d''une touche de naïveté le roman. Graine d''Immortels reste néanmoins une œuvre engagée et courageuse qui se lit d''une traite.


Elephant man
Elephant man
DVD ~ Anthony Hopkins
Proposé par Mogador95
Prix : EUR 9,50

10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le Fabuleux destin de John Merrick..., 22 février 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elephant man (DVD)
David Lynch aurait pu rester un obscur réalisateur de films glauques indépendants, après un très remarqué Eraserhead, pourtant, c'est du côté d''Hollywood qu''il tente sa chance avec un second film au budget nettement plus sérieux. Le scénario d''Elephant Man, dramatique à souhait bien qu'inspiré d'une histoire vraie, est une fable qui séduit les producteurs, dont les impératifs ne parviendront pas à pervertir le réalisateur.

Angleterre de la fin du XIXè siècle. Intrigué par ce que la nature peut réserver au physique de certaines personnes, le chirurgien Frederick Treves (Anthony Hopkins, excellent) assiste à un spectacle des plus dérangeants : l''exhibition d''un homme au corps totalement déformé par d''innombrables tumeurs...' Fasciné, le docteur « emprunte » l''homme éléphant dans le cadre d''une conférence médicale et se rend rapidement compte que son sujet est la victime de très mauvais traitements. Parvenant à l''extirper à l''univers impitoyable du cirque, Treves offre au pauvre homme une petite chambre à l''hôpital. Peu à peu, il apprend que la créature a un nom, un passé et des rêves. En effet, John Merrick (John Hurt, évidemment méconnaissable), en dépit de la violence, de l''humiliation et de la douleur subies, a gardé une part d''humanité qu''il ne cherche qu''à exprimer'... Bientôt, une amitié sincère lie les deux hommes, mais le passé de John est aux aguets, prêt à le cueillir alors qu''il commence tout juste à goûter au bonheur'...

Mélodramatique à souhait, Elephant Man n''en reste pas moins une œuvre saisissante, d''abord grâce à la poésie et à l''univers résolument gothique de cette Angleterre victorienne. Ensuite, David Lynch démontre habilement qu''il sait raconter une histoire grand public tout en évitant les écueils des clichés : un casting underground (et british de souche), le noir et blanc audacieux et Freddie Francis à la caméra, grand habitué des films d''horreur de la Hammer. Ensuite, quelques subtilités magiques et proprement fabuleuses comme le maquillage de cet homme éléphant qui change à mesure que le film se déroule'... En dépit de ses huit nominations aux oscars (1981), le film (dont le producteur exécutif n''est autre que Mel Brooks) repartira bredouille, néanmoins promis à se hisser au rang de film culte.

Côté DVD... l'indigence de bonus frise l'insulte surtout quand on est fan du cinéma de Lynch... Bien que la qualité d'image et de son soit au rendez-vous, on aurait aimé que l'éditeur se fende d'un commentaire syndical... Même pas.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 6, 2013 3:34 PM MEST


L'Air de Paris
L'Air de Paris
DVD ~ Jean Gabion

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Paris est un ring !, 5 janvier 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Air de Paris (DVD)
Réalisateur de films cultes, Maurice Carné laissera une trace indélébile dans le paysage cinématographique français. Parmi un palmarès de rencontres édifiantes, il faut remonter à 1938 pour que le cinéaste offre à Jean Gabin l'un de ses plus beaux rôles, à savoir celui de Jean dans « le Quai des Brumes ». Un duo étincelant qui livre encore, avec l'Air de Paris, l'étendue de son osmose. Et puis, quinze ans après « Le Jour se Lève », retrouver Gabin face à la cinglante Arletty ne peut que ravir.

Alors qu'André, jeune homme que la vie a, en dépit de son jeune âge, déjà bien amoché, vit dans la pauvreté et la solitude, il fait la rencontre de Victor, un ancien boxeur reconverti dans le « management » de jeunes talents. Ému par la noirceur de l'âme du jeune homme, Victor lui propose de se rendre dans sa salle d'entraînement, histoire de voir s'il pourra monter sur un ring et évacuer toutes ses frustrations. Bien vite, une amitié solide lie les deux hommes, que voit d'un mauvais œil Blanche, la femme de Victor. Tout juste rentrée de Nice, celle-ci nourrit l'espoir qu'elle et son mari quitteront définitivement Paris pour le soleil du Sud. Mais l'arrivée d'André compromet ses plans, car Victor se persuade du talent de boxeur très prometteur du jeune homme. Lors de sa première confrontation sérieuse, André, qui ne croyait plus en rien, rencontre à la fois la victoire et l'amour' C'en est trop pour lui, et Victor l'incite à choisir : sa carrière ou l'amour ?

Tandis qu'on l'attend évidemment dans le rôle de la brute au cœur tendre, Jean Gabin époustoufle une fois encore quant à son aisance et son charisme. Face à lui, une Arletty toute en perfidie et en douceur' Le jeune duo, composé de Roland Lesaffre, acteur fétiche de Carné, qu'on aura pu déjà apprécier dans « Les Enfants du Paradis », et Marie Daëms, qu'en dépit d'un premier rôle prometteur, on ne retrouvera qu'en de rares occasions sur les écrans, peine à rivaliser' Bluette sentimentale dans Paris où il est encore prouvé que tout est possible, l'Air de Paris (paradoxalement ?) rafraîchit et l'on en vient à regretter un montage parfois un peu sec.

L'édition DVD, quoique pauvre sur le plan des bonus, offre une image remasterisée. Idem sur le plan sonore.


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