Cliquez ici cliquez_ici NEWNEEEW En savoir plus cliquez_ici cliquez_ici En savoir plus En savoir plus Acheter

Commentaire client

1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVIS
21 avril 2018
Mora est une marque suédoise qui est célèbre pour ses couteaux utilisés par les pêcheurs (que l'on reconnaît facilement à leur manche en ellipse en bois du plus bel effet) qui fabrique des couteaux depuis 1891. Cette marque n'a jamais délocalisé sa fabrication à l'étranger, et c'est pour les suédois une fierté nationale, un peu comme nous avons notre Opinel et Laguiole en France.

Ce couteau est souvent adopté comme "couteau basique" par les randonneurs et adeptes du Bushcraft. Pourquoi ? Le premier avantage est le prix : pour une dizaine d'euro on a un couteau que l'on peut perdre sans pousser un cri. Idéalement, on le choisit orange pour une visibilité maximale, pour le retrouver quand il tombe par terre au milieu de la verdure en nature. Il est peu cher, la lame est relativement petite donc il ne ressemble pas à un couteau qui va vous sauter tout seul à la gorge, ou une horreur style couteau Rambo. Ce couteau est un outil, et un outil qui se veut simple, et pratique. Une petite lame, assez épaisse pour pouvoir bâtonner avec (sérieusement, achetez une petite hache ou une scie portable pour ce genre de choses : le Mora n'a pas d'âme qui fait toute la longueur donc bâtonner desuss finira par casser le manche - Nota Bene : l'âme d'un couteau est la partie de la lame insérée dans la manche ; pour bâtonner il faut une que l'âme fasse toute la longueur du couteau).

Le manche est en polymère, léger et avec un bon grip même quand on a les mains mouillées. C'est un couteau pour cuisiner, couper des petits morceaux de bois, préparer le bois pour allumer un feu, couper un bout de corde. Le couteau qui ne coûte pas grand chose, ce qui permet d'en prendre deux dans son sac, de le considérer pour ce qu'il est : un outil basique, et si on casse ou on perd, on va chercher le second.

Pese environ 125 grammes, donc très léger. Le fourreau en plastique est étroit et léger. Au sommet on peut placer son pouce pour appuyer ce qui débloque facilement la lame (c'est le petit picot visible à l'entrée du fourreau). Pour les adeptes du "tacti-cool" on peut enrouler de la paracorde autour (qui ne sera jamais utilisée, mais c'est pour "faire style" donc...).

La lame. Un point particulier ici. En fait, deux.
Le premier : cette lame est en ACIER. Ce n'est pas de l'Inox. Donc, si elle est humide, mouillée : elle rouille.
La raison pour laquelle on préfère l'acier brut c'est qu'il est beaucoup plus facile à affuter, que son tranchant est supérieur à l'Inox, et que l'acier est plus résistant structurellement. La contrepartie est qu'il faut huiler la lame pour la stocker, et au minimum l'essuyer "à sac" si elle a été humidifiée (en coupant un fruit par exemple ou bien après avoir planté sur l'arbre l'écureuil qui s'approchait dangereusement de votre réserve spéciale de noix). Ma recommandation : utilisez du BREAK FREE. C'est une huile qui sert à lubrifier les mécanismes d'armes à feu, ca ne coûte pas cher, et c'est efficace : 2/3 gouttes, étaler sur la lame, et elle peut aller dormir une année entière sans aucun souci ou risque de rouille.
La seconde chose, c'est le dessus de la lame qui est "non fini" et rugeux. C'est volontaire. Le but est d'utiliser le couteau pour gratter votre FireSteel pour faire du feu (on gratte lentement pour déposer des copeaux de ferrocite, puis on utilise la partie supérieure rugeuse du Mora pour gratter fort le FireSteel et obtenir du feu).

En résumé : lame acier brut qui rouille, requiert un entretien particulier.
Très léger, très solide, acier brut garde son tranchant très longtemps par rapport à l'Inox
Beaucoup plus facile à affuter que l'Inox (utilisez un afutteur carbone tout bête...)
Et coûte moins cher qu'un hamburger dans la plupart des pays.

Ce couteau est un outil. Ce n'est pas un couteau de combat, un couteau "tacti-cool" où vous risquez plus de vous blesser qu'autre chose, et ce n'est pas une machine de guerre qui fera froncer les sourcils des autres randonneurs, ou des forces de l'ordre qui seront plus rassurées de voir un Mora à votre ceinture en pleine nature que la machette de Rambo.

Achetez en deux, un de chaque côté du sac et une fois en pleine nature, à la ceinture.
N'oubliez pas de le nettoyer, et si le milieu est humide, du Break Free ou de l'huile minerale japonaise (celle pour les Katana).

Et enfin, en nature, loin des secours, utilisez toujours votre couteau avec la lame orientée vers la face opposée à votre corps, et n'ayez jamais un doigt ou votre cuisse sur le trajet du couteau si jamais ca dérape.

Pour bâtonner, achetez avec ce couteau une scie (je vous recommande l'excellente Bahco BAH396LAP) et une petite hache de 30/40 cm (le top : Hultafors Trekking Axe, suédois comme le Mora, assez court pour rester dans le sac et ne pas faire peur, assez grand avec 38 cm pour couper du bois pour un feu ou les travaux de Bushcraft).
15 personnes ont trouvé cela utile
0Commentaire Signaler un abus Lien permanent

Détails sur le produit

4,3 sur 5 étoiles
112
16,20 €+ Livraison gratuite avec Amazon Prime