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le 23 septembre 2012
Oui, c'est un peu tordu ! Mais pas tant que cela. Cette femme qui se débat dans multiples problèmes n'est pas une héroïne. Elle a ses défauts mais supporte assez bien son fils raté, sa mère foldingue, le poids très lourd du père meurtrier, son divorce et le viol dont elle est victime, avec un certain cran ! Et assume également une sexualité fantasmée qui lui convient !

C'est tout l'univers du meilleur de Djian ! On aime ou pas. Pour moi, c'est oui !
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le 22 octobre 2012
Du rythme, de la sonorité, des phrases travaillées, du style, de l'inclassable avant tout. Une écriture qui prend dès les premières pages et entraîne sans nous lâcher. Ensuite vient l'histoire, qui est assez contondante et sinueuse pour accrocher avec des personnages qui évoluent dans les fracas de décembre. Un excellent roman avalé dans la journée. Mon premier Djian qui n'est pas le dernier.
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le 20 octobre 2014
Derrière son titre à l'originalité un peu "marketing" - à moins qu'il ne s' agisse d'une forme d'humour décalé de la part de Djian, ce "Oh..." - qui est le dernier mot du livre - étant en outre assez ambigu - "Oh..." semble avant tout un défi que l'auteur s'est lancé : suis-je capable de revisiter mes habituelles fictions de traumatismes familiaux et de violence burlesque d'un point de vue féminin ? "Je" peut-il être une femme ? Défi simple mais pas trivial pour autant, puisque autant la forme (de la pensée, de l'expression du personnage principal) que le fond (une perspective sur le monde et les autres) se doivent de refléter ce changement de genre : au final, il y a peu d'écrivains qui ont réussi à être crédible en prêtant leur voix à l'autre sexe... Verdict ? Eh bien, le jury est divisé ! Si l'on apprécie la manière dont Djian a littéralement adouci son style habituel, abandonnant son bagout bien masculin (mais plutôt amusant, on le sait...) pour un flux continu de pensées et de préoccupations qui peuvent caractériser (caricature ?) un mode de fonctionnement plus féminin, on a plus de mal avec le "fond" du livre : cette femme qui se laisse entraîner à des jeux sexuels extrêmes avec son violeur paraît plus relever du fantasme malsain que d'autre chose, et le livre se trouve vite plombé par la difficulté qu'on a de croire au personnage, sans même parler d'empathie, évidemment. Bref, si l'on ajoute que, en plus, le "style" de Djian est nettement moins excitant, nettement plus "piéton" que d'habitude, on ne classera certainement pas "Oh..." parmi nos livres préférés de l'auteur !
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Philippe Djian est du sexe féminin. Dans "Oh ...", il utilise la première personne du singulier et se glisse dans la peau d'une femme d'âge mûre qui a bien des problèmes, la pauvre. Le procédé est courant, il n'en est pas moins étonnant de la part d'un auteur qui a l'habitude de traquer les petites lâchetés de ses personnages masculins et leurs médiocres velléités. Autant l'avouer, on a du mal à s'y faire. Djian racontant les tourments d'un personnage de l'autre sexe, c'est difficile à avaler. Cependant, c'est du Djian pur jus. L'intrigue est un feuilleton avec rebondissements multiples où le sexe et la confusion des sentiments se taillent la part du lion. La trame est chargée, vraiment à l'excès, avec cette femme violée plus ou moins amoureuse de son agresseur et, en même temps, encombrée de nombreux mâles, son ex, son amant, etc, qui lui tournent autour. Sans parler de toutes les histoires sentimentales périphériques qui font déborder le livre. Djian a une façon brutale d'annoncer la mort de ses personnages, sans anesthésie. La manière est récurrente et franchement embarassante. Il y énormément de pirouettes et d'exercices de funambule dans ce roman. Djian joue avec son lecteur comme un chat avec une pelote de laine. Avec cruauté et délectation. Se laisser faire n'est pas désagréable en fin de compte si l'on accepte d'être le jouet de ce grand manipulateur. Autant être prévenu à l'avance.
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Je crois que je n'avais pas lu Djian depuis 37,2° le matin, c'est dire .. si je suis bien incapable de comparer ce dernier à ses précédents opus. Peu importe d'ailleurs.
« Oh... » est singulier et dérangeant. J'ai eu du mal à accepter la réaction de Michèle après son viol qui ouvre le roman, du mal à prendre pour crédible son comportement, et puis c'est une telle femme, qui porte sur ses épaules tant d'hommes peu solides avec tant de faiblesses partagées que là est sa force. La rage et la fureur fulminent à l'intérieur. Son entourage est brinquebalant et fragile : son ex mari a toujours besoin de son appui, son fils unique s'est amouraché d'une femme enceinte capricieuse et immature, il n'est pas le père de l'enfant qu'elle porte – l’individu est en prison – et s'obstine à vouloir reconnaître l'enfant, son amant est le mari de sa meilleure amie et elle commence à en avoir assez, son voisin maladroit semble l'attirer de plus en plus, sa vieille mère s'entiche du premier gigolo venu … seul le chat Marty observe en silence et se fait le pilier reposant de cette maisonnée.
Elle en devient attachante, Michèle, à se débattre avec tout ça, les vieux démons concernant son père (qui a massacré des enfants dans un club Mickey quand elle était gamine et qui moisit en tôle depuis), tous les drames qui vont se succéder, jusqu'à la fin, surprenante, réconciliante, subjuguante.
Un récit d'une seule traite (pas de chapitres), ramassé sur le mois de décembre et le début du mois de janvier, où drames, amours et morts se mêlent à travers une écriture simple et des personnages complexes qui m'ont conquise, et où plus que jamais, ce sont les femmes qui portent le monde sur leurs épaules ;-)
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le 18 octobre 2012
vraiment excellent tout d'abord pour cette écriture de plus en plus ciselée et authentique, et cette histoire qui se relie au cours des lignes, un livre très fort et touchant peut-être le meilleur de Djian parmi les nombreux livres lus
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le 21 septembre 2012
Peu importe le realisme de l'histoire, peu importe le lieu , les personnages , eux , sont une fois encore plus vrais que nature et il n'est une impulsion ,une émotion , un sentiment, trouble ou lumineux,une contradiction que chacun, s'il est honnête, n'ait un jour ressenti. Djian posséde le don de les mettre en mot, sans fausse note, en plein dans le mille
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Philippe Djian est un romancier français né le 3 juin 1949 à Paris. Il est parfois présenté comme un héritier de la Beat Generation en France. Il est notamment l'auteur de 37°2 le matin qui lui apporta la popularité mais depuis son style et son inspiration ont beaucoup évolué.
Comme toujours dans les romans de Djian, ses héros vivent des histoires compliquées au possible, enchevêtrées, difficilement crédibles si on les examine dans le détail, mais l’auteur s’en fiche car il le répète à chaque interview, l’histoire n’a aucune importance, si on veut lire des histoires il suffit d’ouvrir le journal.
C’est à nouveau le cas avec ce nouveau roman. Michèle vient de se faire violer chez elle par un inconnu mais elle le garde pour elle et ne porte pas plainte. Elle vit séparée de Richard son mari depuis trois ans et leur fils Vincent vient de se mettre en ménage avec Josie, enceinte d’un dealer en prison. Sa mère Irène, soixante-quinze ans, va se fiancer avec un jeune gigolo et son père est en prison depuis trente ans après avoir massacré des enfants dans un club Mickey ! Michèle a une liaison avec Robert, le mari d’Anna sa meilleure amie avec laquelle elle a monté une boîte de production de films. Richard lui, se console dans les bras d’Hélène une standardiste qui pourrait être sa fille. Et puis il y a Patrick, un voisin de Michèle, bien entreprenant. Le roman se déroule durant la période de Noël. Voici en gros, les personnages du roman et leur situation.
Le bouquin se présente sous la forme d’un texte tout d’un bloc, sans chapitres, et Philippe Djian s’est glissé dans la peau de Michèle pour l’écrire à la première personne du singulier. Ce qui n’apporte rien de particulier, ni en bien ni mal, mais je ne vois pas une vraie femme écrire ce roman comme l’a fait l’auteur. Je pense en particulier à tout ce qui a trait au viol qui me semble relever des fantasmes masculins sur le sujet.
Ce qui frappe à la lecture, c’est la manière dont l’auteur révèle les évènements. Très lentement, par allusions puis au détour d’une phrase par l’énonciation du fait. Le viol et les crimes du père par exemple, ne sont clairement indiqués aux lecteurs qu’après de longues pages et par petites touches successives.
J’ai aussi été exaspéré par l’attitude des personnages, leurs réactions face aux évènements qui les touchent et qui ne peuvent que faire envenimer les choses, « Mais comment fais-tu pour te mettre dans de telles situations ? me demande-t-elle. Je suis sidérée ». Quant au personnage de Michèle, pauvre victime des premières pages du roman j’ai eu du mal à la suivre dans son évolution psychologique et sexuelle après qu’elle se retrouve à nouveau face à son violeur (ce que je vous laisse découvrir), mais je sais aussi que tout est possible, il suffit de lire les journaux comme dit Djian. En fait dans ce roman, peu de personnages sont sympathiques (aucuns ?). Tous se collettent avec la vie et font avec, chacun utilisant ses armes pour s’en sortir de son mieux mais jamais sans casse. Ce qui abonderait dans mon sens de voir la vie, à savoir qu’on n’a que ce qu’on mérite.
Alors pour conclure, paradoxalement après tout ce que je viens d’écrire, je pense que c’est l’un des meilleurs romans de l’auteur depuis bien longtemps. Même si l’histoire est outrée, mais elle n’est qu’un concentré de possibilités, et que Djian n’y attache pas d’importance, elle tient mieux la route que ses dernières productions. Mais ce qui est l’atout majeur du livre, c’est le style et l’écriture. Une écriture légère presque aérienne – surtout au vu du sujet – de laquelle se dégage un sentiment d’apaisement puissant. Quand le fond m’agaçait profondément, la forme me calmait aussi fortement. Un roman salé/sucré. Un (très) bon roman de Philippe Djian. Enfin.

« Non, je ne sais pas ce que je cherche au juste. Il fait froid, les jours ont raccourci. Je ne lis pas de bons scénarios. J’ai été violée. Je ne parle pas de mes relations avec mon mari et mon fils, je n’évoque même pas mes parents. Le pire est qu’il va falloir penser aux cadeaux. »
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Philippe Djian "écume" la littérature française depuis bientôt trente ans avec un succès qui ne se dément guère. Néanmoins, aucun prix majeur n'était jusque lors venu auréoler son œuvre (seul "Impardonnables" avait obtenu un prix mineur en 2009). Aussi, le prix Interallié attribué pour ce "Oh..." m'a convaincu de me lancer chez cet auteur dont la réputation médiatique ("héritier de la "beat generation"", bof...) ne m'attirait guère.

C'est donc dans une histoire étrange que Djian plonge ici son lectorat avec son héroïne Michèle, co-directrice d'une société de production de films, divorcée, fille d'un meurtrier et d'une mère septuagénaire à la sexualité débridée. Dès la première ligne du livre, nous assistons à son viol, chez elle. Mais plutôt que d'aller déposer plainte, Michèle se tait et ne s'en ouvre qu'à une personne de son entourage. Car rapidement, notre héroïne se rend compte qu'elle a pris du plaisir dans cet acte, développant une sorte de syndrome de Stockholm revisité, avec une sorte de contagion émotionnelle entre l'héroïne et son violeur.

Le sujet, politiquement incorrect, est parfaitement maîtrisé par Philippe Djian. Jamais l'auteur ne se livre à une banalisation du viol, pas plus qu'il ne se fait l'avocat du diable (avec le cortège d'arguments malsains de certains : "une allumeuse, ses tenues, c'est pas étonnant", etc.). Au contraire, et à travers les autres relations (amicales, familiales, amoureuses, ...) que noue son héroïne, Djian va entreprendre de décortiquer savamment le cynisme ambiant qui lie les êtres humains aujourd'hui. Les non-dits honteux, les tensions sexuelles, la place de l'enfant-roi : autant de thèmes abordés par l'auteur pour mettre en exergue cette société du paraître où l'apparence est le plus important et où les ressentis sortant de la norme doivent être cachés au risque de finir cloué au pilori public.

Le numéro d'équilibriste auquel se livre l'auteur est donc totalement réussi tant celui-ci manie les mots à la perfection avec une précision chirurgicale qui fait plaisir à lire. Le style, vif et alerte, tient le lecteur en haleine tout au long de la narration alors même que le peu de suspense de l'ouvrage est rapidement éventé ; et c'est bien là toute la force de l'écriture de Djian. Seuls quelques passages répétitifs (en l'occurrence sur la mère de l'héroïne) viennent alourdir un peu le roman, mais cela reste largement à la marge et ne gâche en rien l'excellente impression globale qu'inspire ce livre.
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le 14 novembre 2012
Ce récit (sans chapitres) donne l'impression d'avoir été écrit d'une traite.
Engluée dans sa solitude, ses rapports conflictuels avec les siens, le passé qui refait surface, on se demande vers quel mur se précipite (OH !) le personnage principal féminin.

Si la fin avait été décevante, c'est tout le récit qui basculait dans une libido trash bourgeoise. Mais c'est loin d'être le cas. La pirouette finale est tout simplement géniale.

Philippe Djian dissèque ses personnages sans compassion ; ils sont tour à tour pitoyables, exaspérants, manipulateurs, névrosés ou d'une profondeur insondable.

Il diffuse une angoisse latente, se permet une fantaisie ici ou là et manie une ironie noire (pour la plus grande jubilation du lecteur).

L'auteur peaufine encore la technique de son écriture et la maîtrise de son scénario. Le respect de l'écriture est pris très au sérieux.

Mais j'ai l'impression qu'il glisse entre les lignes un signe à l'attention du lecteur: tout ceci n'est qu'un jeu et je m'amuse à faire le marionnettiste.
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