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le 27 septembre 2004
Cet ouvrage est un petit bijou, Michel Foucault decrypte des siècles de pensée pénale et rend accessibles des évolutions très complexes par un style clair et des exemples marquants.
La prison coincide avec l'avénement de la société displinaire, au pouvoir royal qui suppliciait les corps pour asseoir son autorité se substitue une douceur des peines, on enferme dorénavant les corps pour mieux atteindre l'âme. Surveillance dans les manufactures, ordre dans les rangs de l'armée, classement des écoliers, naissance des sciences sociales avec leur appareil de fiches, de caractères, de catégories pour mieux connaître et contrôler les hommes. Punir n'a jamais permis de diminuer les crimes, mais de contenir et de fixer des groupes dangereux...
A lire absolument.
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le 21 mars 2009
C'est le premier livre que j'ai lu de Michel Foucault et je l'ai trouvé extraordinairement intéressant. Une très bonne alliance de philologie, d'histoire et de sociologie. Comprenons comment depuis les Lumières et la Révolution, les sociétés ont créé la discipline et l'étude pluridisciplinaire des hommes pour procéder à un dressage systématique des populations qui baignent dans un rêve de liberté de penser, d'agir et d'exister. Il n'a en fait jamais été autant surveillé et contrôlé qu'aujourd'hui ; depuis la rédaction du livre les "progrès" ont encore été grands. Gare à celui qui veut quitter le troupeau !
Malheureusement il ne s'agit pas de fiction comme dans "Le meilleur des mondes" de Huxley mais d'une étude très sérieuse sur les trois derniers siècles...
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le 19 août 2012
Au-delà du fond du livre, auquel on ne peut reprocher grand chose, c'est sur la forme que s'attarde ce commentaire.
Ce titre n'étant plus édité à la Bibliothèque des Histoires mais dans la collection Tel (toujours chez Gallimard), il apparaît nécessaire de prendre en compte cet avertissement : la brochure de la collection Tel est plus que défectueuse ; vous payez moins cher, certes, mais vous savez pourquoi. Outre le fait qu'une page est remplacée par une autre dans la seconde moitié du livre, les pages ont une forte tendance à vouloir s'évader, quand bien même toutes les précautions auraient été prises dans la manipulation de l'ouvrage.

En regardant les commentaires sur la Toile (y compris ici-même), on observe que le phénomène n'est pas isolé. Assez déplorable de la part d'un éditeur comme Gallimard.
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le 25 février 2011
Ce petit bijou écrit par Michel Foucault est un livre incontournable pour toute personne s'intéressant à la pensée pénale et s'interrogeant sur la peine de prison. Avec un style très clair et de nombreux exemples, Foucault nous explique comment la peine d'enfermement s'est imposée, dans une société disciplinaire telle que la nôtre, comme étant une évidence... qu'il essaye de réinterroger.
Un livre qui retrace l'histoire de la pensée pénale, pour expliquer comment nous sommes passés du supplice en tant que peine à la prison en tant que peine. Et les raisons qui nous ont permis de passer de l'une à l'autre peine sont loin d'être celles que l'on croit !
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le 26 décembre 2014
Dans « Surveillé et punir », Foucault décrit le passage d'une société de punition à une société de surveillance (généalogie de la morale). Foucault montre que, dans notre société disciplinaire, le corps n'est plus une donnée naturelle, qu'il est investi, requis, traversé par des procédures qui le rendent docile, obéissant afin qu'il puisse être utile (les disciplines). Les corps sont dressés ni par une institution, ni par un appareil mais en application de savoirs-pouvoirs diffus, omniprésents, anonymes, étendus, détaillés, pointilleux, d'une machinerie sans titulaire (micro pouvoirs), comportant instruments, techniques, procédés, niveaux d'application, cibles (micro physique). En les dépersonnifiant, les corps sont individualisés, assignés à un espace pour être normés, archivés, et constamment surveillés. C'est la vie elle-même qui devient objet de pouvoir. Foucault dévoile dans « Surveiller et punir » le rapport qui existe entre un ensemble de techniques de pouvoir, qui prend pour cible les corps, les vies, et la généralisation de la prison. Pour Foucault, c'est la société disciplinaire qui produit, de l'extérieur, certes comme résultat le plus radical et le plus abouti, la prison.

Foucault décrit méticuleusement le passage des supplices aux cellules, de la vengeance à la punition, d'une société de terreur, de spectacle où une multitude contemple quelques-uns à une société de surveillance où une multitude est surveillée par un petit nombre. L'idée de vengeance du souverain attaquée dans sa souveraineté a été abandonnée au profit d'une technologie du redressement par la société toute entière lorsqu'elle est atteinte dans ses fondements. Foucault montre comment, sous la double impulsion d'une orthopédie morale et d'une architecture qui en fournit la possibilité, l'ère carcérale a pris naissance. Un dispositif visant à l'amendement des coupables, au châtiment de l'âme est dans nos sociétés modernes mis systématiquement en place. Les prisonniers sont individuellement encellulés et mis sous surveillance constante. Le retour sur soi, l'intériorisation de la faute doit permettre de réifier les âmes sans meurtrir les corps ; la méfiance généralisée doit forcer à l'obéissance. La société ne puni pas moins mais différemment nous dit Foucault. Elle punit avec une sévérité atténuée mais avec plus de généralité. Ce que la peine a perdu en densité, elle le gagne généreusement en étendue. La civilisation disciplinaire a produit la prison mais elle n'a pas eu à faire à une fille ingrate. Bonne élève, la prison a carcéralisé en retour la société toute entière étendant ses procédures arbitraires hors d'elle-même. Un pouvoir carcéral s'est autonomisé du contrôle de la justice et de l'opinion, il a cogéré la peine en inventant des procédés inédits et généralisables (la prison s'est révèlée aussi comme un lieu de production d'un savoir : comportementalisme, techniques de classification, de gestions spécifiques du temps et de l'espace ...).

Foucault dans « Surveiller et punir » affirme : la prison n'échoue pas, elle réussit ! Il faut, nous dit-il, pour s'en persuader, sortir de l'explication interne de la gestion des détenus et se préoccuper de ce qui en amont l'alimente : la production des illégalismes. Les illégalismes sont des éléments positifs du fonctionnement social. Tout espace législatif ménage des espaces profitables et protégés où la loi peut être violée, d'autres où elle peut être ignorée, d'autres enfin où les infractions sont sanctionnées. La bourgeoisie parvenue au pouvoir n'a plus supporté les anciens illégalismes populaires. La centralité du matériel et de la propriété privée, la prise en compte du corps force de travail de l'ouvrier (rendement, absentéisme, migration ...) ont impliqué une reconfiguration autre des illégalismes. La prison a été l'instrument de réaménagement du champ de ces nouveaux illégalismes, la courroie de distribution de son économie. La prison a localisé une plèbe déclarée dangereuse, elle l'a marginalisée, coupée de ces racines sociales pour former une certaine forme d'illégalisme professionnel : la délinquance. Dit autrement, la délinquance a été cette découpe intentionnelle historique de certains illégalismes dans l'épaisseur des illégalismes que la prison a eu pour tâche de cerner, d'exalter, de stigmatiser. Analysée à la lumière cette économie des illégalismes, la prison s'est révélée un efficient appareil d'intégration plutôt qu'exclusivement de répression. Il y a eu en effet de multiples intérêts à cette professionnalisation. La délinquance a entretenu un conflit idéologiquement profitable avec le restant de la population, elle a favorisé l'acceptation de la répression et le contrôle policier sur l'ensemble de la société et elle a servi de main-d'œuvre à la bourgeoisie pour surveiller, infiltrer et manipuler le prolétariat. Elle a pesé sur l'illégalisme populaire et laissé dans l'ombre l'illégalisme des classes au pouvoir.

Foucault met enfin à jour, avec la prison, le personnage qui allait désormais dominer la scène judiciaire : l'individu dangereux. Extrapolé à partir de faits indéniables mais aussi isolés et (ou) résolus qui se transforment en tendances natives, dispositions permanentes, l'individu dangereux est à la fois considéré comme malade et criminel sans être l'un ou l'autre. Il a la double appartenance au champ judiciaire et au champ médical. Un déplacement a été ainsi significativement opéré : ce n'est plus l'acte qui est désormais répréhensible mais son auteur. La psychiatrie dans notre société contemporaine est devenue le vecteur dominant de la scène judiciaire avec la question centrale de la dangerosité et ses deux corrélats : l'accessibilité à la peine et la curabilité des détenus. La notion de risque est aujourd'hui mise en avant et la peine est le moyen non de punir mais de prévenir. Foucault pensait que si la dangerosité traduit souvent un danger imaginaire, une virtualité, les mesures pour la circonscrire en revanche étaient réellement productives d'insécurité, de peurs et d'obsessions sécuritaires.

Michel Foucault déclarait : « Ecrire ne m'intéresse que dans la mesure où cela s'incorpore à la réalité d'un combat, à titre d'instrument, de tactique, d'éclairage ». « Surveiller et punir » est-il l'instrument souhaité par l'auteur ? Est-ce que cette subtile mécanique peut encore rogner quelques barreaux, ouvrir quelques portes, élargir quelques brèches, écarter certains murs ? Elle l'a indiscutablement fait. Une fois lu, faut-il ranger sagement l'ouvrage sur une étagère, faire quelques commentaires élogieux, approximatifs ou savants et retourner à la routine des peccamineux surveillants, des portiques mouchards, des orwelliens ronds-points et des incertaines coursives ? Un spectre de Foucault semble pourtant encore hanter l'espace du carcéral.
Foucault avec « Surveiller et punir » a durablement changé notre regard, il a rendu inévidentes nos évidences les plus quotidiennes. Il a montré selon quelle nécessité la prison est advenue et du même coup comment elle pourrait disparaître. Le recours à l'incarcération comme dispositif pénal privilégié n'est en effet pas de toute éternité. Il a montré plus généralement comment du savoir produit du pouvoir disciplinaire dans la société toute entière.
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le 29 novembre 2012
Pour le lecteur qui poursuit cet objectif, la lecture de surveiller et punir est sans doute une initiation intéressante, parce qu'incomplète et inactuelle.

La critique des supplices était la figure où venait se rejoindre, de façon visible le pouvoir illimité du souverain et l‟illégalisme toujours en éveil du peuple.

Est-on rentré pour autant réellement dans l‟âge des châtiments incorporels ?

Sur les molles fibres du cerveau est fondée la base la plus inébranlable des plus fermes empires.

L‟idée d‟un enfermement pénal est critiquée par beaucoup de réformateurs, incapable de répondre à la spécificité des crimes et dépourvu d‟un effet sur le public.

La punition est une technique de coercition des individus ; elle met en oeuvre des procédés de dressage du corps -non des signes- avec les traces qu‟il laisse sous forme d‟habitude dans le comportement.

Les dispositifs disciplinaires ont sécrété une « pénalité de la norme », qui est irréductible dans ses principes et son fonctionnement à la pénalité traditionnelle de la loi.

La naissance des sciences de l‟homme ? Elle est vraisemblablement à chercher dans ces archives de peu de gloire où s‟est élaboré le jeu moderne des coercitions sur les corps, les gestes, et les comportements.

Le Panopticon est un modèle généralisable de fonctionnement : une manière de définir les rapports du pouvoir avec la vie quotidienne des hommes.

L‟école tend à constituer de minuscules observatoires sociaux pour pénétrer jusque chez les adultes et exercer sur eux un contrôle régulier.

Notre société n‟est pas celle du spectacle, mais de la surveillance ; sous la surface des images, on investit les corps en profondeur ; derrière la grande abstraction de l‟échange se poursuit le dressage minutieux et concret des forces utiles ; les circuits de la communication sont les supports d‟un cumul et d‟une centralisation du savoir ; le jeu des signes définit les ancrages du pouvoir ; la belle totalité de l‟individu n‟est pas amputée, réprimée, altérée par notre ordre social ; mais l‟individu y est soigneusement fabriqué, selon toute une tactique des forces et des corps. Nous sommes bien moins grecs que nous le croyons. Nous ne sommes ni sur les gradins ni sur la scène, mais dans la machine panoptique, investis par ses effets de pouvoir que nous reconduisons nous-mêmes puisque nous en sommes un rouage.
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le 25 février 2012
Un fabuleux ouvrage, retraçant l'histoire de la pénalité et du supplice des sociétés occidentales. Un ouvrage qui offre de nouvelles perspectives sur la peine capitale, l'emprisonnement, la philosophie des lumières, le "progrès humain" dans les prisons, etc.
Mais il ne faut pas prendre ce qui est dit pour argent comptant, il faut voir ce livre pour ce qu'il est, c'est-à-dire une réflexion intéressante mais néanmoins sujette à débat. Michel Foucault avance un tas d'idées, d'observations, de réflexions toutes plus intéressantes les unes que les autres, mais il ne faut pas oublier que ce ne sont là que des réflexions, certaines attestant de la réalité historique, d'autres plus discutables.
Foucault à une façon d'écrire bien particulière et qui en déroutera certains ; c'est un coup à prendre, soit on adhère et la lecture en sera sublimée, soit on n'aime pas et la lecture sera un véritable calvaire. Enfin globalement les idées sont claires, c'est bien écrit, et c'est ludique !
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le 4 août 2015
Foucault se livre ici à une généalogie du pouvoir de punir dans son aspect scientifico-judiciaire. La notion de pouvoir y est plurielle. Le corps y joue un rôle central. Premièrement puisque jusqu'à la fin du XIIe siècle, le corps, vif ou mort porte le sceau du châtiment infligé le plus souvent en public, et en garde les séquelles. Aussi nous pouvons nous demander si le pouvoir n’est pas un exercice de corps sur d’autres ? Foucault s’est également penché sur cette question, c’est pourquoi il se sert des corps comme fil conducteur. L’étude est très documentée, très détaillée, très précise aussi. Et semble des plus actuelles. Par ailleurs, les exemples sont très parlants et l'on prend plaisir à englober de nouvelles connaissances car Foucault a le don de transmettre son savoir à la manière d’un conteur.
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le 23 août 2012
J'ai du livre ce livre pour mes études et j'ai adoré.
Foucault nous décrypte, nous dépeint plusieurs siècle de punition, de torture, de code pénal et d'évolution de la prison.
L'écriture est agréable et il c'est une mine de connaissance, on apprend tellement de chose !
Une fabuleuse oeuvre
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le 25 mai 2015
Michel Foucault retrace ici la naissance de la prison et sa vue de la modernité qui transforme les individus en les castrant du libre arbitre
réflexions d'actualité

livre qui porte bien pour un individu élevé au Calvinisme
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