Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici RentreeScolaire Cloud Drive Photos nav_BTS17CE En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici cliquez_ici

Commentaires client

4,0 sur 5 étoiles
75
4,0 sur 5 étoiles
Format: Broché|Modifier
Prix:25,00 €+ Livraison gratuite avec Amazon Prime


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 29 septembre 2015
Ce n'est dit nulle part mais il ne s'agit que d'une version "scolaire" destinée à des élevés de troisieme !!!
Il ne s'agit pas de l'édition comlplete, qui n'est malheureusement plus rééditée.
Dans ce minuscule fasicule, on ne trouve que quelques méprisables extrait de cette grande oeuvre. Alors passez votre chemin et cherchez la vraie édition intégrale de cette oeuvre magistrale chez les bouquinistes...
J'ai été très déçu par cet achat...
0Commentaire| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 août 2017
Tout d'abord, il faut admettre qu'à la livraison, ce pavé de plus de 800 pages fait son effet. Et inspire d'emblée un authentique respect. Genevoix, la grande guerre, la mort, la chair à canon...donc, tout est là-dedans...?

Et ... oui...c'est bien ça. J'ai pris l'habitude d'en lire quelques pages chaque jour puis les quelques pages sont devenues plus nombreuses, je me suis retrouvé familier de ces soldats, de ces anonymes pourtant héros, au point qu'une fois l'ouvrage terminé, ma lecture quotidienne m'a manquée et je me suis retrouvé à regret orphelin de ces poilus.
Genevoix possédait ce talent du grand artiste qui s'efface devant sa cause. Il n'est pas le sujet de son ouvrage mais son témoin qui nous en passe le message.

Après la lecture de "ceux de 14" subsiste un immense dégoût pour cette boucherie, une douleur pour cette jeunesse inutilement sacrifiée, mais aussi un respect pour ceux qui ont fait leur devoir, pour enfin aboutir à la gratitude vis-à-vis de ceux qui nous ont permis de rester libre en tombant sous les balles, tristement, sinistrement, anonymement.

Enfin, savoir que le gendre de Maurice Genevoix est tombé sous les balles dans les locaux de Charlie-hebdo, cela donne une dimension contemporaine et totalement inattendue d'autant plus poignante.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 septembre 2016
Voilà un texte qui se vit. Le talent de Genevoix nous fait oublier la notion de lecture et nous transporte en enfer avec lui et ses camarades d'infortune. C'est très bien écrit et terriblement poignant. Ce que j'ai lu de mieux sur le sujet.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Genevoix, c'est le grand style, la pureté de la langue française. Et quand ce style est mis au service du témoignage, cela donne une grande oeuvre. Maurice Genevoix parle de la guerre avec des mots mais c'est sa chair qui lui dicte les phrases. Il a connu la boue des tranchées, la promiscuité, la montée en ligne, l'horreur des combats, la peur et la bravoure. Il raconte avec une grande économie de moyens ce que furent ces offensives de la "grande saignée". Nos contemporains ne savent plus ce que furent ces années. Les images Noir&Blanc des vieux films d'archives rendent compte d'une violence terrible, mais muette. Grâce à Maurice Genevoix, nous avons une voix qui domine le fracas des armes, pour leur dire simplement : taisez-vous!

Ajout de mai 2014 : un siècle après le début du conflit, j'ai pu me rendre sur l'éperon des Eparges, sur lequel a combattu Maurice Genevoix. La terre, malgré son manteau d'arbre, garde intacte tous les profonds stigmates des combats et il faut peu d'imagination pour sentir l'enfer qu'ont connus tous les combattants de ce secteur. Les mots simples de Maurice Genevoix n'en sont que plus forts car il n'y aurait pas eu de qualificatifs assez vigoureux pour décrire ce qui est au-delà de la parole.
11 commentaire| 47 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 avril 2013
Quand je pense que Genevoix n'est pas publié dans La Pléiade, quelle hérésie.
Humain, profondément humain. Lisez Genevoix , tout Genevoix le grand témoin de l'horreur des tranchées, mais aussi le poète sensible des bords de Loire, l'écologiste avant que le mot n'existe.
11 commentaire| 14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Maurice Genevoix (1890 - 1980) de l'Académie française écrit ses mémoires des épreuves de la Première Guerre Mondiale. Dans cette édition révisée en 1949, il s'est efforcé de la rendre plus concise.

Chef de section, puis commandant de compagnie dans un régiment d'infanterie (le 106°), il a connu la guerre de mouvement puis celle des tranchées dans le secteur de Verdun et plus particulièrement celui des Eparges, l'un des plus terribles à cette époque.

Maurice Genevoix a le talent des grands conteurs d'âmes, à la manière d'un André Maurois qui lui était contemporain. Henri Barbusse dans Le Feu : journal d'une escouade ; Carnets de Guerre ou Roland Dorgelès dans Les Croix de bois ont bien su montrer l'horreur de cette guerre. Extrait de ce cauchemar réel, cette terreur insigne (p. 568) :

"Deux obus détachés de l'immense bombardement; deux obus pour nous, qui nous ont visés ... Mais rien que nous ne connaissions: un vol plus court, un sifflement tout à coup suspendu, et puis l'air qui nous gifle, nos tympans qui éclatent et toutes les pierres, toutes les mottes, tous les débris informes qui retombent, durs et lourds, au bourdonnement d'éclats déjà lointains.

Encore sur nous. On ne peut plus se redresser, regarder autour de soi. Il faut se coller à terre, du même côté de l'entonnoir, vers le sud. De l'autre côté la terre est nue, avec des marbrures noires ou rouillées, des loques de drap éparses, un vieux bidon sorti de son enveloppe, des flaques d'eau couleur d'acide picrique. De notre côté, c'est une épaisseur confuse et remuante, une croûte d'hommes qui boursoufle la boue.

Un obus près du blessé qui rampe. Il a disparu dans la fumée. Il est mort.

Sous ma main qui vient de glisser, quelque chose roule, élastique et froid, un peu poisseux : je regarde de près l'aspect réel de la viande d'homme : on ne pourrait la reconnaître à rien, si l'on ne savait que "çà en est". Sans bouger de ma place, je cherche à découvrir d'autres lambeaux : il y en a beaucoup, bien plus que je n'aurais imaginé."

Maurice Genevoix sera grièvement blessé de trois balles le 25 avril 1915 sur la colline des Eparges. Soigné pendant 7 mois, il devra sa survie à une remarquable condition physique. Il perdra l'usage de la main gauche et bénéficiera d'une pension d'invalidité à 70%.

"Trop tard : je suis tombé un genou en terre. Dur et sec, un choc a heurté mon bras gauche. Il est derrière moi; il saigne à flots saccadés. Je voudrais le ramener à mon flanc : je ne peux pas. Je voudrais me lever : je ne peux pas. Mon bras que je regarde tressaute au choc d'une deuxième balle, et saigne par un autre trou. Mon genou pèse sur le sol, comme si mon corps était de plomb; ma tête s'incline : et sous mes yeux un lambeau d'étoffe saute, au choc mat d'une troisième balle. Stupide, je vois sur ma poitrine, à gauche près de l'aisselle, un profond sillon de chair rouge."

Le style poétique de Maurice Genevoix, son souci d'exactitude, son amour de l'humanité, font tressaillir chacune des pages de ce très beau livre.
77 commentaires| 27 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 mai 2017
Lecture intéressante et très différente des autres classiques de la littérature issue de la première guerre mondiale. C’est un carnet de guerre limité à la période août 14/mars 15 puisque MG a été mis hors de combat ce qui lui a probablement sauvé la vie. Une écriture soignée parfois un peu datée. Ce qui fait aussi l’originalité de l’ouvrage c’est qu’il concerne essentiellement la vie quotidienne au front mais en 2ème ligne. Les rares scènes de combat dont d’ailleurs proprement incompréhensibles et j’aurais aimé quelques schémas et croquis même si cela aurait juré avec le style de l’ouvrage. L'appareil critique, introduction, notes, bio et bibliographique est de bonne qualité. Je ne mets que 3 * car en définitive la lecture est un peu longuette.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Lorsque j'avais visité en vélo le site des Eparges (on sent mieux ainsi la pente des côtes de Meuse qui serpente entre les coquets cimetières), j'avais été frappé en arrivant au point X par l'énorme profondeur des trous d'obus.

Ce n'est que plus tard en lisant ce livre magnifique que j'en ai appris la raison, que ce n'étaient pas des cratères d'obus mais des entonnoirs de mines, les explosions provenant du fond de la terre grâce à des sapes creusées dans la colline. On imagine vite le côté radical de la chose chez les occupants de la tranchée quelques mètres plus haut (français ou allemands, car cette joyeuse tradition était pratiquée indifféremment dans les deux camps)

Je conseillerais aux futurs lecteurs de ce livre de se munir de la carte IGN au 25 000 ème des environsVigneulles-les-Hattonchatel GPS: IGN3213E pour mieux apprécier la géographie des lieux où se situe l'essentiel du récit et comprendre la dureté de la situaton des soldats français situés sous le feu des allemands qui occupaient les crètes meusiennes.

Certains pourront être étonnés du manque de sensationnel dans le récit du lieutenant Genevoix. Ici la guerre est d'une horreur ordinaire, pas de grands élans victorieux comme chez Ernst Junger ou de bla-bla comme chez Barbusse. Chaque jour se suffit à lui-même avec ses torrents de boue, le froid, la neige, mais aussi un rayon de soleil, un oiseau ou le relatif bien-être du repos à l'arrière.

Chez Genevoix, ça sent le vrai et le vécu. La précision des dates donne beaucoup de force au récit, tous les personnages que l'on rencontre , qu'ils soient gradés ou simples poilus, sont de chairs et d'os et pas des caricatures dignes d'images d'Epinal.

Ici la mort rôde et tue les gens, sans gloire, comme une loterie surréaliste déréglée par le fracas des armes. "Ceux de 14" est une suite qui rassemble divers petits romans que Genevoix a écrit sur ses souvenirs et ses notes entre septembre 14 et mai 1915 à la fin de la bataille des Eparges. Au début, on en est encore à la guerre de mouvements, puis on assiste à l'enterrement progressif (c'est le cas de le dire!) des armées.

Le style de Genevoix est très pur, parfois poétique, mais ne cherchant pas l'effet, la dureté des conditions de vie n'en ayant pas besoin. Du point de vue littéraire, c'est certainement le meileur ouvrage sur cette guerre. Lorsque j'ai refermé le livre, j'avais un peu froid et l'impression d'avoir passé moi-même tous ces mois dans ce coin de Meuse.
33 commentaires| 25 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 septembre 2013
Jusqu'à la lecture de ce livre, je voyais la 1ère guerre mondiale comme un conflit d'un autre temps comparable aux guerres napoléoniennes avec ses images en noir et blanc.
Puis j'ai lu "Ceux de 14", et je me suis retrouvé propulsé une centaine d'années en arrière, plongé dans toutes les heures d'exaltation et d'horreur vécues par les camarades de mon grand-père grâce à l'incroyable narration de Maurice GENEVOIX qui était au 106ème RI tout comme mon ancêtre.
Alors, la Grande Guerre m'est apparue bien plus contemporaine. Maurice GENEVOIX m'a emmené avec lui dans chacune de ses péripéties, de ses aventures toujours périlleuses. A ses côtés, j'ai souffert de la boue, du froid et des privations.
Lors de l'assaut des EPARGES, j'ai vu ses camarades tomber sous le feu ennemi. Je me suis recroquevillé sous mon havresac dans un trou d'obus à coté de lui. J'ai pleuré à la perte de son ami PORCHON.
J'ai regretté de le voir partir trois balles dans le corps et surtout j'ai vu son désarroi d'abandonner ses camarades.
Lisez tous ce livre ! Vous n'en sortirez qu'enrichi et plus jamais vous ne parlerez de la guerre de la même façon
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ecrit dans une langue remarquable, la recomposition sous la forme de récit de son journal par Genevoix fait de cet ouvrage le meilleur témoignage sur les deux premières années de conflit. Ne voulant défendre aucune thèse, se bornant à la description de la réalité vue, il est en réalité infiniment plus critique sur les malheurs et atrocités de la guerre que tout autre auteur.
0Commentaire| 17 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

3,00 €
6,60 €
5,10 €
5,40 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici