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100 PREMIERS RÉVISEURSle 21 octobre 2008
J'ai lu presque tous les livres qui sont parus dans les dix premières années qui ont suivi cette guerre. « Les croix de bois- A l'ouest rien de nouveau- Le feu-Le grand troupeau etc » mais je n'étais plus jamais tombé en librairie sur ce livre. Il a été pris souvent comme modèle pour d'autres oeuvres comme des bandes dessinées (« c'était la guerre des tranchées de J Tardi ») et pour des séquences de films `(« un long dimanche de fiançailles »).
Ce livre est une exception, il dénonce de la première à la dernière page la guerre. L'état de guerre qui permet à un civil de tuer, le rabaissement de l'homme à l'état de bétail, l'incurie des chefs, et surtout la PEUR constante du soldat. La peur d'être dans un mauvais coin, la peur de sortir de la tranchée, la peur sous les bombardements, la peur de perdre un copain, la peur constante de mourir. Pour lui, un soldat qui n'a pas peur est un homme devenu fou.
Il n'hésite pas à révéler que le soldat est content quand il est à l'hôpital avec une fine blessure, il va même plus loin, en dévoilant que certains soldats n'étaient pas mécontents de leur amputation et il pensait de même. Il comprend les désertions et les mutineries, il les approuve, il approuve totalement les mutilations volontaires.
Vous avez compris de ce fait pourquoi ce livre fut très mal jugé par les autorités militaires lors de sa sortie mais très apprécié par les anciens combattants. L'auteur fut même accusé par les politiciens des années 30 d'avoir par ce récit renforcé l'esprit non patriotique d'après guerre ce qui entraînât la débâcle lors de la Seconde Guerre mondiale. On trouve les excuses qu'on peut !
Conclusion : un réquisitoire terrible contre la Grande Guerre mais aussi comme le souligne l'auteur dans la réédition du livre après la Seconde Guerre mondiale contre toutes les guerres.
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le 2 août 2010
Mon grand père paternel avait fait la guerre de 14 / 18. Enfant mes frères et moi le questionnons. Il ne répondait que brièvement sur ce passé que sans doute il avait enfoui dans un coin de son cerveau.
Avec le livre de Chevalier on est plongé dans cette guerre si brutalement que pour ma part j'avais l'impression de vivre avec lui ces moments terribles. Finalement il résume au mieux la guerre par le mot PEUR. Les boucherie, l'absurde commandement y sont décrits sans détour. Pour moi le plus angoissant c'est de penser que pour les poilus, cette barbarie n'en finissait jamais, alors que certain sont restés des années dans la boue des tranchées. Ce qui ne gâche rien c'est que l'auteur a un style très imagé et prenant. Je ne pouvais pas céder au sommeil lorsque lisant ce livre le soir dans mon lit, ma chambre était peuplée de morts et blessés agonisants. Bon livre sur le plan littéraire, LA PEUR est de plus un témoignage fantastique sur la guerre de 14 / 18, cette guerre d'il y a presque un siècle!
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le 12 mars 2011
Autant le dire tout de suite, voilà un grand récit. Qui par moments fait penser au Voyage au bout de la nuit de Céline. Et en plus, c'est bien écrit. Normal, l'auteur n'est autre que celui de Clochemerle. Mobilisé en 1914 à 19 ans, blessé un an après, il retournera au front et fera les Vosges, le Chemin des Dames, la Champagne, l'Argonne puis l'Alsace au prémices de l'armistice. Réédité en 2008 ( ) ce récit de guerre ne présente pas de morceaux de bravoures venant de soldats patriotes convaincus et dont la propre vie passe après la patrie... Non, Chevallier nous présente la guerre, la vraie, du moins celle que l'on imagine plus facilement : les marches sans fin, l'attente dans les tranchées, l'absence d'information ou au contraire les rumeurs les plus folles, et puis le mépris de ces chefs qui ne se sentent pas comptable des vies humaines et qui en sacrifient à tour de bras pour quelques bout de pierre d'un village sans intérêt stratégique. C'est terrible, terrifiant, et accusateur. Petit extrait :

"La colère de l'artillerie ne fait que croître. Jour et nuit, nous n'avons plus guère de repos moral. Jour et nuit les pioches forcenées creusent sur nous, toujours plus profondément. Jour et nuit les projectiles s'acharnent sur ce lambeau de terrain que nous devons défendre. Nous comprenons qu'une attaque se prépare, qu'il faut un dénouement à cette fureur. Nous comprenons que deux états-majors ont entamé sur ces plateaux une lutte qui met en jeu leur vanité et leur réputation militaire, que de cette conquête dépendent l'avancement de l'un et la disgrâce de l'autre, que cet acharnement, qui n'est que désespoir chez les soldats, est calcul ambitieux de quelques généraux allemands, qui mesurent chaque jour sur une carte combien de centimètres les séparent encore de cet objectif qu'ils se sont vantés d'atteindre, qu'ils sont indignés des piétinements que nous leur imposons et les imputent au manque de valeur de leurs troupes. Nous comprenons qu'il faut, de part et d'autre, des morts et des morts pour que celui qui a pris l'initiative de la bataille s'effraie des pertes et cesse sa poussée. Mais nous savons qu'il faut vraiment beaucoup de victimes pour effrayer un général, et celui qui s'obstine en face de nous n'est pas encore près de renoncer"

On sent souvent dans cette écriture de Chevallier, simple soldat, la volonté de fraterniser avec le soldat allemand, comme si l'ennemi, le seul, était la classe des nantis et des riches. Une des rares permissions de l'auteur, qui préfigure Clochemerle dans la description au scalpel, montre une société bourgeoise qui exige le sacrifice, mais pas celui de ses propres fils ; où alors qu'ils soient à l'arrière, loin des bombes et des mitrailleuses. C'est aussi une époque inconsciente de la boucherie de la guerre moderne où tous les civils exigent le jusqu'au boutisme. L'exigent sans connaître la peur de lutter non pas contre les troupes ennemies, mais contre le hasard et l'attente. On a peu écrit sur cette période, encore moins réalisé de films (il faut voir Les sentiers de la gloire !), peut-être parce qu'au fond cette plaie n'est toujours pas fermée et que la vérité qui se fait jour petit à petit entérine les versions de Chevalier ou de Barbusse, celle d'un massacre pour lequel il aurait fallu juger certains généraux : Nivelle (disgracié mais réhabilité par Maginot), Gamelin, Joffre (dont le nom désigne encore de grandes avenues de nos villes), tous partisans de la guerre à outrance, au mépris des vies humaines. Quatre millions de morts... Sans compter les "fusillés pour l'exemple" et les exécutions sommaires... Un récit de guerre donc, mais également un réquisitoire inplacable contre la guerre et le capitalisme (la diatribe de Nègre à la fin du récit et sans appel : "Je vais te dresser le bilan de cette guerre : cinquante grands hommes dans les manuels d'histoire, des millions de mort dont il ne sera plus question, et mille millionnaires qui feront la loi". Le pire, c'est que les guerres dans le monde continuent avec les mêmes ficelles et les mêmes victimes.
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le 9 février 2014
voilà un récit qui ne laisse pas indifférent, d'un réalisme, d'une vérité criante à faire trembler le lecteur...loin des conventions et de l'esprit de la grande muette, ce livre doit être lu et relu car même si tous savent que cette guerre fut une boucherie, ici nous l'éprouvons de l'intérieur, avec ce dégoût, cet écœurement devant l'horreur, l'indicible, l'innommable .... de ce qui s'est passé... Ajouter à cela que cet auteur est celui qui écrivit Cloche merle , un livre si plaisant , un autre monde !!! Quel talent !
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le 20 avril 2013
Je suis natif de Lorette......L'hiver la plaine d'Artois pleure encore. Bientôt un siècle, non c'était hier répond la terre, voit passant je crache encore des balles et des grenades.
0Commentaire|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Gabriel Chavallier écrit là manifestement une histoire vécue. Il nous montre toutes les atrocités de la guerre, la peur qui étreint les ventres chaque fois qu'il faut monter en première ligne, toutes les combines pour essayer de retarder ne serait-ce que de quelques minutes le moment d'affronter l'ennemi, d'autres hommes comme lui en réalité. Il est sans concession pour les gradés qui sont à l'arrière et se garde bien de passer les premiers. Quand ils ne peuvent faire autrement, ils ont, comme les autres la peur au fond des yeux et du corps. Il parle des blessures, des cadavres, de la pourriture, des odeurs... Bref, c'est la guerre de 14-18 dans sa sinistre réalité quotidienne qu'il nous raconte. J'ai beaucoup de mal, rétrospectivement, et je ne suis probablement pas la seule, à accepter cette guerre absurde où l'on n'a pas hésité à sacrifier, tant dans un camp que dans l'autre, des milliers (jusqu'à atteindre plusieurs millions) de soldats quotidiennement pour "tenir" des positions, où, outre les morts eux-mêmes, on a plongé des millions de familles dans le chagrin et la détreese et la misère. Ce roman ne fait qu'ajouter de l'eau à mon moulin. A lire et à méditer avant de décider du bien-fondé d'une guerre...
11 commentaire|11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 mars 2013
J'admire profondément la lucidité , la sensibilité et la profonde honnetetée de l' auteur , sans concession pour les apparences ou les réalités masquées par les convenances , c'est bien plus qu'un témoignage sur la guerre de 14, ce n'est pas du pacifisme comme on a pu le lire, c'est au-delà , c'est la parole et la mémoire d'un homme face à la hyper-brutalité de son époque.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 7 février 2014
Probablement le plus beau roman sur la Grande Guerre qu'il m'ait été donné de lire.

Incorporé dans la classe 15, le narrateur raconte à la première personne l'enfer des escouades, la désorganisation des lignes, la solidarité du front, l'enfer d'attaques menées par des officiers jamais punis pour ces offensives qui tournent au massacre des soldats français hachés menus par les nids de mitrailleuses et les obus qui les "cherchent". La description de l'offensive est terrible de beauté. Un enfer sur terre dans le sang, la boue et les cadavres.

La (bonne) blessure, la convalescence vont donner au narrateur un répit prolongé par son affectation sur le front des Vosges plus calme puis c'est Fismes, le Chemin des Dames, les offensives meurtrière de Nivelle et Mangin. Un terrifiant massacre. 80 000 hommes que la mort mage en une seule journée. Le style est puissant, visuel. on est avec lui dans le froid, la boue et surtout la PEUR, cette répulsion du corps comme il dit si bien.

Lisez ce roman non pas antimilitariste par idéologie, mais par la souffrance, l'expérience vécue dans les tranchées de ce bétail envoyé à l'abattoir. Quand on pense aux relations franco-allemandes actuelles, comme tout cela parait un terrible gâchis.

Le suicide de l'Europe.
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Jean Dartemont, jeune étudiant de 19ans, est de la classe 1915. Mobilisé en décembre 1914, il découvre que la vie militaire est incompatible avec son caractère détaché et n’est pas faite pour lui. Mais même s’il n’a rien du soldat modèle, c’est la guerre, et après quelques mois de classes, il est envoyé au front dans les tranchées.
Simple fantassin, puis agent de liaison, il va vivre l’enfer en Artois, au Chemin des Dames et en Champagne. Seuls des blessures et des séjours dans des zones calmes vont lui permettre de souffler pendant 4 ans …

Gabriel Chevallier fait partie de ces soldats qui ont passé leurs jeunes années à côtoyer au quotidien la mort, la pourriture des cadavres, les pluies d’obus, les poux et cette trouille qui vous détraque les tripes.
La Peur a été publiée en 1930. Elle fait partie de ces récits écrits par une deuxième génération d’auteurs après leurs ainés Barbusse ou Dorgelès. L’écriture est simple, directe, et oscille entre un fatalisme ironique et une sensibilité désabusée. Pas de pathos, pas de grande envolées lyriques, juste le récit d’un simple soldat qui a pu sauver sa peau. La description du Chemin des dames, des causes des mutineries, de la bêtise perverse d’une partie des officiers, puis des derniers mois de la guerre est absolument exceptionnelle.
Surprenant de voir aussi que l’habitude transcende la peur, au point de dormir comme un bébé avant une attaque, ou de finir par s’exposer inutilement à quelques semaines de la fin de la guerre.

Bien écrit mais peu connu du grand public, facile à lire et sans temps morts, ce roman a surtout pour lui une surprenante fraicheur et une grande modernité. Il s’agit d’un des tous meilleurs récits français sur 14-18, à mon sens du même niveau que Dorgelès et ses « Croix de bois ».

A découvrir absolument et à faire lire, notamment aux jeunes, comme une excellente alternative d’« A l’Ouest rien de nouveau », paru un an avant « La Peur ».
11 commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Il y a des livres dont on sent, bien avant de les avoir terminés, qu'ils vont nous rester. Cette "Peur" De Gabriel Chevallier, parue en 1930, en fait à coup sûr partie en ce qui me concerne.
Autobiographique, le livre de G. Chevallier (que l'on suivra sous les traits de Jean Dartemont) sort des sentiers battus. Une sorte de brûlot iconoclaste dont l'épisode se déroulant durant la convalescence du "héros" résume assez bien l'ensemble : se rendant au bistrot en compagnie de son père dont tous les amis (trop âgés pour être mobilisés et anciens combattants de 70) le pressent de questions du genre "alors comment ça se passe au front ?" "qu'est-ce que vous leur foutez aux Boches ?" ... Dartemont répond immanquablement "on a peur, tout le temps peur..." Cette réponse avait déjà jeté un froid auprès des infirmières à l'hôpital où il était pourtant initialement bien vu. Et c'est là une des grandes forces du livre : ce décalage (le mot est faible) entre ce que vivent, ressentent les soldats et les histoires que l'arrière s'imagine ou aimerait entendre, bien aidé par une propagande dégoûtante...
L'Artois, la Champagne, le Chemin des Dames... Dartemont en a vu, a été blessé, est passé par des périodes terribles de dépression, de dégoût de soi. Il est conscient qu'instruit, il réfléchit probablement trop pour espérer s'en sortir. Il mesure la lâcheté, l'incompétence de certains chefs mais est également capable de reconnaître leur courage.
Il décrit l'environnement quotidien des soldats de la Grande Guerre avec un réalisme parfois déroutant. C'est sublime.
"J'écris à ma sœur. Il n'y a rien de vrai là-dedans [...] Nous rédigeons pour l'arrière une correspondance pleine de mensonges convenus [...] Nous leur racontons leur guerre, celle qui leur donnera satisfaction [...] A toutes les concessions que nous avons déjà consenties à la guerre, nous ajoutons celle de notre sincérité. Notre sacrifice ne pouvant être estimé à son prix, nous alimentons la légende, en ricanant. Moi comme les autres, et les autres comme moi... "
On sort bouleversé de la lecture de ce livre que je vous recommande de (re)découvrir.
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