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Le "Anno Dracula" de Kim Newman reprend l'histoire du "Dracula" de Bram Stocker avec un petit twist qui change tout: John Harker et Van Helsing n'ont pas réussi leur quête finale et Dracula a triomphé. Il s'est installé à Londres et ... a séduit la reine Victoria. Il est maintenant prince Consort! C'est énorme, mais une fois l'hypothèse de départ acceptée, l'auteur dispose d'un boulevard pour développer une histoire originale.

Dracula régnant sur la plus grande puissance de l'époque, qu'est ce que cela donnerait? Cela donne une uchronie à la fois illogique (Dracula vivait reclus dans son château depuis plus de 400 ans et en 3 ans aurait réussi 1- à se mettre dans le lit d'une Victoria dans sa période la plus bigotte et guindée 2- à s'installer sur le trône d'Angleterre 3- en semant des vampires à tout va alors qu'il ne les transformait qu'au compte goutte) et d'une rigueur quasi scientifique concernant les faits historiques, les personnages de l'époque etc.

J'avoue n'avoir pas réussi à entrer dans l'histoire avant que la moitié du livre soit parcouru. Trop de personnages, je n'avais pas le temps de m'habituer à l'un d'eux que l'auteur partait déjà dans une autre direction. Mais à la moitié du livre, une fois que l'auteur a épuisé son petit jeu culturel (mettre le maximum de personnages de l'époque réels et fictifs dans cette histoire), on peut se concentrer sur l'essentiel: la quête de Jack l'Eventreur de vampires par Charles Beauregard, un brave garçon au sang chaud et Geneviève, 16 printemps au moment de sa mort, mais dotée d'une sagesse pluriséculaire (elle est même plus vieille que Dracula), incarnant un courant vampirique beaucoup plus modéré que cela bestial de Dracula. A côté de cela, on suit les enjeux politiques du Royaume: comment faire cohabiter vampires et humains, comment répartir le pouvoir entre les deux groupes... ?

L'histoire à défaut d'un grand suspense (on sait dès le début qui est Jack l'Eventreur, et on connait les grands faits historiques de l'époque) est très plaisante à lire côté reconstitution historique. L'auteur passe de la littérature (George Bernard Show, Beatrice Potter, Oscar Wilde, Lestrade l'accolyte de Sherlock Holmes, le Docteur Jeckyll et le docteur Moreau...) aux inventions scientifiques (train, téléphone, photographie...) en passant par la mode (le trench). C'est parfois artificiel. Exemple 1: le trench arrive comme un cheveu sur la soupe, on sentait qu'il voulait vraiment le placer, en substance "le tueur n'a peut être pas été vu s'il a retourné son imperméable, regardez comme c'est commode (faisant la démonstration). Exemple 2: le nom d'Oscar Wilde arrive comme bien entendu moins de 20 lignes après une mention de Dracula persécutant les homosexuels. Cela change du Trivial Poursuit.

Côté ambiance, on est très loin du gothique du roman original, et à part une scène d'éventration bien gore, il n'y a pas de quoi frémir. Bref, au final cela donne un roman historique quoique uchronique, avec un petit parfum de fantastique. Plaisant, mais pas au point de lire la suite des aventures.
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le 27 août 2014
Beaucoup de bonnes choses sont à relever dans Anno Dracula. Il est d’abord très agréable de croiser une série de personnages aux noms familiers qui appartiennent aussi bien à l’Histoire qu’à la fiction. Certains ne feront que passer, d’autres auront un rôle plus important. Nous rencontrons Jekyll, Oscar Wilde, Bernard Shaw sera parfois cité, plusieurs scènes se passent au Diogene’s Club… Chaque référence est un hommage à la littérature britannique du XIXe siècle dont les livre est un héritier direct. Nous sommes invités à un jeu de metalecture qui donne souvent à l’avance les clés du récit. Mais la plupart des noms ne servent qu’au clin d’œil pour construire un monde où les œuvres majeures de l’époque victorienne sont réelles. L’auteur se concentre en particulier sur les protagonistes secondaires de Dracula. Newman interroge une victime directe du comte, le Docteur Seward, courtisan désabusé de Lucy.
Distrayante, l’intrigue du tueur de Whitechapel est un bon moyen de révéler les problèmes que peut rencontrer une civilisation dominée par une créature tyrannique venu d’un autre temps. Vlad Tepes veut modeler le monde à sa vision de fanatique religieux tout juste sorti du Moyen-âge, ce qui implique beaucoup d’exécutions arbitraires et une ingérence totale de la capitale. Dans ce joyeux chaos, les vampires ne sont pas plus chanceux que les humains. Comme l’auteur le souligne avec un certain cynisme, la plupart des « ressuscités » meurent bien avant d’avoir dépassé un siècle, tués par leurs semblables, affaiblis par un appétit difficile à sustenter. En effet, le sang humain est une denrée rare pour les pauvres qui n’ont pas les moyens de s’en faire livrer, quand une milice vampirique n’hésite pas à condamner les meurtres de leurs pairs. Plus que les emprunts au thriller, j’ai surtout été séduite par l’intelligence avec laquelle était dépeintes les créatures. A la fois figures pathétiques et tumeurs malgré-elles de Londres, on ne peut pas dire qu’elles inspirent l’admiration.

Le duo vampire/humain (Genevieve et Charles) qui domine le récit entretient à ce titre des rapports très intéressants, un amour passion impossible qui n’a rien de romantique. Immortelle depuis cinq siècles, Geneviève est désespérément réaliste sur l’avenir de ses sentiments. L’homme qu’elle aime finira par vieillir. Elle pourrait le transformer, mais le temps finirait par les séparer. Le vampire reste condamné à sa nature d’être solitaire.
Un autre aspect abordé est la ligne fragile entre animalité et humanité au moment de la transformation. Le basculement est d’autant plus rapide avec une personne qui s’est imposé trop de limites, un véritable fléau pour les dames guindées de la société victorienne.
En bref, de nombreux petits détails en amont de l’histoire principale ajoutent beaucoup de réalisme à l’univers, et montrent une réflexion très poussée de la part d’un auteur qui maîtrise parfaitement son sujet.
Si le fin mot de la série de meurtre est annoncée très rapidement, l’idée de base est amusante et une série de rebondissements parvient à nous tenir en haleine jusqu’au bout, même si l’action piétine parfois. Le tout n’est pas de trouver le tueur, mais de voir comment cette catastrophe annoncée pourra bien se terminer. Certes, le final a un côté un peu brouillon, mais je n’ai pas trouvé qu’il gâche l’ensemble. Il permet simplement de refermer une chronique avant de nous plonger quelques 50 ans plus tard, dans une autre époque, pour Le Baron Rouge.

Pour conclure, je ne parlerai pas d’une révélation littéraire (le style manque de rythme) mais assez de bonnes idées pour mériter la lecture des amateurs d’uchronies et de réinterprétation des mythes. La période historique dépeinte ne souffre pas de l’idéalisation un peu trop fréquente du XIXe siècle dans les roman fantasy contemporains qui s’y intéressent, une bonne nouvelle pour les blasés du steampunk. L’écriture rappelle même celle du feuilleton populaire.
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le 16 juin 2014
Doté d'une écriture simple, le roman arbore un scénario multi-formes : narrateurs externes de diverses opinions, narration sur plusieurs niveaux, personnages multiples et complexes, addiction complète vis-à-vis des ténors du genre, un livre où l'on se livrera au jeu de la reconnaissance des divers personnages empruntés à toute la littérature du genre ... Anno Dracula est un véritable chef d'oeuvre du genre apportant humour anglais, recherche quasi chirurgicale dans tous les domaines : histoire, société, mœurs, études, sciences et religions ... En outre, de manière simple, un livre qui fait se rencontrer trois énormes romans du gothisme : Dracula, Dr Jeckyl et Mister Hyde, Le Vampire ... c'est du grand art !
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Pas du tout fan de Twilight ou de Bit-Lit, assez allergique au steampunk qui partage avec ce roman un cadre Victorien, c'est avec méfiance que j'ai abordé Anno Dracula. Mes à-priori étaient-ils justifiés ?

- Newman vampirise le monde artistique

A la base, Anno Dracula part d'une question : que se serait-il passé si, dans le roman de Bram Stoker, le fameux Comte avait mis en déroute l'équipe de Van Helsing, avait bâti une véritable invasion silencieuse en transformant de plus en plus d'humains en vampires, puis en faisant venir des vampires qui lui étaient inféodés d'Europe Centrale ? Que se serait-il passé s'il avait réussi à séduire et épouser la Reine Victoria en plein veuvage et à devenir Prince consort, c'est-à-dire dans les faits le véritable maître de l'Angleterre ?

Très logiquement, certains personnages du roman de Stoker, ainsi bien évidemment que certains personnages historiques (en raison de l'époque et du fait que l'intrigue est basée sur les meurtres de Jack l'Éventreur), sont de la partie. Newman utilise aussi, en tant que héros, deux personnages créés pour d'autres romans ou écrits (dont Geneviève, créée à la base pour le monde de' Warhammer). Mais le recyclage de personnages ne s'arrête pas là, en réalité il ne fait que commencer : dans la postface, l'auteur explique, en détails, d'où est venu chaque personnage secondaire, de quelle oeuvre de littérature de genre, de littérature blanche ou de cinéma. C'est l'occasion pour vous de tester vos connaissances historiques, littéraires ou cinématographiques, mais il y a tellement d'emprunts, dont certains de personnages tertiaires du roman en question, ou même de romans / films relativement peu connus du grand public, que l'exercice va se révéler malaisé. Tout de même, certains personnages imaginaires ou historiques seront connus de tous, à commencer par Jekyll & Hyde, le Docteur Moreau, Elephant Man, Holmes ou bien entendu Jack l'Éventreur.

- Univers

Bien, donc imaginez une Angleterre uchronique de 1888, dans laquelle Dracula est aux commandes du pays, et où une portion significative de la population du pays est formée par des Vampires. Les gens cherchent activement à recevoir le Baiser des ténèbres, car celui-ci donne rien moins que l'immortalité (et fige la personne à l'âge qu'elle avait au moment de sa transformation). Mais le vampire n'a pas intérêt à faire disparaître l'humain normal, car il lui est indispensable en tant que réserve de sang et pour faire tourner le pays de jour. Car le vampire de Newman, particulièrement celui qui vient juste de le devenir, est mortellement sensible aux rayons du soleil. Même les Anciens comme Dracula le supportent, certes, mais difficilement.

Clairement, une atmosphère très Troisième Reich plane sur la description de ce royaume vampire : du camp de travail / rééducation / concentration de Devil's Dyke (accessoirement garde-manger pour les vampires) aux descriptions de la très SS / Gestapo « Garde Karpathe (Sic) », l'influence est très claire. Et forcément, vu le thème, les protagonistes et le fait que la grosse majorité de l'intrigue se déroule de nuit, l'ambiance ne peut être que ténébreuse.

- Le Vampire chez Kim Newman

Il est nettement sous-entendu par l'auteur que le Vampirisme ne relève pas de la magie mais d'une maladie ou d'une mutation, transmissible lorsque le vampire et l'humain qu'il veut transformer boivent respectivement le sang de l'autre. Malgré tout, il y a certains éléments surnaturels, qui classent le roman dans le Fantastique (et l'Horreur, bien entendu), comme l'absence de reflet des vampires ou les capacités des Lignées. En effet, comme dans certains univers de la littérature vampirique, l'un d'eux peut créer une « lignée » en transformant des humains en ses semblables, et en leur transmettant ses pouvoirs spécifiques (transformation en animal, contrôle des animaux, télépathie, etc). En vieillissant, le jeune vampire ainsi créé finira même par ressembler à son « père en ténèbres ». Plus un vampire est âgé, plus il est puissant. Le statut redouté et envié d'aîné est ainsi acquis après au moins deux vies humaines d'existence.

Les vampires de la Lignée de Dracula (la majorité de ceux d'Angleterre) sont aussi susceptibles de développer des mutations permanentes rappelant la morphologie d'un animal, comme des poils très drus par exemple. Certaines prostituées vampires s'en servent pour attirer des clients aux goûts disons' particuliers.

- L'auteur va au bout de sa logique

J'ai beaucoup apprécié le fait que l'auteur tire très minutieusement les conséquences de sa transformation de l'Angleterre en pays dirigé par des vampires, avec une partie de la population transformée en ces créatures. Un exemple : certaines prostituées sont des vampires. Cela ne les sort pas du caniveau, et elles sont obligées de continuer leur activité. Cela leur crée aussi un nouveau besoin, celui de se nourrir de sang. Mais de nouvelles opportunités se sont aussi créées : au lieu de se faire payer en argent, elles peuvent aussi se faire payer' en sang, en évitant de tuer le client. Client qui, au-delà de banales faveurs sexuelles, pourra aussi chercher à assouvir de troubles fantasmes en se faisant sucer le sang ou en allant trouver une de ces prostituées avec des mutations quasi-animales décrites plus haut.

- Anarchy in the UK

Si pour certains, le Vampirisme est une opportunité (d'immortalité ou sociale / économique), si pour d'autres, l'obéissance à la reine (même une reine vampire) prime sur tout, pour certains autres, en revanche, la domination du Prince consort Dracula est inacceptable. Plus le roman avance, plus une sorte de mouvement contre-révolutionnaire se développe, mouvement qui balaye large, des socialistes aux chrétiens intégristes.

Bref, malgré sa puissance et sa cruauté, le Nosferatu est haï d'une partie de la population, qu'aucun avantage au monde, immortalité ou autre, ne convaincra d'abandonner son humanité ou son pays aux ténèbres. Il faut dire que la justice à base d'empalements, les exactions des vampires (l'un d'eux se sert par exemple de son pouvoir hypnotique pour violer et boire le sang des femmes impunément durant le roman) et leur extrême brutalité, celle de la Garde Karpathe (Sic) notamment, ne font rien pour arranger la situation (brutalité qui, avec celle de Jack, donne lieu à quelques scènes franchement gores ou horrifiques). Ce sont les meurtres de Jack l'Éventreur qui vont mettre le feu aux poudres.

- Intrigue, style & rythme

Toute l'intrigue du roman est structurée autour des meurtres de Jack, dont, je le précise, l'identité est très vite dévoilée. On suit Beauregard, un humain normal (non-Vampire) agent secret du gouvernement (enfin, du gouvernement' de fidèles de la Reine, plutôt), qui va être conduit à faire équipe avec la belle Geneviève, une vampire française encore plus vieille que Dracula en personne. Le duo fonctionne bien, mais pas du tout avec les ressorts semi-comiques ou au contraire fortement antagonistes qui sont des classiques avec ce genre de protagoniste à deux têtes. Une originalité de plus du roman, à mon avis.

Si la structure de l'intrigue est rythmée par les meurtres, le rythme lui-même est constant. Certains romans proposent une montée progressive du rythme, d'autres un début lent suivi d'une brutale accélération, sans décélération avant la fin. Anno Dracula maintient le même rythme, prenant et haletant, du début à la fin. C'est facile et agréable à lire, et c'est avec regret qu'on lâche le roman. L'auteur a, enfin, bien su rendre l'ambiance et les convenances victoriennes, sans excès de style lourd ou pénible à lire.

Malgré tout, il faut prévenir la lectrice ou le lecteur potentiel : c'est gore, c'est horrifique, c'est sanglant par moment, que ce soit à cause des meurtres de Jack ou des exactions des Vampires.

- Un roman original, avec beaucoup de qualités' et que des qualités ?

Soyons clair, cette fois c'est un vrai roman de vampires, pas de doute là-dessus (notamment sur un point mineur mais qui me paraît personnellement important, la nette relation entre vampirisme et érotisme). La démarche de continuation et de transformation appliquée au roman de Bram Stoker est intéressante, bien que pas particulièrement originale. Les qualités d'écriture de l'auteur sont certaines, ses personnages principaux intéressants, le monde et l'idée centrale du roman sont bien décrits et exploités, mais'

' Mais la fin ne m'a pas parue très satisfaisante, un peu cousue de fil blanc, pas super-réaliste et surtout tronquée par rapport à la façon dont d'autres événements sont beaucoup plus largement décrits. De plus, la surabondance de placements de personnages appréciés par l'auteur dans d'autres œuvres, littéraires ou non, fait parfois frôler l'overdose au lecteur.

Dans l'ensemble, cependant, c'est une lecture extrêmement recommandable, pour l'érudition historique de l'auteur, sa démarche d'hommage à l'oeuvre de Stoker, la méticulosité de la construction et de l'exploitation de l'univers, le mélange Dracula + Jack l'Éventreur, les qualités d'écriture et le rythme prenant du roman (les chapitres courts aidant beaucoup à donner envie de poursuivre la lecture, au passage), le sympathique duo de protagonistes, et ce, et c'est le plus important, que vous soyez amateur de vampires ou pas.

Retrouvez une version (un peu plus) longue de cette critique sur mon blog : cliquez sur mon pseudo ---> vous arrivez sur mon profil ---> cliquez sur l'adresse de mon blog ---> cliquez sur le champ de recherche en haut à droite du menu latéral du blog ---> tapez "dracula" ----> cliquez sur le titre de la critique ---> vous y êtes !
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Notre héros se fait tout petit au milieu de nombreux personnages qui sont apparus dans la littérature fantastique, policière et autres vers la fin du règne de la reine Victoria, sans oublier Dracula. Nous allons assister à la lutte entre les humains et les vampires et autres créatures qui les ont suivi pendant leur prise du pouvoir, le fil conducteur étant une enquête pour savoir qui est Jack l'éventreur. Puisqu'à la surprise générale la reine Victoria s'est remariée avec Dracula. Et si vous me demandez de résumer ce livre plus précisément j'en serai incapable.

Commençons par ce qui est dérangeant dans ce livre, ce sont le nombre de personnages, car nous allons y retrouver même si ce n'est que de façon passagère pratiquement tous les personnages de la littérature fantastique et policière des années de cette fin de règne de la reine Victoria. Et si vous ne les reconnaissez pas n'hésitez pas à aller consulter l'index à la fin du roman. Cette multiplicité est dérangeante puisque nous avons du mal à voir ce qu'ils viennent faire dans ce roman ? Cela donne un aspect brouillon qui gêne la lecture avant qu'elle se simplifie au bout d'un nombre certain de pages. Par contre nous resterons sur notre faim sur la suite de ces nombreux personnages. Cette multiplicité de personnages nous interpelle aussi parce que parfois elle heurte l'image que nous avons de ces personnages. Un livre pas classique sur Dracula, qui peut nous faire penser par l'humour au film de Polanski, LE BAL DES VAMPIRES. Un livre qui plaira plus à ceux qui aiment l'humour plutôt au second degré, la « culture » fantastique et une vision décalée sur les vampires.
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le 9 décembre 2014
Inclure le Dracula de Bram Stoker dans le Londres de 1888 á l'époque oú Jack l'évantreur assassinait impunément en y ajoutant des personnages de fiction comme le docteur Jekyll et beaucoup d'autres encore, un monde vampirique dominé par les lois du Vampire le plus fameux du monde, un mélange inatendu qui m'a beaucoup plu de découvrir.
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le 23 novembre 2012
Kim Newman nous propose une suite au chef d'oeuvre de Bram Stoker avec pour point de départ "qu'est que serait devenue Londres si Van Helsing et son équipe avait échoué dans leur quête de tuer le comte Dracula?".

Nous voilà donc dans un Londres où Dracula a épousé la Reine Victoria et que l'ombre de "scalpel d'argent" plane au dessus de Whitechapel.
L'originalité de ce roman est que l'auteur multiplie les clins d'oeil aux classiques se passant à l'époque Victorienne en intégrant dans son histoire des personnages tel que le docteur Jekyll et Moreau, Bram stoker, Lord Ruthven... (la liste est longue).

L'histoire est bien structurée puisqu'on suit le déroulement de l'intrigue à travers les yeux de plusieurs personnages "principaux" ce qui permet de suivre les évènements sous différent point de vue.

Kim Newman s'est beaucoup documenté afin de rendre son histoire la plus proche possible de la réalité(à condition de croire aux vampires ^^)et on se rend compte de l'ampleur de son travail au fil des chapitres quand la fiction rencontre l'histoire britannique.

Pour conclure, ce livre est très bon, facile à lire et j'espère que les deux suites seront eux aussi rééditées.
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le 30 octobre 2014
Londres, 1888. Dracula a vaincu Van Helsing et a épousé la Reine Victoria, la transformant en vampire. Ces derniers sont donc sortis de leur retraite et vivent au grand jour (enfin, façon de parler) parmi les « sangs chauds ». Mais voilà qu’une terrible affaire secoue Londres : des prostituées vampires sont retrouvées mortes dans le quartier de Whitechapel, littéralement dépecées par un tueur au scalpel d’argent. Scotland Yard et le commissaire Lestrade sont sur les dents. Geneviève Dieudonné, vampire née au XVe siècle et Charles Beauregard, membre du Diogène’ s Club et agent de Sa Majesté, vont devoir enquêter.

Vous l’aurez compris en lisant ce résumé, « Anno Dracula » est un livre truffé de références à la littérature vampirique et populaire. Ça pourrait ne pas marcher et n’être qu’une accumulation de références, ce n’est pas le cas. Ce livre est un réel plaisir à lire.

Un mot sur l’ouvrage en question : « Anno Dracula » a été publié une première fois en 1992 (par les éditions J’ai Lu en France) et réédité en 2012 (Bragelonne, ce coup-ci). L’édition de 2012 est donc revue, corrigée et agrémentée de notes à la fin de l’ouvrage, qui expliquent quelles sont les références, les clins d’œil, donnent des informations sur les différentes versions, leur évolution et proposent même quelques pages de la version scénario du roman. C’est très intéressant de voir du coup l’évolution du projet, les différences par rapport à la novella d’origine…

Concernant le roman en lui-même, « Anno Dracula » est un hommage à la culture vampirique. Quasiment tous les vampires qui ont marqué les esprits y trouvent leur place (Dracula bien évidemment, le compte Orlok est devenu gardien à la tour de Londres, Lestat de Lioncourt fait une petite apparition…). Le livre emprunte aussi beaucoup à la littérature populaire : Sherlock Holmes, mythe de Jack l’Éventreur… On se prend à tourner les pages et à chercher quel sera le clin d’œil. À ce titre, la culture de Kim Newman est impressionnante et « Anno Dracula » est le genre de livre qu’il est bon de lire avec Internet à portée de main, histoire de pouvoir faire un ou deux recherches parallèles.

Quand j’ai commencé ma lecture, je me suis dit que le début était sympathique, mais j’ai eu peur que les hommages littéraires prennent le pas sur l’histoire. Heureusement, il n’en est rien. Même si le lecteur découvre assez rapidement l’identité de Jack l’Éventreur, l’intérêt est maintenu car les personnages principaux ne la connaissent pas et du coup, se font balader de fausses pistes en fausse piste, et parce qu’à cette intrigue policière s’ajoutent des luttes de pouvoir entre humains et factions vampires.

L’univers dépeint est original et assez cohérent. Il y a une vraie distinction d’abord entre les sangs chauds et les vampires, mais aussi entre ces derniers. Chaque vampire est issu d’une lignée qui bénéficie de pouvoirs particuliers, et certaines lignées sont plus « pures » que d’autres. À cette distinction s’ajoute celle entre ressuscités (jeunes vampires), vampires et « Aînés » (ceux qui ont passé le premier siècle). Certains vampires s’en tirent mieux que d’autres. Certains font face à la misère et à la précarité, boivent du mauvais gin, faute de sang, se prostituent.
Avoir créé cette distinction entre les vampires, explorer les problèmes que leurs conditions génèrent est intéressant et pour moi donne une profondeur au livre.
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le 30 novembre 2013
Très enthousiasmé par ce livre qui dépoussière la thème du Vampire avec pas mal de surprises et de rebondissements ! Le style est fluide et rapide .
Un conseil , je pense qu'il faut avoir lu le Dracula de Bram stoker avant, pour ne pas être perdu au démarrage.
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le 23 mars 2004
Après avoir dévoré Anno Dracula et Le Baron Rouge Sang, je trépignais à l'idée qu'une suite allait enfin venir. Evidemment, lorsqu'elle est enfin sortie, je me suis précipitée dessus, telle une sangsue assoifée de sang! Et, pour mon malheur, j'ai été quelque peu déçu. Non pas que la trame se présente mal ou que le suspens soit absent, mais l'ambiance n'y est plus! Après réflexion, j'ai relativisé cette déception; l'histoire est palpitante, les références historiques et littéraires abondent toujours... mais c'est la fin! Et, finalement, Kim Newman n'aurait pas pu faire mieux; pour ce dernier volume, il ne nous laisse pas sur notre faim. Au moins, on aura pas à regretter que tout s'arrête là... et je ne dis pas ça en sa défaveur, promis!
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