undrgrnd Cliquez ici KDPContest nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici

Commentaires client

3,6 sur 5 étoiles8
3,6 sur 5 étoiles
Format: Broché|Modifier
Prix:13,50 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 6 août 2012
J'ai été littéralement sonnée par l'écriture qui révèle une finesse d'analyse et une réceptivité exceptionnelle à "l'âme de nos semblables".

La journée d'une prostituée. C'est le thème de ce court roman. Ses clients, la sensation de son corps, des lieux qui habitent en elle.

C'est "trash"mais jamais vulgaire, au contraire il se dégage de cette écriture quelque chose de l'enfance et de l'innocence.

J'ai pensé à Françoise Lefèvre bien que le jeune auteur ne cite que des écrivains masculins dans ses influences littéraires : Emmanuel Bove, Calaferte, Gadenne, Guérin Dabit ...

Je conseille vivement cette lecture et attends avec impatience le second roman de ce jeune auteur.

Voici un extrait :

"J'appuie mes épaules contre le feu tricolore. Ce feu, je le connais trop bien. C'est ma place, à côté du Quick, en bas de la rue d'Amsterdam. Une intersection; c'est une chance, on a deux fois plus de passage. Les pauvres filles du Bois pataugent dans la boue. Moi je préfère le bitume. J'y suis attachée de la pointe au talon. C'est ma vie. Mon coeur en a pris la couleur. Il est gris et fade. C'est toute mon âme qui transpire la saleté de la ville. On y écrase des mégots, on y jette des chewing-gums. On y laisse tomber un billet parfois. On y crache. Mais surtout, mon âme, on la piétine, on la balaie, on y roule aussi. On la tapote en écoutant de la musique. Ils me passent dessus en vitesse; ils s'attachent un peu, parfois, quand il fait beau. Il y pleut, il y grêle. Elle est successivement brûlante quand on la chauffe et couverte de glace quand il y neige. Elle commence à se déformer. Il y a des crevasses qui s'agrandissentet qui, un jour, la feront disparaître.

Je suis le sol de Paname, au pied de la rue d'Amsterdam. Ça sonne comme une chanson"
0Commentaire|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 mai 2012
J'ai acheté ce livre sur les conseils du "Masque et la plume" sur France Inter.
L'éditeur fait référence à Emmanuel Bove (et d'autres dont Dabit). Oui, on voit d'où tire ses inspirations l'auteur, mais à mon goût il y a encore loin de la coupe aux lèvres.
Bove insinue en son lecteur un mal-être pesant, désagréable, épais. Son style tout en sécheresse dessèche le lecteur, la redondance est assumée.
Oscar Coop-Phane manque encore d'épaisseur, mais il est très jeune, cela viendra. Son style est encore un peu didactique, presque scolaire, je n'ai pas réussi à me projeter dans ses personnages, non pas qu'ils fussent artificiels, seulement encore trop peu incarnés, presque caricaturaux.
Cependant, si Bove n'avait pas été cité, j'aurais certainement été moins sévère, mais je n'aurais peut-être pas acheté ce livre.
Lisez-le et contredisez-moi.
0Commentaire|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 mars 2013
À lire également, Demain Berlin, le deuxième roman de l'auteur. J'attends avec impatience le troisième. Les phrases sont courtes, l'écriture est hyper réaliste et les personnages à fleur de peau. Mélange réussi pour que le lecteur ne lâche pas le bouquin avant de l'avoir terminé.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 novembre 2012
Citation de Céline dans un entretien pour l'Express : "On apprend à vivre au cinéma. Et puis vos journaux instruisent sur la vie. Aujourd'hui on ne va pas lire Balzac pour apprendre ce que c'est qu'un médecin de campagne ou un avare. On trouve ça dans vos journaux, dans les hebdomadaires. Les jeunes filles apprennent la vie dans les hebdomadaires et au cinéma. Alors, qu'est ce que vient foutre un livre? Avant on y apprenait la vie, dans un livre. C'est pourquoi on empêchait les jeunes filles de lire les romans. Les maris surveillaient les lectures de leurs femmes. Mais maintenant les bonnes histoires, il y en a plein dans les journaux: sur l'infirmerie spéciale du dépôt, sur l'asile d'aliénés, n'importe quel canard bien fait en contient mille. Ça ne présente aucun intérêt pour la littérature, c'est le sujet."

Avec Zénith Hotel, ne comptez pas lire de péripéties salasses. Le livre tourne autour des êtres humains, ceux qui semblent passer auprès de nous sans qu'on ne les voie, à peine peut-on sentir les petites masses d'air poussées par leurs pauvres carcasses. Tous ces gens qui vivent une vie ordinaire, ignorés, ignorants, jamais si bas qu'une pute. Pas si bête la pute qui en parle. L'auteur leur redonne la parole, à la putain qui les calcule si bien, aux clients qui ont malgré leurs allures misérables quelque chose de singulier qui les sauve du vulgaire. C'est peut-être l'auteur qui leur offre la dimension qui est due à chacun. Comme s'il fallait qu'un écrivain de 23 ans s'y mette pour nous ouvrir un peu le coeur et l'esprit. C'est pas non plus dans l'angélisme qu'on évolue, non, c'est moche, c'est du brutal, mais c'est si humainement intelligent et si bien écrit qu'on est bouffé par le livre et qu'on s'en extirpe péniblement avec le rythme des phrases dans la respiration. Des portraits de clients comme des passes et l'unité du texte qui tient à la profondeur de l'empathie qui transpire à chaque détour du propos, et finalement, la putain, elle a vachement la classe.
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 avril 2013
Désolé pour l'auteur, mais je n'ai pas aimé ce livre, et je ne comprends pas pourquoi on lui a décerné le prix de Flore, je pense que beaucoup d'autres livres méritaient plus cette distinction. Je n'en dirai pas plus pour ne pas être désobligeant, mais ce qui m'a le plus agécé c'est le côté caca/pipi, à force d'y revenir ça lasse, dommage
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 mai 2013
Un bon premier roman, le regard de cet homme sur la vie d'une femme est surprenant de justesse, l'histoire est bien menée mais les propos sont durs et reflètent bien la vie de la prostituée de rue.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 janvier 2013
A priori, pas une vraie histoire, mais de toute façon, ce n'est pas toujours l'important d'un roman...
Une écriture apparemment simple et évidente, O C-P écrit au sujet des solitaires, des anonymes des grandes villes, des gens à la dérive.
Pour paraphraser Léonard Cohen, ses perdants ne sont pas magnifiques, mais des minus, de ces gens sales et pauvres auxquels on ne prête pas attention !
Un livre froid, infiniment triste, des destins qui se côtoient, la journée d’une «pute plumitive» avec sa vie sordide d’un jour ordinaire, la sensation de son corps, les lieux où elle vit.
Loin d'un Brassens qui prend fait et cause pour cette «putain qui aurait pu être ta mère» mais c’est bel et bien «une complainte de fille de joie» sans joie !
Les portraits des clients défilent à la vitesse d’une passe ! Mais on sent l’empathie de l’auteur, une réceptivité aux histoires de gens paumés,.

Ce n’est jamais vulgaire, ce n’est jamais salace. Pas de compassion ni de lamentation, pas de morale, pas de message.

Les instants où les personnages dialoguent avec « leur » pute, avant la passe en quelques lignes qui claquent !

Cela dit, les personnages sont un peu trop campés, pas assez complexes, ils manquent d’épaisseur (mais c’est peut-être voulu) et puis surtout je n'ai pu tout au long de la lecture m'empêcher de penser que c'est peut-être un peu trop efficace et calculé(serait-ce un produit marketing ?)
Taillé sur mesure pour un prix du genre du "Prix du Flore"?
Le prochain livre d'Oscar Coop-Phane apportera peut-être la réponse...
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 juillet 2012
"C'est OK", voilà une note qui correspond bien à ce livre. On suit une prostituée pendant une journée, du lever au coucher et on fait connaissance avec les clients qu'elle satisfait ce jour-là.
Mais l'histoire n'est pas très intéressante, aucune personnalité n'est développée, c'est un peu creux. Heureusement le livre n'est pas très long et reste donc divertissant.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

7,10 €
14,00 €
6,90 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)