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le 7 septembre 2014
Quand j'ai lu le titre "Critique de la raison nègre," j'ai un temps pensé qu'il s'agissait d'un autre livre sur la négritude. En même temps j'imaginais mal Achille Mbembe écrire en 2014 un livre dans la pure tradition négro-africaine. J'ai donc acheté ce livre pour découvrir ce que cet auteur remarquable avait à dire sur la questions raciale et ses ramifications historiques.

1) Après la lecture des premières pages, j'ai constaté que l'auteur avait décidé de procéder à une analyse critique, très profonde et très documentée de l'évolution historique de l'imaginaire européen sur la hiérarchie des races humaines. Le mot Nègre occupe une place centrale dans ce livre, et le langage utilisé par Achille Mbembe est très puissant, parfois très dur. Parlant des livres qui ont assurés la promotion de l'idée coloniale et de l'ethos raciste dans le système scolaire français à la fin du 19ième siècle, l'auteur dit ceci:

"Dans tous ces ouvrages, l'Africain est présenté non seulement comme un enfant,mais comme un enfant idiot, la proie d'une poignée de roitelets, potentats cruels et acharnés. Cette idiotie est la conséquence d'un vice congénital à la race noire. La colonisation est une manière d'assistance, d'éducation et de traitement moral de cette idiotie."

Je n'ai pas eu l'impression d'avoir lu un essai iconoclaste comme l'indique le résumé sur le site d'Amazon.fr. Il s'agit à mon avis d'un travail académique rigoureux qui met à jour d'une manière assez spectaculaire les imperfections et les préjugés fondamentalement racistes qui ont accompagnés l'édification du mode de pensée européen au fil des temps. C'est un travail très original qui n'avait jamais été fait auparavant avec un tel profondeur.

2) Toute personne qui s'intéresse aux questions raciales va surement apprécier les perspectives offertes dans cet ouvrage remarquable. On peut le lire qu'on soit Européen ou Africain parce qu'il s'agit avant tout d'un travail académique bien documenté. Le prix de ce livre est néanmoins assez élevé. Pour cette raison, il sera probablement surtout lu par les africains de la diaspora.
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le 9 janvier 2014
De belles vérités et une grande humanité dans ce livre qui sait, avec une écriture simple et réaliste, nous décrire l'engrenage de la bêtise de ceux qui se croient supérieurs au motif qu'ils sont nés blancs. L'aspect du rôle primordial joué par la main d'œuvre africaine dans l'évolution des techniques m'a particulièrement interpelée : la machine est née de la reproduction mécanique des gestes des esclaves ... et le capitalisme était lancé !
Ce livre très argumenté et toute rancœur contenue, est un magnifique plaidoyer pour l'Afrique et les Africains.
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Ouvrage très intéressant mais qui pourrait rebuter certains du fait de la complexité de l'expression, de la richesse du style.
Au-delà de la forme, force est de reconnaître l'érudition de l'auteur sur le plan du traitement de la dimension historique de l'Africain et des souffrances attachées à son état à travers les siècles. En revanche, on ressent tout au long de l'ouvrage l'omniprésence d'une sensibilité marxiste manifeste dans les démonstrations qui y figurent ainsi que celle de la distance qui se creuse entre lui et les réalités africaines d'aujourd'hui telles que des lecteurs européens comme moi les vivent quotidiennement en étant installés en Afrique de l'Ouest et parfaitement intégrés dans la société du pays où ils vivent, notamment du fait d'un mariage mixte.

Achille Mbembe focalise sur la relation historiquement entachée d'une négation de l'humain entre l'Europe et l'Afrique car liée à l'exploitation de l'Africain par le capital, ce qui rend négligeable les autres sources d'esclavage qui ont existé voire qui existe encore contre l'homme noir dans certains pays de confession musulmane.

Plus grave encore, la machine exterminatrice des Amérindiens mise en œuvre par les Etats-Unis est presque totalement occultée, tout comme pour ce qui concerne les Aborigènes sur leurs terres. Certes, il s'agit de traiter le cas de ceux qu'Achille Mbembe appelle les" Nègres" mais son approche pose le cas de ces derniers comme étant les victimes de la pire discrimination et violences associées. C'est surtout cette gradation dans le statut des victimes qui est gênante en raison de l'empreinte culturelle marxiste manifeste de l'auteur. Attitude qui s'inscrit dans la tendance actuelle visant à conduire les Occidentaux à culpabiliser et à se repentir. Démarche sur laquelle on peut également s'interroger en termes de pertinence car il y a lieu de prendre en compte les objectifs manifestes et les objectifs latents des accusateurs.

Enfin, il importe de souligner l'utilisation subjective des mots dans les démonstrations de l'auteur. Utilisation au service d'objectifs et qui impose au lecteur de prendre du recul afin d'analyser objectivement les problématiques traitées. La réalité étant plus complexe que les oppositions radicales présentées.

Ouvrage intéressant mais réservé aux érudits et amateurs d'analyse socio-politique.
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le 9 janvier 2014
J’y vois une synthèse lumineuse, puissante et enthousiasmante (quant aux ressorts des origines, des fils, des tissages civilisationnels) de près d’un millénaire* de « raison(s) » du plus fort…
Ces processus humains (!) brillamment décrits par l’auteur, déterministes, lents autant que violents, mais savamment entretenus, transmis et insidieusement complexes, circonscrits par ce dernier à l’Afrique seule, mais transposés (transposables) peu ou prou aux autres continents asservis, les Amériques, l’Asie, l’Océanie. Échos parallèlement décrits de soumissions (d’asservissements) en religions ; nous voyons aussi et ainsi où nous en sommes…

*Les échelles civilisationnelles (ascensions, apogées et déclins) étant à rapprocher (voire comparer) à l’échelle même de l’être humain, de l’individu : Crète, Mésopotamie, Égypte, Grèce Antique, Rome, Huns & Mongols, Han & Song, Aztèques & Mayas, autant de temps en espaces finis ; cultures, traces et arts datés d’un début vers une fin révolue. Mais en ce dernier quasi millénaire, l’échelle et la profondeur grandirent en exponentielles, respectivement à la connaissance et au pouvoir de l’homme ; « vertus » en cercles vicieux, de commerces en communications (belle approche, mais partielle donc** dans « Rameaux » Michel Serres).

**Ainsi, échelles sans commune mesure, au point où, en lisant « Critique de la raison nègre », je dois presque me regarder lire et… penser ; réfléchir à mon entendement [conditionnements intergénérationnels et collectifs ?]. Tant mon esprit (je suis né en 1965) a lui aussi été imprégné et le demeure, malgré culture et connaissances (et autres initiations), malgré l’histoire et la flèche du temps... Oui, par exemple, relisant concomitamment et à dessein « Rameaux » et ayant terminé « L’identité malheureuse » d’Alain Finkielkraut, je dois parfois me pincer tant ces trois consciences d’auteurs-penseurs (je les estime autant) me paraissent de regards, d’analyses et de Mondes différents ; mais à ce point, et en de telles mesures… Albert Jacquard vient hélas de nous quitter.

En somme, je juge ce livre révolutionnaire***, davantage « qu’iconoclaste » (4e de couverture). Non que l’auteur décrive ce que nous ignorerions (je ne parle pas là du plus grand nombre***), mais plus simplement et très efficacement il détisse savamment les voiles, déconnecte puis reconnecte les fils culturels d’une pensée, d’une vision collective, d’une histoire en mouvements. Grande lessive et plaisant nettoyage de cerveau aussi… Du reste, ce travail est tellement remarquable que je suis convaincu qu’un Africain y puisera autant qu’un Européen avec autant d’étonnements ; quant à d’autres ressentis plus fondamentaux, leur conscience y veillera. Réjouissant également, si l’on songe à cette base rénovée et nette d’une vision enfin dévoilée, suscitant d’autres regards en d’autres horizons, en nous-mêmes autant que vers d’autres façons de tisser des liens solides, justes et sincères.

***Révolutionnaire si le « plus grand nombre » y avait accès (au pluriel…).

APHIZ
Hiver 2013-14
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le 28 février 2014
Une pensée profonde et originale ...
Achille Mbembé à son meilleur ....
Une pensée profonde et originale ...
Achille Mbembé à son meilleur ....
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