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le 21 octobre 2008
Ce Stalingrad replace le combat au bord de la Volga dans le cadre stratégique de la grande offensive allemande de l'été 1942. Il montre, notamment, qu'on ne peut comprendre la bataille que si on la relie à l'offensive dans le Caucase. Le livre recèle d'informations nouvelles sur l'étrange opération Kreml (manoeuvre d'intoxication de Hitler), la détresse logistique des Allemands, la quasi dissolution de l'Armée rouge après les défaites du printemps. Il remet en cause les idées toutes faites sur les chances de percée du maréchal Paulus, sur le problème pétrolier du Reich, l'état réel de l'économie soviétique, etc. A mon avis, le point le plus fort concerne l'analyse technique et psychologique du combat en milieu urbain. C'est passionnant. L'ouvrage est plus froid que celui de Anthony Beevor, il est aussi plus intelligent, plus large de vues, mieux documenté. Je le recommande absolument.
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le 18 avril 2009
Probablement le meilleur ouvrage sur cette bataille invraisemblable et atroce, devenue un mythe (Stalingrad ou la "capitale de la Seconde Guerre mondiale"). Bien meilleur que l'ouvrage de Antony Beevor, tombé dans le travers de l'organisation thématique au détriment de la vue d'ensemble, qui ne permet jamais de comprendre le déroulement des opérations. Jean Lopez écrit dans un style agréable, précis, concis et détaillé à la fois, à la limite de l'érudition. Les opérations sont détaillées jour après jour lors des moments cruciaux de l'affrontement. L'ouvrage reprend les derniers éléments de la recherche sur la guerre à l'est, théâtre principal du second conflit mondial en Europe.

Depuis que l'ampleur et les pertes de la bataille des Champs catalauniques ont été sérieusement revus à la baisse, la bataille de Stalingrad, la "mère de toutes les batailles", est devenue la plus grande et la plus féroce de l'histoire de l'humanité, devant celle de Moscou un an plus tôt. Au fil des rotations d'effectifs, c'est plus d'un million d'hommes de chaque côté qui s'y sont affrontés. Une Armée rouge affaiblie doit y affronter, sous les bombardements massifs de la Luftwaffe, à un contre deux, le plus efficace, le mieux armé, le plus important, bref le meilleur des corps d'armées de l'Allemagne nazie, la 6ième armée de Paulus. Lors des combats urbains, l'armée allemande y a consommé chaque jour un million de balles, 25.000 obus de mortiers, 22.000 obus d'artillerie et 6000 roquettes (soit de 110.000 à 170.000 tonnes de munitions consommées par mois). L'envahisseur allemand y a déversé en moyenne 100 mines, obus et bombes par mètre carré de terre. Les pertes atteignent 2 millions pour les deux camps dont près d'un million de tués, sans compter 100.000 victimes civiles russes. Stalingrad, c'est deux fois Verdun (six mois de combat contre trois mois pour Verdun, 912.000 tués au total contre 490.000 pour Verdun). Mais note Jean Lopez: " A la différence des unités de Pétain qui passaient quelques semaines dans l'enfer de Verdun avant de repartir pour des secteurs plus calmes, les divisions rouges entraient dans Stalingrad pour n'en plus ressortir". La bataille se déroule en trois périodes. De fin juillet 1942 au 14 septembre, la conquête du glacis de Stalingrad par la Wehrmacht, du 14 septembre au 14 novembre l'assaut contre la ville et du 19 novembre au 2 février 1943 l'anéantissement de la 6ième Armée.

La phase urbaine des combats démarre le 14 septembre. Tchouïkov doit se battre dos au fleuve. Il dispose initialement de 60.000 hommes épuisés, 60 chars et 400 canons (il recevra par la suite 100.000 hommes de renfort jusqu'au 1er novembre). En face, Paulus engage 150.000 hommes d'excellentes troupes, 1000 chars, plus de 1000 canons et lance-roquettes multiples. Il peut se repose sur 135.000 hommes gardant ses flancs et est soutenu par la plus puissante des Fliegerkorps de la Luftwaffe, qui a la maîtrise absolue du ciel (lors de l'assaut du 14 octobre la Luftwaffe assure 1000 sorties de bombardement sur un espace rectangulaire de 5000 mètres sur 1500!). Jean Lopez donne à Tchouïkov une chance sur cent de sauver Stalingrad. L'état-major de Paulus fixe à quatre jours maximum le délai pour prendre une ville qui s'étend sur 40 kilomètres le long de la Volga mais fait à peine 6 kilomètres de large. La bataille urbaine va pourtant durer 69 jours et 69 nuits et se solde par un échec pour Paulus. Elle va croître en intensité jusqu'en octobre, où les Allemands lancent leurs dernières réserves. Tout ce que le Reich compte de troupes et de blindés disponibles prend la route de Stalingrad. Aucun camp ne fait de prisonniers. Des centaines d'immeubles d'habitation sont transformés en forteresses avec l'aide des ouvriers des usines. La gare centrale change 15 fois de mains du 14 au 19 septembre. Le 14 octobre, il faut aux Allemands engager pas moins de cinq divisions d'infanterie pour s'emparer de la seule « usine des tracteurs », qui sera reprise par les Russes en novembre. Il faut à Paulus deux divisions pendant une semaine de combats ininterrompus pour s'emparer simplement du silo à grains de Stalingrad. L'espérance de vie d'un soldat russe nouvellement arrivé dans la ville chute à moins de vingt-quatre heures. Les unités soviétiques sont détruites si rapidement qu'il semble n'en rien rester au bout de quelques jours. L'intensité des déflagrations est telle qu'il est courant que les bataillons soviétiques perdent la moitié de leur effectif simplement en allant relever une unité. Les soldats russes se battent dans un demi-sommeil. Ils dorment rarement plus de trois heures d'affilée et quand ils sont à cours de munitions ils se battent au corps à corps. S'y révèlent des chefs de guerre d'une qualité exceptionnelle: Tchouïkov, le "taureau de la Volga" dont Jean Lopez pense qu'il aimait la guerre, Eremenko, Rodimtsev et son incroyable 13ième division de la Garde (dont tous les soldats ont moins de 25 ans) qui casse net la déferlante allemande du 14 septembre (la 13ième Garde perd 80% de ses effectifs en trois jours de combat). Jean Lopez aborde la question de l'invraisemblable résistance de l'infanterie russe à Stalingrad, citant l'historien Richard Overy "Comment l'Armée rouge a survécu à Stalingrad défie l'explication militaire". Il tente d'y apporter des réponses.

Le 22 novembre, le corps d'armées de Paulus est encerclé avec 280.000 hommes (22 divisions). Le 2 février 1943, il capitule avec 90.000 survivants. Le caractère de fin du monde de cette bataille inouïe vient de ce qu'elle se transforme très vite en un choc frontal et tectonique entre deux nations plus qu'entre deux armées. La Wehrmacht et les armées des pays satellites perdent en six mois de combat 760.000 hommes (l'équivalent de 50 divisions) dont 100.000 tués dans la phase finale, du 10 janvier à la capitulation (la Wehrmacht perd 1,3 millions d'hommes pour la seule 1942 sur le front russe). L'Armée rouge compte 478.000 tués et 651.000 blessés et mutilés, soit plus d'1 million de victimes.

Jean Lopez note les progrès soviétiques dans la conduite de la guerre :" Ils ont dominé la Wehrmacht dans tous les compartiments du jeu: planification remarquable, excellent choix du lieu et du moment de la percée, bonne anticipation des réactions adverses, vision stratégique incontestable, le tout sans bénéficier d'une grande supériorité quantitative et encore moins qualitative". Enfin, il replace cette bataille de titans dans un cadre plus global.
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le 4 octobre 2013
Ce livre est époustouflant. J'ai adorer Berlin du même auteur qui décrit bien la doctrine de l'art opérationnel et de la bataille en profondeur que les Soviétiques maîtrisent enfin à la fin du conflit (alors qu'ils l'ont crée dans les années 20, mais que l'idée fut assassiné par Staline en 1938)
Ce Stalingrad nous décrit, comme l'indique son sous titre, un Etat au bord du gouffre. L'armée rouge ne fait que reculée, l'URSS a perdue de précieuses ressources tant économiques qu'humaines. Plus encore qu'en 41, à l'été 42, le pays semble à deux doigt de tomber alors qu'Hitler vise le pétrole du Caucase et que Staline fixe son attention sur Moscou. Après avoir décrit les plans d'Hitler et les pensées de Staline, Lopez nous décrit la boucherie du printemps 42 : Kharkov, Kertch, Sebastopol. L'armée rouge du sud est décimée (mais moins que prévu par les Allemands) et l'armée allemande avance vers le Caucase (où elle sera néanmoins bloquée sans réellement pouvoir menacer Bakou ou les derniers ports de la flotte de la mer noire) et vers la boucle du don où se dresse la quasi ville frontalière de Stalingrad (frontière entre la Russie et la steppe d'Asie centrale qui encore quelques décennies auparavant était le lieu d'affrontement entre troupes russes et nomades de la steppe).

La description des combats urbains est assez incroyable. On sent l'incroyable quasi corps à corps dans les ruines. Que ce soit au côtés du général Tchuikov qui défend la ville d'une main de fer, ou de simples soldats qui ont laissé des témoignages sur l'horreur d'une guerre où le front est parfois un couloir dans une maison et l'enjeu une salle de quelques m². On vit quasiment la surprise des Allemands qui considèrent un quartier comme sûr et qui voient surgir de partout des soldats soviétiques déterminés. on vit également le trajet en train puis a pied des soldats soviétiques envoyés en véritable chair à canon à Stalingrad (chair à canon car l'objectif est bien de nourrir Tchouikov en soldats pour tenir jusqu'à ce que la planification et les préparatifs de la contre offensive soviétique soient achevés), on peu presque imaginer leur arrivée à pied au bord de la Volga après 3 jours de marche de nuit, la découverte de la ville en feu et les embarcations qui les attendent pour les y emmener.

Enfin on vit l'héroïque contre attaque soviétique qui aboutit à ce dont les Allemands jugeaient les Soviétiques incapable : un solide encerclement. Puis c'est l'appel au secours au général von Manstein, sa tentative d'atteindre les troupes encerclé, puis son retrait en urgence devant la crainte de voir l'armée rouge prendre Rostov et ainsi piéger près d'1 millions de soldats de l'axe (opération Saturne). Puis c'est la lente agonie de la 6e armée allemande sous les coups de canons du général Voronov qui en profite pour tester ses nouvelles idées pour l'artillerie.

Enfin on voit les conséquences politique de cette affaire : un Hitler ébranlé en profondeur, des alliés de l'Allemagne traînés dans la boue par celle-ci (un peu facile de rejeter la faute sur les Roumains lorsque ceux ci ont passé des mois à mettre en garde sur la faiblesse de leur position et de leur équipement) et qui ne sont plus désormais tenus que par la peur d'être envahi par les Teutons. Du côté soviétique c'est le retour de l'espoir aussi bien pour la population que pour l'armée. Staline commence à faire confiance en ses généraux et il met un terme au droit de regard des commissaires politiques (une grande partie d'entre eux sont d'ailleurs transformés en officiers, validant ainsi leur acquis sur le terrain)
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Cela faisait bien longtemps que j'avais envie de lire cet ouvrage, passionné d'Histoire que je suis, et trouvant que les livres traitant de stratégie étant bien trop souvent l'apanage d'historiens anglo-saxons ; non que je les considère comme des sous-historiens, mais l'Histoire du XXe étant politiquement intense, j'ai toujours "craint" d'apprendre de l'idéologie sans m'en rendre compte, au lieu d'apprendre des faits, et de suivre une analyse logique.

Fort heureusement, avec Jean Lopez, point d'idéologie ! Des faits, des cartes (trente-huit au total), des mouvements, des analyses, des réflexions.

L'auteur commence par une mise au point sur la situation avant Stalingrad ; 40 % de la population soviétique vit sous la botte allemande ; malgré la saignée de 1941, la Wehrmacht est toujours aussi puissante ; l'armée rouge de 1941 a totalement disparu, prisonnière ou tuée ; l'économie de l'URSS est effectivement au bord de l'effondrement, les usines déménagées en urgence n'ayannt pas encore eu le temps de redémarrer complètement.

Le Reich planifie déjà les opérations de l'été 1942 (plan Blau), mais dès avant le début des opérations, le Reich engrange encore de grandes victoires, à Kharkov, en Crimée (Sébastopol) ; les Russes perdent encore des milliers de soldats, mais on note un changement d'attitude, marquée par une abnégation et une résistance de plus en plus acharnée.

Les armées rouges du sud sont décimées, ce qui semble ouvrir la porte du Caucase à Hitler, qui rêve déjà de faire la jonction avec les Japonais au Moyen-Orient, de rallier la Turquie, et de s'emparer du pétrole. Stalingrad n'est en fait qu'un point sur une carte : une cité industrielle, par où transitent pétrole d'Astrakhan et maints produits industriels ; une cible à détruire, mais, du moins au départ, pas à conquérir ; d'ailleurs, les armées allemandes du front sud se divisent, une partie allant vers le Caucase tandis que l'autre pousse vers l'est. La Wehrmacht avance toujours, et l'URSS est au bord de l'effondrement ; je cite Jean Lopez :

"A l'été 1942, après la conquête du Donbass oriental, du Kouban et du Piémont du Caucase, le sol semble littéralement se dérober sous les pieds des soviétiques. Le PNB s'effondre à 274 Mds de dollars (387 en 1941) ; la population active de l'URSS tombe de 87 à 55 millions de personnes ; sa production de grains chute de 95 millions de tonnes en 1940 à 30 millions en 1942 ; celle d'acier passe de 18 à 8 millions ; il y a deux fois moins d'électricité disponible, cinq fois moins de ciment, quatre fois moins d'aluminium, deux fois moins de charbon. [...] Le niveau de vie moyen chute de 40 % [...] La mortalité augmente de 65 % entre 1940 et 1942 ; celle des enfants quintuple pour atteindre cinq à six cents pour mille" ! Pourtant, le lend-lease (prêt-bail) américain et anglais permettra de maintenir l'économie à flot, et le sentiment nationaliste russe sauvera le pays tout entier.

Jean Lopez décrit la bataille, les combats urbain, l'opération d'encerclement mis au point par la Stavka (le plan des quatre planètes), et les trois offensives qui ont suivi la capitulation de Paulus, marqué par le coup de revers de Manstein qui rehausse quelque peu le moral des Allemands.

Ce que j'ai beaucoup apprécié des deux livres que j'ai pour l'instant lus, c'est le rappel du traitement historique de la bataille ces soixante dernières années, et l'évolution de l'historiographie quant à elle ; ainsi, bien que les Allemands aient commis d'énormes fautes (sur le renseignement notamment, dû au sentiment de supériorité allemand, et au génie soviétique), Hitler n'a pas commis de faute en insistant pour tenir la ville, puisque cela a permis d'immobiliser sept armées soviétiques, de paralyser le transit du pétrole caucasien, et de permettre aux autres corps d'évacuer le sud. L'ensemble de la campagne 1942 est un échec pour la Wehrmacht, qui de toute façon commence à connaître de sérieux problèmes de ravitaillement en carburant et d'usure de matériel, et va se voir contrainte de pratiquer l'offensive limitée, avant de de retrouver sur la défensive, puis d'être acculée.

A propos de ravitaillement, les chiffres de la consommation de munitions m'ont laissé bouche bée, tant les chiffres me paraissent gigantesques, comme tout ce qui concerne cette bataille de toute façon ; par jour, la Wehrmacht a consommé, à Stalingrad : un million de balles, 25 000 obus de mortier, 22 000 obus, 6 000 roquettes, et, pour le mois de septembre 1942, toujours à Stalingrad UNIQUEMENT, la Wehrmacht a dépensé : 23 000 000 de cartouches, 576 000 obus antichars, 117 000 obus, 753 000 obus de mortier, 178 000 grenades, et 15 000 mines !

Titanesque !

Un ouvrage de référence pour la littérature historique et stratégique française ! A lire !
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 2 décembre 2009
Après sa très bonne synthèse sur Koursk, Jean LOPEZ nous gratifie avec « Stalingrad, la Bataille au bord du gouffre » d'une analyse pertinente et complète de cet affrontement titanesque au bord de la Volga.
Au-delà du récit chronologique, Jean LOPEZ propose ici une analyse détaillée du contexte, de la nature même du combat urbain. Il démontre clairement que Stalingrad est la conséquence d'une dérive dans l'exécution des plans allemands pour l'été 1942 et d'une absence de constance dans les choix de la Wehrmacht et de Hitler.
Quand elles arrivent dans la banlieue de Stalingrad, les unités allemandes sont déjà usées par les terribles combats menés par l'Armée Rouge qui contrairement à une légende tenace avait reçu l'ordre de Staline de tenir le terrain coûte que coûte et de récupérer toute parcelle du territoire perdu.
A plusieurs reprises, les forces soviétiques à Stalingrad sont proches de l'effondrement tant physique que moral.
Les erreurs de Staline sont criantes que ce soit au début de la campagne d'été allemande qu'à l'exploitation inachevée de la victoire soviétique.
Ce livre est donc la référence francophone sur Stalingrad.
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le 16 mai 2012
Probablement le meilleur livre en français sur le sujet. Clair, précis, objectif, nombreuses cartes très pédagogiques - c'est de la belle ouvrage. S'il fallait absolument trouver quelque chose à redire: quelques erreurs de dates, pas de sources en russe, et un index aurait été le bienvenu. Vcio ravno : c'est quand même le meilleur !
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le 28 juin 2013
Cet ouvrage m'apparaît comme le premier à lire parmi ceux écrit par JEAN LOPEZ, la chronologie des faits l'impose et le lecteur a connaissance d'une partie du déroulement de cette bataille de part sa médiatisation, la concentration géographique des combats facilite la compréhension des évènements ainsi que la lecture des cartes qui malgré leurs défauts comportent moins d'absences et sont bien moins complexes que dans des ouvrages comme Le chaudron de Tcherkassy-Korsun. Il est aussi à noter que l'auteur utilise un langage courant, au sens où il est peu fait usage d'un vocabulaire littéraire ou de langue étrangère (allemand, russe). En conclusion si vous trouvez cet ouvrage trop lourd à lire, sachez que les suivants sont encore moins abordables, les zones géographiques traitées sont beaucoup plus vastes, le nombre d'unités et de protagonistes suivies aussi, l'auteur surtout à partir de Tcherkassy-Korsun a de surcroît tendance à considérer qu'il s'adresse à un public averti.
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le 21 novembre 2009
Un livre passionnant* écrit du point de vue militaires et stratégique avec une incroyable abondance de détails sur les forces et les matériels en présence et les stratégies mises en œuvre.

* Encore plus pour quelqu'un comme moi qui a pu se rendre sur place a Volgograd récemment (Bataille magnifiquement remémorée par les Russes sans haine pour l'ennemi!) ce qui permet de comprendre encore mieux ce qui s'est passe.

** Je me suis donc précipité pour acheter "la bataille de Koursk" du même auteur qui est tout aussi passionnante.
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le 26 novembre 2009
J'ai lu un nombre incalculable d'ouvrages sur cette bataille ,en Français et aussi en Anglais.Je passerai vite sur certaines traductions dans les deux langues d''auteurs Russes de l'époque Soviétique .Dont la phraséologie communiste
tourne souvent au ridicule la vérité historique .
Le point fort de ce livre est justement ,sa clarté ,son style direct .Et surtout dans la construction du récit d'avoir bien équilibré les trois phases essentielles des événements ,à savoir :1) Le récit de l'offensive qui partant du front sud du début de 1942 amène les Armées Allemandes au sud dans le Caucase ,et à l'ouest aux portes de Stalingrad !
2)Enfin une description méticuleuse de ce qui fut la vraie bataille ,et "l'essence même de Stalingrad" ,c'est à dire cette lutte acharnée quartiers par quartiers , maisons par maisons des mois de Septembre , et Octobre 1942.Et cette résistance surhumaine des troupes Soviétiques qui plièrent mais ne rompirent jamais .L'on peut suivre aisément la progression Germanique , grâce à de multiples cartes ,très détaillées ,de la cité .
3)Et pour finir, la fantastique contre offensive Soviétique du 16 novembre 42 , l'encerclement de la fameuse 6em Armée de Paulus (et d'une partie de la 4em Armée PZ).De sa résistance fanatique ,et de son anéantissement et capitulation le 2 Février 1943.
La différence fondamentale est que, dans beaucoup d'autres ouvrages , l'on insiste parfois trop sur la marche sur Stalingrad ,et souvent encore plus sur la période de l'encerclement ,comme si l'intérêt de la bataille ne commençait qu'à partir de ce ce moment là .Alors que c'est "l'ASSAUT dans la ville "et sa résistance qui est le CENTRE VITAL de la bataille ,et que ce dernier est presque occulté .
Ce livre le conte justement admirablement bien ,de plus pour les exégètes c'est un régal de découvrir méticuleusement décrites , les noms des divisions et autres petites unités des belligérants ainsi que ceux des officiers qui en ont la charge .Il est donc très facile pour le lecteur de savoir qui attaque quoi ,et qui défend quoi !
La seule ombre ,qui empêche de mettre les 5 étoiles est l'absence totale de photos .Un détail peut être ,mais c'est un peu la touche finale qui eut couronné le tout, et qui hélas fait défaut !
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Stalingrad. Un des symboles les plus forts de la deuxième guerre mondiale longtemps considéré comme le tournant du conflit. En fait, on oublie souvent, tellement le symbole est fort, que la ville du bord de la Volga ne fut pas toujours l'enjeu des opérations dans laquelle elle fut prise et ces opérations furent parmi les plus décisives de la guerre: le plan Blau allemand de l'été 1942 qui visait à mettre la main sur les champs de pétrole soviétiques, l'opération Uranus soviétique qui mena à la rupture du front sud et à l'encerclement de la 6ème armée de Paulus à Stalingrad, l'opération Wintergewitter de von Manstein qui visait à dégager le camp retranché de Stalingrad.

Par contre, Stalingrad allait devenir un symbole majeur, comme un match au finish, entre deux volontés: celle du peuple russe qui encaissait défaite sur défaite, celle du peuple allemand qui souhaitait la fin de la guerre. Ce fut également la confrontation entre deux conceptions de la guerre et du commandement bien différentes. Les allemands, maîtres de la tactique et du niveau opérationnel commençaient à être empêtrés par une implication de plus en plus prégnante d'Hitler sur le niveau stratégique. Quant aux Russes, leurs défaites répétées et leurs complexes d'infériorité allaient mener à une remise en cause du commandement et la reprise en main des affaires militaires par des officiers de talent.

Malgré tout cela, cette bataille exceptionnelle n'a pas eu, en langue française, les historiens qu'elle mérite. L'ouvrage de Jean Lopez vient remplir ce vide immense. Cet auteur, à qui certains reprochent de ne pas être historien de métier, vient nous apporter une somme exceptionnelle sur ces mois décisifs de 1942-1943. En fait, son ouvrage "Stalingrad, la bataille au bord du gouffre", englobe largement toutes les opérations relatives à la bataille: du plan Blau aux offensives soviétiques du printemps 1943.

Jean Lopez s'appuie sur les travaux d'auteurs étrangers principalement anglo-saxons et allemands de talent. Mais Jean Lopez nous apporte également une réflexion complète et synthétique de cette période majeure de la seconde guerre mondiale: forces en présence, doctrines d'emploi des forces, plans stratégiques, contraintes humaines et logistiques, déroulé des opérations. Certains ont également reproché à l'auteur sa manie de mettre en majuscules les termes qu'il estime essentiels à son raisonnement, pourquoi pas... Pour ma part, je salue un travail d'une ampleur exceptionnelle qui n'avait jamais été réalisé en langue française. En cela, Jean Lopez s'affirme, pour moi, comme un vrai historien de la seconde guerre mondiale. A noter que les éditions Economica ont également publié deux autres ouvrages de Jean Lopez: l'un sur Koursk en 1943 et l'autre sur Berlin en 1945.

Merci à Economica pour cette publication d'un ouvrage à classer désormais dans les classiques de l'histoire militaire.
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