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Jack London a rédigé un véritable joyau. Les phrases sont ciselées à la glace, sans mot surajouté, dans la sobriété, nerveuses. Le rythme est celui adopté de la marche du personnage du récit, un homme esseulé dans le grand Nord, par un temps glacial, qui va à l'encontre de sa mort.

Voici un chef-d'oeuvre. Terrible.

"L'homme était bouleversé. Il lui semblait qu'il venait de s'entendre condamner à mort."
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le 3 janvier 2008
Alors là, c'est du bon. Du très bon. Du qui vous marque, du qui vous empêcherait presque de dormir.
Un trappeur qui sait tout mieux que tout le monde s'engage un jour de très grand froid sur une piste pour rejoindre un campement à quelques heures de marche, un de ses chiens sur ses talons. Il repense vaguement aux conseils des vieux, qui disent qu'il ne faut pas marcher tout seul par un froid aussi intense, mais pensez-vous, monsieur est meilleur que les autres, pas à lui tout de même, les vieux ça raconte n'importe quoi. Et cet idiot de chien, pourquoi il n'est pas plus enthousiaste pour aller se geler les pattes par un temps de chien?
Et voilà, tout est dit. Sauf que j'ai trouvé l'histoire franchement cruelle, et que même au chaud dans mon lit j'ai eu l'impression de sentir moi aussi mes membres geler. J'ai adoré, tout en trouvant ça très trash. Et pathétique.
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Acte Sud , une très belle édition de ce tout petit livre de 32 pages, lu en heure sans respirer ou presque...
Jack London, nous parle de son cher Grand Nord à la beauté sauvage, aux armes perfides contre les imprudents qui le défient, mais en nous rappelant l'attrait impressionnant et vertigineux qu'exercent sur nous la neige, la glace, le froid, les espaces immenses.
"construire" un feu...
Rien que le terme de construire nous indique qu'il ne s'agit pas ici de faire simplement du feu...

"Construire" demande un semblant de savoir faire, de réflexion. Et la réflexion, l'homme la distille tout au long des 32 pages, nous faisant participer à ses observations mais aussi à son autosatisfaction, à sa confiance extrême en son pouvoir d'homme dans la force de l'âge.
"Construire" pour bâtir, durer, pour la Vie...le feu, le foyer, la chaleur de l'être, du corps...et nous voilà en famille d'amis, d'amour.
Et le Feu...si tout s'écroule, si le feu s'éteint, c'est le froid, le gel, le sommeil, l'esprit qui s'égare, le sang et l'âme qui se réfugie au creux du corps et le calme de la mort du néant qui vient.

Mais pourquoi l'échec serait-il possible quand on est un homme fort, que l'on connait la Nature, ses pièges, que l'on sait mieux que l'animal comment la dompter, que l'on s'est déjà confronté au milieu hostile et que l'on a toujours été vainqueur ?
La réponse que donne la Nature est cruelle, réponse à celui qui lance un défi, qui n'écoute pas les ancêtres, la sagesse transmise par des cataclysmes. Réponse à l'homme fier, orgueilleux et dur même envers son chien fidèle...
Voir les mains gelées de l'homme comme si elles appartenaient à l'être cher perdu. Lire et savoir qu'avec de telles mains il n'y a plus l'espoir des plus petits gestes familiers. Croire et savoir pour toujours, qu'il faut à tout prix protéger mains pieds extrémités pour survivre...que le froid de -10°C ou de -50°C est le même froid insupportable qu'il ne faut pas braver...
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le 17 mai 2012
Dans une langue simple, sans fioriture, centrée sur l'action et les pensées (succinctes) du personnage principal, Jack London donne une incroyable leçon d'humilité aux hommes : non, contrairement à ce que le progrès pourrait nous le laisser penser, l'être humain n'est pas plus fort que la nature, et si, comme ce trappeur qui se croit invincible, il est tenté de l'oublier, la nature et ses lois se chargeront de le lui inculquer ; le chien qui suit l'homme, s'il n'a pas son intelligence, a tout du moins son instinct qui le lui rappelle sans cesse. L'homme, quant à lui, aurait dû entendre les paroles du vieux sage...
Cette nouvelle est forte, cruelle par certains aspects, mais d'une belle intelligence. Je la recommande vivement, surtout dans cette jolie édition, qui lui offre l'écrin qu'elle mérite.
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le 30 octobre 2011
Un titre dont je connaissais la version antérieure et édulcorée, à faire lire aux plus jeunes, même si elle est infiniment moins intéressante.

Cette magnifique édition Actes Sud, que j'ai découverte hier soir, m'a laissée émerveillée et bouleversée.

Comme il est dit dans d'autres commentaires, cette nouvelle est un bijou du début à la fin.

L'ensemble est un hommage à la Nature impitoyable et indifférente, pure et intacte, qui est tout sauf notre "Alma mater" ; aux animaux, à travers le regard intelligent et discret du chien, compagnon de route du trappeur et enfin à l'être humain qui se trouve être le "héros" de l'histoire : à la fois semblable à tant de nos congénères, à nous, parfois, quand nous sommes trop sûrs de nous, et bouleversant d'instinct de survie, de courage et d'humanité, dans les dernières pages.

Inoubliable !
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le 22 mai 2010
Rien à ajouter à ce qui a été dit par les autres lecteurs quand à la beauté et l'efficacité de cette nouvelle de philosophie par l'exemple .. que j'ai offert à quelques personnes proches qui s'obstinaient sur des pentes dangereuses !

Je recommande vivement cette édition simple chez Actes Sud qui contient exclusivement la nouvelle "construire un feu" et non pas tout le recueil ..

A noter qu'il existe une autre version de cette nouvelle (historiquement la première version écrite par London) avec une fin plus "optimiste", mais qui n'existe en français que dans le recueil paru chez Phebus Libretto Construire un feu
Intéressant de les comparer..
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le 24 juin 2013
- La face perdue : Subienkow n'est plus le gentil homme qu'il était, capturé par les autochtones, il va devoir payer, son dernier compagnon : un grand cosaque, agonise sous les tortures de leurs geôliers. Après le cosaque, ce sera son tour, à moins que...
- Une mission de confiance : Fred Churchill se voit confier une mission par son ami Louis Bondel, passer chez Macdonald et lui ramener un sac. Fred va ramener ce sac à son ami au péril de sa vie, sans jamais savoir ce qu'il contient, le jeu en valait-il la chandelle?
- Construire un feu : Si dieu pardonne, la nature, elle, non!
- Ce "Spot" : Spot une malédiction sous la forme d'un chien.
- Braise d'or : "N’oublie pas que, même dans la mort, tu resteras mienne et que, s’il le faut, je sortirai du tombeau pour te reprendre !" telle était le promesse de Dave!
- Comment disparut O’Brien : Comme on fait son lit, on se couche
- L’Esprit de Porportuk : ...

Si Construire un feu ( 2 versions dans cette édition ) est superbe, les autres nouvelles ne sont pas en reste, seule la dernière ( Poroprtuk ) m'a laissé dubitatif. Ces nouvelles ont toutes pour point commun le Yukon, son climat inhospitalier , ses contrées sauvages sans lois ni frontières, ses habitants : pionniers, inuits...
Par delà l'aventure, la fragilité de nos existences, le destin... sont comtés par Jack London avec un humour noir implacable.
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le 30 janvier 2010
Nous avons tous rencontré des livres qui nous ont proprement assomé .Celui ci m'a fait une impression inaltérable. Je frissone rien qu'en vous en parlant, de froid et d'admiration.
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le 6 janvier 2014
Déjà le dégel.

Dans La Reine des neiges, le nouveau dessin animé Walt Disney, une scène concentre la morale de ce conte librement inspiré d’Andersen : Olaf, le bonhomme de neige qui escorte Anna, jeune princesse au cœur glacé, allume un feu pour la sauver. Au péril de sa propre vie, le personnage de poudreuse choisit donc d’attiser les flammes. Ce geste ramasse les deux sentences qui structurent toute l’histoire. La première coule de source : « Seul un geste d’amour sincère peut dégeler un cœur de glace. » La seconde : « Le froid est pour moi le prix de la liberté », nous emmène du côté de l’existentialisme sartrien : c’est parce qu’il est une contrainte impitoyable que l’hiver met au défi ma capacité à faire des choix, et d’abord celui de la fraternité.
Le froid comme épreuve de liberté, la solidarité pour seul engagement : on retrouve cette double leçon au cœur de Construire un feu, brève nouvelle de Jack London (1876-1916) rééditée par une petite maison libertaire dans une nouvelle traduction et sous la forme d’un volume illustré (Libertalia, 78 p., 7 €). C’est encore l’histoire d’un face-à-face avec l’hiver. Malgré les avertissements des anciens (on ne marche jamais sans un compagnon par – 45° C), un homme part seul à travers le Grand Nord, avec ses moufles d’Alaska, ses chaussettes allemandes et ses biscuits au bacon.
Tout le talent de London consiste à orchestrer la lente déchéance de cet être présomptueux, qui croit pouvoir se passer d’autrui. Bientôt, son crachat crépite sur la neige, sa barbe se couvre de givre, ses orteils perdent toute sensibilité. Pour vérifier qu’elles se trouvent toujours au bout des bras, il doit chercher ses mains du regard. Et le feu, lui, se dérobe à chaque tentative de le faire prendre. Seul un camarade pourrait l’aider à craquer l’une de ses allumettes soufrées, martèle le narrateur de cette nouvelle qui se lit comme un conte philosophique.
Cette belle allégorie ravive le feu d’une certaine espérance. Elle entretient la chaleur de l’émancipation parmi les hommes qui ont renoncé à un avenir radieux sans se résoudre à avoir un cœur de glace. [J. Bi].

[Éditorial du Monde des Livres, daté du 27 décembre 2013]
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le 8 mai 2009
ici La vie ne tient qu'à Une allumette, une seule. c'est simple : le feu brûle, tu vis ; le feu meurt, tu meurs.
ou comment remettre les choses bien à leur place, et notamment la sacro-sainte suprématie de l'homme sur tout.
// (il me semble que la traduction ici est meilleure que dans d'autres éditions)
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