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le 21 juin 2015
Ce n'est pas vraiment un roman ! L'auteur nous parle de faits réels et son roman serait plutôt de l'histoire. Très bien écrit cependant mais on ne "s'attache" pas à un personnage au centre de l'histoire. J'ai trouvé la fin un peu longue.
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le 5 mars 2017
D'abord, le livre est assez petit et se lit assez vite.
Il est intéressant car il permet de connaitre une partie de l'histoire qui m'était inconnue.
Néanmoins, à titre personnel, je n'ai pas aimé le style de l'auteur.
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Le très beau roman de Julie Otsuka est un petit bijou.
Ce qui frappe immédiatement c'est le style. L'utilisation du "nous" et l'usage de la répétition à l'ouverture des paragraphes et parfois à chaque début de phrases créent une musique très particulière, un chant à la cadence enivrante et hypnotique comme Le Boléro de Ravel.
Du fond des âges et de l'oubli, l'auteur nous fait entendre les voix de dizaines, de centaines de jeunes japonaises, parfois à peine sortie de l'enfance, qui ont immigré aux Etats-Unis au début du 20ème siècle pour se marier avec des inconnus qui leur avaient vanté monts et merveilles et ne leur offriront pour la plupart que de tristes vies de labeur, de misère et d'oppression.
Ce roman outre sa force littéraire éclaire aussi sur une période peu connue et peu glorieuse des Etats-Unis, et évoque avec beaucoup de finesse la culture japonaise et le choc des cultures.
Un très beau livre dans cette rentrée littéraire 2012 à ne pas manquer.

"Ils savaient dissimuler leur peur. Ils savaient que certains naissent sous de meilleurs auspices que d'autres et que les choses en ce bas monde ne tournent pas toujours comme on voudrait.
Et pourtant, ils rêvaient. L'une s'était juré d'épouser un pasteur pour ne plus avoir à cueillir de fruits le dimanche. L'un voulait économiser assez d'argent pour se payer sa propre ferme. L'un voulait faire pousser des tomates comme son père. L'une voulait être tout sauf ça. [...]"
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le 12 décembre 2013
Livre vite lu. Impossible de s'arrêter lorsque l'on a commencé. Très bien écrit.Très belle histoire. Vraie en partie.
A conseiller.
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Le plus frappant dans Certaines n'avaient jamais vu la mer est son mode de narration. Pas de "je" mais un "nous" qui rassemble plusieurs existences, toutes différentes, mais qui, collectivement sont confrontées aux mêmes événements. Le livre décrit le départ de femmes japonaises vers les Etats-Unis, au début du XXe siècle, à la rencontre d'époux inconnus d'elles, jusqu'à Pearl Harbour et ses conséquences, la suspicion et enfin l'envoi en "centres d'accueil". Et, entre temps, Julie Otsuka raconte leur quotidien difficile, leur adaptation à un nouveau mo(n)de de vie pour ces exilées à perpétuité. Par son rythme, scandé, ses lancinantes répétitions, ses "nous" qui reviennent sans cesse, la romancière réussit un véritable tour de force avec une économie de moyens basée sur une langue sèche et précise. Grand est le pouvoir d'évocation de ce livre aux images réalistes qui ne cède jamais à un quelconque chantage à l'émotion ou au misérabilisme. La dignité de ces femmes se retrouve fidèlement transposée dans l'écriture de Julie Otsuka. Les faits sont là, tus et méconnus, l'écrivain les met en scène avec une puissance tranquille qui est la plus belle façon de rendre hommage à ces oubliées de la mémoire et de l'Histoire.
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C'est le lamento de toutes ces petites japonaises arrivées en 1910 aux USA, leurs 3 mots d'anglais et des rêves plein la tête; afin de vivre dans un monde meilleur ??

Leur déception est à la hauteur de leurs espérances : car les "bons partis" se révèlent violents, frustes, alcooliques..

Faute de ne pouvoir retourner au pays, ce qui entacherait l'honneur de la famille, elles s'épuisent aux durs travaux des champs, ou au service de familles aisées, sans jamais se plaindre, sans haine . Elles doivent même, pour ces dernières, abandonner leur prénom japonais..

Traitées en ennemies, lors de Pearl Harbour, elles sont regroupées, sans ménagement, dans des camps insalubres, à nouveau déracinées.

Elles obtiennent réparation en 1990 (lettre d'excuse et indemnisation) mais c'est bien tard !!!

Ce livre est l'hommage de Julie Otsuka à la mémoire de ses grands parents . Superbe livre !
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le 30 octobre 2012
Le style de ce roman est magique... un pronom sujet au pluriel "nous" nous permet de vivre de multiples existences, à partir de quelques faits historiques mal connus. Des jeunes filles japonaises sont mariées à des Japonais déjà installés aux USA par des parents dans la misère. En fait elles vont partager le quotidien de souffrance de ces maris peu intégrés, dans les champs de Californie, dans les villes où ils ont blanchisseurs, épiciers... et dans les maisons bourgeoises où ils sont domestiques.
Maltraitées par leurs maris, submergées par leurs enfants, elles sont des travailleuses infatigables.
Il n'y a aucune date dans le roman... on est dans la première moitié du XX° siècle sans que ce soit dit... et le roman se termine au moment de la déportation des Japonais dans les états de l'intérieur après Pearl Harbour... sans qu'aucun fait historique ne soit évoqué. C'est sans doute volontaire pour montrer l'universalité des ces destins, l'intemporalité de ces déportations. Certes tout cela concerne des Japonais, mais pourrait s'appliquer à d'autres peuples. On apprend beaucoup sur la culture japonaise mais finalement beaucoup aussi sur les vagues d'immigration aux USA... la langue qui s'apprend lentement, les enfants qui font des études, qui ont des amis américains.
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le 13 décembre 2012
un des meilleurs livres que j'ai lu cette année , il révèle une bien triste condition que celle des japonais immigrés sur le sol américain avant et pendant la guerre mondiale , particulièrement celle de ces jeunes femmes , pétries de leur culture , expédiées par delà les océans épouser un homme inconnu , souvent brutal , ils et elles ne seront jamais intégrés , resteront au bas de l'échelle sociale . Le style est superbe , précis , ce n'est jamais une voix de femme mais toutes les femmes qui s'expriment . Je le relirai .
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le 12 novembre 2012
Ce livre m'a fait découvrir des histoires de femmes japonaises que j'ignorais complètement ,entre la fin de la 1ère guerre mondiale et le début de la seconde .C'est une histoire universelle: l'oppression des femmes ,livrées à des hommes ,des maris sans considération ni respect et en même temps c'est l'histoire particulière de femmes japonaises ,subissant de plein fouet ce choc des cultures ,l'Orient face à l'Occident mais toujours dignes ,fortes .
Le style en plus en fait une sorte d'incantation :les énumérations plutôt qu'être répétitives et lassntes sont la particularité qui donne à ce livre son originalité et sa vérité ,ce n'est pas l'histoire d'une femme mais de toutes les femmes .Double révélation.
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le 7 octobre 2013
M'attendant à trouver ici une tranche de vie d'une japonaise ou tout au plus d'un groupe de japonaises quittant leur pays, j'ai été un peu déconcerté par l'aspect collectif du roman.
Je n'ai pas du tout aimé les successions de chapitres jalonnés d'inventaires à la Prévert qui ont achevés de me décourager ! Je pense que c'est le faible nombre de pages qui m'a poussé à terminer le livre mais au-delà de 200 pages, je crois que je l'aurais fermé à jamais...
Dommage car le thème m'intéressait énormément mais j'aurais aimé quelque chose de plus romancé...
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