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le 4 mai 2010
Ce livre est D'ABORD incroyablement bien écrit, J. Salter est un adepte des phrases courtes, des descriptions d'une efficacité invraisemblable ; à petites touches pointillistes, il nous montre la très lente déchéance d'un couple qui a tout pour réussir : une belle situation, de l'intelligence, de la sensibilité, de la culture, de la beauté, des amis, de la jeunesse et deux petites filles charmantes ; oui mais voilà le temps passe, l'un veut réussir dans son métier et tombe amoureux comme seuls les hommes savent le faire c'est à dire avec immaturité et fierté ; elle, cherche quelque part sa liberté, liberté totale, sexuelle elle aussi, mais aussi vivre "sa" vie propre ; plus tard il s'éloigneront alors qu'ils s'entendent parfaitement (aucune scène de brouille) ; c'est un roman terrible dont on ne sort pas indemne. jeunes amoureux, jeunes mariés, fuyez ce livre magistral !
et quel style ! quel style !
J. Salter définitivement l'un des plus grands et ce livre atypique et étonnant est un vrai chef d'oeuvre !!
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En 1967, James Salter (1925) publie Un Sport et un Passe-Temps, un chef-d’œuvre ; huit ans plus tard, son roman suivant est un autre chef-d’œuvre, un autre roman qui secoue le lecteur, l’incite à observer le monde, les relations entre les gens, avec une acuité et une empathie accrues : Un Bonheur Parfait, titre dans lequel il ne faut lire rien d’ironique – bien qu’on puisse lui préférer son pendant anglais, Light Years, qui semble une énigme proposée au lecteur, énigme dont la réponse ne se trouve qu’en fin de roman, et encore…

J’ai d’ailleurs envie de commencer par parler de la fin de ce roman, tant elle est ouverte, tant elle est belle, tant elle m’a estomaqué et m’a incité à la relire cinq fois d’affilée avant d’enfin fermer Un Bonheur Parfait : elle voit Viri, le mari du couple dont ce roman raconte l’histoire, au bord littéral d’une grande décision, mais laisse celle-ci en suspens, comme si conclure ce récit était impossible, comme si prendre une décision sur l’avenir au lieu de profiter de l’instant présent dans toute sa plénitude relevait de la gageure. Oh, ce n’est pas un quelconque et adolescent « carpe diem » ; c’est plutôt un choix conscient de vivre, tout simplement.

Vivre, c’est donc ce que font Nedra et Viri, mariés par amour à la fin des années cinquante, ayant deux enfants vivaces, Franca et Danny, un chien affectueux, une grande maison près d’une rivière qui gèle en hiver et des amis, dont certains sont des artistes. Au travers de leur destinée, de l’évolution de leur couple, Salter dresse le portrait de l’Amérique intellectuelle de la Côte Est, ses affectations et son évolution durant une vingtaine d’années, sans jamais juger mais en montrant, en montrant toujours, en faisant parler ses personnages avec justesse (y compris le jeune écrivain homosexuel n’ayant pas encore terminé son roman mais d’un pédantisme infini), confiant en la capacité du lecteur à observer cet univers qu’il lui donne à contempler. Durant cette vingtaine d’années aux limites floues (il y a très peu d’indices temporels, à peine la mention de Neil Young comme évidence discographique à un moment donné), le couple et ses amis évoluent, connaissent la libération des mœurs, l’évolution moderniste de l’art (des pages qui pourraient être cruelles sur le théâtre d’avant-garde) et la dissolution des valeurs, entre autres par une pratique décomplexée et non culpabilisante de l’adultère, surtout dans le chef de Nedra, ceci ne les empêchant en rien, elle et Viri, de continuer à faire preuve de tendresse dans leurs moindres comportements, de ne pas s’autoriser à s’entre-déchirer.

C’est peut-être le plus saisissant dans ce roman dont l’Histoire est absente : la paix qu’il exsude, le sentiment de plénitude qui se dégage de la moindre des pages de ce portrait d’un couple moderne porté par un style classique faisant la part belle aux occasionnelles formulations d’une grande beauté, les deux se conjuguant par exemple dans le paragraphe que voici :

« De l’autre côté du fleuve, la route se vida. La lune brillait dans un ciel complètement blanc. La voiture sentait un peu le tabac et le parfum, comme un compartiment de train. Un passant debout dans l’obscurité les aurait vus filer tel l’éclair, la chaussée illuminée par les phares, image fugace. Le son s’évanouit dans l’air glacé, les feux arrières rouges disparaissent au loin. C’est le silence. Hormis, peut-être, le bruit d’un avion, à la lisière des étoiles. »

J’ignore si Salter a mis effectivement huit ans à rédiger Un Bonheur Parfait, mais ce qui est certain c’est que le lecteur reviendra encore et encore à cette vie d’un couple autour duquel gravite une galerie de personnages dans un réseau relationnel dont les liens parfois se détendent, où surgissent d’autres amitiés, dont certaines éphémères bien que sincères ; on y reviendra pour la justesse délicate de l’observation, pour sa quête jamais ridicule de la sérénité, quasi de la rédemption, parfois jusque dans les petites rues de Rome, lieu éternel semble-t-il idéal pour renaître aux yeux d’un Américain ; on y reviendra pour côtoyer une femme qui rêvait que « sa vie avait trouvé une forme digne d’elle » ; on y reviendra pour y constater que « tout chagrin et tout bonheur, loin d’être enterré avec soi, disparaît bien avant, à l’exception de quelques bribes éparses ». On y reviendra en somme pour y goûter cette sensation finalement pas si fréquente en littérature : l’impression d’être confronté à de la vie, de la vraie.
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le 15 octobre 2010
quel style!!! des phrases que l on lit et relit tellement elles nous "parlent".
un livre sur la vie et le couple, sur le temps qui passe. un livre qui nous fait regarder notre vie en face. un livre qui nous aide à savourer chaque instant, des instants tellement fragiles mais tellement beaux. nedra nous dit " jouis de tout, jette sur les choses un dernier et long regard", et c est vrai. profitons de chaque instant, voilà ce que nous dit salter et il le dit tellement bien. Magnifique!
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le 7 février 2015
Il suffit de constater la facilité avec laquelle James Salter transmet en une phrase la force de ses propos à certains passages du livre pour appréhender son talent. Mais l’on ne peut que rester déconcerté après avoir lu la dernière page de ce livre, où s’enchaînent de bout en bout des descriptions plus ou moins décousues, un florilège de nouveaux personnages à chaque chapitre dont l’utilité dans la narration soulève le questionnement, et un regard relativement noir sur le monde qui s'avère glaçant.
Au fil du livre, on attend de plus en plus impatiemment l’action ou l’intrigue… qui ne se décident pas à venir, ou qui n’apparaissent pas suffisamment clairement, à mon sens. Il y a de très beaux passages, et à nouveau le talent littéraire de l'auteur ne fait pas tellement de doute. Mais personnellement, j’aime les livres avec un peu plus de structure (où on sait d’emblée que l’on va quelque part) et avec un peu plus d’optimisme bon sang !
Peut-être aussi faut-il un certain vécu (un regard a posteriori sur le récit des actions et leurs circonstances) pour l'apprécier davantage.
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Au début on a du mal à rentrer dans le livre car l'écriture magnifique ,dense, est assez hachée: les phrases sont courtes passant d'une idée à une autre comme des météores .Mais très vite le lecteur est happé par l'histoire de ce couple Nedra et Viri qui sont fait l'un pour l'autre mais qui ne saisissent par que leur bonheur ils le vivent dans cette vie de famille avec Franca et Danny .
Le couple se délite lentement sous nos yeux chacun espérant trouver dans d'autres histoires le manque qu'ils ne peuvent combler dans leur propre couple. La vie passe ,la beauté est éphémère , le bonheur est-ce seulement la liberté ? "la liberté dont elle parlait c'était la conquête de soi" .La vieillesse qui approche,la mort qui fait partie de la vie.
Un livre magnifique certainement à relire pour en déceler et savourer toute la richesse mais un livre sombre sur les rapports humains et la notion de couple .
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le 4 novembre 2013
Une vrai surprise de style.
Atmosphére glauque. Chaque chapitre a l'aspect d'une nouvelle et pourtant il y a cohésion de l'oeuvre avec, cerise sur le gâteau, une excellente traduction.
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le 11 mars 2010
Un bonheur parfait qui n'existe que dans le regard des autres qui idéalisent votre vie. La réalité est beaucoup plus sombre. Un livre bien écrit,d'une grande beauté mais assez plombant. Un livre que je ne recommande pas aux personnes fragiles psychologiquement.
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le 1 décembre 2013
C'est l' histoire d'une vie, celle d'un couple , de la famille qu'il fonde et des amis qu'elle agrège autour d'elle; c'est celle aussi d'un lieu où elle habite et qu'elle apprécie comme un havre où il fait bon se retrouver, à proximité mais assez loin de la grande ville celle qui attire mais à laquelle on s'efforce d'échapper. L'écriture est vive, rapide, allègre et procède en phrases courtes et incisives alternant les contrastes et jouant sur ceux ci, celle d'un grand styliste. Mais la vie passe et ce semblant de parfait bonheur se délite. Le style d'écriture toujours rapide et enlevé s'assombrit; c'est le temps de la mélancolie, celui du constat amer d'une vie qui nous a échappé et sur laquelle on ne peut plus rien... Un beau récit.
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le 9 février 2010
ce livre a été conseillé par Anna Gavalda qui dit le relire tous les ans, je comprends pourquoi elle aime. mais peut-être faut il avoir 40 ans pour le trouver beau.
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le 11 février 2014
J'avais déja acheté et lu ce livre puis une emission d'A. Finkielkraut sur son coup de foudre pour ce roman de James Salter
m'a donné envie de le relire et là, c'est vrai, je reconnais que c'est une merveille ; le style de Salter, surtout et puis cette histoire de ce couple qui s'aime, leur vie, et la façon dont les choses, peu à peu, se défont...
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