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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 25 décembre 2013
Le rouge et le noir est le roman du romantisme français, des densités flamboyantes de la passion et de ces excès, allié à une grande connaissance des psychologies de son temps et de l'Homme éternel dans ces positions infinies, pour une œuvre universelle.

Dans ce roman, on suit le parcours d'un fils de paysan de province, Julien Sorel, qui après de nombreuses péripéties amoureuses et existentielles finira dans l’aristocratie française de la restauration, jusqu'à sa déchéance finale.

Julien Sorel est l'archétype du jeune français de la restauration, éprit de romantisme et de grandeur, sous l'inspiration de Napoléon, du panache et des excès qui s'y rapportent. Après une enfance difficile dans une famille qui le dédaigne, eux étant des manuels et Julien un rêveur qui se cultive, il obtient un poste de précepteur dans la plus puissante famille de sa ville. Là il rencontre la femme de son employeur, Mme Louise de Rênal, avec qui il vivra une passion intense et qui jouera un rôle important tout au long de sa vie, jusqu'à sa déchéance qu'elle provoquera.

Dans ce roman on retrouve tous les codes du romantisme : la passion poussée à l'extrême et ici trouvant son écho le plus important dans la tentative d'assassinat de julien de son premier amour et la mort du héros dans la force de l'âge, clôturant le roman dans un lyrisme tragique, quintessence du romantisme. Sorel possède également un caractère particulier, tout en rigueur paysanne et en souffle impérial.

Mais dans ce roman, Stendhal garde une analyse très fine de la réalité de son temps et une analyse poussée et de fond de la psychologie de ses personnages, chacun liés à un idéal, une position sociale ou leur sexe. Puis, après un passage glauquesque au séminaire, il découvre Paris et retrouve l'amour dans le regard de Mathilde, la fille de son employeur, un ministre du roi, ceci s'accompagnant de la découverte de la vie de la haute noblesse parisienne.

Mathilde représente parfaitement la femme de la bourgeoisie "libérée", méprisant les Hommes de sa condition et plus attirée par l'idée de sortir avec un fils de paysan que par Julien lui-même, plus par la transgression et l'aventure que par que par notre héros tout en espérance et en droiture. Ainsi un jeu de séduction et de faux-semblants se met en place, lié à un jeu psychologique entourant cette idylle factice et tout en représentations.

Et le final résume l'essence du romantisme. Julien Sorel, anobli et installé dans ce monde est dénoncé par son premier amour et amante pour ce qu'il est et entraine son renvoi de chez le marquis de la Mole. Cet événement accélérant le destin de Julien qui tente d'assassiner sa dénonciatrice dans un coup de sang, entreprise échouée et qui l'entraine à la mort. Ce dénouement, relié à la tragédie qui accompagne les destins romantiques et qui dévoile pour Julien Sorel ces véritables sentiments et allume le souffle tragique palpable qui parcours celui-ci.

De plus, on à une analyse fine de la société des années de Philippe d'Orléans et de la fin de la monarchie en France, celle d'un monde de faussetés, mais également d'honneurs et de vertus, symbolisé par les frères de Mathilde.

Pour conclure, je ne peut que conseiller ce roman à tous les rêveurs et les romantiques, comme à eux qui aiment la grande littérature et la profondeur d'une étude de l'Homme et de son environnement. Julien Sorel, de par son orgueil, sa fougue et sa fin tragique est le personnage symbolisant le romantisme français dans sa poésie tragique et sa magnificence.
On en ressort enchanté, malgré la longueur du roman et les passages plus rudes.
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le 5 novembre 2006
Ce livre est merveilleux. Vraiment superbe. En parler, c'est déjà le diminuer, le dévaluer.

Si les affres d'un Julien SOREL amoureux "mortellement fatigué des combats que, toute la journée, la timidité et l'orgueil s'étaient livrés dans son coeur" ne vous émeuvent pas, si le parcours, les intrigues, d'un Julien SOREL ambitieux "parce-que la délicatesse de son coeur lui a fait besoin de quelques unes des jouissances que donne l'argent" ne vous passionne pas, si la justesse dans la déscription des tréfonds de l'esprit humain, si l'irone du ton, si la beauté du style,si,si,si....

Enfin si tout ça vous laisse indifférent, vous pourrez toujours vous identifier aux solides habitants du village natal de Julien, habitants pour qui "toute idée vive était une ineptie".
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le 25 février 2012
Quel gâchis !
A l'instar des professionnels de l'informatique qui se permettent de mettre sur le marché des logiciels «buggés», les éditeurs de livres numériques se croient-ils autorisés à nous vendre des livres non relus ? Nous avions appris que le dernier prix Goncourt était sorti truffé d'erreurs, en raison de la précipitation à mettre en ligne la version numérique quelques heures après l'attribution du prix... mais Stendhal ? Depuis le temps, il doit exister des versions relues et corrigées !
Ou bien parce qu'il s'agit d'une version gratuite, on doit peut-être s'habituer à se contenter de peu : après tout, on en a pour son argent...
A répandre l'idée que livre numérique égale édition bâclée, il se pourrait que ce soit un mauvais calcul pour gagner la clientèle des amoureux de la littérature.
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le 4 février 2009
C'est assurément un très grand livre... Le style est superbe, et couplé à une faculté étonnante à l'analyse psychologique, il me parut annoncer Proust, qui ira encore plus loin dans la profondeur psychologique et la beauté poétique. Pourtant, Stendhal, loin d'être du sous-Proust, se révèle un génie de la littérature française, d'une intelligence tout à fait admirable. Il sait très bien sonder les coeurs et les sentiments de ses personnages et les faire évoluer dans le temps. Son livre est seulement un peu trop long et aurait gagné à être plus ramassé, plus compact. Il ne sera pas mon livre préféré, ni mon auteur préféré, mais ce fut une découverte des plus intéressantes et brillantes parmi mes lectures. Bref, en un mot, je vous tire mon chapeau, M. Henri Beyle !
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Gratuit en version e-book, c'est tentant ! Malheureusement le texte est plein de fautes de toutes sortes en nombre incroyable : sur l'ensemble du roman, je suis certain que ces erreurs sont largement au-dessus de la centaine ! lettres manquantes, coupures de mots, orthographe fantaisiste, 'un ouf' au lieu de "un oeuf' , j'en passe et des meilleurs, il est difficile de ne pas se laisser distraire par toutes ces aberrations ! Compression ? changement de format de fichier ? digitalisation par un logiciel ?peu m'importe l'explication technique : le Rouge du Correcteur et le Noir du regret... A bas la pingrerie et vive les livres bien faits !
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le 4 octobre 2006
Soyons clair, c'est LE meilleur livre romantique de la littérature française, n'en déplaise à Marc Lévy.

Alors bien sur j'ai été épaté par la finesse d'écriture du grand, du génial Stendhal.

Tout comme j'ai été épaté par l'un des héros de la période romantique, Julien Sorel, qui ressemble d'ailleurs au Rastignac de Balzac.

Le rouge et le noir, c'est donc le livre romantique par excellence. La description des sentiments amoureux, de leurs bons cotés comme de leurs mauvais, tient du génie.

Mais avouons-le...c'est chiant!

Voilà il faut dire la vérité, c'est un chef-d'oeuvre qui m'a surtout marqué par sa qualité d'écriture, mais c'est aussi un pavé ou on s'ennuie quand meme pas mal.

Mais il faut le lire. Car l'enrichissement qu'il amene vaut le détour.
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le 10 juillet 2012
j'ai relu avec intérêt et émotion ce livre, mais je dois avouer que j'ai été gêné par les fautes d'orthographe. Si les ebooks gratuits sont tous bourrés de fautes, je n'en chargerai plus. Et je trouve que c'est malhonnête d'apater les gens vers le numérique avec des produits mal faits et bâclés.
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Le Rouge et le Noir/Stendhal.
Le lieu : Verrières, bourgade de Franche-Comté sur les bords du Doubs.
Les personnages : le Maire de Verrières, M. de Rênal, un aristocrate de haute taille qui affecte toujours un air affairé et important. Un grand front et un nez busqué, les cheveux grisonnants, il a la cinquantaine. On le sent borné et peu ouvert aux autres.
Madame de Rênal : une femme grande, belle, bien faite dont émane une grâce naïve et timide et un air de simplicité et de jeunesse dans la démarche. Elle est mère de trois enfants. Riche héritière d’une tante dévote, mariée à seize ans à un bon gentilhomme, elle a l’esprit romanesque. Elle n’a jamais de sa vie éprouvé ni vu rien qui ressemblât le moins du monde à l’amour.
Julien Sorel, 19 ans, le fils du charpentier de Verrières. De traits délicats, l’air pensif, haïssant son père te ses frères, il se destine à la prêtrise. Passe sa vie dans les livres. C’est un ambitieux, un calculateur parfois vaniteux et fier. Il peut même être cynique. Sa maladresse n’empêche pas sa convoitise, et sa timidité son effronterie.
M. de Rênal a décidé de confier l’éducation de ses enfants à un précepteur. Il fait appel à Julien qui sait le latin et beaucoup d’autres choses encore.
Julien apporte la vie dans la maisonnée et Mme de Rênal n’est pas insensible à son charme. Julien va bouleverser l’existence de cette femme sensible et exaltée.
Le Rouge et le Noir est le roman le plus célèbre de Stendhal, son chef d’œuvre. Les personnages sont d’une netteté hallucinante, d’une présence incroyable. Notamment Julien qui est l’archétype de nombres de jeunes de son époque qui hésite entre la carrière militaire et la prêtrise, entre l’uniforme et la soutane. Il est un jeune homme provincial de la Restauration encore enchanté du prestige de Napoléon, qui par une succession de hasards va s’introduire dans la haute bourgeoisie grâce à sa culture latine.
De Verrières, Julien va bientôt partir pour le séminaire à Besançon suite à une lettre anonyme venue entre les mains de M. de Rênal qui décide se séparer du précepteur de ses enfants.
Plus tard, il va rejoindre la capitale comme secrétaire du marquis de La Mole grâce à l’intervention de l’abbé Pirard.
Le marquis a une fille, Mathilde. Altière et passionnée, elle s’éprend de Julien qui l’éloigne de l’ennui des relations mondaines. La relation est tumultueuse.
« Mathilde de la Mole avait infiniment d’esprit et cet esprit triomphait dans l’art de torturer les amours –propres et de leur infliger des blessures cruelles. »
Une conspiration ourdie par le confesseur de Madame de Rênal va faire perdre la tête à Julien qui se précipite à Verrières pour se faire justice. Le drame est inévitable.
Le style somptueux de Stendhal appliqué aux mœurs d’une certaine société :
« Julien trouvait dans les façons de la maréchale de Fervaques un exemple à peu près parfait de ce calme patricien qui respire une politesse exacte et encore plus l’impossibilité d’aucune vive émotion. L’imprévu dans les mouvements, le manque d’empire sur soi-même, eût scandalisé madame de Fervaques presque autant que l’absence de majesté envers les inférieurs. Le moindre signe de sensibilité eût été à ses yeux comme une sorte d’ivresse morale dont il faut rougir, et qui nuit fort à ce qu’une personne d’un rang élevé se doit à soi même. »
« L’amour propre se glisse même dans les cœurs qui servent le temple de la vertu la plus auguste. »
Ce magnifique roman est une étude sociale, politique et historique de l’époque 1830. L’opposition entre Province et Paris est bien mise en valeur ainsi que les antagonismes entre bourgeoisie et noblesse.
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Né dans la crotte (une dame banquière dixit) mais vite parvenu parmi les hommes les mieux mis de Paris, et devenu l’amant de l’héritière la plus enviée du faubourg Saint-Germain, l’altière Mathilde de la Mole (« une grande poupée blonde »), Julien Sorel meurt guillotiné à vingt-trois ans. C’est l’histoire de son irrésistible ascension, suivie d’une chute dramatique, que nous raconte un narrateur faisant profession d’athéisme, dans un récit comparé à un voyage sur une grande route.

Tout commence au bord du Doubs, à Verrières, lieu imaginaire donné pour emblématique des villes de province sous la Restauration, dans une France qui s’ennuie, « cette France grave, morale, morose, écrit quelque part Stendhal, que nous ont léguée les jésuites, les congrégations et le gouvernement des Bourbons de 1814 à 1830. »

Fils d’un charpentier illettré, et destiné à la prêtrise, Julien est un petit jeune homme de dix-huit à dix-neuf ans, « mais faible en apparence, et à qui l’on en eût tout au plus donné dix-sept », avec « la figure d’un jeune paysan presque encore enfant ».

Le narrateur de poser la question :

« Qui eût pu deviner que cette figure de jeune fille, si pâle et si douce, cachait la résolution inébranlable de s’exposer à mille morts plutôt que de ne pas faire fortune ? »

Quatre ans plus tard, le couperet tombe :

« Le jour où on lui annonça qu’il fallait mourir, un beau soleil réjouissait la nature. »

Mis à part dans le livre II un tunnel de presque trois chapitres, où la tension faiblit un peu (« ce sont là les landes de notre voyage », concède le narrateur), le lecteur, sans jamais rien perdre des pensées intimes (se dit-il, se disait-elle) des protagonistes, minutieusement transcrites au long d’incessants monologues intérieurs, suit de rebondissement en rebondissement les atermoiements de Julien Sorel, entre sincérité et cynisme, hypocrisie et « sublimité », dans une quête incessante de la volupté et du bonheur.

Oublier Castex, Surer, Lagarde, Michard, le morne ennui des lointaines heures de classe, sauter une préface inutile, et entrer dans ce texte à lire et relire, et toujours à redécouvrir à neuf.
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le 17 janvier 2012
Le Rouge et le Noir est le second roman de Stendhal. L'intrigue de ce roman a inspiré à Sthendal par un fait divers dont le dénouement eut pour cadre les assises de l'Isère, son departement d'origine. Berthet, fils d'un artisan et jeune séminariste a été jugé et condamné à mort pour avoir assassiné en pleine messe son ancienne maîtresse. Je trouve cette intrigue spécifique au XIX ème siècle.
Ce roman m'a marqué profondement, spécialement à cet âge parce que j'ai eu la sériosité et la patience de le comprendre. La manière dont Sthendal écrit est surprenante. Le fait que m'a beaucoup impressionné c'est que Julien Sorel avait dix-neuf ans et même s'il a une origine modeste, il rêve et s'évade dans la littérature.
Le titre du roman est un bon point de départ pour une étude du rouge et noir. Il s'agit d'une opposition entre ces deux couleurs. Le rouge porte comme symbole: le sang, la passion et en opposition le noir indique la mort, le deuil.
L'écriture est riche, je dirai un tout petit peu difficile, mais d'un autre côté ça attire l'attention du lecteur et l'entraîne.
En visant la livraison, la couverture du livre est jolie en couleurs, cartonnée. J'ai bénéficié de rapidité, le livre a été apporté en bon état et le prix aussi a été considérablement réduit. Merci amazon!
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