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Homo juridicus. Essai sur la fonction anthropologique du Droit Broché – 4 mars 2005
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L’aspiration à la justice est, pour le meilleur et pour le pire, une donnée anthropologique fondamentale, car les hommes ont besoin pour vivre ensemble de s’accorder sur un même sens de la vie, alors qu’elle n’en a aucun qui puisse se découvrir scientifiquement. La dogmatique juridique est la manière occidentale de lier ainsi les hommes, en posant un sens qui s’impose à tous. Le Droit est le texte où s’écrivent nos croyances fondatrices : croyance en une signification de l’être humain, en l’empire des lois ou en la force de la parole donnée. N’étant pas l’expression d’une Vérité révélée par Dieu ou découverte par la science, le Droit est aussi une technique, susceptible de servir des fins diverses et changeantes, aussi bien dans l’histoire des systèmes politiques que dans celle des sciences et des techniques. Mais c’est une technique de l’Interdit, qui interpose dans les rapports de chacun à autrui et au monde un sens commun qui le dépasse et l’oblige. Il faut en effet que chacun de nous soit assuré d’un ordre existant pour pouvoir donner sens à sa propre vie et à son action, fût-elle contestatrice.
Alain Supiot est professeur de droit à l’université de Nantes (Maison des sciences de l’Homme Ange Guépin) et membre de l’Institut universitaire de France.
- Nombre de pages de l'édition imprimée334 pages
- LangueFrançais
- ÉditeurSEUIL
- Date de publication4 mars 2005
- Dimensions14 x 2 x 20.5 cm
- ISBN-102020676362
- ISBN-13978-2020676366
Description du produit
Biographie de l'auteur
Détails sur le produit
- Éditeur : SEUIL (4 mars 2005)
- Langue : Français
- Broché : 334 pages
- ISBN-10 : 2020676362
- ISBN-13 : 978-2020676366
- Poids de l'article : 300 g
- Dimensions : 14 x 2 x 20.5 cm
- Classement des meilleures ventes d'Amazon : 602,459 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
- 1,207 en Histoire, philosophie et essais du droit (Livres)
- 1,387 en Essais des sciences humaines (Livres)
- 5,154 en Codes
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Un grand livre
Je lui donne quand-même trois étoiles, car:
(1) il traite d'un sujet important, à savoir la fonction du droit dans des sociétés qui se croient dépourvues de toute mythologie;
(2) il est le fruit d'une réflexion personnelle assez approfondie, menée par un des grands spécialistes internationaux du droit du travail; et
(3) il est assez bien écrit, puisque chaque page conduit à vouloir lire la suivante, puis la suivante, et que, en fin de compte, on se rappelle bien des principales thèses développées tout au long de l'ouvrage.
Néanmoins, ces trois points cachent aussi trois faiblesses:
(1') ce sujet ne devrait peut-être pas être traité par un juriste, mais pas un sociologue ou un historien, c-à-d par une personne qui sache manier les outils statistiques et documentaires qui permettent d'arriver à des descriptions et des arguments de causalité plus rigoureux;
(2') la réflexion personnelle devrait peut-être être accompagnée de ce que les anglo-saxons appellent une "literature review", qui ferait ressortir les thèses principales qui ont déjà été proposées à propos de ce sujet ces 50 dernières années, et à partir desquelles on pourrait définir deux ou trois hypothèses par rapport au rôle du droit dans la société; et
(3') la force de l'écriture semble affecter la justesse ou la rigueur de cerains propos, puisque l'auteur semble souligner certains aspects de son argumentation en oubliant d'apporter les nuances qu'on pourrait espérer. d'ailleurs, l'argumentation par référence à l'étymologie des mots ou aux échecs d'aventures historiques particulières semble appartenir à une autre époque...
La thèse de HOMO JURIDICUS est en fait assez simple: le droit, et les valeurs fondamentales qu'il incarne, est LE fondement des sociétés occidentales. Certes, on peut arriver à une descritpion plus nuancée de cette thèse. De plus, on peut se demander s'il s'agit là d'un argument positif (c-à-d empirique) ou normatif (c-à-d idéologique). Mais l'idée centrale est bien celle-là.
Afin de soutenir cette thèse, l'auteur se lance dans des débats qui me semblent assez arrière-gardistes. Parmi ces débats, le principal est celui qui oppose les constructivistes (en gros, les partisans de l'idée que les agents individuels sont des êtres "sociaux", formés par la société dans laquelle ils existent, dont ils adoptent les valeurs et donc les préférences) et les rationnalistes (en gros, les partisans de l'idée que les agents individuels sont des êtres "privés" qui non seulement agissent, mais aussi réagissent, dans la société, dans un jeu qui implique l'activation de préférences non seulement collectives, mais aussi individuelles). L'auteur n'hésite pas à se ranger parmi les constructivistes et à prononcer de grands jugements contre les rationnalistes.
Mon point de vue est que, ce genre de débats ne pouvant être résolus à un niveau supérieur de celui de l'exemple ou de l'étude statistique (car s'il est vrai que nous sommes socialement constitués dans certains cas, et notamment dans des situations de masse et de faibles enjeux individuels, il est aussi vrai que nous sommes rationnels dans d'autres cas, et notamment dans des situations hautement stratégiques), ils doivent être introduits par des philosophes ou des sociologies, plutôt que par des juristes. Car la certitude avec laquelle les juristes affrontent les débats des sciences sociales ne sert pas leur cause, surtout quand celle-ci est d'influencer les économistes, sociologues, et autres politistes. De même, ces débats doivent être maniés avec plus d'attention à la logique de l'argumentation. Par exemple, constrairement à ce qui est avancé dans ce livre, si le positivisme fut associé au nazisme, et si le nazisme connut l'échec qu'on connait, cela ne veut absolument rien dire sur la valeur du positivisme lui-même. De même, si la Cour de Cassation organise des conférences sur le "Law and Economics", cela ne veut pas dire qu'elle ne remplit pas son rôle de juge, ni qu'il est préférable qu'elle prononce ses jugements en partant de doctrines que personne ne connait ou ne peut prévoir... Enfin, le bien-fondé des divers arguments de causalité, qui abondent dans le texte, doit être revu à la lumière des sciences sociales, qui sont en géneral en avance sur les droit dans ce domaine.
La thèse de Supiot est fondée sur plusieurs mini-thèses qui ne semblent pas très bien argumentées et qui ne se suivent pas logiquement les unes aux autres. D'où les deux principaux problèmes de fond avec cette thèse : si le droit est le fondement de nos sociétés occidentales,
(a) pourquoi change-t-il au fil des ans? Autrement-dit, pourquoi certains agents, tels les différents lobbies, se croient-ils capables de faire changer d'avis au législateur? Pourquoi les corps sociaux les plus imbibés du droit en vigueur, telle la Cour de Cassation, se proposent-ils d'étudier d'autrea façons - notamment des façons étrangères - de penser le droit?
(b) pourquoi n'est-il pas plus cohérent? Par exemple, pourquoi le droit de la propriété intellectuelle est-il tellement contraire aux grands principes du droit de la concurrence?
mots clefs, droit - anthropologie- humanisme De la société comme texte