Téléchargez l'application Kindle gratuite et commencez à lire des livres Kindle instantanément sur votre smartphone, tablette ou ordinateur - aucun appareil Kindle n'est requis.
Lisez instantanément sur votre navigateur avec Kindle pour le Web.
Utilisation de l'appareil photo de votre téléphone portable - scannez le code ci-dessous et téléchargez l'application Kindle.
Image indisponible
couleur :
-
-
-
- Pour voir cette vidéo, téléchargez Flash Player
Suivre l'auteur
OK
La France périphérique : Comment on a sacrifié les classes populaires Poche – 2 septembre 2015
| Prix Amazon | Neuf à partir de | Occasion à partir de |
|
Format Kindle
"Veuillez réessayer" | — | — |
- Format Kindle
5,99 € Lisez avec notre Appli gratuite - Broché
3,77 €19 autres D'occasion - Poche
6,00 €9 autres D'occasion 11 autres Neuf
Options d'achat et paniers Plus
- Nombre de pages de l'édition imprimée192 pages
- LangueFrançais
- ÉditeurFLAMMARION
- Date de publication2 septembre 2015
- Dimensions10.8 x 1.2 x 17.7 cm
- ISBN-102081347512
- ISBN-13978-2081347519
Description du produit
Quatrième de couverture
Biographie de l'auteur
Détails sur le produit
- Éditeur : FLAMMARION (2 septembre 2015)
- Langue : Français
- Poche : 192 pages
- ISBN-10 : 2081347512
- ISBN-13 : 978-2081347519
- Poids de l'article : 200 g
- Dimensions : 10.8 x 1.2 x 17.7 cm
- Classement des meilleures ventes d'Amazon : 50,797 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
- 10 en Sociologie urbaine
- 138 en Sociologie et démographie pour l'université
- 1,097 en Enquêtes (Livres)
- Commentaires client :
À propos de l'auteur

Découvrir d'autres livres de l'auteur, voir des auteurs similaires, lire des blogs d'auteurs et plus encore
Commentaires client
Les avis clients, y compris le nombre d’étoiles du produit, aident les clients à en savoir plus sur le produit et à décider s'il leur convient.
Pour calculer le nombre global d’étoiles et la ventilation en pourcentage par étoile, nous n'utilisons pas une simple moyenne. Au lieu de cela, notre système prend en compte des éléments tels que la date récente d'un commentaire et si l'auteur de l'avis a acheté l'article sur Amazon. Les avis sont également analysés pour vérifier leur fiabilité.
En savoir plus sur le fonctionnement des avis clients sur AmazonCommentaires avec images
Signaler
- Harcèlement, grossièreté
- Spam, publicité, promotions
- Effectué en échange d’une rétribution financière ou de réductions
Malheureusement, une erreur s'est produite
Réessayez ultérieurement.-
Meilleures évaluations
Meilleures évaluations de France
Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.
Voici en tout cas un ouvrage qui dérange et nous ouvre les yeux, ou mieux, aiguise le regard. Quand on s’intéresse à l’état de notre pays, son avenir, etc., on ne peut en faire l’impasse ! C’est sans doute l’essai politique le plus lucide de ces cinq dernières années. A travers ces 180 pages, on y trouve bien entendu une critique de la ville ou plutôt de « la ville-monde » et de sa « gestion sociale » basée sur le triomphe d’un modèle mondialisé, libéral, inégalitaire et communautariste. Voici les mots clés de cette étude hyper sérieuse et passionnante à plus d’un titre. Face à la ville, la France périphérique donc, celle de la campagne ou de la Province. Alors, bien sûr, le décor est tout autre, et Christophe Guilluy s’attache à nous parler des classes populaires et de leur vote. L’électorat s’est fendu en 2002. On le sait. Depuis, des radicalités émergent et ne font que s’accroître. Elles émergent de partout, pourrait-on dire. Le constat est terrible. Le premier chapitre traite des classes populaires à l’heure de la mondialisation. Guilluy en profite pour montrer les limites de l’idéologie du « multiculturalisme » (il rejoint en cela la thèse de Charles Taylor, Différence et démocratie ). Il sera aussi question de rendre compte de l’idée libérale quant à s’affranchir des concepts de « classe moyenne », et de rappeler qu’une carte n’est jamais « une construction objective mais toujours celle d’un point de vue ». Le chapitre 2 traite de la France des fragilités sociales. Le chapitre 3 a pour titre « la France des métropoles », le Chapitre 4, « la France périphérique qui gronde », chapitre au cours duquel Guilluy revient sur les mouvements de protestation de ces cinq dernières années dans un contexte délétère à l’aune de la mondialisation, des plans sociaux, de l’endettement voire du surendettement des populations et de la forte poussée du FN dans les villes de la France périphérique (avec ses tensions identitaires et cette « spirale dépressive » qui s’est enclenchée depuis quelques années). Le chapitre 5 a pour titre « de la bipolarisation à la question identitaire ». Le monde politique est un champ de ruine, nous dit Guilluy. « Le système démocratique fonctionne mal. La fracture culturelle est totale et le divorce, de fait, consommé » (page 76). Au fil des pages, la démonstration est sans appel avec un vocabulaire parfois cru : « Dans ce contexte, comment parler aux prolos sans désespérer Boboland ? »
J’ai particulièrement apprécié ce bouquin, car il recadre pas mal de choses. On n’est pas dans le déni de la réalité, c’est l’une des qualités de cet ouvrage. Le chapitre 6 (« la fin de la mobilité et le retour du sédentaire ») est particulièrement croustillant, car avec des mots justes, Guilluy nous rappelle le fonds de commerce du libéralisme : « le bougisme » : « Le mondialisme, fait économique et financier, est aussi une idéologie qui prône un « individu-mobile », lequel ne se réfère plus ni à une classe sociale, ni à un territoire, ni à une histoire. Dans ce contexte, le concept de « mobilité » permet de cautionner en douceur la libre circulation des marchandises, des capitaux, des individus et indirectement la globalisation, le libre-échange, la flexibilité. Cette idéologie « mouvementiste » à laquelle adhèrent les classes dominantes, ne rencontre aucune résistance : au mieux elle est perçue comme un bienfait, au pire comme une fatalité » (fin de citation). La France périphérique a le don d’asséner quelques vérités avec des chiffres imparables, même si parfois les conclusions m’apparaissent un peu trop rapides. Mais à l’heure où les propagandes fleurissent de partout, il est bon de lire ce livre qui justement se démarque de pas mal de lieux communs et de stéréotypes. Le ton est parfois celui du « pamphlet », mais les chiffres et les cartes sont là pour appuyer l’argumentation de façon soutenue. Ça fait mal et je retiens pour ma part qu’à l’heure du tout numérique, il est franchement aisé de pratiquer la « démocratie de l’entre-soi ». On pourra toujours faire acte de prudence aussi quant à l’image un peu trop idyllique qui est dressée en ce qui concerne la Province en opposition aux grosses métropoles. Mais pour Guilluy, il ne s'agit pas d'opposer l'une à l'autre. Seulement de dire que la brèche est béante. Que c'est presque irréversible. Et que demain, des zones de non droit (il y en a déjà) pulluleront, avec leurs frontières, leur milices, leurs passeports, leurs douanes (2)... Que faut-il en penser ? Inutile d’en dire davantage, vous comprendrez que ce livre est incontournable, même si je crains qu’il ne renforce les communautarismes et encourage le repli sur soi. C’est surtout un ouvrage qui défend les délaissés pour compte, les « déclassés », les plus rien à faire, plus rien à f@utre (pour reprendre la terminologie de Brice Teinturier).
_____________________________________________________________________________
(1) Christophe Guilluy a publié cet ouvrage après Fractures françaises (2012). Son dernier ouvrage est Le Crépuscule de la France d’en haut (2016). « La France périphérique » a déclenché pas mal de polémiques bien entendu, notamment dans le Monde Diplomatique qui juge l’ouvrage bien trop biaisé (« culturaliste ») en reprochant à Guilluy de mettre trop en avant le côté idyllique des classes populaires (la « common decency » de George Orwell ne serait qu’un mythe pour le Monde Diplo…), et la thèse de Guilluy favoriserait les populismes (re-sic). Or pour Guilluy, c’est bien cela qui est regrettable : « la posture anti-fasciste de supériorité morale de la France d'en haut qui permet de disqualifier tout diagnostic social ». En ce sens, il rejoint Michel Onfray qui dans Le Réel n’a pas eu lieu condamnait une certaine « intelligentsia » française qui crée toute sorte de relativisme social, politique et culturel. Guilluy comme Onfray ne sont pas r@cistes, mais leur propos sont malheureusement détournés quand le FN s’empare de leurs thèses pour les instrumentaliser.
(2) Christophe Guilluy parle de « guerre à basse tension » pour l’avenir, et d’une contre-société insoumise à la doxa de l’Etat et des médias, laquelle contre-société est de toute façon déjà en train d’émerger un peu partout en France. Les Français s’organisent à leurs manières et dans un sens, ils ont bien raison. De la servitude volontaire, y en a assez (relire l’ouvrage d’ Etienne de la Boétie )…
Présenté -à tort- comme proche des nationalistes et anti européens ,l auteur argumente chacune de ses hypothèses par des chiffres vérifiables (Insee ,chambre des métiers sondages pré et post électoraux .)
Absent des plateaux tv et des débats d'experts (qu il est incontestablement ) il pose et repose les bonnes questions ,les vraies celles de l origine des inégalités sociales, salariales et culturelles de notre société mondialisée.
La lutte des classes est devenue un gros mot,une référence qui ostracise alors que c est bien là la question :la lutte des délaissés, oubliés et méprisés contre ceux d en haut (ref à JP Raffarin ex premier ministre de J Chirac) que d aucuns nomment "l'establishment ".
"Là bas si j y suis"** naguère nous alertait sur ces questions des marges sociales ,l émission fut supprimée pour son ton insolent et provocateur (sic)
** France Inter radio publique
On sait depuis que l épisode Gilets Jaunes n a pas débouché sur la cristallisation d un pôle, d une force politique ,le refus d'en laisser le leadership à un citoyen lambda largement discrédité a provoqué rancoeur et suspicion et l action de groupuscules extrémistes , sans autre objectif que casser a permis au pouvoir de sauver la mise ..........pour le moment .
Au final les casseurs ont-ils servi le pouvoir en place d'où les contradictions et mouvements provoquant un réel mal être chez les chargés du maintien de l ordre : de quel ordre s agit-il en fait ?
Un livre facile à lire, à offrir aux étudiants en droit ou sciences politiques ( et aux vieux soixante huitards de mon style .)
Ce livre à un attrait majeur, il répond de façon argumentée à de nombreuses questions que les grands médias nationaux n'abordent jamais en profondeur : pourquoi le front national progresse t-il régulièrement ? Pourquoi vote t-on extrême droite dans des zones sans immigrés ? Pourquoi le pouvoir socialiste à t-il paniqué devant le mouvement des bonnets rouges alors qu'il est resté serein face à celui contre le mariage pour tous ?
Ecrit par un géographe, cet essai présente la nouvelle géopolitique de notre pays. Cela paraît sonner comme une évidence, mais qui donne avec autant de clarté ce type de clé de lecture de notre société ? Les médias n'ont pas le temps de le dire, la presse n'a plus l'indépendance pour cela.
Certaines théories développées sont discutables mais l'auteur précise avec honnêteté vouloir vulgariser avec un degré d'approximation plus ou moins important. Il n'en reste pas moins qu'on sort de ce livre à mon sens plus éclairé sur notre situation actuelle.

