Autres vendeurs sur Amazon
+ 4,98 € Livraison
86 % positif(s) au cours des 12 derniers mois
+ 4,99 € Livraison
98 % positif(s) au cours des 12 derniers mois
+ 5,29 € Livraison
95 % positif(s) au cours des 12 derniers mois
Téléchargez l'application Kindle gratuite et commencez à lire des livres Kindle instantanément sur votre smartphone, tablette ou ordinateur - aucun appareil Kindle n'est requis.
Lisez instantanément sur votre navigateur avec Kindle pour le Web.
Utilisation de l'appareil photo de votre téléphone portable - scannez le code ci-dessous et téléchargez l'application Kindle.
Image indisponible
couleur :
-
-
-
- Pour voir cette vidéo, téléchargez Flash Player
Suivre l'auteur
OK
La victoire des Sans Roi: Révolution Gnostique Broché – Grand livre, 30 août 2017
| Prix Amazon | Neuf à partir de | Occasion à partir de |
|
Format Kindle
"Veuillez réessayer" | — | — |
- Format Kindle
12,99 € Lisez avec notre Appli gratuite - Broché
16,00 €5 autres D'occasion 11 autres Neuf
Options d'achat et paniers Plus
- Nombre de pages de l'édition imprimée224 pages
- LangueFrançais
- ÉditeurPUF
- Date de publication30 août 2017
- Dimensions13.4 x 1.3 x 19.9 cm
- ISBN-102130730043
- ISBN-13978-2130730040
Description du produit
Biographie de l'auteur
Détails sur le produit
- Éditeur : PUF (30 août 2017)
- Langue : Français
- Broché : 224 pages
- ISBN-10 : 2130730043
- ISBN-13 : 978-2130730040
- Poids de l'article : 300 g
- Dimensions : 13.4 x 1.3 x 19.9 cm
- Classement des meilleures ventes d'Amazon : 202,814 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
- 1,083 en Initiation à la philosophie
- 1,720 en Philosophie et épistémologie pour l'université
- 1,872 en Ouvrages de référence de la philosophie
- Commentaires client :
À propos de l'auteur

Découvrir d'autres livres de l'auteur, voir des auteurs similaires, lire des blogs d'auteurs et plus encore
Commentaires client
Les avis clients, y compris le nombre d’étoiles du produit, aident les clients à en savoir plus sur le produit et à décider s'il leur convient.
Pour calculer le nombre global d’étoiles et la ventilation en pourcentage par étoile, nous n'utilisons pas une simple moyenne. Au lieu de cela, notre système prend en compte des éléments tels que la date récente d'un commentaire et si l'auteur de l'avis a acheté l'article sur Amazon. Les avis sont également analysés pour vérifier leur fiabilité.
En savoir plus sur le fonctionnement des avis clients sur Amazon-
Meilleures évaluations
Meilleures évaluations de France
Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.
L’ouvrage commence par essayer de circonscrire un champ définitionnel de ce que peut être la Gnose. La tâche est compliquée de trois difficultés : tout d’abord, une grande partie de ce que nous savons des Gnostiques ne nous est parvenue qu’indirectement à travers le témoignage de leurs adversaires acharnés, à savoir les tenanciers de l’Eglise chrétienne ; ensuite, les groupes d’individus que l’Eglise qualifiait de « gnostiques » ne se sont jamais revendiqués comme tels ; enfin, cette notion quelque peu labile en vient à désigner des systèmes métaphysiques, éthiques et cosmologiques souvent fort différents les uns des autres. On peut néanmoins en dégager trois caractéristiques récurrentes : premièrement, toutes les incarnations de la Gnose postulent que le monde est la création d’un Démiurge maléfique dont l’Homme doit réussir à s’affranchir ; deuxièmement, les communautés professant ces croyances refusaient en bloc toute forme d’autorité hiérarchique aliénante pour privilégier un mode de vie strictement égalitaire ; troisièmement – et corolairement aux deux propositions précédentes – la Gnose a toujours été considérée comme une hérésie que l’Eglise s’est méthodiquement employée à exterminer.
Faute d’une adéquation satisfaisante entre le mot et le phénomène qu’il décrit, Pacôme Thiellement écarte progressivement le terme de Gnose ; parmi plusieurs autres désignations que ces gens employaient pour parler d’eux-mêmes, il finit par proposer de les appeler les « Sans Roi ». Retraçant ensuite l’origine et l’histoire – forcément révisionniste – de ces communautés à partir des sources patristiques, il confronte la pensée et les mœurs des Sans Roi à l’idéologie et les actions de l’Eglise pour aboutir à la conclusion suivante : face à la forme ostensiblement corrompue de la religion institutionnalisée, les Sans Roi apparaissent en vérité comme les héritiers les plus fidèles de la parole christique.
L’idée n’est au demeurant pas nouvelle. Au fil de leurs manifestations successives, les Sans Roi auront eu le mérite de soulever quelques questions que toute personne de culture chrétienne et dotée d’un minimum de sens critique se sera posé au moins une fois : Si Dieu est omnipotent, pourquoi le monde est-il si mal foutu ? Comment justifier qu’une maladie mortelle puisse emporter un enfant innocent ? Si l’Eglise est dépositaire du message d’amour du Christ, comment se fait-il qu’elle soit à l’origine de tellement de massacres ? Comment et pourquoi le christianisme en est-il venu à incarner le parfait négatif des valeurs qu’elle était censée promouvoir ?
À ces questions, l’Eglise répondra presque toujours par la violence. Pourtant, la « Race Sans Roi » ne cessera de revenir au cours de l’histoire humaine sous diverses formes et incarnations pour perpétuer son message hérétique. L’auteur dresse ainsi une « histoire secrète » de cette Race Sans Roi : réapparue chez les Manichéens, puis chez les Cathares, on la retrouve dans l’ésotérisme chiite via le soufisme, puis chez les Kabbalistes, les Hermétistes de la Renaissance et les mystiques de la théologie négative pour enfin trouver refuge dans la poésie du dix-neuvième siècle avant de se diffuser par le prisme de la culture pop à travers la musique, la littérature de science-fiction et les séries télévisées. Pour étayer sa thèse, Pacôme Thiellement convoque les suspects habituels : Philip K. Dick, les Beatles, Zappa, Sohrawardi, Spinoza, Walter Benjamin, les séries Lost et Twin Peaks, auxquels viennent maintenant s’ajouter Baudelaire, Jimi Hendrix, Simone Weil, ainsi que quelques autres… Après la découverte de la bibliothèque de Nag Hammadi en 1945, la pensée gnostique de la Race Sans Roi est enfin entrée dans sa phase de désoccultation et va imprégner le monde entier via l’underground et la contre-culture.
Voilà pour l’idée générale. Ce nouvel essai relève le défi d’aborder de manière simple une question passablement compliquée. À mon sens, c’est peut-être même le livre le plus limpide de Pacôme Thiellement, et ce n’est pas la moindre de ses qualités. Pour un lecteur ou une lectrice n’ayant que peu de connaissances du sujet et voulant se faire une idée de ce qu’est la Gnose, c’est sans doute une bonne première approche. Pour les lecteurs croyants et membres de l’Eglise chrétienne, je préviens quand même que ça risque d’être assez choquant, le premier chapitre s’intitulant par exemple « Jésus le raté ». Enfin, pour ceux et celles qui ont déjà lu les autres livres de l’auteur, on avance en terrain connu, et même très connu. C’est plaisant à lire, mais absolument sans surprise : cet essai est une sorte de synthèse de presque tous ses livres précédents où les thématiques développées ici étaient déjà présentes en germe ou en bourgeon. Et à ce titre, on peut le conseiller comme une bonne porte d’entrée à la fois dans l’univers de la Gnose et dans l’œuvre de Pacôme Thiellement.
Je termine en exprimant quelques réserves :
• Le système philosophique de Pacôme Thiellement, manifestement inspiré de l’esthétique de composition de Frank Zappa consistant à mettre en relation des matériaux hétérogènes pour faire apparaître leurs analogies secrètes est séduisant et stimulant mais rencontre parfois ses limites. Ainsi, le fait de s’attaquer à un sujet aussi protéiforme ne devrait pas exclure une certaine rigueur historico-critique quand il s’agit d’affilier telle ou telle personne à la Gnose (même quand on utilise le terme finalement guère plus précis de « Race Sans Roi ») : si certains s’en sont effectivement ouvertement réclamés (Lennon, Dick) ou développent des thèmes qui laissent peu de doute à une proximité de pensée avec la Gnose (Baudelaire, Rimbaud, la série Lost), d’autres semblent y être associés de façon un peu artificielle (Simone Weil, qui était quand même bien plus proche d’une forme de jansénisme que des croyances des « Sans Roi », ou encore Jimi Hendrix dont on ne sait pas trop ce qu’il vient faire là…) Bien sûr, l’auteur est roublard et paraît avoir prévenu l’argument en citant la déclaration ironique de Ioan Culianu qui conclut que « tout est gnostique ». Il n’empêche que si l’on se met à chercher ainsi des coïncidences signifiantes partout sans établir auparavant de véritables critères définitionnels et discriminants, on tombe facilement dans un syncrétisme pas si éloigné du New Age que l’auteur semble tellement honnir.
• La défiance de Pacôme Thiellement vis-à-vis de l’Occident en général et du mouvement des Lumières en particulier – assez commune chez les lecteurs de Génon – commence personnellement à me fatiguer. C’est vrai, l’Occident est globalement responsable de la pollution de la planète et propage partout dans le monde son capitalisme mortifère. Mais l’ensemble de la culture Pop chérie par l’auteur est aussi un produit de l’Occident et du capitalisme. Et il y a sans doute peu de pays d’Orient où Pacôme Thiellement pourrait publier ses livres aussi librement. Les Lumières auront servi au moins à cela.
• Enfin, ultime réserve, l’auteur me paraît à certains moments terriblement dogmatique, ce qui ne manque pas d’ironie par rapport à un tel sujet, précisément caractérisé par son anti-dogmatisme ! Mais c’est probablement là l’un de ses tics de style (avec l’argot chic, le franglais, les détournements ducassiens et les italiques). Alors pour votre prochain livre, Pacôme, je vous propose une contrainte : vous n’emploierez AUCUNE tournure injonctive du type « il faut que… » ou « on doit… » Chiche ?
Pour conclure, voici un très bon ouvrage sur la Gnose. À lire avant de s’attaquer à la bibliothèque de Nag Hammadi, en complément des livres d’Elaine Pagels, Jacques Lacarrière ou Henri-Charles Puech. Et pour aborder une problématique voisine, je conseille La Subversion du Christianisme de Jacques Ellul.
A la fois point d'arrivée et point de départ.
Non que la Gnose ne soit pas connue. Elle l'est et depuis longtemps.Mais voilà, facile de s'y perdre.. Le temps de la synthèse et de la clarté n'était pas encore venu.
Pour les plus récents auteurs, je voudrais citer Jacques Lacarrière, pour son livre sur les gnostiques " Les Gnostiques", bien sûr, mais surtout pour ses romans, Marie d'Egypte, " Le Pays sous l'écorce" et " La Poussière du monde".
Le livre de P.TH. s'évalue mieux après la lecture de celui de Jacques Ellul, " La Subversion du christianisme "( cité par un lecteur), livre passionnant, très intelligent et stimulant en même temps que sectaire, intégriste et élitiste. La corruption du message christique vient des institutions ( L'Eglise) et de la massification.
Pour ce dernier point l'inverse de la thèse de P. TH.
Le texte de J. Ellul est traversé par au moins une contradiction.
L'auteur affirme le caractère essentiellement contradictoire de la Révélation :
" Il n'y a " jamais " une vérité unitaire enchaînée logiquement, successivement à une autre vérité déduite) qui la suivrait. Il n'y a pas de logique de la Révélation biblique. Il n'y a pas de " ou bien _ ou bien " mais toujours " et _ et ". On le rencontre à tous les niveaux. "
J'ai trouvé ce " et " génial.
Il est le ferment du livre de P. TH.
Pourquoi Jacques Ellul ne cite-t-il jamais les Evangiles apocryphes ? Celui de St Thomas, le plus connu, qui fait trembler les fondations de l'Institution bien plus que ses attaques contre l'Islam, par exemple.
Pour ajouter au florilège de P. TH qui fait remonter jusqu'au XVIIIe siècle l'annonce de la victoire des Sans Roi, j'aimerais rajouter un nom, celui d'un homme du XVII e siècle. Dans sa thèse, " Littérature française et pensée hindoue "Jean Biès qui consacre un très important chapitre à René Daumal évoque sur plusieurs pages inattendues, un de ces rares auteurs du grand siècle qui grâce à ses sources indiennes notamment, peut appartenir à la Race des Sans Roi. Il s'agit de La Fontaine.
Je suis conquis et il me tarde déjà de lire la suite, ainsi que ses autres écrits.
Un livre puissant, bien plus qu'une introduction aux gnostiques. Une confrontation des doctrines gnostiques à notre société viciée et malade.
Génial tout simplement.